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3 événements affichés, le premier en 1635 - le dernier en 1793


Bernard de Saxe-Weimar

Prise de Mayence

Écarté par les Suédois à la suite du revers de Nördlingen, Bernard de Saxe-Weimar se met au service de la France, qui est entrée dans la ligue protestante.

Louis de Nogaret de La Valette délivrent ou prennent diverses villes, entre autres Mayence en 1635.

Bernard de Saxe-Weimar et Louis de Nogaret de La Valette prennent de Bingen, font levée le siège de Mayence, prennent Deux-Ponts. Puis l'armée fait retraite de d'auprès de Mayence.


Siège de Mayence

Siège de Mayence

Siège de Bonn

Jacques-Henri Ier de Durfort Duc et Pair de France

Le siège de Mayence se déroule du 1er juin au 8 septembre 1689, pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg.

Jacques-Henri Ier de Durfort et Nicolas Chalon du Blé défendent la ville assiégée par les armées de la Ligue d'Augsbourg.

Le siège de Mayence ayant été décidé, les troupes de Saxe et de Hesse-Cassel y arrivent les premières, s'y retranchent, construisent un pont sur le Main au-dessous de leur camp, et ne font pendant quelque temps que jeter des bombes dans les redoutes que les Français ont construites sur le Rhin.

Charles V de Lorraine passe le Rhin sur le pont de Rüdesheim am Rhein et s'approche de Mayence qu'il fait investir le 17 juillet 1689.

Le même jour, le reste de l'armée impériale traverse le même fleuve sur un pont construit à Weisenau. Il est suivi des troupes saxonnes. Quelques régiments demeurent en réserve de l'autre côté du Rhin, et dans les îles qui sont entre ce fleuve et le Main.

La cavalerie de la place fait d'abord deux sorties, où les Impériaux perdent beaucoup de monde.

3 000 hommes sont commandés pour travailler aux lignes de circonvallation, et on fait venir 30 000 fascines pour se couvrir plus aisément.

Maximilien II Emmanuel de Bavière, électeur de Bavière, après avoir envoyé un détachement vers la Forêt-Noire, rejoint les Impériaux avec 7 à 8 000 hommes.

Pendant que Charles V de Lorraine forme le siège de Mayence avec les électeurs de Bavière et de Saxe, l'électeur Frédéric III de Brandebourg, avec ses troupes et celles de Münster, investit Bonn.

Il y a dans Bonn 8 bataillons français et un allemand, faisant en tout 6 500 hommes, 800 hommes de cavalerie en deux régiments, et un de dragons de 400 hommes.

Outre cela, chaque bataillon a une compagnie de grenadiers de 50 hommes.

Claude François Bidal, qui s'était signalé en Suède, y commande dès le commencement du siège, et avait mis dans une redoute vis-à-vis de la place 50 hommes qui soutiennent deux assauts, et qui rentrent ensuite dans la ville.

Le commandant est blessé à la tête, et ne laisse pas que de défendre la brèche avec 5 soldats restés auprès de lui. Après quoi, il se retire.

Les troupes qui sont à Zulpich pour tenir le pays qui est au-delà du Rhin à couvert des courses de la garnison de Bonn, voyant la redoute prise, repassent le fleuve.

On dresse deux batteries de canon et de mortiers pour battre la place de l'autre côté du Rhin, tandis que les troupes de Münster et des détachements de l'armée de Lunebourg et de Hollande l'attaquent du côté français avec 60 pièces de canon et 12 mortiers.

On tire en 8 jours 7 000 bombes qui ruinent la plupart des maisons, sans néanmoins endommager les magasins, ce qui était le principal but des assiégeants.

Claude François Bidal voyant que la ville n'est plus qu'un monceau de pierres, loge la garnison au dehors.

Les Impériaux ne réussissent pas mieux devant Mayence. Leurs travaux vont lentement, parce que les assiégés font de fréquentes sorties, et ruinent le jour ce qu'ils ont fait la nuit.

Ils en font une entre autres le 22 juillet 1689, où les Allemands perdent beaucoup d'hommes.

Le prince palatin Frédéric à la tranchée avec deux de ses frères, y est tué d'un coup de fauconneau qui lui emporte la tête.

Charles V de Lorraine prend son quartier derrière l'église de Sainte-Croix ;

L'électeur de Saxe se loge sur les hauteurs de Weisenau, et les troupes de Hanovre se logent à la Chartreuse Saint-Michel de Mayence.

Nicolas Chalon du Blé qui commande la place, se défend et fait périr plus de 20 000 ennemis.

Après 7 semaines de tranchée ouverte, il rend, par capitulation honorable, Mayence au duc de Lorraine, faute de poudre et de mousquets le 10 septembre 1689.

Il sort le lendemain avec 6 pièces de canon et 4 mortiers, et est conduit à Landau.

Après la prise de cette place, Charles V de Lorraine et l'électeur de Bavière vont joindre l'électeur de Brandebourg devant Bonn, qui se défend encore.

Claude François Bidal soutient le siège jusqu'au 12 octobre 1689, et sort de la place en battant tambours.

Les écrivains allemands conviennent qu'ils ont fait peu de sièges plus meurtriers.

Les assiégés faisaient quelquefois 2 ou 3 sorties en un jour, à deux heures l'une de l'autre. Dans une seule il resta 900 impériaux sur le carreau.

À son retour à Paris, Nicolas Chalon du Blé est publiquement hué.

Louis XIV voit Nicolas Chalon du Blé honteux de reparaître devant lui : Marquis , lui dit-il, vous avez défendu la place en homme de cœur, et vous avez capitulé en homme d'esprit.

Jacques-Henri Ier de Durfort est fait Duc et Pair de France en 1689. Mais le titre de pair ne sera pas enregistré.


Louis Ferdinand de Prusse - par Jean-Laurent Mosnier - 1799

Siège de Mayence

L'état-major français prend pratiquement le pouvoir à Mayence le 2 avril 1793.

La ville est encerclée le 14 avril 1793 par 32 000 soldats de la Première coalition, surtout des Prussiens.

Louis-Ferdinand de Prusse prend part à ce siège où il est blessé.

Claude François Ferey se trouve dans Mayence.

Claude François Ferey est blessé pendant ce siège d'un coup de feu au genou gauche.

23 000 Français défendent la ville, ce qui suffit pour tenir les fortifications, même lorsque les assiégeants reçoivent 11 000 Autrichiens en renfort.

Jean-Baptiste Kléber s'illustre dans la défense de Mayence.

D'abord les Prussiens tentent sans succès une série de manœuvres visant à s'emparer des forts.

Dans la nuit du 17 juin 1793, ils entreprenennt le bombardement de la ville.

Ce siège est raconté en détail par le jeune Johann Wolfgang von Goethe dans son livre Die Belagerung von Mainz.

En ville, le siège et le bombardement suscitent une tension croissante entre les citadins, la municipalité et l'état-major français.

Le 13 juillet 1793 la loi martiale est instituée, irritant davantage la population restante.

Les renforts ne parviennent pas. L'état-major doit se résigner le 17 juillet 1793 à des pourparlers avec l'assiégeant.

L'état-major français capitule le 23 juillet 1793, obtenant que les 18 000 soldats défendant encore la ville puissent repartir libres.

En contrepartie, l'état-major français promet de ne plus s'attaquer aux armées des puissances coalisées pendant un an.

La forteresse Mayence devient ainsi un avant-poste prussien.

Le bombardement a défiguré Mayence :

À plus long terme, le siège marquent le déclin de l'aristocratique Mayence : la ville perd son statut de siège de l'archevêché, de l'électorat de Mayence et par là-même son meilleur atout.


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