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Événements contenant la ou les locutions cherchées



12 événements affichés, le premier en 1797 - le dernier en 1874



Mariage d'Octave-Henri Gabriel de Ségur avec Marie Félicité Henriette d'Aguesseau

Octave-Henri Gabriel de Ségur épouse le 13 mars 1797 Marie Félicité Henriette d'Aguesseau, sa cousine (morte à Paris le 16 janvier 1847). Leurs enfants sont :



Naissance de Sophie Feodorovna Rostopchine

Sofia Fiodorovna Rostoptchina ou Sophie Feodorovna Rostopchine dite la Comtesse de Ségur naît à Saint-Pétersbourg le 1er août 1799, fille de Fiodor ou Fédor Vassili Rostopchine (1763-1826) et de Catherine Protassova.

Elle est issue d'une grande famille de l'aristocratie russe dont la généalogie remonte aux khans mongols de la Horde d'or et à la famille de Genghis Khan.

Fédor Vassili Rostopchine a été Lieutenant-général d'infanterie et Ministre des Affaires étrangères du tsar Paul Ier de Russie.

Catherine Protassova est ancienne demoiselle d'honneur de Catherine II de Russie

Paul Ier de Russie est le parrain de Sophie.

Elle passe son enfance dans le domaine de Voronovo près de Moscou, propriété de 45 000 ha où travaillent 4 000 serfs, où Fédor Vassili Rostopchine fait venir des agronomes écossais.

Elle reçoit l'éducation des enfants de l'aristocratie russe, qui privilégie l'apprentissage des langues étrangères, du français en premier lieu.

C'est aussi une petite fille turbulente, souvent punie par ses parents.



Convertion au catholicisme Sophie Feodorovna Rostopchine

Catherine Protassova, sa mère, maltraite Sophie Feodorovna Rostopchine et l'oblige à se convertir de l'orthodoxie au catholicisme en 1812.


Napoléon Ier à Moscou Napoléon Ier en retraite devant le Kremlin en flamme

Prise de Moscou

Évacuation de Moscou

Avant l'ordre d'évacuation, Moscou compte environ 270 000 habitants.

La plupart évacuent la ville et les habitants restants se chargent de brûler ou de dérober les derniers stocks de nourriture pour en priver les Français.

Le 14 septembre 1812, à 2 heures de l'après-midi, Napoléon Ier, avec sa garde et le 1er corps, fait son entrée dans l'ancienne capitale de la Moscovie.

La ville est déserte.

Fédor Vassili Rostopchine est gouverneur général de Moscou qu'il vide de toute provision.

Il lance des pamphlets contre Napoléon, fait évacuer les pompes à incendie et libère des prisonniers avec la mission de mettre le feu chacun à un quartier.

L'incendie de Moscou qui en résulte, qui fera dire à Sophie Feodorovna Rostopchine, sa fille :J'ai vu comme une aurore boréale sur la ville.

Le 15 septembre 1812, Napoléon Ier s'installe au Kremlin, le palais des tsars situé au milieu de la ville.

Il reste alors le tiers de la population dont la plupart sont des commerçants étrangers, des serviteurs ou des personnes incapables ou ne voulant pas fuir.

Ils se tiennent à l'écart des troupes, y compris la nombreuse communauté française présente.

Adolphe Édouard Casimir Joseph Mortier est nommé gouverneur, avec ordre d'empêcher le pillage par tous les moyens.

Des secours sont donnés aux blessés russes qui encombrent les hôpitaux, ainsi qu'aux Moscovites qui n'ont pas voulu suivre l'armée de Mikhaïl Illarionovitch Golenichtchev-Koutouzov.

Napoléon Ier pense que le tsar Alexandre Ier lui offrira sa capitulation sur le Mont Poklonnaïa.

Un armistice est accordé aux Russes et Napoléon Ier, fort de son triomphe, propose la paix à Alexandre Ier de Russie.

Il ne reçoit que des réponses évasives laissant vaguement espérer un arrangement, mais qui arrangent les deux parties.

Les Français ont ainsi le temps de reprendre des forces, les Russes attendent les grands froids qui obligeront les Français à évacuer la Russie.

Du 14 au 18 septembre 1812 du calendrier grégorien (2 au 6 septembre du calendrier julien), des feux commencent à Moscou, et ravagent la ville, essentiellement construite en bois, privant les Français d'abris.

À un signal donné, le feu éclate dans 1 000 endroits à la fois.

C'est en vain que les Français tentent d'éteindre l'incendie : le ravage des flammes ne s'arrête que dans la soirée du 20 septembre 1812, lorsque près de 7 000 maisons en bois et 4 000 maisons de pierres, les 9/10 de la ville, sont en cendres.

20 000 malades ou blessés sont victimes de ce désastre.

Occupant une ville en ruines, sans avoir reçu la capitulation russe, face à une manœuvre russe le poussant à quitter Moscou, Napoléon Ier entame sa longue retraite le 18 octobre 1812.

Adolphe Édouard Casimir Joseph Mortier a ordre d'abandonner le Kremlin le 23 octobre 1812, après l'avoir détruit, et de ne laisser en arrière ni blessés, ni malades.

la Grande Armée est alors constamment harcelée par l'ennemi.

Napoléon Ier estimera plus tard que son erreur a été de ne pas quitter Moscou 2 semaines plus tôt et de surprendre l'armée de Mikhaïl Illarionovitch Golenichtchev-Koutouzov qui campe à proximité, à Tarutino.

Même si cela n'aurait pas suffi à vaincre immédiatement la Russie, celle-ci aurait été ensuite incapable d'affronter les Français.

Ivan Katayev estime les pertes au 3/4 des bâtiments de la ville :

On estime à 2 000 le nombre de soldats russes blessés qui ont péri dans les incendies.

12.000 corps en tout ont été retrouvés.

Sont été complètement détruits

De nombreuses œuvres d'art, notamment l'original de Le dit de la campagne d'Igor, ont disparu à jamais.

L'orphelinat de Moscou près de Kitai-Gorod, converti en hôpital, est sauvé par la police locale.

La population de Moscou estimée en 1811 à 270 000 âmes, est d'environ 215 000 résidents après la guerre.

La population de Moscou passera à 349 000 en 1840.

Contrairement aux déclarations de Jean-Baptiste Antoine Marcellin de Marbot qui prétendait que l'incendie de Moscou était la principale cause de l'échec de la campagne de 1812, la destruction de Moscou n'était pas si totale, pour qu'il ne reste pas suffisamment de maisons, de palais, d'églises ou de casernes pour accueillir l'ensemble de l'armée.

De plus, de nombreuses unités étaient stationnées en dehors de la ville, dans des régions éloignées comme les banlieues Ostankino (cavalerie légère) ou Khimki (corps d'italien), d'autres ont été envoyées au sud pour faire barrage aux mouvements des Russes.


Portrait Sophie Feodorovna Rostopchine - Comtesse de Ségur -en 1823

Mariage d'Henry-Raymond-Eugène de Ségur avec Sophie Feodorovna Rostopchine

Fédor Vassili Rostopchine fait venir sa famille à Paris et c'est là que Sophie Feodorovna Rostopchine rencontre Henry-Raymond-Eugène de Ségur,

Le mariage est arrangé par Sophie Swetchine, une Russe elle aussi convertie au catholicisme.

Henry-Raymond-Eugène de Ségur épouse le 14 juillet 1819 Sophie Feodorovna Rostopchine. Leurs enfants sont :,

Ce mariage d'amour est d'abord heureux.


Château des Nouettes - dessiné par Mgr de Ségur

Cession du château des Nouettes

Fédor Vassili Rostopchine offre le château des Nouettes, en Basse-Normandie à Sophie Feodorovna Rostopchine, sa fille, en 1822.

Sophie Feodorovna Rostopchine est délaissée par Henry-Raymond-Eugène de Ségur, désargenté et désœuvré, époux volage qui la trompe notamment avec leur bonne.

Préférant son château aux mondanités parisiennes, elle reporte toute son affection sur ses enfants.

Surnommé le Bel Eugène, Henry-Raymond-Eugène de Ségur ne rend visite à Sophie Feodorovna Rostopchine qu'en de rares occasions.

Eugène aurait surnommé son épouse la mère Gigogne.

Polyglotte, parlant 5 langues, Sophie Rostopchine présente souvent un comportement hystérique, partiellement hérité de sa mère, mais peut-être dû à une maladie vénérienne transmise par son mari.

Des crises de nerfs, suivies de longues périodes de mutisme, l'obligent à correspondre avec son entourage à l'aide d'une ardoise.



Écriture des Nouveaux Contes de fées

Sophie Feodorovna Rostopchine a une vocation très tardive d'écrivain. Elle écrit son premier livre à plus de 50 ans.

Elle note les contes qu'elle raconte à ses petits-enfants et les regroupe pour former ce qui s'appelle aujourd'hui Les Nouveaux Contes de fées.

On raconte que lors d'une réception, elle aurait lu quelques passages à son ami Louis Veuillot pour calmer l'atmosphère qui était devenue tendue. Ce dernier aurait fait publier l'œuvre chez Hachette.

D'autres historiens racontent qu'Henry-Raymond-Eugène de Ségur, rencontrant Louis Hachette qui cherche alors de la littérature pour distraire les enfants, en vue d'une nouvelle collection de la Bibliothèque des Chemins de Fer, lui aurait alors parlé des dons de sa femme et la lui aurait présentée quelque temps plus tard.

Sophie Feodorovna Rostopchine signe son premier contrat en octobre 1855 pour seulement 1 000 francs.

Le succès des Nouveaux Contes de fées l'encourage à composer un ouvrage pour chacun de ses autres petits-enfants.



Création de la Bibliothèque rose

En 1860, Louis Hachette institue la collection de la Bibliothèque rose où sont désormais publiés les ouvrages de Sophie Feodorovna Rostopchine.

Par la suite, elle obtient que les droits d'auteur lui soient directement versés et discute plus fermement de ses droits d'auteur lorsque son mari lui coupe les fonds.



Sophie Feodorovna Rostopchine Tertiaire franciscaine

En 1866, Sophie Feodorovna Rostopchine devient tertiaire franciscaine, sous le nom de sœur Marie-Françoise, mais continue à écrire.



Cession du château des Nouettes

Son veuvage et l'effondrement consécutif des ventes de ses livres obligent Sophie Feodorovna Rostopchine à vendre le château des Nouettes en 1872.



Retraite de Sophie Feodorovna Rostopchine à Paris

Sophie Feodorovna Rostopchine se retire au 27, rue Casimir-Perier à Paris, en 1873.



Mort de Sophie Feodorovna Rostopchine

Sophie Feodorovna Rostopchine meurt au 27 rue Casimir-Perier à Paris le 9 février 1874 entourée de ses enfants et petits-enfants.

Elle est inhumée à Pluneret dans le Morbihan, près de son avant-dernière fille Henriette, épouse du sénateur Fresneau habitant le château de Kermadio.

Au chevet de sa tombe, une croix en granit, où est inscrit : "Dieu et mes enfants.

Son cœur, embaumé, est déposé dans l'avant-chœur du couvent de la Visitation où est morte sa fille Sabine de Ségur, elle aussi entrée en religion.


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