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Événements contenant la ou les locutions cherchées



30 événements affichés, le premier en 1152 - le dernier en 1224



Naissance de Raymond-Roger de Foix

Raymond-Roger de Foix, dit le Roux, naît en 1152 ou 1155 fils de Roger-Bernard Ier de Foix et de Cécile Ferrane de Béziers.



Mort de Roger-Bernard Ier de Foix

Raymond-Roger de Foix Comte de Foix

Roger-Bernard Ier de Foix meurt en novembre 1188. Il est inhumé à l'abbaye de Bourboulle.

Raymond-Roger de Foix devient Comte de Foix en 1188.



Mariage de Raymond-Roger de Foix avec Philippa de Moncade

Raymond-Roger de Foix épouse en 1189 Philippe ou Philippa de Moncade, fille de Guillaume-Raymond II de Moncade et de Marie de Gavarret. Leurs enfants sont :



Naissance de Roger-Bernard II de Foix

Roger-Bernard II de Foix, dit le Grand, naît en 1190, fils de Raymond-Roger de Foix et de Philippa de Moncade.



Départ de Philippe-Auguste et de Richard Cœur de Lion pour la troisième Croisade

Indépendance de l'Écosse

Hugues de Durham et Guillaume de Mancheville Régents du Royaume d'Angleterre

Adèle de Champagne Régente du royaume de France

Craignant que Philippe-Auguste n'usurpe ses territoires en son absence, Richard Cœur de Lion le persuade de se joindre à lui. Les 2 rois prennent la croix le même jour en 1190 pour rejoindre la croisade. Philippe-Auguste s'embarque à Gênes et Richard à Marseille.

Venise ne participe pas à la troisième croisade, ce qui procure d'importants avantages commerciaux à ses rivales Pise et Gênes.

Richard Cœur de Lion siphonne les ressources du royaume en empruntant à des Juifs pour financer ses expéditions en Terre Sainte. Il relève également les taxes et dépense la majeure partie du trésor de son père. Richard Cœur de Lion vend nombre de charges officielles et autres droits sur des terres.

C'est lors de cette croisade que la bravoure de Richard lui vaudra son surnom de Cœur de Lion.

Richard Cœur de Lion libère Guillaume Ier Roi d'Écosse de son hommage en échange de 10 000 marcs.

Richard Cœur de Lion laisse Hugues, évêque de Durham, et Guillaume de Mancheville comme régents. Guillaume de Mancheville meurt rapidement et est remplacé par Guillaume Longchamp. Jean-Sans-Terre, mécontent de cette décision, se met à manigancer contre Guillaume Longchamp.

Robert II d'Harcourt accompagne Richard Cœur de Lion à la croisade.

Adèle de Champagne est régente du royaume de France.

Alain IV de Rohan, Pierre Augustus II de Courtenay, Raymond-Roger de Foix, Gérard II de Picquigny, Barthélemy de Roye, Raoul Ier de Coucy et Raoul II de Fougères participent à cette croisade.

Guillaume Ier de Joigny part pour la croisade avec Philippe-Auguste. Pendant ce temps, son comté est administré par son frère Gaucher Ier de Joigny, Seigneur de Châteaurenard.


Siège de Saint-Jean-d'Acre Blason des Comtes de Flandre Reddition de Saint-Jean-d'Acre

Bataille de Saint-Jean d'Acre

Mort de Jean Ier de Ponthieu Comte de Ponthieu et de Montreuil

Mort de Gérard II de Looz

Louis II de Looz Comte de Looz

Mort de Thibault V de Blois

Alix de France Régente des comtés de Blois et de Chartres

Mort de Philippe Ier d'Alsace

Intégration du Vermandois à la couronne de France

Marguerite d'Alsace Comtesse de Flandre

Mort de Raoul Ier de Clermont-en-Beauvaisis

Louis de Blois Comte de Clermont-en-Beauvaisis

Louis de Blois Comte de Blois, de Chartres, de Châteaudun

Mort de Galéran V de Meulan

Mort de Raoul Ier de Coucy

Abandon de la croisade par Philippe-Auguste

Richard Cœur de Lion arrive à Saint-Jean d'Acre le 7 juin 1191.

Jean Ier de Ponthieu meurt le 30 juin 1191 à Acre en Palestine. Il est inhumé dans l'abbaye Dommartin-des-Prémontrés de Saint-Josse dans le Pas-de-Calais.

Gérard II de Looz meurt à Saint-Jean-d'Acre. Louis II de Looz devient Comte de Looz.

Richard Cœur de Lion prend Saint-Jean-d'Acre le 13 juillet 1191, mettant fin au siège de la ville par Saladin.

Hugues IV de Saint-Pol, Raymond-Roger de Foix, Robert II de Dreux et Gaucher III de Châtillon-sur-Marne participent au Siège de Saint-Jean-d'Acre.

Philippe d'Aumont est mentionné dans la charte d'Acre. Il semble donc qu'il participe à ce siège.

Thibault V de Blois participe à la troisième croisade et meurt lors de ce siège. Il est inhumé dans l'abbaye de Pontigny en Bourgogne.

Alix de France assume la régence des comtés de Blois et de Chartres pendant la minorité de son fils Louis.

Arrivé à Saint-Jean-d'Acre, Philippe Ier d'Alsace est frappé par l'épidémie de peste et meurt le 1er juin ou juillet 1191. Son corps est rapatrié par Mathilde de Portugal et enterré à Clairvaux.

Philippe Ier d'Alsace conservant le Vermandois à titre viager depuis 1186, le Vermandois revient définitivement à la couronne de France.

Marguerite d'Alsace devient Marguerite Ire de Flandre, Comtesse de Flandre. Baudouin V de Hainaut dit le Courageux, son mari, devenu Baudouin VIII de Flandre, gouverne le comté.

La Flandre est amputée de l'Artois en 1191.

Connétable de France, Raoul Ier de Clermont-en-Beauvaisis accompagne Philippe-Auguste pendant la Troisième croisade.

Raoul Ier de Clermont-en-Beauvaisis meurt à Acre le 15 octobre 1191.

Louis de Blois devient Comte de Clermont-en-Beauvaisis en 1191.

Louis de Blois devient Comte de Blois, de Chartres, de Châteaudun en 1191.

Galéran V de Meulan, sous les ordres de Richard Cœur de Lion, meurt en 1191, au siège de Saint-Jean-d'Acre.

Raoul Ier de Coucy meurt à Saint-Jean d'Acre (Ptolèmaïs pendant l'antiquité) en novembre 1191 durant le siège.

Son corps est rapporté et il est inhumé en l'abbaye de Foigny en Thiérache.

Philippe-Auguste, soi-disant malade, rentre précipitamment en France en 1191.



Siège d'Ascalon

Après la capitulation de Saint-Jean d'Acre en 1191, Ascalon tombe aux mains de Richard Cœur de Lion, qui y construisit une forteresse menaçant l'Égypte.

Raymond-Roger de Foix se signale au siège d'Ascalon.



Retour en France de Raymond-Roger de Foix

Raymond-Roger de Foix revient avec Philippe-Auguste.

Ses premières actions visent à accroître ses domaines sur le versant sud des Pyrénées, en Catalogne.



Pillage du haut Urgell par Raymond-Roger de Foix

En 1196, Raymond-Roger de Foix pille le haut Urgell et la Cerdagne avec l'aide d'Arnaud de Castelbon en vue de s'emparer d'Andorre.



Mariage de Raymond-Roger de Foix avec Ermengarde de Narbonne

Raymond-Roger de Foix épouse en 1202 Ermengarde de Narbonne, fille de Pons Ier, Vicomte de Narbonne-Lara et de Sancha de Navarra. Leur enfant est :



Liaison de Raymond-Roger de Foix

Raymond-Roger de Foix a une liaison. Leur enfant est :



Mariage de Roger-Bernard II de Foix avec Ermessende de Castelbon-Cerdagne

Guerre entre Urgel et Raymond-Roger de Foix

Raymond-Roger de Foix et Arnaud de Castelbon Prisonniers

Raymond-Roger de Foix et Arnaud de Castelbon-Cerdagne décident d'unir leurs héritiers.

Roger-Bernard II de Foix épouse le 10 janvier 1203 Ermessende de Castelbon-Cerdagne, Dame d'Andorre. Leurs enfants sont :

Ermengol VIII d'Urgel, Comte d'Urgel, et Bernard de Villemur, évêque d'Urgel, s'y opposent en entrant en guerre contre eux.

Raymond-Roger de Foix et Arnaud de Castelbon-Cerdagne sont capturés et emprisonnés de février à septembre 1203.

Pierre II le Catholique intervient pour les faire libérer dans le but de les ménager dans le cadre de sa conquête du Languedoc.



Colloque de Pamiers

Navarrus d'Acqs, légat du pape Innocent III, prend part aux querelles religieuses entre Catholiques et Cathares à Montréal (Aude) et au Colloque de Pamiers en 1207.

Raymond-Roger de Foix assiste au Colloque de Pamiers, dernier grand débat contradictoire entre Cathares et Catholiques, en 1207.



Raymond-Roger de Foix Seigneur en Catalogne

Pierre II le Catholique donne à Raymond-Roger de Foix diverses seigneuries catalanes en 1208.

Raymond-Roger de Foix est soupçonné d'hérésie mais réussi à sortir la tête haute des accusations portées contre lui. Bien que catholique, il est très lié au catharisme par :



Extension des domaines de Raymond-Roger de Foix

Pierre II le Catholique donne à Raymond-Roger de Foix les châteaux d'Usson et de Quérigut en fief en 1209.



Première campagne contre l'hérésie cathare

Siège de Béziers

Siège de Carcassonne

Hervé IV de Donzy participe à la croisade des Albigeois aux côtés d'Eudes III de Bourgogne, son voisin et rival.

Guy Ier de Lévis se place sous les ordres de Simon IV de Montfort et joue une part active dans la croisade des Albigeois.

L'armée :

Ils y arrivent, le 21 juillet 1209.

Raymond VIII de Toulouse les guide et se montre fort utile sur les terres de son neveu qui n'avait de cesse de lui faire la guerre.

Deux autres groupes se sont formés :

A l'arrivée des troupes croisées, les habitants de Béziers sortent sur les remparts pour narguer les croisés.

Arnaud Amaury, légat du pape, juge qu'une démonstration de force est nécessaire.

L'évêque de Béziers lui donne une liste de 223 hérétiques, mais la population refuse de livrer les hérétiques.

L'évêque quitte la ville avec seulement quelques catholiques.

Le 22 juillet 1209, une bande de ribauds donne alors l'assaut et massacre 7 000 personnes qui restent, catholiques compris, dans la ville qui sera totalement pillée et incendiée.

Arnaud Amaury aurait dit :

Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens.

Hervé IV de Donzy, Guillaume II de Genève, Guy Ier de Lévis et Humbert de Genève participent au sac de Béziers.

Selon la Chanson de la Croisade, Jean Ier de Brienne participe à la croisade des Albigeois et est présent au siège de Béziers.

Aimery le vicomte et Bérenger l'évêque apportent la soumission et le soutien des Narbonnais aux croisés ainsi que ceux de Montpellier et d'Arles.

Carcassonne reçoit une charte de coutume en 1209.

Le siège est mis devant Carcassonne le 1er août 1209. Sous le dur soleil d'été, les croisés se rendent mettre des points d'eau. En temps que vassal du roi d'Aragon, Raymond-Roger s'attend à ce que Pierre II le Catholique vienne le secourir, mais ce dernier, vassal direct du pape préfère la voie diplomatique et joue le médiateur. Les négociations échouent et Pierre II le Catholique repart.

Devant l'ultimatum de livrer les hérétiques, le comte Raymond-Roger Trencavel, pour négocier, sort de la ville et se retrouve prisonnier. L'eau vient à manquer dans la cité, ce qui provoqua sa reddition le 15 août 1209. Raymond VIII de Toulouse assiste à la chute de la ville en spectateur.

Hervé IV de Donzy participe à la chute de Carcassonne.

Bernard IV de Comminges est d'une prudente neutralité pendant les sièges de Béziers et de Carcassonne.

Suite à cela, Raymond-Roger de Foix se range alors du côté des Comtes de Toulouse.



Premier siège des châteaux de Lastours

Simon IV de Montfort échoue dans le premier siège des châteaux Cabaret, Surdespine et Quertinheux.

Bouchard de Marly, l'un des assiégeants et proche parent de Simon IV de Montfort, est même fait prisonnier. Il sera libéré 2 ans plus tard, lors du second siège de Cabaret, qui aboutira à sa première reddition.


Lastours

Les 4 châteaux de Lastours (au nord de Carcassonne): Cabaret, Surdespine ou Fleur d'Espine et Quertinheux, Tour Régine (construit après 1209), édifiés sur le même socle rocheux, constituent du XIe siècle, jusqu'à la Révolution, le verrou du Cabardès. Ils étaient inaccessibles aux engins de guerre de l'époque.

Ces châteaux héroïques, abritèrent une communauté de Parfaites. Ils furent un asile sûr pour les fugitifs Cathares et les Chevaliers faydits, toute la noblesse du Pays ayant embrassé leur cause.

Malgré plusieurs sièges, les châteaux de Lastours ne furent jamais pris par les croisés.

Simon IV de Montfort occupe Mirepoix dont le seigneur Pierre-Roger de Mirepoix est un cathare convaincu puis Pamiers. Puis il se rend à Lombers et à Albi.

À fin septembre 1209, Raymond-Roger de Foix reprend Preixan et lance un raid sur Fanjeau qui échoue. Raymond-Roger de Foix punit les bourgeois de Pamiers qu'il fait emprisonner dans son donjon de Foix.



Mort de Raymond-Roger Trencavel

Raymond-Roger Trencavel meurt en prison le 10 novembre 1209 de dysenterie ou empoisonné.

À Montpellier, sa veuve Agnès signe une renonciation à ses droits ainsi que ceux de son fils à Simon IV de Montfort. En contrepartie, elle reçoit une rente viagère de 3 000 sous et le remboursement sur un an, réalisé en quatre versements, de sa dot se montant à 25 000 sous. Raymond II Trencavel est alors confié à la tutelle du comte Raymond-Roger de Foix.

Simon IV de Montfort offre hommage à Pierre II le Catholique. Il refuse.

Castres et Lombers notamment se soulèvent. Simon IV de Montfort perd de nombreuses places.



Conférence de Narbonne et de Montpellier

Projet de mariage de Jacques Ier d'Aragon avec Amicie de Montfort

Excommunication de Raymond VIII de Toulouse

En janvier 1211, a lieu une conférence successivement à Narbonne et à Montpellier réunissant les légats du Pape, Arnaud Amaury, Thédise, Raymond d'Uzès, les seigneurs du midi et Simon IV de Montfort.

À cette occasion Pierre II le Catholique se porte garant de la neutralité de Raymond-Roger de Foix, Comte de Foix, et finit par accepter l'hommage de Simon IV de Montfort.

Il convient du mariage de son fils Jacques Ier d'Aragon avec Amicie de Montfort, fille de Simon IV de Montfort.

Raymond VIII de Toulouse refuse les conditions inacceptables imposées par les Légats du Pape. Il est de nouveau excommunié le 6 février 1211 par le concile de Montpellier et le restera jusqu'à sa mort.

La sentence est confirmée en avril 1211 par le pape Innocent III. Il essaie d'organiser la résistance contre les croisés.



Bataille de Castelnaudary

À l'époque des "raisins mûrs", Raymond VIII de Toulouse, Raymond-Roger de Foix, Bernard IV de Comminges, des routiers et la milice toulousaine se mettent en marche en direction de Castel où Simon IV de Montfort s'est enfermé dans le château.

L'armée de Raymond VIII s'installe sur la colline du Pech, entoure son camp de palissades et attend.

Gaston VI de Béarn participe aux combats.

Guy Ier de Lévis participe aux combats.

En septembre 1211, Simon IV de Montfort a seulement avec lui une poignée de chevaliers et demande des renforts.

Un convoi de ravitaillement arrive depuis Carcassonne. Il est attaqué par le Comte de Foix, et ses hommes pillent les chariots.

Simon IV de Montfort en profite pour sortir du château avec une soixantaine de chevaliers, attaque et met en déroute les ariégeois du comte de Foix. Raymond VIII de Toulouse, lui, n'a pas bougé.

Simon IV de Montfort passe la Noël 1211 à Castres.



Concile de Lavaur

Suzeraineté de Pierre II le Catholique sur un état transpyrénéen

Excommunication de Gaston VI de Béarn

Perte de la vicomté de Brulhois

En janvier 1213, au Concile de Lavaur, le parti des faucons bloque le processus de Paix.

Mais rien n'y fait et les escarmouches se succèdent. Pierre II le Catholique étend sa protection royale aux possessions des comtes de Toulouse, de Comminges et de Foix et du vicomte du Béarn.

Pierre II le Catholique se porte au secours de son vassal Raymond VIII de Toulouse. En janvier 1213, il rentre dans Toulouse avec sa formidable cavalerie.

Le 27 janvier 1213, Raymond VIII de Toulouse, Raymond-Roger de Foix, Gaston VI de Béarn, Bernard IV de Comminges, font allégeance à Pierre II le Catholique, qui s'engage à convaincre le Pape d'arrêter la croisade.

Pierre II réalise ainsi son projet de grand, assurant sa domination de l'Èbre jusqu'à la Provence, incluant les deux versants des Pyrénées.

Les conséquences pour Gaston VI de Béarn de ses interventions contre les croisés sont désastreuses. Quelques croisés aquitains le dépossèdent de la petite vicomté de Brulhois.

Gaston VI de Béarn est de plus excommunié par le concile de Lavaur et ses terres déclarées sans seigneur par le pape.

Geoffroy de Vogüé participe au Concile de Lavaur.


Bataille de Muret - Grandes Chroniques de France - BNF Jacques Ier d'Aragon

Bataille de Muret

Mort de Pierre II le Catholique Roi d'Aragon

Mort de Raymond de Termes

Jacques Ier d'Aragon Roi d'Aragon

Jacques Ier d'Aragon Comte de Barcelone et du Gévaudan

Jacques Ier d'Aragon Seigneur de Montpellier

Le Comte Sanche régent de la couronne d'Aragon

Nuno Sanche puis Gersende II de Sabran Régent de la Provence

Pierre II le Catholique, par excès de confiance, ne laisse pas le temps à tous ses vassaux de se joindre aux troupes. Ainsi Gaston VI de Béarn ne peut se joindre à lui.

Le 30 août 1213, Pierre II le Catholique et Raymond VIII de Toulouse se lancent à l'assaut des troupes de Simon IV de Montfort et de Guy de Montfort.

Le 12 septembre 1213, Simon IV de Montfort est encerclé à Muret, au sud de Toulouse, avec 300 chevaliers et 500 hommes de troupes aguerris, des vétérans de la croisade et des soldats professionnels endurcis par des mois de guerre.

Baudouin de Toulouse est aux côtés des croisés.

Les armées de Pierre II le Catholique, de Raymond VIII de Toulouse et de Raymond-Roger de Foix alignent plus de 2 000 chevaliers en armes et 20 000 hommes de troupes, hallebardiers, piquiers, archers. L'Ost toulousaine est une armée populaire.

Bernard IV de Comminges participe aux combats.

Raymond VIII de Toulouse comme a l'accoutumé se montre prudent et prône le siège de la place.

Raymond-Roger de Foix demande l'assaut.

Le nombre joue en leur faveur. Pierre II le Catholique décide de donner l'assaut. Il commande lui-même ses troupes à la tête de sa puissante cavalerie.

Raymond-Roger de Foix et ses cavaliers seront de la deuxième vague et Raymond VIII de Toulouse commande l'arrière garde et les réserves.

Pierre II le Catholique charge un escadron de 100 chevaliers croisés. Le choc est violent, Simon IV de Montfort s'engage alors avec un deuxième escadron pour essayer de soutenir le premier.

La Mêlée est terrible et Simon IV de Montfort décide de lancer ses réserves pour prendre à revers les Toulousains.

Les Toulousains surpris sont massacrés et fuient. Le fleuve leur barre la retraite et nombreux périssent noyés.

Dans la mêlée, Pierre II le Catholique se bat comme un lion mais est reconnu et tué par les hommes de Simon IV de Montfort. Ses troupes, sans commandement fuient prises de panique.

Nuno Sanche de Roussillon arrive trop tard pour le sauver.

Simon IV de Montfort lance alors ses soldats aux trousses des fuyards.

Le bilan est terrible. Pierre II le Catholique gît mort sur le champ de bataille, à ses côtes plus de 18 000 tués, la fine fleur de ses chevaliers.

L'armée toulousaine est battue, démoralisée, sans chef réel.

Raymond VIII de Toulouse s'enferme dans Toulouse, puis fuit en Aragon puis en Angleterre.

Simon IV de Montfort part mater des troubles en Provence.

Raymond de Termes meurt dans sa prison de Carcassonne en 1213.

Jacques Ier d'Aragon devient Roi d'Aragon, Comte de Barcelone et Seigneur de Montpellier en 1213.

Jacques Ier d'Aragon devient le prisonnier de Simon IV de Montfort et restera reclus au château de Carcassonne.

Durant toute son enfance, la régence de la couronne d'Aragon est assurée par Sanche d'Aragon, son grand-oncle.

Les notables aragonais, emmenés par Sanche d'Aragon, envoient une supplique au pape Innocent III pour que Jacques Ier d'Aragon leur soit rendu.

Sanche d'Aragon laisse la régence de la Provence à Nuno Sanche de Roussillon, son fils.

Des dissensions éclatent au sein des Catalans de Provence, entre :

La noblesse provençale en profite pour s'agiter.

Elle prend finalement le parti de Gersende II de Sabran, évince Nuno sanche de Roussillon, place Raymond-Bérenger V de Provence sous la tutelle de sa mère et créent un conseil de régence.



Serments de Narbonne

Simon IV de Montfort Comte de Toulouse

Campagne de Simon IV de Montfort

En avril 1214, Pierre de Bénévent obtient la soumission à l'Église des comtes de Comminges et de Foix.

Le château de Raymond-Roger de Foix est confié en gage au légat du pape qui le remet à Simon IV de Montfort.

Raymond VIII de Toulouse, rentré à Toulouse, se soumet.

Le pape reçoit Raymond VIII de Toulouse et lui accorde l'absolution contre la remise de ses terres et de ses droits.

En 1214, le concile de Latran dépossède Raymond VIII de Toulouse de tous ses droits et reconnaît Simon IV de Montfort comme Comte de Toulouse, ne laissant que le marquisat de Provence à Raymond IX de Toulouse, si sa conduite montre sa droiture religieuse.

De mai à novembre 1214, Simon IV de Montfort continue ses chevauchées meurtrières en Quercy puis en Agenais et enfin dans le Périgord.

En juin 1214, Simon IV de Montfort prend Beynac, Castelnaud, Domme, Montfort. Les ambitions des croisés s'opposent désormais ouvertement à celles du pape.



Campagne de Simon IV de Montfort

Simon IV de Montfort laisse son frère et son épouse à Toulouse.

En mars 1217, Simon IV de Montfort envahie les terres de Raymond-Roger de Foix, Comte de Foix, que ce dernier avait pourtant remises en gage à l'Église.

Les croisés assiègent Montgaillard et occupent le château de Foix.

Roger-Bernard II de Foix défend en 1217 pendant 6 semaines le château de Montgrenier contre les assauts de Simon IV de Montfort.

En mai 1217, Simon IV de Montfort rétablit l'ordre dans les Corbières et reçoit la soumission de Guillaume de Peyrepertuse.



Soulèvement et prise de Toulouse

En septembre 1217, Raymond VIII de Toulouse, Raymond-Roger de Foix et Bernard IV de Comminges se rencontrent à Saint-Lizier et conviennent d'unir leurs forces.

Profitant d'un moment où Simon IV de Montfort guerroie dans le Valentinois, Raymond VIII de Toulouse, accompagné de ses alliés, franchit la Garonne à Cazères.

Le 12 septembre 1217, ils mettent en déroute la petite troupe envoyée par Jori, le seigneur croisé responsable du Comminges.

Toulouse sans défense se soulève contre la maigre garnison.

Raymond VIII de Toulouse fait une entrée triomphale dans sa ville par le gué du Bazacle le 13 septembre 1217.

Les croisés doivent se replier dans le Château Narbonnais, un donjon fortifié.

Raymond VIII de Toulouse confirme le consulat qu'avait aboli Simon IV de Montfort.

Raymond VIII de Toulouse ne tarde pas à être renforcé par :

Guy de Montfort réussit à informer Simon IV de Montfort de sa situation désespérée. Simon rebrousse chemin et met le siège devant la ville le 8 octobre 1217.

Guy Ier de Lévis participe à ce siège.

Guy de Montfort est blessé par Bernard IV de Comminges, son beau-père, au siège de Toulouse,

Mais les Toulousains ont déjà creusé des fossés et reconstruit les remparts qui se dressent hérissés d'hommes et de femmes en armes, bien décidés à se défendre. Les catapultes ont fleuri sur les tours. Il est difficile de cerner la ville car Simon IV de Montfort ne dispose pas de troupes en assez grand nombre.

Simon IV de Montfort appelle à son secours Géraud V d'Armagnac qui aurait bien voulu s'abstenir mais ne l'ose pas.

Leurs troupes font le siège de la ville et soumettent le pays environnant. l'Isle-Jourdain est mis sous séquestre entre les mains de Géraud V d'Armagnac.

Les assauts quotidiens ne font que réduire le nombre des effectifs de Simon IV de Montfort.

Pendant le même temps, les croisés doivent aussi mater un soulèvement à Montauban.


Sites cathares

Renforts de Raymond IX

Mort de Simon IV de Montfort et de son frère

Fin mai 1218, Raymond VIII de Toulouse désigne comme héritier son fils.

A la Pentecôte 1218, Raymond IX de Toulouse entre dans Toulouse avec troupes et vivres pour se battre aux côtés de son père.

Raymond-Roger de Foix et Roger-Bernard II de Foix prennent part à la défense de Toulouse.

Simon IV de Montfort, voyant arriver la fin du temps de l'Ost, décide alors un assaut violent contre la ville. Le 25 juin 1218, les croisés essayent de percer une brèche, les charges se succèdent.

Au cours de l'une d'entre-elle, Guy de Montfort, frère de Simon IV de Montfort, s'écroule blessé d'une flèche. Simon IV de Montfort se rue à son chevet. Il est alors fauché par un boulet tiré de l'une des tours de gardes, lancé d'un mangonneau, une catapulte, actionnée par des femmes toulousaines.

Simon IV de Montfort est inhumé à Carcassonne dans la cathédrale Saint-Nazaire.

Amaury VI de Montfort, fils de Simon, âgé de 20 ans se voit confirmer en théorie dans les possessions continentales de son père, mais n'a ni le génie militaire ni le charisme de son père.

Pour éviter que la lutte ne s'envenime religieusement, Raymond VIII, excommunié depuis 10 ans reste en retrait, tandis que Raymond IX mène la lutte contre Amaury VI de Montfort et regagne le terrain perdu. Amaury décide d'abandonner Toulouse le 25 juillet 1218.

Bernard IV de Comminges défait les croisés à Meilhan.

Raymond VIII de Toulouse rétablit son autorité sur l'Agenais, le Quercy, le Rouergue et le BasLanguedoc.

Raymond-Roger de Foix retrouve son château.



Reprise de Lavaur et de Puylaurens

En 1220, Roger-Bernard II de Foix aide Raymond-Roger de Foix son père, à reprendre Lavaur et Puylaurens et joue un rôle important auprès de son père pour la reconquête de ses domaines perdus.


Blason des Comtes de Toulouse

Mort de Raymond VIII de Toulouse Comte de Toulouse

Raymond IX de Toulouse Comte de Toulouse et Marquis de Provence

Revenu à Toulouse, toujours excommunié, Raymond VIII de Toulouse y meurt le 2 août 1222, des suites d'une brève maladie. Il est inhumé dans l'hôtel Saint-Jean de Toulouse.

Raymond IX, fils de Raymond VIII et de Jeanne de Fontevraud devient Comte de Toulouse, sans qu'Amaury VI de Montfort ne puisse s'y opposer.

Raymond IX de Toulouse, allié au comte Raymond-Roger de Foix, puis à son fils Roger Bernard II continue la lutte contre Montfort et reconquiert l'ensemble du " Grand Languedoc ".



Siège de Mirepoix

Mort de Raymond-Roger de Foix

Roger-Bernard II de Foix Comte de Foix

Siège de Carcassonne

Conflit concernant sur la vallée de Caboet

Raymond-Roger de Foix a récupéré tous ses domaines à l'exception de Mirepoix. Il meurt pendant le siège le 3 avril 1223. Mirepoix est repris.

Roger-Bernard II de Foix devient Comte de Foix.

Roger-Bernard II de Foix aide Raymond IX de Toulouse à assiéger Carcassonne.

Roger-Bernard II de Foix fortifie les villes sur la route d'Andorre et d'Urgel.

Roger-Bernard II de Foix entre en conflit en 1223 avec l'évêque d'Urgel sur la vallée de Caboet.



Mariage de Bernard V de Comminges avec Cécile de Foix

Bernard V de Comminges épouse le 6 mai 1224 Cécile de Foix, fille de Raymond-Roger de Foix avec Philippa de Moncade. Leur enfant est :


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