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3 événements affichés, le premier en 1634 - le dernier en 1809


Bataille de Nördlingen par Jacques Courtois Albert de Brandebourg-Ansbach - par Benjamin Block en 1643

Prise de Ratisbonne

Première Bataille de Nördlingen

Gustaf Karlsson Horn Prisonnier

Mort de Frédéric de Brandebourg-Ansbach

Albert II de Brandebourg-Ansbach Margrave de Brandebourg-Ansbach

Sophie de Solms-Laubach Régente

Les Suédois ne peuvent tirer bénéfice de la victoire protestante à Lützen à cause de la mort de leur roi Gustave II Adolphe.

Ferdinand III de Habsbourg, en compagnie de Ferdinand d'Autriche, son cousin espagnol, assisté de Matthias Gallas et d'Ottavio Piccolomini, reprend l'avantage et occupent la ville de Ratisbonne le 26 juillet 1634, menaçant d'avancer plus loin en Saxe.

La première Bataille de Nördlingen a lieu le 5 et 6 septembre 1634.

Armand-Frédéric de Schomberg se fait connaître sous les ordres de Bernard de Saxe-Weimar lors de cette bataille.

Les protestants réalisent qu'ils doivent faire un effort pour reprendre la ville et planifient alors une attaque de nuit.

L'attaque des protestants se trouve en difficulté lorsque leur avance est bloquée par leur artillerie et les chariots de ravitaillement qui se trouvent devant l'infanterie.

Cela donne un délai aux troupes impériales pour se préparer.

Ensuite l'infanterie suédoise attaque sans l'appui de son artillerie, et parvient néanmoins à enfoncer une aile.

Le commandant des impériaux ordonne une attaque coordonnée sur la ligne saxonne. Les Suédois sont mis en déroute.

La rivalité de Gustaf Karlsson Horn et de Bernard de Saxe-Weimar qui lui dispute le commandement de l'armée suédoise est une des causes de leur défaite commune.

Bernard de Saxe-Weimar perd la bataille.

Gustaf Karlsson Horn est capturé et les alliés des protestants perdent entre 12 000 et 14 000 soldats.

Bien que la France ne soit pas engagée directement, des unités françaises servent du côté des protestants : Charles de Sainte-Maure, futur gouverneur de Louis le Grand Dauphin, Duc de Montausier, fait partie des rescapés.

Maximilien Ier de Bavière renoue avec le succès lors de cette bataille qui constitue le premier revers suédois dans la guerre de Trente Ans.

Cette importante victoire des forces impériales et espagnoles décide la France à intervenir ouvertement dans le conflit.

Frédéric de Brandebourg-Ansbach meurt le 6 septembre 1634 tué lors de cette bataille.

Albert II de Brandebourg-Ansbach lui succède et devient Margrave de Brandebourg-Ansbach.

Comme Albert II de Brandebourg-Ansbach est encore mineur, Sophie de Solms-Laubach, sa mère assure la régence jusqu'en 1639.



Prise de Ratisbonne

La place de Ratisbonne est défendue par le 65e régiment, sous les ordres du colonel Coutard.

Le 20 avril 1809, à cours de munition celui-ci est obligé de se rendre aux Autrichiens de Charles-Louis de Teschen.



Bataille de Ratisbonne

Dans la nuit du 22 au 23 avril 1809, Napoléon Ier, installé dans le château d'Eggolfsheim, ordonne à ses forces de se diriger vers Straubing, Landshut et Passau.

Obnubilé par sa marche sur Vienne, l'empereur veut néanmoins assurer la sécurité de son flanc gauche en s'emparant de Ratisbonne

Charles-Louis de Teschen passe le Danube

Napoléon Ier dépêche vers la ville les troupes de Louis Nicolas Davout, avec les divisions Saint-Hilaire et Friant.

Il dépêche aussi le corps de Jean Lannes, accompagné par les divisions de Charles Antoine Louis Alexis Morand et de Gudin vers le même objectif.

Ces forces bénéficient du soutien des troupes de Lefebvre qui s'engageront à l'ouest, appuyés par les divisions Bernhard Erasmus von Deroy et Demont.

Pendant ce temps dans la nuit du 22 au 23 avril 1809, Charles-Louis de Teschen organise l'évacuation de Ratisbonne.

Il fait passer le Danube à ses troupes par un ouvrage en pierre et par un pont de bateaux.

À 5 heures du matin, la réserve de cavalerie française commandé par les généraux Nansouty et Saint-Sulpice, se dirige vers Ratisbonne, accompagné par les divisions de Charles Antoine Louis Alexis Morand et de Gudin.

Ces troupes se heurtent à la cavalerie autrichienne.

Cette dernière est bien décidée à repousser les français pour permettre à Charles-Louis de Teschen de passer sur la rive nord du Danube.

Mais les cavaliers autrichiens, étrillés par les Français, doivent battre en retraite dans le plus grand désordre.

Ils dépassent Ratisbonne par l'ouest et franchissent le Danube par le pont de bateaux construit en amont du pont en pierre.

À 10 heures, Gudin prend les hauteurs situées au sud de Ratisbonne, entre les routes d'Abbach et d'Eckmühl.

La division De Charles Antoine Louis Alexis Morand, poursuivant l'action de Gudin par la droite, se range face à la porte de Straubing.

Elle est suivie par la division wurtembergeoise, tenue en réserve.

Au même moment, François Joseph Lefebvre suit tout d'abord le mouvement de Charles Antoine Louis Alexis Morand et de Gudin puis, se dirigeant vers l'ouest, arrive à Ratisbonne aux environs de midi.

La division Friant partie de son bivouac à 6 heures du matin, longe à l'ouest la route d'Abbach.

Friant avance en livrant combat aux troupes autrichiennes et arrive à Ratisbonne aux environs de 13 heures.

Les divisions de cavalerie Saint-Hilaire et Montbrun, progressant par Abbach, se joignent aux cuirassiers stationnés à l'ouest de Ratisbonne peu après 13 heures.

Leur rassemblement terminé, les troupes françaises, commandées par Jean Lannes, partent à l'assaut de la ville.

Cernée par d'épais remparts et défendue par 8 000 Autrichiens et 16 canons.

À 17 heures, après une intense préparation d'artillerie, les troupes françaises franchissent les fossés en avant des remparts.

Après avoir forcé une porte, les troupes de Jean Lannes entrent dans la cité dont les défenseurs finissent par se rendre.

Les combats de rue se poursuivent jusqu'à 19 heures, tandis que la division Friant franchit le pont en pierre sur le Danube, défendu par de nombreux canons.

Elle s'empare des faubourgs de Stadtamhof sur la rive nord du fleuve.

La division Gudin passe à son tour le fleuve dans la soirée.

La prise de Ratisbonne achève la campagne dite des cinq jours.

S'étant emparé de la Ratisbonne, Napoléon Ier, après avoir établi son quartier général dans l'abbaye de Pruel, lance à la poursuite de l'archiduc Charles un corps d'observation commandés par Louis Nicolas Davout.

Pendant ce temps, le gros de l'armée d'Allemagne qui poursuit, depuis le soir du 21 avril, les troupes de Hiller rejoint le corps de Bessières.

Pendant la bataille Napoléon Ier est blessé par une balle autrichienne, qui touche son talon ou sa cheville.

La balle ayant été tirée de loin, elle ne le blesse pas sérieusement mais lui cause une contusion.

La nouvelle se répand vite dans l'armée d'Allemagne et, le soir même, des milliers de soldats venus de toutes parts entourent l'empereur afin de lui faire part de leur attachement.


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