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Événements contenant la ou les locutions cherchées



5 événements affichés, le premier en 1765 - le dernier en 1812



Naissance de Pierre de Bagration

Piotr Ivanovitch Bagration ou Pétré Ivanis dzé Bagrationi ou Pierre de Bagration naît à Kizliar en 1765, fils d'Ivan Alexandrovitch Bagration.

Il est issu d'une très ancienne dynastie qui régna longtemps sur la Géorgie et l'Arménie.


Iekaterina Pavlovna Skavronskaïa - par Jean-Baptiste Isabey - musée du Louvre

Mariage de Pierre de Bagration avec Ekaterina Pavlovna Skavronskaïa

Pierre de Bagration épouse le 2 septembre 1800 Ekaterina Pavlovna Skavronskaïa (1783-1857).


Bataille de Smolensk - par Piter von Hess

Bataille de Smolensk

Afin d'obliger l'ennemi à se confronter à lui, Napoléon Ier conçoit une manœuvre pour essayer de balayer les troupes russes et les défaire une bonne fois pour toutes.

Le 14 août 1812, les forces françaises, sous le commandement de Joachim Murat, Louis Nicolas Davout et Michel Ney, traversent le fleuve Dniepr à Rassna, plus loin à l'est, sur des ponts construits pendant la nuit.

Le plan consiste:

Smolensk est une ville de 12 600 habitants, qui n'a pas vraiment de valeur stratégique, si ce n'est d'être sur le chemin de la Grande Armée.

Elle est défendue par des bastions et d'épaisses murailles de pierres, et occupe les deux rives du fleuve Dniepr, ce qui complique son encerclement.

Mais, alors que ses ordres sont de marcher à l'ouest, le général russe Pierre de Bagration désobéit et se rend au sud à Smolensk.

Quand les forces françaises arrivent sur la ville, le 16 août 1812, celle-ci est fortement défendue, la garnison est considérablement renforcée par l'arrivée de Barclay et du gros de l'armée.

Napoléon Ier pense que les Russes vont sortir pour empêcher la destruction de la ville qui abrite une icône sainte.

Comme cela ne se produit pas, il décide de prendre la ville par la force.

La grande armée est forte de 175 000 soldats.

Les forces du prince Pierre de Bagration sont de 130 000 soldats

Mais seuls 50 000 et 60 000 hommes des deux camps respectifs sont réellement engagés.

Le 14 août 1812, après en avoir chassé deux régiments de cosaques, Emmanuel de Grouchy entre à Liady avec la cavalerie de Nansouty.

Pendant ce temps, Joachim Murat et Michel Ney sont à Krasnoi.

Le 15 août 1812, la Garde impériale, le 1er et le 4e corps, arrive à Liady, tandis que le 3e corps repousse la division de Newerowski, forte de 6 000 hommes, 1 200 chevaux et 10 canons, qui bat en retraite vers Smolensk.

Les Russes qui perdent 2 000 hommes, 8 canons et leurs caissons, sont poursuivis jusque Korytnia où Napoléon Ier établi son quartier général.

Michel Ney est à Lubna

La bataille commence le 16 août 1812 par un premier test sur 2 des faubourgs.

Les Russes ne réagissent pas comme prévu face à cette provocation, et restent dans la ville.

Napoléon Ier commande l'assaut général avec 3 corps de la Grande Armée, soutenus par 200 pièces d'artillerie.

Cela réussit pendant un certain temps, mais quand les Français atteignent les murs de ville, ils n'ont aucun moyen pour les franchir.

Ils essaient vainement de s'élever sur les épaules des uns et des autres, exposés au feu de l'artillerie russe.

Au soir du 16 août 1812, ils n'ont fait aucun progrès.

Vers 14h le 17 août 1812, voyant que les Russes ne sont pas décidés à sortir, Napoléon Ier ordonne à Poniatowski de faire mouvement pour couper les communications entre la ville et la rive droite du fleuve, tandis qu'une division du général Bruyères s'empare du plateau devant les faubourgs de Sloboda-Raczenka.

60 pièces d'artillerie y sont installées.

Leurs tirs de mitraille obligent les Russes de la rive droite à évacuer leurs positions.

Louis Nicolas Davout attaque ensuite les faubourgs qui tombent vers 17h.

De son côté, Michel Ney attaque les positions ennemies situées devant la ville.

Des tirs d'artillerie chassent les occupants des tours.

Par la rive droite, la ville reçoit le renfort de 2 divisions et deux régiments d'infanterie de la garde.

L'intense bombardement d'artillerie provoque de nombreux incendies, et la majeure partie de la ville brûle à la tombée de la nuit.

Deux compagnies de mineurs s'attaquent aux remparts.

Dans la nuit, sacrifiant une petite garnison, Barclay abandonne la ville par la rive droite.

Le général Korff commandant l'arrière-garde met le feu à différents endroits de la ville et brûle le dernier pont derrière lui.

Vers l'aube du 18 août 1812, des brèches sont ouvertes dans les murs.

La Grande Armée pénètre dans la ville, sans grande résistance.

En quelques heures, le gros des troupes l'investit.

Barclay maintient des forces de l'autre côté du fleuve empêchant une traversée avant la nuit du 18 août 1812.

La ville de Smolensk est presque totalement détruite.

Les Russes comptent :

Côté français, les pertes sont de :

La bataille de Smolensk est une victoire pour Napoléon Ier qui a pris la ville, et a subi moins de pertes que ses ennemis.

Mais la chaîne d'approvisionnement française est défaillante et ils manquent de nourriture.

Smolensk eût été une source utile d'approvisionnement si elle avait été prise intacte.

Jean-Andoche Junot est blâmé pour avoir permis à l'armée russe de faire retraite après cette bataille.


La Grande Armée en action sur le plateau de la Moskova Napoléon Ier et ses généraux à la bataille de la Moskowa

Bataille de la Moskova

Mort d'Auguste Caulincourt

Le 4 septembre 1812, les éclaireurs de Joachim Murat repèrent les positions ennemies sur le plateau de Borodino sur la rive droite de la Kolotscha (affluent de la Moskova ou Moskowa).

Les russes, emmenés par Mikhaïl Illarionovitch Golenichtchev-Koutouzov vont dresser un certain nombre de redoutes, flèches et tranchées en tout genre pour barrer la route de Moscou La Sainte aux français.

La supériorité en nombre et en matériel confère aux russes une certaine confiance :

Louis Nicolas Davout propose à Napoléon Ier d'effectuer une marche de nuit à travers la forêt d'Outitza pour tomber sur les arrières ennemis, mais ce dernier refuse, pendant qu'il a juste assez de monde pour effectuer une manœuvre classique.

Il prévoit l'attaque de Michel Ney et de Jean-Andoche Junot sur les flèches de la Kolotscha, soit 80 000 hommes sur un front de trois kilomètres.

Joseph Poniatowski et ses fiers lanciers polonais devront contourner Kutusov pour l'enfermer au maximum, et il reviendra à Louis Nicolas Davout d'écraser le tout quand le moment sera venu.

Jean-Andoche Junot commande le 8e corps avec compétence.

Mais, en plus des formidables défenses russes, les corps d'Ostermann, de Platov, d'Udarov, de Rajevski, de Doktorov et de Pahlen sont là pour mener la vie dure à la Grande Armée...

Les premiers affrontements commencent à partir du 5 septembre 1812.

Les français du 61ème régiment d'infanterie du général Compans enlèvent, avec beaucoup de difficultés, la redoute de Schwardino.

Deux jours plus tard, le 7 septembre 1812, dans le courant de la nuit, les premiers coups de canons réveillent les deux armées.

A 6 heures du matin, le véritable affrontement s'engage.

À gauche, les Italiens d'Eugène de Beauharnais enlèvent Borodino, mais ne peuvent maintenir la position très longtemps.

À Borodino, Pierre de Bagration subit l'essentiel de l'attaque française, sur la gauche de son armée.

André Burthe d'Annelet est blessé lors de cette bataille.

Pierre de Bagration résiste vaillamment mais reçoit une blessure mortelle en fin de journée.

Louis Nicolas Davout se rend maître de la redoute de Semenovskoïe, mais doit lui-aussi battre en retraite après la contre-attaque russe.

Joachim Murat se présente en soutien avec deux régiments de cuirassiers et repousse l'offensive de la Garde Impériale Russe, déblaie le terrain et ouvre la voie aux corps d'armées de Ney et de Louis Nicolas Davout.

À 10 heures, des mêlées d'une violence inouïe s'engagent sur la Grande Redoute.

La victoire reste aux français, tandis que les artilleries de chaque camp noient le plateau de la Moskova d'un déluge de feu.

Le front russe risque de craquer, et Pierre de Bagration, avec l'approbation de Barclay de Tolly, demande des renforts urgents à Kutusov.

Kutusov se présente sur le champ de bataille, à l'abri des tirs français.

Cela donne un regain d'optimisme dans l'armée du Tsar.

La Grande Redoute retombe aux mains des russes.

Ney et Louis Nicolas Davout sont attaqués furieusement par Pierre de Bagration, et battent en retraite.

L'Empereur lance alors ses compagnies de Wurtembourgeois menés par Marchand.

Ceux-ci résistent aux charges successives et bousculent les fantassins russes.

3 heures plus tard, la situation commence à devenir critique pour les russes pourtant bien partis dans la bataille.

Leur résistance s'affaiblit, et ils n'arrivent pas à enfoncer les lignes françaises.

Mais, ils sont toujours en possession de la Grande Redoute, qui se révèle être le point stratégique capitale de l'affrontement.

Ney et Joachim Murat se concerte : une victoire éclatante est à portée de main si Napoléon Ier décide de faire donner la Garde.

Mais il refuse de se séparer de sa dernière réserve.

Il place 300 pièces d'artillerie pour faire tomber la Grande Redoute.

Il charge Auguste Caulincourt, le frère du Grand Écuyer de l'Empire, de renforcer cette offensive.

Celui-ci s'élance avec courage, sabrant lui-même les tirailleurs russes, et enlève finalement la Redoute avant de tomber, mortellement blessé.

Emmanuel de Grouchy se porte alors en renfort, et conforte les nouvelles positions françaises.

Là aussi, il faudrait des troupes fraîches pour exploiter le succès, mais l'Empereur ne veut toujours pas risquer sa dernière réserve.

Cependant les russes ne veulent pas quitter le champ de bataille.

Napoléon décide de les pilonner.

Il prononcera cette phrase célèbre : Puisqu'ils en veulent, dit-il au général d'artillerie Sorbier, donnez-leur en.

Ce n'est pas moins de 400 canons qui vomissent la mort selon le commandant Lachouque sur les pauvres fuyards russes.

A 15 heures, la bataille la plus meurtrière de l'Empire est finie.

La victoire aura été particulièrement difficile...

Le carnage aura duré 14 heures :

48 généraux sont morts pendant cet affrontement :

Alexandre-Louis-Auguste de Rohan-Chabot est laissé pour mort sur le champ de bataille.

Louis François Foucher participe à cette bataille.

Retrouvé parmi les cadavres par son aide de camp, il est envoyé à Berlin pour soigner ses 17 blessures et se rétablir.

Napoléon Ier résumera ainsi la Moskova : Jamais je ne vis briller dans mon armée autant de mérite.

La route de Moscou, située à 125 km, est ouverte.



Mort de Pierre de Bagration

Transporté à Moscou puis à Sima quand les Français entrent dans la capitale, Pierre de Bagration meurt près de Mojaïsk vers le 22 septembre 1812 après une agonie de 15 jours.

Napoléon lui rend hommage : Il n'y a pas de bon généraux russes, à l'exception de Bagration !


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