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Événements contenant la ou les locutions cherchées



51 événements affichés, le premier en 41 - le dernier en 1189



Règne de Claude

Le nouveau souverain a des problèmes de santé; il est épileptique, bourré de tics et bègue.

Mais il est un brillant intellectuel, cultivé, fin lettré spécialiste de la grammaire latine et passionné de l'histoire de la civilisation étrusque. Il fut un grand empereur et un bon administrateur

Claude, de caractère faible, est porté sur la boisson et très peureux ! Il resta dominé par ses femmes et ses affranchis qui détiennent la réalité du pouvoir.

Il ouvrit l'administration aux non romains (Gaulois, Grecs,...).

Claude se montra plus humain que ses prédécesseurs, en particulier envers les esclaves et les affranchis; c'est ainsi que, selon sa volonté, tout esclave abandonné par son maître acquiert la liberté.

Pour preuve de ses mérites, Titus et Trajan ont restitué son nom et sa mémoire.



Naissance de Trajan

Marcus Ulpius Traianus 'Trajan) nait le 18 septembre 53, à Italica, près de Séville. Il est issu d'une famille espagnole riche qui émigre à Rome peu après la naissance de Trajan.

Son père suivit toutes les étapes de la politique romaine jusqu'au sénat.

Trajan suivit la même voie et finalement entra dans l'armée comme tribun militaire. Il y resta dix ans.



Palmyre rattaché à l'Empire

En 75, le gouverneur de Syrie, M Ulpius Trajan, père de l'empereur du même nom, rattache Palmyre au dispositif de défense des provinces orientales de l'Empire.



Naissance D'Hadrien

Publius Aelius Hadrianus dit Hadrien naît en 76, d'une famille espagnole, parent éloigné de Trajan dont il devient par alliance le petit-neveu.



Condamnation de la mémoire de Domitien

Nerva accepta la condamnation par le Sénat de la mémoire et des actes de Domitien. Les nombreuses statues d'argent et même d'or de Domitien furent fondues, on en retira des sommes énormes. Les arcs de triomphes, élevés en trop grand nombre pour un seul homme, furent renversés..

Mais il savait qu'il devait éviter l'hostilité de l'armée et des prétoriens, fidèles à son souvenir et dont le mécontentement était visible.

Aelianus Caspérius sous le règne de Nerva, comme sous celui de Domitien, commandait les gardes prétoriennes.

Il souleva les soldats contre Nerva, en les poussant à demander la mort des meurtriers de Domitien. Nerva opposa une forte résistance à cette demande et leur présenta le cou pour leur montrer qu'ils devaient alors l'égorger. Mais cette résistance ne servit de rien, ceux qu'Aelianus voulait furent massacrés.

Les troupes de Pannonie songeaient à se soulever mais le philosophe Dion de Pruse parvint à les calmer.

L'armée du Rhin, bien tenue en main par Trajan, ne broncha point.



Action pour les Pauvres

Il rendit aux citoyens dépouillés sans motif par Domitien, toutes les sommes qui se trouvaient être encore dans le fisc.

Une loi agraire organisa l'achat de grands domaines pour allotir aux citoyens pauvres de Rome des terres pour le prix d'environ quinze cent mille drachmes. Il confia l'acquisition et la distribution à des sénateurs.

Enfin Nerva songea à financer l'entretien d'enfants de familles nécessiteuses ce qui sera réalisé par Trajan.

Il publia plusieurs lois, entre autres, pour défendre de ne faire aucun homme eunuque, et d'épouser sa nièce.



Trajan Consul

En 91, Trajan est nommé consul.



Trajan Légat de Germanie

En 97, Trajan est nommé légat de la Germanie supérieure.



Adoption de Trajan par Nerva

L'adoption de Trajan est une manoeuvre habile de la part de Nerva qui se voit méprisé à cause de sa vieillesse, Il fallait à Nerva un puissant défenseur pour sortir de la situation troublée dans laquelle il se débattait à Rome.

Le 20 octobre 97, bien que Nerva ait des parents, il adopte Trajan par arrogation  pour sauver l'État.

La surprise fut totale, les prétoriens furent pris de court. Le Sénat n'avait pas été consulté, mais Nerva y était apprécié.

Jusqu'à ce jour, aucun étranger n'avait été empereur des Romains.

Bien que Trajan soit Espagnol et non Italien, ni même issu d'Italien, Nerva reconnaissant ces mérites, l'associa à l'empire ce qui voulait dire que l'empereur le considérait comme l'homme le plus capable de lui succéder.

Aussi Nerva, monta au Capitole et dit à haute voix :

Puisse la chose être heureuse et favorable pour le sénat et le peuple romain, ainsi que pour moi-même ! J'adopte M. Ulpius Nerva Trajan.



Trajan nommé César

Après cela, il lui confère le titre César devant le sénat, et lui écrivit en Germanie :

Que les Danaëns expient mes larmes sous les coups de tes flèches.



Exécution des chefs rebelles

Au lieu de se précipiter vers la capitale pour rétablir l'ordre, Trajan convoque les chefs rebelles sous le prétexte de leur confier une mission spéciale. Dès qu'ils arrivent à son quartier général de Germanie, il les fait exécuter. Cette mesure énergique rétablit la confiance et la stabilité du gouvernement.



Trajan empereur

Trajan qui, en fait, tenait les rênes du pouvoir depuis de longs mois est rappelé de Germanie et monte, sans heurts, sur le trône à l'âge de 44 ans.



Trajan séducteur

Trajan sait plaire à tous par son grand dévouement à la chose publique :



Trajan vertueux et paternaliste

Les qualités de Trajan étaient la justice, la clémence, une patience à toute épreuve, et surtout une grande fidélité à l'égard de ses amis, comme il le prouva bien en dédiant à Sura, qu'il aimait, l'édifice qui porte ce nom.

Il comptait tellement sur sa propre vertu, que, lorsqu'il remit, selon l'usage, un poignard à Saburanus, préfet du prétoire, comme la marque distinctive de son autorité, il lui tint plusieurs fois ce discours :

Je vous confie cette arme pour me défendre, si je me comporte bien ; et, pour la tourner contre moi, si je fais le mal, car il n'est pas permis même de se tromper à celui qui gouverne les autres hommes.

Trajan, faisant preuve d'un solide paternalisme visant à rétablir une bonne administration, était un souverain compétent. Son souci était de bien gouverner et d'apporter la prospérité à son peuple.



Mesures pour la péninsule

Trajan finance, notamment par des fonds impériaux, l'entretien d'enfants de familles nécessiteuses. Ce projet imaginé par Nerva, continuera à fonctionner pendant près de deux cents ans.

Il résout le problème de la main d'oeuvre en freinant la dépopulation.

De peur que les subsistances ne manquent au peuple romain, il rétablit et consolide le collège des boulangers.

Il oblige les sénateurs provinciaux à investir le tiers de leur fortune dans le foncier pour relever le prix de la terre. Trajan accroît ainsi le rendement technique de l'agriculture.



Règne autoritaire

Cependant Trajan, durant près de vingt années, gouverna l'empire sans se départit d'aucun des pouvoirs impériaux tout en évitant les excès du culte impérial.

Son gouvernement absolu fut autoritaire et dans l'ensemble traditionaliste, mais aussi novateur :

Ses principaux collaborateurs sont des amis personnels membres du conseil.



Trajan aime les garçons et le vin

Trajan n'est cependant pas parfait.

Il a un penchant pour le vin mais il fait défense d'exécuter les ordres qu'il aurait donnés à la suite d'un long repas.

Trajan aime les jeunes garçons. Il est notamment tombé amoureux d'un danseur de pantomime nommé Pylade.

Mais ni l'amour, ni l'alcool ne l'on conduit à commettre des folies ou des injustices. Il n'a jamais été ivre, ni maltraité les garçons qu'il fréquentait.


Colonne de Trajan Colonne de Trajan

Trajan Grand bâtisseur

Dès le début de son règne, il renforce les frontières de l'empire. Il fortifie les frontières du Rhin en continuant les lignes de fortifications germaniques. Il bâtit des forteresses dans les endroits les plus exposés dont la situation était avantageuse.

À l'intérieur de l'Empire, Trajan entreprit une politique de grands travaux :

Sur le Danube son architecte, Apollodore de Damas, bâtit un pont long de 1500 mètres supporté par vingt piliers.

Trajan fit construire l'amphithéâtre de Vérone.

Il acheva de plus les forums commencés par Domitien, et plusieurs autres ouvrages, et les embellit des plus magnifiques ornements.

Mais sa plus grande œuvre est le forum qui porte son nom. Apollodore de Damas en traça les plans. Sa construction eu lieu de 109 à 113.

Ce forum, le plus grand de tous ceux qui avaient déjà été construits, mesurait 280 m sur 200 m.

Pour sa réalisation la base du mont Quirinal fut aplanie et de nombreuses demeures furent rasées.

Sur le forum de Trajan se dressait la colonne Trajane haute de 30m. Construite en marbre blanc, elle représentait les épisodes les plus marquants de la campagne de Dacie.


Aqueduc romain de Nîmes Pont du Gard

Le Pont du Gard

Le Pont du Gard est le plus grand, le plus beau, et le mieux conservé des ponts aqueducs romains. Il n'est que le morceau le plus extraordinaire d'un immense aqueduc de 50 km de long qui partait d'Uzès et allait jusqu'à Nîmes.

Sa construction, ayant duré 15 ans, a démarré sous le règne de l'Empereur Claude et a dû s'achever sous Trajan.



Politique de conquête

Au moment où il parvient au pouvoir, les voisins de Rome ne sont guère menaçants, et les campagnes qu'il entreprend reflètent avant toute chose son penchant pour la vie militaire.

La nécessité de ne pas laisser l'armée inactive a sans doute aussi déterminé les guerres importantes de son règne. Excellent général, Trajan initia une politique de conquête.

Il forme un grand nombre de colonies.



Politique financière

Ses dépenses furent considérables et Trajan eut une politique financière assez laborieuse.

Il rétablit l'équilibre entre l'or et l'argent en abaissant la valeur relative de l'or.

Trajan tente de financer par la guerre et son butin des dépenses qui seront plus tard demandés aux populations et aux bourgeois des cités par l'ânonne, les réquisitions et les corvées.

Comme pour bien des conflits modernes, des mobiles économiques déterminèrent la politique impérialiste de Trajan.

Il veille à assurer entre les provinces et l'Italie un juste équilibre.

Un flux monétaire allant d'Occident vers l'Orient, continu, mais à sens unique, appauvrissait l'Empire.

La survie de l'empire était conditionnée par le rétablissement de l'équilibre budgétaire interne et de celui de la balance commerciale.

Les objectifs de Trajan étaient donc :



Première guerre contre les Daces

La Dacie est un puissant royaume situé au nord de la frontière du Danube, dans la Roumanie actuelle.

Le roi dace Décébale viole effrontément le traité de paix conclu avec Domitien.

On ne saura jamais si l'expédition de Trajan était absolument nécessaire. Elle a pour but de prévenir les troubles dans cette région en réglant une fois pour toute les comptes avec Décébale.

Au début de 101, après avoir rassemblé 100 000 hommes, Trajan quitte Rome, traverse le Danube et frappe au nord, au coeur de la Dacie.

Vers la fin de 101, il défait l'armée dace près de Tapae.

Puis la mauvaise saison arrivant Trajan cesse les combats et Décébale s'efforce de contre-attaquer en traversant le Danube plus bas, mais il est repoussé.

Trajan reprend les hostilités au printemps 102 et conclut victorieusement cette campagne, après s'être avancé plus profondément en territoire dace et avoir installé son camp devant la capitale du pays, Sarmizegetusa.

Trajan oblige le chef des Daces, Décébale à signer un armistice reconnaissant les romains vainqueurs et faisant de la Dacie un état vassal. La paix est accordée avec une relative clémence. De larges étendues de terre sont annexées au nord du Danube inférieur.

En 103, Trajan regagne Rome pour célébrer son triomphe qui est magnifique et reçoit le titre de Dacius de la part du sénat.



Deuxième guerre contre les Daces

Mais Décébale ne respecte pas l'accord et reprend les hostilités en 104. Les Daces ont profité de la trêve pour prendre tous les avants postes romains.

En juin 105, Trajan quitte à nouveau Rome pour combattre Décébale. L'armée romaine traverse le Danube sur le colossal pont de pierres construit par le principal architecte de Trajan, Apollodore de Damas.

Cette fois, il n'y a pas de merci: la ville est investie, et les trésors des rois daces prennent le chemin de Rome. Décébale se donne la mort.


Alexandre Ier Pape

Mort du Pape Évariste

Alexandre Ier Pape

Évariste meurt vers 105. Il aurait subi le martyre sous Trajan mais ce fait n'est pas historiquement prouvé. Il est fait Saint.

Selon la tradition catholique, Alexandre Ier devient le sixième Pape en 107. Il est peut être originaire de la région de Caput tauri.



Dacie province romaine

A la fin de l'an 106, la résistance des Daces est anéantie.

L'empire romain absorbe le royaume de Dacie, qui devient l'une de ses provinces et le restera pendant un siècle et demi.

Rome s'assure le contrôle de riches mines d'or.

Après la deuxième guerre dacique, Trajan célèbre un autre triomphe.

Il est le premier, ou même le seul, qui ait reculé les limites de la puissance romaine jusqu'au delà de l'Ister, en subjuguant les Daces et les Saces, et leur roi Décibale, ainsi que les Sardoniens, peuples dont il réduisit le pays en province romaine.



Trajan et le christianisme

Un échange de correspondance entre Pline le Jeune, alors gouverneur de Bithynie et l'empereur, précise les mesures qui devaient être prises contre les "religionnaires" : "exécuter toute personne qui s'avoue chrétien !"

Trajan a interdit les "hétairies", c'est-à-dire les associations secrètes. Le christianisme de cette époque est considéré comme une association militante secrète et terroriste, héritière des mouvements messianiques juifs qui avaient semé la terreur en Judée au Ier siècle.

En dissimulant une doctrine subversive sous d'innocentes cérémonies, des Chrétiens activistes séduisent des braves gens ou des naïfs, doux illuminés inoffensifs.

Pline ne pouvait ni comprendre, ni faire preuve de pitié pour ces naïfs qui se glorifient de leur condition de chrétien. Comment ces gens pouvaient-ils revendiquer ouvertement leur appartenance à une société secrète ?

Ce pur mépris de la justice de l'empereur et de son représentant était bien le comble du fanatisme, de l'opiniâtreté et de la rébellion ! Il faut punir cet entêtement et cette obstination inflexible de la peine capitale…



Paix de milieu de règne

Le milieu du règne, de 107 à 113, est une période de paix relative. Trajan se consacre à des améliorations civiles dans tout l'empire. Il administre consciencieusement et va sur place se rendre compte des besoins des provinces.

Il achève l'évolution qui tend à intégrer plus de provinciaux dans le gouvernement (40% de sénateurs provinciaux sous Trajan).



La campagne d'Orient

Les souverains parthes, dont le royaume en déclin fut jadis puissant et plusieurs fois vainqueurs de Rome, représentent l'ennemi principal.

L'empereur parthe installe un homme à lui sur le trône d'Arménie, remettant ainsi en question le précaire équilibre des pouvoirs sur la frontière de l'Est.

L'ingérence des Parthes dans les affaires du royaume d'Arménie, état tampon entre les territoires romains et la Parthie, déclenche les hostilités.

En 114, Trajan, quoique d'un âge très avancé, part en campagne à la demande du sénat. Sa riposte est particulièrement brutale.

Il règle la question arménienne par la force, transformant l'État tampon en province romaine.

Il décide d'établir son quartier général à Antioche.

Son armée s'empare de l'Arménie, de la Mésopotamie.

Les provinces conquises en Parthie furent abandonnées au lendemain de la mort de l'Empereur. L'Arabie seule fut une conquête durable, raisonnable et avantageuse.

En 115, il étend les opérations militaires vers le sud de la Mésopotamie septentrionale.



Conquêtes de la Mésopotamie

En 116, avec l'ambition de reconquérir l'empire d'Alexandre, Trajan lance une grande offensive et conquiert l'ensemble de la Mésopotamie, y compris Ctésiphon, la capitale construite en face de Séleucie du Tigre, près de l'actuelle Bagdad.

Il dompte toutes les nations qui habitaient entre les fleuves fameux de l'Indus et de l'Euphrate, et obligea Cosroïs, roi des Perses, à lui donner des otages.

L'empereur parvient jusqu'à l'embouchure du Tigre. Pendant une brève période, Rome possède une ouverture sur le golfe Persique.

L'Assyrie, l'Arménie et la Mésopotamie deviennent province romaine tandis que le royaume Parthe est placé sous suzeraineté romaine.

En 116, ces pays se révoltent et Trajan étant trop vieux pour aller guerroyer sur place confie cette mission à un de ses généraux Lucius Quietus qui ne parvient pas à venir à bout durablement des révoltes.

En 117, l'armée de Trajan ne parvient pas à prendre Hatra, cité du désert. Trajan est finalement contraint d'arrêter les opérations et de lever le siège, car la situation des assiégeants ne cesse de se dégrader.

La campagne se termine par une difficile retraite car une révolte juive (judéo-chrétiennes, christo-judaïques) très grave éclate sur ses arrières.



Mort de Trajan

Lorsqu'un grand tremblement de terre se fait sentir à Antioche, et jusqu'aux extrémités de la Syrie, Trajan est vivement affecté.

Dépité, courroucé, humilié, Trajan se fait transporter en Cilicie pour s'embarquer pour Rome.

Il succombe d'apoplexie à l'âge de 64 ans en août 117 à Selinonte de Cicilie en Asie Mineure

Son corps ramené à Rome est inhumé à la base de la colonne Trajane.


L'empereur Hadrien

Hadrien Empereur

Trajan n'a pas organisé officiellement sa succession. La veuve de Trajan, Plotine, prétend que ce dernier avait adopté Hadrien sur son lit de mort et fait proclamer Hadrien empereur en 117.



Conjuration des consulaires

En 117, Hadrien était gouverneur de Syrie lorsque la mort de Trajan l'appela au trône.

Hadrien avait des ennemis et craignait des compétiteurs parmi les grands du règne précédent, aussi il les engloba dans une douteuse "conjuration des consulaires" et les fait exécuter sommairement en 117.



Politique extérieure

Hadrien abandonne la Mésopotamie dès son avènement en 117.

Sa politique extérieure, moins pacifiste que l'on ne l'a dit, fut excellente.

Peu soucieux de gloire militaire malgré ses capacités, il mit fin aux grandes entreprises et préféra la sécurité armée aux offensives onéreuses.

Il renforça considérablement les limes sur toutes les frontières, veilla à la discipline et au bon entraînement des unités.

Le recrutement régional devint la règle pour les légions, et les contingents auxiliaires se composèrent souvent de barbares.

Limitant ses domaines à ce qu'il pouvait conserver, il préfère signer la paix avec les Parthes et abandonner les conquêtes de Trajan.

Il repoussa les Alains, les Sarmates et des Daces.



Politique envers les Chrétiens

Antonin adopta envers les Chrétiens la même politique de méfiance libérale (ou de tolérance méfiante) que ses prédécesseurs Trajan et Hadrien.

Antonin interdit qu'on poursuivît les Chrétiens sauf s'ils étaient reconnus coupables de complot contre l'État.

L'historien ecclésiastique Eusèbe de Césarée nous a conservé un fragment de lettre où le bon Antonin donne ses instructions à ce sujet. Antonin semble y dire : C'est dans la nature des Chrétiens de comploter contre l'Empire… Les personnes qui ne se rendent pas coupables de ce crime, ne sont donc pas de bons Chrétiens, de vrais Chrétiens ! Dès lors, si on dénonce comme Chrétien une personne connue pour être un loyal sujet de l'Empire, cet individu doit nécessairement, impérativement et immédiatement être absous !



Naissance de Trajan Dece

Cneius Messius Quintus Decius dit Trajan Dece naît en 190. Il est originaire de Pannonie, mais de famille romaine.



Menace barbare dans les Balkans

En 248, dans l'euphorie des fêtes, on suspend le versement du tribut aux Goths, payé chaque année depuis 242. Des troubles éclatent autour des Balkans. Les barbares privés de leurs subsides se montrent de nouveau très menaçants :

En 248, Philippe L'Arabe envoie en Mésie une armée commandée par l'énergique préfet de la ville, Cneius Messius Quintus Decius Traianius dit Trajan Dèce.



Trajan Dèce Collaborateur de Philippe L'Arabe

Trajan Dèce a suivi la carrière des armes. Il est membre du Sénat et l'un des plus éminents collaborateurs de Philippe L'Arabe.



Trajan Dèce Empereur

Le nouveau commandant du Danube inférieur Trajan Dèce réussit dans sa mission. Après avoir vaincu les Carpes, ses soldats le proclament Empereur malgré lui en août 249.



Bataille de Vérone

Mort de Philippe L'Arabe et de son fils Philippe II

Trajan Dèce, est prêt à déposer la pourpre après son retour à Rome. Malgré ses manifestations de loyauté, Philippe L'Arabe décide de le combattre, mais il est vaincu à la bataille de Vérone en octobre 249. Philippe L'Arabe est tué pendant la bataille.

Son fils Philippe II est massacré à Rome par les Prétoriens.

Philippe L'Arabe succombe à cause de sa faiblesse, de ses hésitations, de sa politique de compromis en une époque de violences, et du peu de goût qu'avaient les légions du Danube pour ce romain venu du fond d'une province orientale.



Premier persécuteur systématique des chrétiens

Attaché aux traditions romaines, Trajan Dèce veut aboutir à la restauration totale de l'unité religieuse.

Il déclenche la première persécution systématique et violente des chrétiens de fin 249 au tout début de 251.

Elle atteint surtout l'Église de Rome, les provinces de l'Asie mineur, la Syrie et l'Égypte ainsi que l'Afrique.

L'Église en sortit sévèrement éprouvée, déchirée jusqu'au bord du schisme, mais invaincue et même fortifiée par l'héroïsme des martyrs.

Certains historiens font remonter le martyre de saint Donatien, et de saint Rogatien à cette persécution.



Herennius et Hostilianus nommés Césars

Trajan Dèce associe ses 2 fils à l'Empire, Herennius Etruscus et Hostilianus dit Hostilien, qu'il fait Caesars en 250.



Début de la première guerre des Goths

Profitant du conflit entre Philippe L'Arabe et Trajan Dèce, en 250, les Carpes envahissent la Dacie et les Goths la Moesie ou Mésie et la Thrace.

Les Goths prennent Philippopolis sur le fleuve Maritza.



Herennius et Hostilien Empereurs

Trajan Dèce nomme Herennius Etruscus et Hostilien, Augustes en 251.



Bataille près de Nicopolis

Mort d'Herennius

Une première bataille contre les Goths a lieu près de Nicopolis, en juin 251. Trajan Dèce y perd son fils Herennius.



Cniva Roi des Goths

Bataille d'Abrittus

Mort de Trajan Dèce

En juin 251, désireux de venger rapidement son fils, la bataille d'Abrittus en Mésie Inférieure (Bulgarie) l'oppose aux troupes du roi Goth Cniva ou Kniva. Trébonien Galle, originaire de Pérouse, Légat de Mésie supérieure, ne va pas au secours de Dèce en difficulté. Mal soutenu, Trajan Dèce est tué au cours de la bataille.

Trajan Dèce est dévoué à l'État et à sa défense, respectueux du Sénat. Le principal collaborateur de Trajan Dèce est Valérien à qui il confie l'administration civile. Le règne Trajan Dèce très bref, est marqué par la lutte contre les barbares et le début des horreurs dus à l'épidémie de peste.



Adoption d'Hostilien par Trébonien Galle

Hostilien associe à l'Empire

Trébonien Galle s'empresse de retourner à Rome. Afin de se concilier le Sénat, Trébonien Galle adopte Hostilien le 2eme fils de Trajan Dèce et l'associe à l'Empire. Hostilien régne à ses cotés quelques semaines.



Retour de Lucius Ier à Rome

Après l'assassinat de Trébonien Galle, Lucius Ier rentre à Rome car le nouvel empereur, Valérien, est moins hostile aux chrétiens.

Comme Lucius Ier n'est pas hostile au retour des repentis de la persécution de Trajan Dèce au sein de l'Église il est lui aussi la cible des novatiens au point que l'évêque Cyprien de Carthage doit prendre sa défense.



Crise interne à l'Église

Une crise interne à l'Église mène celle-ci au bord de la rupture avec les Église d'Orient et celle d'Afrique. Comme ses deux prédécesseurs Étienne est favorable à la réintégration des chrétiens apostats sous la persécutions de Trajan Dèce et repentis depuis. Mais le problème se pose aussi pour les clercs qui avaient le devoir de donner l'exemple, y compris dans le martyr. Étienne Ier refuse de réintégrer deux évêques d'Espagne qui avaient échappé à la persécution en produisant des certificats attestant qu'ils avaient sacrifié aux dieux païens. Étienne Ier fait de même envers l'évêque d'Arles, qui depuis, dans une totale inconséquence, était passé aux novatiens.

Étienne exige de la totalité des Églises chrétiennes qu'elles se conforment à la tradition romaine en ce qui concerne le baptême des hérétiques, des schismatiques et des chrétiens apostats, à savoir une simple imposition des mains de l'évêque, la confirmation, puisque ce sont des personnes qui dans le passé ont déjà été baptisées. Mais les Églises d'Orient et d'Afrique exigent un nouveau baptême.

Étienne Ierest un personnage autoritaire et il accepte mal cette indépendance. Un conflit s'engage avec Cyprien, l'évêque de Carthage, menacé par Étienne Ier d'excommunication. Cyprien reçoit le soutien des Églises d'Asie Mineure, de Syrie et de Cappadoce. Alarmé, Denys, le patriarche d'Alexandrie, joue les médiateurs mais en vain.



Bataille de Strasbourg

Fait totalement inattendu, le jeune philosophe Julien II, se révélant un excellent chef de guerre, se débrouille fort bien en Gaule alors qu'il est presque dépourvu de moyens militaires.

En 357, Julien II écrase les Alamans à la bataille de Strasbourg. Il repousse les barbares outre-Rhin et met fin aux incursions pillardes des Francs en Belgique.

Julien II ose même pénétrer jusqu'au cœur des forêts de Germanie, là où aucune armée romaine ne s'était aventurée depuis l'époque de Trajan et où aucune ne s'aventurerait plus après lui.


Andrinople permet de protéger la via Egnatia des invasions venues du nord Bataille d'Andrinople - partie I Bataille d'Andrinople - partie II

Bataille d'Andrinople

Mort de Valens

Fritigern Roi des Wisigoths

Le 9 août 378, dans la plaine d'Andrinople ou d'Adrianople (aujourd'hui Edirne en Turquie européenne) s'affrontent :

Le 9 août 378 au matin, l'armée de Valens laisse les bagages et les enseignes impériales dans les environs d'Andrinople, se met en marche en direction du nord-est, et atteint le camp goth dans une plaine, vers 2 heures de l'après-midi.

Une partie des troupes des Wisigoths s'y trouve, protégée derrière les chariots vides qui servent de barricades.

Les renforts de Gratien ne sont pas encore arrivés.

Lorsqu'il réunit ses généraux, Victor et Richomer lui conseillent d'attendre Gratien, tandis que Sébastien défend l'idée d'une attaque immédiate, qui permettrait de profiter de l'effet de surprise.

Valens ne choisit aucune de ces solutions.

Les troupes romaines s'avancent en ligne :

Valens se tient derrière les troupes d'infanterie, avec sa garde personnelle.

Quand les Goths voient les Romains se rapprocher, Fritigern demande à parlementer.

Seules l'infanterie et une partie de la cavalerie se trouvent dans le campement : la plupart des cavaliers sont partis fourrager, sous le commandement des Ostrogoths Alatheus et Safrax.

Les deux armées se font face longuement et la bataille éclate spontanément à la surprise générale.

Les tribuns Cassio et Bacurius d'Ibérie donnent à leurs troupes auxiliaires l'ordre d'attaquer : elles se dirigent vers le campement wisigoth tandis que le reste de l'infanterie romaine reste sur sa position.

Le flanc gauche de la cavalerie se lance également à l'assaut, cherchant à prendre les Goths de côté tandis que ceux-ci affrontent les deux maigres divisions d'auxiliaires, qui sont repoussées sans difficulté, mises en fuite, et doivent regagner leurs positions d'origine.

Fritigern considére donc les négociations comme closes et ordonne d'attaquer, faisant sortir du camp la plupart de ses troupes pour les lancer à la rencontre de l'armée romaine.

C'est alors qu'arrive de la droite l'énorme armée de cavaliers commandée par Alatheus et Safrax, qui vient se heurter au détachement de cavalerie du flanc gauche des Romains, qui doit se replier après avoir subi de lourdes pertes.

Les Wisigoths sont déjà maîtres du terrain ; ils lancent sur les Romains leurs armes de jet, puis le corps à corps s'engagea.

Tandis que l'infanterie et le flanc droit de la cavalerie combattent les Barbares, et subissent de lourdes pertes, la cavalerie du flanc gauche revient à la charge et affronte Alatheus et Safrax, qu'une telle manœuvre prend au dépourvu.

Ils doivent reculer sous l'assaut des Romains, qui parviennent presque jusqu'aux chariots wisigoths.

La cavalerie romaine est rapidement submergée par le nombre ; elle perd pied, et ne reçoit pas de renfort, alors que les troupes wisigothes restées à l'intérieur du camp — et Fritigern lui-même — viennent renforcer leur cavalerie.

Ce qui reste de la cavalerie romaine est presque entièrement détruit, les rares survivants doivent fuir le champ de bataille.

Une fois les cavaliers romains mis en fuite, l'infanterie commandée par Fritigern vient renforcer les premières lignes de l'infanterie gothe, tandis que la cavalerie d'Alatheus et de Safrax contourne la bataille par la gauche pour prendre à revers l'armée romaine et attaquer l'arrière-garde de Trajan.

D'après Ammien Marcellin, l'arrivée de la cavalerie goth, comme surgie de nulle part, eut un effet particulièrement dévastateur sur les soldats romains.

Cela leur retira en tout cas toute possibilité de manœuvrer.

Les soldats qui ont été détachés sur le flanc gauche sont dès à présent condamnés. Ils combattent jusqu'à la mort.

Les pertes sont énormes des deux côtés.

Les troupes romaines qui le peuvent entament la retraite.

Les dernières unités de Trajan sont écrasées, tandis que Valens va se réfugier derrière ce qui reste de la cavalerie du flanc droit.

Quelques auxiliaires survivants tentent d'établir un noyau de résistance autour de l'empereur, auprès duquel se trouvent les généraux Trajan et Victor.

Concernant la mort de Valens, il existe différentes versions :

Personne ne pourra identifier le corps de Valens et il sera enterré anonymement avec ses soldats.

Les Wisigoths n'interrompent pas leur offensive une fois la bataille terminée.

Ils viennent de détruire la plus grande armée jamais vue dans les Balkans, et peuvent se considérer comme maîtres de cette région.

Les Wisigoths continuent donc leur politique de pillage et décident de commencer par Andrinople, très proche, où se trouve le trésor impérial et où se sont réfugiés 20 000 hommes de l'armée de Valens.

Prendre la ville permettrait également de contrôler les routes en direction de Constantinople.

La prise de la ville n'est pas chose facile.

Outre les milices urbaines, il faut compter avec les survivants de la bataille, même si les autorités locales ne leur ont pas permis d'entrer dans la ville : ils doivent construire une seconde ligne de fortifications à l'extérieur de la ville pour se mettre à l'abri.

La population d'Andrinople les aide afin de faire face à l'arrivée imminente des Goths.

De grands blocs de pierre sont placés derrière les portes afin d'empêcher l'ennemi d'entrer dans la ville.

Mais cela empêche également les survivants de l'armée de Valens de se replier dans la ville.

Les Wisigoths s'avancent jusqu'aux lignes de défense.

Ils doivent s'arrêter pour combattre sous les murs de la forteresse.

Les Romains peuvent leur jeter toute sorte de projectiles depuis les remparts.

Les assaillants lancent eux aussi leurs armes sur les assiégés, mais à un moment donné ces derniers se rendent compte que les Barbares relancent les lances et les flèches qu'ils ont reçues, ce qui montre que leurs armes s'épuisent.

Pour empêcher les Goths de relancer les projectiles, il est décidé de fragiliser les liens entre les pointes et le reste de la flèche ou de la lance.

De la sorte, l'arme peut servir encore une fois, mais se brise définitivement, qu'elle ait ou non atteint son but.

De plus, les pointes deviennent plus difficiles à extraire quand elles blessent les assaillants.

Pendant que le combat continue sous les murs de la ville, les assiégés mettent en ordre de bataille un onagre.

Visant le gros des troupes wisigothes, les Romains lancent un premier projectile.

Il ne fait pas beaucoup de dégâts, mais a un impact psychologique certain sur les assaillants, qui ne disposent pas d'armes de siège.

Ne sachant pas comment réagir, la cohésion de leurs forces en est considérablement altérée, facilitant la contre-attaque des Romains.

Après avoir subi de lourdes pertes, et échoué dans un nouvel assaut, les Wisigoths doivent finalement se retirer et se diriger vers le nord-est, laissant sauves les villes d'Andrinople et de Constantinople.

Une fois que la retraite des Goths leur est confirmée, les soldats survivants se rendent à Constantinople, ou trouvent refuge dans d'autres cités des alentours.

Beaucoup d'habitants d'Andrinople, craignant à tort le retour des Barbares, abandonnent leurs maisons.

La bataille a été relatée par deux contemporains de l'époque :

La bataille d'Andrinople marque l'avènement de la cavalerie.

Fritigern, victorieux, est reconnu comme roi par son peuple et les Wisigoths deviennent la principale puissance des Balkans.



Mort de Guillaume II le Bon Roi de Sicile

Guillaume II le Bon, Roi de Sicile, meurt prématurément et sans descendance légitime le 18 novembre 1189, plongeant le royaume siciliano-normand dans de graves problèmes de succession. L'Empire germanique prétend à l'héritage du royaume de Sicile par mariage.

Dans la Divine Comédie, Dante fait mention du roi Guillaume II le Bon, un "souverain estimé et aimé de ses sujets, le plaçant au paradis dans le 6e ciel, le ciel de Jupiter, parmi les princes pieux, justes et sages, aux côtés des David, Trajan, Constantin.

L'héritière de Guillaume II le Bon est sa tante Constance de Hauteville qui est mariée à l'empereur Henri VI le Sévère.


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