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Événements contenant la ou les locutions cherchées



13 événements affichés, le premier en 1092 - le dernier en 1156



Naissance de Pierre le Vénérable

Pierre Marie de Montboissier, dit Pierre le Vénérable, naît en 1092 fils de Pierre-Maurice de Montboissier, Comte de Montboissier, et de Raingarde de Saumur. C'est une famille auvergnate de haut rang.

Pierre le Vénérable entre très jeune au monastère clunisien de Sauxillanges en Auvergne, puis gravit les échelons de la carrière clunisienne. Pierre le Vénérable est notamment écolâtre et prieur à l'abbaye de Vézelay.



Chapitre général des cisterciens

En 1119, Bernard de Clairvaux fait partie du chapitre général des cisterciens convoqué par Étienne Harding, qui donne sa forme définitive à l'ordre. La "Charte de Charité" qui y est rédigée est confirmée peu après par Calixte II.

À cette époque, Bernard de Clairvaux rédige ses premières œuvres, des traités et homélies, et surtout une Apologie, écrite sur la demande de Guillaume de Saint-Thierry, qui défend les bénédictins blancs (cisterciens) contre les bénédictins noirs (clunisiens).

Pierre le Vénérable, Abbé de Cluny, lui répond amicalement, et malgré leurs différends idéologiques, les deux hommes se lient d'amitié.

Bernard de Clairvaux envoie également de nombreuses lettres pour inciter à la réforme le reste du clergé, en particulier les évêques.

Sa lettre à l'archevêque de Sens, Henri de Boisrogues, surnommée par la suite De Officiis Episcoporum (Sur la conduite des évêques) est révélatrice du rôle important joué par les moines au XIIe siècle, et des tensions entre clergé régulier et séculier.



Concile de Toulouse

Pierre de Bruys, prédicateur cathare actif brave tous les dangers durant 20 ans et voyage en Dauphiné, en Provence, en Languedoc et en Gascogne, ramenant des multitudes aux enseignements des Écritures, en les faisant abandonner les superstitions qu'on leur avait enseignées.

Il montre par l'Évangile que l'on ne doit être baptisé qu'après avoir atteint l'âge de raison et qu'il est inutile de bâtir des églises, puisque Dieu accepte en tous lieux l'adoration sincère.

Il enseigne que les crucifix ne doivent pas être vénérés, mais plutôt regardés avec horreur, puisqu'ils représentent l'instrument de supplice de notre Seigneur, et que le pain et le vin ne deviennent pas le corps et le sang de Christ, mais sont des symboles qui commémorent sa mort, enfin, que les prières et les bonnes œuvres des vivants ne peuvent venir en aide aux morts.

Pierre le Vénérable combat l'hérésie de Pierre de Bruys.

Pierre de Bruys y est condamné en 1119.



Pons de Melgueil Cardinal.

Démission de Pons de Melgueil comme Abbé de Cluny

Hugues II de Cluny Abbé de Cluny

Mort d'Hugues II de Cluny

Pierre le Vénérable Abbé de Cluny

Pons de Melgueil, lointainement apparenté à l'empereur Henri V de Franconie, rompt avec la traditionnelle neutralité de l'ordre clunisien et prend le parti du pape dans l'interminable querelle des Investitures. Pons de Melgueil prépare ainsi le concordat de Worms.

En remerciement, Calixte II nomme Pons de Melgueil cardinal.

En mars 1122, Pons de Melgueil est convoqué à Rome par Calixte II, qui a reçu des plaintes de ses moines.

La raison de cette brusque convocation est traditionnellement attribue au rejet par Pons de Melgueil du privilège de l'exemption, qui relève l'abbaye de l'autorité épiscopale.

C'est plutôt une manœuvre des traditionalistes clunisiens, s'opposant à sa volonté de réforme disciplinaire.

Pons de Melgueil démissionne ou est déposé par le pape.

Pons de Melgueil redevenu simple moine gagne le Mont-Cassin, puis la Terre Sainte.

Selon Orderic Vital, il est accueilli à Jérusalem comme un saint et se voit confier la Sainte Lance lors d'une sortie contre les Sarrasins.

Parallèlement, le pape se hâte de lui faire élire un successeur, l'ordre de Cluny n'étant alors pas en état de rester sans chef.

Hugues II de Cluny lui succède donc en avril 1122.

Mais, déjà âgé, Hugues II de Cluny meurt au bout de 3 mois et est remplacé par le traditionaliste Pierre de Montboissier, que la postérité appellera Pierre le Vénérable.

Pierre le Vénérable, considéré à juste titre comme le dernier des grands abbés de Cluny, est le neuvième abbé de Cluny.

Pierre le Vénérable réforme l'abbaye de Cluny, en proie à des difficultés financières. Il réforme le domaine seigneurial pour assurer le train de vie des moines (Dispositio rei familiaris).

Les inventaires qui sont constitués (Constitutio expense cluniaci) constituent une précieuse source pour les historiens, avec des données sur les rendements, les semences, les techniques agricoles… Henri de Blois, Évêque de Winchester, joue un rôle essentiel dans cet ouvrage.



Polémique entre Bernard de Clairvaux et Pierre le Vénérable

Dès 1124, une polémique oppose Bernard de Clairvaux à Pierre le Vénérable.



Mort de Guillaume II l'Allemand

Guillaume III Co-Comte de Bourgogne, Comte de Mâcon et d'Oltingen

Guillaume II l'Allemand meurt en 1125, victime d'un complot de ses barons au moment où il tente de s'emparer du comté de Valais.

Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, raconte que de son temps, un Comte portant le surnom de l'Allemand, a été emporté par le diable, parce qu'il a enlevé des biens de son abbaye.

En 1125, Guillaume III de Bourgogne, son fils, encore enfant, devient Comte de Bourgogne, de Mâcon et d'Oltingen.



Pons de Melgueil Abbé usurpateur de Cluny

Mort de Pons de Melgueil ex Abbé de Cluny

En 1126, alors que Pierre le Vénérable est absent, Pons de Melgueil revient à Cluny.

Selon Orderic Vital, Pons de Melgueil veut simplement rendre visite à ses amis clunisiens, mais se voit interdire l'accès à l'abbaye par le prieur, sur l'ordre de l'abbé. Furieux, les partisans de Pons de Melgueil déclenchent un schisme et le réinstallent comme abbé contre son gré.

Mais selon, Pierre le Vénérable, Pons de Melgueil a soigneusement organisé son attaque dès son départ d'Italie et, accompagné de fugitifs armés, prend d'assaut l'abbaye. Il force les moines à lui prêter allégeance, fait fondre les vases sacrés pour payer des armes et des mercenaires et pille la campagne alentour. Ce récit est généralement considéré comme suspect.

En tout état de cause, à Cluny, le mouvement réformateur reste vivace. Pons de Melgueil est soutenu :

Pons de Melgueil est aussitôt excommunié par Humbaud, Archevêque de Lyon.

Le pape Honorius II, successeur de Calixte, confirme bientôt la sentence.

En 1126, Pons de Melgueil est convoqué à Rome, où il doit être jugé pour haute trahison. Pons de Melgueil obtempère.

Mais, une fois à Rome, refuse de se présenter devant Honorius II. Selon la tradition, Pons de Melgueil déclare qu'aucun autre que Pierre ne peut le juger et refuse de demander la levée de son excommunication.

Emprisonné, Pons de Melgueil meurt le 28 décembre 1126, de la fièvre romaine c'est-à-dire la malaria. Son corps est transféré à Cluny sur l'ordre de Pierre le Vénérable. Il est enterré dans le déambulatoire, au nord du maître-autel. Pierre le Vénérable sera enterré symétriquement au sud.



Hugues de Crécy à Cluny

Hugues de Crécy entre dans l'ordre de Cluny en 1128, devenant un moine exemplaire.

Il y devient l'ami et le conseiller de Pierre le Vénérable.

Hugues de Crécy confie à Lucienne de Rochefort, sa sœur, tous ses biens.



Pierre le Vénérable Diplomate

Pierre le Vénérable voyage beaucoup et joue un rôle diplomatique important, notamment lors de l'élection pontificale lorsqu'il reconnaît en 1130 le pape Innocent II contre l'antipape Anaclet II.

Lors de son séjour en Espagne, Pierre le Vénérable fait traduire le Coran de l'arabe en latin.

Connu comme polémiste, Pierre le Vénérable rédigera ensuite des traités pour réfuter les doctrines israélites et musulmanes.

En effet, Pierre le Vénérable recommande d'établir des débats argumentés avec les théologiens des autres religions, plutôt que des Croisades.


Église Saint-Nicolas de Beaujeu

Construction de l'église Saint-Nicolas de Beaujeu

L'église Saint-Nicolas de Beaujeu est construite vers 1130 par Guichard III de Beaujeu.

La légende rapporte que le lieu où se situe cette église est un étang et que le fils de Guichard III, revenant de la chasse, y fait boire son cheval, tombe dedans et ne reparait pas.

La nouvelle de cet accident est rapportée à Lucienne de Rochefort, sa mère. Elle jure de faire bâtir une église au lieu où son fils reparaîtrait.

Ce vœu, à peine énoncé, le fils remonte du fond de l'étang et Guichard III fait bâtir l'église sur le lieu où elle est encore aujourd'hui.

Louvet est la source de cette histoire, dans l'Histoire du Beaujolais, tome 11 page 190.

L'église est consacrée le 12 février 1132 par le pape Innocent II.

De nombreux cardinaux et évêques assistent à la cérémonie, ainsi que Pierre le Vénérable, grand abbé de Cluny.

L'édifice est un spécimen de l'architecture clunisienne romano-byzantine de transition.

Très remaniée au cours des siècles, avec l'ajout de chapelles seigneuriales au XVe et XVIe siècles, l'église conserve de nombreux éléments de style roman :

Le matériau mêle le granite rose, qui affleure dans les vignes, et le basalte de la montagne.

La façade est dépouillée : une porte en plein-cintre est surmontée de 3 fenêtres destinées à éclairer la nef.

La nef est couverte d'une charpente.



Séjour de Pierre Abélard à Cluny

Ami, critique et conseiller de Bernard de Clairvaux, Pierre le Vénérable donne toutefois refuge à Pierre Abélard qui séjourne à Cluny quelques mois en 1141 avant d'aller implorer Rome de lever son excommunication.



Mort d'Eudes III de Beauvais

Henri de France Évêque de Beauvais

Odon ou Eudes III de Beauvais meurt en 1149.

Le chapitre de la ville élit Henri de France pour lui succéder comme Évêque de Beauvais.

Bernard de Clairvaux et de Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, lui font accepter cet honneur.



Mort de Pierre le Vénérable

Pierre le Vénérable meurt le 25 décembre 1156.

Pierre le Vénérable est l'auteur :


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