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Événements contenant la ou les locutions cherchées



20 événements affichés, le premier en 1287 - le dernier en 1342



Naissance de Robert III d'Artois

Robert III d'Artois naît en 1287 fils de Philippe d'Artois, Seigneur de Conches-en-Ouche, et de Blanche de Dreux, Dame de Brie-Comte-Robert.



Mariage de Philippe d'Artois avec Blanche de Dreux

Philippe d'Artois épouse en 1290 Blanche de Dreux, Dame de Brie-Comte-Robert, fille de Jean II de Bretagne, Duc de Bretagne, et de Béatrice d'Angleterre. Leurs enfants sont :



Mort de Philippe d'Artois Seigneur de Conches-en-Ouche

Robert III d'Artois n'a que 11 ans quand survient, le 11 septembre 1298, la mort de son père Philippe d'Artois suite aux blessures qu'il a reçues à la bataille de Furnes. Il est inhumé à Saint-Jacques à Paris.

La disparition précoce de son père est une des causes indirectes pour que Robert III d'Artois soit écarté de la succession du comté d'Artois.



Mariage de Charles Ier de Valois avec Catherine de Courtenay

Charles Ier de Valois est veuf de Marguerite de Sicile.

Charles Ier de Valois épouse à Saint-Cloud le 8 février 1301 Catherine de Courtenay, fille de Philippe Ier de Courtenay et de Béatrice de Sicile. Leurs enfants sont :

Charles Ier de Valois a alors des prétentions sur le titre d'Empereur titulaire de Constantinople


Soldats flamands à la Bataille de Courtrai - détails de la Malle de Courtrai Bataille des Éperons d'Or par le peintre Nicaise de Keyser- 1836

Bataille de Courtrai

Mort de Robert II d'Artois

Mahaut d'Artois Comtesse d'Artois

Mort de Raoul II de Clermont-Nesle

Mort de Guy Ier de Clermont-Nesle

Mort de Simon de Melun Maréchal de France

Mort de Godefroy de Brabant Seigneur d'Aerschot et de Vierzon

Mort de Jean de Brabant

Mort de Guillaume II de Fiennes Baron de Fiennes et de Tingry

Gaucher V de Châtillon-sur-Marne Connétable de France

Après les Matines de Bruges les rebelles tiennent le pays sauf deux places fortes importantes, Cassel et Courtrai. La ville de Courtrai est prise par Gui de Dampierre dans les premiers jours de juillet 1302 et la garnison française se réfugie dans le château.

Entre-temps le roi Philipe IV le Bel lève une armée à la tête de laquelle se trouve le comte Robert II d'Artois.

Guillaume V de Juliers, neveu de Gui de Dampierre, rejoint alors son oncle au siège de Courtrai ainsi que Jean Ier de Namur, le frère de celui-ci.

Le 8 juillet 1302, les deux armées se font face. Les forces en présence sont déséquilibrées.

Les troupes flamandes, les "Klauwaerts", la "piétaille flamande", sont composées de 20 000 combattants, des hommes à pied munis du goedendag, lourde lance hérissée d'une pointe métallique. Ils prennent position sur un plateau bordé par la Lys d'une part et des marécages d'autre part, le long d'un fossé en demi-lune. Derrière eux se trouvent les murailles du château de Courtrai.

Les troupes françaises, environ 50 000 hommes, constituée d'archers italiens, de fantassins et de chevaliers, s'amassent dans la plaine de Groeninghe. Elle se partage en 3 corps :

Combattent également lors de cette bataille :

Robert II d'Artois, sûr de la victoire, rejette la suggestion de contourner l'armée flamande.

Le 11 juillet 1302 au matin, les archers italiens entament les hostilités avec un certain succès.

Après un échange de flèches et de carreaux d'arbalètes, les Français font avancer leurs fantassins jusqu'au fossé.

Les chevaliers français, impatients de récolter les fruits d'une victoire qu'ils jugent facile, s'élancent et dans la précipitation s'embourbent dans les marécages.

Le corps d'armée de Raoul II de Clermont-Nesle puis celui de Robert d'Artois s'engouffrent dans ce piège.

Les chevaliers trop lourdement armés ne peuvent s'extirper du bourbier. Le fossé en arc de cercle les empêche de contourner l'obstacle.

Louis Ier de Bourbon commande l'arrière garde française. Il y évite le massacre de ses troupes et sa propre porte perte en se repliant sur Lille une fois la défaite devenue certaine. Étienne II de Sancerre s'enferme dans Lille avec les restes de l'armée française.

L'arrière-garde, commandée par Hugues II de Blois-Châtillon, décide de rebrousser chemin.

Gaucher V de Châtillon-sur-Marne se bat en héros.

Les combattants flamands, peu au fait des us et coutumes de la guerre, massacrent les chevaliers à terre sans chercher à faire de prisonnier. Périssent ainsi dans la bataille un grand nombre de chevaliers français dont :

Les biens de Godefroy de Brabant sont partagés entre ses 4 filles.

Les troupes victorieuses ramènent comme trophées les éperons d'or de tous les chevaliers tombés dans la bataille. Ces trophées orneront l'église Notre-Dame de Courtrai avant d'être récupérés par la France et installés à Dijon.

On trouve des détails de cette bataille sur les panneaux en bois d'une malle : la malle de Courtrai.

Mahaut d'Artois, l'héritière directe de Robert II d'Artois, lui succède comme Comtesse d'Artois en occultant son neveu Robert III d'Artois qui ne songe pas alors à faire valoir une représentation des droits de son père qu'ignore la coutume d'Artois. En compensation Robert III d'Artois reçoit les héritages et apanages normands de Robert II d'Artois.

Pour les Flamands, cette victoire sonne le début de leur indépendance.

Cet événement a acquis une valeur symbolique puisque le jour de la bataille a été choisi comme date de la fête annuelle de la communauté flamande en Belgique.

Il est à noter que les milices flamandes ont bénéficié d'une aide appréciable des Brabançons et des Namurois. Cet aspect semble quelque peu effacé aujourd'hui, dans le but de nourrir le combat pour l'émancipation de la culture flamande.

Guy III de Dampierre, bientôt de retour à la tête de son comté, organise le mouvement de libération qui gagne plusieurs grandes villes de Flandre.

Le roi Philippe IV le Bel sort très affaibli par cette défaite. Il y a perdu une grande partie de sa chevalerie et de son prestige. Il est contraint de lever des impôts pour reconstituer une armée. Il gardera par la suite une grande méfiance vis à vis de la capacité de résistance des troupes flamandes.

Après la mort de Raoul II de Clermont-Nesle, Gaucher V de Châtillon-sur-Marne, Comte de Porcéan, est fait Connétable de France en 1302 par Philippe IV le Bel.



Robert III d'Artois Seigneur de Conches-en-Ouche

Robert III d'Artois devient Seigneur de Conches-en-Ouche en 1309.



Procès de Robert III d'Artois contre Mahaut d'Artois

Robert III d'Artois intente un premier procès à Mahaut d'Artois devant la Cour des pairs en 1309 pour essayer de récupérer son héritage du comté d'Artois et le perd. La cour des pairs adjuge ce fief à sa tante Mahaut d'Artois.



Robert III d'Artois Comte de Beaumont-le-Roger

Robert III d'Artois reçoit en 1310 le comté de Beaumont-le-Roger en dédommagement du comté d'Artois auquel il prétend.



Mariage d'Havet de Divion avec Sara Louchard

Révolte de Robert III d'Artois contre Mahaut d'Artois

Pour renflouer sa fortune, Havet de Divion épouse Sara Louchard, fille d'un riche banquier juif d'Arras.

Robert III d'Artois, soutenu par la noblesse du pays, s'oppose à Mahaut d'Artois, sa tante, et prend la tête d'un mouvement féodal en 1316.

Havet de Divion se joint à la ligue des barons dirigée par Robert III d'Artois.

Il s'empare des biens que possède Thierry d'Hirson (chancelier de Mahaut) à Houdain.

Mahaut d'Artois fait face.

Robert III d'Artois repousse Gaucher V de Châtillon-sur-Marne, prend Arras et Saint-Omer.

Robert III d'Artois force Philippe V le Long, le régent, à déployer l'oriflamme à la basilique de Saint Denis, le 30 octobre 1316.

Incapable de résister, Robert III d'Artois vient se constituer prisonnier au Palais du Louvre.

L'Artois est mis en séquestre.



Mariage de Robert III d'Artois avec Jeanne de Valois

Procès de Robert III d'Artois contre Mahaut d'Artois

Robert III d'Artois épouse en 1318 Jeanne de Valois, Comtesse de Beaumont, fille de Charles Ier de Valois et de Catherine de Courtenay.

Leurs enfants sont :

Robert III d'Artois a une certaine influence au Conseil royal.

Robert III d'Artois intente un nouveau procès à Mahaut d'Artois devant la Cour des pairs en 1318.

Il a le tort d'invoquer la volonté de son père, attestée par un faux fabriqué de toutes pièces par Jeanne de Divion.

Il perd ce nouveau Procès.


Philippe VI de Valois Philippe VI de Valois Philippe VI de Valois

Les Valois directs

Philippe VI de Valois Roi de France

Jeanne II de France Reine de Navarre

Philippe III le Bon Roi consort de Navarre

Incorporation au domaine royal des comtés de Champagne et de Brie

Jeanne II de France Comtesse d'Angoulême et de Mortain

Plusieurs prétendants ont des droits équivalents à la couronne :

Le père de Philippe VI de Valois, Charles Ier de Valois, est le frère cadet de Philippe IV le Bel. Ferry IV de Lorraine se rallie au Comte de Valois.

Édouard III descend en ligne directe de Philippe IV le Bel par sa mère, Isabelle de France, sœur des précédents rois. Il est encouragé par Robert III d'Artois, et appuyé par les ducs de Bourgogne.

Charles II le Mauvais descend en ligne directe de Saint-Louis et de Philippe III le Hardi.

Après moult délibérations, les Grands du royaume, dont Gaucher V de Châtillon-sur-Marne, se décident à laisser la couronne au régent Philippe VI de Valois en 1328.

Philippe, qui plus est, s'il est Valois, descend de Philippe III le Hardi, puisque c'est celui-ci qui donne à Charles, son fils puîné, le comté de Valois en apanage.

Aux yeux des féodaux et des juristes qui les assistent, Philippe VI de Valois a pour principal avantage de n'être ni Anglais ni Navarrais!

Beaucoup plus tard, les juristes tenteront de justifier l'élection de Philippe VI de Valois en invoquant une prétendue "loi salique" qui prohibe la transmission de la couronne par les femmes dans la tribu des Francs Saliens dont sont issus Clovis et ses descendants.

En fait de "loi salique", ils exhibent un vieux document où il est simplement dit à propos de contrats de droit privé : "femme ne peut servir de pont et de planche" !

Un accord intervient en 1328 entre Philippe VI de Valois et Philippe III d'Évreux, époux de Jeanne II de France, l'héritière de Navarre.

Après la mort de ses deux oncles Philippe V le Long et Charles IV le Bel, les droits de Jeanne à la couronne de Navarre sont reconnus en échange de la renonciation aux droits sur la couronne de France et de l'abandon au domaine royal de France des comtés de Champagne et de Brie.

Jeanne II de France devient reine de Navarre. Philippe d'Évreux devient Roi de Navarre à titre consort sous le nom de Philippe III de Navarre.

Jeanne II de France reçoit également le comté d'Angoulême et le comté de Mortain. Poursuivant ses tractations Jeanne II de France obtient Longueville dans le Cotentin. Enfin Jeanne II de France ne tarde pas à échanger le comté d'Angoulême contre des places dans le Vexin : Pontoise, Beaumont-sur-Oise et Asnières-sur-Oise.

En 1328, William Montacute participe à une campagne diplomatique auprès du roi de France et du Pape.

Toujours partisan de l'exclusion des femmes du trône de France, Louis Ier de Bourbon se rallie à Philippe VI de Valois.

Louis Ier de Bourbon est fait pair de France par le nouveau souverain.



Mort de Thierry Larchier d'Hirson

Thierry Larchier d'Hirson meurt en 1328.

Mahaut d'Artois refuse de reconnaître les donations que Thierry a fait par testament à Jeanne de Divion. Pour se venger, elle fournit à Robert III d'Artois de faux titres qui lui permettent de réclamer le comté d'Artois dont il est dépossédé.


Procès de Robert III d'Artois

Procès de Robert III d'Artois à Amiens

Procès de Robert III d'Artois à Amiens, le 9 juin 1329, en présence du roi de France Philippe VI de Valois



Fondation du Collège de Bourgogne

Mort de Jeanne II de Bourgogne

Maison capétienne de Bourgogne

Jeanne III de France Comtesse de Bourgogne et d'Artois

Eudes IV de Bourgogne Comte de Bourgogne et d'Artois

Jeanne II de Bourgogne indique dans son testament que l'on doit vendre l'hôtel de la Tour de Nesle à Paris pour fonder un nouvel établissement à l'Université de Paris, le Collège de Bourgogne.

Jeanne II de Bourgogne, veuve de Philippe V le Long, meurt le 21 janvier 1330 de façon très soudaine.

Jeanne III de France hérite des comtés de Bourgogne et d'Artois.

Eudes IV de Bourgogne devient Comte de Bourgogne et Comte d'Artois en 1330.

La rumeur accuse Jeanne de Divion et Robert III d'Artois d'avoir empoisonné Mahaut d'Artois et sa fille Jeanne II de Bourgogne.

Eudes IV de Bourgogne demande à Philippe VI de Valois une enquête. La guerre de Cent Ans vient d'éclater, l'enquête ne prouvera rien.



Dépossession de Robert III d'Artois de tous ses biens

Exil de Robert III d'Artois

Jeanne de Valois Prisonnière

Mort de Jeanne de Divion

Les faux en écriture sont découverts en 1331.

Robert III d'Artois est dépossédé de tous ses biens. Il fuit la France et trouve refuge en Flandre, puis chez le Duc de Brabant puis à Avignon.

Jeanne de Valois, son épouse, est emprisonnée à Château-Gaillard avec ses 3 fils.

Philippe VI de Valois livre Jeanne de Divion au Parlement. Elle est condamnée et meurt le dimanche 6 octobre 1331 brûlée vive sur la Place aux Pourceaux près de la porte Saint-Honoré.



Bannissement de Robert III d'Artois

Robert III d'Artois est banni en 1332. Ses biens sont confisqués.



Exil de Robert III d'Artois

Robert III d'Artois Comte de Richmond

Robert III d'Artois trouve finalement refuge en Angleterre en décembre 1336.

Robert III d'Artois incite Édouard III d'Angleterre à reconquérir l'héritage du trône de France et fournit beaucoup de renseignements sur la Cour de France. Édouard III fait Robert III d'Artois Comte de Richmond.



Reprise de Bordeaux et de la Guyenne par Philippe VI de Valois

Prenant pour prétexte qu'Édouard III d'Angleterre ne veut pas livrer Robert III d'Artois, déclaré ennemi de la couronne de France, Philippe VI de Valois lui confisque le duché d'Aquitaine : Bordeaux et la Guyenne, le 24 mai 1337.



Bataille de Saint-Omer

Il donne ordre à Robert III d'Artois de prendre 1 000 anglais et plus de 10 000 flamands pour de mener une chevauchée pour tenter de provoquer les français et peut-être de prendre une importante cité fortifiée telle que Saint-Omer.

Pendant ce temps, Édouard d'Angleterre essaie de rassembler une seconde armée en Flandre qu'il compte utiliser pour marcher sur Tournai et y mettre le siège.

Les Français fortifient en conséquence leurs forteresses et leurs positions dans la région.

Ils lèvent des troupes dans le nord de la France.

En juillet 1340, Philippe VI de Valois dispose de 25 000 hommes, la plupart d'entre eux installés dans des places-fortes, notamment Saint-Omer et Tournai.

Robert III d'Artois ne prend aucune précaution pour cacher que Saint-Omer est sa destination car il opére une campagne de destruction sur un chemin menant droit à la ville.

Philippe VI de Valois, en réaction, envoie un millier d'hommes à Saint-Omer, sous le commandement d'Eudes IV de Bourgogne, et les fait suivre une semaine plus tard par une force de la même importance dirigée par Jean Ier d'Armagnac.

La majeure partie de la population de Saint-Omer est évacuée, ses faubourgs sont démolis et ses murs fortifiés.

Robert III d'Artois pense qu'il y a des partisans pro-flamands dans la ville et qu'il va aisément s'en faire ouvrir les portes.

Il continue s'approche de Saint-Omer. Le 25 juillet 1340, il rase la ville voisine d'Arques avant de s'approcher de la lisière orientale de Saint-Omer en prévision d'une attaque.

La massive armée de Philippe VI de Valois progresse lentement vers Robert III d'Artois. Il devient vite évident aux commandants anglais et flamands que le temps manque pour un siège car dans quelques jours leur armée sera piégée entre l'armée royale et la garnison de Saint-Omer.

Forcé de battre en retraite, Robert III d'Artois range ses forces devant la ville pour offrir à la garnison une chance de livrer bataille.

Il place :

Derrière cette force se trouvent en réserve des hommes de toute la Flandre et le campement de l'armée.

Eudes IV de Bourgogne et Jean Ier d'Armagnac savent que Philippe VI de Valois approche et sont résolus à attendre son arrivée avant de livrer bataille.

Philippe de Bourgogne combat avec Eudes IV de Bourgogne, son père.

Mais ce plan est réduit à néant quand un certain nombre de chevaliers français, désireux de donner l'assaut au mépris des ordres de leurs chefs, charge l'aile gauche de l'armée anglo-flamande.

Ils sont repoussés des barricades adverses mais, comme ils font retraite, l'infanterie d'Ypres les suit en terrain ouvert.

Voyant cela, les français font demi-tour et chargent à nouveau, créant une féroce mêlée.

Depuis les murs de la ville, les deux commandants français voient une brèche dans la ligne ennemie et organisent une sortie avec 400 de leurs meilleurs chevaliers.

Jean Ier d'Armagnac assaille le flanc gauche adverse, déjà affaibli, et pratique rapidement une percée.

Mettant en déroute les flamands, les chevaliers d'Armagnac entrent dans le campement ennemi et font un massacre sur la réserve totalement désorganisée, tuant des milliers d'hommes alors que ceux-ci prennent la fuite et pillant les bagages.

Le chaos qu'ils sèment à l'arrière des lignes anglo-flamandes est nénamoins peu utile car ils perdent la cohésion qui leur aurait permis de tomber sur l'aile droite de Robert III d'Artois depuis l'arrière et d'annihiler son armée.

Pendant ce temps, les troupes placées au centre et sur l'aile droite soutiennent la charge des chevaliers d'Eudes IV de Bourgogne avec discipline et font pleuvoir des volées de flèches sur les français.

Inconscients du carnage qui se déroulent derrière eux, les anglo-flamands écrasent les français sous le poids du nombre et les repoussent vers la ville, s'engageant dans une furieuse mêlée dans les rues du faubourg nord, qui n'a pas été démoli.

Une violente action d'arrière-garde de la part de la garnison empêche les forces de Robert III d'Artois d'entrer dans Saint-Omer et laisse le temps aux chevaliers rescapés d'Eudes IV de Bourgogne de se réfugier derrière les portes.

Personne dans la ville ou dans l'armée de Robert III n'est conscient que, moins de deux kilomètres derrière eux, les français sont maîtres du terrain.

Comme le crépuscule s'installe, les forces de Robert III d'Artois et de Jean Ier d'Armagnac regagnent leurs positions respectives ce qui a pour résultat une série d'escarmouches débridées dans l'obscurité, sans aucun combat d'importance toutefois.

Au matin du 27 juillet 1340, l'ampleur du désastre qui a frappé sa réserve apparaît à Robert III d'Artois.

Ayant échoué à s'emparer de la ville et à vaincre les français sur le champ de bataille, il sait qu'il doit abandonner sa campagne avant que l'armée de Philippe VI de Valois ne lui coupe la retraite vers la Flandre.

Abandonnant tout ce qui n'est pas aisément transportable, Robert III d'Artois rejoint l'armée d'Édouard III d'Angleterre en prétendant avoir remporté une victoire partielle.

Il laisse derrière lui près de 8 000 flamands tués, en majorité des troupes qui faisaient partie de la réserve, soit beaucoup plus que les français dont les pertes sont assez faibles.

La bataille de Saint-Omer a toutefois peu de conséquences à long terme car les forces principales des deux camps sont intactes et la situation stratégique demeure inchangée. Il y a néanmoins des conséquences à court terme.

Le moral des troupes flamandes de l'armée d'Édouard III d'Angleterre s'effondre, ce qui provoque de graves problèmes à l'intérieur de l'armée qui va se diviser sur des discussions à propos de la solde et de la confiance en son commandant.

Le sud de la Flandre est laissé sans défense car les hommes prévus pour ce faire sont morts devant Saint-Omer et les français sont donc libres de mener des raids dans cette zone et de causer des ravages à l'arrière de l'armée d'Édouard III d'Angleterre, ce qui provoque des problèmes de ravitaillement.

Et enfin, les villes qui ont souffert le plus de pertes durant la bataille, Bruges et Ypres, ainsi que quelques bourgeois de Gand, font des ouvertures de paix à Philippe VI de Valois et amoindrissent leur soutien aux anglais en termes d'hommes et de provisions.

Édouard III d'Angleterre n'est cependant pas découragé dans son projet d'invasion du nord de la France et, peu après, quitte ses positions à Gand pour mettre le siège devant Tournai, siège qui va se révéler infructueux.



Luttes entre français et anglais en Bretagne

Mort de Robert III d'Artois

Olivier IV de Clisson Prisonnier

En janvier 1342, le château de Blain appartenant à Olivier IV de Clisson est choisi comme quartier-général par Robert Bertrand, lieutenant du roi envoyé par Philippe VI de Valois pour aider à ramener les partisans Jean de Montfort à l'obéissance envers Jeanne de Penthièvre, la duchesse légitime.

Début mai 1342, Charles de Blois-Châtillon, Louis Ier de Blois-Châtillon, Louis de La Cerda prennent Rennes après quelques jours de siège.

En 1342, le château de Jugon est repris par Charles de Blois-Châtillon.

En mai 1342, l'armée Charles de Blois-Châtillon s'empare d'Auray de Vannes, de Guérande et du Croisic.

En mai 1342, Walter Mauny arrive à Brest et s'attaque à Tregarantec, où il s'empare d'Hervé de Léon.

Jeanne la Flammes, épouse de Jean de Montfort, est assiégée à Hennebont par Charles de Blois-Châtillon dès fin mai 1342.

Fin juin 1342, Jeanne la Flammes reçoit un secours anglais de 6 000 hommes amenés Walter Mauny.

Début juillet 1342, les français mène un raid sur Portsmouth, port que vient de quitter l'escadre de Guillaume de Bohun, Comte de Northampton, composée de 260 nefs, 1350 hommes, destinée à la sauvegarde de Brest.

De juillet à août 1342, l'armée de Charles de Blois-Châtillon, qui a reçu des renforts, prend Auray, Vannes, Guérande, Guémené mais échoue devant Quimperlé.

À la mi août 1342, ils mettent le siège devant Brest où s'est réfugiée Jeanne la Flammes, par terre. Les Génois pour Charles de Blois-Châtillon tiennent la mer.

Le 18 août 1342, Guillaume de Bohun arrive en vue de Brest, attaque et détruit les génois.

Sur terre, les assiégeants quittent leurs positions, pensant que les 260 nefs contiennent une trop forte armée.

Guillaume de Bohun bat les troupes de Charles de Blois-Châtillon près de Lanmeur le 29 septembre 1342, où Geoffroy de Charny est fait prisonnier;

Début octobre 1342, Marigny prend Sainte-Bazeille.

En octobre 1342, Édouard III d'Angleterre est en Bretagne avec Pembroke, Salisbury, Suffolk et Robert III d'Artois.

Henry de Grosmont combat en Bretagne.

Robert III d'Artois commande une flotte anglaise.

Ils prennent Vannes et doivent ensuite l'abandonner car ils sont aussitôt assiégés par les partisans de Charles de Blois-Châtillon.

Robert III d'Artois est battu à Beauvoir par une escadre hispano-génoise, puis est blessé mortellement sous les remparts de Vannes.

Robert III d'Artois meurt en octobre 1342 de ses blessures. Il est inhumé en la cathédrale Saint-Paul à Londres.

Pris dans un combat, Olivier IV de Clisson demeure quelque temps prisonnier des Anglais, auxiliaires Jean de Montfort.

En novembre 1342, les anglais prennent Roche-Periou, Redon, Malestroit, Ploërmel, Pontivy. Casseneuil se donne aux anglais.

En décembre 1342, les anglais saccagent les faubourgs de Dinan, et la région de Dol-de-Bretagne.

Édouard III d'Angleterre est repoussé à Vannes et à Rennes. Il bloque Charles de Blois-Châtillon à Nantes. C'est alors le statu quo.


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