Listes Recherche par nom de personne, de lieu,... Recherche par Année Carte

Page précédente Accueil du site Mode d'emploi Nous écrire



De l'année à l'année
Sans mise en forme










Événements contenant la ou les locutions cherchées



20 événements affichés, le premier en 1583 - le dernier en 1647



Naissance de Wallenstein

Albrecht Wenzel Eusebius von Wallenstein ou Waldstein (en tchèque Valdštejn) naît le 24 septembre 1583.

Issu d'une des plus riches familles protestantes de Bohême, recevant une éducation sévère et austère, il est orphelin à l'âge de 12 ans. Il est pris en charge par son oncle maternel, le margrave de Burgau, fils cadet de l'archiduc Ferdinand II de Tyrol. Ce dernier lui montre l'ampleur de la culture catholique qui le séduit, et il se convertit sans toutefois devenir vraiment un bon croyant.



Mariage de Wallenstein avec Lucrecia Nekšová z Landek

Albrecht von Wallenstein épouse en 1609 Lucrecia Nekšová z Landek, héritière des seigneurs de Vsetín qui lui apporte en dot le château et les domaines attenants.



Wallenstein Général des armées impériales

Après avoir financé un régiment pour le futur empereur Ferdinand II de Habsbourg, Wallenstein voit plus grand et décide de créer une armée pour l'empereur en 1623. Son armée, forte de 15 000 fantassins et 6 000 cavaliers initialement va progressivement s'agrandir pour approcher les 50 000 hommes. Elle impressionne par sa taille plus que par la qualité de ses soldats. En effet, vu la faiblesse de la solde et son irrégularité, elle n'attire pas les meilleurs soldats.

Wallenstein est nommé général des armées impériales en 1623.


Palais Wallenstein à Prague

Construction du palais Wallenstein

Aimant le raffinement italien, l'art, entre autre l'architecture et la sculpture, Wallenstein se fait construit entre 1623 et 1630 le splendide palais Wallenstein dans Malá Strana à Prague.



Wallenstein Prince

Wallenstein est nommé prince en 1625.

L'armée de Wallenstein lui coûte cher malgré les dividendes qu'il sait tirer de ses terres.

Pour parer à la dissolution de son armée, Wallenstein engage celle-ci dans le duché de Brunswick en juillet 1625. Son espoir est de préserver ses riches terres en faisant du butin dans les territoires ennemis pour financer son armée.


Bataille du pont de Dessau

Bataille du pont de Dessau

Ernst von Mansfeld et son armée d'environ 12 000 hommes avancent du Brandebourg en direction de Magdebourg.

Le pont sur l'Elbe, à Dessau, est tenu par les impériaux sous les ordres de Johann von Aldringen.

Ceux-ci disposent de 86 canons.

Leur nombre, à vrai dire réduit, le paraissait encore plus du fait de leur campement dans des positions enterrées.

Ce que voyant, Ernst von Mansfeld estime possible de les affronter et ordonne une première attaque des positions tenues par les troupes impériales qui se défont complètement.

Peu de temps après ce premier combat, l'armée de Wallenstein parait, tandis qu'Ernst Von Mansfeld reçoit lui-même des renforts.

La confrontation décisive a lieu le 25 avril 1626.

Toutes les attaques de Ernst von Mansfeld contre les positions impériales, très solidement établies, sont repoussées cependant que Wallenstein, à la tête de sa cavalerie, enfonce les flancs des troupes protestantes.

C'est alors qu'un chariot chargé de poudre à canon explose du côté protestant, faisant de nombreuses victimes tuées ou blessées, et forçant Ernst von Mansfeld à ordonner la retraite.

La bataille de Dessau est le premier grand succès militaire de Wallenstein au service de l'Empire.

Il lui permettra sa fulgurante ascension.

Les services de Johann von Aldringen pendant cette bataille lui valent le titre de Freiherr :baron.

Poursuivi par Wallenstein, Ernst von Mansfeld fuit alors vers la Hongrie où il espère trouver l'appui de Gabriel Bethlen, Prince de Transylvanie.

Mais Gabriel Bethlen cherche à traiter avec l'Empereur.



Wallenstein Duc de Friedland

Wallenstein est nommé Duc de Friedland en 1627.



Occupation du Jutland

Durant l'été 1627, Les troupes réunies de Tilly et de Wallenstein, poursuivent l'armée danoise, détruisant et brûlant tout sur leur passage, traversent le Holstein, occupent les duchés et pénètrent dans la péninsule du Jutland.



Alliance du Danemark et de la Suède

Siège de Stralsund

Dans l'urgence, le 1er janvier 1628, Christian IV de Danemark forme une alliance avec les Suédois, par laquelle Gustave II Adolphe de Suède doit porter secours au Danemark.

Peu après une armée et une puissante flotte suédo-danoise contraignent Wallenstein à lever le siège de Stralsund.

Ainsi grâce à cette contre-attaque, le Danemark évite l'invasion.



Wallenstein Duc de Mecklembourg

Wallenstein est nommé Duc de Mecklembourg en 1629.


Jean t'Serclaes Comte de Tilly par Van Dyck Albrecht von Wallenstein

Wallenstein Amiral de la Baltique

Diète de Ratisbonne

Renvoi de Wallenstein

Tilly Commandant des armées impériales

L'empereur récompense richement Wallenstein en ajoutant à ses possessions en Bohême de nouveaux territoires en Silésie et dans le Mecklembourg et en le nommant amiral de la Baltique : véritable maître de l'Allemagne du nord. Il devient un "presque souverain".

Ferdinand II de Habsbourg, tout en essayant d'extirper le protestantisme de l'Allemagne, tente également d'imposer son pouvoir absolu, avec l'aide militaire de Wallenstein.

La France agit en sous-main pour convaincre les princes de la ligue catholique qu'ils ont intérêt à limiter les pouvoirs de l'empereur. À la diète de Ratisbonne, deux ambassadeurs de Richelieu, Brulart de Léon et le Père Joseph, retournent Maximilien Ier de Bavière et des princes catholiques contre la Maison d'Autriche. En août 1630, Maximilien Ier de Bavière et les princes de la ligue catholique imposent à Ferdinand II de Habsbourg de relever de son commandement Wallenstein, devenu trop puissant et de licencier son armée.

En licenciant Wallenstein, Ferdinand II de Habsbourg espère que les Électeurs nommeront son fils roi des Romains, lui assurant ainsi la couronne impériale. Les agents français font encore échouer cette stratégie.

À partir de ce moment, Wallenstein devient l'ennemi de Maximilien Ier de Bavière.

Tilly le remplace à la tête des troupes impériales. Les effectifs des armées catholiques sont diminués.

Wallenstein, à la fin de sa vie, se retire en Bohême, rongé par l'incertitude et les superstitions, accompagné de docteurs et d'astrologues. Il mène un jeu ambigu, négociant avec tous les belligérants, Suédois, Saxons, Français.

Ses buts demeurent obscurs : se faire élire roi de Bohême ? Rétablir la paix ? Toujours est-il qu'il s'isole de plus en plus

Matthias Gallas retourne alors en Allemagne pour les opérations militaires contre l'armée de Gustave II Adolphe de Suède.

Matthias Gallas est embauché par Wallenstein qui va bientôt lui accorder toute confiance et dont il devient très proche.

Matthias Gallas est à la tête d'un corps d'armée chargé de défendre la Bohême contre les suédois en 1631 et 1632.



Prise de Wurtzbourg

Bernard de Saxe-Weimar sert sous Gustave II Adolphe de Suède. Bernard de Saxe-Weimar chasse les Impériaux du Landgraviat de Hesse-Cassel et aide à la prise de Wurtzbourg en 1631.

Bernard de Saxe-Weimar passe le Rhin à Oppenheim, surprend Manheim, et remporte plusieurs avantages sur Albrecht von Wallenstein.


Bataille de Breitenfeld

Bataille de Breitenfeld

Rappel de Wallenstein

En septembre 1631, Jean-Georges Ier de Saxe, électeur de Saxe, hésite encore à se joindre aux suédois.

Magdebourg ne pouvant plus offrir d'abri ni de vivres, Tilly et son armée se dirigent vers la Thuringe ravage la Saxe.

Leipzig est menacée du même sort que Magdebourg.

C'est à Duban que les Saxons joignent leurs forces à l'armée de Gustave II Adolphe de Suède et les troupes se précipitent au secours de Leipzig, située à 80 kilomètres plus au sud.

À l'aube du 17 septembre 1631, catholiques et protestants se font face dans la plaine au nord-est de Breitenfeld, au nord de Leipzig.

Tilly dispose ses 40.000 hommes à la manière espagnole, le long d'une colline.

Depuis le début du XVIe siècle, l'Europe a adopté les méthodes espagnoles. Le tercio est une formation massive composée autour d'un groupe central d'hommes munis d'armes blanches avec sur les quatre coins, des mousquetaires disposés en carrés. Comprenant de 1.500 à 3.000 hommes, le tercio se déplace avec lenteur au cours des batailles.

La cavalerie n'est pas en reste avec la tactique de la caracole que les Espagnols ont apprise des Maures : au lieu de charger à l'épée, les cavaliers avancent au trot, sur 10 rangs, et utilisent le pistolet. Le coup tiré, le cavalier revient en arrière pour recharger et retourne ensuite à la charge...

Les Protestants sont aux ordres du roi de Suède Gustave II Adolphe de Suède et de Jean-Georges Ier Électeur de Saxe.

Gustaf Karlsson Horn commande le flanc gauche.

Johan Banér commande l'aile droite de la cavalerie suédoise.

Gustave II Adolphe de Suède adopte un dispositif novateur.

Au centre, il place 4 brigades d'infanterie soutenues, en deuxième échelon, par 2 autres brigades et un régiment de cavalerie. Trois brigades et deux régiments de cavalerie sont en réserve.

Sur la droite se trouvent 3 régiments de cavalerie et 2 sections de mousquetaires ainsi que deux régiments de réserve. A gauche se trouve le contingent saxon.

Grâce aux nouvelles technologies, les mousquets sont allégés et peuvent dorénavant être maniés sans le trépied. Le lent processus de chargement est simplifié par l'adoption de cartouches en papier contenant la poudre et la balle. Chaque régiment d'infanterie est doté d'une artillerie légère.

L'artillerie lourde est placée au centre, légèrement en avant des formations.

La mobilité suédoise est le résultat d'un entraînement poussé et d'une discipline de fer. L'armée est organisée en petites unités, dotées d'un armement léger, contrairement aux régiments catholiques vêtus de lourdes cuirasses.

Franz Freiherr von Mercy participe à cette bataille.

Frédéric-Guillaume II de Saxe-Altenbourg, sous les ordres de Jean-Guillaume de Saxe-Weimar, son frère, participe à cette bataille.

Lennart Torstenson contribue de façon décisive à la victoire.

La bataille débute par un duel d'artillerie qui dura 2 heures et 1/2.

La puissance de feu suédoise se révèle supérieure à celle de la Sainte-Ligue.

Le flanc gauche catholique se trouve pris sous un tel déluge que le comte Pappenheim, qui le commande, décide de charger à la tête de ses 5.000 cavaliers sans attendre les ordres de Tilly. Sept assauts sont lancés mais sont repoussés par les mousquetaires de Gustave II Adolphe de Suède. Les Impériaux finissent par fuir le champ de bataille.

Les cavaliers du flanc droit chargent également sans en avoir reçu l'ordre; ils se précipitent sur les Saxons qui prennent directement la fuite, laissant le flanc gauche de Gustave II Adolphe de Suède largement ouvert.

Tilly fait exécuter à son infanterie lourde une lente manœuvre destinée à tourner le flanc gauche suédois. Mais les Suédois disposent de petites unités très mobiles. Gustave II Adolphe de Suède ordonne aux troupes de son aile gauche, de même qu'à ses réserves, principalement constituées par la cavalerie, de faire face à l'ennemi.

Les suédois reconstituent rapidement leurs positions sur leur gauche et soumettent l'ennemi à un feu nourri.

La capacité des Suédois à former un nouveau front sur le flanc ouvert par la fuite des Saxons s'avéra le facteur décisif.

Gustave II Adolphe de Suède ordonne à la cavalerie de son flanc droit, qui n'est plus menacé, de charger le flanc gauche ennemi. Au même instant, l'artillerie suédoise déclenchent des tirs meurtriers sur l'infanterie catholique.

Les soldats de Tilly tentent de résister mais leurs formations ne tardent pas à se défaire et ils prennent la fuite poursuivis par la cavalerie suédoise menée par Gustave II Adolphe de Suède en personne.

La Ligue catholique perd 13.000 hommes et les Suédois environ 3.000.

Puis les suédois se dirigent vers le sud de l'Allemagne jusqu'en Danube, combattant à plusieurs reprises l'armée impériale reconstituée.

Les pays sillonnés sont dévastés semant partout ruine et désolation, malgré les recommandations de Gustave II Adolphe de Suède qui se veut clément et magnanime.

Les Suédois atteignant la Franconie, l'Alsace, les pays rhénans, se dirigent vers Munich.

Ferdinand II de Habsbourg ne peut que rappeler Wallenstein.

Celui-ci accepte de recruter et diriger une nouvelle armée mais à des conditions exorbitantes qui le font discuter à pied d'égalité avec l'empereur.



Bataille d'Alte Veste

En 1632, Lennart Torstenson est fait prisonnier par Wallenstein à Alte Veste près de Nuremberg et reste incarcéré presque un an à Ingolstadt.

Matthias Gallas participe à ce combat.



Bataille de Rain am Lech

Mort de Tilly

L'armée suédoise commandée par Gustave II Adolphe de Suède sest emparée de Nuremberg puis de Donauwörth.

Les suédois portent le combat dans la vallée du Rhin et en Bavière.

Tilly, général en chef des armées impériales et catholiques, reçoit des renforts à Halberstadt et les poursuit à nouveau.

L'armée suédoise fait route vers Ingolstadt pour l'attaquer.

Tilly prend des dispositions pour l'en empêcher, en postant ses troupes bavaroises, numériquement inférieures, à Rain am Lech, ville commandant un passage sur le Danube.

Le 14 et 15 avril 1632, après 2 journées de feu nourri des deux côtés du fleuve, les suédois parviennent à trouver un passage plus au sud.

Tilly réagit trop tard.

Lors des combats qui s'ensuivent, Tilly est très grièvement blessé par un boulet qui lui fracasse la cuisse droite.

Ses troupes sont vaincues.

Lennart Torstenson contribue de façon décisive à la victoire.

Maximilien Ier de Bavière ordonne de se retirer sur Ingolstadt.

Tilly organise la défense d'Ingolstadt et de Ratisbonne malgré de grandes souffrances.

De fait, Gustave II Adolphe de Suède ne parvient pas à s'en emparer.

Tilly meurt le 30 avril 1632 à Ingolstadt en Bavière.

Il est enterré à Altötting.

Tilly est un des plus grands stratèges de son temps, mû par un idéal et non, comme beaucoup d'autres contemporains par l'appât du gain.

Resté célibataire, c'est un homme austère, extrêmement pieux et désintéressé, très respecté de ses hommes et qui, dans les conditions difficiles de son commandement, s'efforce personnellement de limiter les méfaits de la guerre pour les populations.

Il a pendant une bonne partie de sa carrière, une renommée d'invincibilité qui ne lui fait défaut que quand il est dans l'impossibilité d'assurer un ravitaillement correct de ses troupes : il passe en effet de nombreuses années en pays ennemi, peu enclin à coopérer.

Napoléon Bonaparte eut pour lui beaucoup d'admiration et rendit visite à son tombeau, qu'il fit ouvrir.

Maximilien Ier de Bavière s'enfuit de Munich devant l'avancée des Suédois.

Wallenstein, que l'empereur a rappelé en urgence, ne lève pas le petit doigt pour l'aider.


Bataille de Lützen

Bataille de Lützen

Mort de Pappenheim

Mort de Gustave II Adolphe de Suède

Christine de Suède Reine de Suède

Axel Oxenstierna Régent du royaume de Suède

Poursuivant son invasion vers le sud, Gustave II Adolphe de Suède marche vers Munich, poussant par là l'empereur Ferdinand II de Habsbourg à engager une nouvelle armée dirigée par Wallenstein.

Alors que Gustave II Adolphe de Suède se prépare à assiéger Ingolstadt, début d'octobre 1632, il apprend l'arrivée sur ses arrières de l'armée de Wallenstein.

Menacé d'être coupé de ses bases, le roi de Suède rebrousse chemin vers le nord, vers Erfurt, parcourant 260 kilomètres en 18 jours.

Au 31 octobre 1632, les deux forces ne sont plus séparées que d'une quarantaine de kilomètres mais l'arrivée d'un temps froid amène les adversaires à penser qu'aucune opération d'envergure n'aura plus lieu et à diviser leurs forces en cantonnements multiples.

Wallenstein s'installe à Lützen avec 20 000 soldats, non loin du cantonnement de Gustave II Adolphe de Suède qui dispose de 12 000 fantassins et 7 500 cavaliers.

Matthias Gallas combat dans l'armée de Wallenstein.

Heinrich Matthias von Thurn, devenu Lieutenant général dans l'armée du roi de Suède, prend part à cette bataille.

Jean-Georges II de Saxe est absent de cette bataille.

Sachant que Wallenstein s'est séparé de la majeure partie de sa cavalerie, Gustave II Adolphe de Suède décide de prendre le risque d'une attaque contre une force encore supérieure.

Par malchance, son mouvement est détecté par un faible rideau de cavalerie impériale, dirigée par von Colloredo.

Ce dernier entreprend de résister sur la rivière Rippach et stoppe la progression suédoise durant une demi-journée avant d'être contraint à la retraite.

La résistance de von Colloredo permet à Wallenstein de regrouper ses forces et de rappeler 8 000 cavaliers dirigés par Pappenheim alors distants de 50 kilomètres.

Pour Gustave II Adolphe de Suède, l'élément de surprise est perdu...

Les deux armées se retrouvent face à face dans la plaine de Lützen, séparées par une route joignant Lützen à Leipzig.

Cette route est bordée de fossés qui sont approfondis par les soldats impériaux.

A 3 kilomètres de Lützen, la route franchit une rivière, le Flossgraben.

Les soldats impériaux de Wallenstein se massent en une seule ligne, du côté nord de la route, entre une crête garnie de moulins et le Flossgraben.

Au centre se trouve l'infanterie, sur les flancs la cavalerie.

Au matin du 16 novembre 1632, l'armée suédoise organisée sur deux rangs, s'avance à la rencontre des Impériaux dans un épais brouillard.

Gustave II Adolphe de Suède se rend rapidement compte qu'il lui est nécessaire de déloger Wallenstein de sa position défensive avant l'arrivée de Pappenheim et de son renfort de cavalerie.

Il choisit alors de placer ses troupes d'élite au sein de son aile droite, dont il prend personnellement le commandement, en vue de percer le flanc impérial et d'envelopper l'ensemble du dispositif de Wallenstein.

Le brouillard ne se lève que vers 11 heures.

Gustave II Adolphe de Suède lance l'assaut avec 3 heures de retard sur ses prévisions.

A la tête de l'imposante cavalerie de l'aile droite, il met en fuite les mousquetaires impériaux retranchés le long de la route puis parvient à la hauteur de la cavalerie impériale de l'aile gauche (commandée par Ottavio Piccolomini) qu'il repousse aisément.

À ce moment, Pappenheim fait son apparition sur le champ de bataille et rétablit l'équilibre en faveur des Impériaux.

Le répit n'est toutefois que de courte durée.

Pappenheim tombe et sa mort démoralise plusieurs de ses régiments qui ne tardent pas à prendre la fuite.

Sur la gauche suédoise, la cavalerie met à mal la cavalerie impériale de Colloredo, tandis qu'au centre, l'infanterie suédoise s'empare de batteries impériales qui sont retournées contre leurs anciens possesseurs.

Pour Gustave II Adolphe de Suède, la victoire semblait assurée.

Toutefois, le brouillard se reforme, gênant les impeccables manœuvres de l'armée suédoise.

La gauche suédoise est contrainte au repli.

De même, au centre, les Impériaux parviennent à récupérer leurs pièces d'artillerie.

Voyant son armée en difficulté, Gustave II Adolphe de Suède chevauche jusqu'à son centre mais se retrouve isolé dans le brouillard et est aperçu par des cavaliers impériaux.

Il s'effondre, touché de plusieurs balles, tandis que son cheval, ensanglanté, retourne vers les rangs suédois, portant la nouvelle de la mort du roi.

La mort de Gustave II Adolphe de Suède galvanise les Suédois.

Bernard de Saxe-Weimar prend le commandement de l'armée Suédoise et achève la victoire.

Vers 14 heures, ceux-ci réussissent à s'emparer des moulins à vents et de l'artillerie de Wallenstein.

Vers 17 heures, Wallenstein, ayant perdu son appui à droite et ne comptant plus que sur la résistance désespérée de son infanterie (organisée en grands carrés de piquiers et de mousquetaires selon le modèle espagnol), décide de se replier vers Leipzig, laissant la victoire aux Suédois.

Épuisés, ceux-ci ne peuvent organiser la poursuite.

La mort de Gustave II Adolphe de Suède désorganise quelque peu par la suite le commandement de l'armée.

Ce grand roi à la carrière si courte poursuivit l'œuvre de Gustave Ier de Suède (Gustav Vasa) et de son père.

Christine de Suède devient Reine de Suède en 1632.

Christine de Suède, âgée de 6 ans, laisse gouverner le régent Axel Oxenstierna qui poursuit la politique allemande de Gustave II Adolphe de Suède.

En offrant sa médiation en faveur de l'empereur, après la mort de Gustave II Adolphe de Suède, Christian IV de Danemark tente de minimiser l'influence de la Suède en Allemagne.

Christian IV de Danemark y gagne quelques avantages mineurs.



Bataille de Steinau

Heinrich Matthias von Thurn Prisonnier

Le 11 octobre 1633, Heinrich Matthias von Thurn et son contingent suédois sont confrontés aux troupes de Wallenstein près de Steinau en Saxe où il est fait prisonnier.

Heinrich Matthias von Thurn ne reste pas longtemps en captivité et prend une discrète retraite, à Pernau en Livonie.


Assassinat de Wallenstein Matthias Gallas à la tête de l'armée

Mort de Wallenstein

Wallenstein n'exploite pas l'avantage qu'il aurait pu tirer de la nouvelle situation et commence à travailler pour son propre compte, négociant avec les ennemis de l'empereur : Suède, France, électeurs de Saxe et de Brandebourg, dans le but de se constituer son propre royaume.

Ferdinand II de Habsbourg, convaincu de sa trahison, le démet secrètement de ses fonctions à la tête de l'armée le 24 janvier 1634.

Il le fait assassiner à Eger le 25 février 1634 avec l'aide de certains de ses officiers menés par Walter Leslie, notamment Matthias Gallas et Ottavio Piccolomini.

Féru d'astrologie au point d'en dépendre sur le plan de la prévision, Wallenstein est cependant un homme d'affaires de génie. C'est un gestionnaire plus qu'un militaire.

Dans le territoire de Friedland, Wallenstein force l'admiration en redressant l'économie. Des artisans italiens, des armuriers, et bien d'autres viennent enrichir cette terre qui devient convoitée.

Wallenstein a sous ses ordres 300 vassaux et possède le quart des territoires de Bohême.

Malgré ses erreurs, Wallenstein est le véritable fondateur de l'armée autrichienne. Il finance ses opérations militaires par le système des contributions de guerre. Toutefois sa politique, incompatible avec les libertés germaniques, suscite dans l'Empire des haines mortelles qui le conduisent à sa perte.

Matthias Gallas est richement récompensé et nommé à la tête de l'armée que Wallenstein avait recrutée et commandée.



Campagne de Matthias Gallas contre Johan Banér

Matthias Gallas relevé de son commandement

En Allemagne du Nord, Matthias Gallas doit combattre le général suédois Johan Banér en 1637 et 1638.

Au tout début de cette campagne, Matthias Gallas poursuit les Suédois.

Lennart Torstenson se rend très utile pendant la défense très vigoureuse de la Poméranie suédoise .

Mais Matthias Gallas commet ensuite de graves erreurs et est pris au piège dans Magdebourg dont il peut s'enfuir avec le reste de ses forces.

En fait, ce qui était en cause était plus l'indiscipline de ses troupes (qui était héritée des méthodes de leur ancien chef, Wallenstein) que sa propre responsabilité.

Matthias Gallas est une fois de plus relevé de son commandement et en subit maintes moqueries.



Mort de Matthias Gallas Comte de Campo et Duc de Lucera

Bientôt, vieilli et usé par la vie militaire, Matthias Gallas se retire.

Matthias Gallas meurt à Vienne le 25 avril 1647.

Son armée est considérée comme la bande la plus cruelle et la plus rapace de toute la guerre de Trente Ans, qui n'en manquait pourtant pas.

Comme tant d'autres généraux de cette période, Matthias Gallas peut acquérir une fortune considérable et des domaines très étendus, principalement des terres ayant appartenu à Wallenstein.

Matthias Gallas est le fondateur d'une famille de la noblesse autrichienne, les Clam-Gallas, qui fourniront à ce pays une longue lignée de militaires valeureux.


Menu contextuel

Si, dans le résultat d'une recherche, un nom de personne ou de lieu ou une date vous interpelle, sélectionnez-le et faites un clique droit pour lancer une nouvelle recherche.


Si ce site vous est utile, placez le dans vos favoris ou marques-pages !