Listes Recherche par nom de personne, de lieu,... Recherche par Année Carte

Page précédente Accueil du site Mode d'emploi Nous écrire



De l'année à l'année
Sans mise en forme










Événements contenant la ou les locutions cherchées



2 événements affichés, le premier en 885 - le dernier en 888


Siège de Paris par les Vikings - peinture exposée au château de Versailles

Siège de Paris par les Vikings

Le 24 novembre 885, les Vikings, commandés par Sigefroi, sont sous les murs de Paris, où leur armée est évalue à 30 000 combattants.

Près de 700 drakkars couvrent 2 lieues de la Seine.

Paris a subit déjà 3 fois le pillage des hommes du nord sans recevoir assistance de Charles III le Gros.

La ville ne consiste encore que dans l'île de la cité, entourée de murailles flanquées de tours de distance en distance.

On n'y entre que par deux ponts : le Petit Pont et le Pont au change, chacun de ces ponts étant défendu par deux tours, à la place desquelles on bâtira dans la suite le grand et petit Châtelet.

Les Normands mettent le feu à la tour du petit Châtelet, et la détruisirent entièrement.

Après avoir tâché de combler les fossés de la tour du Grand Châtelet avec des fascines, avec des bœufs et des vaches qu'ils tuent exprès, ils égorgent une partie des prisonniers qu'ils avaient faits et jettent leur corps pour leur servir de pont.

Gozlin, évêque de Paris, saisi d'horreur et d'indignation, lance un javelot et tue un de ces barbares, que ses camarades jettent aussitôt avec les autres.

Mais les Viking ne peuvent se rendre maîtres de la tour.

Les Normands assiégent pour la quatrième fois Paris et se retranchent sur la rive droite de la Seine autour de Saint Germain l'Auxerrois, à l'emplacement actuel du Louvre.

Le siège dure une année et demie.

La ville résiste vaillamment.

Derrière les murailles romaines qu'ils ont relevées, les parisiens font preuve d'un courage inébranlable, malgré la famine et la contagion.

Ils ont à leur tête :

Sigefroi cherche à couper les vivres aux assiégés, en faisant enlever par sa cavalerie tout ce qui existait dans les environs.

Les Parisiens trompe la vigilance de ses soldats et se procure du pain.

Le comte Eudes Ier de France partage ses troupes en 3 corps, deux furent chargés de la défense des ponts.

Le troisième s'enferme avec lui dans la grande tour, bien décidé à mourir plutôt que de se rendre.

Sigefroi fait entasser à la base de la tour du bois, de la paille et y fait mettre le feu.

Il ne remarqué pas que le vent souffle du côté qui faisait face à ses soldats.

Les flammes viennent mordre les mantelets et tous ses ouvrages sont incendiés : Nombre de ses hommes périssent par le feu.

L'évêque Gozlin, suivi de son neveu et de Robert, sortent de la place et profitant de la confusion et de la terreur des Normands, se jettent sur eux et les poursuivent jusqu'aux portes de leur camp.

Les Normands demandent la destruction du pont qui les empêche de remonter en amont pour piller la Bourgogne.

D'accord avec l'évêque Gozlin et la population, Eudes Ier de France refuse.

L'évêque Gozlin, chaque jour, après avoir donné la bénédiction à son peuple, s'équipe d'un casque, d'un carquois, et d'une hache à sa ceinture.

Il plante une croix sur le rempart et combat à sa vue.

Il meurt de fatigue au milieu du siège.

Grossies par les pluies, les eaux de la Seine débordent et se ruent avec une telle impétuosité contre les piles du petit pont de bois communiquant avec la rive gauche.

Le pont s'écroule et la tour du Petit Châtelet se trouve isolée et cernée d'un côté par la Seine, de l'autre par les assiégeants.

A la vue de ce désastre, il s'élève de Paris un immense cri de douleur et de consternation que couvrent les chansons joyeuses des hommes du Nord.

Les défenseurs de la tour sont sommés de se rendre, mais ils rejettent cette proposition avec hauteur.

Ils ne sont que 12 : Ermenfride, Hervé, Eriland, Odoacre, Erwig, Arnold, Soties, Gozbert, Guy, Ardrade, Eynard et Goswin.

Ils soutiennent pendant plusieurs heures tous les efforts des assiégeants, qui, ne pouvant pénétrer par la brèche, entassent des monceaux de paille, de poix et de résine au pied de la tour et y mettent le feu.

Les douze braves, absorbés par les soins de la défense, ne peuvent arrêter les progrès de la flamme.

Ils se retirent sur le pont dont la première arche est restée debout et continuent la lutte.

Sûr l'autre rive, les Parisiens les encouragent du geste et de la voix et ils se voient dans l'impossibilité de les secourir.

Cette poignée d'hommes finit par succomber sous le nombre de ses adversaires.

Onze périrent.

Hervé, est fait prisonnier par les Normands, qui le prennent pour un grand seigneur espérant en tirer une rançon.

Mais il s'échappe de leurs mains, saute sur une épée et vend chèrement sa vie.

La tour fut complètement rasée."


Eudes Ier de France Eudes Ier de France

Mort de Charles III le Gros

Guy III de Spolète Roi de Francie occidentale

Eudes Ier de France Roi de Francie occidentale

Retour de Guy III de Spolète en Italie

Accord avec Ramnulf II de Poitou

Manassès Ier de Chalon-sur-Saône Comte d'Oscheret

Anschaire Ier d'Ivrée Marquis d'Ivrée en Italie

En Francie occidentale, Charles III le Gros est sur le point d'être déposé par les Grands pour avoir essayé d'acheter les envahisseurs normands au lieu de les combattre.

Vers les derniers jours de sa vie, Charles III le Gros est tombé dans un tel dénuement, qu'il vit des aumônes de l'archevêque de Mayence.

Charles III le Gros meurt au cloitre de Neudingen situé en bordure du Danube le 12 ou le 13 janvier 888.

Il est inhumé dans l'abbaye de Reichenau, située dans une île du lac de Constance, en, Souabe.

On prétend que se sont ses propres domestiques qui l'ont étranglé.

Foulques le Vénérable, Archevêque de Reims, demande à Guy III de Spolète, Duc de Spolète de venir d'Italie pour se faire sacrer roi.

Gui traverse les Alpes, et arrive à Langres où se trouvent ses partisans bourguignons tous proches de Foulques le Vénérable :

L'évêque Gîlon de Langres, le sacre roi début 888.

Les seigneurs de Francie occidentale se refusent à élire Charles III le simple, écarté en raison de sa jeunesse.

Ils lui préfèrent l'un des leurs Eudes Ier de France, Comte de Paris et de Troyes, héros du siège de Paris par les Vikings.

Le 29 février 888, Eudes Ier de France est élu Roi de Francie occidentale et couronné en l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne par Gautier de Sens, Archevêque de Sens.

L'autorité du nouveau roi est purement nominale.

Elle s'étend sur les territoires occupés par les Francs et situés à l'Ouest de la Meuse.

Ils recouvrent à peu près le nord de l'actuelle France.

Herbert Ier de Vermandois trahit la cause de Charles III le Simple et reconnaît Eudes Ier de France comme souverain.

Audoin Ier d'Angoulême et Guillaume Ier de Périgueux prennent le parti d'Eudes Ier de France, contre Charles III le Simple.

Audoin Ier d'Angoulême a un en grand crédit auprès d'Eudes Ier de France.

Ramnulf II de Poitou, qui est le gardien du Carolingien Charles III le Simple, ne reconnaît pas Eudes Ier de France.

Il est suivi en cela :

Mais Foulques le Vénérable abandonne son favori suite au couronnement d'Eudes Ier de France.

Eudes Ier de France se dirige alors vers Poitiers accompagné des deux frères de Ramnulf II de Poitou, Gauzbert et Èbles devenu Évêque de Paris et Chancelier du nouveau Roi.

Ramnulf II de Poitou va à sa rencontre et trouve un accord à minima avec Eudes Ier de France.

Guy III de Spolète repart en Italie et emmène ses partisans.

Guy III de Spolète remercie Anschaire Ier d'Ivrée en fondant le marquisat d'Ivrée.

Anschaire Ier d'Ivrée devient le premier margrave ou marquis d'Ivrée.

Il est le fondateur de la maison d'Ivrée.

Le comté d'Oscheret est donné à Manassès Ier de Chalon-sur-Saône.


Menu contextuel

Si, dans le résultat d'une recherche, un nom de personne ou de lieu ou une date vous interpelle, sélectionnez-le et faites un clique droit pour lancer une nouvelle recherche.


Si ce site vous est utile, placez le dans vos favoris ou marques-pages !