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Événements contenant la ou les locutions cherchées



58 événements affichés, le premier en 1165 - le dernier en 1224



Mariage de Simon III de Montfort-l'Amaury avec Amicie de Beaumont-le-Roger

Simon III de Montfort-l'Amaury épouse vers 1165 Amicie de Beaumont-le-Roger. Leurs enfants sont :

Ce mariage apporte le comté de Leceister dans la famille.



Naissance de Simon IV de Montfort

Simon IV de Montfort dit le Macchabée naît en 1168, fils de Simon III de Montfort-l'Amaury et d'Amicie de Beaumont-le-Roger.

Amaury III de Montfort, son grand-père, était Comte d'Évreux et Sénéchal de France.

Simon III de Montfort-l'Amaury, son père, est gruyer royal de la forêt d'Yvelines. Amicie de Beaumont-le-Roger , sa mère, est l'héritière de la moitié du comté de Leicester et d'un droit au titre de sénéchal d'Angleterre.



Mariage de Bouchard V de Montmorency avec Laurence de Hainaut

Bouchard V de Montmorency épouse en 1172 ou en 1173 Laurence de Hainaut, fille de Baudouin IV de Hainaut et d'Alix de Namur. Leurs enfants sont :



Mort de Simon III de Montfort-l'Amaury

Amaury V Comte d'Évreux

Simon IV de Montfort Seigneur de Montfort

Simon III de Montfort-l'Amaury meurt le 13 mars 1181. Il est inhumé à Évreux.

Le comté d'Évreux revient à son fils aîné Amaury V de Montfort.

Simon IV de Montfort ne reçoit que la seigneurie de Montfort et la charge de gruyer royal de la forêt d'Yvelines.



Entrevue à Gisors entre Philippe-Auguste et Henri II Plantagenêt

En 1188, Simon IV de Montfort apparaît dans une entrevue à Bonsmoulins près de Gisors, entre Philippe-Auguste et Henri II d'Angleterre.

En 1188 Henri II projette de faire de Jean-Sans-Terre l'héritier de la couronne d'Aquitaine.

Pour s'y opposer, Richard Cœur de Lion s'allie avec Philippe-Auguste, en échange de sa reconnaissance de vassalité pour la Normandie et l'Anjou, et lui rend hommage en novembre 1188.



Mariage de Simon IV de Montfort avec Alix de Montmorency

Simon IV de Montfort épouse vers 1190 Alix de Montmorency, fille de Bouchard V de Montmorency et de Laurence de Hainaut. Leurs enfants sont :



Naissance d'Amaury VI de Montfort

Amaury VI de Montfort naît en 1192, fils de Simon IV de Montfort et d'Alix de Montmorency.


Blason des Comtes de Toulouse

Mort de Raymond VII de Toulouse Comte de Toulouse

Raymond VIII de Toulouse Comte de Toulouse et Marquis de Provence

Raymond VII de Toulouse meurt à Nimes en décembre 1194. Il est inhumé à Notre Dame de Nîmes.

Il laisse à son fils un comté reconstitué, mais économiquement affaibli par les guerres continuelles de son règne, et affaibli par les progrès du catharisme.

Raymond VIII, fils de Raymond VII, est intronisé comte de Toulouse le 6 janvier 1195 à l'age de 40 ans, d'où son surnom de "Raymond le vieux". Son domaine s'étend sur le comté de Toulouse, le Quercy, l'Agenais, le Rouergue, le Gévaudan, le Vivarais, le marquisat de Provence. Les Comtes de Foix et de Narbonne sont ses vassaux.

Leurs désaccords permettent à Raymond de ne réellement obéir à aucun d'eux.

Il n'est pas un homme d'arme, comme l'était Raymond VI de Toulouse son ancêtre.

Raymond VIII est un prince plus politique que belliqueux. Il se montrera calculateur, temporisateur et d'une grande souplesse politique, faisant mine de se soumettre à plusieurs reprises pour mieux se redresser au meilleur moment. Cela lui a permis de reprendre à Simon IV de Montfort le comté de Toulouse. Cultivé, il compte parmi ses amis nombre de troubadours.

C'est un diplomate. Il pense mûrement chaque décision. Il entend agrandir pacifiquement par l'union maritale le grand territoire dont il a hérité.



Tournoi d'Écry-sur-Aisne

Quatrième croisade

Geoffroi de Villehardouin commissaire auprès de la République de Venise

Philippe Régent de Flandre

Érard II de Brienne destine Jean Ier de Brienne, son fils, à une carrière ecclésiastique, mais Jean Ier de Brienne a la passion des armes et s'enfuit à Clervaux, où l'un de ses oncles le prend en charge.

Jean Ier de Brienne devient chevalier, se couvre d'honneur en participant à de nombreux tournois et est rapidement considéré comme le chevalier le plus valeureux de son époque.

Jean Ier de Brienne prend probablement part au tournoi d'Écry-sur-Aisne le 28 novembre 1199.

Le 22 novembre 1199, Thibault III de Champagne, Comte de Champagne, organise un tournoi à Écry-sur-Aisne. Suite à l'appel du pape Innocent III et au prêche de Foulques de Neuilly une nouvelle croisade y est décidé.

Simon IV de Montfort prend également la croix, accompagné par Pierre des Vaux-de-Cernay.

Gautier de Montbéliard est fils d'Amédée II de Montfaucon, Comte de Montbéliard, et de Béatrice de Grandson-Joinville.

Jean Ier de Brienne, Gautier de Montbéliard et Gautier III de Brienne se joignent la quatrième croisade.

Baudouin VI de Hainaut entend la prédication à la croisade d'Erluin et de Pierre de Roussy, envoyés en Flandre par le pape. Baudouin IX et son épouse Marie de Champagne prennent alors solennellement la Croix le 23 février 1200 en l'église St-Donat de Bruges, suivis par une foule de chevaliers flamands.

Baudouin IX prend, avec Thibault III de Champagne, Louis de Blois, Cousin de Thibaut, et Hugues IV de Saint-Pol la tête de l'expédition. Thibault III de Champagne nomme Geoffroi de Villehardouin commissaire auprès de la République de Venise chargé de préparer et négocier le transport des Croisés vers la Palestine.

Avant le départ, Baudouin VI de Hainaut confie à son frère Philippe, Comte de Namur, la régence de Flandre, assisté d'un conseil composé du chancelier Gérard, prévôt de St-Donat, son oncle, de Baudouin de Comines et des châtelains de Bruges, de Gand et de Lille.



Naissance d'Amicie de Montfort

Amicie de Montfort naît vers 1200, fille de Simon IV de Montfort et d'Alix de Montmorency.



Départ de la quatrième croisade

Enrico Dandolo, doge de Venise, demande aux croisés pour les transporter 85 000 marcs d'or et la moitié du butin.

Au printemps 1202, la croisade, abandonné par les Bourguignons et les Provençaux embarqués à Marseille, compte le tiers des effectifs prévus et verse seulement 50 000 marcs aux Vénitiens.

En juin 1202, les croisés se rassemblent à Venise avec pour chefs Baudouin VI de Hainaut, Boniface Ier de Montferrat et Simon IV de Montfort.

Les Croisades sont à leur début un motif de grande perplexité pour Venise. Son sens pratique porte Venise à s'interroger sur l'intérêt que pouvait présenter pour elle une modification de l'équilibre méditerranéen qui lui avait jusqu'alors assuré ses revenus.

Constatant les avantages que ses grandes rivales Gênes et Pise ont retiré de la première Croisade, Venise n'a plus aucune hésitation. Sa situation privilégiée entre l'Orient et l'Occident va lui permettre de gérer entièrement le transport des Croisés et d'affirmer sa puissance sur les mers.

Hugues IV de Saint-Pol, Jean d'Aumont, Sire d'Aumont, et Nivelon de Chérisy participent à la quatrième croisade.



Simon IV de Montfort et Guy de Montfort en terre sainte

Simon IV de Montfort et Guy de Montfort, son frère cadet, s'engagent dans la quatrième croisade, en 1202.

Simon IV de Montfort et Guy de Montfort se désolidarisent de la croisade, lorsque décision est prise de prendre la ville chrétienne de Zara.

Ils se rendent par leurs propres moyens dans le royaume de Jérusalem, en embarquant à Barletta, dans les Pouilles.

Arrivé à Jaffa, Simon IV de Montfort et Guy de Montfort rejoignent le roi Amaury Ier de Lusignan et participe à une expédition en Tibériade.



Mariage de Guy de Montfort avec Helvise d'Ibelin

Helvise d'Ibelin est veuve de Renaud de Grenier, Comte de Sidon

Impressionné par la valeur de Simon IV de Montfort et de Guy de Montfort, Amaury Ier de Lusignan souhaite les attacher à son service. Il autorise le mariage de Guy de Montfort.

Guy de Montfort, fils de Simon III de Montfort-l'Amaury et d'Amicie de Beaumont-le-Roger, épouse en 1202 Helvise d'Ibelin. Leur enfant est :



Naissance de Laure de Montfort

Laure de Montfort naît vers 1205, fille de Simon IV de Montfort et d'Alix de Montmorency.



Guy de Montfort Régent du comté de Sidon

Simon IV de Montfort retourne en Europe.

La tradition veut que Simon IV de Montfort ramène un morceau de la sainte Croix qu'il offre au abbaye des Hautes-Bruyères.

Guy de Montfort reste en terre sainte et devient Régent du comté de Sidon de 1205 au nom de son beau-fils Balian de Grenier.



Simon IV de Montfort Comte de Leicester

En 1206 ou 1207, Simon IV de Montfort devient 5e comte de Leicester pendant quelques mois, avant que le roi Jean-Sans-Terre lui confisque le titre pour désobéissance.



Naissance de Simon V de Montfort

Simon V de Montfort naît en 1208 ou 1209, fils de Simon IV de Montfort et d'Alix de Montmorency.



Autorisation et organisation de la croisade contre les cathares

Malgré les terres qu'il pourrait ainsi s'octroyer, Philippe-Auguste, mobilisé par ses démêlés avec les anglais, refuse d'autoriser la croisade.

Puis devant l'insistance de bons nombre de grands vassaux tels le Duc de Bourgogne ou le Comte de Nevers qui le supplient de les laisser partir, il cède mais dès lors on n'obtient rien de plus de sa part.

Le roi de France refuse de participer à la dépense, elles seront donc réglées par des contributions locales et en cas de refus par des pillages et des rapines.

La croisade est menée contre les albigeois. Pourtant Albi n'a jamais été un des foyers du catharisme.

La croisade se fait donc dans le cadre féodal : les seigneurs doivent y participer 40 jours selon le principe de l'ost.

Un rassemblement important de seigneurs du Nord parlant la langue d'oïl incompréhensible pour les gens du Sud se forme ainsi à Lyon durant été 1209.

Les seigneurs du Nord sont trop heureux de cesser leurs petites guerres et rejoignent la bannière croisée pour se ruent à l'assaut des riches provinces du sud.

Simon IV de Montfort, Gaucher III de Châtillon-sur-Marne et Philippe de Dreux prennent part à cette croisade.



Première campagne contre l'hérésie cathare

Siège de Béziers

Siège de Carcassonne

Hervé IV de Donzy participe à la croisade des Albigeois aux côtés d'Eudes III de Bourgogne, son voisin et rival.

Guy Ier de Lévis se place sous les ordres de Simon IV de Montfort et joue une part active dans la croisade des Albigeois.

L'armée :

Ils y arrivent, le 21 juillet 1209.

Raymond VIII de Toulouse les guide et se montre fort utile sur les terres de son neveu qui n'avait de cesse de lui faire la guerre.

Deux autres groupes se sont formés :

A l'arrivée des troupes croisées, les habitants de Béziers sortent sur les remparts pour narguer les croisés.

Arnaud Amaury, légat du pape, juge qu'une démonstration de force est nécessaire.

L'évêque de Béziers lui donne une liste de 223 hérétiques, mais la population refuse de livrer les hérétiques.

L'évêque quitte la ville avec seulement quelques catholiques.

Le 22 juillet 1209, une bande de ribauds donne alors l'assaut et massacre 7 000 personnes qui restent, catholiques compris, dans la ville qui sera totalement pillée et incendiée.

Arnaud Amaury aurait dit :

Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens.

Hervé IV de Donzy, Guillaume II de Genève, Guy Ier de Lévis et Humbert de Genève participent au sac de Béziers.

Selon la Chanson de la Croisade, Jean Ier de Brienne participe à la croisade des Albigeois et est présent au siège de Béziers.

Aimery le vicomte et Bérenger l'évêque apportent la soumission et le soutien des Narbonnais aux croisés ainsi que ceux de Montpellier et d'Arles.

Carcassonne reçoit une charte de coutume en 1209.

Le siège est mis devant Carcassonne le 1er août 1209. Sous le dur soleil d'été, les croisés se rendent mettre des points d'eau. En temps que vassal du roi d'Aragon, Raymond-Roger s'attend à ce que Pierre II le Catholique vienne le secourir, mais ce dernier, vassal direct du pape préfère la voie diplomatique et joue le médiateur. Les négociations échouent et Pierre II le Catholique repart.

Devant l'ultimatum de livrer les hérétiques, le comte Raymond-Roger Trencavel, pour négocier, sort de la ville et se retrouve prisonnier. L'eau vient à manquer dans la cité, ce qui provoqua sa reddition le 15 août 1209. Raymond VIII de Toulouse assiste à la chute de la ville en spectateur.

Hervé IV de Donzy participe à la chute de Carcassonne.

Bernard IV de Comminges est d'une prudente neutralité pendant les sièges de Béziers et de Carcassonne.

Suite à cela, Raymond-Roger de Foix se range alors du côté des Comtes de Toulouse.


Simon IV de Montfort

Simon IV de Montfort Vicomte de Béziers et de Carcassonne

L'hommage des vassaux

Guerre des châteaux

Arnaud Amaury, au nom du pape, et contre les règles féodales, sans consulter son suzerain, le roi de France dépossède le fief de Trencavel et veut l'attribuer à un seigneur croisé. Les seigneurs puissants refusent.

Hervé IV de Donzy refuse la possession des vicomtés de Béziers et de Carcassonne qui lui sont proposés.

Simon IV de Montfort, âgé de presque 60ans, accepte et devient ainsi Vicomte de Béziers et de Carcassonne. C'est une manœuvre subtile car ce dernier n'a pas de lien direct de vassalité avec le roi de France.

L'abbé de Cîteaux, Arnaud Amaury, reste bien sur le chef spirituel.

Les forces dont dispose Simon IV de Montfort se réduisent en août 1209 car beaucoup de chevaliers, tel Hervé IV de Donzy, qui ont terminé leur période d'ost de 40 jours repartent dans leur fief.

Le nouveau suzerain doit maintenant recevoir l'hommage des vassaux. La plupart s'y refusent. Simon IV de Montfort lève alors un impôt, totalement illégal, pour remercier Rome.

Simon IV de Montfort doit faire tomber les châteaux vassaux qui parsèment l'intérieur hostile de la région (Corbières et Minervois). Commence alors la " guerre des châteaux ".

Au cours de l'automne 1209, le voilà à Alzonne. À Montréal, toute la chevalerie du seigneur de Montréal est exterminée, Les potences s'effondrent. Peu importe, Simon IV de Montfort qui les fait égorger au fil de l'épée, malgré le code de la chevalerie. Le message à Raymond est clair. On ne discute pas avec l'armée du Pape, soit on lui obéit, soit on périt. Quand a la sœur du seigneur, elle est offerte aux soldats et finira jetée dans un puits comblé de pierre. L'horreur et la crainte s'emparent de la population.

Le voilà à Fanjeaux où il rencontre frère Dominique, à Limoux, à Preixan où il passe un accord de paix avec le comte de Foix. Castres se soumet. Deux cathares périssent au bûcher.



Guy Ier de Lévis Seigneur de Mirepoix

Simon IV de Montfort, prodigue avec ses proches lieutenants, donne à Guy Ier de Lévis la seigneurie de Mirepoix, qui compte parmi les territoires conquis par les croisés dans le Languedoc.

Guy de Lévis prend le titre de maréchal de la foi ou encore de maréchal de la croisade.



Premier siège des châteaux de Lastours

Simon IV de Montfort échoue dans le premier siège des châteaux Cabaret, Surdespine et Quertinheux.

Bouchard de Marly, l'un des assiégeants et proche parent de Simon IV de Montfort, est même fait prisonnier. Il sera libéré 2 ans plus tard, lors du second siège de Cabaret, qui aboutira à sa première reddition.


Lastours

Les 4 châteaux de Lastours (au nord de Carcassonne): Cabaret, Surdespine ou Fleur d'Espine et Quertinheux, Tour Régine (construit après 1209), édifiés sur le même socle rocheux, constituent du XIe siècle, jusqu'à la Révolution, le verrou du Cabardès. Ils étaient inaccessibles aux engins de guerre de l'époque.

Ces châteaux héroïques, abritèrent une communauté de Parfaites. Ils furent un asile sûr pour les fugitifs Cathares et les Chevaliers faydits, toute la noblesse du Pays ayant embrassé leur cause.

Malgré plusieurs sièges, les châteaux de Lastours ne furent jamais pris par les croisés.

Simon IV de Montfort occupe Mirepoix dont le seigneur Pierre-Roger de Mirepoix est un cathare convaincu puis Pamiers. Puis il se rend à Lombers et à Albi.

À fin septembre 1209, Raymond-Roger de Foix reprend Preixan et lance un raid sur Fanjeau qui échoue. Raymond-Roger de Foix punit les bourgeois de Pamiers qu'il fait emprisonner dans son donjon de Foix.



Mort de Raymond-Roger Trencavel

Raymond-Roger Trencavel meurt en prison le 10 novembre 1209 de dysenterie ou empoisonné.

À Montpellier, sa veuve Agnès signe une renonciation à ses droits ainsi que ceux de son fils à Simon IV de Montfort. En contrepartie, elle reçoit une rente viagère de 3 000 sous et le remboursement sur un an, réalisé en quatre versements, de sa dot se montant à 25 000 sous. Raymond II Trencavel est alors confié à la tutelle du comte Raymond-Roger de Foix.

Simon IV de Montfort offre hommage à Pierre II le Catholique. Il refuse.

Castres et Lombers notamment se soulèvent. Simon IV de Montfort perd de nombreuses places.



Campagne annuelle de Simon IV de Montfort

Chaque année c'est le même processus, de nouveaux croisés venus du Nord arrivent, pour la durée de l'ost, attirés par des seigneuries à acquérir.

Robert II de Dreux mène des troupes à la Croisade des Albigeois en 1210.

Robert Ier de Courtenay-Champignelles participe à cette campagne.

En mars 1210, Simon IV de Montfort reçoit des renforts conduits par son épouse, Alix de Montmorency. À Montlaur (au nord-est de Carcassonne), des habitants sont pendus. À Bram (à l'ouest de Carcassonne), on supplicie une centaine de cathares : nez et lèvres coupés, yeux crevés.

En avril 1210, Simon IV de Montfort met le siège devant Alaric (au sud-est de Carcassonne) et prend le château.



Second siège du château de Cabaret

En avril 1210 Simon IV de Montfort met à nouveau le siège devant Cabaret (Lastours). Durant l'été 1210, les seigneurs Pierre-Roger et son frère Jourdain voient se traîner sur la pente une troupe de gens enchaînés, les suppliciés de Bram. Épuisés, en loques, couvert de sang, de pus et de mouches, ils sont menés par un des hommes auquel on a laissé un œil pour les guider. Ils viennent dire au seigneur Pierre-Roger que lui et les siens subiront le même sort s'ils refusent de se rendre. Ils refusèrent pourtant.

En mai 1210, une alliance entre Pierre II le Catholique et les barons du comté de Carcassonne échoue à Montréal.



Siège de Minerve

En juillet 1210, les croisés installent leur siège devant Minerve au nord-est de Carcassonne. Ils exploitent la technicité militaire la plus avancée de l'époque, les machines de siège. Simon IV de Montfort fait monter des catapultes tout autour de la cité et pilonne les murs de Minerve.

Les deux rivières sont, comme chaque année, complètement à sec. Une catapulte appelée la Malvoisine" (mauvaise voisine) détruit rapidement la rampe fortifiée permettant l'accès à l'unique puit situé au pied de la ville (le puit San Rustique encore visible aujourd'hui). Minerve n'a plus qu'à capituler.

Guilhem de Minerve sort négocier pour sauver sa population et sa ville. Simon IV de Montfort laisse la vie sauve à la population et même aux 150 parfaits cathares réfugiés dans la cité s'ils abjurent leur foi. Tous sans exception se jettent dans le feu plutôt que de se renier.



Siège de Termes

Robert II de Dreux, Guy Ier de Lévis et Guillaume II Talvas participent à ce siège

Le siège de Termes commence début août 1210 par un duel de catapulte entre les assiégeants et les assiégés.

Simon IV de Montfort échouant dans son attaque par le flanc sud, reporte ses efforts au nord, investit le Termenet un fortin qui contrôle l'approche du château par le Nord, puis, de là, bombarde le donjon.

L'eau vient à manquer et la place va se rendre quand un violent orage reconstitue les réserves. Les assiégés attrapent la dysenterie en buvant l'eau des citernes. Ils fuient le château dans la nuit du 22 au 23 novembre1210. Raymond de Termes, resté sur place, est arrêté et finit ses jours en prison à Carcassonne.

Simon IV de Montfort dirige alors son armée par le col de Paradis et Arques vers le château de Coustaussa dont les défenseurs ont fui.



Prise du château de Puivert

À l'automne 1210, une colonne de l'armée de Simon IV de Montfort commandée par Pons de Bruyères prend le château de Puivert à Bernard de Congost après trois jours de siège. Pons de Bruyères l'obtient en récompense et s'y installe.

Les seigneurs dépossédés de leur château sont appelés Faidits.



Conférence de Narbonne et de Montpellier

Projet de mariage de Jacques Ier d'Aragon avec Amicie de Montfort

Excommunication de Raymond VIII de Toulouse

En janvier 1211, a lieu une conférence successivement à Narbonne et à Montpellier réunissant les légats du Pape, Arnaud Amaury, Thédise, Raymond d'Uzès, les seigneurs du midi et Simon IV de Montfort.

À cette occasion Pierre II le Catholique se porte garant de la neutralité de Raymond-Roger de Foix, Comte de Foix, et finit par accepter l'hommage de Simon IV de Montfort.

Il convient du mariage de son fils Jacques Ier d'Aragon avec Amicie de Montfort, fille de Simon IV de Montfort.

Raymond VIII de Toulouse refuse les conditions inacceptables imposées par les Légats du Pape. Il est de nouveau excommunié le 6 février 1211 par le concile de Montpellier et le restera jusqu'à sa mort.

La sentence est confirmée en avril 1211 par le pape Innocent III. Il essaie d'organiser la résistance contre les croisés.


Stèle de la bataille de Montgey

Siège de Lavaur

Bataille de Montgey

Prise de Lavaur

Henri II de Bar participe en 1211 à la Croisade des Albigeois.

La croisade contre les Albigeois commence à prendre un caractère international en 1211. Les croisés sont rejoints par des chevaliers qui affluent de divers pays d'Europe. Beaucoup de ces soldats se trouvent aux ordres d'un évêque et ne doivent le service militaire que pour une durée limitée.

En avril 1211, Simon IV de Montfort assiège Lavaur qui résiste opiniâtrement. Une puissante armée croisée se trouvant à Carcassonne, Simon décide de l'appeler à l'aide.

Se composant en majorité d'Allemands et de quelques Frisons, cette armée sort de Carcassonne et marche en direction de Lavaur.

Mis au courant de leur itinéraire, Roger-Raymond de Foix décide de tendre en embuscade. Mais, il lui faut un nombre comparable de combattants. Sa troupe de chevaliers méridionaux n'étant pas suffisante, Roger-Raymond de Foix recrute un fort contingent de paysans et l'amalgame à son armée.

Malgré le peu d'entraînement et d'expérience des paysans méridionaux, la motivation de ces paysans est forte devant une croisade s'attaquant à leur culture cathare, et c'est l'occasion de se venger des violences perpétrées par les croisés.

Roger-Raymond de Foix camoufle parfaitement ses troupes dans le bois qui borde Montgey.

Au signal du comte de Foix, les paysans et chevaliers sortent du bois, attaquent vigoureusement les Allemands et les Frisons. Au soir, tous les croisés allemands et frisons sont tués, blessés ou faits prisonniers.

Roger-Raymond de Foix ordonne à ses soldats de couper les oreilles et le nez de chaque prisonnier.

À Auvezines (hameau de la commune de Montgey), une stèle est érigée en mémoire de cette bataille, un des rares monuments relatif à la croisade contre les Cathares.

Simon IV de Montfort doit poursuivre le siège de Lavaur sans ses renforts.

En mai 1211, après la prise de Lavaur, 80 chevaliers sont égorgés ou pendus 300 à 400 cathares sont brûlés dans le plus grand bûcher de la croisade. Dame Guiraude, la Châtelaine, est jetée au fond d'un puits et ensevelie sous des pierres.



Philippe Ier de Montfort-Castres en France

Guy de Montfort et Philippe Ier de Montfort-Castres, son fils, viennent en France vers 1211.

Guy de Montfort y retourne pour aider son frère aîné Simon IV de Montfort qui dirige la croisade des Albigeois.



Trahison de Baudouin

Baudoin de Toulouse, cadet de Raymond VIII de Toulouse, mal doté, remet la place de Montferrand à Simon IV de Montfort.



Campagne des croisés en Rouergue et Albigeois

Rabastens, Gaillac, Puycelci, Saint-Antonin ouvrent leurs portes.

Bruniquel où se trouve Raymond VIII de Toulouse passe dans le camp croisé.

Simon IV de Montfort donne ce château à Baudouin.


Carte de Toulouse

Siège de Toulouse

Le 17 juin 1211, l'armée croisée de Simon IV de Montfort s'approche de Toulouse. Les comtes de Toulouse, Foix, Comminges accompagnés de troupes navarraises les interceptent, à 4 km, au pont de Montaudran.

Le premier choc laissa 180 hommes par terre. Le combat n'est pas décisif. Les croisés mettent le siège sous les murs de Toulouse.

L'évêque de Cahors, en présence de frère Dominique, lui jure hommage sous les murs de Toulouse.

Le pape ordonne à Gaston VI de Béarn de ne pas intervenir contre les croisés mais celui-ci n'en tient pas compte et participe à la contre-attaque par fidélité au roi d'Aragon.

La garnison est forte et fait plusieurs sorties ce qui provoque le départ des croisés. Le siège a duré moins de 2 semaines.

Simon IV de Montfort effectue un raid sur Foix, puis passe par son nouveau fief de Cahors et va en pèlerinage à Rocamadour.



Siège du Château de Foix

En 1211, Simon IV de Montfort ravage la région mais ne s'attaque pas au château de Foix.

En 1211, Thiébaut Ier de Bar vient en Occitanie combattre contre les Cathares, mais désapprouve la chevauchée de Simon IV de Montfort dans le comté de Foix, et ne le suit pas dans le Quercy, rompant la croisade.



Bataille de Castelnaudary

À l'époque des "raisins mûrs", Raymond VIII de Toulouse, Raymond-Roger de Foix, Bernard IV de Comminges, des routiers et la milice toulousaine se mettent en marche en direction de Castel où Simon IV de Montfort s'est enfermé dans le château.

L'armée de Raymond VIII s'installe sur la colline du Pech, entoure son camp de palissades et attend.

Gaston VI de Béarn participe aux combats.

Guy Ier de Lévis participe aux combats.

En septembre 1211, Simon IV de Montfort a seulement avec lui une poignée de chevaliers et demande des renforts.

Un convoi de ravitaillement arrive depuis Carcassonne. Il est attaqué par le Comte de Foix, et ses hommes pillent les chariots.

Simon IV de Montfort en profite pour sortir du château avec une soixantaine de chevaliers, attaque et met en déroute les ariégeois du comte de Foix. Raymond VIII de Toulouse, lui, n'a pas bougé.

Simon IV de Montfort passe la Noël 1211 à Castres.



Siège du Château de Foix

En 1212, le Château de Foix est assiégé timidement par Simon IV de Montfort mais résiste aux assauts guerriers



Campagne de Simon IV de Montfort

En mars 1212, tombent Cahuzac, Rabastens et Montégut.

En avril 1212, tombent Hautpoul, PuyLaurens, Saint-Marcel, Laguépie et Saint-Antonin.

Pendant l'été les croisés s'emparent de Penne d'Agenais et Biron en Périgord puis Moissac en Quercy. Simon IV de Montfort mène alors des expéditions dans l'Ariégeois, le Couserans et le Comminges.



Occupation du Comminges par Simon IV de Montfort

En 1212, Simon IV de Montfort occupe le Comminges, le comté de Bernard IV de Comminges.



Statuts de Pamiers

Simon IV de Montfort prend ses quartiers pour l'hiver 1212-1213 à Pamiers. Il y rédige les Statuts de Pamiers qui fixent les us et coutumes des terres conquises. Seul Toulouse et Montauban résistent encore.


Bataille de Muret - Grandes Chroniques de France - BNF Jacques Ier d'Aragon

Bataille de Muret

Mort de Pierre II le Catholique Roi d'Aragon

Mort de Raymond de Termes

Jacques Ier d'Aragon Roi d'Aragon

Jacques Ier d'Aragon Comte de Barcelone et du Gévaudan

Jacques Ier d'Aragon Seigneur de Montpellier

Le Comte Sanche régent de la couronne d'Aragon

Nuno Sanche puis Gersende II de Sabran Régent de la Provence

Pierre II le Catholique, par excès de confiance, ne laisse pas le temps à tous ses vassaux de se joindre aux troupes. Ainsi Gaston VI de Béarn ne peut se joindre à lui.

Le 30 août 1213, Pierre II le Catholique et Raymond VIII de Toulouse se lancent à l'assaut des troupes de Simon IV de Montfort et de Guy de Montfort.

Le 12 septembre 1213, Simon IV de Montfort est encerclé à Muret, au sud de Toulouse, avec 300 chevaliers et 500 hommes de troupes aguerris, des vétérans de la croisade et des soldats professionnels endurcis par des mois de guerre.

Baudouin de Toulouse est aux côtés des croisés.

Les armées de Pierre II le Catholique, de Raymond VIII de Toulouse et de Raymond-Roger de Foix alignent plus de 2 000 chevaliers en armes et 20 000 hommes de troupes, hallebardiers, piquiers, archers. L'Ost toulousaine est une armée populaire.

Bernard IV de Comminges participe aux combats.

Raymond VIII de Toulouse comme a l'accoutumé se montre prudent et prône le siège de la place.

Raymond-Roger de Foix demande l'assaut.

Le nombre joue en leur faveur. Pierre II le Catholique décide de donner l'assaut. Il commande lui-même ses troupes à la tête de sa puissante cavalerie.

Raymond-Roger de Foix et ses cavaliers seront de la deuxième vague et Raymond VIII de Toulouse commande l'arrière garde et les réserves.

Pierre II le Catholique charge un escadron de 100 chevaliers croisés. Le choc est violent, Simon IV de Montfort s'engage alors avec un deuxième escadron pour essayer de soutenir le premier.

La Mêlée est terrible et Simon IV de Montfort décide de lancer ses réserves pour prendre à revers les Toulousains.

Les Toulousains surpris sont massacrés et fuient. Le fleuve leur barre la retraite et nombreux périssent noyés.

Dans la mêlée, Pierre II le Catholique se bat comme un lion mais est reconnu et tué par les hommes de Simon IV de Montfort. Ses troupes, sans commandement fuient prises de panique.

Nuno Sanche de Roussillon arrive trop tard pour le sauver.

Simon IV de Montfort lance alors ses soldats aux trousses des fuyards.

Le bilan est terrible. Pierre II le Catholique gît mort sur le champ de bataille, à ses côtes plus de 18 000 tués, la fine fleur de ses chevaliers.

L'armée toulousaine est battue, démoralisée, sans chef réel.

Raymond VIII de Toulouse s'enferme dans Toulouse, puis fuit en Aragon puis en Angleterre.

Simon IV de Montfort part mater des troubles en Provence.

Raymond de Termes meurt dans sa prison de Carcassonne en 1213.

Jacques Ier d'Aragon devient Roi d'Aragon, Comte de Barcelone et Seigneur de Montpellier en 1213.

Jacques Ier d'Aragon devient le prisonnier de Simon IV de Montfort et restera reclus au château de Carcassonne.

Durant toute son enfance, la régence de la couronne d'Aragon est assurée par Sanche d'Aragon, son grand-oncle.

Les notables aragonais, emmenés par Sanche d'Aragon, envoient une supplique au pape Innocent III pour que Jacques Ier d'Aragon leur soit rendu.

Sanche d'Aragon laisse la régence de la Provence à Nuno Sanche de Roussillon, son fils.

Des dissensions éclatent au sein des Catalans de Provence, entre :

La noblesse provençale en profite pour s'agiter.

Elle prend finalement le parti de Gersende II de Sabran, évince Nuno sanche de Roussillon, place Raymond-Bérenger V de Provence sous la tutelle de sa mère et créent un conseil de régence.



Nouveau légat du Pape

En janvier 1214, Innocent III nomme un nouveau légat, Pierre de Bénévent, en remplacement d'Arnaud Amaury qui s'est écarté des instructions pontificales. Il est muni des pleins pouvoirs mais il doit appliquer strictement les principes définis en 1209 et ne faire aucun tort à celui qui rejette spontanément la cause hérétique pour reprendre la religion catholique.

De telles mesures ne vont pas dans le sens des intérêts de Simon IV de Montfort, obligé ainsi de rendre les terres aux hérétiques qui renient leur foi.



Restitution de Jacques Ier d'Aragon aux Catalans

Jacques Ier d'Aragon, enfant est depuis quelque temps aux mains de Simon IV de Montfort.

En 1214, Simon IV de Montfort se résigne à le libérer sous la pression du pape Innocent III de le rendre aux Catalans.



Serments de Narbonne

Simon IV de Montfort Comte de Toulouse

Campagne de Simon IV de Montfort

En avril 1214, Pierre de Bénévent obtient la soumission à l'Église des comtes de Comminges et de Foix.

Le château de Raymond-Roger de Foix est confié en gage au légat du pape qui le remet à Simon IV de Montfort.

Raymond VIII de Toulouse, rentré à Toulouse, se soumet.

Le pape reçoit Raymond VIII de Toulouse et lui accorde l'absolution contre la remise de ses terres et de ses droits.

En 1214, le concile de Latran dépossède Raymond VIII de Toulouse de tous ses droits et reconnaît Simon IV de Montfort comme Comte de Toulouse, ne laissant que le marquisat de Provence à Raymond IX de Toulouse, si sa conduite montre sa droiture religieuse.

De mai à novembre 1214, Simon IV de Montfort continue ses chevauchées meurtrières en Quercy puis en Agenais et enfin dans le Périgord.

En juin 1214, Simon IV de Montfort prend Beynac, Castelnaud, Domme, Montfort. Les ambitions des croisés s'opposent désormais ouvertement à celles du pape.



Concile de Montpellier

En janvier 1215, un nouveau concile se réunit à Montpellier, mais curieusement au lieu de donner tort à Simon IV de Montfort, le réconforte dans son attitude.



Géraud V d'Armagnac vassal de Raymond VIII de Toulouse

Le 8 juin 1215, pour éviter le destin du comte Raymond VIII de Toulouse, Géraud V d'Armagnac se reconnait vassal de Simon IV de Montfort.



Pèlerinage de Louis VIII le Lion dans le midi

Campagne contre les Albigeois

Au printemps 1215, Louis VIII le Lion, fils de Philippe-Auguste, vient en pèlerinage dans le midi. Simon IV de Montfort l'accueille à Vienne. Ils entrent ensemble dans Toulouse dont les défenses ont été détruites.

En 1215 Matthieu II de Montmorency se joint aux croisés contre les Albigeois. Pendant cette campagne, Matthieu II de Montmorency rehausse en maintes occasions l'éclat de son titre de connétable et en fait la première dignité du royaume.

C'est sans combattre que les croisés entrent dans Toulouse en juin 1215 au bout d'un siège de 2 ans.

Simon IV de Montfort ne tarde pas à entrer en conflit avec l'archevêque de Narbonne, Arnaud Amaury.



IVe Concile de Latran

Appel à la cinquième croisade

En novembre 1215, le IVe Concile de Latran est présidé par Innocent III.

Iwo Odrowaz et Henri Kietlicz participent à ce Concile.

Il est resté célèbre

Le Concile entérine les dispositions antihérétiques des conciles locaux antérieurs : les hérétiques voient leurs biens confisqués, perdent leur citoyenneté et sont déclarés inaptes aux charges publiques.

Raymond VIII de Toulouse est à Rome, où le concile du Latran débat du sort de son comté.

Il est déchu de ses droits au profit de Simon IV de Montfort, mais le pape préserve le marquisat de Provence au profit de son fils, le futur Raymond IX de Toulouse.

Le concile de Latran rend à Bernard IV de Comminges son comté.

En échange, Guy de Montfort doit épouser la fille de Bernard IV de Comminges.

Après discussion, l'église de Chypre garde son indépendance.

Lors de ce concile Innocent III prêcha la cinquième Croisade générale dans le pays de l'Europe de l'ouest vers l'Égypte.

De nombreux norvégiens prennent la croix et Inge II de Norvège qui est trop malade pour y participer promet d'envoyer des bateaux et des guerriers à l'aide des croisés.



Simon IV de Montfort confirmé par Philippe-Auguste

Débarquement de Raymond VIII à Marseille

Prise de Beaucaire par Raymond IX

Siège de Beaucaire

Révolte de Toulouse

Siège du château de Lourdes

En janvier 1216, Simon IV de Montfort est en Île-de-France pour rendre hommage au roi Philippe-Auguste.

L'accord du roi de France pour la nomination de Simon IV de Montfort est acquis en avril 1216 à Pont-de-l'Arche dans l'Eure.

Simon IV de Montfort rend aveu du comté de Toulouse au roi de France en mai 1216.

En profitant, Raymond VIII de Toulouse et Raymond IX de Toulouse, son fils, débarquent à Marseille en mai 1216 pour se rendre à Avignon.

Raymond VIII de Toulouse part recruter des troupes en Aragon.

Raymond IX mène une attaque vigoureuse contre Beaucaire défendue par Guy de Montfort, frère de Simon IV de Montfort.

Beaucaire ouvre ses portes le 24 août 1216 et la garnison se retranche dans la citadelle.

Pour sauver la garnison du château, Simon IV de Montfort est obligé de livrer le château.

C'est la première défaite importante de Simon IV de Montfort en Occitanie.

Simon IV de Montfort revient de Paris à bride abattue mais ne parvient pas à prendre la ville qui résiste 13 semaines.

Guy Ier de Lévis participe à ce siège.

Toulouse se révolte. L'évêque Foulque de Toulouse promet la clémence.

Simon IV de Montfort abandonne le siège de Beaucaire. Dépité, il se retire vers Nîmes puis chevauche vers Toulouse.

Simon IV de Montfort, dans l'église Saint-Pierre des Cuisines, dénonce l'amnistie promise par Foulque et réprime les troubles avec une extrême sévérité.

Simon IV de Montfort se rend alors à Tarbes pour établir sa suzeraineté sur la Bigorre.

Simon IV de Montfort assiège le château de Lourdes sans succès, ne réussissant toujours pas à établir sa suzeraineté.



Annulation du mariage de Nuno Sanchez d'Aragon et de Pétronille de Bigorre

Mariage de Guy de Montfort avec Pétronille de Bigorre

Simon IV de Montfort fait annuler le mariage de Nuno Sanchez d'Aragon et de Pétronille de Bigorre. Simon IV de Montfort fait épouser à Pétronille de Bigorre son fils cadet.

Guillaume-Raymond Ier de Moncade part en Bigorre, mais n'y parvient pas à temps pour empêcher le mariage de Pétronille de Bigorre. Guillaume-Raymond Ier de Moncade ne peut que renforcer la garnison aragonaise installée dans le château de Lourdes.

Guy de Montfort épouse à Tarbes le 6 novembre 1216 Pétronille de Bigorre. Leurs enfants sont :



Campagne de Simon IV de Montfort

Simon IV de Montfort laisse son frère et son épouse à Toulouse.

En mars 1217, Simon IV de Montfort envahie les terres de Raymond-Roger de Foix, Comte de Foix, que ce dernier avait pourtant remises en gage à l'Église.

Les croisés assiègent Montgaillard et occupent le château de Foix.

Roger-Bernard II de Foix défend en 1217 pendant 6 semaines le château de Montgrenier contre les assauts de Simon IV de Montfort.

En mai 1217, Simon IV de Montfort rétablit l'ordre dans les Corbières et reçoit la soumission de Guillaume de Peyrepertuse.



Siège de Crest

L'armée de Simon IV de Montfort par alors guerroyer dans la vallée du Rhône, du coté de Viviers, Montélimar et Crest.

Aymar II de Poitiers-Valentinois, parent, ami et feudataire de Raymond VIII de Toulouse, prend le parti de ce dernier. En juillet 1217, la moitié de Crest dépendant d'Aymar II de Poitiers, Comte de Valentinois, est assiégée par Simon IV de Montfort.

Silvion de Crest ou Arnaud de Die, capitaine du château supérieur pour l'évêque de Die, pour nuire au comte, livre celui-ci aux Croisés rendant ainsi impossible la défense du château inférieur, celui d'Aymar, et donc de la ville, qu'Aymar est obligé de livrer.



Mariage de Guillaume II de Poitiers avec Amicie de Montfort

Guillaume II de Poitiers épouse en septembre 1217 Amicie de Montfort, fille de Simon IV de Montfort et d'Alix de Montmorency.



Soulèvement et prise de Toulouse

En septembre 1217, Raymond VIII de Toulouse, Raymond-Roger de Foix et Bernard IV de Comminges se rencontrent à Saint-Lizier et conviennent d'unir leurs forces.

Profitant d'un moment où Simon IV de Montfort guerroie dans le Valentinois, Raymond VIII de Toulouse, accompagné de ses alliés, franchit la Garonne à Cazères.

Le 12 septembre 1217, ils mettent en déroute la petite troupe envoyée par Jori, le seigneur croisé responsable du Comminges.

Toulouse sans défense se soulève contre la maigre garnison.

Raymond VIII de Toulouse fait une entrée triomphale dans sa ville par le gué du Bazacle le 13 septembre 1217.

Les croisés doivent se replier dans le Château Narbonnais, un donjon fortifié.

Raymond VIII de Toulouse confirme le consulat qu'avait aboli Simon IV de Montfort.

Raymond VIII de Toulouse ne tarde pas à être renforcé par :

Guy de Montfort réussit à informer Simon IV de Montfort de sa situation désespérée. Simon rebrousse chemin et met le siège devant la ville le 8 octobre 1217.

Guy Ier de Lévis participe à ce siège.

Guy de Montfort est blessé par Bernard IV de Comminges, son beau-père, au siège de Toulouse,

Mais les Toulousains ont déjà creusé des fossés et reconstruit les remparts qui se dressent hérissés d'hommes et de femmes en armes, bien décidés à se défendre. Les catapultes ont fleuri sur les tours. Il est difficile de cerner la ville car Simon IV de Montfort ne dispose pas de troupes en assez grand nombre.

Simon IV de Montfort appelle à son secours Géraud V d'Armagnac qui aurait bien voulu s'abstenir mais ne l'ose pas.

Leurs troupes font le siège de la ville et soumettent le pays environnant. l'Isle-Jourdain est mis sous séquestre entre les mains de Géraud V d'Armagnac.

Les assauts quotidiens ne font que réduire le nombre des effectifs de Simon IV de Montfort.

Pendant le même temps, les croisés doivent aussi mater un soulèvement à Montauban.



Mort de Guillaume III des Baux Prince d'Orange et Vice-roi du Royaume d'Arles

Guillaume III des Baux soutient le pape et la croisade de Simon IV de Montfort.

Guillaume III des Baux est fait prisonnier par les Avignonais, les fidèles alliés de Raymond VIII de Toulouse.

Guillaume III des Baux meurt à Avignon le 6 août 1218 égorgé, ou, selon d'autres sources, écorché vif et découpé en morceaux.


Sites cathares

Renforts de Raymond IX

Mort de Simon IV de Montfort et de son frère

Fin mai 1218, Raymond VIII de Toulouse désigne comme héritier son fils.

A la Pentecôte 1218, Raymond IX de Toulouse entre dans Toulouse avec troupes et vivres pour se battre aux côtés de son père.

Raymond-Roger de Foix et Roger-Bernard II de Foix prennent part à la défense de Toulouse.

Simon IV de Montfort, voyant arriver la fin du temps de l'Ost, décide alors un assaut violent contre la ville. Le 25 juin 1218, les croisés essayent de percer une brèche, les charges se succèdent.

Au cours de l'une d'entre-elle, Guy de Montfort, frère de Simon IV de Montfort, s'écroule blessé d'une flèche. Simon IV de Montfort se rue à son chevet. Il est alors fauché par un boulet tiré de l'une des tours de gardes, lancé d'un mangonneau, une catapulte, actionnée par des femmes toulousaines.

Simon IV de Montfort est inhumé à Carcassonne dans la cathédrale Saint-Nazaire.

Amaury VI de Montfort, fils de Simon, âgé de 20 ans se voit confirmer en théorie dans les possessions continentales de son père, mais n'a ni le génie militaire ni le charisme de son père.

Pour éviter que la lutte ne s'envenime religieusement, Raymond VIII, excommunié depuis 10 ans reste en retrait, tandis que Raymond IX mène la lutte contre Amaury VI de Montfort et regagne le terrain perdu. Amaury décide d'abandonner Toulouse le 25 juillet 1218.

Bernard IV de Comminges défait les croisés à Meilhan.

Raymond VIII de Toulouse rétablit son autorité sur l'Agenais, le Quercy, le Rouergue et le BasLanguedoc.

Raymond-Roger de Foix retrouve son château.



Simon V de Montfort Comte de Leicester

Simon V, fils cadet de de Simon IV de Montfort, part pour l'Angleterre où leur grand-mère Amicie de Beaumont, dame de Leicester, est l'héritière de la moitié du comté de Leicester et d'un droit au titre de sénéchal d'Angleterre.

Simon V de Montfort devient Comte de Leicester en 1218.



Armistice de Carcassonne

Amaury VI de Montfort Comte de Montfort-l'Amaury

Amaury VI de Montfort ne tient plus que la ville de Carcassonne.

Le 14 janvier 1224, Raymond IX de Toulouse, Roger-Bernard II de Foix et Amaury VI de Montfort signe l'armistice à Carcassonne entérinant la défaite des Montfort.

Amaury VI de Montfort promet de rendre leurs héritages à tous les dépossédés s'ils jurent fidélité. Amaury VI de Montfort ramène en Île-de-France le corps de Simon IV de Montfort, son père, enveloppé dans une peau de bœuf.

Le jeune Raymond Trencavel, fils de Raymond Roger Trencavel, de retour de son exil à Foix, retrouve son fief. La première croisade vient de prendre fin.

Mais l'hérésie demeure bien vivante et continue à être tolérée et parfois protégée par de nombreux seigneurs.

Raymond IX de Toulouse profite de l'occasion pour prendre Carcassonne et la remettre à Raimond II Trencavel.

En 1224, Amaury VI de Montfort, incapable de conserver le comté de Toulouse, cède ses droits à Louis VIII le Lion en échange du titre de Comte pour sa terre de Montfort-l'Amaury.


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