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Événements contenant la ou les locutions cherchées



16 événements affichés, le premier en 1757 - le dernier en 1816



Naissance de Pierre Augereau

Pierre Augereau naît en 1757.



Reconquête du Roussillon

Bataille du Tech

Bataille des Albères

Prise du camp du Boulou

Prise de Port-Vendres

Reprise de Collioure

Reprise du Fort de Bellegarde

En avril 1794 Dugommier juge que tout est prêt pour une vaste offensive.

Son plan est à la fois simple et audacieux : cerner de toutes parts les Espagnols afin de les refouler derrière la frontière.

Le 28 avril 1794, Dugommier passe le Tech à Brouilla etremporte la bataille du Tech.

Ce succès est confirmé par la victoire des Albères, le 30 avril 1794, remportée conjointement avec Jean-Victor Marie Moreau, sur les Espagnols et les Hollandais.

Dugommier ordonne à ses généraux deux actions simultanées :

Au Boulou, se voyant cernés de toutes parts, les Espagnols fuient comme ils le peuvent, en désordre, non sans vouloir exploser leurs dépôts de munitions.

Héroïques, les Boulounencs vont tout faire pour éviter que la chapelle Saint-Antoine ne saute et notamment un certain Llagone sauvé in extremis au moment où il va couper la mèche malgré la menace d'un sapeur espagnol.

Fuyant comme ils peuvent sur la route de Maureillas et du col du Portell où ils livrent des combats d'arrière-garde aussi farouches que terribles, les Espagnols refluent vers chez eux en laissant à son sort une de leur garnison au fort de Bellegarde.

La victoire décisive du Boulou ou de Montesquieu, remportée sur les Espagnols de Luis Firmin de Carvajal le 1er mai 1794, assure à Dugommier la reconquête du Roussillon.

Le siège est mis devant Fort de Bellegarde le 7 mai 1794

Le général La Union a sous ses ordres les 400 nobles français de la Légion Panetier.

Port-Vendres, défendu par le général La Union, tombe courant mai 1794.

Collioure est reprise le 26 mai 1794.

Le 24 juin 1794 c'est au tour de Commissari.

Quelques combats assurent une avancée progressive :

Dugommier reprend le Fort de Bellegarde le 17 septembre 1794.

Le 22 septembre 1794, une offensive audacieuse permet à Dugommier d'enlever la redoute et le camp de Coustouges, mettant en fuite l'ennemi qui abandonne la majeure partie de son matériel.

Le 10 novembre 1794, par un dernier courrier adressé au Comité de Salut Public, Dugommier rend un vibrant hommage à Pierre Bayle (1783-1794), un garçon de 11 ans natif de Tourreilles, engagé volontaire, tambour à l'État-major de Pierre Augereau, mort au champ d'honneur en battant la diane afin que les Espagnols n'entendent pas le déplacement de l'artillerie légère française.



Bataille de Loano

Mort de Général Charlet

Barthélémy-Catherine Joubert Général de brigade

L'armée d'Italie est commandée par Barthélemy Louis Joseph Schérer.

Le centre de cette armée, aux ordres d'André Masséna, est formé par :

Une autre division, restée au col de Tende, couvre Saorge.

Toute cette armée s'élève à peine à 40 000 hommes manque de pain, d'habillement et de munitions.

Ses communications avec Gênes sont interrompues par la flotte anglaise.

L'armée austro-sarde est forte de 53 000 hommes aux ordres de Wallis et d'Eugène-Guillaume Argenteau.

Elle s'appuie à gauche sur la mer à Loano et s'adosse à droite au Piémont sur les places de Ceva, de Coni et de Mondovi.

Cette position se compose de postes inexpugnables, liés les uns aux autres par des retranchements, et défendus par 100 pièces d'artillerie.

Barthélemy Louis Joseph Schérer arrivant dans un pays qui lui est inconnu, offre au plus digne de ses généraux la direction des plans d'attaque.

André Masséna, désigné le plus habile par ses collègues, s'en occupe sur-le-champ.

Le 17 novembre 1795, le général Charlet attaque les Austro-Sardes à Campo di Pietri, les culbute, détruit leurs retranchements et prend 3 canons et fait 500 prisonniers.

Mais un brouillard épais force André Masséna à renoncer à l'attaque qu'il projette sur la droite.

André Masséna décide alors d'opérer sur le centre, de s'emparer de ses positions, de les dépasser et d'en prendre d'autres en arrière de sa ligne.

André Masséna se charge d'exécuter lui-même ce plan hardi.

Les Français comptent former 3 attaques, une fausse et deux sérieuses.

Pierre Augereau, avec l'aile droite, doit chercher à déborder la gauche de l'ennemi.

Jean Mathieu Philibert Sérurier, avec l'aile gauche, est chargé de tenir en échec l'ennemi qu'il a en présence.

André Masséna part le 22 novembre 1795 à la nuit tombante avec deux divisions pour attaquer le centre.

Au point du jour, André Masséna fait une courte harangue à ses troupes pour leur dire que la victoire est dans leurs baïonnettes. L'attaque commence aussitôt.

André Masséna s'empare au pas de course de toutes les positions jusqu'à Bardineto.

Là, les Autrichiens opposent une vive et longue résistance.

André Masséna, s'indignant de cette perte de temps, fait approcher sa réserve et le combat recommence avec fureur.

Le général Charlet, se précipitant le premier dans les retranchements, y tombe frappé d'un coup mortel.

Sa mort excite la rage des soldats, qui, les rangs serrés et la baïonnette en avant, se ruent en masse compacte sur les ennemis et les mettent dans une déroute complète.

Pendant ce temps, Pierre Augereau attaque l'aile gauche avec succès depuis Loano jusqu'aux hauteurs occupées par Eugène-Guillaume Argenteau.

Toutes les positions sont successivement emportées.

Le mamelon, dit le grand Castellaro, défendu par le général milanais Roccavina avec 1 200 hommes, oppose plus de résistance.

Pierre Augereau somme Roccavina de mettre bas les armes. Celui-ci consent à quitter la redoute avec armes et bagages. Pierre Augereau rejette cette offre avec dédain et lui donne 10 minutes pour se rendre à discrétion.

10 minutes, répond le Milanais, il ne m'en faudra pas tant pour passer par là.

Il montre la brigade Victor déployée devant lui. On croit d'abord que c'est une bravade.

Mais Roccavina, déterminé à succomber avec gloire, sort de sa redoute, tombe en furieux sur les 117e et 118e demi-brigades, les culbute, et malgré le feu du reste de la brigade, parvient à effectuer sa retraite, au grand étonnement des républicains que sa résolution pénètre d'admiration.

Cependant, les Austro-Sardes se sont ralliés sur le mont Carmelo pour arracher la victoire à un ennemi qu'ils croient épuisé par 10 heures de combat.

Barthélemy Louis Joseph Schérer, devinant leur projet, s'avance contre eux avec sa droite, mais incertain de ce qui s'est passé au centre avec André Masséna, craint de tout compromettre. Il hésite. Un message d'André Masséna vient le rassurer.

Il continue son mouvement mais tout à coup, un brouillard humide, accompagné de tourbillons de neige et de grêle cache la lumière du jour et met fin à la poursuite.

Des rangs entiers sont renversés par les rafales de la tourmente, et l'on compte sur le champ de bataille des morts et des blessés que n'ont pas frappés la main des hommes.

Les Autrichiens profitent des ténèbres pour fuir, abandonnant tentes, artillerie et caissons.

Pierre Augereau les poursuit avec ses troupes légères.

André Masséna, qui a marché malgré la tourmente, a fait occuper par Barthélémy-Catherine Joubert les défilés de Saint-Jacques.

Il ne reste aux Autrichiens que les sentiers des montagnes et la vallée de la Bormida.

Jean Mathieu Philibert Sérurier pendant les journées du 23 et du 24 novembre 1795, se borne à contenir l'aile droite austro-sarde.

Jean Mathieu Philibert Sérurier exécute dès lors sur l'armée piémontaise une attaque impétueuse, la bat complètement, lui enlève toute son artillerie et la contraint de se réunir dans le camp retranché de Ceva aux débris d'Eugène-Guillaume Argenteau.

La victoire de Loano livre aux Français d'immenses approvisionnements et leur ouvre les portes de la Péninsule italienne.

Le succès cette bataille est dû aux dispositions et à l'audace de André Masséna.

Barthélemy Louis Joseph Schérer nomme Barthélémy-Catherine Joubert général de brigade sur le champ de Bataille de Loano.


Le chef de brigade Rampon défend la redoute de Monte-Legino, huile sur toile de René Théodore Berthon, 1812 - Musée de l'Histoire de France à Versailles Bataille de Montenotte

Bataille de Montenotte

Le 23 germinal an IV soit le 12 avril 1796 au matin, Eugène-Guillaume Argenteau attaque de front Amédée Emmanuel François Laharpe, sans se douter qu'André Masséna est derrière lui.

André Masséna tourne l'ennemi par la gauche, par Altare qui commande les positions de l'armée impériale de Montenotte.

Dans la même direction, Pierre Augereau effectue un mouvement enveloppant de plus grande envergure encore, descendant du Monte Alto en terrain accidenté, afin de couper la retraite à l'ennemi battu.

Il surveille aussi, vers l'Ouest, les Piémontais pour le cas où ils voudraient se joindre à leurs alliés.

À 1h du matin, Napoléon Ier quitte Savone avec Louis Alexandre Berthier, Antoine Christophe Saliceti, André Masséna, conduit par le frère du curé d'Altare.

Il gagne la hauteur de Casa Bianca.

Louis Alexandre Berthier écrit à André Masséna :

Tout nous annonce que cette journée et celle de demain marqueront l'histoire.

À 2h, Amédée Emmanuel François Laharpe :

André Massena part à la tête du 1er et 3e bataillon de la 21e demi-brigade qui occupe Cadibona situé à la gauche et doit prendre l'ennemi à dos. Il marche vers la droite.

Le chef de brigade Rondeau forme l'avant-garde avec les carabiniers et les grenadiers.

Le général Philippe Romain Ménard est à la tête de la 8e, André Masséna conduit la 21e.

Plus à gauche, Pierre Augereau avec 6.000 hommes doit marcher de Maltare, par Carcare sur Cairo avec ordre de tourner et d'attaquer l'ennemi.

Enfin Jean Mathieu Philibert Sérurier doit faire des démonstrations pour contenir les Piémontais.

Côté autrichien, le 3e bataillon du régiment Terzy (800 hommes) marche toute la nuit pour rejoindre au point du jour.

Un bataillon du régiment Preiss est arrivé dans la nuit mais ne sera pas utilisé dans la bataille.

Vers 6h, au point du jour, d'une butte voisine de Montenotte, Napoléon Ier surveille le développement, par un mauvais temps de pluie froide et de brouillard.

À ses côtés se trouve Antoine Christophe Saliceti, un civil au milieu des uniformes,

Arrivée en vue de Montenotte, la colonne d'André Masséna se divise.

L'avant-garde et la 21e marchent droit aux Impériaux déjà rangés sur les hauteurs. La 8e, prenant un détour, s'avance par des sentiers difficiles sur le flanc droit ennemi.

Pour garder la route d'Altare vers Castellazzo et Bric Tesoro, Eugène-Guillaume d'Argenteau déploie cette unité ainsi qu'une compagnie du corps franc de Giulay et quelques autres éléments.

Eugène-Guillaume d'Argenteau qui n'a reçu aucun avis de son général en chef, persiste dans son projet de s'emparer de Monte-Legino, il donne donc le signal d'une attaque.

Le brouillard se lève et dévoile les pièces d'artilleries déployées sur le Monte-Legine, et la mitraille fait d'affreux ravages dans les rangs des Impériaux qui fuient en désordre.

Eugène-Guillaume d'Argenteau s'aperçoit alors qu'il a devant lui des troupes renforcées.

Puis il entend gronder le canon sur la route d'Altare.

André Masséna attaque le flanc droit des Impériaux.

L'avant-garde se met aussitôt en bataille, ayant la 21e en seconde ligne, et engage ses tirailleurs.

Eugène-Guillaume d'Argenteau déploie pour maintenir le centre les bataillons Stein et Pellegrini sous les ordres de Nezlinger.

Les 2 bataillons d'Anton sont placés en défense sur le flanc gauche (Monte Pra).

Puis il vient secourir le flanc droit avec le bataillon Alvintzi.

La 8e cependant gravissait à la course des montagnes escarpées.

Elle débusque successivement les postes ennemis et touche au terme qu'elle doit atteindre, lorsque les carabiniers (sous Rondeau), emportés par l'impatience de combattre, se jetent en tirailleurs et attaquent, soutenus par les grenadiers en bataille.

Les défenseurs sur le flanc droit tiennent bon dans un premier temps.

La ligne ennemie du flanc droit est enfoncée et mise en fuite.

Pendant qu'André Masséna déborde le flanc droit, Amédée Emmanuel François Laharpe attaque les défenseurs du Monte Pra.

La 1re demi-brigade légère passe à l'attaque sur l'aile gauche de l'ennemi qui, en un instant, est mis en déroute et culbuté dans le ravin en arrière de Montenotte.

La 8e encore trop en arrière, ne peut lui couper la retraite.

Les Impériaux sont du reste poursuivis avec chaleur par Joachim Murat, l'aide de camp.

Eugène-Guillaume Argenteau en retraite est obligé de défiler sous le feu d'André Massena, qui occupe les hauteurs. Ils n'essaient pas de prolonger une inutile résistance.

Le régiment Alvintzi assure l'arrière-garde au travers de Montenotte.

Les régiments Pellegrini et Stein se replient vers Dego, Alvintzi et Trezy vers Pareto, Anton (500h) vers Mioglia.

Vers 10h, du champ de bataille, la 8e marche sur Carcare. Elle y marche sans les carabiniers qui, emportés sur les traces de l'ennemi, se trouvent à plus de trois lieues de distance.

Le général en chef avec son état-major a joint la demi-brigade.

1500 Impériaux restent sur le champ de bataille, 1500 autres sont fait prisonniers, 4 drapeaux, 2 canons, une grande quantité d'armes et de munitions demeurent entre les mains des Français.

Dans la soirée, a lieu une conférence avec André Masséna, Amédée Emmanuel François Laharpe, Pierre Augereau.

Napoléon Ier couche à Carcare.

La route d'Arcole est à présent ouverte...



Bataille de Millesimo

Giovanni Provera Prisonnier

Pierre Augereau culbute le corps piémontais de Giovanni Provera à la Bataille de Millesimo le 13 avril 1796.

Johann Pierre de Beaulieu, apprenant les désastres du centre, se retire avec précipitation sur Acqui.

Giovanni Provera est fait prisonnier à Cosseria.


Pierre Banel menant ses troupes à l'assaut lors de la bataille de Millesimo

Bataille de Millesimo

Mort de Filippo del Carretto

Mort de Pierre Banel

Mort de Quesnel

Le 13 avril 1796 vers 3 heures, les Français opèrent l'encerclement des positions du feld-maréchal Giovanni Provera par un mouvement fulgurant.

De Biestro, Pierre Banel attaque les avant-postes piémontais.

Il fait descendre sur Millesimo le 3e bataillon de la 39e demi-brigade qui franchit la rivière Bormida par le pont de Millesimo, coupant du même coup les communications entre les Piémontais.

Les 2 autres bataillons aident à cerner l'ennemi vers Cosseria.

Philippe Romain Ménard, sur le chemin du retour en direction de Carcare, avec la 8e demi-brigade légère reçoit l'ordre de marcher sur les Piémontais vers Cosseria, amputé de ses carabiniers et de 3 détachements (200 hommes).

Barthélémy-Catherine Joubert remonte les collines au nord de Cosseria en surprenant près de Bric du Caballo et du Bric Pattaria les troupes du comte Belgiojoso et du comte Strassoldo, qui se retirent précipitamment au-delà du fleuve Bormida et de Millesimo, sur les hauteurs de Cengio.

Giovanni Provera tente de garder contact avec les Sardes.

Il recule vers le Piémont à la suite de la bataille de Montenotte.

Le lieutenant colonel Filippo Del Carretto di Camerano est descendu de Montezemolo et a traversé en combattant Millesmo occupé par les Français,

Giovanni Provera, resté avec 7 compagnies du FK Giulay (700 hommes) et un petit groupe de milice piémontaise (30 hommes du capitaine Viglietti), entouré par l'ennemi, n'a pas d'autre choix que de se réfugier dans le château en ruine de Cosseria.

Il y retrouve, le lieutenant colonel Filippo Del Carretto di Camerano, commandant un bataillon de grenadiers (569 hommes) et 6 compagnies d'infanterie (2 du régiment La Marine, 2 du régiment Monferrato et 2 du régiment Susa).

Vers 9 heures, Barthélémy-Catherine Joubert est arrêté au niveau du château en ruine de Cosseria que défendent les Piémontais.

Napoléon Ier envoie alors un émissaire sommer verbalement Giovanni Provera de se rendre, et, sur son refus, fait battre la position par 4 pièces d'artillerie et 1 obusier.

Le premier assaut est mené par Pierre Banel qui, avec la 39e demi-brigade, monte au pas de charge jusqu'au mur d'enceinte du château à la tête de ses troupes.

À 20 pas des murs, Giovanni Provera ordonne le tir.

Les Français sont fixés sur place.

L'assaut aura duré 20 minutes.

À 11 heures, l'adjudant général Quesnel avec la 69e demi-brigade et Barthélémy-Catherine Joubert avec la 3e demi-brigade légère relancent l'assaut mais cette fois, on s'arrête à distance de tir.

Cette attaque durera 5 minutes.

Napoléon Ier somme une nouvelle fois mais par écrit Giovanni Provera de se rendre.

Celui-ci demande à lui parler, mais le bruit d'une vive canonnade vers Dego oblige Napoléon Ier à s'absenter, laissant Pierre Augereau parlementer avec Giovanni Provera.

Philippe Romain Ménard avec la 8e escalade les montagnes qui se trouvent sur la droite de Cosseria du côté de Cengio, culbute les postes ennemis et les rejette à deux lieues de là.

Vers 14 heures, lassé d'attendre la réponse de Giovanni Provera, Pierre Augereau fait tirer quelques pièces sur le château.

Giovanni Provera donne sa réponse : il ne se rend pas.

Vers 15 heures, un troisième assaut est ordonné contre la position par Pierre Augereau avec 3 colonnes :

Dès lors, la lutte devient acharnée et les pertes françaises sont considérables.

Une avalanche de pierres s'abat sur les soldats, occasionnant de nombreux blessés.

Le colonel marquis Filippo del Carretto y laisse la vie alors que ses troupes défendent la place avec acharnement.

Les généraux Pierre Banel et Quesnel sont tués.

Barthélémy-Catherine Joubert est blessé.

La nuit met fin aux combats.

Vers 23 heures, Pierre Augereau fait envoyer une troisième et dernière sommation à Giovanni Provera.

Le 14 avril 1796, Giovanni Provera accepte cette fois l'offre de reddition, à court de vivres et n'ayant pas reçu de secours de Michelangelo Alessandro Colli-Marchi, général en chef piémontais.

Napoléon Ier, ne laissant qu'une demi-brigade à Pierre Augereau, ramène ses forces contre Dego.

L'ennemi occupe toujours les montagnes qui s'étendent de Cosseria à Cairo.

La 8e joint l'ennemi, appuyée par la brigade d'Elzéar-Auguste Cousin de Dommartin.

L'attaque menée de concert met l'ennemi en déroute et permet la capture de 4 à 500 prisonniers.

Au terme des combats, les Austro-Piémontais totalisent 100 tués ou blessés. 37 officiers, dont Giovanni Provera, et 1 134 soldats sont faits prisonniers.

Les Français comptent 600 tués ou blessés.



Invasion du diocèse d'Imola

En juin 1796, le diocèse d'Imola dont Pie VII est évêque, est envahi par les troupes françaises de Pierre Augereau.


Bonaparte donnant ses ordres sur le Mont Medolano Plan de la bataille du Mont Medolano

Bataille de Castiglione

Bataille du Mont Medolano

Napoléon Ier a avec lui 40 000 hommes dont un certain nombre sont retenus au siège de Mantoue.

Vers le 10 juillet 1796, Napoléon Ier reçoit le renfort de 4 000 hommes du général Despinoy.

L'armée de Johann Pierre de Beaulieu compte encore 18 000 hommes, et la garnison de Mantoue 8 000.

10 000 Tyroliens et 31 000 Autrichiens marchent vers l'Italie. Ce qui fait 67 000 hommes, prêts à venger l'Empire.

Les armées autrichiennes sont commandées par les généraux Quasdanovich et Dagobert Sigmund von Wurmser.

Dagobert Sigmund von Wurmser qualifie Napoléon Ier de jeune homme.

Descendant du Tyrol en 2 colonnes, les Autrichiens encerclent le lac de Garde et l'armée française, mais ainsi séparés, ils sont inférieurs en nombre.

L'armée française se rassemble rapidement.

Le blocus de Mantoue est levé, Vérone est évacué le 29 juillet 1796.

Toute l'armée française est concentrée entre la Chièse et le Mincio.

Napoléon Ier laisse seulement 1 800 hommes sous les ordres du général Valette à Castiglione pour bloquer Dagobert Sigmund von Wurmser qui descend la rive gauche du lac de Garde et l'empêcher de prendre ainsi son armée à revers.

Le 31 juillet 1796, Napoléon Ier fonce sur les 15 000 Autrichiens qui descendent par la rive droite.

La division Sauret reçoit ordre de délivrer le général Guieu encerclé à Salò, ce qu'elle réussit.

La division Dallemagne qui a pour mission de prendre Lonato, a du mal à venir à bout de l'ennemi. Elle finit par le battre, mais ne parvient pas à prendre la ville.

Le 1er août 1796, Pierre Augereau entre à Brescia.

Le 2 août 1796, André Masséna prend position à Ponte San Marco.

Au soir, sous la pression de ses hommes, le général Valette abandonne précipitamment Castiglione. Dans la fuite désordonnée beaucoup de soldats sont faits prisonniers.

Le 3 août 1796 au matin, l'armée française a changé de front.

Au soir, la division autrichienne descendue par la rive droite du lac de Garde est partiellement détruite et complètement dispersée.

Le 4 août 1796, pendant que les restes de cette division qui s'enfuient par la vallée de la Chièse sont battus et fait prisonniers à Gavardo et à Salò, Dagobert Sigmund von Wurmser rassemble les débris de son armée, et les forces disponibles de Mantoue.

Au total 25 000 hommes se rangent et font face aux Français, entre Medole à gauche et Solférino à droite.

Les Autrichiens ont choisi leur position pour bloquer l'avancée des Français et laisser le temps aux arrières de réorganiser la défense dans la forteresse de Mantoue.

Les forces autrichiennes doivent donc s'installer pour résister aussi longtemps que possible avec les moindres pertes et se retirer ensuite dans la forteresse de Mantoue ou Peschiera, dans l'attente d'une attaque.

Une théorie tactique française est mise au point par Napoléon Ier, sur proposition de Pierre Augereau, le matin du 4 août 1796.

L'idée est :

L'arrivée ponctuelle de la Division Despinoy devrait créer le nouveau centre du déploiement français. Les ailes seraient formées par deux tronçons séparés et déjà placés sur des positions latérales préétablies: André Masséna à gauche et Pierre Augereau à droite.

L'arrivée de la division Jean Mathieu Philibert Sérurier de Guidizzolo, prendrait alors les Autrichiens par derrière, en tenaille.

La tactique de Pierre Augereau, intelligente, n'est pas simple à mettre en œuvre. Les 3 unités françaises doivent agir au bon moment. C'est très difficile du fait de la lenteur des communications de l'époque et de la mesure approximative du temps en l'absence d'horloges.

Lorsque les ordres sont envoyés, Napoléon Ier soulève de sérieux doutes sur la réussite du plan convenu et exprime son intention de retirer toute l'armée sur le Pô.

Pierre Augereau s'oppose avec fermeté et entre les 2 hommes naît une discussion qui va aboutir en dispute.

Fort de son prestige militaire et d'éclatantes victoires des jours précédents, Pierre Augereau réussit à dissiper les hésitations de Napoléon Ier.

À l'aube du 5 août 1796, selon le plan, certaines unités des divisions d'André Masséna et Pierre Augereau, lancent une attaque centrale contre le camp autrichien.

Les troupes françaises semblent agir avec peu de détermination et de coordination et se retirent en désordre, s'exposant ainsi à la réaction de l'Autrichien.

Profitant de l'occasion, Dagobert Sigmund von Wurmser donne l'ordre de préparer la contre-attaque.

Pendant ce temps-là, la division française Despinoy est après Montichiari et deux demi-brigades d'avant-garde aux ordres du colonel Leclerc, vont entrer à Castiglione, conformément aux prévisions.

Tout se déroule selon le plan jusqu'à 7 heures du matin, quand on entend plusieurs coups de feu venant de Guidizzolo.

Le général Jean Mathieu Philibert Sérurier a été frappé d'une fièvre très forte la nuit précédente et a été obligé de confier le commandement de la division au général Fiorella.

Celui-ci, désireux d'affronter l'ennemi, n'attend pas le bon moment et arrive trop tôt, bouleversant le plan élaboré.

Dagobert Sigmund von Wurmser arrête immédiatement la contre-attaque et organise le déplacement de la deuxième ligne, près de San Cassiano pour intercepter la division Jean Mathieu Philibert Sérurier.

Napoléon Ier remarque l'erreur de Fiorella.

Napoléon Ier démontre alors une capacité de raisonnement et d'improvisation rare.

Pendant que la deuxième ligne autrichienne bouge pour se ranger à San Cassiano, Napoléon Ier ordonne à la division Despinoy de rejoindre la division André Masséna et d'attaquer l'aile droite de l'ennemi.

Tout de suite et sans attendre de réponses, Napoléon Ier commande une attaque imprévue sur le flanc gauche, se ruant à l'assaut du Mont Medolano avec des forces considérables.

Napoléon Ier comprend que le Mont Medolano ne représente plus l'aile gauche extrême, mais la charnière entre les 2 lignes autrichiennes. Les forces autrichiennes sont ainsi trop déséquilibrées à droite.

L'enlèvement de la redoute du Mont Medolano est précédé d'un tir d'artillerie fou, déchargé par les batteries hippomobiles du colonel Marmont.

Presque simultanément, le général Verdier se lance avec ses grenadiers vers les pentes de la colline, tandis que les dragons de général Beaumont investissent l'escadron des Uhlans.

Vers 9 heures, le mamelon est fermement en possession des Français.

Dans le but de freiner une avancée dont il ne connait pas la portée Dagobert Sigmund von Wurmser ordonne le repli de son aile gauche.

Quelques minutes plus tard, l'aile droite est investie conjointement par les divisions de Despinoy et d'André Massena.

Tout de suite est arrangée la formation d'une seconde ligne de résistance à droite qui affaiblit encore plus la partie centrale du déploiement autrichien, rapidement attaqué et détruit par la division Pierre Augereau.

Divisé en 3 sections, le corps de l'armée autrichienne n'a pas d'autre alternative que se replier sur Peschiera, Valeggio et Roverbella, laissant 2 000 hommes sur le terrain et plus de 1 000 prisonniers.

Dagobert Sigmund von Wurmser échappe péniblement à la capture.

Dès que les Autrichiens ont commencé la retraite, Napoléon Ier ordonne à la cavalerie et à l'infanterie légère une poursuite immédiate de très près, pas dans le but de frapper l'ennemi, mais de le forcer à une fuite précipitée et désordonnée, de façon à faire abandonner de grandes quantités de matériel de guerre dont l'armée autrichienne est bien fournie, mais qui fait défaut à l'armée française.

La manœuvre a pour effet de gagner :

La bataille du Mont Medolano n'est pas décisive mais elle est considérée par les historiens comme la plus importante pour le sort de la campagne d'Italie.

Les effets bénéfiques pour les Français sont nombreux :

La bataille du Mont Medolano est la première grande victoire de Napoléon Ier. Son prestige militaire est mis en évidence, autant aux yeux de ses soldats que de ses généraux, à qui il a démontré savoir profiter positivement même de leurs fautes.

Le 6 août 1796, l'armée autrichienne bat en retraite dans le Tyrol, où elle va tenter de se reconstituer.

Le 7 août 1796, Jean Mathieu Philibert Sérurier entre à Vérone.

André Masséna reprend les positions abandonnées le 29 juillet 1796.

Le siège de Mantoue reprend, le 2 septembre 1796 l'armée française commence à remonter vers le Tyrol pour tenter de faire sa jonction avec l'armée du Rhin.

Pendant les 5 jours de la bataille de Castiglione, Dagobert Sigmund von Wurmser aura perdu :

En récompense de la bravoure Pierre Augereau, Napoléon Ier le désigne pour apporter au Directoire les drapeaux pris à l'ennemi.


Arcole

Bataille d'Arcole

Les français, après les succès de Dego, Mondovi, Lodi et Castiglione, subissent leur premier revers à Caldiero, où André Masséna et Pierre Augereau sont bousculés par Alvintzy, les forçant à battre en retraite.

Napoléon Ier laisse très peu d'hommes à Vaubois pour défendre les positions à Ronco.

Napoléon Ier se présente le 12 novembre 1796 devant l'Alpone, non loin d'Arcole, pour contourner Alvintzy et le stopper dans sa progression.

La ville d'Arcole est située juste derrière l'Adige. Un pont est construit pour y parvenir mais les français sont mitraillés de l'autre rive par les autrichiens, et meurent par dizaine.

Napoléon bientôt rejoint par ses soldats. À mi-chemin, une canonnade retentit et le contingent français est décimé. Muiron, un aide de camp, est tué en protégeant Napoléon de son corps.

Celui-ci se retrouve presque seul sur la rive ennemie, attaqué par des soldats croates. L'adjudant-chef Belliard se précipite avec ces hommes pour sortir son commandant de ce mauvais pas. Ensemble, il retraverse l'Adige à la nage.

L'effet de surprise sur Alvintzy est manqué. Les plans d'attaques de Bonaparte sont déjoués mais il reprend confiance quand il apprend qu'André Masséna a repoussé l'italien Provera.

L'armée française reçoit des renforts du général Jean Mathieu Philibert Sérurier, lui conférant une petite supériorité numérique.

Le 17 novembre 1796, Napoléon ordonne de simuler une attaque sur le flanc. Les autrichiens imaginent déjà l'arrivé d'un autre corps d'armée français.

Alvintzy, un septuagénaire expérimenté mais fatigué et sans vivacité d'esprit, ordonne l'attaque de cette armée fictive. Il présente alors son flanc sud à Napoléon.

Le général autrichien Brabeck est tué. Alvintzy se replie sur le plateau de Rivoli. Il a perdu 6 000 hommes en 6 jours.


Napoléon Bonaparte et Masséna à Rivoli

Bataille de Rivoli

Bataille de la Favorite

Prise de Mantoue

Napoléon Ier dispose ses hommes de façon que toute la région de Mantoue, de Rivoli et de Vérone soit encadrée et accessible en moins de 3 jours de marche :

Les premiers affrontements surviennent le 13 janvier 1797.

Barthélémy-Catherine Joubert, attaqué de toutes parts, se replie sur le plateau de Rivoli. Il est rejoint par Rey et Napoléon.

Alvintzy pense que la bataille est gagnée. Il sait qu'il a l'avantage du nombre et que les troupes françaises sont des plus démoralisées.

Il attend le 14 janvier 1797 pour lancer l'attaque générale.

Fatale erreur, puisqu'il laisse le temps à André Masséna de revenir de Vérone, soit 148 kilomètres parcourus en 2 jours !

À 7 heures, les autrichiens attaquent, menés par le colonel Liptay, au mont Talembora.

Les français reculent, mais se replient en bon ordre. Bientôt le corps de Barthélémy-Catherine Joubert est à cour de munitions, alors que l'armée du général autrichien Quasdanovitch menace d'encerclement total.

Les français sont maintenant enfermés sur le versant de Rivoli, assiégés par 25 000 autrichiens.

Soudain, le canon tonne. André Masséna, avec une armée épuisée mais déterminée, inverse toute la situation.

La contre-attaque s'organise. Le reste de l'armée ennemi tente de trouver une porte de sortie, mais partout elle tombe dans un défilé de tirs croisés. Ainsi le capitaine René, avec 50 hommes, fait mettre bat les armes à tout un régiment. Vers 18 heures, l'armée autrichienne est écrasée.

Mais Napoléon Ier est inquiet pour Jean Mathieu Philibert Sérurier, qui n'a plus beaucoup de soldats pour soutenir le siège de Mantoue, le gros de son armée ayant été intégré au corps d'André Masséna. Napoléon Ier laisse Barthélémy-Catherine Joubert avec 15 000 hommes à Rivoli pour consolider la victoire, et prend la direction de Mantoue avec le reste de l'armée d'Italie.

Le 16 janvier 1797, Napoléon Ier gagne la bataille de la Favorite.

Dagobert Sigmund von Wurmser doit capituler dans Mantoue le 2 février 1797.

Dagobert Sigmund von Wurmser est alors très-âgé, brave comme un lion, mais tellement sourd, qu'il n'entend pas siffler les balles autour de lui.

Dans la lettre qu'il envoie le soir de la victoire au Directoire, Napoléon Ier écrit : Les soldats de l'armée d'Italie ont surpassé la rapidité, tant vantée, des légions de César.



Mort de Louis Lazare Hoche

Les dénonciations calomnieuses de ses ennemis ne tardent pas à faire perdre à Louis Lazare Hoche son commandement.

Louis Lazare Hoche, offensé de cette disgrâce, demande des juges pour leur rendre un compte solennel de sa conduite.

Ne pouvant les obtenir, Louis Lazare Hoche retourne à son quartier général de Wetzlar.

Là, Louis Lazare Hoche tombe subitement malade dans les premiers jours de septembre 1797.

Au milieu de cruelles douleurs, il s'écrie : Suis-je donc revêtu de la robe empoisonnée de Nessus ?

Louis Lazare Hoche meurt à Wetzlar en Hesse le 19 septembre 1797.

L'autopsie du cadavre, ordonnée par le Directoire, révèle, dans les intestins, de nombreuses taches noires qui sont pour les médecins des indices d'une mort violente.

En réalité, il s'agit de la tuberculose.

Des honneurs funèbres sont rendus à la mémoire de Louis Lazare Hoche, tant à l'armée que dans l'intérieur de la République.

Lazare Hoche est inhumée à Weißenthurm, une petite ville près de Coblence.

Laurent de Gouvion-Saint-Cyr est nommé pour remplacer Louis Lazare Hoche à la tête de l'armée de Rhin-et-Moselle.

C'est finalement Pierre Augereau qui en prend les commandes.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Ministre des Affaires étrangères

Coup d'État du 18 fructidor an V

Déportation de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

En 1797, lors du renouvellement annuel du tiers des Conseils, les royalistes, se présentant en défenseurs de l'ordre, se retrouvent majoritaires dans le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens, formant le pouvoir législatif.

Jean-Charles Pichegru est député des Cinq-Cents et président de ce corps.

Ils réussissent à faire nommer Balthazar François de Barthélemy comme directeur.

Les Conseils suppriment alors les lois contre les émigrés et les prêtres réfractaires.

Le Directoire se retrouve alors divisé en 2 camps :

Entre les deux Paul Barras tergiverse.

Il finit par se ranger du côté des républicains après la découverte de documents suspects portés par Emmanuel Henri Louis Alexandre de Launay, un agent royaliste, arrêté par Napoléon Ier.

Paul Barras obtient l'accord des autres Directeurs, qui sont pourtant hostiles à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord remplace Charles-François Delacroix comme ministre des Relations extérieures le 16 juillet 1797.

Lors de sa nomination, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord aurait dit à Benjamin Constant : Nous tenons la place, il faut y faire une fortune immense, une immense fortune.

De fait, et dès cet instant, cet homme d'infiniment d'esprit, qui manquait toujours d'argent prend l'habitude de recevoir d'importantes sommes d'argent de l'ensemble des États étrangers avec lesquels il traite.

Pour assurer leur puissance, Paul Barras, Jean-François Reubell et Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux qui forme une sorte de triumvirat, soutenus par l'armée, organisent le coup d'État du 18 fructidor an V soit le 4 septembre 1797 contre les modérés et les royalistes.

À l'aube, Pierre Augereau, envoyé d'Italie, fait occuper militairement Paris.

Le général Verdière arrête :

Ils sont incarcérés au Temple et déportés à Sinnamary en Guyane française.

Des affiches sont placardées dans Paris révélant, d'après les papiers d'Emmanuel Henri Louis Alexandre de Launay, la trahison de Jean-Charles Pichegru.

De nombreux députés, prêtres et journalistes sont eux aussi déportés en Guyane, et les élections de 49 départements sont annulées.

Lazare Carnot qui craint d'être arrêté, prend la fuite et s'exile en Allemagne.

Ce coup d'État marque un renforcement de l'exécutif au détriment du pouvoir législatif.

Une loi de déportation est votée qui frappe l'ensemble des membres de la maison de Bourbon.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti est conduit sous escorte armée jusqu'à la frontière espagnole, non sans avoir obtenu du Directoire une provision annuelle de 50 000 francs sur le produit de ses biens, grâce à une réclamation du citoyen Desgraviers, institué son légataire universel.

En 1797, Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara tente de faire rayer son nom de la liste des émigrés avec l'aide de ses amis royalistes comme Mathieu Dumas, mais le coup d'État de Fructidor lui ôte tout espoir.

Le sénat de Hambourg ordonne l'expulsion de Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara.

Après ce coup d'État, Joseph Bonaparte peut enfin siéger au Conseil des Cinq-Cents.



Pierre Augereau Maréchal d'Empire

Pierre Augereau, Duc de Castiglione, est fait Maréchal d'Empire en 1804 par Napoléon Ier.



Bataille de Golymin

La bataille de Golymin en Pologne intervient pendant les guerres napoléoniennes de la quatrième coalition.

Le village de Golymin se trouve dans un secteur plat entouré de marais et de bois encadrés de légères élévations au nord et au nord-est.

Du village :

Le village de Ruskowo se trouve au sud-ouest, et celui de Kaleczin à une courte distance à l'ouest.

Wadkowo s'étend plus loin le long de la route de Ciechanow.

Au matin du 26 décembre 1806, des éléments de la 4e division de Dmitri Vladimirovitch Galitzine atteignent Golymin.

Trop épuisés pour continuer sur Makow, ils décident d'attendre les unités de la 3e division de Sacken.

Dans le village ils trouvent Dokhtourov, qui a déjà envoyé la majeure partie de sa 5e division vers Makow, mais est resté à Golymin avec un régiment d'infanterie et un régiment de dragons.

Dmitri Vladimirovitch Galitzine voudrait que ses hommes se reposent avant de continuer la retraite.

Le corps de réserve de la cavalerie de Joachim Murat et le 7e corps de Pierre Augereau découvre la ville aux premières lueurs du jour.

Vers 10 heures, la division de cavalerie d'Antoine Charles Louis Lasalle arrive la première par le sud-ouest.

Dmitri Vladimirovitch Galitzine a renforcé son arrière-garde, composé de 2 escadrons de cavalerie, avec 3 escadrons des cuirassiers.

Les hommes d'Antoine Charles Louis Lasalle doivent se réfugier dans les bois.

Vers 14 heures les troupes de Pierre Augereau apparaissent à l'est.

Dmitri Vladimirovitch Galitzine abandonne son idée de retraite, car ses hommes sont trop épuisés pour avancer.

Il envoie un régiment d'infanterie sous la commande du prince Chtcherbatov dans les bois autour de Kaleczin et place le reste de sa division devant Golymin, en gardant sa cavalerie et les troupes de Dokhtourov en réserve.

Deux divisions de Pierre Augereau avancent :

Cette dernière repousse d'abord Scherbatov, avant de reculer quand il reçoit le renfort d'un bataillon d'infanterie et l'appui des canons russes.

La division de Heudelet progresse peu.

Pendant que commencel'attaque de Pierre Augereau, Joachim Murat arrive autour de Garnow avec :

Ils repoussent les Russes dans les bois aux sud de Golymin, mais le terrain ne convenant pas à la cavalerie, ne poursuivent pas plus loin.

Les forces de Dmitri Vladimirovitch Galitzine sont maintenant renforcées par deux régiments de cavalerie des 7e et 8e divisions, qui sont passés après la cavalerie de Pierre Augereau, sur la route de Ciechanow.

Cependant, la 1re division de Louis Nicolas Davout commandée par Charles Antoine Louis Alexis Morand arrive du sud-est.

Dmitri Vladimirovitch Galitzine envoie :

À environ 15h30, la première brigade de Charles Antoine Louis Alexis Morand attaque et repousse les Russes.

Louis Nicolas Davout voit que ces derniers essayent de se retirer vers Makow.

Il envoie la seconde brigade de Charles Antoine Louis Alexis Morand sur la route de Pultusk.

Une unité de dragons menée par le général Jean Rapp charge les Russes, mais tombe sur des fantassins en embuscade dans les marais de chaque côté de la route.

Jean Rapp est blessé, les dragons reculent.

Après la prise du bois, pour éviter des pertes inutiles, la division du Charles Antoine Louis Alexis Morand n'a pas avancé davantage.

La nuit est maintenant tombée et les Russes commencent à se retirer :

Dmitri Vladimirovitch Galitzine a bénéficié de l'avantage du terrain et de l'appui de ses canons, alors que les Français n'avaient pas d'artillerie.

Les attaques françaises n'était pas coordonnées, et trop tardives.

Quand le crépuscule est tombé, les attaquants sont éclairés comme des cibles par les villages incendiés derrière eux.

La fière résistance des Russes fera dire à Joachim Murat à l'adresse de Napoléon Ier : Nous pensions que l'ennemi avait 50 000 hommes.

On peut sans doute considérer que la bataille fut une victoire pour les Russes.

Dmitri Vladimirovitch Galitzine poursuivit sa retraite et Joachim Murat abandonna la poursuite.

La résistance du général Dmitri Vladimirovitch Galitzine, combinée à l'échec de Nicolas Jean-de-Dieu Soult à contourner le flanc droit russe, fait perdre à Napoléon Ier une chance de rattraper les lignes russes et de les emprisonner devant le fleuve Narew.


La plus grande charge de cavalerie de l'Histoire menée par Joachim Murat à Eylau

Bataille d'Eylau

Par hasard les éclaireurs du 54ème régiment d'infanterie de Michel Ney repèrent les feux des bivouacs de l'armée russe.

Ils découvrent même que des rescapés prussiens d'Iéna et d'Auerstaëdt, 10 000 hommes, sont présents pour soutenir Bennigsen et ses troupes.

Toute cette armée est maintenant cantonnée dans la ville de Preussisch-Eylau.

Napoléon Ier se présente devant l'ennemi le 7 février 1807.

La ville est reconquise rue par rue, maison par maison.

Les fantassins russes se sacrifient pour permettre à leurs artilleurs de se replier.

Le lendemain, le 8 février 1807 seul le cimetière d'Eylau est encore sous la main russo-prussienne.

Napoléon Ier envoie la division de Pierre Augereau, qui encercle le périmètre.

Une tempête de neige éclate, et les français, aveuglés par les bourrasques, se font décimer par la mitraille russe.

Les soldats de Pierre Augereau sont obligés de battre en retraite.

A quelques kilomètres de là, le reste de l'armée assiste à la mort de leurs frères d'armes, impuissants.

Le brouillard se lève enfin, et Napoléon Ier crie à Joachim Murat : Nous laisseras-tu dévorer par ces gens-là ?

Après concertation avec le général Savary qui a remplacé Jean Lannes blessé, Joachim Murat réunit tous les cavaliers disponibles.

Pas moins de 80 escadrons, plus de 8 000 cavaliers ébranlent la ville !

C'est la plus puissante charge de cavalerie de l'Histoire.

Les ennemis sont écrasés, et battent en retraite.

Henri Gatien Bertrand est à Eylau

Charles Antoine Louis Alexis Morand est blessé au bras.

Mais, Bennigsen fait donner la Garde Russe et attaque celle de Napoléon Ier.

Les cavaliers, épuisés par la charge folle qu'ils viennent d'effectuer, n'entendent pas les appels de l'infanterie française.

Soudain, on entend au Nord le canon tonner.

Le maréchal Michel Ney a parcourut avec ses hommes 79 kilomètres la veille et est présent sur le champ de bataille.

Bennigsen donne l'ordre de la retraite et s'enfuit à l'aube du 9 février 1807, laissant derrière 20 000 morts et disparus.

Napoléon Ier, malgré tout vainqueur, a perdu 12 000 hommes, dont 8 généraux.

Pierre Augereau est blessé durement, et sans l'intervention spéciale du chirurgien Larrey, il serait probablement décédé, suite à ses blessures.

C'est la première grande semi-victoire de l'Empire.

La bataille d'Eylau a prouvé que la Grande Armée n'est pas invincible.

Les russes se considèrent même comme les vainqueurs dans cet affrontement.



Mort de Pierre Augereau

Pierre Augereau meurt en 1816.


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