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Événements contenant la ou les locutions cherchées



18 événements affichés, le premier en 1428 - le dernier en 1889



Naissance de Philippe Pot

Philippe Pot naît en 1428 au château de la Rochepot.

Son parrain est Philippe III le Bon. Cela lui vaut d'être élevé à la cour de Dijon.

Philippe Pot est le petit-fils de Régnier Pot.



Libération de Charles Ier d'Orléans

Mariage de Charles Ier d'Orléans avec Marie de Clèves

Don du Château de Châteaudun à Jean de Dunois

Philippe III le Bon envoie Philippe Pot comme ambassadeur à Londres, où il sert d'intermédiaire pour la libération de Charles Ier d'Orléans.

Charles Ier d'Orléans est libéré par les Anglais le 5 novembre 1440, contre une rançon de 220 000 écus d'or et la promesse d'épouser Marie de Clèves, la nièce de Philippe III le Bon, en gage d'alliance avec la France.

La rançon représente partiellement la dot de sa nouvelle épouse.

Charles Ier d'Orléans, 46 ans, épouse le 26 novembre 1440 Marie de Clèves, âgée de 14 ans, fille de Adolphe IV de La Marck, Duc de Clèves, et de Marie de Bourgogne. Leurs enfants sont :

Jean de Dunois reçoit le Château de Châteaudun en gage de ses actes pour avoir précipité la libération de Charles Ier d'Orléans, son demi-frère.

Charles Ier d'Orléans récupère sa terre de Brie-Comte-Robert.



Mariage de Charles le Téméraire avec Catherine de France

Philippe Pot, conseiller de Philippe III le Bon, obtient la main de Catherine de France pour Charles le Téméraire.

Charles le Téméraire épouse, à Blois le 19 mai 1440, Catherine de France, fille Charles VII de France et de Marie d'Anjou.



Mort de Catherine de France

Catherine de France meurt en 1446 ou 1450.

Philippe Pot négocie le nouveau mariage de Charles le Téméraire avec une princesse de France, Isabelle de Bourbon, conformément au traité d'Arras.

Le mariage aura lieu en 1454.



Philippe Pot Seigneur de Chateauneuf-en-Auxois

Philippe III le Bon récompense Philippe Pot en lui faisant don de Chateauneuf-en-Auxois, en 1457.



Travaux au château de Châteauneuf-en-Auxois

À partir de 1459 pour en faire une demeure plus confortable, Philippe Pot fait construire dans la cour du château de Châteauneuf-en-Auxois un logis d'habitation et une chapelle dans le style gothique flamboyant.

L'attrait principal du logis réside dans la salle des Gardes.

Cette pièce est pavée de carreaux émaillés.

Elle est aussi plafonnée à la française et abrite une cheminée monumentale.

De part et d'autre, sur les murs, s'inscrit la devise de Philippe Pot "Tant L Vault".

Dans le mur sud de cette salle, une porte permet d'accéder à la chapelle.

De magnifiques décors représentant le Christ et ses apôtres sont peints sur un fond ocre jaune.

Une collection de tapisseries du XVIIème siècle, tissées en laine et soie, retracent la vie de Moïse.

Dans le mur nord, à l'étage, une petite fenêtre permettait au seigneur de suivre les offices depuis leur chambre.



Philippe Pot décoré de l'ordre de la Toison d'or

Philippe III le Bon décore Philippe Pot de l'ordre de la Toison d'or en 1461 à la session de Saint-Omer.



Philippe Pot Grand chambellan

Philippe Pot Seigneur de Lille, Douay et Orchies

En 1464, Philippe III le Bon donne à Philippe Pot le titre de grand chambellan, et le fait seigneur de Lille, Douay et Orchies.



Mariage de Charles le Téméraire avec Marguerite d'York

Charles le Téméraire est veuf d'Isabelle de Bourbon.

Philippe Pot négocie le troisième mariage de Charles le Téméraire avec Margaret d'York, contre la volonté de Philippe III le Bon, le duc défunt.

Ce mariage scelle l'alliance entre la Bourgogne et l'Angleterre.

Marie de Bourgogne assiste aux fiançailles de son père en 1468 avec Marguerite d'York à l'Écluse et aux festivités à Bruges.

Charles le Téméraire épouse à Damme le 3 juillet 1468 Marguerite d'York, fille de Richard d'York et de Cécile Neville.

La nouvelle jeune épouse de Charles le Téméraire verra peu son mari mais sera la compagne de Marie de Bourgogne.



Réunion des États généraux de Bourgogne

Charte Grand Privilège

Reconnaissance de Marie de Bourgogne par les États généraux

Marie de Bourgogne convoque les États Généraux. Les États généraux exigent de la duchesse qu'elle leur restitue les privilèges, libertés et coutumes abolis par son père, existant avant la paix de Gavere.

Séquestrée par les représentants des métiers à Gand, elle doit signer la charte "Grand Privilège" le 11 février 1477.

Le Parlement de Malines est remplacé par un Grand Conseil, au pouvoir limité.

Les Cours des comptes centralisées sont abolies et les instances régionales sont remises à l'honneur.

Les États généraux sont libres de se réunir et le souverain doit obtenir leur accord pour faire la guerre ou lever des impôts.

Les privilèges provinciaux et urbains, autonomie des provinces et des villes, sont rétablis en matière de justice et d'administration. L'usage du français n'est plus obligatoire dans les actes administratifs

Enfin, la pratique du commerce est libéralisée dans les différentes régions.

En échange, les États généraux et les régions réaffirment leur reconnaissance de la maison de Bourgogne, à l'exception de toute autre dynastie.

Les États lèvent une armée pour contrer les attaques françaises

Marie de Bourgogne est obligée de se déplacer dans plusieurs grandes villes pour asseoir son autorité.

Marie de Bourgogne se méfie de Philippe Pot, auquel elle prend la ville de Lille.



Traité d'Arras

Fiançailles de Charles VIII de France avec Marguerite d'Autriche

Philippe Pot Premier conseiller

Philippe Pot Chevalier de Saint-Michel

Philippe Pot Gouverneur de Charles VIII de France

Philippe Pot Grand sénéchal de Bourgogne

Les troupes françaises sont repoussées, mais les escarmouches se poursuivent jusqu'en 1482.

Pour légitimer son coup de force, Louis XI négocie avec Maximilien Ier de Habsbourg.

Louis XI a le soutien des grands de Bourgogne, dont Philippe Pot.

Le 23 décembre 1482, sous la pression des États généraux Gantois, Maximilien Ier de Habsbourg signe avec Louis XI le traité d'Arras :

En récompense, Louis XI, toujours avide de s'attirer la fidélité des gens compétents, nomme Philippe Pot premier conseiller, chevalier de Saint-Michel, gouverneur de Charles VIII de France, et grand sénéchal de Bourgogne.

Cela facilite beaucoup l'acceptation de la nouvelle domination par les petits vassaux bourguignons.



Réunion des états généraux du royaume de France

Mort de Jean Doyat

Mort de d'Olivier Le Daim

Louis II de La Trémoïlle Au conseil royal

Louis II d'Orléans, futur Louis XII, demande la convocation des États Généraux, espérant obtenir le pouvoir.

Anne de France la régente les réunit à Tours pour leur éviter la pression de Paris du 15 janvier 1484 au 11 mars 1484.

Louis II de La Trémoïlle participe aux États Généraux de Tours et entre au conseil royal.

Philippe Pot y est député de la noblesse. Il se fit remarquer pour son éloquence et sa prestance. Cela lui vaut le nom de bouche de Cicéron. Dans son discours le plus célèbre, le 9 février 1484, il avance le principe de la souveraineté nationale en déniant le droit naturel des princes à gouverner.

Anne de France se sent néanmoins menacée par ce discours d'inspiration presque démocratique, selon lequel son pouvoir devrait être remplacé par celui de l'assemblée en attendant la majorité du roi.

Chaque ordre présente ses doléances. Si des avancées sont observées, notamment :

Pierre II de Bourbon et Anne de France, héritiers de la pensée de Louis XI, font échouer la tentative de prise du pouvoir par Louis II d'Orléans.

Pour se concilier les grands du royaume, Anne de France sacrifie deux conseillers de son père, Jean Doyat et Olivier Le Daim.

Condamné à mort, Olivier Le Daim est pendu au gibet de Montfaucon le 21 mai 1484.

Les députés, au nom de la Nation, décident de s'en remettre à la sagesse du roi, c'est-à-dire à la Régente. Aucune contestation du pouvoir absolu n'est admise par la majorité des États.

Philippe Pot est néanmoins maintenu dans sa fonction de gouverneur de Bourgogne.


Mausolée de Philippe Pot - gisant de grandeur naturelle porté sur les épaules de huit moines pleureux de pierre noire

Mort de Philippe Pot

Philippe Pot est seigneur de La Roche et de Thorey-sur-Ouche.

Philippe Pot meurt en 1493.

Philippe Pot est inhumé dans l'abbaye de Cîteaux dans la chapelle Saint Jean-Baptiste, sous un magnifique tombeau.



Saisie du tombeau de Philippe Pot

Le tombeau de Philippe Pot est saisi comme bien national le 4 mai 1791. Il doit être transporté dans l'église Saint-Bénigne de Dijon, transformée en musée, où il n'arrivera jamais.



Cession du tombeau de Philippe Pot

Après une éclipse de plus de quinze ans, Charles Richard de Vesvrotte rachète le tombeau de Philippe Pot le 9 septembre 1808 pour 53 francs à un entrepreneur.

Il le fait installer dans le jardin de l'hôtel de Ruffey.



Transfert du tombeau de Philippe Pot

Alphonse Richard, 2e comte de Vesvrotte vend de l'hôtel de Ruffey en 1850.

Le tombeau de Philippe Pot est déposé dans la crypte de l'hôtel d'Agrain, 18, rue Chabot-Charny à Dijon, puis dressé dans le parc du château de Vesvrotte.



Le tombeau de Philippe Pot propriété du comte Armand de Vesvrotte

L'État revendique la propriété du tombeau de Philippe Pot devant le tribunal de première instance de Dijon le 10 février 1886.

Mais la cour d'appel de Dijon le 9 août 1886, reconnaît la propriété du tombeau au comte Armand de Vesvrotte, et lève la saisie le 3 mars 1887.



Acquisition du tombeau de Philippe Pot par l'état

Le tombeau de Philippe Pot est finalement acquis par l'état en 1889, par l'intermédiaire de l'expert Charles Mannheim. Il demeure aujourd'hui au Louvre.

Une réplique est exposée dans la chapelle du château de Châteauneuf-en-Auxois


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