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Événements contenant la ou les locutions cherchées



152 événements affichés, le premier en 1548 - le dernier en 1889



Naissance de François IV du Plessis de Richelieu

François IV du Plessis de Richelieu naît à Richelieu en Indre-et-Loire en 1548, fils de Louis du Plessis (mort en 1551), Seigneur de Richelieu, et de Françoise de Rochechouart (vers 1520-1595).



Reprise du château de Caen

Une troupe de 2 000 hommes, commandée par François IV du Plessis de Richelieu, reprend finalement le château de Caen le 14 avril 1563.


François IV du Plessis de Richelieu

Mariage de François IV du Plessis de Richelieu avec Suzanne de La Porte

François IV du Plessis de Richelieu épouse vers 1566 Suzanne de La Porte. Leurs enfants sont :



Naissance de Richelieu

Armand Jean du Plessis de Richelieu naît à Paris le 9 septembre 1585, fils de François IV du Plessis, Seigneur de Richelieu, et de Suzanne de La Porte.

Sa famille, bien qu'elle n'appartienne qu'à la petite noblesse du Poitou, possède un certain éclat :



François IV du Plessis de Richelieu Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit

François IV du Plessis de Richelieu devient Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit en 1585.



Naissance de Nicole du Plessis-Richelieu

Nicole du Plessis-Richelieu naît en 1587, fille de François IV du Plessis de Richelieu et de Suzanne de La Porte.



Mort de François IV du Plessis de Richelieu Seigneur de Richelieu, de Beçay et de la Vervolière

François IV du Plessis de Richelieu est Conseiller d'État, Grand Prévôt de France et Capitaine des Gardes du Corps d'Henri IV de France.

François IV du Plessis, meurt au combat dans les Guerres de Religion à Gonesse dans le Val-d'Oise le 10 juillet 1590.

Il laisse une famille endettée. La générosité d'Henri IV de France permet cependant à cette famille de ne pas connaître de difficultés financières.

Richelieu n'a que 5 ans.



Richelieu élève au Collège de Navarre

En 1594, à l'âge de 9 ans, le jeune Richelieu est envoyé à Paris, au Collège de Navarre, pour étudier la philosophie. Ensuite, il commence à recevoir une formation pour suivre une carrière militaire et marcher sur les traces de son père.



Mariage de René de Vignerot avec Françoise du Plessis

René de Vignerot épouse en 1603 Françoise du Plessis, sœur de Richelieu. Leurs enfants sont :



Naissance de Marie-Madeleine de Vignerot

Marie-Madeleine de Vignerot ou de Pontcourlay naît au château de Gîenay, en Vendée en 1604, fille de René de Vignerot ou Wignerod, seigneur de Pontcourlay, de Glenay et du Breuil de Geay, et de Françoise du Plessis de Richelieu, la sœur de Richelieu.



Alphonse-Louis du Plessis Moine à la Grande Chartreuse

Réorientation de Richelieu vers une carrière religieuse

Destiné à une carrière militaire, Richelieu se trouve dans l'obligation en 1605 de se tourner vers une carrière religieuse, son frère Alphonse-Louis du Plessis ayant refusé l'évêché de Luçon pour devenir moine en rentrant à la Grande Chartreuse, sa famille refusant de perdre ce qu'elle considérait comme une véritable source de profit. Cette perspective de devenir évêque ne lui déplaît nullement car il est frêle et maladif et des études universitaires l'attirent davantage. Richelieu commence ses études de théologie.



Richelieu Évêque de Luçon

Richelieu est nommé Évêque de Luçon le 18 décembre 1606 par le roi Henri IV de France.



Investiture de Richelieu comme Évêque de Luçon par le Pape

Richelieu reçut le 14 avril 1607 l'investiture canonique par le pape Paul V à Rome, obtenant ainsi la dispense d'âge lui permettant d'être évêque à 22 ans au lieu de 23.



Naissance d'Hardouin de Péréfixe de Beaumont

Paul Philippe Hardouin ou Hardouin de Péréfixe de Beaumont naît à Châtellerault dans la Vienne entre 1605 et 1608, fils de Jean de Péréfixe et de Claude de Lestang (morte en 1640).

Il est issu d'une famille d'origine napolitaine.

Jean de Péréfixe est maître d'hôtel de Richelieu.



Arrivée de Richelieu à Luçon

Richelieu arrive à Luçon le 15 décembre 1609. Peu après son installation dans son diocèse, il montre son caractère de réformateur catholique en étant le premier évêque en France à mettre en œuvre les réformes institutionnelles que le Concile de Trente avait prescrites entre 1545 et 1563.


Père Joseph L'Éminence grise de Jean-Léon Gérôme

Amitié de Richelieu avec le Père Joseph

Vers 1609, le Père Joseph, qu'on appelle "Éminence grise" en référence à la couleur grise de son froc devient l'ami et le confident le plus proche de Richelieu, "Son Éminence". Par la suite, Richelieu l'emploie souvent comme agent à l'occasion de tractations diplomatiques.

Grâce à son vaste réseau de moines capucins, le Père Joseph crée un service de renseignements au service de Richelieu. Les moines devenus agents de renseignements lui permettent en effet d'avoir en permanence des informations confidentielles en provenance des différentes zones de conflits.



Pierre de Bérulle Chef du Conseil de Marie de Médicis

Pierre de Bérulle devient chef du Conseil de la Reine Mère, Marie de Médicis.

Pierre de Bérulle est en outre l'un des membres influents du parti dévot ce qui lui valut l'inimitié de Richelieu.



Mort de François de Bourbon-Condé

Mariage de François de Bassompierre avec Louise-Marguerite de Lorraine

François de Bourbon-Condé, Prince de Conti, meurt à Paris en 1614. Louise-Marguerite de Lorraine est sa veuve. François de Bassompierre épouse secrètement Louise-Marguerite de Lorraine, fille d'Henri Ier de Guise et conspire avec lui contre le cardinal de Richelieu.



Traité de Sainte-Ménehould

Convocation des États généraux

Richelieu Député du clergé aux États généraux

En 1614, Henri II de Bourbon-Condé, César de Bourbon, Henri de Mayenne, Henri de Gondi se révoltent contre Concino Concini.

Henri II de Bourbon-Condé veut empêcher le mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche.

Henri II de Rohan conseille la Reine pour combattre cette révolte.

Les premières prises d'armes des grands se concluent avec le traité négocié par Henri II de Bourbon-Condé avec Marie de Médicis à Sainte-Menehould, le 15 mai 1614 :

Henri II de Bourbon-Condé ne parvient pas à structurer son opposition au pouvoir royal.

Marie de Médicis couvre d'or les nobles et leur promet la convocation des états généraux.

Les États généraux sont convoqués par Louis XIII en 1614.

Richelieu se fait élire député du clergé poitevin aux États généraux devant se tenir à Paris.

Léonor de Valençay, abbé de Bourgueil, est député du clergé.

Odet de La Noue assiste aux États généraux.

Gabriel de L'Aubespine est délégué par le clergé aux États Généraux.

Louis III de Lorraine participe à ces États généraux.

Jacques Davy du Perron soutient les doctrines ultramontaines contre le tiers état. II fait condamner le De ecclesiastica et politica potestate de Richer. Le pape lui en adresse des remerciements.

Marie de Médicis s'engage à concrétiser l'alliance avec l'Espagne et à faire respecter les thèses du concile de Trente.

Les réformes de la Paulette et de la taille restent lettre morte.

Le clergé joue le rôle d'arbitre entre le Tiers État et la noblesse qui ne parvenaient pas à s'entendre.

Le lieutenant civil Henri de Mesmes déclare que les ordres sont frères et enfants d'une mère commune, la France. Un des représentants de la noblesse lui répond qu'il se refuse à être le frère d'un enfant de cordonnier ou de savetier.

Cet antagonisme profite à la Cour qui prononce bientôt leur clôture.



Réunion des États généraux

Richelieu porte-parole des États généraux

Aux États généraux de 1614 à 1615, avec le soutien du cardinal Jacques Du Perron et malgré l'opposition du tiers état, François de la Rochefoucauld obtient que l'assemblée générale du clergé adopte les décrets du concile de Trente, avec quelques réserves cependant, qui protègent des libertés de l'Église gallicane.

Seule une réforme profonde du clergé peut enrayer le progrès du calvinisme en France.

Richelieu se fait élire porte-parole de l'assemblée.

En présence de la régente Marie de Médicis, Richelieu y fait l'éloge du gouvernement dans son discours de clôture le 23 février 1615.

Les États généraux ne donnent aucune satisfaction à la noblesse, donnant libre champ à Marie de Médicis.

Ces États généraux sont les derniers avant ceux plus connus de 1789.



Richelieu Grand Aumônier d'Anne d'Autriche

Richelieu est nommé par Marie de Médicis en novembre 1615 Grand Aumônier auprès de la future reine Anne d'Autriche.



Disgrâce de Nicolas Brûlart de Sillery

Richelieu Secrétaire d'État

Détesté par la noblesse et le peuple, Concino Concini voit néanmoins grandir son influence politique.

En 1616, Concino Concini obtient la disgrâce du chancelier et garde des sceaux, Nicolas Brûlart de Sillery.

Concino Concini fait nommer ministre Richelieu, Claude Mangot et Barbin.

Richelieu commence par servir le parti adverse de Louis XIII, sous l'autorité de Concino Concini, maréchal d'Ancre et de Marie de Médicis, la reine mère, dont il est d'abord le courtisan et le favori avant d'en devenir l'ennemi irréconciliable.

Le 25 novembre 1616, Richelieu, Grand Aumônier d'Anne d'Autriche, est nommé secrétaire d'État pour la guerre et les Affaires étrangères. Il le restera 5 mois.



Guerre des mécontents

Démantèlement du château de Pierrefonds

En mars 1617, le château de Pierrefonds est la propriété de François-Hannibal d'Estrées, membre du parti des mécontents mené par Henri II de Bourbon-Condé.

Le château est assiégé et pris par les troupes envoyées par Richelieu, secrétaire d'État à la Guerre.

Son démantèlement est entrepris, mais n'est pas mené à son terme en raison de l'ampleur de la tâche.

Les ouvrages extérieurs sont rasés, les toitures détruites et des saignées sont pratiquées dans les tours et les courtines.


Louis XIII par Philippe de Champaigne

Mort de Concino Concini

Prise du pouvoir par Louis XIII

Exil de Marie de Médicis à Blois

Marie de Médicis et Louis XIII son fils, s'entendent mal.

Il se sent humilié par la conduite de sa mère.

Afin d'accéder au pouvoir, Louis XIII opère un coup de force.

Louis XIII ne peut arrêter Concino Concini qui dispose d'une armée personnelle de plus de 7 000 hommes (sans compter ses partisans).

Aidé de Charles d'Albert, son maître de fauconnerie, et de quelques fidèles, le roi fait assassiner Concino Concini à coups de pistolet par le baron de Vitry, Capitaine des gardes du corps, le 24 avril 1617 dans la cour du Louvre.

Concino Concini est discrètement enterré en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois.

Louis XIII remercie chaleureusement les meurtriers : Grand merci à vous, à cette heure, je suis roi !

On sait par plusieurs mémorialistes que Charles d'Albert a déconseillé au roi d'exécuter Concini et a même proposé la médiation de l'évêque de Carcassonne.

Louis XIII décide de rappeler au Conseil les conseillers d'Henri IV de France, surnommés les barbons en raison de leur grand âge.

On pout s'attendre à la reprise de la politique d'affrontement avec l'Espagne. Pourtant, la tendance est à l'époque à un rapprochement entre puissances catholiques.

Louis XIII remplace Concino Concini par son propre favori, Charles d'Albert qui cependant ne joue pas un rôle prépondérant au sein du conseil du roi.

Très rapidement Charles d'Albert accumule les titres et les fortunes. Son avancement crée des mécontentements, d'autant qu'il est un très mauvais homme d'État.

Louis XIII exile Marie de Médicis à Blois. Catherine de Clèves partage l'exil de celle-ci.

Richelieu se trouvant alors du mauvais côté doit suivre la reine mère à Blois puis Richelieu est confiné dans son évêché.

Henriette-Marie de France est séparée de Marie de Médicis, sa mère entre 1617 et 1620.



Mariage d'Urbain de Maillé-Brézé avec Nicole du Plessis-Richelieu

Urbain de Maillé-Brézé épouse le 25 novembre 1617 Nicole du Plessis-Richelieu, fille de François IV du Plessis de Richelieu et de Suzanne de La Porte. Leurs enfants sont :


Traité d'Angoulême - par Peter Paul Rubens (1577–1640) - peint entre 1621 et 1625 - Musée du Louvre

Première guerre de Marie de Médicis contre Louis XIII

Traité d'Angoulême

Le 22 février 1619, Marie de Médicis, s'échappe du château de Blois et lève une armée, déclenchant une guerre civile contre Louis XIII, son fils.

Charles Ier de Lorraine cautionne l'évasion de Marie de Médicis.

La fidélité de Jean-Louis de Nogaret à la régente semble indéfectible. Jean-Louis de Nogaret prend les armes pour la soutenir jusqu'à ce qu'elle soit réintroduite à la cour.

Charles d'Albert conseille au roi le rappel de Richelieu pour inciter la reine-mère à négocier.

En mars-avril 1619, François de la Rochefoucauld, Philippe de Béthune et Pierre de Bérulle, participent aux négociations entre Marie de Médicis, réfugiée à Angoulême auprès de Jean-Louis de Nogaret, et Louis XIII, son fils.

Le Traité d'Angoulême du 30 avril 1619, négocié par Richelieu, signé le 30 juillet 1619, réconcilie officiellement le fils et la mère.

Louis XIII cède à Marie de Médicis les villes d'Angers et de Chinon, mais lui interdit de revenir au conseil.

Il ne s'agit pas d'une reculade de Louis XIII dont l'armée est à quelques lieues d'Angoulême, mais d'une volonté de réconciliation.



Naissance de Jean Armand de Maillé-Brézé

Jean Armand de Maillé-Brézé naît à Milly le 18 octobre 1619, fils d'Urbain de Maillé-Brézé et de Nicole du Plessis-Richelieu.

Il est élevé et protégé par Richelieu.


Réconciliation de Marie de Médicis et Louis XIII - par Rubens - au palais du Luxembourg

Deuxième guerre entre Marie de Médicis et Louis XIII

Prise de Rouen

Siège du château de Caen

Bataille des Ponts-de-Cé

Traité d'Angers

Construction du Palais du Luxembourg

Une faction de grands seigneurs opposés au retour en grâce d'Henri II de Bourbon-Condé se forme autour de Marie de Médicis.

De la Normandie au Languedoc, ils arment leurs places fortes au nom de la reine mère :

Le 4 juillet 1620, Louis XIII prend le parti de la guerre.

Entre le 7 juillet et le 7 août 1620, Louis XIII mène lui-même l'armée royale.

Louis XIII reprend Rouen le 10 juillet 1620.

Henri II de Valois-Longueville, Gouverneur de Normandie, prend le parti de Marie de Médicis.

Le capitaine Prudent, fidèle au gouverneur qui lui a confié le commandant du château, braque les canons sur la ville qui demande au roi d'intervenir.

Du 14 ou 17 juillet 1620, Louis XIII, assisté par César de Choiseul du Plessis-Praslin, assiège le château qui finit par se rendre.

Jacques Rouxel suit sa véritable vocation, le métier des armes. Jacques Rouxel fait ses premières armes au siège de Caen.

Certains proposent alors de faire raser le château, mais le roi préfère garder la forteresse malgré son faible intérêt militaire. C'est le dernier fait d'armes important dans lequel le château joue un rôle direct.

Henri de Gondi participe à la bataille des Ponts-de-Cé du côté de Marie de Médicis le 7 août 1620. Il fait défection, entraînant avec lui ses 1 500 hommes ; l'armée amputée d'un tiers de ses hommes ne peut résister à l'assaut des troupes de Louis XIII qui écrasent l'armée de Marie de Médicis.

Charles d'Albert ne participe à aucun de ces affrontements.

Charles d'Albert favorise à nouveau la réconciliation entre la mère et le fils.

Par crainte de voir sa mère poursuivre des complots, tant qu'elle reste en exil, Louis XIII accepte son retour à la cour de France, et se réconcilie avec elle.

Richelieu qui fait conclure le traité d'Angers acquiert une réputation de fin négociateur.

Marie de Médicis revient alors à Paris, où elle s'attache à la Construction de son Palais du Luxembourg.



Pierre de Bérulle Conseiller d'État

Après la réconciliation de Louis XIII avec Marie de Médicis, Pierre de Bérulle est nommé conseiller d'État, mais en raison de sa politique favorable à l'Autriche et opposée à celle de Richelieu, celui-ci l'écarte rapidement du pouvoir.



Naissance d'Henri Coiffier de Ruzé

Henri Coëffier ou Henri Coiffier de Ruzé et d'Effiat, dit Cinq-Mars, naît le jeudi 5 mars 1620, fils d'Antoine Coëffier de Ruzé, Marquis d'Effiat (1581-1632) et de Marie de Fourcy (morte en 1670).

Antoine Coëffier de Ruzé est un ami proche de Richelieu.



Construction du Palais-Royal

Le Palais-Royal, appelé à l'époque Palais Cardinal, est construit par l'architecte Jacques Lemercier à la demande du cardinal de Richelieu à partir de 1622.

Son emplacement correspond pour partie à celui qu'occupait l'hôtel de Rambouillet.


Cardinal de Richelieu - par Philippe de Champaigne

Richelieu Cardinal

Ayant réussi les négociations entre Marie de Médicis et Louis XIII, le chapeau de cardinal est donné à Richelieu en récompense le 5 septembre 1622. Grégoire XV promeut Richelieu cardinal

Marie de Médicis effectue peu à peu son retour politique. Richelieu parvient même à la faire revenir au Conseil du roi.

À cette époque, Marie de Médicis joue un rôle de mécène très important en commandant de nombreuses peintures, notamment à Guido Reni et surtout à Rubens qu'elle fait venir d'Anvers pour l'exécution d'une galerie de peintures consacrée à sa vie. De nos jours, il subsiste 24 tableaux qui sont conservés au Louvre.


Louis XIII en 1622- par Dumonstier

Siège de Montpellier

Brûlart de Sillery, le marquis de Puisieux et La Vieuville Ministres

Louis de Marillac Capitaine des gens d'armes de la reine

Louis de Marillac Lieutenant général des évêchés de Metz, Toul et Verdun

Mort de Léonor II d'Orléans

Mort d'Antoine Pont du Roure

Louis XIII mène les sièges de Sommières, de Lunel contre les Protestants.

Les troupes de Louis XIII commandées par Henri II de Bourbon-Condé assiège Montpellier de février à octobre 1622.

Jean de Saint-Bonnet participe à ce siège au coté de Louis XIII.

Claude de Lorraine participe au siège de Montpellier.

Claude de Lorraine est fait Grand Fauconnier de France en 1622 après les rébellions huguenotes.

Henri II de Rohan, chef protestant, défend la ville ce que le roi ne lui pardonnera jamais complètement.

Le siège est levé au bout de 6 semaines, une épidémie s'étant déclarée dans le camp royal.

Louis de Marillac prend part à toutes les opérations contre les Huguenots du Languedoc.

Léonor II d'Orléans meurt à Montpellier le 3 ou le 5 septembre 1622 lors du siège.

Avec lui, s'éteint la branche des Orléans Longueville, Comtes de saint Paul

Antoine Pont du Roure, Marquis de Combalet, est tué lors du siège de Montpellier.

Veuve, belle, riche, entourée d'adulateurs, Marie-Madeleine de Vignerot refuse de se remarier.

Elle veut fuir le monde et s'enfermer dans le cloître. Son tuteur, Richelieu, s'y oppose pour la garder près de lui. Elle se dévoue dès lors aux œuvres de religion et de charité.

Marie-Madeleine de Vignerot loge à Paris, chez Richelieu, son oncle, au Petit Luxembourg, au 17, rue de Vaugirard.

À son salon se pressent tous les solliciteurs qui espérent rencontrer Richelieu en personne.



Intronisation de Richelieu

Richelieu est intronisé Cardinal à Lyon le 12 décembre 1622.


Richelieu

Richelieu au Conseil du Roi

Le 29 avril 1624, Richelieu entre au Conseil du Roi avec la protection de la reine mère, Marie de Médicis, et presque malgré Louis XIII qui se méfie de lui.

Sa relation avec Richelieu est assez complexe et évolue sans doute avec le temps. Se noue alors entre le jeune roi Louis XIII et Richelieu une grande confiance et une affection réelle.

La plupart des historiens mettent en évidence l'étroitesse des relations entre Louis XIII et Richelieu qui écrivit : "Je soumets cette pensée comme toutes les autres à votre majesté" pour signifier au roi qu'il ne tenterait jamais de gouverner à sa place.

Les deux hommes partagent une même conception de la grandeur de la France et des priorités qui s'imposent dans le domaine politique.

Arrivé au pouvoir, Richelieu reprend implacablement à son compte les grands objectifs d'Henri IV de France :

Le cardinal de Richelieu est parfois considéré comme le premier des Premiers ministres que le monde ait connu.

Louis XIII est l'auteur de cet éloge sur le cardinal : "Le cardinal de Richelieu est le plus grand serviteur que la France ait eu".



Duel entre Marc-Antoine de Malherbe et Raymond Audebert

En juin 1624, Marc-Antoine de Malherbe tue en duel Raymond Audebert, un bourgeois d'Aix. Marc-Antoine de Malherbe écrit à Monseigneur le Cardinal de Richelieu pour lui demander grâce. Mais il est décrété de prise de corps par le Parlement.

François de Malherbe, qui était venu passer quelques mois à Aix à la même époque, emmène aussitôt avec lui son fils à Paris et l'envoie de là en Normandie pour le mettre à l'abri.



Mort de Nicolas Brûlart de Sillery

Richelieu, inspiré par La Vieuville, retire le poste de Garde des sceaux à Nicolas Brûlart de Sillery en 1624.

Nicolas Brûlart de Sillery meurt le 1er octobre 1624.


Charles IV de Lorraine

François II de Lorraine Duc de Lorraine et de Bar

Charles IV de Lorraine Duc de Lorraine et de Bar

Charles IV de Lorraine ne se contente pas d'une position de prince consort et entreprend avec François II de Lorraine, son père, d'arriver au pouvoir.

François II de Lorraine s'appuyant sur le testament de René II d'Anjou qui spécifiait que duché ne pouvait se transmettre qu'en lignée masculine, revendique le duché de Lorraine.

Les États Généraux de Lorraine estiment sa requête légitime et il devient Duc de Lorraine et de Bar le 21 novembre 1625 sous le nom de François II de Lorraine.

Il en profite pour rembourser ses dettes avec les finances ducales.

Le 26 novembre 1625, François II de Lorraine abdique en faveur de son fils, qui devient Duc de Lorraine et de Bar sous le nom de Charles IV de Lorraine.

Ce dernier réussit ainsi à écarter Nicole de Lorraine, sa femme, du pouvoir et à devenir seul Duc.

Le fossé qui sépare Nicole de Lorraine de son mari se creuse avec ces événements.

François II de Lorraine se consacre ensuite à la gestion de ses comtés de Vaudémont et de Salins.

D'abord appelée Henriette de Vaudémont, elle devient Henriette de Lorraine lorsque son père puis son frère deviennent ducs de Lorraine.

Les relations entre la France et la Lorraine se dégradent, car Louis XIII refuse de reconnaître les principes du droit qui ont amené Charles IV de Lorraine au pouvoir.

Charles IV de Lorraine soutient discrètement les ennemis de Richelieu et accueille les comploteurs qui peuvent ainsi échapper à la justice royale.

D'ailleurs la politique de Louis XIII et de Richelieu est d'amener la frontière ouest du royaume au bord du Rhin, ce qui implique l'annexion de la Franche-Comté, de l'Alsace et de la Lorraine.



Démantèlement du château de Clermont

Habité jusqu'alors, le château de Clermont en Isère est démantelé sur ordre de Richelieu en 1626.



Duel de François de Montmorency-Bouteville avec Jacques de Thorigny

Mort de Jacques de Thorigny

Interdiction des duels

L'édit du 24 mars 1626, soumis au roi par le cardinal, prévoit pour les délinquants non récidivistes,la perte définitive de toute charge ou dignité que leur aurait été accordée le roi, et une sanction pénale, non capitale, prononcée par la justice royale.

Le comte Jacques de Thorigny meurt le 25 mars 1626 tué en duel par François de Montmorency-Bouteville.

Le 2 juin 1626, Richelieu prend un édit interdisant le duel sous peine de mort dans le cas des récidivistes.


Anne d'Autriche peinte par Rubens en 1625

Complot du comte de Chalais

Mort du comte de Chalais

Jean-Baptiste d'Ornano Prisonnier

Mort de Jean-Baptiste d'Ornano Maréchal de France

En 1626, Gaston de France mène une première conspiration contre Richelieu.

Le comte de Chalais est au cœur d'un complot, ayant pour but d'assassiner Louis XIII.

Marie Aimée de Rohan participe la conspiration de son amant, le comte de Chalais.

Anne d'Autriche, poussée par Marie Aimée de Rohan, participe à ce complot.

César de Bourbon est impliqué dans cette conspiration. César de Bourbon est emprisonné en 1626 avec son frère Alexandre de Vendôme au Château de Vincennes.

Jean-Baptiste d'Ornano lui aussi mêlé à cette conspiration est arrêté à Fontainebleau le 4 mai 1626 et emprisonné à Vincennes.

Jean-Baptiste d'Ornano meurt en 1626 de maladie dans son cachot insalubre.

Le comte de Chalais et Jean-Baptiste d'Ornano sont victime de la versatilité de Gaston qui décimera les rangs de ses complices successifs.

Du fait de son peu d'appuis et soutiens, le Comte de Chalais est jugé principal voire seul responsable et meurt décapité.

À partir de cette date, Louis XIII et Anne d'Autriche vivent séparés.



Mariage de Gaston de France avec Marie de Bourbon-Montpensier

Gaston de France Duc d'Orléans et de Chartres

Gaston de France Comte de Blois

Richelieu et Louis XIII décident de marier Gaston de France, frère du roi, avec Marie de Bourbon-Montpensier afin de faire entrer sa fortune dans la famille royale. Mais un parti se forme autour de Gaston, lequel proclame son aversion pour ce mariage arrangé.

Après la conspiration manquée, Gaston de France épouse à regret le 5 août 1626 Marie de Bourbon-Montpensier. Leur enfant est :

Il reçoit alors en apanage les duchés d'Orléans et de Chartres, augmentés du comté de Blois.

Jean du Buat, Seigneur de Garnetot est gentilhomme de la Chambre de Marie de Montpensier en 1626.



Création de la marine

Richelieu Grand Maître et Surintendant de la Navigation

Richelieu crée une marine en 1626 en se donnant le titre de Grand Maître et Surintendant de la Navigation.



Conquête de la vallée de la Valteline

Pour contrer la puissance de la Maison d'Autriche, Richelieu replace sous la domination française la vallée de la Valteline, un nœud de communications essentiel en Europe, que l'Espagne lui dispute en 1626.



Mariage de Paul de Fortia de Piles

Mort de Marc-Antoine de Malherbe

En 1627, Marc-Antoine de Malherbe revient à Aix.

En juin 1627, Paul de Fortia de Piles y épouse une fille de Jean-Baptiste de Covet, Baron de Trets et de Marignane, Conseiller et garde des sceaux du Parlement.

À l'occasion de la fête donnée au château de Cadenet le 13 juillet 1627, Marc-Antoine de Malherbe a avec Paul de Fortia de Piles une nouvelle affaire dans laquelle il est tué en duel par celui-ci, avec l'aide de Gaspard de Covet, Baron de Bormes, son beau-frère, fils de Jean-Baptiste Covet.

Le surlendemain le corps de Marc-Antoine de Malherbe est inhumé dans l'église des Pères Minimes à Aix-en-Provence.

François de Malherbe écrit à Louis XIII et à Richelieu pour punir les coupables qui ont tué son fils en duel.

Le sénéchal d'Aix condamnera, un mois plus tard, Piles et Bormes à la décapitation pour meurtre.



Duel de François de Montmorency-Bouteville avec le Baron de la Frette

Exil de François de Montmorency-Bouteville

Duel de François de Montmorency-Bouteville avec François d'Harcourt

Mort de François de Montmorency-Bouteville

Charlotte-Marguerite de Montmorency n'apprécie pas le premier ministre, le Cardinal de Richelieu, mais ne se mêle pas aux intrigues qui empoisonnent la vie de la Cour.

François de Montmorency-Bouteville blesse le Baron de la Frette lors d'un duel en 1627.

François de Montmorency-Bouteville s'enfuit à Bruxelles pour échapper à la colère de Louis XIII. Malgré l'intercession de plusieurs personnes, dont l'archiduchesse gouvernante des Pays-Bas, Louis XIII ne veut pas lui pardonner.

Furieux, François de Montmorency-Bouteville jure d'aller se battre en plein jour en plein Paris.

François de Montmorency-Bouteville défit l'édit royal le 12 mai 1627, place Royale à Paris.

Il est provoqué en duel par Guy ou François d'Harcourt, Duc d'Elbeuf et Marquis de Beuvron qui veut venger son parent de Jacques de Thorigny.

Se battent également entre eux, à l'épée et au poignard leurs seconds :

ainsi que leurs écuyers respectifs

Henri de Clermont-d'Amboise est le fils de Charles de Clermont d'Amboise, Marquis de Renel (mort en 1621 en duel) et de Jeanne de Montluc.

Le combat cesse dès que Henri de Clermont-d'Amboise est touché à mort par François de Rosmadec.

François d'Harcourt, peut se réfugier en Angleterre.

François de Montmorency-Bouteville est arrêté pendant sa fuite.

Avec un courage politique certain, le cardinal veut ainsi mettre un terme à l'hécatombe que les duels provoquent chez les jeunes nobles…

Le Parlement de Paris, statuant pénalement le 21 juin 1627, prononce contre eux la sentence de mort par décapitation (réservée aux condamnés appartenant à la noblesse française).

Malgré les demandes de grâce faites par divers membres de la haute noblesse, Louis XIII demeure inflexible, déclarant : Leur perte m'est aussi sensible qu'à vous, mais ma conscience me défend de leur pardonner.

Le jour même, dans une séance du Conseil, le cardinal de Richelieu, s'adressant au roi, résuma la situation dans la célèbre alternative suivante : Sire, il est question de couper la gorge aux duels, ou bien de couper la gorge aux lois de Votre Majesté.

Charlotte-Marguerite de Montmorency tente d'intercéder en faveur de son cousin.

François de Montmorency-Bouteville et François de Rosmadec sont décapités, en place de Grève, sur ordre de Richelieu, le 22 juin 1627.



La Rochelle Haut lieu de la religion réformée en France

L'Édit de Nantes a eu comme effet de créer un État dans l'État. La Rochelle, dernière place de sûreté des Huguenots, est devenu un haut lieu de la religion réformée en France. Ce port reçoit de mer l'aide des Anglais, en tant que ville protestante, mais aussi pour freiner le développement de la marine française.

La principale crainte de Richelieu est que cette place forte devienne une sorte de seconde capitale, bastion d'où les protestants, aidés financièrement par l'Angleterre, pourraient s'emparer de l'ensemble du territoire. Sa décision est donc prise : il faut prendre sans tarder la Rochelle.

La pression sur La Rochelle s'accroît de mois en mois.

Soutenu par son frère Benjamin de Rohan-Soubise, acharné plus encore que lui-même à contrer les visées du Cardinal, Henri II de Rohan essaie de rallier les anglais à la cause réformée.



Siège de La Rochelle

Le siège de La Rochelle, ordonné par Louis XIII, commence le 10 septembre 1627 sous le commandement de Richelieu.

Richelieu fait fortifier les îles de Ré et Oléron.

L'armée royale déploie 20 000 hommes autour de la ville, coupant toutes les voies de communication terrestres.

Le ravitaillement ne peut plus venir que de la mer.

Le Père Joseph assiste à ce siège.

Abraham de Fabert d'Esternay se distingue comme major pendant ce siège où se révèlent ses compétences d'ingénieur.

De retour dans le royaume de France, Henri II de La Ferté-Senneterre, capitaine d'un régiment payé par Henri Ier de La Ferté-Senneterre, son père, se distingue pendant ce siège.

Charles Ier de Lorraine commande un temps la flotte lors du siège de La Rochelle en 1627 et 1628. Il en abandonne cependant le commandement, ne lui trouvant pas assez d'importance.

La politique navale de Louis XIII et de Richelieu contraint Charles Ier de Lorraine à abandonner sa charge d'Amiral du Levant, ce qui le fait lentement basculer dans l'opposition au cardinal.

Urbain de Maillé-Brézé lève un régiment d'infanterie à ses frais et prend part à ce siège.



Cession de la baronnie de Mirebeau

La baronnie de Mirebeau est acquise par le cardinal de Richelieu, en 1628.



Naissance de Claire-Clémence de Maillé-Brézé

Claire-Clémence de Maillé-Brézé naît le 25 février 1628, fille d'Urbain de Maillé-Brézé et de Nicole du Plessis-Richelieu.



Conversion au Catholicisme de Guy XXI de Laval

Guy XXI de Laval Maître-de-camp-général de la Cavalerie légère

Le 18 juillet 1628, Guy XXI de Laval et Henri Charles de La Trémoïlle, son fils, abjurent le protestantisme entre les mains du cardinal de Richelieu lors du siège de La Rochelle.

Ils se convertissent au catholicisme.

Guy XXI de Laval prend cette décision considérant que le seul recours réside en la personne du roi Louis XIII.

Louis XIII marque sa satisfaction à Guy XXI de Laval en lui accordant la charge de Maître-de-camp-général de la Cavalerie légère.

Guy XXI de Laval ne cherche pas à obliger Marie de La Tour d'Auvergne, son épouse, à se convertir ni à interdire le culte protestant sans ses possessions.


Richelieu au siège de la Rochelle Louis XIII et Richelieu, victorieux devant La Rochelle

Prise de la Rochelle

Louis de Marillac se distingue au siège de la Rochelle (où il donne son nom à l'un des forts).

Antoine d'Aumont de Rochebaron, Maximilien de Béthune, Henri de Lorraine-Hacourt et Charles II de Lorraine-Guise participent à ce siège.

Henri d'Escoubleau est intendant de l'artillerie lors de ce siège.

L'âme de la résistance est le maire Jean Guitton, un armateur énergique qui sait maintenir très haut le moral des assiégés. Il a fait le serment de tuer le premier qui parlerait de se rendre : "Pourvu qu'il reste un homme pour fermer les portes, c'est assez !"

À l'Hôtel de ville de La Rochelle existe toujours le bureau de Jean Guiton où on peut encore voir la trace d'un couteau que Guiton aurait planté par colère.

Catherine de Parthenay et Anne de Rohan, mère et sœur d'Henri II de Rohan, partagent les souffrances des insurgés.

Pour empêcher le ravitaillement par mer, Richelieu fait construire, par 4 000 ouvriers, une digue longue de 1 500 mètres et haute de 20 mètres, pour fermer le port aux Anglais. Les fondations reposent sur des navires coulés et remblayés. Des canons pointés vers le large sont disposés en renfort.

Du côté de la terre, Richelieu interdit l'accès des secours par une ligne de retranchements longue de 12 kilomètres.

Les vivres commencent à s'épuiser, et les navires anglais venus en soutien sont contraints de rebrousser chemin. Les assiégés décident alors de faire sortir de la ville les "bouches inutiles". Sont ainsi expulsés femmes, enfants et vieillards. Tenus à distance par les troupes royales qui n'hésitent pas à faire feu sur eux, ils errent pendant des jours sans ressources et décèdent de privation.

Une deuxième puis troisième expédition anglaise échouent, malgré des tirs nourris. Les Rochelais sont contraints de manger ce qu'il leur reste : chevaux, chiens, chats…

Jean Guitton préfère capituler plutôt que de les voir mourir de faim. Le siège de La Rochelle, après plus de 14 mois, se termine par la capitulation inconditionnelle de la cité, le 28 octobre 1628.

Il ne reste que 5 500 survivants sur les 28 000 habitants. Louis XIII leur accorde son pardon mais ils doivent fournir un certificat de baptême.

Honorant le courage de Jean Guiton, Richelieu renonce à le faire emprisonner. Il doit cependant s'exiler.

Par la suite, Richelieu donnera à Jean Guiton un commandement dans la flotte royale et Jean Guiton combat les Espagnols.

Les murailles sont rasées.

Prisonnière de guerre, Catherine de Parthenay est transférée au château de Niort, le 2 novembre 1628.



Mise à prix de la tête d'Henri II de Rohan

Confiscation et démantèlement du château de Blain

Attaque du château de Theyrargues

Après le siège de la Rochelle, la tête d'Henri II de Rohan est mise à prix, et Richelieu ordonne le démantèlement de son château de Blain et sa confiscation au profit d'Henri II de Bourbon-Condé. Le château de Blain perd alors tout rôle militaire

Cette confiscation n'est que de quelques semaines, et encore Condé eut bien de la peine à prendre possession de son domaine l'intendant d'Onglepied ne voulant pas consentir à livrer les clefs du trésor.

En 1628, Henri II de Rohan tente d'élargir son influence et de consolider ses positions. Il attaque et causé des dégâts au château de Theyrargues qui appartient à Antoine-Hercule de Budos, Seigneur de Portes, qui combat durement les protestants et a un commandement dans l'armée royale.


Forçage du Pas-de-Suze

Forçage du Pas de Suse

Le pas de Suse, situé à 500 mètres d'altitude, est un défilé des Alpes situé sur la frontière entre la France et le duché de Savoie.

Louis XIII veut conduire en personne le secours de Casal.

Louis XIII décide de passer les Alpes en plein hiver.

Le récit de cet événement est notamment raconté par Louis de Rouvroy, Duc de Saint-Simon, dans ses Mémoires.

Richelieu prépare la campagne en renforçant les corps permanents et en levant 6 nouveaux régiments dans le Dauphiné, la Provence et le Lyonnais.

Trois armées doivent envahir à la fois le Piémont et combiner leurs opérations dans la vallée du Pô :

23 000 hommes d'infanterie et 3 000 chevaux sont rassemblés autour de Briançon.

L'infanterie comprend :

À la cavalerie d'élite de la Maison du Roi s'ajoutent 12 compagnies de chevau-légers et les carabins d'Arnauld de Corbeville.

Mais ni artillerie, ni munitions, ni mulets de transport.

L'armée n'a pas 15 jours de vivres, bien qu'avant de partir de Paris, on eût donné 200 000 livres d'avance aux intendants des vivres pour entretenir en permanence, outre la ration journalière, un mois de vivres en magasin.

Rien n'est prêt non plus pour le ravitaillement de Casal.

Le 18 février 1629, Louis XIII arrive à Grenoble avec Richelieu et les grands seigneurs de son entourage :

Louis XIII désigne comme lieutenants-généraux :

comme maréchaux de camp :

Léon d'Albert de Luynes est présent à cette journée.

Richelieu précède Louis XIII à Embrun, pour arrêter le plan d'opérations et l'ordre de marche.

L'avant-garde, conduite par Charles Ier de Blanchefort de Créquy et François de Bassompierre, a mission de s'emparer des passages du Piémont.

Elle comprend :

L'armée suit sous le commandement de Charles de Schomberg.

Abraham de Fabert d'Esternay participe à ces combats.

Le 28 février 1629, l'avant-garde passe les Alpes à Montgenèvre et Cezanne ou Césane (en italien Cesana Torinese) et cantonne à Oulx, sur la Doria Riparia.

Le 29 février 1629, l'avant-garde trouve au fort d'Exilles, 13 vieux canons éventés, pour battre les retranchements de M. de Savoie.

Le 1er mars 1629, l'avant-garde couche à Chaumont ou Chiomionte, un bourg ouvert, à un quart de lieue de la frontière de Piémont.

On ne peut franchir cette frontière, de ce côté, que par le Pas de Suse, défilé de 600 toises qui n'a pas plus de 18 pas de largeur en certains endroits et qui est obstrué par des roches qu'aucune machine ne pourrait déplacer ; 2 hommes ont grand-peine à y passer de front.

À l'entrée, le bourg et le gros rocher de Gelasse surmonté d'un fort, qui n'est accessible que par une rampe étroite et bordée de précipices.

Des 2 côtés du défilé, se dressent des montagnes imposantes :

Le passage est fermé, du côté de Chaumont, par un grand retranchement en forme de demi-lune et, en arrière, par des barricades, flanquées, à mi-pente, par des redoutes, distantes l'une de l'autre de 200 pas.

Le défilé débouche au faubourg de Suse, dominé par un couvent de Cordeliers.

3 000 Piémontais ou Milanais gardent les ouvrages.

Charles-Emmanuel Ier de Savoie, Victor-Amédée Ier de Savoie, son fils, le lieutenant général comte de Verrua et le marquis de Ville, commandant la cavalerie, se préparent à soutenir l'attaque, bien étonnés que le Louis XIII la dirigeât en pareille saison.

Le 5 mars 1629, à 11 heures du soir, Louis XIII quitte Oulx avec la Noblesse et 2 compagnies de ses Gardes, pour faire 4 lieues, à pied, dans la neige.

En arrivant à Chaumont, 3 heures avant le jour, Louis XIII trouve Richelieu dressant l'ordre de combat avec les maréchaux.

Les Gardes françaises et suisses, ainsi que Navarre attaqueraient de front les barricades et les redoutes.

Le régiment de Sault, dont les officiers étaient du pays pour la plupart, devait partir à 3 heures du matin et suivre à droite, au-dessous du crêt de Montmoron, avec de bons guides, un sentier extravagant qui conduisait derrière les retranchements.

L'avance ainsi gagnée permettrait d'assaillir l'ennemi de tous côtés en même temps.

500 hommes d'Estissac, moitié piques, moitié mousquets, longeraient les hauteurs de gauche, sous le crêt de Montabon.

Dans le défilé, les enfants perdus se jetteraient sur les barricades par le milieu et par les flancs :

Ces 3 pelotons seraient suivis par 3 troupes de 100 hommes, fournies par les mêmes régiments.

Comme soutien, 300 gentilshommes volontaires, de qualité pour la plupart, et 500 soldats de Navarre.

Henri II de Valois-Longueville les commande.

L'artillerie vient ensuite : une coulevrine et 2 moyennes, tirées au crochet et poussées par 50 pionniers.

En arrière, un gros de 800 Gardes françaises et de 500 Suisses, sous le commandeur de Valençay.

4 000 hommes restent rangés en bataille devant Chaumont.

Ils sont destinés :

Avant de donner le signal de l'attaque, Louis XIII veut adresser à Charles-Emmanuel Ier de Savoie une dernière sommation.

Il envoie Guitaut-Comminges, capitaine aux Gardes-françaises, avec les maréchaux des logis, le lieutenant de Pontis et un trompette, demander passage, pour préparer à Suse le quartier du Roi.

A 100 pas de la barricade, le groupe s'arrête et le trompette sonne.

Un officier piémontais et 12 soldats sortent du retranchement, puis le comte de Verrua, escorté de 200 mousquetaires.

Après qu'il nous a salués fort civilement, raconte Pontis, Guitaut-Comminges lui dit :

Monsieur, le Roi mon maître m'a commandé d'aller aujourd'hui à Suse pour lui préparer son logis, parce qu'il veut, demain, y aller loger.

Le comte de Verrua lui répond avec beaucoup de civilité :

Monsieur, Son Altesse tiendrait à grand honneur de loger Sa Majesté.

Mais, puisqu'elle vient si bien accompagnée, vous, trouverez bon, s'il vous plait, que j'en avertisse auparavant Son Altesse.

Guitaut-Comminges répondit :

Nous primes alors congé et allâmes retrouver Sa Majesté.

Louis XIII attend son émissaire, à 100 pas des enfants perdus, devant le gros des Gardes-françaises.

Il trouve que le comte de Verrua a répondu en homme d'esprit et en capitaine.

Louis XIII s'approche du maréchal et lui dit, en colère :

Savez-vous bien que nous n'avons que 600 livres de plomb dans le parc de l'artillerie ?

Il est bien temps de penser à cela ! Faut-il, pour un masque qui n'est pas prêt, ne pas danser le ballet ? Laissez-nous faire, Sire, et tout ira bien !

Le signal est donné à 8 heures.

Laissons François de Bassompierre raconter le combat qu'il prétend avoir dirigé.

Nous mîmes pied à terre, Créqui et moi, pour mener les enfants perdus.

Schomberg, que la goutte empêchait de marcher, nous suivait à cheval, afin de voir la fête.

Une balle dans les reins le mit bientôt hors de combat.

En dépassant le bourg de Gelasse, évacué par l'ennemi, nous fûmes canonnés par le fort et salués de quantité de mousquetades, venant des montagnes et de la première barricade.

Nos ailes ayant gagné les éminences latérales, tirèrent au derrière de ce retranchement, pendant que nous y donnions, tête baissée, et le faisions abandonner.

Nous poursuivîmes si vivement les Savoyards, qu'ils ne purent garder les deux autres barricades, où nous entrâmes pêle-mêle avec eux.

Valençay escalada la montagne de gauche à la tête des Suisses et en chassa les gens du Valais.

Dans le défilé, le marquis de Ville eut l'épaule fracassée et se fit transporter à Suse.

Nous poussâmes si vivement notre pointe avec les Gardes-françaises que, sans la résistance que firent près d'une chapelle, le capitaine Cerbelloni et quelques soldats espagnols, le Duc et son fils auraient été pris, tant Treville, lieutenant des Mousquetaires du Roi, les serrait de près.

Un estafier fut tué à son étrier.

Mais le Duc échappa à Treville, qui dut se contenter de blesser Cerbelloni et de le faire prisonnier.

Nous marchâmes, sans nous arrêter, jusqu'au faîte du passage, d'où nous vîmes Suse.

La citadelle nous tira force canonnades.

Mais nous étions si animés au combat et si joyeux de la victoire, que nous ne nous en occupions pas.

Quelques enfants perdus entrèrent dans la ville avec les fuyards et y furent faits prisonniers.

Créqui et La Valette logèrent les Gardes dans les maisons qui bordent la descente à main gauche, tandis qu'avec l'aide de Toiras et de Tavannes, j'établissais Navarre dans les maisons de droite.

Valençay, quoique blessé au genou, descendit, avec les Suisses du colonel Salis, de l'autre côté de Suse, pour empêcher que rien n'en sortit.

Les montagnards du comte de Sault avaient trouvé le sentier extravagant mal gardé par le régiment piémontais de Marc-Antoine Belon.

Ce qu'il y eut de plus remarquable, raconte Pontis, fut que les ennemis, nous attendant de pied ferme à ce détroit qu'il nous eut été impossible de forcer, furent bien surpris de voir le comte de Sault, qui avait fait nettoyer la neige avec des pelles et grimpé sur ces hautes montagnes, fondre tout d'un coup sur eux et les investir par derrière.

Ils lâchèrent pied aussitôt et quittèrent toutes leurs fortifications ; de sorte qu'ils ne donnèrent pas le loisir à nos troupes de leur faire sentir la pesanteur du bras du roi de France, à qui ils avaient osé refuser le passage.

Il y eut néanmoins beaucoup des nôtres tués ensuite par le canon de Suse, qui fouettait et nettoyait d'une étrange sorte tout le chemin.

Créqui et François de Bassompierre établissent leur logis dans le faubourg de Suse, au couvent des Cordeliers, où le Roi leur envoie ses félicitations.

Il convient d'ajouter à ces éloges, les critiques de Richelieu, qui marche bravement sous les canonnades, à côté de Louis XIII, en avant du soutien.

L'attaque dure fort peu à cause de la furie française et parce que les ennemis, se voyant pris de tous côtés, lâchent pied après leur première décharge.

Tous firent bien en cette occasion.

Cependant tout l'ordre désirable ne peut être gardé :

Les maréchaux Créqui, Bassompierre, Schomberg et les maréchaux de camp, sont tous ensemble, mêlés aux volontaires, contre la raison qui veut qu'ils soient séparés pour donner les ordres en divers endroits.

Nous perdons fort peu de gens ; 5 ou 6 officiers sont blessés ; il n'y a pas plus de 30 morts.

Suse, mauvaise place, ne peut se défendre :

Sa Majesté l'a fort recommandé, pour ne décrier ses armes en Italie, où l'on estime les Français aussi braves que peu réglés.

Le château de Suse se rend le lendemain mais il n'en est pas de même de sa citadelle ni du fort de Gelasse.



Henri d'Escoubleau Archevêque de Bordeaux

Henri d'Escoubleau succède à François d'Escoubleau, son frère, et devient Archevêque de Bordeaux en 1629.

Cette succession, convenue plusieurs années auparavant, est confirmée par un décret du Cardinal de Richelieu.



Siège de Privas

Mort d'Antoine-Hercule de Budos Baron de Saint-Jean-de-Valeriscle, Co-seigneur du marquisat de Genoilhac

En 1629, Philippe de La Mothe-Houdancourt assiste aux sièges de Soyon, de Pamiers, de Réalmont, de Saint-Sever, de Castelnau, et de Privas.

Richelieu et Louis XIII revenant d'Italie, entendent que la ville de Privas en Ardèche se soumette, pour arrêter la résistance du Midi qui persiste malgré la chute de La Rochelle. Louis XIII offre 100 000 écus à Saint-André de Montbrun pour se rendre. Il refuse, le roi est furieux.

Ayant établi leur quartier général respectivement à l'Est et au Sud de Privas, le 14 mai 1629, Richelieu et Louis XIII assiègent la ville avec 20 000 soldats royaux dépêchés pour venir en aide à Claude de Hautefort, Vicomte de Lestrange.

A l'issue de 16 jours de siège, au cours duquel les privadois, 3 000 hommes, résistent avec courage à l'armée royale.

Antoine-Hercule de Budos meurt le 27 mai 1629 d'une mousquetade au cours des combats.

Les derniers habitants s'enfuient au Mont Toulon.

Les défenseurs sont contraints de se rendre le 28 mai 1629.

Privas est prise, incendiée, ses combattants tués, pendus ou envoyés aux galères.

Louis de Marillac se distingue lors de ce siège.

Louis XIII confisque tous les biens des protestants de Privas.

Privas met beaucoup de temps à se relever, les habitants ne peuvent revenir s'y installer sans autorisation royale.

Bernard de Nogaret de Foix participe à la répression de la prise d'armes des protestants du Languedoc en 1629.

Bailli du Vivarais, Georges de Vogüé reçoit en son château le 2 juin 1629, le roi Louis XIII.



Reddition de Montauban

La prise de La Rochelle confirme le choix des consuls de Montauban à négocier. Le 20 août 1629, la ville signe sa reddition au cardinal de Richelieu, sans pour autant avoir perdu ni subi de siège.

Dès lors, les autorités catholiques mettent un point d'honneur à re-catholiciser Montauban, notamment par la construction de la cathédrale Notre-Dame, puis plus tard par une répression du culte protestant.



Destruction des remparts de Montpellier

Richelieu ordonne la destruction des remparts de Montpellier en 1629. Les tours des pins et de la Barbote en réchappent



Naissance d'Armand Jean de Vignerot du Plessis

Armand Jean de Vignerot du Plessis naît au Havre de Grâce le 3 octobre 1629, fils de François de Vignerot et de Marie-Françoise de Guémadeuc.

Il est le petit-neveu du cardinal de Richelieu.

François de Vignerot, est Marquis du Pontcourlay, Gouverneur du Havre

Marie-Françoise de Guémadeuc, est baronne du Pont et de Rostrenen.



Siège et destruction du château de l'Huile

En 1630, le château de l'Huile subit un nouveau siège par les armées de Louis XIII, et il est finalement détruit et arasé sur les ordres du cardinal de Richelieu.



Libération de César de Bourbon

Exil de César de Bourbon en Hollande

César de Bourbon est libéré en 1630 et exilé en Hollande.

Richelieu force César de Bourbon à abandonner ses terres de Bretagne en 1630.


Jean de Saint-Bonnet de Toiras - buste de la galerie des batailles du château de Versailles

Prise de la place forte de Pignerol

Prise des états du Duc de Savoie

Prise de Chambéry

Mort de Charles II de Blanchefort-Créquy Duc de Créquy, Seigneur de Canaples

Siège de Montmélian

Trêve de Suse

Jean de Saint-Bonnet Maréchal de France

Louis XIII et Richelieu prennent la place forte de Pignerol le 29 ou le 30 mars 1630. Philippe de La Mothe-Houdancourt participe à ce combat.

Richelieu s'empare des États du duc de Savoie en 1630.

En avril 1630, la trêve de Suse est signée entre Charles-Emmanuel Ier de Savoie, Louis XIII et Mazarin représentant le pape.

Charles II de Blanchefort-Créquy meurt le 15 mai 1630 au siège de Chambéry.

Louis XIII et Richelieu prennent Chambéry le 17 mai 1630 et assiègent Montmélian.

Malgré un siège de 13 mois, la citadelle commandée par Jaffré de Bens de Cavour ne capitule pas.

Philippe de La Mothe-Houdancourt participe aux combats de Brigneras et du pont de Carignan, où il est blessé le 6 août 1630.

Guy XXI de Laval est blessé au genou à la prise de Carignan.

Urbain de Maillé-Brézé combatt au pont de Carignan.

Jean de Saint-Bonnet est fait Maréchal de France en 1630 par Louis XIII.



Tentative de soulèvement général du royaume

Occupation du fort de Brescou

En 1630, Gaston de France tente d'organiser un soulèvement général du royaume.

Henri II de Montmorency, influencé par la reine Marie de Médicis dont sa femme est cousine, et malgré les mises en garde de Richelieu, le soutient.

Henri II de Montmorency rallie les États du Languedoc, auxquels Richelieu a tenté d'enlever le droit de lever l'impôt, et ordonne au sieur de La Croix, capitaine de ses gardes, d'occuper le fort de Brescou, au large d'Agde.


Marie de Médicis - par Rubens

Journée des Dupes

Exil de Marie de Médicis à Moulins

Michel de Marillac Prisonnier

Louis de Marillac Prisonnier

Charles de L'Aubespine Garde des sceaux

Au fil des ans, Marie de Médicis ne s'aperçoit pas de la puissance montante de Richelieu, son protégé.

Quand elle en prend conscience, elle rompt avec le cardinal et cherche par tous les moyens à l'évincer.

Ne comprenant toujours pas la personnalité de Louis XIII, son fils, et croyant encore qu'il lui sera facile d'exiger de lui la disgrâce de Richelieu, Marie de Médicis tente d'obtenir le renvoi du ministre.

Claude de Rouvroy conseille au roi de soutenir Richelieu.

Le 10 ou 11 ou 12 novembre 1630, la cour croit le cardinal congédié, à la suite d'une violente altercation à Versailles entre Louis XIII et Marie de Médicis.

Après cette journée dite journée des Dupes :

Louis XIII fait finalement partir Marie de Médicis au château de Compiègne.

Louis de Marillac qui s'est joint au complot est arrêté à son camp de Felizzo en Piémont le 30 octobre 1630 par le maréchal Schomberg, chargé de lui notifier l'ordre du roi.

Au lendemain de la Journée des dupes, Charles Ier de Lorraine est disgracié et demande la permission de partir en pèlerinage à Notre-Dame-de-Lorette pour n'en jamais revenir. Henriette-Catherine de Joyeuse est obligée de suivre Charles Ier de Lorraine, son mari.

François V de La Rochefoucauld est exilé en province.

François VI de La Rochefoucauld, son fils, entretient des relations tendues avec Richelieu, sans doute parce qu'il est le confident de la reine Anne d'Autriche, et donc dangereux pour le cardinal.

Après la journée des Dupes, Charles de L'Aubespine est fait garde des sceaux par Richelieu en en remplacement de Michel de Marillac.

Charles de L'Aubespine est nommé également gouverneur de Touraine.

Charles de L'Aubespine est actif et travailleur, et semble le docile instrument du cardinal.



Baptême d'Armand de Bourbon-Conti

Baptisé le 23 décembre 1630 en l'église Saint-Sulpice, Armand de Bourbon-Conti a pour parrain le cardinal de Richelieu et pour marraine la duchesse de Montmorency.


Jean t'Serclaes Comte de Tilly par Van Dyck Albrecht von Wallenstein

Wallenstein Amiral de la Baltique

Diète de Ratisbonne

Renvoi de Wallenstein

Tilly Commandant des armées impériales

L'empereur récompense richement Wallenstein en ajoutant à ses possessions en Bohême de nouveaux territoires en Silésie et dans le Mecklembourg et en le nommant amiral de la Baltique : véritable maître de l'Allemagne du nord. Il devient un "presque souverain".

Ferdinand II de Habsbourg, tout en essayant d'extirper le protestantisme de l'Allemagne, tente également d'imposer son pouvoir absolu, avec l'aide militaire de Wallenstein.

La France agit en sous-main pour convaincre les princes de la ligue catholique qu'ils ont intérêt à limiter les pouvoirs de l'empereur. À la diète de Ratisbonne, deux ambassadeurs de Richelieu, Brulart de Léon et le Père Joseph, retournent Maximilien Ier de Bavière et des princes catholiques contre la Maison d'Autriche. En août 1630, Maximilien Ier de Bavière et les princes de la ligue catholique imposent à Ferdinand II de Habsbourg de relever de son commandement Wallenstein, devenu trop puissant et de licencier son armée.

En licenciant Wallenstein, Ferdinand II de Habsbourg espère que les Électeurs nommeront son fils roi des Romains, lui assurant ainsi la couronne impériale. Les agents français font encore échouer cette stratégie.

À partir de ce moment, Wallenstein devient l'ennemi de Maximilien Ier de Bavière.

Tilly le remplace à la tête des troupes impériales. Les effectifs des armées catholiques sont diminués.

Wallenstein, à la fin de sa vie, se retire en Bohême, rongé par l'incertitude et les superstitions, accompagné de docteurs et d'astrologues. Il mène un jeu ambigu, négociant avec tous les belligérants, Suédois, Saxons, Français.

Ses buts demeurent obscurs : se faire élire roi de Bohême ? Rétablir la paix ? Toujours est-il qu'il s'isole de plus en plus

Matthias Gallas retourne alors en Allemagne pour les opérations militaires contre l'armée de Gustave II Adolphe de Suède.

Matthias Gallas est embauché par Wallenstein qui va bientôt lui accorder toute confiance et dont il devient très proche.

Matthias Gallas est à la tête d'un corps d'armée chargé de défendre la Bohême contre les suédois en 1631 et 1632.



Antoine Aguesseau Premier président du parlement de Bordeaux

Le 6 janvier 1631, Antoine Aguesseau devient Premier président du parlement de Bordeaux grâce au soutien du Cardinal de Richelieu.



Traité de Bärwald

La Suède qui vient de vaincre la Pologne, a des vues sur la Poméranie et voit défavorablement la puissance catholique s'installer en Allemagne du Nord.

Louis XIII et Gustave II Adolphe de Suède signe le traité de Bärwald le 13 ou le 23 janvier 1631.

Ce traité marque l'entrée larvée de la France dans la Guerre de Trente ans contre les Habsbourg. Louis XIII ne déclare pas directement la guerre au Saint Empire Romain Germanique mais il soutient les ennemis des Habsbourg.

L'alliance a pour but :

Il a aussi pour objectif que les forteresses et les fortifications qui ont été construites dans les ports et sur les plages de la Baltique et de la Mer Océane et dans les Grisons c'est-à-dire en Savoie, soient démolies et remises en l'état où elles se trouvaient avant les commencements de la présente guerre allemande.

Le traité assure à Gustave II Adolphe de Suède une aide financière importante. La France s'engage à verser 1,5 millions de livres tournois ou 400 000 écus par an, payables sur les places de Paris et d'Amsterdam, aux échéances des 15 mai et 15 novembre.

Ce traité permet à Richelieu d'équiper la marine royale qu'il s'attache à construire.

Une clause prévoit des échanges commerciaux entre les deux parties. La Suède s'engage à livrer à la France des agrès, des pièces d'artillerie, des mâts, du chanvre, du cuivre et d'une manière générale tous les matériaux nécessaires à la construction navale.

Les Suédois doivent respecter le culte catholique et l'indépendance de la Bavière.

Dès la fin du mois, les Suédois mettent pied en Poméranie et au Mecklembourg.

Un traité secret est par ailleurs conclu entre la France et la Bavière pour se garantir mutuellement leurs possessions sur le Rhin.

Au printemps 1631, Charles IV de Lorraine envoie son armée pour soutenir l'empereur Ferdinand II de Habsbourg.



Union de la baronnie de Mirebeau au duché-pairie de Richelieu

La baronnie de Mirebeau est unie au duché-pairie de Richelieu en 1631.



Girolamo Colonna Légat du pape

Mazarin Secrétaire du Légat

Traité de Cherasco

Fin de la guerre de succession de Mantoue

Charles Ier Gonzague Duc de Mantoue et de Montferrat

Les événements d'Allemagne et l'intervention suédoise dans la guerre de Trente Ans, force Ferdinand II de Habsbourg à détourner son attention de Mantoue vers le principal théâtre d'opérations.

On envoie Girolamo Colonna dans le Montferrat en Italie, en qualité de légat du pape, pour traiter de la paix entre la France et l'Espagne.

Des deux côtés, on est prêt pour la bataille.

Girolamo Colonna obtient que Mazarin soit attaché à la légation au titre de secrétaire.

Le légat apostolique négocie la paix avec grand zèle.

Mazarin, comme secrétaire, va d'un camp à l'autre, pour hâter la conclusion d'un traité.

Jean de Saint-Bonnet, resté sur place, négocie pour la France.

Mazarin ne met pas longtemps à s'apercevoir que le marquis de Santa-Cruz, qui représente la couronne d'Espagne, a une peur violente de perdre son armée, et un ardent désir d'arriver à un accommodement.

Comprenant tout le parti qu'il peut tirer de cette faiblesse, Mazarin presse le général espagnol, lui représentant avec exagération la force des Français.

Les négociations de Mazarin aboutissent le 6 avril au traité de Cherasco ou de Querasque.

Les plénipotentiaires de Ferdinand II de Habsbourg, de Louis XIII et de Victor-Amédée Ier de Savoie règlent la question italienne dans la Valteline.

Ferdinand II de Habsbourg et Victor-Amédée Ier de Savoie reconnaissent :

Ce traité met fin à la guerre de succession de Mantoue.

Maurice de Savoie est envoyé en France pour négocier auprès deLouis XIII l'éclaircissement de quelques articles.

Un autre accord du 19 juin 1631 confirme le premier et édicte en outre de nouvelles dispositions concernant le déroulement du retrait des troupes.

Toutes les troupes étrangères doivent se retirer de la région en guerre ;

Victor-Amédée Ier de Savoie renonce à ses droits sur le duché de Montferrat et, en compensation, en reçoit près de la moitié d'une valeur de 15 000 écus.

Charles Ier Gonzague est indemnisé de la perte de ses territoires par un versement de Victor-Amédée Ier de Savoie fait en une fois et équivalant aux recettes totales annuelles de ces territoires.

Charles Ier Gonzague reçoit les territoires qui lui restent à titre de fief de l'empire.

Dès lors, partagé entre ses duchés italiens et sa principauté ardennaise, Charles Ier Gonzague consacre son énergie à gérer les premiers et à poursuivre la construction de Charleville.

Louis XIII et le cardinal de Richelieu sont tellement satisfaits qu'ils ont le vif désir de le connaître personnellement Mazarin.

Richelieu le mande à Paris, où il se rend avec un plaisir inexprimable.

Richelieu l'accueille avec de grandes démonstrations d'affection, l'engage par les plus belles promesses, et lui fait donner une chaîne d'or avec le portrait de Louis XIII, des bijoux et une épée d'une valeur considérable.



François de Bassompierre Prisonnier

Exil de Louise-Marguerite de Lorraine

Mort de Louise-Marguerite de Lorraine

A cause de son alliance avec Louise-Marguerite de Lorraine, fille d'Henri Ier de Guise, et malgré ses services, Louis XIII, sous le conseil du cardinal de Richelieu, fait arrêter François de Bassompierre pour complot et emprisonner à la Bastille en 1631.

Louise-Marguerite de Lorraine, son épouse, est disgraciée avec lui et est exilée dans ses terres d'Eu.

Elle y écrit Les aventures de la cour de Perse où elle décrit sous le sceau de la fantaisie la vie à la cour de France.

Louise-Marguerite de Lorraine meurt en exil le 30 avril 1631.

Sa mort porte un coup très dur à Catherine de Clèves, sa mère.



Construction du château de Richelieu

En 1631, au faîte de sa puissance, Richelieu obtient de Louis XIII l'autorisation de construire un château et un bourg qui reçoit son nom : Richelieu. Celui-ci est considéré aujourd'hui comme l'un des chefs d'œuvre de l'urbanisme occidental du XVIIe siècle.



Affaire des possédées de Loudun

Urbain Grandier, prêtre catholique de Loudun, s'oppose fermement à la destruction des murailles de la ville qui abrite un grand nombre de protestants. C'est une des places fortifiées qui leurs a été concédée par Henri IV de France.

Richelieu à l'époque faisait construire sa ville, toute proche.

Urbain Grandier publie un pamphlet violent contre Richelieu.

Ce déclenche alors l'Affaire des démons de Loudun ou des possédées de Loudun.

En 1632, dans un couvent d'Ursulines à Loudun, les sœurs affirment voir des fantômes et être ensorcelées par le curé Urbain Grandier.

Une sœur se dit possédée par le démon d'Asfaroth et lâche le nom d'Urbain Grandier.

Un procès en sorcellerie est instruit sur la demande de Richelieu.

On procéda à de nombreux exorcismes sur les sœurs. On cherche également un pacte avec le Diable signé de la main d'Urbain Grandier. On tente même d'en trouver un sur le corps même des sœurs qui sont pour cela mises à nue et rasées. On tente de trouver une zone insensible sur leurs corps, preuve du contact avec la griffe du démon.

Henri d'Escoubleau tente de calmer l'agitation publique en faisant interner les malades et en mettant un terme aux exorcismes. Richelieu le prend de vitesse qui dépêche son agent plénipotentiaire, Jean Martin, Baron de Laubardement.



Mort d'Antoine Coëffier de Ruzé

Antoine Coëffier de Ruzé ou Antoine Coiffier-Ruzé meurt le 27 juillet 1632.

Richelieu prend son fils, Henri Coiffier de Ruzé, sous sa protection.


Henri II de Montmorency à la bataille de Castelnaudary Exécution d'Henri II de Montmorency - par Thomas Allom - vers 1840 Plaque commémorant l'exécution d'Henri II de Montmorency - dans la cour de la mairie de Toulouse - place du Capitole

Bataille de Castelnaudary

Mort de François II d'Aubusson Comte de La Feuillade

Henri II de Montmorency Prisonnier

Mort d'Henri II de Montmorency

Henri de Schomberg Gouverneur du Languedoc

Une armée royale de 2000 à 2500 hommes se met en route, commandée par Henri de Schomberg.

La rencontre avec l'armée des rebelles d'Henri II de Montmorency a lieu le 1er septembre 1632.

Les insurgés ne peuvent opposer que 1200 à 1500 nobles peu entraînés au combat.

Henri de Schomberg dispose son armée dans une pièce labourée entourée de larges fossés et chemins creux à un quart de lieue de Castelnaudary.

Il met la cavalerie au centre, l'infanterie aux deux ailes.

Les deux armées sont séparées par le modeste ruisseau du Fresquel.

Une fois son dispositif bien en place, Henri de Schomberg envoie une troupe de mousquetaires escarmoucher les troupes d'Henri II de Montmorency. Le résultat est immédiat. Henri II de Montmorency part en contre attaque.

François II d'Aubusson meurt le 1er septembre 1632 tué par Pierre de Bideran, à la bataille de Castelnaudary.

Après avoir passé le Fresquel sur un pont de brique, Henri II de Montmorency parait à la tête de l'avant garde avec 200 gentilshommes.

Il ne porte qu'un simple corps de cuirasse.

Il monte un cheval gris pommelé couvert de plumes incarnats, bleu et isabelle.

Il reçoit un premier coup de feu à la gorge, qui le met en fureur. Il entre dans la mêlée jusqu'au septième rang à travers une grêle de coups de mousquets.

Il reçoit deux balles de pistolet, qui entrent par la bouche, lui percent la joue droite, lui rompant quelques dents.

Son cheval tombe raide mort.

Il est désarmé par deux sergents qui lui retirent la cuirasse.

L'affrontement n'a duré pas plus d'une 1/2 heure.

Bouteiller va à Castelnaudary faire préparer un logis.

Saint-Martin charge Henri II de Montmorency sur ses épaules et le porte dans une métairie à mi chemin de Castelnaudary.

Henri II de Montmorency, après avoir été confessé dans la métairie par l'aumônier d'Henri de Schomberg, est pansé par le chirurgien de la compagnie des chevaux légers du Roi.

Il trouve qu'il a reçu 17 blessures. Il qui bande les plaies de la tête et du col, après quoi Henri II de Montmorency est porté à Castelnaudary sur une échelle où on a mis son ais, de la paille et plusieurs manteaux.

Il est escorté par 6 gens d'armes de la compagnie du Roi envoyés par Henri de Schomberg.

Henri de Schomberg n'ose pas laisser Henri II de Montmorency à Castelnaudary. Ce n'est pas une place sure.

Henri de Schomberg quitte la ville le 5 septembre 1632 et le conduit lui même au château de Lectoure.

Il poste aux environs 8 cornettes de cavalerie pour la sûreté du prisonnier.

Philippe de La Mothe-Houdancourt participe à ce combat.

Louis XIII et le Cardinal de Richelieu viennent dans la province pour assister au jugement.

Il réglemente la tenue des États qui se réunissent désormais la plupart du temps à Montpellier. Ils ne peuvent plus désormais discuter de l'impôt.

Par Montpellier et Béziers, Louis XIII et le Cardinal de Richelieu arrivèrent à Narbonne, subissant un terrible orage qui inonda la plaine et fit périr 300 personnes, noyées par la crue de l'Aude.

Louis XIII visite le champ de bataille de Castelnaudary puis gagne Toulouse.

Henri II de Montmorency est jugé par le Parlement de Toulouse présidé par Charles de L'Aubespine, le garde des sceaux, pour crime de lèse-majesté.

Henri II de Montmorency est condamné à mort.

Charlotte-Marguerite de Montmorency, sa sœur, en larmes, essaie de fléchir Louis XIII, secondée par la reine, par Monsieur et par toute la haute noblesse.

Henri II de Montmorency demande pardon à Louis XIII. Il rend son bâton de maréchal et son cordon de l'ordre du Saint-Esprit.

Mais Louis XIII reste inflexible. Ainsi s'éteint la branche aînée des Montmorency.

Le pouvoir royal s'affirme sur la noblesse et sonne la fin de la féodalité.

Henri II de Montmorency meurt le 30 octobre 1632, décapité à huis clos, dans la cour intérieure de l'hôtel de ville de Toulouse. Ses derniers mots sont pour le bourreau "Frappe hardiment".

Son corps est conduit par deux prêtres en l'église Saint-Saturnin dans le carrosse du cardinal de la Valette, abbé des lieux.

Le corps et la tête de Montmorency sont placés provisoirement dans la chapelle de Saint-Exupère.

En ouvrant le corps pour l'embaumer, les chirurgiens y trouvent cinq balles et comptent quinze ou seize blessures reçues au combat de Castelnaudary.

Ils recousent la tête au corps avant de l'embaumer.

Charlotte-Marguerite de Montmorency, écœurée, s'éloigne de la Cour et se consacre à ses enfants. Elle fréquente l'Hôtel de Rambouillet.

Les biens d'Henri II de Montmorency sont confisqués et passent à la maison de Condé.

La Couronne confisque Château de Fère-en-Tardenois. Le Château de Fère-en-Tardenois est rendu peu après à Charlotte-Marguerite de Montmorency.

Marie-Félice Orsini se retire au couvent de la Visitation à Moulins.

Louis XIII nomme Henri de Schomberg gouverneur du Languedoc



Salut de Roger II de Saint-Lary

Roger II de Saint-Lary ne doit son salut qu'au pardon du cardinal de Richelieu en 1632.



Alliance d'Édouard Ier Farnèse avec la France

Occupation de Plaisance par les troupes espagnoles

En 1633, le premier acte politique d'Édouard Ier Farnèse est une alliance avec la France de Richelieu pour s'opposer à la domination de l'Espagne dans le nord de l'Italie et pour satisfaire son désir de se comparer avec Alexandre Farnèse, son grand-père.

Édouard Ier Farnèse a une armée de 6 000 fantassins et pour l'entretenir, Édouard Ier Farnèse oblige ses sujets à de fortes privations.

Édouard Ier Farnèse s'endette auprès de banquiers et marchands.

La première campagne d'Édouard Ier Farnèse est un échec. Ses troupes sont mises en déroute par François Ier d'Este.

Plaisance est occupée par les troupes espagnoles.

Édouard Ier Farnèse se précipite alors en France mais il ne reçoit pas l'aide escomptée.



Pierre II Séguier Garde des sceaux et Chancelier de France

Le 28 février 1633, Pierre II Séguier est nommé garde des sceaux sous le ministère du cardinal de Richelieu, puis chancelier de France, ce qui lui assure une fortune conséquente



Nicolas Fouquet Licencié en droit

Selon le jurisconsulte Christophe Balthazar, sur conseil de Richelieu en personne, Nicolas Fouquet passe sa licence de droit à la Sorbonne et se fait inscrire au tableau des avocats.

En mars 1633, son père demande à Richelieu une charge de conseiller au Parlement de Paris pour Nicolas Fouquet. Sa demande est refusée : le frère aîné, François V Fouquet, possède déjà une charge identique.



Négociations avec Charles IV de Lorraine et l'Espagne

Trahison de Richelieu par Charles de L'Aubespine

En 1633, Marie Aimée de Rohan participe aux négociations avec Charles IV de Lorraine et l'Espagne menée par Charles de l'Aubespine, son amant, Marquis de Châteauneuf.

En 1633, Charles de L'Aubespine trahit Richelieu pour les beaux yeux de Marie Aimée de Rohan.

Charles de L'Aubespine lui révèle les projets de Louis XIII sur la forteresse lorraine de Moyenvic, et Marie Aimée de Rohan en informe aussitôt Charles IV de Lorraine.

Richelieu ôte les sceaux à Charles de L'Aubespine pour les donner à Pierre II Séguier.

Charles de L'Aubespine est jeté dans une prison du château d'Angoulême où il restera 10 ans.

Marie Aimée de Rohan est exilée en Touraine.



Invasion de la Lorraine par la France

Siège de Nancy

Traité de Charmes

Charles IV de Lorraine et de Bar refuse de rendre hommage à la France et s'allie à Ferdinand II de Habsbourg. Il soutient les ennemis de Richelieu.

Le 30 juillet 1633 le Parlement de Paris prononce la confiscation du Barrois.

Deux jours plus tard, Richelieu fait envahir le Barrois et la Lorraine.

Les troupes françaises commencent à prendre les villes dont Bar-le-Duc et le 26 août 1633 mettent le siège devant Nancy.

Henri II de La Ferté-Senneterre se retrouve devant Nancy en 1633.

Le 25 septembre 1633, Louis XIII et Richelieu pénétrent dans Nancy peuplée de 16 000 habitants qui viennent d'être évacuée par Henry Louis de Lorraine-Chaligny et sa garnison lorraine.

Nommé maître de camp du régiment d'infanterie qu'il lève en 1633, Philippe de La Mothe-Houdancourt assiste au siège de Nancy.

Le 30 septembre 1633, Charles IV de Lorraine par le traité de Charmes livre sa capitale.

Seules résistent quelques places fortes, telles que :

Henriette de Lorraine, jeune veuve, est contrainte à une fuite assez romanesque.



Disgrâce de Jean de Saint-Bonnet

Richelieu qui ne l'aime pas profite de l'outrage pour le disgracier, prétextant la part prise par les frères de Jean de Saint-Bonnet aux menées de Gaston de France et lui enlève toutes ses dignités en novembre 1633.



Siège de La Mothe

La place forte de La Mothe-en-Bassigny domine la rivière du Mouzon de 190 mètres. Elle est longue d'environ 700 mètres, et large de 250 mètres. Elle est puissamment fortifiée : 8 bastions reliés par une courtine haute de 20 mètres, précédée d'un large fossé taillé dans le roc et profond d'environ 2,50 m, lui-même défendu par une contrescarpe, imposant ouvrage extérieur en maçonnerie.

Mi-mars 1634, le siège commence par la destruction des villages alentours de Soulaucourt et d'Outremecourt puis la construction de fortins pour contrôler les accès.

Le 18 mai 1634, la forteresse de Bitche tombe. Les troupes de Jacques Nompar de Caumont et tous les canons lourds des environs plus les mortiers de Lyon et Roanne s'installent et se retranchent.

Le 5 juin 1634, les tirs d'artillerie et la préparation de la sape commencent. Le gouverneur de La Mothe, Antoine de Choiseul d'Ische, est tué par un éclat d'obus. Ses obsèques se font dans la plus grande discrétion. Il est remplacé par son lieutenant Sarazin de Germainvillers.

Le bastion St-Nicolas saute, ouvrant une brèche. La capitulation est signée le 26 juillet 1634. Richelieu attache un grand prix aux archives ducales qui y sont entreposées, dans le but de trouver des arguments sur les droits de Louis XIII sur la Lorraine. La garnison, qui a perdu la moitié de son effectif, sort avec armes et bagages.

La Mothe est l'une des 3 places fortes à être remise en état. Les autres sont démantelées par les habitants réquisitionnés.



Nicolas Fouquet Conseiller au parlement de Metz

Nicolas Fouquet obtient en 1634 une charge de conseiller au parlement de Metz, nouvellement créé par Richelieu.

Cet octroi témoigne de la faveur de François Fouquet et la confiance du cardinal en Nicolas Fouquet, qui obtient une dispense d'âge.

Nicolas Fouquet reçoit mission du cardinal d'inventorier les papiers du Trésor de la chancellerie de Vic, où sont conservés tous les titres du temporel de l'évêché de Metz et de l'abbaye de Gorze.

Il s'agit de vérifier si Charles IV de Lorraine n'empiète pas sur les droits du roi de France, ce qui est toujours le cas quand il s'agit de territoires enclavés à l'étranger et rattachés depuis peu à la France.

Il s'agit de justifier l'entrée des troupes françaises dans ses États qui occupent le duché avant les conclusions de Nicolas Fouquet. Le jeune homme s'acquitte de sa tâche avec brio.


Françoise-Marguerite du Plessis de Chivré - par Daniel Dumonstier

Mariage d'Antoine III de Gramont avec Françoise-Marguerite du Plessis de Chivré

Antoine III de Gramont épouse à Paris le 28 novembre 1634 Françoise-Marguerite du Plessis de Chivré, nièce de Richelieu. Leurs enfants sont :



Mariage de Bernard de Nogaret de Foix avec Marie Marguerite de Cambout

Bernard de Nogaret de Foix épouse le 28 novembre 1634 Marie Marguerite de Cambout, nièce de de Richelieu, qu'il rend extrêmement malheureuse.



Mariage d'Antoine de Laage avec Marguerite-Philippe du Cambout

Antoine de Laage Duc de Puylaurens et Pair de Puylaurens

Antoine de Laage, Seigneur de Puylaurens, épouse le 28 novembre 1634 Marguerite-Philippe du Cambout.

Richelieu est cousin germain de Charles de Cambout, père de Marguerite-Philippe du Cambout.

Ce mariage est une combinaison politique de Richelieu pour attirer en France Gaston de France et son favori Antoine de Laage et de lui faire cesser son exil à Bruxelles.

Ce mariage sert en apparence à Antoine de Laage à garantie sa sécurité. En entrant dans la famille de Richelieu, Antoine de Laage est crée Duc de Puylaurens et Pair.

Ce mariage ne dure qu'un peu plus de deux mois.



Fondation de l'Académie française

L'Académie française est fondée par le cardinal de Richelieu.

C'est une institution dont la fonction est de normaliser et de perfectionner la langue française. Elle se compose de 40 membres élus par leurs pairs.

Pierre II Séguier scelle les Lettres patentes de l'Académie française, le 4 décembre 1634.

Pierre II Séguier est élu membre de l'Académie française dès l'année suivante.



François de Vignerot Général des galères de France

Le 31 janvier 1635, Pierre de Gondi doit se démettre de sa charge de Général des galères de France au profit de François de Vignerot, un neveu de Richelieu, Marquis de Pontcourlay ou Pont-Courlai.

Les revenus de Pierre de Gondi baissent sérieusement.

Pierre de Gondi reproche amèrement à Jean-François Paul de Gondi, son frère, de ne pas être intervenu.

Jean-François Paul de Gondi dira dans ses Mémoires : Monsieur de Retz ne m'a pas encore pardonné de ce que je n'entrepris pas de lui faire rendre la généralité des Galères.



Mort de Nicole du Plessis-Richelieu

Nicole du Plessis-Richelieu meurt en 1635.


Louise Angélique Motier de La Fayette

Intrigues de Marie d'Hautefort

Rencontre de Louis XIII et de Louise Angélique Motier de La Fayette

Marie d'Hautefort se lance dans des Intrigues qui lui valent la défaveur de Louis XIII en 1635.

Louise de Bourbon-Busset, Dame d'honneur d'Anne d'Autriche, introduit Louise Angélique Motier de La Fayette, sa petite-fille à la cour.

Le 18 février 1635, à l'occasion des fêtes du Mardi gras, Louis XIII remarque Louise Angélique Motier de La Fayette. Épris du charme, de la grande beauté, et de la douceur de cette jeune fille, il la convie à une de ses chasses à Versailles, en avril.

Richelieu, qui espère détacher le roi de Marie d'Hautefort, met Louise de La Fayette au premier plan. Il espère faire d'elle son espionne. Mais la jeune femme désintéressée refuse.


Carte de la Guerre de Trente Ans

Période française de la guerre de Trente Ans

Occupation de Philippsburg, Spire, Landau et Trèves par les Espagnols

Guerre de dix ans

Déclaration de guerre de la France à l'Espagne

Courrier d'Anne d'Autriche avec Philippe IV

La période française de la guerre de Trente Ans dure de 1635 à 1648.

Depuis le début de la guerre, la France s'est toujours soigneusement tenue à l'écart des combats, tout en appuyant les opposants à l'empereur et au Roi d'Espagne par sa diplomatie et ses subsides.

Cette politique n'est pas sans contradictions car Richelieu, cardinal de l'Église catholique est :

Les considérations religieuses s'opposent donc aux considérations politiques et à la volonté de contenir la puissance des Habsbourg. Or ceux-ci finissent par l'emporter sur leurs divers adversaires. Pour maintenir l'équilibre désiré, la France n'a plus d'autre solution que de s'engager directement dans le conflit.

Cet engagement est précédé d'une intense activité diplomatique et de la négociation de multiples traités avec les ennemis de l'empereur et du roi d'Espagne (ce dernier est d'ailleurs, plus que l'empereur, le principal adversaire).

Avec les Hollandais est notamment prévu le partage des Pays-Bas espagnols (grosso modo l'actuelle Belgique).

Contrairement aux Danois quelques années plus tôt, les Suédois ont subi un revers, mais ne sont pas anéantis. Leur présence en Allemagne va en fait se perpétuer jusqu'à la fin de la guerre, sous des généraux de valeur tels que Johan Banér ou Lennart Torstenson qui ne vont jamais laisser les impériaux libres de se retourner complètement contre la France. Au contraire les armées française et suédoise vont souvent se coordonner ou tenter de se rejoindre pour forcer l'ennemi commun.

Par précaution, les Espagnols occupent Philippsburg, Spire, Landau et enfin Trèves dont l'archevêque Philipp Christoph von Sötern, l'un des Princes-Électeurs, s'est mis sous la protection de la France :

Richelieu prend ce prétexte pour déclarer ouvertement la guerre à l'Espagne, adversaire le plus direct des intérêts français, le 19 mai 1635.

La Guerre de dix ans commence le 19 mai 1635.

Les armées françaises, fortes de 120 000 hommes, vont intervenir dans 4 grands secteurs :

Cela place Anne d'Autriche dans une position encore plus délicate. En effet, la correspondance secrète qu'elle entretient avec Philippe IV d'Espagne, son frère, va au-delà des nécessités de la simple affection fraternelle.

Anne d'Autriche tente de renseigner secrètement l'Espagne sur les dispositions militaires et politiques françaises, bien qu'elle soit tenue à l'écart de toutes les décisions de Louis XIII.

François-Marie de Broglie fait parti des principaux commandants en chef lors de la Guerre de Trente ans.



Henri II de Rohan Commandement des troupes française en Valteline

Bataille de Cassiano

Nouvel exil Henri II de Rohan

Henri II de Rohan prend en 1635 le commandement des troupes royales en Valteline pour couper aux troupes du Roi d'Espagne l'entrée du Milanais. Il reçoit le commandement d'une armée de 15 000 hommes pour chasser les Autrichiens de Suisse en commençant par forcer le duc de Lorraine à évacuer l'Alsace.

Par une manœuvre habile, Henri II de Rohan défait les troupes impériales à Cassiano.

En un temps où les armées françaises se faisaient battre, Henri II de Rohan apporte un succès qui, pressentait-il, ne doit pas forcément plaire à Richelieu. D'abord victorieux, Henri II de Rohan est laissé sans renforts et sans ordres précis dans les montagnes de l'est de la Suisse. Henri II de Rohan instruit sans succès Richelieu de ses difficultés.

En Italie, l'invasion du Milanais ne peut se faire du fait de l'alliance peu fiable du duc de Savoie et malgré les succès des troupes stationnées en Valteline.

Suspecté d'être responsable de l'échec des troupes françaises en Valteline, Henri II de Rohan est prié de reprendre le chemin de l'exil.

Prétextant sa santé, Henri II de Rohan s'arrête à Genève et reçoit finalement l'ordre de retourner à Venise.

À Venise et à Padoue, Henri II de Rohan compose ses Mémoires.

Par lettre, Louis XIII lui demande d'être son ambassadeur extraordinaire dans les Grisons en Suisse afin d'en éloigner l'Empire d'Autriche qui occupe la Valteline.

Après un aller-retour à Venise, Henri II de Rohan déploie une activité de cartographe pour la Suisse, l'Alsace, la Bourgogne et le Milanais.



Prestation de serment de Pierre II Séguier

Pierre II Séguier prête serment comme Chancelier de France le 19 décembre 1635.

Tous les officiers de justice dépendent donc de lui pendant à peu près 40 années.

Toute l'administration du royaume pendant cette période repose sur lui.

Laissé dans l'ombre par les fortes personnalités de Richelieu et de Mazarin, Pierre II Séguier joue pourtant un rôle essentiel dans la continuité des politiques de centralisation et d'acheminement vers un gouvernement qu'on appellera plus tard absolutiste.



Tentative pour écarter Louise Angélique Motier de La Fayette

Au début de 1636, Richelieu souhaite d'écarter Louise Angélique Motier de La Fayette.

Connaissant sa droiture et usant de son prestige d'ecclésiastique, il lui propose d'entrer en religion plutôt que de d'avoir avec Louis XIII une relation adultère.

Louis XIII n'est pas contre le projet, mais il redoute la séparation.

Finalement, Louise, toujours amoureuse, y renonce au début de l'été.



Retour de Louis II de Bourbon-Condé à Paris

Campagne de Franz Freiherr von Mercy en comté de Bourgogne

Prise de Pontailler-sur-Saône

Prise de Mirebeau-sur-Bèze

Siège de Saint-Jean-de-Losne

En 1636, les opérations en Italie piétinent, de même que celles d'Alsace.

En 1636, Louis II de Bourbon-Condé revient à Paris, puis part faire ses premières armes, rattrapant ainsi la médiocrité militaire d'Henri II de Bourbon-Condé, son père.

Bernard de Saxe-Weimar seconde les manœuvres d'Henri II de Bourbon-Condé en comté de Bourgogne en 1636.

En 1636, Franz Freiherr von Mercy commande les troupes de Charles IV de Lorraine, membre de la coalition regroupant l'Autriche, l'Espagne, la Bavière, le pape, en guerre contre la France de Louis XIII et de Richelieu.

Cette armée de de Charles IV de Lorraine fait partie des forces coalisées commandées par le général en chef Matthias Gallas.

Le 15 août 1636, Charles IV de Lorraine et Franz Freiherr von Mercy font une entrée triomphale à Dole en Franche-Comté qu'une armée française, commandée par 'Henri II de Bourbon-Condé, gouverneur de Bourgogne n'a pas réussi à prendre quelques semaines auparavant.

Une partie de l'armée lorraine, constituée essentiellement de 3 000 mercenaires croates se dirige alors sur Pontailler-sur-Saône dans le duché de Bourgogne.

La ville, après une belle résistance, est prise le 28 août 1636.

La répression infligée par l'armée de Franz von Mercy est effroyable : tous les habitants capturés sont brûlés vifs, toutes les maisons incendiées, les deux églises rasées.

Les forces croato-lorraines s'abattent alors sur les villages voisins :

Ils sontcomplètement détruits, y compris les églises et prieurés.

Tous les habitants qui ne peuvent se cacher au fond des forêts ou dans des îles reculées de la Saône sont passés au fil de l'épée, sans considération de sexe ou d'âge, une cruauté implacable.

L'armée det Franz Freiherr von Mercy se dirige alors sur Mirebeau-sur-Bèze qui offre une belle résistance le 2 septembre 1636 avant que la jonction de l'armée de Franz Freiherr von Mercy avec le gros des troupes de Matthias Gallas ne permette la prise de la ville.

Elle est traitée avec la même violence que les villages du bord de Saône.

Les armées impériales se dirigent alors vers le sud en continuant leurs massacres jusqu'à la ville de Saint-Jean-de-Losne.

Au passage, le prieuré de Saint Léger est dévasté et tous les habitants tués.

Là, les habitants, hommes et femmes, leur opposent une farouche et héroïque résistance jusqu'à l'arrivée de renforts français.

Le 28 octobre 1636, les troupes autrichiennes décident de s'établir à Saint-Jean-de-Losne pour l'hiver.

Le 2 novembre 1636, après deux assauts et malgré une brèche dans les fortifications, Saint-Jean-de-Losne n'est toujours pas prise et les habitants assiégés refusent catégoriquement toute reddition.

Un troisième assaut n'y suffit pas : les assiégeants ne prennent pas possession de la ville.

La pluie continue qui est tombée pendant le siège, fait entrer en crue la Saône.

Les assiégeants manquent de vivres.

Une avant-garde des troupes royales, dirigées par le maréchal Josias Rantzau, arrive en soutien des habitants.

Philippe de La Mothe-Houdancourt sert en qualité de sergent de bataille dans l'armée de Bourgogne.

Le camp des armées impériales est inondé.

Matthias Gallas et Franz Freiherr von Mercy décident de lever le camp et de se replier vers la Franche-Comté.

Les troupes autrichiennes et se replient.

La retraite, du 3 novembre à décembre 1636 dans le mauvais temps, est très pénible et l'armée impériale y laisse de nombreux canons et de nombreux morts.

Louis XIII récompensera le courage de Saint-Jean-de-Losne en l'exemptant d'impôts.

Deux drapeaux pris aux Autrichiens lors des assauts sont visibles dans l'église Saint-Jean-Baptiste.

Il faudra deux générations pour que les villages de Pontailler-sur-Saône, Maxilly-sur-Saône, Heuilley-sur-Saône, Talmay soient reconstruits et retrouvent une vie normale.



Conspiration contre Richelieu

En 1636, lors du siège de Corbie, au camp d'Amiens, Louis de Bourbon-Condé organise une conspiration avec Gaston d'Orléans, son cousin, et Claude de Bourdeille dans le but d'assassiner ou d'enlever Richelieu.

François de Baradas est chargé de l'affaire : il s'agit d'arrêter le carrosse du Cardinal dans un défilé.

Des dissensions apparaissent chez les comploteurs.

François de Baradas ne veut apparemment pas que Gaston d'Orléans se mêle du complot.

L'affaire s'ébruite.

Barradas est alors exilé en Avignon où il est désormais assigné.

Louis de Bourbon-Condé se réfugie alors à Sedan chez le duc de Bouillon (prince de la principauté de Sedan), où il renouvelle ses tentatives de complot contre Richelieu, avec le soutien militaire de l'Espagne.



Urbain de Maillé-Brézé et Honoré d'Albert d'Ailly Commandant de l'armée de Picardie

Le 4 juillet 1636, Richelieu confie à Urbain de Maillé-Brézé le commandement de l'armée de Picardie avec Honoré d'Albert d'Ailly.



Charles II de la Porte à Port-Louis.

En 1636, Richelieu dépêche Charles II de la Porte à Port-Louis pour rendre la citadelle inexpugnable.



Jean Armand de Maillé-Brézé Grand-maître de la navigation

En 1636, Richelieu fait donner à Jean Armand de Maillé-Brézé en survivance sa charge de grand-maître de la navigation.



Mort de Charles Ier Gonzague

Charles II Gonzague Duc de Nevers, de Rethel de Mantoue et de Montferrat

Charles II Gonzague Marquis de Sommerive

Charles II Gonzague Comte de Rodigo et Rivalta, de Villars, de Tende

Incorporation du duché d'Aiguillon à la couronne de France

Marie de Mantoue Régente

Charles Ier Gonzague meurt dans son palais ducal de Mantoue le 14 juin 1637.

Toute sa vie, il aura montré l'image d'un prince-soldat de la Renaissance menant grand train, croyant, cultivé et bâtisseur.

Charles Ier Gonzague et Catherine de Mayenne sont sincèrement pieux.

En atteste leur quasi-frénésie de création de fondations pieuses, abbayes, monastères, collèges ou hôpitaux, les projets de croisade toutefois déçus ou le décès de Charles Ier Gonzague vêtu en moine franciscain.

Charles II Gonzague est le seul descendant masculin de Charles Ier Gonzague.

Il devient :

Le duché d'Aiguillon est requis par Richelieu qui le réintègre à la couronne de France.

Marie de Mantoue sa mère assure la régence jusqu'en 1647.

Marie de Mantoue adopte une politique sociale honnête et se fait aimer du peuple en réduisant les taxes.

Marie abandonne rapidement la politique pro-française de son beau-père, pour se rapprocher de l'Empire, beaucoup plus présent en Italie du nord.

Pour consacrer les liens avec les Habsbourg, Marie de Mantoue organise :

Elle déchaînant ainsi la colère de Louis XIV.



Urbain de Maillé-Brézé Commandant de l'armée de Hollande

Richelieu confie à Urbain de Maillé-Brézé le commandement l'armée de Hollande en 1637.



François VI de La Rochefoucauld Prisonnier puis exilé

Aveux arrachés à Anne d'Autriche par Richelieu

Exil de Marie Aimée de Rohan

François VI de La Rochefoucauld projette d'enlever Anne d'Autriche avec l'aide de Marie Aimée de Rohan, la duchesse de Chevreuse.

François VI de La Rochefoucauld est embastillé en 1637, puis exilé dans le Poitou.

En août 1637, Anne d'Autriche est suspectée de correspondre en secrets de avec Philippe IV, son frère.

Richelieu l'oblige à signer des aveux.

Son courrier est désormais ouvert.

Son entourage est épuré et ses sorties sont surveillées.

Marie Aimée de Rohan est exilée.

On parle un moment de divorce et de répudiation, mais l'affaire est finalement étouffée par le roi lui-même qui est trop pieux pour y penser sérieusement.

Le souci majeur de Louis XIII est, durant son règne, la très longue absence d'un héritier mâle.

D'une santé médiocre et secoué par de violentes maladies, le roi a manqué à maintes reprises de mourir.

Le fait que le roi puisse subitement mourir sans héritier a entretenu chez les prétendants au trône de grandes espérances : Gaston de France, le comte de Soissons, le comte de Moret…

La très difficile relation qu'entretient le roi avec la reine augmente les espoirs de ces princes, qui toujours mêlés à des complots, espèrent bien que le roi n'aura jamais d'héritiers.



Jean Duvergier de Hauranne Prisonnier

Jean Duvergier de Hauranne est renommé pour ses connaissances théologiques et son austérité morale.

Il est l'héritier spirituel de Pierre de Bérulle, proche de l'opposition à Richelieu.

Jean Duvergier de Hauranne est arrêté et emprisonné à Vincennes en 1638.



Marie-Madeleine de Vignerot Duchesse d'Aiguillon

En 1638 après avoir échoué dans plusieurs projets de mariage pour Marie-Madeleine de Vignerot avec les premières maisons de France, Richelieu achète pour elle le duché d'Aiguillon.

Marie-Madeleine de Vignerot devient donc Duchesse d'Aiguillon.



Siège de Fontarabie

Henri II de Bourbon-Condé commande une des armées luttant contre l'Espagne sur la frontière pyrénéenne.

Chargé par Henri II de Bourbon-Condé de diriger l'assaut au siège de Fontarabie ou Fontarrabie au pays basque, Bernard de Nogaret de Foix refuse par peur d'un échec, la brèche n'étant pas assez large selon lui.

Bernard de Nogaret de Foix doit céder son poste à Henri d'Escoubleau, qui se voit forcé dans ses lignes et obligé de regagner ses vaisseaux avec Henri II de Bourbon-Condé le 7 septembre 1638.

Bernard de Nogaret de Foix conduit les débris de l'armée à Bayonne.

Henri d'Escoubleau tente d'en rejeter la faute sur Bernard de Nogaret de Foix de La Valette, Duc d'Épernon.

Henri d'Escoubleau obtient l'appui de Richelieu dans cette affaire, mais est remplacé par Jean Armand de Maillé-Brézé et affecté à la flotte du Levant.


Anne d'Autriche et Louis XIV Louis XIII Anne d'Autriche et le dauphin Louis XIV faisant des offrandes à la Vierge Marie (extrait)

Naissance de Louis XIV

Louis XIV Premier fils de France

Louis XIV Dauphin de Viennois

Les difficultés que Louis XIII rencontre en août 1638, ainsi que son tempérament très pieux l'amènent à consacrer la France à la Vierge Marie.

Louis-Dieudonné ou Louis XIV, dit le Grand et surnommé le Roi-Soleil, naît au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye le dimanche 5 septembre 1638 vers 11 heures, fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriche après 23 ans de mariage.

Il est surnommé " l'enfant du miracle".

Se produisant après 23 ans d'un mariage sans enfant, il est prénommé Dieudonné car on voit en sa venue une grâce du ciel après cette consécration de la France à la Vierge Marie.

Le petit Louis reçoit le titre de premier fils de France et le titre plus traditionnel de Dauphin de Viennois.

Les mémorialistes diffèrent sur l'attitude du roi à l'égard de son héritier :

Louis est le fruit d'unions multiculturelles puisque ses grands-parents paternels Henri IV de France et Marie de Médicis, étaient français et italien.

Son grand père maternel, Philippe III d'Espagne était espagnol et sa grand mère maternelle, Marguerite d'Autriche-Styrie autrichienne, bien que tous deux Habsbourg, proches parents l'un de l'autre.

La naissance de Louis XIV éloigne du trône Gaston de France, le frère de Louis XIII, comploteur impénitent dont le cardinal de Richelieu craint qu'il ne mène, en cas d'accession au trône, une politique favorable aux nobles et aux Habsbourgs.

Gaston de France perd son crédit financier, et ne peut poursuivre la reconstruction du château de Blois qu'il a entrepris.



Mort de Père Joseph

Le Père Joseph subit une première attaque cérébrale au printemps 1638.

Père Joseph meurt à Rueil le 18 décembre 1638 en quelques jours d'une seconde attaque.

Sa mort le prive de justesse de sa promotion comme cardinal.

Le cardinal de Richelieu écrira : Je perds ma consolation et mon unique secours, mon confident et mon appui.



Retour de Mazarin à Paris

Mazarin au service de la France

En avril 1639, Mazarin est naturalisé français et repart pour Paris.

Mazarin entre au service de la France et se met à la disposition de Richelieu.

Mazarin devient l'homme de confiance de Richelieu.



Jean II Casimir Vasa Prisonnier

Philippe IV d'Espagne est en guerre contre la France.

En 1639 Jean II Casimir Vasa accepte un commandement en Espagne.

Pour se rendre à Barcelone, Jean II Casimir Vasa embarque à Gênes sur une galère.

Pris du mal de mer, Jean II Casimir Vasa décide de débarquer à Saint-Tropez.

Jean II Casimir Vasa poursuit le voyage par terre jusqu'à Marseille, mais il y est reconnu par la police de Richelieu.

Jean II Casimir Vasa croit réussir à fuir en prenant le premier bateau qui quitte le port.

Mais il joue de malchance, c'est le calme plat.

À la Tour de Bouc (aujourd'hui Port-de-Bouc), Jean II Casimir Vasa est fait prisonnier sur l'ordre de Richelieu.

Immédiatement conduit à la prison du fort de Salon-de-Provence, Jean II Casimir Vasa est rapidement transféré à la citadelle de Sisteron

Le 13 février 1639, Jean II Casimir Vasa y est reçu avec les honneurs dus à son rang mais immédiatement interné dans la geôle située tout au sommet de la citadelle.

Transféré dans un cachot de Vincennes, le 16 août 1639, Jean II Casimir Vasa est finalement libéré par décision de Richelieu.



Fondation de Montréal

Fondation de l'Hôtel-Dieu de Québec

À la demande de Marie-Madeleine de Vignerot, Richelieu envoie les Jésuites au Canada.

Marie-Madeleine de Vignerot s'intéresse à la fondation de Ville-Marie ou Montréal.

De concert avec Richelieu, Marie-Madeleine de Vignerot dote généreusement /

Marie-Madeleine de Vignerot règle les frais du voyage des 3 premières infirmières de l'ordre des Augustines Hospitalières de la Miséricorde de Jésus qui assument la responsabilité de l'hôpital de Québec en 1639.



François VI de La Rochefoucauld Exilé

En 1639, Richelieu tente de se concilier François VI de La Rochefoucauld, mais ce dernier se retire dans ses terres.



Procès de Bernard de Nogaret de Foix

Richelieu hait Bernard de Nogaret de Foix qui se sauve prudemment en Angleterre.

On lui donne l'ordre de la Jarretière.

En 1639, Richelieu le fait traduire devant un tribunal extraordinaire, présidé par Louis XIII lui-même qui le condamne à mort.



Conquête du comté de Bourgogne

Prise de Nozeroy

Mort de Bernard de Saxe-Weimar

En 1639, à la demande de Richelieu, Bernard de Saxe-Weimar tente à nouveau, la conquête du comté de Bourgogne, à la tête de son armée de soldats recrutés en Allemagne (communément appelés "Suédois").

Il ravage le pays comtois avec une sauvagerie inouïe et l'évocation de ses "suédois" semait la terreur parmi les populations.

Nozeroy est pris et saccagé par Bernard de Saxe-Weimar en 1639.

Bernard de Saxe-Weimar meurt à Neubourg le 18 juillet 1639 au milieu de ses succès, enlevé par la fièvre ou, selon d'autres, par le poison.

Il est à l'origine du 1er régiment de cuirassiers français qui porte le nom de régiment de Saxe-Weimar.

Son armée passe sous les ordres de Jean-Baptiste Budes, Comte de Guébriant.


Henri Coiffier de Ruzé

Cinq-Mars Grand Maître de la garde-robe

Cinq-Mars Premier écuyer

Cinq-Mars Grand écuyer de France

Cinq-Mars Comte de Dammartin

En 1639, Richelieu introduit Henri Coiffier de Ruzé auprès de Louis XIII, espérant qu'il le prendra comme favori :

un ami proche, habituellement un amant de cour, qui a une influence majeure sur les décisions du roi.

Cinq-Mars est rapidement nommé Grand Maître de la garde-robe, Premier écuyer puis Grand écuyer de France.

Louis XIII lui offre également le comté de Dammartin.



Bataille de Montjuic

Philippe de La Mothe-Houdancourt Lieutenant général des armées du roi

Bataille de Tarragone

La Catalogne soulevée contre l'Espagne se met sous l'entière autorité du royaume de France le 23 janvier 1641 à l'approche des troupes espagnoles de Philippe IV d'Espagne, sous la réserve de conserver ses privilèges.

L'armée française comporte notamment les régiments Enghien, Espenan et Serignan et quelques 1 000 cavaliers qui venaient de rendre Tarragone.

Promu lieutenant général des armées du roi en 1641, Philippe de La Mothe-Houdancourt est envoyé à l'armée de Catalogne sous les ordres du prince de Condé.

L'armée française et les milices catalanes repoussent les Espagnols le 26 janvier 1641 au cours de la bataille de Montjuic.

La Catalogne restera française jusqu'en 1652.

Philippe de La Mothe-Houdancourt mène 5 000 hommes de troupe, s'empare de Valz, de Lescouvette, du fort de Salo, de la ville et du fort de Constantin, et assiège Tarragone.

La ville de Tarragone est assiégée :

Tarragone est ravitaillée par les Espagnols lors d'une première attaque menée par des galères le 4 juillet 1641.

Le 20 août 1641, une flotte espagnole sous le commandement de don García Álvarez de Tolède, s'approche de Tarragone.

L'essentiel de la flotte espagnole s'est concentrée à Vinaròs.

Elle est composée de :

chargés de provisions.

Les 29 galères survivantes de la précédente bataille se sont ajoutées à ces forces.

Arrivés au contact, la flotte française ouvre le feu.

Au cours de l'engagement entre les 2 lignes de batailles, les galères espagnoles parviennent à glisser sans encombre le convoi dans la ville.

A 3h de l'après-midi, les galères virent, et attaquent la flotte française par l'arrière.

La flotte française est prise entre 2 feux, souffrant énormément jusqu'au coucher du soleil moment où le combat cesse.

Le 21 août 1641, le combat reprend, mais baisse en intensité, jusqu'à se terminer en une poursuite des Français en pleine retraite.

Le 25 août 1641, la flotte française est perdue de vue, mais les Espagnols leur capturent un brûlot qu'ils lancent inutilement contre eux.

Elle ne semble pas avoir perdu plus de navires, mais leurs dommages et pertes doivent être énormes du fait du feu croisé qu'ils ont subi pendant un long moment.

Clairement vaincus, elle fait route vers sa base en France.

Les officiers de don García Álvarez de Tolède le supplient de poursuivre et d'aborder l'ennemi afin de l'achever.

Mais celui-ci sait qu'un tiers de ses galions ne souhaitent pas de battre avec acharnement du fait qu'ils sont civils, et que le nombre de bateaux espagnols est limité.

Les espagnols en profite pour approvisionner Rosas, Perpignan et Collioure, retournant ensuite à Tarragone, car l'armée assiégeante se retire au vu de la défaite navale.

La flotte ennemie n'est pas détruite, mais les espagnols obtiennent le contrôle de la mer.

Richelieu destitue Henri d'Escoubleau, et lui interdit de commander à nouveau.

En septembre 1641, Philippe de La Mothe-Houdancourt emporte d'assaut la ville de Tamarit en Aragon.

Philippe de La Mothe-Houdancourt revient devant Tarragone.

Philippe de La Mothe-Houdancourt marche au secours d'Almenas, assiégée par les Espagnols début novembre 1641.

Sa troupe étant moins forte que celle des assiégeants, Philippe de La Mothe-Houdancourt envoie dans la nuit 100 chevaux avec toutes les trompettes et tous les tambours de son armée par les montagnes voisines, tandis qu'il débouche avec ses soldats dans une vallée opposée.

Le bruit des trompettes attire les Espagnols du côté des montagnes et les Français s'emparent de leur camp, de leurs canons et de leurs bagages.



Démission d'Henri de Sponde

Jean de Sponde Évêque de Pamiers

Afin de renforcer l'autorité de Jean de Sponde, son neveu, à Pamiers, Henri de Sponde demande sa démission qui est agréée par Urbain VIII le 25 février 1641.

Ainsi, il abandonne son titre à Jean de Sponde son neveu.

Dès lors, Henri de Sponde songe à retourner à Rome pour y finir ses jours.

Mais Henri de Sponde change d'avis lorsque le cardinal de Richelieu lui fait comprendre qu'il compte l'employer auprès du pape Urbain VIII.



Blocus du port de Tarragone

Exil d'Henri d'Escoubleau

En 1641, Henri d'Escoubleau échoue à tenir un blocus complet du port de Tarragone.

À la suite de nouveaux revers militaires contre les Espagnols, il est accusé de trahison et perd la faveur de Richelieu, malgré les protestations de ses officiers.

Henri d'Escoubleau est exilé en Provence, puis finalement obtient l'autorisation de Louis XIII de regagner son diocèse de Bordeaux.



Prise de Lens

Richelieu réaffecte Urbain de Maillé-Brézé à l'armée de Picardie.

En août 1641, Urbain de Maillé-Brézé parvient à s'emparer de Lens en 3 jours, obligeant les Espagnols à évacuer Aire-sur-la-Lys.



Mariage de Louis II de Bourbon-Condé avec Claire-Clémence de Maillé-Brézé

Pour plaire à Richelieu, Henri II de Bourbon-Condé marie son fils Louis à la nièce du cardinal de Richelieu.

Louis II de Bourbon-Condé épouse le 11 février 1641 Claire-Clémence de Maillé-Brézé, âgée de seulement 13 ans.

Leurs enfants sont :

Louis II de Bourbon-Condé aime ailleurs, et ne témoigne aucun amour à son épouse, la traitant par le mépris.

Charlotte-Marguerite de Montmorency n'apprécie pas sa belle-fille, mais ne dit rien, par charité.



Complot du Comte de Soissons

Bataille de la Marfée

Mort de Louis de Bourbon-Condé Comte de Soissons

Siège de Sedan

Condamnation d'Henri II de Guise

Sedan forme en 1640 une principauté indépendante dont le prince, Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne, accueille les protestants et factieux fuyant la France et Richelieu.

Charles IV de Lorraine soutient le complot de Louis de Bourbon-Condé.

Marie Aimée de Rohan participe à cette conspiration.

Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne prend part à la conspiration des Princes de la paix, avec le Louis de Bourbon-Condé et Henri II de Guise, visant à rétablir les privilèges des grands féodaux.

Louis XIII envoie une arméee à Sedan sous les ordres de Gaspard III de Coligny pour mettre fin à ses agissements.

Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne demande et obtient une aide de Ferdinand III de Habsbourg, son ami personnel.

L'armée royale est déroutée vers la Marfée, proche de Sedan.

Gênée par le mauvais temps qui rend les chemins boueux, l'armée royale n'arrive sur le plateau que vers 11 heures le 6 juillet 1641, attendue par l'armée sedanaise.

L'affrontement commence et les Sedanais résistent bien au choc.

Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne, commandant la cavalerie, contourne le champ de bataille à l'abri de collines, et tombe sur le flanc de l'armée royale.

C'est alors la débandade, l'armée de Gaspard III de Coligny abandonne ses bagages.

Abraham de Fabert d'Esternay se signale lord de cette bataille.

Dès midi, le combat tourne de manière quasi-décisive à l'avantage de Louis de Bourbon-Condé.

Louis de Bourbon-Condé a la fâcheuse habitude de relever la visière de son casque avec son pistolet.

Louis de Bourbon-Condé fait ce geste machinal et le coup part.

Louis de Bourbon-Condé meurt.

Sans héritier légitime, avec lui s'éteint la branche des Soissons.

Son corps est placé en l'église de la chartreuse Notre-Dame-de-Bonne-Espérance d'Aubevoye, autrement dénommée chartreuse de Bourbon-lèz-Gaillon.

Louis XIII fait le projet d'intenter un procès pour lèse-majesté à la dépouille de Louis de Bourbon-Condé.

Malgré la défaite, l'armée royale commence le siège de Sedan.

Frédéric-Maurice de la Tour d'Auvergne négocie sa soumission dans un traité signé le 4 août 1641 avec Louis XIII, qui lui confie le commandement de l'armée d'Italie.

Richelieu, après avoir maîtrisé les coupables, décide d'arrêter Charles IV de Lorraine qui réussit à s'enfuir fin juillet 1641 et reprend le combat contre la France ennemie.

Henri II de Guise est condamné à mort, mais s'enfuit dans les Flandres.

Ses biens sont alors confisqués.


Exécution de François de Thou et Henri Coiffier de Ruzé - par Paul Lehugeur

Conspiration de Cinq-Mars

Mort d'Henri Coiffier de Ruzé Marquis de Cinq-Mars

Gaston de France privé de ses droits à la régence

Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne Prisonnier

Cession à la France de la principauté de Sedan et Raucourt

Henri Coiffier de Ruzé, dit Cinq-Mars, mène la dernière des nombreuses conspirations contre Richelieu, presque avec succès.

Cette conjuration vise à faire de Gaston de France le lieutenant général du royaume.

Henri Coiffier de Ruzé s'entend avec François de Thou et Gaston de France pour comploter avec les Espagnols.

Leur plan prévoit le renvoi ou l'assassinat de Richelieu et la signature de la paix avec l'Espagne, avec une restitution réciproque de territoires.

Les Espagnols massent une armée de 18 000 hommes dans la région de Sedan pour intervenir aux côtés des conjurés.

Une correspondance secrète du marquis est interceptée par la police de Richelieu.

D'après Leclère, Gabriel de Rochechouart de Mortemart aide Richelieu à précipiter la chute d'Henri Coiffier de Ruzé.

Trahis dans leur confiance, Louis XIII et Richelieu les font juger.

Pierre II Séguier instruit ce procès.

François de Thou et Henri Coiffier de Ruzé meurent à Lyon le vendredi 12 septembre 1642, décapités.

La mère d'Henri de Cinq-Mars, la maréchale d'Effiat, est exilée en Touraine.

Son frère est privé de ses bénéfices d'abbé et le château de famille est rasé à hauteur d'infamie.

Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne est compromis dans cette conspiration.

Il est arrêté à l'armée d'Italie qu'il commande et emprisonné au château de Pierre-Encise près de Lyon.

Par traité signé le 15 septembre 1642, Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne cède à la France sa principauté de Sedan et Raucourt.

Une déclaration privant Gaston de France de ses droits à la régence est enregistrée au Parlement dès décembre 1642.

En 1642 Claude de Bourdeille participe à ce complot et ses terres lui sont confisquées, l'obligeant à s'enfuir en Angleterre.



Mort de Richelieu

Mazarin Principal Ministre de l'État

Démission de Sublet de Noyers

Richelieu meurt le 4 décembre 1642.

Ses grandes réformes ayant rendu Richelieu très impopulaire, à l'annonce de sa mort, le peuple allume des feux de joie pour fêter l'événement.

Réputé pour son habileté voire son caractère jugé retors, souvent critiqué pour sa fermeté intransigeante, Richelieu fait du concept moderne de raison d'État la clé de voûte de ses méthodes de gouvernement et de sa vision diplomatique et politique.

Par son testament, Richelieu nomme exécuteurs testamentaires :

Richelieu possède, à son décès, 20 millions de livres, une des fortunes les plus importantes de l'époque et, dit-on, la plus importante de tous les temps en France, après celle de Mazarin.

Richelieu lègue le Palais-Royal et un million et demi au roi Louis XIII.

A Marie-Madeleine de Vignerot hérite d'une partie des biens de Richelieu, entre autres, du château de Rueil et du petit Luxembourg.

Marie-Madeleine de Vignerot doit achever la construction de l'église de la Sorbonne que Richelieu a commencée et qui doit lui servir de tombeau.

Elle s'en acquittera parfaitement.

Richelieu recommande Mazarin à Louis XIII.

Le roi décide de se réconcilier avec certains des anciens conspirateurs comme César de Bourbon, son demi-frère, et ses fils, Louis II de Vendôme et François de Vendôme, Duc de Beaufort.

Louis XIII ne nomme pas de nouveau premier ministre et continue à faire la politique du Cardinal.

Louis XIII fait entrer Mazarin au conseil d'État.

Le 5 décembre 1642, Mazarin est nommé Principal Ministre de l'État, comme l'a recommandé Richelieu.

Il prend vite la place de Richelieu auprès du Roi.

La preuve en est que, quelques mois plus tard, lorsque le secrétaire d'État à la guerre, Sublet de Noyers démissionne.

Louis XIII nomme pour le remplacer un des protégés de Mazarin, Michel IV Le Tellier.

François VI de La Rochefoucauld revient à la cour, dans l'espoir de voir ses mérites récompensés.

Mais Mazarin a le même projet que Richelieu : rabaisser l'orgueil des Grands.



Pierre II Séguier Protecteur de l'Académie française

Après la mort du Cardinal Richelieu, Pierre II Séguier devient le protecteur de l'Académie française.



Libération de Jean Duvergier de Hauranne

Mathieu Molé a une inclination pour les doctrines de Port-Royal.

Mais ses relations avec le cardinal de Richelieu restent satisfaisantes

Après la mort de Richelieu, Mathieu Molé parvient à obtenir la libération de Jean Duvergier de Hauranne, son ami.



Nicolas Fouquet Au service de l'État

La mort de Richelieu, protecteur de longue date de la famille Fouquet, vient mettre fin aux rêves coloniaux et maritimes de Nicolas Fouquet qui choisit alors définitivement le service de l'État.



Jean Armand de Maillé-Brézé Intendant et grand-maître de la navigation

Jean Armand de Maillé-Brézé Gouverneur de l'Aunis et de La Rochelle

Jean Armand de Maillé-Brézé Duc de Fronsac.

Devenu en décembre 1642, à la mort de Richelieu, intendant et grand-maître de la navigation, gouverneur de l'Aunis et de La Rochelle, Jean Armand de Maillé-Brézé hérite du duché-pairie de Fronsac.

Cette victoire tactique des Franco-Catalans sur les Espagnols, n'empêche pourtant pas les français d'être obligés à se replier du fait de la situation stratégique.



Testament de Louis XIII

Mort de Louis XIII

Louis XIV Roi de France

Anne d'Autriche Régente du royaume

Gaston de France Lieutenant général du royaume

Libération de Charles de L'Aubespine

Juste avant de mourir, Louis XIII rédige un testament visant à limiter les prérogatives de sa femme dont la loi impose qu'elle soit nommée Régente à sa mort.

Après 6 semaines de terribles coliques et vomissements, Louis XIII meurt à Saint-Germain-en-Laye le 14 mai 1643, à 42 ans, d'un mal aujourd'hui identifié comme la maladie de Crohn.

Il est toutefois probable que cette maladie chronique ne fit que l'affaiblir et que le coup de grâce lui est donné par son médecin, Bouvard, qui laisse le bilan de 34 saignées, 1 200 lavements et 250 purges pratiquées sur le roi dans les deux dernières années de sa vie.

Son corps est porté le 19 mai 1643 à la basilique Saint-Denis, sans aucune cérémonie, selon son propre désir : en effet, il ne voulut pas accabler son peuple par une dépense excessive et inutile.

Aux obsèques de Louis XIII, Guy XXI de Laval remplit la charge de grand-maître.

Son règne est marqué par l'abaissement des Grands et des protestants, ainsi que par la lutte contre la maison de Habsbourg.

Louis-Dieudonné devient roi sous le nom de Louis XIV.

Comme il n'a que 5 ans, sa mère, Anne d'Autriche, devient régente.

Avec l'aide du chancelier Pierre II Séguier, dès qu'elle en a connaissance, Anne d'Autriche fait casser, par le Parlement de Paris, le testament de Louis XIII, qui limitait ses prérogatives.

Entre la mort de Richelieu et celle de Louis XIII, Mazarin contacte tout l'entourage religieux de la reine et se présente comme un digne successeur de Richelieu.

Quand la pieuse Anne d'Autriche demande conseil autour d'elle au moment du choix de son premier ministre, elle a la même réponse auprès de tous ses conseillers : le Cardinal Mazarin !

À la stupéfaction générale, elle choisit le Cardinal Mazarin, déjà présent dans le Conseil de régence, comme premier ministre, en dépit de la désapprobation des cercles politiques français de l'époque dont beaucoup parmi eux n'apprécient pas qu'un Italien, fidèle de Richelieu, dirige la France.

On la soupçonne d'ailleurs d'avoir contracté un mariage secret avec Mazarin (sans qu'aucun élément probant n'ait jamais été apporté, mais avec des indices).

Henri II de Bourbon-Condé devient le chef du conseil de régence pendant la minorité de Louis XIV,

Gaston de France est tout de même nommé lieutenant général du royaume.

Gaston de France prend le nom de Grand Monsieur par opposition à Philippe Ier d'Orléans, son neveu nommé le Petit Monsieur.

Gaston étant surnommé le Grand Monsieur, par extension, Anne-Marie-Louise d'Orléans, sa fille est appelé la Grande Mademoiselle.

Charlotte-Marguerite de Montmorency revient à la Cour, très appréciée de la régente.

Anne d'Autriche, le jeune Louis XIV et le cardinal Mazarin quittent le Louvre pour habiter le Palais-Royal.

C'est à cette époque qu'il prend ce nom.

Marie Aimée de Rohan perd tout pouvoir.

Charles de L'Aubespine est libéré.


Charles de L'Aubespine - Portrait par Pierre Daret

Cabale des Importants

François de Vendôme Prisonnier

François de Vendôme, Duc de Beaufort, et Marie Aimée de Rohan, Duchesse de Chevreuse organisent un complot le 27 mai 1643.

Ce complot est nommé la cabale des Importants car ils sont aidés par de nombreux "Grands" :

François VI de La Rochefoucauld participe à cette intrigue.

Les comploteurs veulent dépouiller les anciens partisans de Richelieu, la Maison Condé notamment, de tous leurs biens et privilèges et récupérer leurs charges perdues du temps de Richelieu.

La cabale vise :

Ils ont pour cela prévu de faire assassiner Mazarin puis de le remplacer par un proche, Augustin Potier, Évêque de Beauvais.

Mazarin a rapidement vent de la conspiration.

François de Vendôme est arrêté le 2 septembre 1643 et est emprisonné au donjon de Vincennes, où il restera 5 ans.

Charles de L'Aubespine est de nouveau éloigné.

Claude de Bourdeille est à nouveau contraint à l'exil en Hollande.


Bataille d'Orbitello ou Orbetello

Siège et Bataille navale d'Orbitello

Mort de Jean Armand de Maillé-Brézé

Charles III de Blanchefort-Créquy Lieutenant-général des armées du roi

En 1646, après une campagne à Tarragone, Jean Armand de Maillé-Brézé reprend la mer.

La guerre s'est transportée en Italie, d'où Mazarin cherche à chasser les Espagnols.

Thomas-François de Savoie-Carignan est nommé généralissime des armées de France et de Savoie en Italie.

Lors du siège et de la Bataille navale d'Orbitello ou Orbetello, du 11 mai au 14 juin 1646, Thomas-François de Savoie-Carignan se révèle un chef médiocre.

Jean Armand de Maillé-Brézé est sur le point de remporter une brillante victoire.

Jean Armand de Maillé-Brézé meurt le 14 juin 1646 la tête emportée par un boulet.

Son corps est rapporté à Milly.

Le 5 juillet 1646, un service solennel est célébré à Saint-Maurice d'Angers, et son éloge funèbre prononcé par le père Bonichon, de l'Oratoire.

Il a porté l'esprit d'offensive à un tel degré que sa disparition prématurée laisse un temps la Marine française désorientée, précipitant une décadence qui ne cesse de s'accélérer depuis la mort de Richelieu.

Après ce siège, Charles III de Blanchefort-Créquy est nommé lieutenant-général des armées du roi.



Armand Jean de Vignerot du Plessis Duc de Richelieu

Quinze ans après la mort de son grand-oncle le cardinal de Richelieu, Armand Jean de Vignerot du Plessis reprend le titre de Duc de Richelieu et de Fronsac, par substitution de nom et d'armes. Le 15 janvier 1657, il prête serment au Parlement en qualité de duc et pair.

Héritier d'un bien considérable, il joue, affiche des maîtresses, dépense tout, et se retrouve bientôt criblé de dettes.



Mort de Gaston de France Duc d'Anjou et d'Orléans Comte d'Eu

Philippe Ier d'Orléans Duc d'Orléans et de Chartres

Gaston de France meurt dans son château de Blois, dans l'aile François Ier alors décatie, le 2 février 1660. Il est inhumé à la basilique de Saint-Denis, ultime privilège attaché au sang royal.

Cultivé et raffiné mais velléitaire et inconstant, Gaston de France passa sa vie à intriguer, d'abord contre le cardinal de Richelieu, puis contre le cardinal Mazarin. Ces conspirations échouèrent toujours, faute de réel projet politique. Gaston dénonça souvent ses complices, puis les vit périr (voir d'Ornano, Chalais, Montmorency, et Cinq-Mars).

Louis XIV, confère alors en apanage les titres de duc d'Orléans et de Chartres à son propre frère Philippe de France. Il est alors dénommé Philippe Ier d'Orléans.

Cependant Louis XIV lui refuse

qui auraient aussi dû lui échoir.

Claude Le Peletier est désigné comme tuteur des filles de Gaston de France.

Le Palais du Luxembourg passe par succession Marguerite de Lorraine, veuve de Gaston de France.


Anne d'Autriche par Moncornet en 1660 Louis XIV en 1661 par Charles Le Brun.

Mort de Mazarin

Prise du pouvoir par Louis XIV

Retraite d'Anne d'Autriche au Val-de-Grâce

Ayant brisé toutes les oppositions, Mazarin reste premier ministre jusqu'à sa mort.

Mazarin suggère à Louis XIV de prendre Jean-Baptiste Colbert à son service.

Deux jours avant sa mort, le 7 mars 1661, Mazarin fait appeler les 3 ministres du Conseil :

et les recommande chaudement au roi.

Mais le lendemain, veille de sa mort, sur les conseils de Jean-Baptiste Colbert, Mazarin revient sur ses propos concernant Nicolas Fouquet jugé trop ambitieux et conseille au roi de s'en méfier et de choisir Jean-Baptiste Colbert comme Intendant des finances.

Mazarin meurt au château de Vincennes le 9 mars 1661 des suites d'une longue maladie.

À la mort de Mazarin, le 9 mars 1661, la première décision de Louis XIV âgé de 23 ans, est de supprimer le poste de premier ministre et de prendre le contrôle du gouvernement. Le règne personnel du Roi-Soleil commence, devenant monarque absolu. Également connu sous le nom de Louis le Grand, Louis XIV renforce la monarchie qui devient monarchie absolue de droit divin.

Principal soutien de la Compagnie du Saint-Sacrement, Anne d'Autriche se retire jusqu'à sa mort au Val-de-Grâce, bien que toujours tenue en grande vénération par son fils.

Outre l'héritage politique, le cardinal Mazarin laisse une fortune de 35 millions de livres, dont 8 millions en espèces, soit l'équivalent de l'encaisse de la Banque d'Amsterdam, banque la plus importante du monde à l'époque. Mazarin a tout perdu tout pendant la Fronde, il avait donc accumulé ces richesses entre 1652 et sa mort, soit en moins de 9 ans.

Sous l'Ancien Régime, aucun héritage n'atteignit ce niveau, les plus élevés étant ceux du cardinal de Richelieu (16 millions nets) et de Charles Gonzague (5,5 millions en 1637).

Sa rapacité était telle qu'il songe même, lui qui ne fut jamais ordonné prêtre, à devenir archevêque d'un des riches territoires nouvellement conquis, mais le pape s'oppose à un zèle si intéressé.

Pour éviter que ne soit fait un inventaire de ses biens, et donc de ses agissements, il lègue tous ses biens au roi, qui hésite 3 jours avant de les accepter, puis l'ayant fait, les laisse à ses héritiers, manœuvre classique en ces temps pour éviter les recherches de justice.

Louis XIV s'installe au Louvre. Philippe Ier d'Orléans son frère reçoit le Palais-Royal en apanage.

Philippe-Julien Mancini hérite d'une partie de la colossale richesse de Mazarin.


Débarquement français à Djidjelli (alias Gigeri) - Gravure d'époque

Expédition de Djidjelli

Cette campagne d'Afrique s'inscrit dans la politique de la France en tant que membre de la ligue du Rhin.

Les flottes de commerce des nations chrétiennes sont continuellement attaquées et pillées par les corsaires en provenance d'Alger, de Tunis et de Tripoli : régences barbaresques placées sous administration et protection ottomane.

Les différentes expéditions punitives menées par les Anglais, les Hollandais, les Génois, les Chevaliers de Malte et les Français échouent.

Pour assurer le libre passage en Méditerranée, Jean-Baptiste Colbert, exaspéré par ces échecs continuels, décide de porter un grand coup.

Il monte une expédition militaire qui vise à s'emparer d'un des ports du littoral de Kabylie, de le fortifier et d'en faire un poste avancé permettant des sorties rapides contre les corsaires.

Sont proposées les villes de :

C'est Jijel (renommé Djidjelli par les Français) à mi-chemin entre Alger et Tunis qui est retenue.

L'expédition est menée par le royaume de France, avec le concours :

Le commandant suprême de l'expédition est François de Vendôme, bien que le passé frondeur n'inspire pas confiance au Roi Louis XIV

Les forces terrestres sont dirigées par le lieutenant-général Charles-Félix de Galéan, comte de Gadagne, assisté :

tous deux maréchaux de camp.

L'artillerie est dirigée par Monsieur de Bétancourt, le génie par Louis Nicolas de Clerville.

Une expédition forte de 63 bâtiments, dont 15 vaisseaux et frégates, et près de 9.000 hommes (équipages inclus) se réunit au port royal de Toulon en mars 1664.

La flotte, aux ordres d'Abraham Duquesne et du Chevalier Paul, appareille de Toulon le 2 juillet 1664.

Elle fait un détour par les Baléares pour récupérer des galères de Malte.

Elle entre dans le golfe de Bougie le 21 juillet 1664

Elle mouille devant Djidjelli le 22 juillet 1664 au soir.

Les troupes royales s'emparent de Djidjelli le 23 juillet 1664.

François-Louis Rousselet se distingue lors de cette expédition.

Ils s'opposent dans un premier temps aux Kabyles du royaume de Koukou et de celui des Béni Abbès.

En effet en dissidence avec la Régence d'Alger, ces Kabyles refusent son aide dans un premier temps. N'arrivant pas à reprendre la ville, ils finiront pas accepter le passage des troupes du bey de Constantine et de la Régence d'Alger.

Le choix de la ville est un sujet de discorde entre le commandant de l'expédition, son second et l'ingénieur chargé des fortifications.

Charles-Félix de Galéan souhaite débarquer ses troupes à Bougie alors abandonné, mieux situé et plus à portée des secours que Djidjelli.

La mésentente entre François de Vendôme et Charles-Félix de Galéan est notamment documentée, par un courrier du 12 septembre 1664 adressé par Louis XIV à Charles-Félix de Galéan.

Une attaque des Turcs et des Kabyles est repoussée par les assiégés le 6 octobre 1664.

Le marquis de Martel part le 18 octobre 1664 de Toulon.

Il arrive en renfort à la tête de 4 vaisseaux dont La Lune, transportant notamment des chevaux, le 22 octobre 1664.

Un message du roi enjoint à François de Vendôme de reprendre la mer pour mener la chasse aux pirates.

Il laisse le commandement des troupes à terre à Charles-Félix de Galéan.

François de Vendôme et sa flotte quittent définitivement Djidjelli le 22 octobre 1664.

La peste aurait été amenée en Provence dans des rouleaux de soierie de Smyrne transportés par un navire marchand, le Lion.

Le 8 août 1664, Toulon connait son premier cas de peste et dès le mois de septembre l'épidémie s'est étendue, d'abord à Toulon, où une moitié de la population périt, puis vers Ollioules et Hyères puis Cuers.

L'épidémie entraîne une serrade de six mois. Cela consiste à enfermer chaque famille dans sa maison en lui interdisant toute communication avec l'extérieur, ce qui comporte l'obligation de fournir à chacun tout ce qui lui est nécessaire pour subvenir à ses besoins.

La peste s'étant déclarée à Toulon, l'embarquement prévu de troupes de renfort et de munitions est annulé.

Assiégée par les troupes turques et maures et jugée trop difficile à garder, l'ordre est donné le 30 octobre 1664 d'évacuer Djidjelli.

Djidjelli est démolie, les Français rembarquent dans la nuit du 30 au 31 octobre 1664.

Ils abandonnent une partie de l'artillerie (46 canons et 50 mortiers en bronze) et un millier de mousquets, faute, notamment, de disposer de mâts de charge.

La retraite se fait en utilisant les vaisseaux du marquis de Martel demeurés sur place : le Dauphin, le Soleil, la Notre Dame et la Lune, une flute et un brûlot.

Durant la retraite, Louis Henri de Pardaillan de Gondrin sauve la vie de Saint-Germain, unique témoin de son héroïsme.

Mais Saint-Germain meurt d'une charge en pleine tête peu après l'avoir remercié et lui avoir promis une récompense.

Cet épisode est relaté dans le sixième chapitre du roman de Jean Teulé intitulé Le Montespan et paru en 2008.

L'armée a perdu 2.000 hommes.

La Lune est un trois-mâts de troisième rang armé de 48 canons, construit au début des années 1640, sous Louis XIII et Richelieu.

Le vaisseau est commandé par François de Livenne, Commandeur de Verdille, chevalier de Malte, compte 350 hommes d'équipage.

Il embarque 10 compagnies du 1er Régiment de Picardie soit environ 800 hommes, ce qui porte à près de 1.200 le nombre des hommes embarqués sur un bateau de moins de 43 mètres de long à la flottaison et 10 de large et d'un tonnage de 800 tonnes.

La Lune arrive tant bien que mal à Toulon le 6 novembre 1664.

L'amirauté prend alors la décision de mettre en quarantaine à Porquerolles les vaisseaux qui rentrent de Djidjelli.

Une partie du régiment de Picardie, environ 400 hommes, est transbordé depuis le La Lune à bord du Mercoeur.

Le La Lune se trouve en piteux état et mal radoubé. 2 maitres charpentiers, envoyés par l'Intendant de la Marine Testard de la Guette, déclarent le La Lune apte à naviguer sur une aussi courte distance.

Il fait eau par l'avant et ses pompes de cale peinent à contenir l'envahissement dès son départ de Toulon. Malgré les protestations de son commandant, le La Lune appareille.

Le 8 novembre 1664, un dernier coup de vent a raison de lui, au sud-ouest du Cap Carqueiranne dans la rade de Toulon, en face des îles d'Hyères.

Le vaisseau se disloque, s'ouvre en 2 et coule à pic comme un bloc de marbre.

Plus de 700 hommes périssent noyés, avec parmi eux le général de la Guillotière.

Il y aura moins d'une centaine de rescapés, récupérés par les chaloupes du Saint-Antoine qui suit la Lune.

Une centaine de rescapés parviennent à regagner le Port-Cros, mais abandonnés sur cette île déserte de 7 km carré, ils meurent tous de faim.

Se réchappent à la nage :

On n'aurait compté en tout que 24 rescapés.



Mort d'Anne Poussard de Fors

Mariage d'Armand Jean de Vignerot du Plessis avec Anne Marguerite d'Acigné

Anne Poussard de Fors meurt en 1684.

Armand Jean de Vignerot du Plessis épouse le 30 juillet 1684 Anne Marguerite d'Acigné. Leurs enfants sont :


Tour de Camaret Camaret

Construction des défenses du port de Brest

Construction de la tour dorée de Camaret

Sur le Plan des défenses construites pour protéger Brest, figurent :

Brest est situé à l'embouchure de la Penfeld, petite rivière qui se jette dans la rade, tout près du Goulet, le seul chenal qui ouvre la baie à la haute mer. La Penfeld est très encaissée, bordée de hautes falaises et constitue un abri très sûr, en eau profonde. Sa largeur à l'embouchure permet d'y mouiller ou d'y faire accoster de nombreux vaisseaux de guerre.

Richelieu et Colbert fortifient la place, aménagent des quais et les dotent d'un arsenal : chantier naval, corderie, voilerie, cales de radoub,…

Brest est situé à faible distance de l'Angleterre, à l'ouest des principaux ports anglais. Cela impose aux navires anglais un transit par vents contraires afin de s'approcher de l'objectif.

Les côtes finistériennes sont dangereuses et exposées à des vents souvent violents et à des courants se renversant au rythme des marées.

Une fois parvenu à l'extrême pointe de la Bretagne, il faut attendre la marée montante et des vents de secteur nord-ouest pour faire route au sud et embouquer le chenal du Four entre Ouessant et la Côte du Léon. Ce chenal est plein de récifs à fleur d'eau et n'est alors pas balisé. On ne peut donc faire route de nuit.

Si on atteint, malgré tout, la pointe St Mathieu, on peut virer aisément de 90 pour faire route à l'Est dans des eaux bien saines jusqu'au goulet.

Le goulet est détroit long de 4 km et large de 2 km en son point le plus étroit.

Un navire ne peut passer que durant la marée montante et avec des vents soufflant du secteur ouest qui certes, ce sont les vents dominants.

Une série de roches à fleur d'eau et de hauts fonds, au centre du détroit, divise le goulet en 2 routes parallèles, d'à peu près 800 mètres de large chacun. Par précaution, un marin avisé laisse toujours une marge de sécurité pour ses manœuvres éventuelles, il ne reste donc qu'environ 400 mètres de largeur utile.

Tout amiral de flotte ennemie, voulant faire franchir cet obstacle, risque d'avoir à attendre de longues heures l'instant propice. Comme mouillage sûr en eaux profondes, entre la pointe St Mathieu et le goulet, il dispose :

Sébastien Le Prestre effectue des premières missions d'observation sur le site en 1683 et 1685.

Il s'imprègne de toutes ces données géographiques avant de décider des travaux nécessaires à réaliser pour rendre très difficile le passage du goulet. Il décide donc de fermer le détroit par de puissantes batteries :

La flotte ennemie, obligée à cause des bancs rocheux de serrer la côte soit au nord, soit au sud, se trouvera à portée idéale des canons des défenseurs.

L'ennemi, avant toute tentative de franchissement du goulet, sera obligé de débarquer des troupes soit au nord, soit au sud, pour venir neutraliser les batteries, avant d'engager ses navires.

Sébastien Le Prestre estime que toute tentative au nord ne serait possible que sur la plage du Conquet dans le chenal du Four et qu'alors les fantassins ennemis auraient 15 km à parcourir en territoire hostile avant d'aller réduire la batterie du Mingant (4 Nord).

L'autre possibilité serait d'attaquer l'anse de Bertheaume (2 Nord), mais Sébastien Le Prestre équipe le château de Bertheaume de 3 canons de 12 et de 4 mortiers.

En 1684, Sébastien Le Prestre comprend que la plage de Trez Rouz de Camaret offrent à l'envahisseur la meilleure possibilité de débarquement. De là, il ne serait qu'à 5 km des batteries de Beaufort et de Cornouailles et pourrait envoyer ses troupes les neutraliser.

Les canons du fort Mingant seraient alors trop éloignés pour atteindre une escadre serrant au plus près la côte sud.

Sébastien Le Prestre décide donc de faire construire sur le sillon de Camaret la tour dorée (4 Sud), ainsi nommée à cause de son enduit à base de brique pilée. Il en réalise les croquis en 1685.

Cette tour polygonale doit comporter une batterie, composée de 11 canons de 48 livres d'une portée de 500 à 1 000 mètres, située dans le rez-de-chaussée voûté à l'épreuve des bombes, surmontée d'une tour de défense composée de 2 étages à meurtrières. L'ensemble est complété par un four à boulets rouges.

Elle doit rendre peu sûrs aux ennemis l'approche et le mouillage près de la plage de de Trez Rouz.

L'ouvrage est aménagé pour croiser ses feux avec la batterie de la pointe du Gouin (1 Sud) composée de 7 canons de 18 et l de 12.

La construction de la Tour de Camaret débute en 1689.

Sébastien Le Prestre, pour mettre les tirailleurs français à l'abri des tirs des assaillants, fait également fortifier les falaises, par des retranchements invisibles de la mer.

Informés de la construction de la tour, les anglo-hollandais tentent vainement de la détruire par une canonnade en 1691.



Naissance de Louis François Armand de Vignerot du Plessis

Louis François Armand de Vignerot du Plessis, surnommé l'Alcibiade français, naît à Paris le 13 mars 1696.

Il est arrière-petit-neveu du cardinal de Richelieu.

Il est le filleul de Louis XIV et de Marie-Adélaïde de Savoie, Duchesse de Bourgogne.



Destruction de la porte de Richelieu

La porte de Richelieu est rasée en 1701.



Cession de l'hôtel particulier du 91/93 rue de Richelieu à Paris

En 1704, Pierre Crozat acquiert à Paris un hôtel particulier situé au 91/93 rue de Richelieu.

Le peintre Charles de La Fosse y résidera avec sa famille jusqu'à sa mort.

Pierre Crozat se consacre à la collecte d'œuvres d'art avec lesquelles il remplit sa maison.

Pierre Crozat rassemble :

Pierre Crozat est un fin connaisseur de l'École vénitienne.

Il possède une importante collection d'œuvres italiennes.

Il a également de nombreuses toiles de l'École flamande.

L'hôtel Crozat devient une sorte de centre artistique, accueillant de nombreuses soirées musicales et artistiques, fréquentées entre autres par l'artiste Watteau.



Construction de l'Hôtel de Choiseul

Antoine II Crozat se fait construire en 1704 l'Hôtel de Choiseul à Paris à l'extrémité de la rue de Richelieu, prolongée.

Situé au niveau des nos 90-98 de l'actuelle rue de Richelieu, allant de la rue Saint-Marc aux remparts de Paris, il s'étend dans sa profondeur jusqu'à l'actuelle rue de Gramont, avec de très vastes jardins au-delà des remparts.



Mort d'Armand Jean de Vignerot du Plessis

Louis François Armand de Vignerot du Plessis Duc de Richelieu

À la fin de sa vie, cherchant à s'introduire auprès de madame de Maintenon, Armand Jean de Vignerot du Plessis devient aussi dévot qu'il a été libertin.

Armand Jean de Vignerot du Plessis est Pair de France, Prince de Mortagne, Marquis du Pontcourlay, Comte de Cosnac, de Barbezieux, de Cozes et de Saujon, Seigneur propriétaire de la juridiction et vicomté du Faou, d'Irvillac, de Logonna et de Villeneuve, Baron du Pont.

Armand Jean de Vignerot du Plessis a dilapidé la fortune des Richelieu.

Tous ses biens sont finalement saisis.

Armand Jean de Vignerot du Plessis meurt à Paris le 20 mai 1715.

Duc de Fronsac, Louis François Armand de Vignerot du Plessis devient Duc de Richelieu en 1715.



Retour en France de Jeanne Agnès Berthelot de Pléneuf

Jeanne Agnès Berthelot de Pléneuf revient en France en 1719.

Elle tient un salon plutôt joyeux au château de Bélesbat, près de Fontainebleau, appartenant à son oncle, Jean-Baptiste Berthelot de Duchy, intendant des Invalides.

Voltaire lui consacre une pièce : La Fête de Bélesbat.

S'y réunissent Montesquieu, le duc de Richelieu, Marie Anne de Bourbon et Denis Dodart.



Conspiration de Cellamare

Louis François Armand de Vignerot du Plessis Prisonnier

Louis François Armand de Vignerot du Plessis, est gravement compromis dans la conspiration de Cellamare le 20 mars 1719. Il est enfermé à la Bastille. Charlotte-Aglaé d'Orléans lui rend visite en prison.

Les charges retenues contre lui sont si lourdes que le Philippe II d'Orléans déclare : Si M. de Richelieu avait 4 têtes, j'aurais dans ma poche de quoi les faire couper toutes les quatre... Et il aurait ajouté : Si seulement il en avait une...

Philippe II d'Orléans le faire libérer sur les instances de Charlotte-Aglaé d'Orléans, sa fille qui en est follement amoureuse. À cette occasion, elle fait la promesse de renoncer à l'épouser.


André Hercule de Fleury Portrait par Hyacinthe Rigaud

Exil de Louis IV Henri de Bourbon-Condé

André Hercule de Fleury Premier ministre

André Hercule de Fleury Cardinal

Louis IV Henri de Bourbon-Condé reste nominalement au pouvoir jusqu'au 11 juin 1726, quand le roi l'exile à Chantilly, à la satisfaction de l'opinion, malgré l'intervention de Marie Leszczynska pleine de reconnaissance envers celui à qui elle doit sa fortune mais qui la manipulait à son gré.

Marie Leszczynska perd dès lors toute influence sur le roi.

Le 16 juin 1726, Louis XV prend André Hercule de Fleury, Monseigneur de Fréjus comme on l'appelle, comme principal ministre de l'État.

On peut expliquer qu'il n'ait pas été nommé officiellement premier ministre officiel car il aurait dû signer une grande quantité de documents officiels, et Fleury est vieux et de faible constitution physique.

Jusqu'à sa mort, André Hercule de Fleury dirigera la France avec prudence et sagesse. Après les pertes humaines et financières subies à la fin du règne de Louis XIV, son gouvernement sera souvent qualifié de réparateur. C'est la période la plus pacifique et prospère du règne de Louis XV.

Louis XV le soutient contre les intrigues de la cour et les conspirations de ses ministres.

L'expansion économique est au cœur des préoccupations du gouvernement.

À l'intérieur, avec l'aide des contrôleurs généraux des finances, André Hercule de Fleury :

La France se dote de l'infrastructure routière la plus moderne et la plus étendue du monde. Le corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées construit un ensemble de routes, partant de Paris selon le schéma en étoile qui forme encore l'ossature des routes nationales actuelles.

Le commerce est également stimulé par le Bureau et le Conseil du Commerce.

Le commerce maritime extérieur de la France grimpa de 80 à 308 millions de livres entre 1716 et 1748.

Cependant, les lois rigides édictées auparavant par Colbert ne permettent pas à l'industrie de profiter pleinement de ce progrès économique.

André Hercule de Fleury ne parvient pas, en revanche, à entraver la montée de l'opposition parlementaire qui se traduit par des troubles avec le parlement de Paris.

En ce qui concerne les affaires étrangères, André Hercule de Fleury recherche à tout prix la paix et la stabilité européenne, en pratiquant une politique d'alliance avec la Grande-Bretagne tout en se réconciliant avec l'Espagne.

En septembre 1726, sur la demande de Louis XV, André Hercule de Fleury est nommé cardinal.

André Hercule de Fleury se distingue par la modération de son train de vie. Contrairement à un cardinal de Richelieu ou Mazarin, il n'amasse pas une fortune immense. Il dépense ses revenus commendataires en aumônes et se contente de ses appointements de ministre de 20 000 livres.



Mort de Pierre Crozat

Pierre Crozat meurt au 91-93 rue de Richelieu à Paris en 1740.

Dans son testament, il stipule qu'une partie de ses biens sera vendue aux profits des pauvres.

Une partie de la collection est acquise par Louis-Philippe Ier d'Orléans.

Pierre Crozat lègue les peintures et les statues aux enfants d'Antoine II Crozat ses neveux :


René Louis de Voyer de Paulmy

René Louis de Voyer de Paulmy Secrétaire d'État aux Affaires étrangères

René Louis de Voyer de Paulmy devient Secrétaire d'État aux Affaires étrangères de Louis XV en novembre 1744.

René Louis de Voyer de Paulmy s'efforce d'imaginer :

Aussi le Louis François Armand de Vignerot du Plessis dit de lui qu'il est fait pour être Secrétaire d'État dans la République de Platon.

Pour rétablir l'hégémonie française en Europe, René Louis de Voyer de Paulmy cherche à mettre en pratique ses propres idées de système d'arbitrage international au profit de la France et en abaissant l'Espagne, l'Autriche et la Russie.

René Louis de Voyer de Paulmy s'efforce aussi de favoriser un regroupement des États italiens sous l'égide du Piémont.

Ses efforts sont contrecarrés par la diplomatie secrète du Roi, dont le ministre n'est pas informé, et par les intrigues de la Cour.

Les courtisans le surnomment d'Argenson la bête.



Louis François Armand de Vignerot du Plessis Maréchal de France

Louis François Armand de Vignerot du Plessis, Duc de Richelieu, est fait Maréchal de France en 1748 par Louis XV.



Mort de Louis François Armand de Vignerot du Plessis

Louis Antoine Sophie de Vignerot du Plessis Duc de Richelieu

Louis François Armand de Vignerot du Plessis est Prince de Mortagne, Marquis du Pont-Courlay, Comte de Cosnac, Baron de Barbezieux, de Coze et de Saugeon et Pair de France,

Louis François Armand de Vignerot du Plessis meurt le 8 août 1788.

Mécène généreux, Louis François Armand de Vignerot du Plessis est l'ami de Voltaire, qu'il reçoit souvent dans ses résidences de Paris, Versailles et Fontainebleau.

Louis Antoine Sophie de Vignerot du Plessis, son fils, devient Duc de Richelieu en 1788.


Attentat de la rue Saint-Nicaise - Trajet du carrosse Attentat de la rue Saint-Nicaise

Attentat de la rue Saint-Nicaise ou conspiration de la machine infernale

Georges Cadoudal décide d'enlever ou de tuer Napoléon Ier. Pour cela, il envoie à Paris :

Ce groupe enrôle François-Joseph Carbon (1756-1801), un vieux Chouan, un homme trapu avec une barbe blonde et une cicatrice au sourcil qui a combattu dans le Maine sous le commandement de Louis de Bourmont.

Lambel est un négociant en grains parisien.

Le 26 frimaire an IX soit le 17 décembre 1800, François-Joseph Carbon se présente à Lambel comme un colporteur ayant acheté une provision de sucre brun qu'il doit transporter à Laval, afin de l'échanger contre du tissu.

Pour y parvenir, il a besoin de la charrette et de la jument de Lambel qui lui vend l'une et l'autre pour 200 francs.

François-Joseph Carbon et ses compagnons les conduisent 19 rue de Paradis, près de Saint-Lazare, où ils ont loué un logement.

Là, ils passent 5 jours à fixer un grand tonneau de vin à la charrette avec 10 gros cercles en fer.

L'idée est de remplir le tonneau de poudre, afin de le transformer en machine infernale et de le faire éclater sur le passage de Napoléon Ier, quand il se rend à l'Opéra.

Le 1er nivôse an IX soit le 22 décembre 1800, Pierre Robinault de Saint-Régeant se rend sur la place du Carrousel à la recherche d'un emplacement pour la machine infernale.

Il choisit un point dans la rue Saint-Nicaise, au nord du Palais des Tuileries, près de la rue Saint-Honoré, plus ou moins en face de l'actuelle place du Théâtre-Français. La rue de la Loi (actuelle rue de Richelieu), qui mène à l'Opéra, en est presque la continuation.

Le 3 nivôse an IX soit le 24 décembre 1800, en fin d'après-midi, François-Joseph Carbon harnache la jument à la charrette et la conduit, avec Joseph Picot de Limoëlan Porte Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris.

Dans un immeuble abandonné, les 2 hommes chargent la poudre dans le tonneau et se rendent avec leur chargement rue Saint-Nicaise.

Joseph Picot de Limoëlan traverse la place du Carrousel et rejoint son poste, d'où il pourra lancer à ses compagnons le signal convenu.

Pierre Robinault de Saint-Régeant aperçoit une fillette de 14 ans du nom de Marianne Peusol, dont la mère est marchande de 4 saisons près de la rue du Bac. Il lui donne 12 sous pour tenir la jument quelques minutes.

À 19 heures, Napoléon Ier détendu mais fatigué se laisse convaincre par Joséphine à contrecœur, de se rendre à l'Opéra pour assister à la première représentation en France, de l'oratorio Die Schöpfung de Joseph Haydn.

Le carrosse de Napoléon Ier est précédé par une escorte de cavaliers de la Garde consulaire.

Louis Alexandre Berthier, ministre de la Guerre, Jean Lannes et Jacques Jean Alexandre Bernard Law accompagnent Napoléon Ier.

Un second carrosse emmène Joséphine de Beauharnais, sa belle-fille et sa sœur.

Il semble que Bonaparte, épuisé, se soit endormi. À propos de ce sommeil, Napoléon Ier aurait dit avoir fait un cauchemar, revivant la bataille du Passage du Tagliamento.

Le carrosse de Napoléon Ier, conduit par son chauffeur, César, légèrement alcoolisé, passe la rue Saint-Nicaise et entre dans la rue Saint-honoré.

Joseph Picot de Limoëlan, posté sur la place du Carrousel, panique et oublie de lancer le signal à Pierre Robinault de Saint-Régeant, dans la rue Saint-Nicaise, qui perd ainsi une ou deux précieuses minutes.

Quand le chef des grenadiers de la Garde de Bonaparte passe devant lui, Pierre Robinault de Saint-Régeant allume la mèche et s'enfuit.

La machine infernale explose, pulvérisant la jeune Marianne Peusol et la jument.

Au total, l'attentat fait 22 morts et une centaine de blessés, 46 maisons de la rue Saint-Nicaise sont détruites ou rendues inhabitables.



Passion de Bernardine Eugénie Désirée Clary pour Armand-Emmanuel du Plessis

À la Restauration, Bernardine Eugénie Désirée Clary est éprise d'Armand-Emmanuel du Plessis de Richelieu, président du Conseil et ministre des Affaires étrangères de Louis XVIII.

Mais la réciprocité est imaginaire et cet attachement vertigineux est loin d'être partagé.


Mort de Charles Ferdinand d'Artois

Mort de Charles Ferdinand d'Artois Duc de Berry

Charles Ferdinand d'Artois est assassiné à sa sortie de l'Opéra de la rue de Richelieu le 13 février 1820, vers onze heures du soir, par l'ouvrier Louvel, un bonapartiste, qui veut éteindre en lui la race des Bourbons.

Charles Ferdinand d'Artois a la force d'arracher la lame puis tombe en syncope.

Il est transporté dans une des salles du théâtre.

Au cours de sa longue agonie, le prince révèle que son épouse, Marie-Caroline de Bourbon-Sicile est enceinte.

Il demande que son assassin soit gracié et regrette d'être mort de la main d'un Français.

Le prince mortellement blessé expire le lendemain 14 février 1820 à six heures du matin.

Conséquence du deuil royal, le préfet de police Jules Anglès promulgue le jour-même une ordonnance interdisant les réjouissances du Carnaval prévues dans les rues de Paris les 14 et 15 février (mardi gras).

À cette époque, Louis XVIII songe à l'abolition de la loi salique. Louise Marie Thérèse d'Artois serait alors devenu prétendante au trône.



Mariage d'Albert Ier Grimaldi avec Marie-Alice Heine

Albert Ier Grimaldi épouse le 31 octobre 1889 Marie-Alice Heine, Duchesse douairière de Richelieu, fille de Michel Heine.


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