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Événements contenant la ou les locutions cherchées



45 événements affichés, le premier en 1030 - le dernier en 1194



Mariage de Foulques-Bertrand Ier de Provence avec Aldegarde de Toulouse

Foulques-Bertrand Ier de Provence épouse vers 1030 Hildegarde Euzia ou Adélarde ou Aldegarde de Toulouse (née en 1004), fille de Bertrand de Toulouse, Comte de Forcalquier, et d'Alix de Die. Leurs enfants sont :



Annulation du mariage d'Hugues V de Lusignan avec Almodis de la Marche

Mariage de Pons II Guillaume de Toulouse avec Almodis de la Marche

Pour des raisons de consanguinité, le mariage d'Hugues V de Lusignan et d'Almodis de la Marche est annulé.

Pons II Guillaume de Toulouse épouse en 1040 Almodis de la Marche.

Leurs enfants sont :



Naissance de Raymond VI de Toulouse

Raymond VI de Toulouse naît à Toulouse en 1042, fils de Pons II Guillaume de Toulouse et d'Almodis de la Marche.



Naissance de Bertrand de Comminges

Bertrand de Comminges ou Bertrand de l'Isle naît à L'Isle-Jourdain dans le Gers vers 1050, fils d'Atton-Raymond, Seigneur de L'Isle-Jourdain.

Il et apparenté par sa mère aux comtes de Toulouse.

Cousin de Guillaume IV de Toulouse et de Raymond VI de Toulouse.

il reçoit l'éducation d'un futur chevalier



Mariage de Raymond VI de Toulouse avec Bertrande de Provence

Raymond VI de Toulouse épouse vers 1060 ou en 1065 Bertrande de Provence. Leur enfant est :

Bertrande de Provence est fille:

Les parents sont apparentés mais le décret du pape Grégoire VII, qui interdit les unions consanguines, est postérieur à ce mariage.


Blason des Comtes de Toulouse

Mort de Pons II Guillaume de Toulouse

Guillaume IV de Toulouse Comte de Toulouse

Pons II Guillaume de Toulouse meurt en Normandie en 1060 ou 1061. Il est inhumé dans l'église Saint-Sernin.

Son testament lègue toutes ses possessions à son fils Guillaume IV de Toulouse, en précisant que s'il venait à mourir sans fils, le tout reviendrait à son dernier fils Raymond VI de Toulouse.

Guillaume IV de Toulouse succède à son père et devient huitième Comte de Toulouse en 1060 ou 1061. Il hérite de la plus grande partie de ses biens.

Contrairement à son père et à son frère, Guillaume IV de Toulouse est un homme peu ambitieux et peu porté sur les armes.

Raymond VI de Toulouse doit se contenter du comté de Saint-Gilles, qui se résume à :



Mariage de Roger Ier de Hauteville avec Judith d'Évreux

Roger Ier de Hauteville épouse le 1er novembre ou en décembre 1061 Judith d'Évreux, fille de Guillaume ou William, Comte d'Évreux et d'Hawisa ou Hawise d'Échaffour. Leurs enfants sont :

Judith d'Évreux appartient à la grande famille normande des Grandmesnil et est liée à la famille ducale de Normandie.

L'aîné des fils de Roger est Jordan, un bâtard qui décède avant lui.

Son fils aîné légitime est Jourdain, mort probablement avant lui.

Son deuxième fils, Geoffrey est peut-être un bâtard mais il peut aussi être le fils de la première ou de la deuxième femme de Roger. Dans tous les cas, il était lépreux et donc n'avait aucune chance d'hériter.



Naissance de Bertrand II de Toulouse

Bertrand de Saint-Gilles ou Bertrand II de Toulouse naît vers 1065 ou en 1067, fils de Raymond VI de Toulouse et de Bertrande de Provence.



Mort de Berthe de Rouergue Duchesse de Narbonne, Marquise de Gothie et Comtesse de Rouergue

Raymond VI de Toulouse Duc de Narbonne, Marquis de Gothie et Comte de Rouergue

Berthe de Rouergue meurt en 1065.

Raymond VI de Toulouse, son cousin, s'empare, de son comté ainsi que du marquisat de Gothie et du duché de Narbonne sans que Guillaume IV de Toulouse, Comte de Toulouse, ne fasse quelque chose pour l'en empêcher.

Seul le Rouergue lui apporte une puissance territoriale, les autres titres de Narbonne et de Gothie sont uniquement des titres théoriques apportant une suzeraineté plutôt théorique sur la Languedoc.

Il lèse ainsi Robert II d'Auvergne, veuf Berthe de Rouergue.



Différent de Aicard Archevêque d'Arles contre le Comte de Provence et le pape

À la fin des années 1070, Raymond VI de Toulouse prend le parti de l'Archevêque d'Arles Aicard contre le Comte de Provence et le pape Alexandre II.



Refuse de Raymond VI de Toulouse de lutter contre les Normands

En 1074, Raymond VI de Toulouse refuse de répondre à l'appel du pape Grégoire VII pour lutter contre les Normands.



Mort de Bernard Guilhem IV de Montpellier

Bernard Guilhem IV de Montpellier confie la garde de Guilhem V de Montpellier à Belliarde ou Beliarde, sa grand-mère, ainsi qu'à des proches parents, Guilhem Arnaud, Raimond Étienne et Guilhem Aymoin qui ont recours à la protection de Raymond VI de Toulouse.

Bernard Guilhem IV meurt vers 1076.



Excommunication de Raymond VI de Toulouse

Suite au refus de Raymond VI de Toulouse de lutter contre les Normands, Grégoire VII se souvient du mariage consanguin de Raymond VI de Toulouse et excommunie Raymond VI de Toulouse en 1076.



Excommunication de Raymond VI de Toulouse

Grégoire VII excommunie à nouveau Raymond VI de Toulouse en 1078.



Mort de Bertrande de Provence

Levée des excommunications de Raymond VI de Toulouse

Mariage de Raymond VI de Toulouse avec Mathilde de Hauteville

Bertrande de Provence, première épouse de Raymond VI de Toulouse, meurt en 1080.

Les excommunications de Raymond VI de Toulouse sont levées en 1080.

Mathilde de Hauteville est veuve de Robert, Comte d'Eu.

Raymond VI de Toulouse épouse en 1080 Mahaut ou Mathilde de Hauteville (1062-1094), fille de Roger Ier de Hauteville et de Judith d'Évreux.



Mort de Bertrand de Toulouse

Raymond VI de Toulouse Marquis de Provence

Bertrand de Toulouse meurt après 1081.

Raymond VI de Toulouse, neveu et gendre de Bertrand de Toulouse devient Marquis de Provence après 1081.



Invasions du sud de la péninsule Ibérique par les Almoravides

Bataille de Zallaca

Les almoravide, venus du Maroc appelés par les Arabes de la péninsule, envahissent tout le sud de la péninsule Ibérique en 1086.

Un an après la reconquête de Tolède par Alphonse VI de Castille, les envahisseurs battent les Castillans à Zallaca.

Bérenger-Raymond II de Barcelone, demi-frère Hugues VI de Lusignan est à son tour menacé par les Almoravides.

Hugues VI de Lusignan organise une expédition en Espagne avec un autre demi-frère Raymond VI de Toulouse, pour aider le comte de Barcelone.


Blason des Comtes de Toulouse

Raymond VI de Toulouse Comte de Toulouse

Il semble que Guillaume IV de Toulouse partage avec Raymond VI de Toulouse, son frère, le titre de comte de Toulouse, comme l'indique une charte de 1088 qui lui attribue entre autres ce titre.



Mort de Guillaume IV de Toulouse

Raymond VI de Toulouse Comte de Toulouse, d'Albi, de l'Agenais et du Quercy

Guillaume IV de Toulouse meurt à Huesca en 1094 probablement au cours d'un pèlerinage en Terre Sainte.

Le testament de Pons II Guillaume de Toulouse, son père, spécifie que si Guillaume IV de Toulouse décéde sans fils, ses terres reviennent à son fils cadet Raymond VI de Toulouse, qui lui succéde et devient Comte de Toulouse, d'Albi, de l'Agenais et du Quercy.

Guillaume d'Aquitaine revendique le comté de Toulouse et cherche à le conquérir.



Mariage de Raymond VI de Toulouse avec Elvire de Castille

Raymond VI de Toulouse épouse en 1094 Elvire de Castille, fille d'Alphonse VI, Roi de Castille et de Léon, et de sa maîtresse Jimena Munoz ou Ximena Moniz de Bierzo de Ulver. Leur enfant est :

Elle lui apporte en dot une fortune importante.



Prêche de la Première Croisade

Levée de l'excommunication d'Alexis Ier Comnène

Pour clore le concile, Urbain II prononce un discours en présence d'une foule de clercs et de laïcs réunis dans un champ (Herm), à l'extérieur de la ville.

On ne connaît pas le discours exact du pape mais de nombreux témoignages nous ont permis d'en connaître les grands thèmes.

Le 27 novembre 1095, répondant à l'appel de l'empereur byzantin Alexis Ier Comnène, Urbain II prêche la première Croisade, exhortant les chrétiens d'Occident à défendre ceux d'Orient et à reprendre le Saint-Sépulcre aux Turcs Seldjoukides.

Après avoir évoqué les malheurs et souffrances des chrétiens d'Orient, Urbain II adjure les chrétiens d'Occident de cesser leurs guerres fratricides et de s'unir pour combattre les païens et délivrer leurs frères en Orient, ce qui est une cause plus juste.

En même temps les chrétiens pourront expier leurs péchés une fois arrivés à Jérusalem, ville sainte par excellence.

Il invite les chevaliers à prendre la croix.

Urbain II en fixe le début au 15 août 1096.

Pour en assurer la direction spirituelle, il nomme Adhémar de Monteil, évêque du Puy, le commandement militaire revenant à Raymond VI de Toulouse.

La Croisade est conçue par lui comme un moyen d'unifier la chrétienté occidentale sous l'autorité pontificale.

Pour la motiver, Urbain II accorde l'indulgence plénière, la rémission de tous les péchés, en contrepartie de leur sacrifice.

Urbain II développe ses objectifs dans plusieurs lettres aux clergés de différentes régions d'Europe.

L'excommunication de l'empereur Alexis Ier Comnène est levée par le pape Urbain II.

Parallèlement, Urbain II encourage la Reconquista ou reconquête de l'Espagne occupée par les Maures.

Cet appel apparaît en contradiction avec les valeurs ancestrales de l'Église.

C'est en réalité une évolution logique.

La guerre sainte était apparue avec l'empereur, afin d'agrandir l'espace chrétien.

Dans un monde féodal où les rapports de puissance se jouent par la force (la diplomatie est inexistante), la guerre sainte permet à la chevalerie d'aller faire la guerre ailleurs.

La réforme grégorienne commence à aboutir, l'Église est indépendante et Clément III est isolé.

Les valeurs de l'Église s'affirment complètement dans la société féodale.

L'action des rois est influencée par le serment du sacre : maintenir la justice, défendre les faibles.


Blason des Comtes de Toulouse Raymond VI de Toulouse par Merry-Joseph Blondel - Salles de Croisades à Versailles

Départ en croisade de Raymond VI de Toulouse

Bertrand II de Toulouse Régent des possessions de Raymond VI de Toulouse

Sage administrateur, Raymond VI de Toulouse se prépare à la croisade en réunissant une importante fortune, sans aliéner ses possessions.

Une bonne partie de cette fortune vient de la dot d'Elvire de Castille. Pour l'augmenter, il ordonne la dévaluation du denier de Toulouse, et met en gage quelques terres annexes.

Ainsi, une partie du Rouergue (dont une partie de la ville de Rodez) est donnée à Richard III de Millau, un officier de Raymond VI de Toulouse.

Cette fortune, qu'il reconstituera au fur et à mesure des pillages, lui permettra de payer son armée, et même de financer les autres chefs, quand ceux-ci se retrouvent à cours d'argent.

Raymond VI de Toulouse et Elvire de Castille partent pour la première Croisade sans esprit de retour.

Les raisons qui incitent ce seigneur à abandonner la principauté qu'il a mis tant de temps et d'énergie à constituer pour partir à l'aventure en Terre Sainte ne sont pas vraiment connues. La foi l'a évidemment motivé, mais Raymond est trop fin politique pour que l'on admettre cette seule motivation.

Raymond VI de Toulouse commande l'une des 4 armées de la première Croisade, celle des Provençaux, qui gagne Constantinople par voie terrestre. Mais il se comporte toujours en égal des autres chefs et non comme leur supérieur.

Ils partent fin octobre 1095 sous le Commandement de Raymond VI de Toulouse et d'Adhémar de Monteil, Évêque du Puy.

Les Provençaux sont 100 000 avec comme emblème la croix de Toulouse dont :

plusieurs chevaliers des maisons de Beduer, Cabrerets, Cardaillac, Castelnau-Bretenoux, Castelnau-Montratier, Montpezat, Luzech, Pestillac, Saint-Cirq-Lapopie et Thémines.

Raymond VI de Toulouse confie à Bertrand II Toulouse, son fils, ses possessions : les comtés de Toulouse, de Rouergue, d'Agen, d'Albi et du Quercy, la marche de Gothie et de Provence et le duché de Narbonne.

Les partisans de Guillaume IX le Troubadour le qualifient de bâtard, voulant ainsi l'écarter du comté de Toulouse.

Selon un chroniqueur anglais, Bertrand II de Toulouse ressemble en caractère à son père. Mais le fils, s'il peut s'emporter comme son père, ne sait pas feindre la modération quand il le faut.

Entre 1096 et 1101, alors que Gaston IV de Béarn son mari participe à la première croisade, Talèse d'Aragon s'occupe de l'administration du Béarn, avec l'aide d'un conseil de nobles.



Première Croisade

L'engouement est grand, relayé par des prédicateurs comme Pierre l'Ermite. Les armées partent au cri de "Dieu le veut!".

De 1096 à 1099, se déroule la première croisade qui est composée:

Les principaux chefs de la Croisade des Barons sont :

Sont également croisés :

Hugues II de Campdavaine et Enguerrand, son fils, accompagnent Robert II Courteheuse.


Godefroy reçu par Alexis Comnène Alexis Comnène et Hugues Ier de Vermandois - Guillaume de Tyr - Historia BNF Mss.Fr.68 folio 83v

Godefroy et les barons reçus par l'empereur Alexis Ier Comnène

Alexis Ier Comnène demande aux croisés de prêter le serment de lui rendre tous les territoires conquis sur les Turcs en échange de leur traversée du Bosphore.

Ils négocient longuement et acceptent finalement ces conditions sans aucune intention de tenir parole.

Tancrède de Hauteville refuse de jurer.

Raymond VI de Toulouse se contente de promettre de protéger l'empereur et de ne pas lutter contre ses intérêts.

Étienne-Henri de Blois arrive à Constantinople le 14 mai 1097.


Adhémar de Monteil à la tête de ses croisés - British Library Manuscript in the Yates Thompson Collection (No. 12, f. 29) - extrait d'Histoire d'Outremer par Guillaume de Tyr

Siège d'Antioche

L'armée des Croisés est devant Antioche le 20 ou 21 octobre 1097.

C'est une ville immense dont le mur d'enceinte fait plus de 10 km de longs, entrecoupés d'environ 400 tours fortifiées et une citadelle surplombant de 200m les bas quartiers de la ville.

La ville aurait pu être prise d'assaut, mais dans ce cas, elle aurait été remise entre les mains des alliés byzantins.

Raymond VI de Toulouse, Adhémar de Monteil, le représentant du pape, Godefroy de Bouillon et de Bohémond Ier de Hauteville, préférèrent d'un commun accord entamer un siège devant les remparts.

Au cours de ce siège pénible, les croisés affrontent la famine la soif, suivies de pluies torrentielles, le froid hivernal et bien entendu le cortège de maladies et d'enterrements.

Enguerrand Ier de Boves est présent à ce siège.

La bannière était pour les soldats de l'époque l'unique moyen de localiser leur chef dans un combat

La légende dit que :

Au cours d'un engagement avec les Musulmans, Enguerrand Ier de Boves égare sa bannière et, découpe en bandes son manteau bleu doublé de vair rouge et y découpe un nouvel emblème. Ainsi naquit le célèbre écu qui allait porter le nom de Coucy sur tous les champs de bataille : trois bandes rouges et trois bandes faites de cloches, tête-bêche, bleu azur et blanc.

Gaston IV de Béarn participe à la construction de catapultes, employant peut-être des techniques apprises des byzantins durant le siège de Nicée.

Hugues II de Campdavaine se distingue au siège d'Antioche.



Siège d'Antioche par les turcs

Kerbogha, rejoint par les renforts de Duqâq de Damas, Soqman ibn Ortoq et Janah al Dawla, émir d'Alep, n'atteint Antioche que le 4ou 5 juin 1098.

Seule résiste encore la citadelle, commandée par Shams al-Dawla, qui est contraint de la remettre à Kerbogha. Il tente de prendre la ville à partir de la citadelle, mais sans succès, et doit se résoudre à assiéger la ville.

Kerbogha ne regrettera jamais assez d'avoir perdu 3 semaines au siège d'Édesse.

D'assiégeants, les francs deviennent assiégés.

Mais au sein des assiégeants, les dissensions commencent à diviser l'armée de Kerbogha. L'exigence de Kerbogha de se faire remettre la citadelle soulève les inquiétudes des émirs syriens qui craignent qu'il n'en profite pour s'implanter en Syrie et ne la domine. Ridwan d'Alep n'a pas rejoint la grande armée seldjoukide, au contraire de son frère et ennemi Duqâq de Damas. Ridwan d'Alep craint que Duqâq de Damas ne complote avec Kerbogha. Ridwan d'Alep attise les rivalités au sein de l'armée.

Chez les croisés, la situation est critique et le moral est bas.

Durant les 2 jours qui séparent la prise de la ville de l'arrivée de Kerbogha, les Croisés n'ont pas pu reconstituer les réserves de vivres de la ville.

Les désertions se multiplient. Hugues Ier de Vermandois, découragé, abandonne les croisés et revient en France sans avoir accomplit son vœu.

Étienne-Henri de Blois affirme à Alexis Ier Comnène que la ville est déjà tombée et que tous les croisés sont morts. et le dissuade de continuer vers Antioche.

La situation semble désespérée lorsqu'un moine Pierre Barthélémy prétend, grâce à une vision et la révélation de saint André, avoir découvert la Sainte Lance qui perça le flanc de Jésus-Christ (malgré que la soi-disante vraie lance se trouvait déjà à Byzance !). Cela redonne un moral d'acier à l'armée chrétienne.

Fort de leur assurance retrouvée, Pierre l'Ermite et un certain Herluin qui parle turc, sont envoyés comme émissaires par les princes chrétiens afin de rencontrer Kerbogha pour proposer une entente entre les parties. Kerbogha, qui pense avoir le dessus, refuse la proposition.

La bataille a lieu le 28 juin 1098.

Les chefs chrétiens qui sourient entre eux s'emparent de la relique. L'armée des francs sort de la ville pour affronter l'ennemi.

Kerbogha, malgré les avis des émirs, attend la sortie de toute l'armée croisée, au lieu de les attaquer au fur et à mesure de leur sortie. Il craint que les survivants ne se replient dans la ville et sent que son armée se désagrège, ce qui ne lui permettrait pas la poursuite du siège.

Gaston IV de Béarn reçoit son premier commandement important et conduit les nobles de Gascogne et du Poitou, avec à ses côtés le légat pontifical à la recherche de Raymond de Saint-Gilles, malade.

Les turcs font preuve d'un manque total de cohésion entre leurs positions. Alors que les émirs commencent à déserter le champ de bataille, les chrétiens chargent l'armée musulmane et la mettent en déroute.

Déconsidéré et brisé, Kerbogha doit battre en retraite et rentrer à Mossoul.

Bohémond Ier de Hauteville conserve la ville, malgré les véhémentes protestations de Raymond VI de Toulouse. Bohémond Ier de Hauteville fait de la ville le centre d'une principauté et devient Bohémond Ier d'Antioche.

Ses descendants indirects gouverneront tant bien que mal durant plus de deux siècles.

Voyant que les autres chefs de la croisade s'attardent dans la ville, Raymond VI de Toulouse organise une mise en scène pour relancer l'armée croisée vers Jérusalem.

Raymond VI de Toulouse se joint aux pèlerins non combattants, pieds nus et portant une robe de pèlerins, et part avec eux devant les soldats croisés.

Ceux-ci se décident alors à marcher vers Jérusalem, entraînant derrière eux les chefs croisés.



Prise d'Artah, de Maresse, de Chaysar

Prudent, Raymond VI de Toulouse longe la côte, tout en organisant des expéditions de razzias pour ravitailler les troupes.

Au fur et à mesure que l'armée des croisés avance, les chrétiens, en majorité grecs, des villes d'Artah, Maresse, Chaysar... se débarrassent des turcs et ouvrent grandes les portes aux croisés.



Invasion du comté de Toulouse par Guillaume IX le Troubadour

Dès 1098, Bertrand II de Toulouse s'en prend aux privilèges des chanoines de Saint-Sernin. Les chanoines refusent d'y renoncer. Bertrand II de Toulouse décide de recourir à la force et incendie les bâtiments du chapitre.

Raymond VI de Toulouse étant alors loin à proximité d'Antioche, les chanoines appellent à leur aide Guillaume IX le Troubadour, marié à Philippa de Toulouse, fille de Guillaume IV de Toulouse, frère et prédécesseur de Raymond VI de Toulouse.

Guillaume IX le Troubadour ne se prive pas de faire valoir ses droits, arguant que le testament de Pons II Guillaume de Toulouse a bien été respecté, mais que, maintenant que Raymond VI de Toulouse a quitté ses domaines pour l'Orient, le comté de Toulouse revient à sa femme Philippa de Toulouse.

Il prend aussitôt la tête de ses troupes et envahit le comté de Toulouse, sans que Bertrand II de Toulouse ne lui oppose de forces.

Guillaume IX le Troubadour agit alors en maître à Toulouse, signant la plupart des chartes.



Destruction de Maara

Le 13 janvier 1099 pendant que les chefs croisés se disputent pour le partage des terres nouvelles, un vent de fronde circule dans le bas de l'armée : les soldats affamés ne sont pas venus pour conquérir la Syrie, mais pour délivrer la Palestine. Alors ils détruisent toutes les fortifications de Maara, ville martyre des syriens et mettent le feu à la plupart des maisons.

Lorsque les esprits sont calmés Godefroy de Bouillon et Robert II de Flandres décident de rester près d'Antioche pour agrandir leur royaume, tandis que Raymond VI de Toulouse, Robert II Courteheuse et Tancrède de Flandres continuent leur longue marche vers Jérusalem en emmenant avec eux le moine Pierre Barthélémy et sa sainte lance.

Hugues II de Campdavaine perd Enguerrand, son fils, tué devant Marah.

Ils furent les héros de la chanson de geste La chanson d'Antioche composée au commencement du XIIe siècle par le pèlerin Richard.



Siège d'Arqua

Sur leur passage les émirs encore très impressionnés par l'écrasante victoire de Dorylée et les abominations commises dans Maara, proposent de payer un tribut en or comme un droit de passage et offrir des guides pour faire avancer les croisés en les poussant loin de leurs terres ! Arrivé devant Arqua, la ville située au nord de Beyrouth et à côté de Tripoli, Raymond VI de Toulouse est ébloui par les richesses de la cité et dédaignant les cadeaux que lui offre le gouverneur, il met le siège à la ville.

Des espions lui ayant assuré que le calife de Bagdad est en route avec une grande armée, Raymond VI de Toulouse paniqué fait venir d'urgence Godefroy de Bouillon qui était entrain de mettre le siège à une autre ville appartenant également aux émirs de Tripoli

Godefroy de Bouillon étant accouru pour rien, se fâche contre Raymond VI de Toulouse et accuse Pierre Barthélémy d'être un imposteur. Comme Pierre Barthélémy se défend de toute son ardeur le chapelain du comte de Normandie exige l'épreuve du feu qui doit prouver si sa lance est vraie. Le malheureux moine s'élance avec sa lance au travers des fagots allumés et rend l'âme 2 jours plus tard couverts d'atroces brûlures.

Godefroy de Bouillon a gagné la partie et Raymond VI de Toulouse après avoir accepté de l'or, des chevaux et des vivres du cadi de Tripoli, lève le siège et marche en direction de Jérusalem.



Prise d'Hosn-el-Akrad

Le 28 janvier1099, l'armée de Raymond VI de Toulouse arrive devant Hosn-el-Akrad, où se trouve en haut d'un piton une vieille citadelle désaffectée occupée par quelques paysans arabes qui y ont trouvé refuge. Les paysans se sentant perdus devant l'assaut des croisés imaginent un stratagème : ils ouvrent grandes la porte d'entrée en chassant leur bétail devant eux. Dans le camp des croisés affamés c'est la panique, tout le monde abandonne l'assaut et se rue sur les animaux en fuite. Même les gardes de Raymond VI de Toulouse délaissent sa tente pour avoir leur part du butin.

Le lendemain lorsque l'armée rassasiée se représente devant les remparts, ils constatent que la forteresse est vide et que les paysans ont fuit pendant la nuit.

Raymond en profite pour occuper la place et en faire son quartier de commandement. Après de lourds travaux, cette forteresse deviendra 40 ans plus tard le fameux Krac des templiers.


Godefroy de Bouillon Siège de Jérusalem Siège de Jérusalem

Prise de Jérusalem

À la tête de l'avant-garde de l'armée, Gaston IV de Béarn entre le 3 juin 1099 dans Ramallah, tandis que le Normand Tancrède de Hauteville se dirige vers Bethléem.

De Ramallah, Gaston IV de Béarn chevauche jusqu'à Jérusalem, et il est le premier des croisés à en apercevoir les murailles.

Le 7 juin 1099 les croisés arrivent sous les remparts de Jérusalem où par crainte de trahison les arabes égyptiens ont déjà expulsé tous les chrétiens de la ville.

Gaston IV de Béarn subit une attaque de la garnison fatimide qui aurait pu lui coûter la vie sans l'arrivée opportune de Tancrède de Hauteville.

Dès lors les prêtres et moines lavent les soldats dans le Jourdain pour les purifier et organisent maintes processions avec palmes, croix et chants liturgiques sous les quolibets et les rires amusés des arabes. Mais leur joie ne durera guère...

Gaston IV de Béarn, Centulle II de Bigorre et Robert II Bertrand de Bricquebec participent à la prise de Jérusalem.

Gaston IV de Béarn est chargé de la construction des machines essentielles au siège, les châteaux roulants.

Gaston IV de Béarn profite de la présence à Haifa de la flotte génoise qui après avoir apporté des renforts se trouve bloquée par la flotte fatimide. Gaston IV de Béarn obtient des chefs de la flotte qu'ils lui cèdent leurs charpentiers et le bois de leurs navires pour la construction des machines de guerre.

Gaston IV de Béarn assume avec Tancrède de Hauteville le commandement des troupes gasconnes, face à la porte de Goliath, à l'ouest de Jérusalem.

Thomas de Marle et Robert II de Flandre participe également à la prise de Jérusalem.

Hugues II de Campdavaine monte parmi les premiers à l'assaut.

Dans la matinée du 15 juillet 1099, les hommes de Godefroy de Bouillon parviennent à approcher le château et à y ouvrir une brèche.

Tancrède de Hauteville et Gaston IV de Béarn (Il fut, dit-on, le premier croisé à pénétrer dans la Cité Sainte) se lancent immédiatement à l'attaque, dépassent les tours de David et Goliath et se dirigent vers l'esplanade du Temple pendant que l'armée croisée se livre au pillage et au massacre généralisé.

Lors de l'assaut final, vers midi, Letold et Gilbert de Tournai sont au premier rang puis viennent Godefroy de Bouillon suivi de son frère Eustache III de Boulogne. Ils se hissent en haut des remparts pendant que la muraille Nord est envahie à son tour.

A toute vitesse les défenseurs se replient vers le temple et Iftikhar al-Dawla gouverneur de Jérusalem, cerné par les provençaux se rend avec son entourage à Raymond VI de Toulouse qui en toute loyauté respecte sa promesse de vie sauve, formulée avant la prise des remparts.

Au Temple, Tancrède de Hauteville et Gaston IV de Béarn laissent leurs étendards à un groupe de civils réfugié en haut d'une mosquée. Le jour suivant, un groupe de croisés exaltés se dirigeant vers le Temple, assassine ces civils, provoquant la colère de Tancrède de Hauteville et Gaston IV de Béarn.

Toutes les autres promesses données par les autres commandants ne sont pas respectées. Tancrède de Hauteville fait des centaines de prisonniers musulmans, tente de les conduire dans l'asile d'une mosquée, mais ils sont massacrés malgré sa protection.

Pendant 2 jours les croisés se livrent à un des plus abominables massacre de l'Histoire. Environ 60.000 personnes sont exterminées.

Les portes sont enfoncées, les civils, hommes, femmes, enfants, vieillards sont exécutés sans distinction, ni pitié.

Des musulmans sont décapités, d'autres tombent des remparts criblés de flèches, d'autres enfin brûlent dans les flammes ! A travers les rues et les place publiques de la ville sainte on voit des amoncellements de pieds, de mains et de têtes coupées imprégnées de sang coagulé... Dans l'ancien temple de Salomon où les musulmans ont l'habitude de célébrer leur fêtes religieuses on avance avec du sang jusqu'à la hauteur des genoux...

Toute la communauté juive est enfermée dans une synagogue où l'on met le feu, il n'y a aucun survivant.

Après la prise de la ville, il est beau de voir devant le Saint Sépulcre, la dévotion des pèlerins qui manifestent leur joie en chantant au Dieu vainqueur et triomphant par des chants inexprimables en paroles !



Bataille d'Ascalon

Le 12 août 1099, l'armée égyptienne arrive enfin à Ascalon, le vizir qui croit toujours en une possible collaboration avec les francs envoie un ambassadeur pour discuter avec les nouveaux chefs de Jérusalem. Mais sachant que l'armée égyptienne est à leur portée, les croisés foncent sabre au clair sur le campement égyptien installé devant Ascalon. Encore une fois la surprise est totale puisque même les éclaireurs n'ont pas le temps d'annoncer l'arrivée des cavaliers.

L'armée du grand Vizir est décimée avec ses 10 000 hommes et comme des soldats égyptiens se sont réfugiés dans la cité d'Ascalon, de nombreux civils sont également massacrés avec les fuyards.

La victoire croisée ne se concrétise pas par la prise de la ville, faute d'accord entre les différents chefs.

Raymond VI de Toulouse participe à la bataille d'Ascalon.

Gaston IV de Béarn et Centulle II de Bigorre participent à la bataille d'Ascalon.

En quelques mois toutes les places fortifiées de Galilée se rendent aux croisés avec les ports du littoral méditerranéen.



Bataille de Lattakié

Raymond VI de Toulouse aide les byzantins à défendre Lattakié contre Bohémond Ier de Hauteville.

Raymond VI de Toulouse se rend à Constantinople en mai 1100.



Prise d'Ankara

En mars 1101, Raymond VI de Toulouse prend la tête d'une croisade de secours composée de Lombards, mais ne réussit pas à les convaincre de suivre la côte.

Les Lombards prennent Ankara, mais se font massacrer le 5 août 1101 par les Turcs.

Avec quelques chevaliers, Raymond VI de Toulouse parvient à s'échapper vers la Mer noire et à rejoindre Constantinople.



Raymond VI de Toulouse Comte de Tripoli

Prise de Tortose

Raymond VI de Toulouse se consacre à se tailler un fief en Orient, et décide de conquérir l'émirat de Tripoli.

Raymond VI de Toulouse prend Tortose le 21 avril 1102.

Raymond VI de Toulouse devient Comte de Tripoli en 1102 sous le nom de Raymond Ier.



Naissance d'Alphonse Jourdain

Alphonse Jourdain naît à Mont-Pèlerin à Tripoli en 1102 ou 1103, fils de Raymond VI de Toulouse et d'Elvire de Castille.

Il est nommé Alphonse en l'honneur de son aïeul maternel, le roi Alphonse VI de Castille et surnommé Jourdain, car baptisé dans ce fleuve.



Construction de la forteresse au Mont-Pèlerin

En 1103, Raymond VI de Toulouse fait construire une forteresse au Mont-Pèlerin.



Prise du port Saint-Jean-d'Acre

Tout en maintenant le siège sur Tripoli, Raymond VI de Toulouse aide le roi Baudouin de Boulogne à prendre le port Saint-Jean-d'Acre en 1104.



Prise de Giblet

Raymond VI de Toulouse prend Giblet le 28 avril 1104.



Mort de Raymond VI de Toulouse

Alphonse Jourdain Comte de Toulouse

Bertrand II de Toulouse Comte de Tripoli

Guillaume de Cerdagne Comte de Tripoli

Raymond VI de Toulouse reprend ensuite le siège de Tripoli, mais est gravement blessé d'une flèche au début janvier 1105.

Retiré à Château-Pèlerin, Raymond VI de Toulouse fait rédiger son testament, que signe Bertrand des Porcellets, gentilhomme provençal.

Raymond VI de Toulouse meurt le 28 février 1105 à Mont-Pélerin.

Raymond VI de Toulouse lègue :

Guillaume de Cerdagne, lieutenant de Raymond VI de Toulouse, est choisi par les soldats comme nouveau Comte de Tripoli.



Conflit entre Bertrand II de Toulouse et Guillaume de Cerdagne

Prise de Giblet

Prise de Tripoli

Bertrand II de Toulouse Comte de Tripoli

Guillaume de Cerdagne Seigneur de Tortose et d'Arqah

Mort de Guillaume de Cerdagne

Bertrand II de Toulouse quitte Antioche pour Tortose, qu'il atteint en mars 1109, et réclame le comté de Tripoli à Guillaume de Cerdagne.

Celui-ci refuse, disant le tenir de Raymond VI de Toulouse et annonce qu'il le défendra contre Bertrand II de Toulouse.

Disposant d'effectifs réduits et ne pouvant faire face à l'escadre qui débarque, Guillaume de Cerdagne appelle Tancrède de Hauteville à son aide.

Plutôt que causer un conflit qui risque d'affaiblir les Croisés, Bertrand II de Toulouse demande alors l'arbitrage de Baudouin de Boulogne.

En 1109, Josselin Ier d'Édesse se rend avec Baudouin de Bourcq, son suzerain, au plaid convoqué par le roi de Jérusalem Baudouin de Boulogne afin de départager les prétentions des deux candidats au comté de Tripoli.

Baudouin en profite pour confirmer les droits de Josselin Ier d'Édesse et oblige Tancrède de Hauteville à rendre les terres qu'il a pris à Turbessel.

En attendant la venue du roi, Bertrand II de Toulouse attaque le port de Giblet par terre tandis que son escadre l'investit par mer : la ville est prise en un clin d'œil et cette opération éclair impressionne aussi bien alliés qu'ennemis.

Baudouin de Boulogne, Tancrède de Hauteville et leurs armées respectives arrivent devant Tripoli, et cette concentration de soldats permet la prise et le pillage de la ville.

Bertrand II de Toulouse est reconnu comme Comte de Tripoli par Baudouin de Boulogne, tandis que Guillaume de Cerdagne reçoit Tortose et Arqah.

Mais Guillaume de Cerdagne reste un danger pour Bertrand II de Toulouse, car il a du accepter de se reconnaître vassal du prince d'Antioche, ce qui, en raison de l'animosité de ce dernier, représente une menace.

Guillaume de Cerdagne meurt peu après. Ses places fortes reviennent à Bertrand II de Toulouse.


Blason des Comtes de Toulouse

Mort de Bertrand II de Toulouse

Alphonse Jourdain Comte de Toulouse et de Tripoli et Marquis de Provence

Pons de Toulouse Comte de Tripoli

Bertrand II de Toulouse meurt en Palestine le 21 avril 1112.

Alphonse Jourdain, fils de Raymond VI de Toulouse, devient onzième Comte de Toulouse et Comte de Tripoli.

Pons de Toulouse devient Comte de Tripoli. La succession ne pose pas de problème.


Partage de la Provence

Litige concernant la possession de la provence

Traité de partage de la Provence

Alphonse-Jourdain Marquis de Provence

Douce Aldonza Ire de Provence Comtesse de Provence

Un litige concernant la possession de la provence existe entre :

Arrêtés vers le sud, les comtes catalans tournent leurs ambitions vers le littoral méditerranéen, au pied des Cévennes et jusqu'au Rhône.

Les droits détenus par Alphonse Jourdain sur la Provence proviennent:

Le litige porte sur la moitié des droits indivis provenant de Guillaume Ier le Libérateur, premier fils de Boson II de Provence.

Alphonse Jourdain doit renoncer à contrôler la totalité de la Provence. Il signe le 16 septembre 1125 un traité de partage de la Provence.

Aimery II de Narbonne figure à l'acte au titre de témoin.

Aimery II de Narbonne tiendra ces possessions en fief du comte de Toulouse, et Bernard d'Anduze les tiendra en fief d'Aimery II de Narbonne.

Avignon, Pont de Sorgues, Caumont et le Thor restent indivis.

La maison d'Urgel est exclue de ce partage.


Blason des Comtes de Toulouse

Mort de Raymond VII de Toulouse Comte de Toulouse

Raymond VIII de Toulouse Comte de Toulouse et Marquis de Provence

Raymond VII de Toulouse meurt à Nimes en décembre 1194. Il est inhumé à Notre Dame de Nîmes.

Il laisse à son fils un comté reconstitué, mais économiquement affaibli par les guerres continuelles de son règne, et affaibli par les progrès du catharisme.

Raymond VIII, fils de Raymond VII, est intronisé comte de Toulouse le 6 janvier 1195 à l'age de 40 ans, d'où son surnom de "Raymond le vieux". Son domaine s'étend sur le comté de Toulouse, le Quercy, l'Agenais, le Rouergue, le Gévaudan, le Vivarais, le marquisat de Provence. Les Comtes de Foix et de Narbonne sont ses vassaux.

Leurs désaccords permettent à Raymond de ne réellement obéir à aucun d'eux.

Il n'est pas un homme d'arme, comme l'était Raymond VI de Toulouse son ancêtre.

Raymond VIII est un prince plus politique que belliqueux. Il se montrera calculateur, temporisateur et d'une grande souplesse politique, faisant mine de se soumettre à plusieurs reprises pour mieux se redresser au meilleur moment. Cela lui a permis de reprendre à Simon IV de Montfort le comté de Toulouse. Cultivé, il compte parmi ses amis nombre de troubadours.

C'est un diplomate. Il pense mûrement chaque décision. Il entend agrandir pacifiquement par l'union maritale le grand territoire dont il a hérité.


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