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Antonio Ricardos - Musée du Prado Fort de Bellegarde

Prise de Ceret

Bataille de Mas Deu

Siège de Bellegarde

Antonio Ricardos à la tête de l'armée qui s'est préparée à envahir les territoires catalans dirige la contre-attaque.

Antonio Ricardos se heurte à un problème stratégique.

La situation du fort de Bellegarde est telle qu'il est dominé par des hauteurs adjacentes et domine la plaine espagnole et la principale voie d'entrée en France.

Il n'est pas possible d'attaquer ce fort du côté de l'Espagne car les montagnes sont tellement escarpées que son accès est inaccessible de ce côté.

Le commandant espagnol doit entourer la place, l'assiéger et la capturer, en attaquant du côté français, pour pouvoir utiliser cette voie vitale pour l'approvisionnement de ses forces d'invasion.

Les 25 000 hommes et une centaine de pièces d'artillerie de l'armée d'Antonio Ricardos envahissent le Roussillon le 17 avril 1793.

Antonio Ricardos traverse les Pyrénées 20 kilomètres au sud-ouest avec 4 500 soldats et descend sur le village de Saint-Laurent-de-Cerdans ou Sant Llorenç de Cerdà en catalan.

À la première escarmouche de la guerre des Pyrénées, les Espagnols évincent les 400 défenseurs français.

Poursuivant leur crochet à gauche, les 4 400 hommes d'Antonio Ricardos tombent sur des forces françaises à Céret, au bord du Tech.

Les Français, 800 réguliers et 1 000 gardes nationaux armés de 4 canons, paniquent et prennent la fuite.

De 100 à 200 Français sont victimes de la mousqueterie espagnols, tandis que 200 autres se noient en tentant de traverser le Tech.

Antonio Ricardos ne déclare que 17 blessés.

Pendant les premières opérations, le commandant espagnol place un détachement près de Bellegarde pour empêcher Bois-Brûlé et sa garnison d'intercepter les convois de ravitaillement espagnols.

Par la capture de Céret, Antonio Ricardos place son armée presque à l'arrière de Bellegarde.

Après avoir reçu des renforts, il progresse vers le nord-est, aux environs de Trouillas.

À cet endroit, les 7 000 soldats espagnols sont confrontés à l'armée des Pyrénées orientales dirigée par le général de division Louis-Charles de Flers.

Le 19 mai 1793, l'armée espagnole vainc l'armée française lors de la bataille de Mas Deu, sur la commune de Trouillas

L'armée espagnole, commandée par Antonio Ricardos, est forte de 12 000 hommes.

L'armée française, dirigée par Louis-Charles de Flers et le général Luc Siméon Auguste Dagobert, est forte de 15 000 hommes.

L'armée française compte 150 morts et 280 blessés.

L'armée espagnole s'empare de 3 canons et de 6 wagons de munitions.

Chez les Espagnols, il y a 34 tués et un nombre inconnu de blessés.

Les soldats français démoralisés retraitent au nord vers Perpignan, le chef-lieu du département, où un bataillon de la Garde nationale se mutine et doit être dissous.

Plutôt que de les poursuivre les Français, Antonio Ricardos revient sur ses pas pour assiéger Bellegarde, qui surplombe sa principale voie de ravitaillement en provenance de Barcelone.

Le siège de Bellegarde et de sa garnison de 1 536 soldats français débute le 23 mai 1793.

La puissance de feu de cette dernière comprend au moins 41 canons et 7 mortiers.

Pour enlever cette place, Antonio Ricardos établit en avant de La Jonquera une batterie de mortier et une batterie de canon au col de Porteil.

Arrivant du Boulou, les 6 000 assiégeants espagnols armés de 34 canons cherchent d'abord à réduire deux ouvrages avancés sur le flanc nord du fort principal.

Le bataillon Vallespir d'émigrés français combat aux côtés des Espagnols.

Pendant les opérations de siège, 3 350 Français essaient d'escorter un convoi de ravitaillement jusqu'à la forteresse, mais sont repoussés le 29 mai 1793.

Le 30 mai 1793, Antonio Ricardos fait élever une batterie de 16 canons à 1 200 pas de Fort-les-Bains.

Le 3 juin 1793, 350 Français livrent l'ouvrage avancé après un bombardement.

Deux jours plus tard, le Fort Lagarde tombe après la coupure de son approvisionnement en eau, et 200 autres soldats français deviennent prisonniers de guerre.

Pendant plusieurs semaines, les canons de siège espagnols pilonnent la forteresse jusqu'à faire une brèche praticable dans le mur principal.

Sur les 50 bouches à feu françaises, 42 sont alors démontées.

À la perspective de subir un assaut avec ses défenses compromises, Bois-Brûlé livre formellement Bellegarde le 25 juin 1793 après que les deux tiers du conseil de guerre qu'il a réuni a opté pour la capitulation.

Les soldats restants de la garnison sont réduits en captivité.

Pendant le siège d'un mois, les Français ont enregistré 30 tués, 56 blessés et 1 450 prisonniers.

Les pertes espagnoles sont inconnues.

Durant le siège, le fort a reçu un total de 23 073 boulets, 4 021 bombes et 3 521 grenades.

Une fois acquis le fort de Bellegarde qui domine la ville frontière du Perthus, l'armée espagnole peut utiliser le col du Perthus comme axe de ravitaillement.


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