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26 événements affichés, le premier en 938 - le dernier en 1261



Naissance de Sylvestre II

Gerbert d'Aurillac (Gerbertus Auriliacensis), futur Sylvestre II, naît à Belliac près de Saint-Simon dans le Cantal vers 938 ou vers 940/945, fils de serf.

Gerbert étudie tout d'abord au monastère de Saint-Géraud d'Aurillac les disciplines du trivium (grammaire et rhétorique), dans l'esprit moderniste de Cluny.



Étude de Sylvestre II au monastère de Vich

En 967, Borell II de Barcelone se rend dans le Rouergue pour épouser Leutgarde de Toulouse d'Auvergne et fait étape à Aurillac pour vénérer les reliques de Saint Géraud.

Le Comté de Barcelone est culturellement le plus avancé du monde occidental : les bibliothèques espagnoles héritées du royaume wisigothique ont été enrichies par les connaissances des chrétiens mozarabes fuyant les persécutions d'Al-Mansur.

Géraud d'Aurillac l'interroge sur le savoir des abbayes catalanes. Borell II de Barcelone lui confirme l'excellence de ces monastères.

Ayant remarqué les très fortes dispositions intellectuelles du jeune Sylvestre II, Géraud d'Aurillac convainc Borell II de Barcelone de l'emmener pour poursuivre sa formation.

Sylvestre II poursuit donc son instruction durant 3 ans dans les abbayes catalanes de Vich ou Vic (la Vicensis des Romains, l'Ausonensis ou Ausona des Goths). et de Ripoll.

Le futur Sylvestre II est pris en charge par le savant évêque Atton ou Hatton, évêque de 960-972.

C'est surtout par l'Espagne que la culture arabe pénètre en Occident et essentiellement par la Catalogne. Les monastères catalans possèdent de nombreux manuscrits de l'Espagne musulmane concernant la science musulmane. Le vocabulaire lié aux savoirs des sciences arabes est ainsi transmis aux langues latines tel Azimut, almageste, almanach, zodiaque... Gerbert n'est pas un cas isolé. Les étudiants des universités de Paris, Montpellier et Oxford redécouvrent la philosophie grecque à travers des traductions de manuscrits arabes !

Gerbert a accès à des traductions de traités arabes transmis pour la première fois à l'Occident par l'abbaye de Ripoll. Gerbert y découvre le "quadrivium" c'est-à-dire l'arithmétique, la géométrie, la musique et l'astronomie, un peu oublié au Nord de la chrétienté.

On dit même qu'il se serait déguisé en musulman pour visiter la bibliothèque de Cordoue, qui contenait entre 400.000 et 600.000 volumes, consultés aussi bien par les savants chrétiens que juifs.



Séjour de Sylvestre II à Rome

A la fin de son séjour espagnol, en 970 ou 971, Borell II de Barcelone emmène Gerbert avec lui à Rome, où Othon Ier le Grand et le pape Jean XIII sont frappés par les connaissances scientifiques du jeune moine. L'empereur va même jusqu'à demander au pape de retenir le jeune homme et de ne lui fournir aucun moyen de rentrer.

Othon Ier le Grand lui confie l'éducation de son fils Othon II Le Roux qui devient son ami.

Mais Sylvestre II est remarqué par Garamnus, Archidiacre de Reims et dialecticien de renom, qui convainc Gerbert de le suivre pour parfaire ses connaissances de la Logique.



Sylvestre II écolâtre de l'école épiscopale

Adalbéron, Archevêque de Reims, confie en 972 à Sylvestre II la direction de son école épiscopale. Il sera Écolâtre jusqu'en 980. Parmi ses élèves prestigieux, figurent :


Trivium : Logique et Rhétorique

Sylvestre II remet à l'honneur la culture antique, avec des auteurs latins (Virgile, Cicéron et Boèce), Porphyre de Tyr, mais aussi Aristote qu'il est le premier à introduire en Occident. (Platon était déjà connu en Occident).Aristote est déjà très connu dans la civilisation islamique, bien avant les traductions du XIIe siècle

Sylvestre II avait une conception très précise de la classification des disciplines. Le trivium est composé de trois sciences.


Étude de la dialectique

Sylvestre II commence avec un travail de logique :


Étude des bases d'argumentations

Sylvestre II fait ensuite étudier à ses élèves "les Topiques" ou bases d'argumentations, traduits du grec en latin par Cicéron et commentés par le consul Manlius en 6 livres, auquel il ajoute les quatre livres des "Différences topiques", les deux des "Syllogismes catégoriques", trois sur les "Hypothétiques", un sur les "Définitions" et un autre sur les "Divisions".


Étude de la réthorique

Pour Gerbert, ce travail préliminaire est indispensable à l'étude de la réthorique proprement dite, à laquelle ses élèves peuvent s'exercer à l'aide du manuel de Victorinus.


Poésie

Le professeur Gerbert interprétait les poètes Virgile, Stace, Térence, Lucain, mais aussi les satiristes Juvénal, Perse, Horace (lui-même écrivit toutes sortes de poèmes : douze vers élégiaques, un épigramme sur Boèce, qu'il admirait tant, des épitaphes de quatre longs vers, qui ornent les tombeaux d'Othon II, de Lothaire, du duc Frédéric, et du scolastique Adalbert.


Quadrivium : Les Mathématiques

Sylvestre II remet à l'honneur lLe quadrivium qui a été oublié après les périodes d'invasions viking, hongroise et sarrasine.


L'arithmétique

L'arithmétique est alors la première branche des mathématiques. Sylvestre II, surnommé parfois le "Pape des chiffres", introduit en Europe l'algèbre et les chiffres arabes et le zéro qu'il a découverts lors de ses études en Espagne.


Abaque romain à claculi - PRMITIF

Abaque de Gerbert

Sylvestre II veut perfectionner l'abaque des anciens : une table à compter.

Il rédige un traité vers 995 "l'Abacus" (Regulae Abaci, Gerberti scholastici Abacus compositus, Regula de abaco computi).

Dans l'abaque de Gerbert les jetons multiples sont remplacés par un jeton unique portant comme étiquette un chiffre arabe (par exemple: les 7 jetons de la colonne unité sont remplacés par un jeton portant le numéro 7, les 3 jetons de la colonne dizaine par un jeton portant le chiffre 3 etc).

Mais les comptables, conscients de posséder un savoir monnayable parce qu'hermétique, ne peuvent voir d'un bon œil une avancée mettant le calcul à la portée d'un plus grand nombre.


Opérations arithmétiques

Corrélativement, Sylvestre II rédige au moins deux traités sur les opérations arithmétiques.


Chiffres hindous, chiffres arabes

Jusqu'alors, les Occidentaux s'en tenaient aux chiffres romains, très peu pratiques du point de vue du calcul. Les opérations même les plus simples échappent en effet à toute logique : comment justifier par exemple que XIV + CII = CXVI ?

Al-Khuwarizmi et les Arabes ont emprunté aux Persans une numérotation qu'eux-mêmes ont découverte en Inde. Cette numérotation s'avère infiniment mieux adaptée au développement des mathématiques que la numérotation romaine.

Elle comporte 9 signes distincts (ou chiffres) qui désignent les premiers nombres. Les nombres ultérieurs s'écrivent par addition de colonnes supplémentaires (dizaines, centaines,...). Une déformation de l'arabe as-sifr donne le mot chiffre. Les Arabes orientaux ont conservé jusqu'à nos jours la graphie indo-persane des 9 chiffres. Mais les savants arabes d'Afrique du nord et de Kairouan (Tunisie) ont développé quant à eux une nouvelle graphie dite gobar appelée maghrébine ou tout simplement arabe.

Selon tradition populaire encore vivace en Tunisie, les chiffres gobar se caractérisaient à leur origine par autant d'angles que leur valeur numérique :

On a du mal à identifier aujourd'hui les angles originels dans nos chiffres courants.


Chiffre zéro

Le zéro a été imaginé par les Hindous pour combler les manques dans leur système de numérotation fondé sur le rang des chiffres. En effet, si les Hindous n'avaient pas de difficulté à écrire 23, ils ne savaient pas en revanche comment ils devaient écrire 203... Le zéro désigne donc au départ le néant ou le vide; une notion familière aux Hindous (nirvana,...) mais étrangère aux Occidentaux. Ces derniers n'accepteront pleinement le zéro qu'au XIIIe siècle.


L'astrolabe

L'astrolabe

Sylvestre II rapporte à la même époque l'astrolabe. L'astrolabe (ou Almincantarat, Almicantarat, de l'arabe : Al-Muqantara) est une double projection plane qui permet de représenter le mouvement des étoiles sur la voûte céleste. Le principe de sa construction est connu depuis l'époque grecque ; mais son utilisation courante n'a été répandue que par les astronomes de l'Islam, à partir du VIIe siècle. Il sert surtout pour l'astrologie, l'enseignement de l'astronomie, et le calcul de l'heure le jour par l'observation du soleil ou pendant la nuit par l'observation des étoiles.


La musique : bémols et dièses

La musique était alors la deuxième branche des Mathématiques. Gerbert s'y intéresse de près et agit empiriquement en divisant les sons d'un monocorde, instrument composé d'une corde de métal ou de boyau tendu sur une règle entre deux chevalets fixes. Il mesure ainsi la variété et la proportion des sons produits en établissant les divisions que nous connaissons tons, demi-tons, bémols et dièses, formant des modes musicaux. Appliquant ces principes, selon le témoignage de Guillaume de Malmesbury, il construisit un orgue hydraulique dans l'église de Reims, dont les sons étaient produits par l'effet de la vapeur d'eau bouillonnante dans ses cavités.


Traité de géométrie remarquable Isagoge Geometriae, Liber geometriae artis

Géométrie

La troisième branche des Mathématiques est alors la géométrie. Sylvestre II compose un traité de géométrie remarquable "Isagoge Geometriae, Liber geometriae artis", longtemps égaré à la bibliothèque de Salzbourg et retrouvé par Bernard Petz, savant bénédictin du XVIIIe siècle.Un manuscrit bavarois du XIIe siècle de collection Schoenberg est consultable sur le à l'adresse WEB :

http://dewey.library.upenn.edu/sceti/advancedsearch.cfm?CollectionID=schoenberg

Le traité de Gerbert établit de manière moderne les axiomes, les théorèmes du point, de la ligne droite, des angles et des triangles. Les termes techniques sont expliqués par Gerbert : base, hauteur, côté perpendiculaire à la base, hypoténuse.

Gerbert calcule l'aire des figures régulières : cercle, hexagone, octogone inscrit et conscrit,... ainsi que le volume de la sphère, du prisme, du cylindre, du cône, de la pyramide.


Bâton de Gerbert

Sylvestre II utilise aussi un instrument de mesure de son invention, le bâton de Gerbert, pour trouver la hauteur d'un arbre, d'une tour, d'une colonne, par l'ombre que ces objets projettent, ou bien utilise une autre technique, comme celle de leur image réfléchie dans l'eau ou dans un miroir.


Inventions

Sylvestre II imagine et construit toutes sortes d'objets comme :


Le Comput

Comput, du latin computus pour computation, désigne le calcul des dates de fêtes mobiles dans la religion chrétienne. C'est aussi le nom qui a été donné à une lune fictive (la lune de comput ou lune pascale), utilisée pour ces calculs.

L'usage du comput dans les documents administratifs a pu se développer vers 1000 grâce aux découvertes importantes de Sylvestre II.



Sylvestre II Directeur de l'abbaye de Bobbio

La réputation de Gerbert grandit ce qui lui vaut de recevoir la direction de l'abbaye de Bobbio, en Italie, en 982. Il dirige alors la plus riche bibliothèque d'Occident ce qui comble le savant de bonheur. Il n'en poursuit pas moins son enseignement à Reims.



Idée d'un empire unique

En 985, Sylvestre II, l'esprit le plus brillant de son temps et remarquable politique, peut écrire : Le roi de fait, c'est Hugues.

Autour d'Adalbéron, l'archevêque de Reims, et de Sylvestre II, sont reprises les idées d'empire unique, garant de la paix : d'où l'admiration des deux hommes pour l'empire néo-carolingien des Othons.

De plus, la solidité de l'archevêché de Reims, sa situation partie dans l'Empire germanique, partie dans le royaume de France, devait amener son chef à jouer un rôle décisif dans l'avènement d'Hugues Capet.


Hugues Ier Capet Hugues Ier Capet

Accusation de trahison contre Adalbéron

Mort de Louis V le Fainéant Roi des Francs

Hugues Capet Roi de France

Sacre d'Hugues Capet

Louis V le Fainéant assiège Reims en mars 987.

Louis V le Fainéant convoque un plaid, une assemblée de Francs, à Compiègne pour le 18 mai 987 pour juger Aldalbéron, l'archevêque de Reims.

Il l'accuse d'avoir soutenu l'empereur Otton II le Roux dans sa querelle contre Lothaire II de France.

Après seulement 15 mois sur le trône, la veille de la réunion, Louis V le Fainéant meurt sur les terres d'Hugues Capet dans la forêt de Cuise près de Compiègne le 18 ou le 21 ou le 22 mai 987 d'une chute de cheval durant une chasse.

Il est inhumé dans l'abbaye Sainte-Corneille de Compiègne.

Louis V, dernier roi Carolingien, n'a pas de descendance male.

Son plus proche parent est Charles Ier le Gros, Duc de Basse-Lotharingie, son oncle qui n'a pas été associé au règne de son frère Lothaire II de France.

L'assemblée des Grands se réunit en juin 987 à Senlis pour discuter de la succession au trône de France.

Allié au comté de Nantes contre celui de Rennes, Geoffroy Ier Grisegonelle, par crainte des entreprises du Comte de Blois, est porté à l'alliance avec Hugues Capet.

Il est un des artisans de son avènement.

Eudes Ier de Blois soutient en coulisse Charles Ier le Gros et agit en liaison étroite avec son cousin Herbert IV de Vermandois le Jeune.

La situation se retourne en faveur d'Adalbéron.

L'archevêque de Reims prononce un discours rapporté par Richer en défaveur du Carolingien.

Il plaide en faveur de la candidature d'Hugues, Duc des Francs, issu du lignage des Robertides.

Conseiller d'Adalbéron, l'archevêque de Reims, Gerbert, futur Sylvestre II, soutient également la candidature d'Hugues Capet.

Les Grands élisent Hugues Capet le 1 juillet 987.

Albert Ier de Vermandois s'oppose à l'élection d'Hugues Capet, mais doit se soumettre.

Par solidarité carolingienne, Arnould II de Flandre soutient Charles Ier le Gros et son fils Othon face à Hugues Capet, et ne reconnaît pas le roi élu.

Le 3 juillet 987, dans la vieille cathédrale de Noyon, Hugues Capet devient Roi des Francs sous le nom d'Hugues Ier.

Il est sacré par l'évêque de Reims, Adalbéron, selon un rituel germanique inauguré par Pépin III le Bref en 751.

L'avènement d'Hugues Capet marque la vraie naissance de la France.

Au moment de son sacre, Hugues Ier est un homme mûr de 47 ans, issu de la famille des Robertiens qui domine la Francie (région entre Meuse et Loire) depuis un siècle.

Il est :

Le surnom de Capet vient du mot cappa , " chape ", et désigne le porteur d'un petit manteau.

Hugues et son père étant abbés laïques de nombreuses abbayes, peut-être le surnom fait-il allusion à ses nombreuses chapes d'abbés, dont celle, prestigieuse entre toutes, de Saint-Martin-de-Tours.

Au XIIe siècle, la chape étant devenue un chaperon ou chapeau, Hugues Capet fut considéré comme "l'homme au chapeau" et la légende, appuyée sur cette fausse étymologie, naquit, selon laquelle il n'avait pas pu ou voulu recevoir la couronne.

Le surnom fait sa première apparition vers 1030 dans la chronique d'Adémar de Chabanne, il s'applique alors au père d'Hugues Capet, le Duc Hugues Ier.

Il ne qualifie Hugues Capet qu'au début du XIIe siècle et le terme " capétien " apparaît pour la première fois chez le chroniqueur anglais Raoul de Diceto (Mort en 1202).

Les révolutionnaires le donnèrent par dérision à Louis XVI détrôné (le " citoyen Capet ") et à sa famille.



Citation de Manassès Ier de Rethel

Manassès Ier de Rethel est cité comme Comte dans une lettre de Sylvestre II d'août 988.



Déposition d'Arnould de France comme Archevêque

Sylvestre II Archevêque de Reims

Arnould de France a eu le tort de trahir à Hugues Capet en livrant l'archevêché à son oncle Charles Ier le gros.

Arnould de France est dépossédé de son archevêché en 991.

Hugues Capet remplace Arnould par Sylvestre II (Gerbertus Remensis) comme archevêque de Reims en 991, à la grande colère du pape Jean XV.



Appel du pape Jean XV à Othon III du Saint-Empire

Othon III du Saint-Empire n'avait rien à craindre des princes allemands.

Il pouvait se laisser aller à un rêve : porter la couronne de l'Empire d'Occident.

Cette idée est entretenue par sa mère et, dans son entourage, par des clercs comme Bernward d'Hildesheim, León de Verceil, Gerbert d'Aurillac, futur Sylvestre II.

À la majorité d'Othon III du Saint-Empire, un appel du pape Jean XV que les Crescents, une des grandes familles de Rome, avaient contraint de fuir, atteignit Othon III du Saint-Empire au printemps de 995.



Concile de Sainte-Basle

Démission de Sylvestre II de son Archevêché

Arnould de France de nouveau Archevêque de Reims

Liaison de Sylvestre II avec Adélaïde de Bourgogne

Le Pape soutenant Arnould, Sylvestre II avec d'autres évêques Français prends position au concile de Sainte-Basle, pour l'indépendance des Églises vis-à-vis de Rome qui est contrôlée par les empereurs germaniques.

Afin d'éviter une excommunication des évêques ayant siégé au concile, et donc un schisme, Gerbert préfère lâcher prise.

Il abandonne l'archevêché.

Arnould de France devient de nouveau Archevêque de Reims en 995.

Sylvestre II se rend en Italie où il se lie d'une grande amitié avec Adélaïde de Bourgogne.

Avant de mourir, Sylvestre II confessa avoir connu le démon "Diane".



Sylvestre II précepteur d'Othon III du Saint-Empire

Archevêque de Reims, Sylvestre II est venu chercher à Rome la confirmation de ses droits qui sont contestés sur place.

Le jeune Othon III du Saint-Empire (14 ans) est frappé par l'intelligence de Sylvestre II et lui demande en 997 de devenir son précepteur.



Sylvestre II Archevêque de Ravennes

Sylvestre II Cardinal

L'écolâtre de Magdebourg l'ayant défié en philosophie, Gerbert lui répond en janvier 998, à Ravenne, devant l'empereur Othon III du Saint-Empire.

Il triomphe dans ce défi et l'empereur et Grégoire V lui confie l'archevêché de Ravenne réglant en même temps le différend avec Arnould au sujet de l'archevêché de Reims.



Révolte en Hongrie

Étienne Ier de Hongrie mate une révolte de l'aristocratie magyare païenne conduite par le chef Koppany en 998.

Toujours en accord avec Sylvestre II, une province ecclésiastique est créée à Gran, garantissant l'autonomie religieuse de cette Hongrie dont les cavaliers inspiraient un demi-siècle plus tôt une vive crainte aux pays voisins.


Tombe de Grégoire V Pape Sylvestre II Pape Sylvestre II Pape

Mort de Grégoire V Pape

Sylvestre II Pape

Grégoire V meurt le 18 février 999.

Il a inhumé dans l'ancienne basilique Saint-Pierre.

Othon III du Saint-Empire veut restaurer l'empire de Charlemagne, voire l'empire romain de Constantin.

Il espère y arriver en plaçant sur le trône de Saint-Pierre son maître et ami, Sylvestre II (55 ans).

Il est élu pape et consacré le 2 avril 999.

Pour mettre en lumière le partenariat entre le pape et l'empereur, Gerbert choisit le nom de Sylvestre II en référence à Sylvestre Ier qui fut pape sous l'empereur Constantin Ier et qui reconnut le christianisme comme religion de l'Empire romain.



Pénitence de sept ans pour Robert II Le Pieux

Robert II Le Pieux ayant été élève de Sylvestre II à Reims, il a de l'affection pour lui, aussi commue t'il l'excommunication de Robert II Le Pieux en une pénitence de 7 ans.

Il renforce ainsi l'assise des capétiens sur le trône et contribue à l'établissement d'une dynastie forte en France.



Fulbert de Chartres à Rome

Sylvestre II fait venir Fulbert de Chartres à Rome.



Congrès de Gniezno

En 1000, avec l'autorisation de Sylvestre II, Boleslas Ier de Pologne ouvre un archidiocèse à Gniezno, relevant de Rome et non des archevêchés d'Allemagne, situés de l'autre côté de l'Oder.

En mars 1000, Othon III du Saint-Empire se rend en pèlerinage à Gniezno et rencontre Boleslas Ier de Pologne.

Otton III du Saint-Empire accepte la création de l'archevêché et proclame Boleslas Ier de Pologne Frater et Cooperator Imperii (Frère et collaborateur de l'Empire), geste qui démontre une relation qui n'est pas celle d'un vassal.

Radzim Gaudenty est nommé archevêque de Gniezno.

Reinbern est né dans la région Hassegau, dans le duché médiéval de Saxe.

Trois évêchés suffragants sont également créées et placés sous l'autorité de l'archevêque de Gniezno.

Reinbern fait démolir les sanctuaires païens.

Reinbern est chassé de Kolobrzeg par un soulèvement des tribus slaves et se réfugie à la cour de Boleslas Ier de Pologne.


Étienne Ier de Hongrie-peinte en 1875 par Benczúr Gyula (1844-1920)-Magyar Nemzeti Galéria de Budapest

Étienne Ier de Hongrie Roi de Hongrie

Étienne Ier de Hongrie est sacré Roi de Hongrie le jour de Noël de l'an 1000 avec une couronne envoyée par le pape Sylvestre II, ce qui le fait qualifier de Roi apostolique, et avec le consentement de l'empereur germanique Otton III.

Otton III lui fait parvenir la première couronne royale, apportée par le légat Aserik, ou Anastase, futur Archevêque d'Esztergom.

Un autre prélat, Domonkos, premier Évêque hongrois, participe à la cérémonie.

Étienne Ier de Hongrie impose le christianisme en Hongrie et défend l'indépendance de la Hongrie contre les Bulgares voisins et contre l'empereur germanique Conrad II le Salique (il se déclare vassal du Saint-Siège).



Demande d'une couronne royale par Boleslas Ier de Pologne

En 1001, Boleslas Ier de Pologne envoie l'abbé Astryk-Anastazy auprès du pape Sylvestre II afin de lui demander une couronne royale.

Mais celui-ci trahit Boleslas Ier de Pologne au profit d'Étienne Ier de Hongrie qui veut également être couronné roi.



Relation entre l'empereur Othon III du Saint-Empire et Sylvestre II

Devenu pape, Gerbert tente avec Othon III du Saint-Empire, conseillé par León de Verceil, d'instaurer un empire chrétien universel, par l'union du pouvoir séculier et du pouvoir ecclésial.

Un texte solennel, de janvier 1001, définit clairement les rapports entre le pape et l'empereur.

Othon III du Saint-Empire a toujours refusé de confirmer l'Ottonianum, privilège accordé par son grand-père au SaintSiège et rejette la Donation de Constantin, en vertu de laquelle il n'aurait jamais dû se fixer à Rome ni intervenir dans les États de l'Église.

Othon donne au Pape 8 comtés de la Pentapole, mais l'acte précise qu'il s'agit de biens appartenant à l'empereur.

Il s'agit d'une donation et non pas d'une restitution.

Othon III du Saint-Empire se proclame :

Avec le pape, sur le même plan que lui, Othon gouverne la chrétienté, présidant à ses côtés les synodes.

Aurea Roma une nouvelle bulle est adoptée.

Rome est la capitale du monde, la mère de toutes les églises, mais Othon en est le véritable maître.


Jean XVII Pape

Mort de Sylvestre II Pape

Jean XVII Pape

Le pape ne survécut qu'un peu plus d'un an à Othon III du Saint-Empire.

Leur symbiose avait été complète.

L'une des "deux moitiés de Dieu" ne pouvait pas vivre sans l'autre.

Sylvestre II, "la lumière de l'Église et l'espoir de son siècle", meurt à Rome le 12 mai 1003.

Il est enterré à Saint-Jean-de-Latran, où le pape Serge IV inscrira une épitaphe gravée contre un pilier de la basilique, évoquant son exceptionnel parcours à la fois intellectuel et religieux.

D'un point de vue politique, Sylvestre II aide à l'instauration d'états forts en Europe, obtenant en échange que ceux ci s'appuient sur l'Église.

Ceci contribue à renforcer le rôle de la Papauté dans l'Europe médiévale.

Siccone, né à Rome, est consacré 140e pape le 13 juin 1003 sous le nom de Jean XVII.


Urbain IV Pape Urbain IV Pape

Mort d'Alexandre IV pape

Urbain IV Pape

Rome devenant trop proche du parti Gibelin, le pape se rabat à Viterbe.

Alexandre IV meurt le 25 mai 1261.

Son pontificat est marqué par :

Jacques Pantaléon est élu pape le 29 août 1261 sous le nom d'Urbain IV.

Il est le premier pape français depuis Sylvestre II et Urbain II.

Empêché de gagner Rome par les gibelins de Manfred Ier de Hohenstaufen, Urbain IV prend délibérément le parti guelfe et offre la Couronne de Sicile à Saint-Louis, qui refuse.


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