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Événements contenant la ou les locutions cherchées



26 événements affichés, le premier en 1632 - le dernier en 1720



Naissance de Philippe Le Valois

Philippe Le Valois naît au château de Mursay dans le Poitou en 1632, fils de Benjamin Le Valois (vers 1582–1661), Marquis de Villette, Lieutenant général dans le Bas-Poitou et Écuyer de la petite écurie du Roi, et de Louise Arthémise d'Aubigné (1584-1663), Dame de Mursay.

Il est élevé sur le domaine de ses parents, au Château de Mursay, dans la foi calviniste jusqu'à l'âge de 7 ans.



Mariage de Philippe Le Valois avec Marie-Anne Hippolyte de Châteauneuf

Philippe Le Valois épouse le 31 juillet 1662 Marie-Anne Hippolyte de Châteauneuf, fille de Gaspard de Châteauneuf, Seigneur de Dillay et d'Ardin. Leurs enfants sont :



Philippe Le Valois Capitaine au régiment d'Infanterie Royal-Marine

Philippe Le Valois débute sa carrière dans l'armée de terre. Il parvient au grade de capitaine au régiment d'Infanterie Royal-Marine.

Après se début décevant, Philippe Le Valois se retrouve inactivif dans le château de Mursay, en 1668.

Philippe Le Valois sollicite alors Madame de Maintenon, sa cousine, afin qu'elle le recommande au Secrétaire d'État de la Guerre Louvois.

Les recommandations auprès de M. de Louvois sont des chansons, lui écrit-elle en retour, et je doute que vous rentriez dans l'emploi, étant aussi oublié que tous l'êtes et n'ayant point de patron à la cour. "

Ainsi, Madame de Maintenon ne pouvait rien pour servir son cousin.



Naissance de Marthe-Marguerite Le Valois de Villette de Mursay

Marthe-Marguerite Le Valois de Villette de Mursay naît dans le Poitou en 1672 ou 1673, fille de Philippe Le Valois et de Marie-Anne Hippolyte de Châteauneuf.



Philippe Le Valois Capitaine de vaisseau

Philippe Le Valois choisit de s'engager dans la marine royale alors administrée par Jean-Baptiste Antoine Colbert.

Le 12 mars 1672, au début de la Guerre de Hollande, Philippe Le Valois est promu capitaine de vaisseau


Bataille de Solebay

Bataille de Solebay

Mort d'Édouard Montagu

Pendant la guerre de Hollande, sur mer, le 28 mai ou le 7 juin 1672, à la bataille de Solebay, au large du Suffolk, l'alliance franco-anglaise est surprise et attaquée par la flotte hollandaise du Lieutenant-Admiraal Michiel Adriaenszoon de Ruyter qui sauve ainsi son pays du blocus.

Anne Hilarion de Costentin brille à la bataille de Solebay.

André de Nesmond commande Le Vaillant, 64 canons, lors de cette bataille.

Philippe Le Valois commande en second un vaisseau de troisième rang, Le Fort, commandé par Monsieur de Blenac.

Cloudesley Shovell participe à cette bataille.

Édouard Montagu meurt durant cette bataille sur le HMS Royal James. Son corps est récupéré quelques jours plus tard et inhumé en l'Abbaye de Westminster, avec son beau-fils Philip Carteret.

La vie d'Édouard Montagu est régulièrement mentionnée par Samuel Pepys, le fils de son cousin germain, qui est son commis avant de devenir clerc des Actes au Conseil de la Marine sous Charles II Stuart, puis secrétaire de l'Amirauté sous Jacques II Stuart.



Philippe Le Valois en Méditerranée

Philippe Le Valois reçoit en 1674 le commandement du vaisseau L'Apollon avec lequel il croise en Méditerranée.



Bataille du Stromboli

Philippe Le Valois se distingue, au commandement de L'Assuré, le 8 janvier 1676 lors de la seconde bataille du Stromboli contre l'amiral hollandais de Ruyter, au sein de l'avant garde française commandée par le marquis de Preuilly d'Humière.

Le 27 janvier 1676, le chevalier de Valbelle écrit au ministre de la Marine :

En vérité, M.

de Preuilly fut très-exact à l'obéissance, et nous vîmes plier deux vaisseaux de l'avant-garde ; il se battit cruellement ; MM.

Chabert, Drelingue (sic) et Villette le secondèrent bien.


Bataille d'Agosta - par Ambroise Louis Garneray

Louis Victor de Rochechouart Vice-roi de Sicile

Bataille d'Agosta

Mort de Michiel Adriaenszoon de Ruyter

Bataille de Palerme

Louis Victor de Rochechouart est nommé vice-roi de Sicile.

Louis Victor de Rochechouart confie le commandement de ses navires à Abraham Duquesne et Anne Hilarion de Costentin.

Selon Gerard Brandt, le premier biographe de Michiel Adriaenszoon de Ruyter, Guillaume III d'Orange-Nassau considère Michiel Adriaenszoon de Ruyter comme son ennemi et charge le vieil amiral d'une mission quasi impossible.

Abraham Duquesne et Anne Hilarion de Costentin battent les Hollandais à la bataille d'Agosta près de Messine le 22 avril 1676.

Philippe Le Valois combat sous les ordres d'Abraham Duquesne, protestant comme-lui.

Michiel Adriaenszoon de Ruyter est mortellement blessé et décèdera quelques jours plus tard.

Quand le bâtiment amiral De Eendracht, avec le corps de Ruyter, passe devant la côte française Louis XIV donne l'ordre de rendre hommage à l'amiral.

Michiel Adriaenszoon de Ruyter est inhumé dans la Nieuwe Kerk (nouvelle église) d'Amsterdam.

Les États généraux font construire un monument en marbre blanc à la place de l'autel.

L'escadre hispano-hollandaise se réfugie dans le port de Palerme.

Le plan d'attaque d'Anne Hilarion de Costentin permet la victoire de l'escadre commandée par Abraham Duquesne à Palerme sur l'escadre hispano-hollandaise le 2 juin 1676

Philippe Le Valois est au combat de Palerme.

Trois vaisseaux hollandais sont détruits.

Louis Victor de Rochechouart déclare à la population locale que le Roi Soleil n'a rien de plus à cœur que le triomphe des victimes contre leurs oppresseurs et qu'il s'engage à les prendre définitivement sous sa puissante et amicale protection.



Bataille de Tabago

Victor Marie d'Estrées entre dans la marine dès 1677.

Victor Marie d'Estrées participe à la bataille de Tabago, contre la flotte hollandaise, le 3 mars 1677 comme commandant de vaisseau.

Philippe Le Valois commande Le Henri sur lequel il prend part à cette bataille.

Victor Marie d'Estrées est ensuite chargé d'opérations en Méditerranée.

En 1677, Philippe Le Valois capture un navire corsaire anglais.



Philippe Le Valois dans la mer des Caraïbes

La paix revenue, en 1680, Philippe Le Valois croise dans la mer des Caraïbes au commandement du vaisseau Les Jeux, 36 canons, dans la flotte de Jean II d'Estrées.



Enlèvement de Marthe-Marguerite Le Valois de Villette de Mursay et de Philippe II Le Valois

À fin 1680, Madame de Maintenon enlève Marthe-Marguerite Le Valois de Villette de Mursay et Philippe II Le Valois, sa nièce et son neveu, à Philippe Le Valois, protestant farouche, et à Marie-Anne Hippolyte de Châteauneuf, sa femme, catholique.



Conversion au catholicisme de Marthe-Marguerite Le Valois de Villette de Mursay et de Philippe II Le Valois

À son retour en France en mars 1681, Philippe Le Valois est furieux d'apprendre que Marthe-Marguerite Le Valois de Villette de Mursay et Philippe II Le Valois, ses enfants, se sont convertis au catholicisme sous l'influence de Madame de Maintenon.



Bombardement d'Alger

Philippe Le Valois commande L'Excellent et participe au bombardement d'Alger en 1683.

François de Bricqueville se distingue lors de ce bombardement en 1683 sous les ordres d'Abraham Duquesne.



Conversion au catholicisme de Philippe Le Valois

Finalement, la pression exercée par Louis XIV sur Philippe Le Valois devient trop grande. Philippe Le Valois finit par se convertir au catholicisme à Niort le 20 décembre 1685.



Philippe Le Valois Chef d'escadre de Provence

Sa conversion a des conséquences immédiates sur son avancement.

Le 2 janvier 1686, Philippe Le Valois est promu chef d'escadre de Provence

Philippe Le Valois commande Le Bourbon puis L'Éclatant et une division navale sous Anne Hilarion de Costentin.



Philippe Le Valois Lieutenant général des armées navales du Roi

Philippe Le Valois est promu lieutenant général des armées navales du Roi, le 1er novembre 1689.


Bataille du cap Béveziers Bataille du cap Béveziers

Bataille navale du cap Béveziers

Le 10 juillet 1690 et les jours suivants, pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg, Anne Hilarion de Costentin commande l'armée navale française composée de 75 vaisseaux.

L'armée navale française disperse la flotte anglo-hollandaise au Cap Béveziers à l'est de l'île de Wight (appelé Beachy Head par les Anglais).

Victor Marie d'Estrées, de retour dans la marine, commande 20 navires lors de cette bataille.

François-Louis Rousselet participe à cette bataille.

André de Nesmond participe à cette bataille comme capitaine du Souverain.

Philippe Le Valois commande à bord du vaisseau Le Conquérant, 70 canons, une escadre.

François de Bricqueville articipe à cette bataille.

Cloudesley Shovell est promu Rear Admiral of the Blue et combat lors de cette bataille.

Philippe Le Valois prend 9 ou 10 bâtiments hollandais et harcèle ceux qui n'ont pas eu le temps de fuir et de se réfugier dans la Tamise.

Quoique moribond, Jean-Baptiste Antoine Colbert participe également en personne à cette bataille.

Cette bataille est la victoire la plus éclatante de toute l'histoire de la marine française sur les Anglais et même la seule dans la Manche.

Anne Hilarion de Costentin fait subir de lourdes pertes aux coalisés. Il peut alors occuper la mer et protéger les côtes françaises.

Cependant, Louis XIV est déçu car Anne Hilarion de Costentin, faute de troupes de débarquement, n'exploite pas cette victoire

Selon certains historiens cette victoire sans suite détournera Louis XIV de continuer à investir beaucoup dans sa marine.


Bataille de Barfleur-la Hougue Bataille de la Hougue - par Richard Paton

Bataille de Barfleur

Mort du Contre-amiral Carter

Bataille de la Hougue

Pour aider Jacques II Stuart, son cousin, à retrouver son trône, Louis XIV lui propose une flotte et des hommes mis sous l'autorité d'Anne Hilarion de Costentin.

Bernardin Gigault est le commandant du corps expéditionnaire.

L'embarquement est prévu en Cotentin avec 20 000 hommes et 70 vaisseaux pour débarquer près de l'Île de Portland.

Une des conditions de la réussite de ce plan est qu'Anne Hilarion de Costentin entre en Manche avec une force navale suffisante pour tenir tête à la flotte coalisée.

L'opération est placée sous le commandement de Jacques II Stuart, de Bonrepaus et de Bellefonds, ce dernier doit commander le corps expéditionnaire.

Une flotte de protection et de transport basée à Brest doit venir à Saint-Vaast pour embarquer les troupes.

Devant l'ampleur de la tâche pour rassembler les troupes, de nombreuses difficultés surviennent notamment entre l'armée de terre et la marine.

Victor Marie d'Estrées à la tête de l'escadre du Levant appareille de Toulon le 21 mars 1692.

Le 26 mars 1692, Louis XIV adresse un courrier à Anne Hilarion de Costentin contenant les directives quant au déroulement de l'opération.

Bien qu'il commande à la flotte, Anne Hilarion de Costentin ne possède donc aucun pouvoir décisionnaire.

Il doit appareiller impérativement le 25 avril 1692 et aucun retard ne sera toléré quitte à laisser en arrières les vaisseaux non armés.

Il doit envoyer la partie de sa flotte la plus rapide au Havre prendre contact avec Bonrepaus pour le prévenir de son arrivée ensuite, il doit se rendre à la Hougue pour embarquer l'infanterie puis attendre l'arrivée des navires emportant le reste des troupes.

Par ce courrier, l'amiral apprend que le lieu du débarquement sera désigné par le roi Jacques II Stuart et qu'il lui obéira en tout point ainsi qu'à Bellefonds.

Une fois le débarquement terminé, il renverra les bâtiments de transport dans leurs ports respectifs et restera en Manche.

Toutefois, si Anne Hilarion de Costentin rencontre les anglais avant d'arriver à la Hougue, le roi lui donne l'ordre de les combattre.

Sa Majesté veut qu'il les combatte en quelque nombre qu'ils soient [...] et s'il a du désavantage, Sa Majesté se remet à lui de sauver l'armée le mieux qu'il pourra.

Victor Marie d'Estrées capture deux navires anglais le 15 avril 1692.

Alors qu'elle s'apprête à passer Gibraltar le 18 avril 1692, l'escadre du Levant traverse une violente tempête qui détruit 2 vaisseaux.

L'amiral est contraint de faire demi-tour pour s'abriter à Malaga et réparer les avaries.

En avril 1692, Jacques II Stuart, de Bonrepaus et de Bellefonds s'installent à Saint-Vaast.

Victor Marie d'Estrées apprend qu'un convoi anglais se trouve à proximité. Le 22 avril 1692, Victor Marie d'Estrées envoie 5 navires les attaquer. Pour éviter la capture, les anglais incendient leurs bateaux.

L'escadre du Levant ne franchit le détroit de Gibraltar que le 25 avril 1692.

À la date prévue du déclenchement de l'opération, manquent encore environ 2 500 hommes, les 20 navires de Chateaurenault et l'escadre du Levant.

Alors qu'initialement, Anne Hilarion de Costentin devait disposer de 70 vaisseaux, il n'en dispose que d'une quarantaine sous-armés en hommes et en équipement.

Le 12 mai 1692 sous les ordres d'Anne Hilarion de Costentin, la flotte du Ponant quitte Brest.

Les 16 navires de l'escadre du Levant mouille à Bertheaume le 29 mai 1692.

Le 29 mai 1692, la flotte du Ponant d'Anne Hilarion de Costentin se dirige vers la Hougue, pour embarquer l'armée de Jacques II Stuart. Mais on annonce la flotte anglo-hollandaise au large de Barfleur.

L'amiral n'est pas prévenu à temps que la flotte anglaise lui est supérieure :

Louis XIV ayant donné l'ordre d'attaquer quelles que soient les circonstances, Anne Hilarion de Costentin décide d'attaquer la flotte ennemie en plein centre, pendant près de 12 heures.

Anne Hilarion de Costentin fait jeu égal avec la flotte coalisée et parvient au prix de combats acharnés et de manœuvres habiles à ne perdre aucun bâtiment.

Par contre, les Anglais déplorent la mort du contre-amiral Carter et la perte de deux navires.

Philippe Le Valois commande avec le grade de vice-amiral une escadre de 6 vaisseaux : L'Ambitieux, Le Courageux, La Couronne, Le Maure, Le Henri et Le Fort.

François de Bricqueville commande brillamment Le Courageux.

Philippe Le Valois se distingue en protégeant le Soleil Royal, navire amiral sur lequel se trouve Anne Hilarion de Costentin, attaqué par 4 vaisseaux anglais, mais il est obligé de brûler L'Ambitieux, 92 canons, et Le Fort, 58 canons, pour éviter leur capture.

Pendant le combat, Philippe Le Valois endommage lourdement le HMS Royal Sovereign, commandé par l'Admiral Delaval.

Finalement, la flotte française renonce, et tente de se mettre à l'abri, profitant de la nuit et de la brume.

Faute de fortification sur la côte normande, Anne Hilarion de Costentin tente de rejoindre Brest ou Saint-Malo. Une majorité des navires, 27 navires, parviennent à franchir le Cap de la Hague, mais 13 ne peuvent franchir des courants du raz Blanchard. Ils sont contraints de revenir vers l'ennemi et de se réfugier dans la baie de Saint-Vaast-la-Hougue.

Le 1er juin 1692, 3 navires fortement touchés s'échouent au large de Cherbourg :

L'artillerie des fortifications de la ville tient pour quelque temps l'ennemi à distance. Le stock de poudre du Soleil Royal et du Triomphant, en s'embrasant, explose et les projections provoquent de gros dégâts matériels et humains dans la ville.

La proximité des côtes françaises permet de récupérer la quasi totalité des équipages ce qui relativise la perte subit. À l'époque, il est plus aisé de remplacer un navire qu'un équipage expérimenté.

Les 2 et 3 juin 1692, les Anglais, embarqués sur des chaloupes, incendient l'un après l'autre les navires en rade de la Hougue.

Jacques II Stuart regarde sur les hauteurs de Quinéville, ce spectacle qui signifie la fin de ses ambitions.

Louis XIV ne tiendra pas rigueur à Anne Hilarion de Costentin de cette défaite.

Après la défaite de La Hougue, la marine française ne fera jamais plus jeu égal contre la marine anglaise...

Cette sévère défaite révèle la nécessité de consolider la défense de la baie, avec deux tours similaires, l'une sur le fort de la Hougue et l'autre sur Tatihou.

Elle révèle aussi amèrement l'erreur commise par les adversaires de Sébastien Le Prestre, qui ont convaincu le Roi d'arrêter les travaux du port de Cherbourg et même de détruire ses fortifications.

On impute à Louis II Phélypeaux de Pontchartrain une part de responsabilité dans ce désastre de La Hougue.

Pendant quelques décennies, les vestiges de la flotte d'Anne Hilarion de Costentin serviront de mouillage pour les marins et de ressources en bois. Peu à peu oubliées, les épaves sont redécouvertes en 1985 et présentées en partie au musée maritime de Tatihou.


Bataille de Lagos – par Théodore Gudin

Bataille de Lagos

Chaque année, à la fin du printemps, un gros convoi de navires marchands quitte l'Angleterre, à destination, entre autres, de Smyrne, d'où son appellation de Convoi de Smyrne.

En 1693, le convoi regroupe plusieurs centaines de navires marchands, non seulement anglais, mais aussi allemands, danois, hollandais, suédois. Du fait de l'état de guerre, le convoi est escorté par la marine anglaise, avec l'appui de navires hollandais.

Anne Hilarion de Costentin, resté sur son échec de La Hougue, conçoit l'idée de porter le fer contre le commerce ennemi. Il prévoit d'intercepter le convoi de Smyrne au niveau du détroit de Gibraltar.

L'armée navale d'Anne Hilarion de Costentin est ordonnée en 3 escadres :

L'escorte du convoi, commandée par l'amiral George Rooke et Van der Goes, comprend 21 vaisseaux :

Les petits bâtiments qui suivent sont 8 galiotes, brûlots et navires plus petits.

Anne Hilarion de Costentin quitte Brest le 6 mai 1693.

Le 4 juin 1693, il est dans la rade de Lagos.

Suivant les ruses de guerre du temps, la flotte française arbore des pavillons anglais ou hollandais. Les visiteurs sont reçus par des officiers parlant anglais.

Le convoi descend le long des côtes du Portugal. Son escorte est à l'ouest, du côté du large, d'où peut venir la menace. Les Français attendent que leurs éclaireurs annoncent l'arrivée du convoi pour appareiller et l'encercler.

Le 25 juin 1693, Anne Hilarion de Costentin est avisé de l'arrivée de nombreuses voiles. Mais les renseignements sont peu clairs, tant sur la localisation que sur la composition de cette flotte. On ne sait pas s'il s'agit du convoi ou de la flotte anglaise.

Pour éviter d'être surpris au mouillage, si les arrivants se révèlent être des bâtiments de combat, Anne Hilarion de Costentin appareille le 26 juin 1693.

Le 27 juin 1693, il est au large, sous le vent du convoi qui est maintenant reconnu. Il gouverne au nord-est pour couper la route du détroit. L'escadre de Gabaret doit interdire la fuite au large des marchands.

Rooke se place en ligne de file entre les Français et le convoi, à qui il ordonne de serrer la côte au plus près.

Les Français capturent 2 vaisseaux hollandais qui ont essayé de s'interposer :

Mais les Français manœuvrent mal. Au lieu de lancer la chasse, Gabaret choisi de mettre son escadre en ligne de bataille. Ce qui prend du temps.

Philippe Le Valois précise qu'il perd aussi du temps pour amariner l'un des vaisseaux hollandais dont il voulait donner le commandement à son fils. Enfin, il ne force pas les voiles, préférant rester sous huniers pour attendre le reste de la flotte.

Cela permet aux marchands de s'éparpiller. Rooke gagne Madère avec 54 navires du convoi.

Les Français vont essayer de dénicher les marchands, en particulier ceux qui ont trouvé refuge le long de la côte :

Anne Hilarion de Costentin entre en Méditerranée. Le 21 juillet 1693, il est devant Malaga, où il capture 4 marchands et une frégate. Il continue ensuite son chemin pour gagner Toulon.

En tout, près de 90 navires marchands sont capturés ou brûlés, avec 4 vaisseaux et une frégate.

Anne Hilarion de Costentin se retrouve à la tête d'une armée navale de 93 vaisseaux.

La victoire n'est que partielle, car seule une partie du convoi a été capturée.

L'attaque du convoi a un grand retentissement. Elle entraîne un désastre financier et une série de faillites à Londres. Les estimations des pertes vont de 1 à 30, voire 60, millions de livres.

Cette affaire incitera les anglais à installer une escadre à Cadix.



Mariage de Philippe Le Valois avec Marie-Claire Des Champs de Marcilly

Philippe Le Valois est veuf de Marie-Anne Hippolyte de Châteauneuf.

Philippe Le Valois épouse le dimanche 3 avril 1695 Marie-Claire Des Champs de Marcilly. Leurs enfants sont :



Mort de Jean Gabaret Lieutenant général des armées navales

Philippe Le Valois Commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis

Jean Gabaret meurt en 1697.

Le 1er avril 1697, Philippe Le Valois reçoit la croix de commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et une pension de 4 000 livres.



Cession du domaine de Mursay

Le 17 septembre 1698, Philippe Le Valois cède le domaine de Mursay à son neveu Jean de Saint-Hermine.


Bataille navale de Vélez-Malaga Louis-Alexandre de Bourbon - par Hyacinthe Rigaud en 1708

Bataille navale de Vélez-Malaga

Louis-Alexandre de Bourbon Chevalier de la Toison d'or

Victor Marie d'Estrées est désigné comme mentor de Louis-Alexandre de Bourbon, Amiral de France.

Le 24 août 1704, devant Vélez et Malaga, Louis-Alexandre de Bourbon inflige de très lourdes pertes à la flotte anglo-hollandaise commandée par l'amiral George Rooke.

Charles Henri de Sainte-Maure prend part à cette bataille, dans l'avant-garde de l'escadre et est blessé.

Victor Marie d'Estrées participe à cette bataille.

Edward Vernon participe à cette bataille.

Philippe Le Valois commande l'avant-garde de la flotte française et affronte Cloudesley Shovell.

François de Bricqueville commande le vaisseau Le Fendant, 58 canons, dans l'escadre blanche.

Le Fier, le vaisseau de Philippe Le Valois, met à mal 3 ou 4 vaisseaux anglais avant de recevoir une bombe qui fait sauter son arrière et déclenche un incendie.

Cent hommes d'équipage sont tués ou blessés, mais Philippe Le Valois parvient finalement à le sauver.

C'est le dernier combat de Philippe Le Valois.

Le roi Philippe V d'Espagne, son neveu, nomme Louis-Alexandre de Bourbon Chevalier de la Toison d'or en 1704.



Mort de Philippe Le Valois Marquis de Villette-Mursay et Baron de Mauzé

Philippe Le Valois meurt dans son hôtel particulier rue de Bourbon à Paris le 25 décembre 1707.

Il est inhumé le 27 décembre par le clergé de l'église Saint-Sulpice.

Il a écrit ses mémoires qui seront publiées en 1844.



Liaison d'Henry Saint-John avec Marie-Claire Des Champs de Marcilly

Mariage d'Henry Saint-John avec Marie-Claire Des Champs de Marcilly

Marie-Claire Des Champs de Marcilly est veuve de Philippe Le Valois.

Henry Saint-John a une liaison durant une dizaine d'année avec Marie-Claire Des Champs de Marcilly.

Henry Saint-John épouse à Aix-la-Chapelle en 1718 ou en mai 1720 Marie-Claire Des Champs de Marcilly.


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