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Événements contenant la ou les locutions cherchées



132 événements affichés, le premier en 1051 - le dernier en 1883


Anne de Kiev

Mariage de Henri Ier de France avec Anne de Kiev

Roger de Châlons a finalement gain de cause et ramène en France la princesse Anne qui emporte avec elle, dans d'innombrables chariots, tous les trésors des confins d'Orient.

Henri Ier de France épouse dans la cathédrale de Reims le dimanche 19 mai 1051, jour de Pentecôte, Anne de Kiev, fille de Yaroslav Ier de Kiev et d'Ingegerd de Suède. Leurs enfants sont :

Elle reçoit en même temps l'onction d'huile sainte qui la consacre Reine de France.

Anne est l'unique rayon de soleil d'Henri Ier Roi malchanceux.



Naissance de Philippe Ier de France

Philippe Ier de France naît à Conteville en Normandie en 1052, fils d'Henri Ier de France et d'Anne de Kiev. Il est autant Viking que Français.



Philippe Ier de France associé au trône de France

Le 23 mai 1059, Henri Ier de France associe au trône de France son fils aîné, qui a reçu le nom byzantin de Philippe.

Hugues Ier de Besançon, nommé légat du pape, représente Nicolas II lors du couronnement de Philippe Ier de France par Gervais de Château-du-Loir, Archevêque de Reims, à Reims.



Mariage de Simon Ier de Montfort avec Agnès d'Évreux

Simon Ier de Montfort est veuf d'Isabel de Broyes.

Simon Ier de Montfort demande à Richard d'Évreux la main d'Agnès d'Évreux, sa fille, mais ce dernier l'éconduit.

Raoul II de Tosny, demi-frère d'Agnès, enlève nuitamment Agnès d'Évreux, sa sœur, et l'emmène à Montfort.

Simon Ier de Montfort et Agnès d'Évreux peuvent alors convoler en justes noces.

Simon Ier de Montfort épouse en 1060 Agnès d'Évreux, fille de Richard d'Évreux et de Godehilde. Leurs enfants sont :

Raoul II de Tosny reçoit en remerciement la main d'Isabelle, fille du premier mariage de Simon.



Construction l'abbaye de Saint-Martin-des-champs

En 1060, Henri Ier de France et Philippe Ier de France, son fils, font construire l'abbaye de Saint-Martin en dehors de Paris en un lieu appelé "les champs".

Ils vont également offrir un certain nombre de terres aux moines de Saint-Martin-des-Champs.

Ces terres sont symbolisées par des tours. Il s'agit des terres :

Les terres de Noisy-le-Grand sont données avec les revenus des terres, des vignes, des bois et des prairies.

Les moines ont également les droits de justice, haute, moyenne et basse.


Philippe Ier Roi de France

Mort de Henri Ier Roi de France

Philippe Ier de France Roi de France

Régence d'Anne de Kiev, de Baudouin V de Flandre et de Gervais

Henri Ier de France meurt à Vitry-aux-Loges près d'Orléans le 4 août 1060.

Philippe Ier de France devient Roi en 1060.

Herbert V de Vermandois est cité lors du sacre du roi Philippe Ier.

Guillaume V d'Auvergne assiste au couronnement du roi Philippe Ier de France.

En 1060, Philippe Ier de France étant mineur, Anne de Kiev, sa mère, assistée de Baudouin V de Flandre, son oncle, et de Gervais de Château-du-Loir, archevêque de Reims, exercent la régence.



Mariage de Roger Ier de Hauteville avec Judith d'Évreux

Roger Ier de Hauteville épouse le 1er novembre ou en décembre 1061 Judith d'Évreux, fille de Guillaume ou William, Comte d'Évreux et d'Hawisa ou Hawise d'Échaffour. Leurs enfants sont :

Judith d'Évreux appartient à la grande famille normande des Grandmesnil et est liée à la famille ducale de Normandie.

L'aîné des fils de Roger est Jordan, un bâtard qui décède avant lui.

Son fils aîné légitime est Jourdain, mort probablement avant lui.

Son deuxième fils, Geoffrey est peut-être un bâtard mais il peut aussi être le fils de la première ou de la deuxième femme de Roger. Dans tous les cas, il était lépreux et donc n'avait aucune chance d'hériter.



Prise du Mans

Mort de Gautier III de Vexin

Mort de Biota du Maine

Raoul III de Valois Comte de Vexin et d'Amiens

Robert II Courteheuse Comte du Maine

Mariage de Robert II Courteheuse avec Margaret du Maine

En 1063, Guillaume le Conquérant finalement enlève le Maine à Geoffroy III le Barbu et s'empare du Mans et capture Gautier III de Vexin et Biota du Maine. Ils sont détenus à Falaise.

Gautier III de Vexin meurt en 1063.

La mort de Gautier III de Vexin arrange Guillaume le Conquérant. Gautier III de Vexin, dernier enfant survivant de Godjifu, aurait pu prétendre au trône d'Angleterre à la mort d'Édouard le Confesseur 3 ans plus tard.

Biota du Maine meurt en 1063.

Raoul III de Valois devient Comte de Vexin et d'Amiens en 1063 sous le nom de Raoul IV de Vexin.

Raoul III de Valois reconstitue à son profit l'union des 3 comtés, séparés par la mort de son aïeul Gautier II de Vexin. Il hérite à l'exception des villes de Pontoise et de Chaumont-en-Vexin, dont s'est emparé Philippe Ier de France.

Robert II Courteheuse, jeune fils de Guillaume le Conquérant, épouse vers 1063 Margaret du Maine, fille d'Hugues IV du Maine et de Berthe de Blois.

Robert II Courteheuse devient Comte du Maine.



Révolte d'Eudes III de Champagne contre Thibault III de Blois

Entre 1063 et 1065, Eudes III de Champagne se révolte contre Thibault III de Blois, son oncle.

Eudes III de Champagne compromet les efforts de Thibault III de Blois pour consolider sa principauté, en donnant à Philippe Ier de France, par l'intermédiaire de l'évêque de Châlons, le contrôle total de la ville de Châlons.

Peu après, Eudes III de Champagne s'enfuit de Champagne.

D'après la tradition, rapportée par la chronique de l'abbaye de Meaux, Eudes III de Champagne trouve refuge en Normandie après avoir été accusé du meurtre de l'un de ses principaux vassaux.



Balbéric Connétable de France

Balderic ou Balbéric est fait Connétable de France vers 1065 par Philippe Ier de France.

Nous connaissons son existence par la souscription d'une charte en faveur de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés en 1065, ainsi que par le fait qu'il assiste à la dédicace de l'église du prieuré de Saint-Martin-des-Champs en compagnie de Philippe Ier de France et d'autres grands du royaume en 1067. Rien ne prouve la militarisation de l'office de connétable à cette époque.



Prise du pouvoir par Philippe Ier de France

Philippe Ier de France règne seul à partir de 1066.



Charte de dédicace de l'église de Saint Martin des Champs

En 1067, Ursion Ier de Melun souscrit la charte de la dédicace de l'église de Saint Martin des Champs promulguée par le roi Philippe Ier de France.



Vacance de l'Archevêché de Reims

La vacance de l'Archevêché de Reims de 1067 à 1070 serait due aux tensions entre Philippe Ier de France et le Pape Alexandre II.



Mort d'Eudes Ier de Dammartin Comte de Dammartin

Hugues Ier de Dammartin Comte de Dammartin-en-Goële

Eudes Ier de Dammartin meurt en 1067.

Hugues Ier de Dammartin, son frère, lui succède et devient Comte de Dammartin-en-Goële.

Hugues Ier de Dammartin continue alors la politique de son frère à l'égard de Philippe Ier de France, préférant s'assurer son soutien.



Prise du château royal du Puiset

En 1067, profitant de la minorité du roi Philippe Ier de France et la faiblesse de son autorité, Hugues Ier Blavons s'empare du château royal du Puiset et s'y installe.


Blason des Comtes d'Anjou

Bataille de Brissac

Foulques IV le Réchin Comte d'Anjou et de Tours

Foulques IV le Réchin Comte du Gâtinais

Geoffroy III de Preuilly Prisonnier

Cession du Gâtinais à Philippe Ier de France

Foulques IV le Réchin et Geoffroy III le Barbu se brouillent à nouveau au début 1068.

Geoffroy III de Preuilly prend part au conflit qui oppose Geoffroy III le Barbu et Foulques IV le Réchin.

Soutenant d'abord Foulques, Geoffroy III de Preuilly inverse son alliance et est emprisonné par Lancelin de Beaugency.

Foulques IV le Réchin remporte sur Geoffroy III le Barbu la bataille de Brissac début avril 1068 et l'enferme dans un cachot à Chinon où il restera 28 ans.

Geoffroy III le Barbu en devient fou.

Philippe Ier de France et le Comte Étienne de Blois essayent en vain de le délivrer.

Pourtant Foulques, à force de concessions, réussit toujours à garder son frère prisonnier.

Après sa victoire, Foulques IV le Réchin se proclame Comte d'Anjou et de Touraine le 19 juin 1068.

Pour acheter sa neutralité, Foulques IV le Réchin rend hommage au Comte de Blois pour la Touraine.

Foulques IV le Réchin se trouve confronté à ses vassaux qui le contestent, en particulier Supice d'Amboise et Hardouin de Trêves.

Pendant le règne de Foulques IV le Réchin l'anarchie féodale se développe dans le Comté d'Anjou et les guerres privées ont libre cours au grand tort des populations.

La justice a quasiment disparu et la misère est à son comble.

Chaque seigneur guerroyait pour son compte.

Foulques IV le Réchin doit soumettre un à un les Seigneurs Angevins et Tourangeaux, rentrant en force dans Amboise, Rochecorbon, l'Île Bouchard, brûlant puis relevant le château de Maille (actuellement Luynes).

Foulques IV le Réchin devient également Comte du Gâtinais mais pour acheter sa neutralité, il est contraint de le céder au Roi de France Philippe Ier de France de qui il devient le vassal.

Le roi garantit les coutumes du pays aux barons du Gâtinais.

Le rattachement du comté à la couronne permet d'assurer la prospérité des abbayes gâtinaises qui, pour certaines d'entre elles, bénéficient de la protection royale et se retrouvent donc à l'abri des saccages provoqués par les rivalités seigneuriales.

En réalité, le roi n'a guère qu'une autorité nominale et les comtes du Gâtinais domineront la région jusqu'au règne de Philippe-Auguste.



Construction d'un premier édifice à Fontainebleau

Le premier édifice à Fontainebleau a probablement été construit sous le règne de Louis VI Le Gros voire même sous celui de Philippe Ier de France, lorsqu'il réunit le Gâtinais au domaine royal français en 1068.



Rattachement d'une partie du Vermandois à la France

En 1068, Philippe Ier de France s'empare d'une partie du Vermandois.



Mariage de Gui Ier de Senlis

Gui Ier de Senlis dit de La Tour épouse Berthe. Leurs enfants sont :



Gauthier Connétable de France

Gautier ou Gauthier est fait Connétable de France vers 1069 par Philippe Ier de France.

Son seing est présent sur la charte de fondation de l'église Saint-Germain de Pontoise (aujourd'hui église Saint-Martin), datée de 1069.



Manassès Ier de Gournay Archevêque de Reims

Manassès Ier de Gournay est le fils d'Hugues II de Gournay-en-Bray et de Basilie de Dammartin.

Manassès Ier de Gournay devient Archevêque de Reims en 1070.

Les premiers actes signés par Manassès Ier de Gournay sont de 1070.

Aussitôt élu, Manassès Ier de Gournay paraît être en bon termes avec Philippe Ier de France et assez actif. Manassès Ier de Gournay est nommé 16 fois dans des actes royaux.



Exil de Robert Ier de Flandre

Prise de Lille

Bataille de Cassel

Mort de Guillaume de Crépon

Mort de Drogon de Boves Seigneur de Boves Vicomte de Corbie

Mort Arnould III de Flandre

Robert Ier de Flandre Prisonnier puis libéré

Pillage de Saint-Omer

Invasion du Hainaut

Bataille de Broqueroie

Depuis la mort de Baudouin VI de Flandre, sa veuve Richilde d'Egisheim suscite le mécontentement des Flamands.

Robert Ier de Flandre se réfugie avec Gertrude de Saxe et ses enfants auprès de Bernard de Saxe.

C'est là que Robert Ier de Flandre reçoit l'appel à l'aide de la noblesse des villes de Flandre révoltée contre Richilde d'Egisheim.

De 1071 à 1072, Albert III de Namur et Henri II de Louvain aident Richilde d'Egisheim.

Bernard de Saxe fournit des troupes à Robert Ier de Flandre qui paraît en Flandre.

Gand, puis Ypres et les villes flamandes le reconnaissent.

Robert Ier de Flandre défait Richilde d'Egisheim et Arnoul III de Flandre, son fils, et prend Lille.

Richilde d'Egisheim appelle à son secours Philippe Ier de France, qui accourt, en plein hiver, et prend position au pied du Mont-Cassel où Robert Ier de Flandre s'est retranché.

Guillaume de Crépon mène une petite force (environ 10 hommes) pour aider Arnould III de Flandre.

Alors qu'ils vont rejoindre l'armée française, Robert Ier de Flandre les surprend dans une embuscade à Cassel entre Dunkerque et Hazebrouck.

Guillaume de Crépon meurt 20 ou 21 février 1071 au combat.

Drogon de Boves meurt le 22 février 1071 lors de cette bataille.

Guillaume le Conquérant perd l'un de ses meilleurs barons mais aussi, selon l'historien François Neveux, son seul ami ou pour le moins son plus fidèle et loyal collaborateur.

Il est inhumé dans son abbaye de Cormeilles.

Guillaume de Breteuil succède à Guillaume de Crépon, son père, en Normandie,

Roger de Breteuil succède à Guillaume de Crépon en Angleterre.

Le 22 février 1071, Robert Ier de Flandre et les piquiers flamands mettent en déroute les Français près de Bavinche ou Bavinckhove ou Bavinchove, près du mont Cassel.

Guy Ier de Campdavaine assiste à cette bataille.

Arnould III de Flandre est tué durant la bataille.

Il est inhumé par son oncle qui lui édifie un mausolée à St-Bertin.

La mort précoce de ce Comte est à l'origine de la légende de Gerbodon, homme lige d'Arnould, qui l'aurait tué et, pris de remords, aurait demandé au pape de lui couper les mains; celui-ci aurait ordonné à son cuisinier d'exécuter la besogne, sauf si elles ne tremblaient pas, ce qui se serait produit.

Pardonné, Gerbodon aurait terminé sa vie à Cluny, en odeur de sainteté.

En poursuivant les fuyards, Robert Ier de Flandre est capturé par le Comte de Boulogne, enfermé à Saint-Omer, mais il est délivré par les propres habitants de la cité.

Saint-Omer est alors ravagée et pillée par Philippe Ier de France, qui s'enfuit cependant, craignant l'arrivée de Bernard de Saxe.

Pour sa première action militaire, Philippe Ier de France est vaincu par un vassal révolté.

Les troupes royales n'ont guère montré de qualités militaires, il ne reste qu'à sauver par habile négociation la dynastie, l'honneur et le prestige.

Richilde d'Egisheim entre-temps reconnaît la suzeraineté de l'Évêque de Liège sur le Hainaut.

Robert Ier de Flandre envahie le Hainaut.

Richilde est définitivement vaincue à la bataille de Broqueroie près de Mons.


Blason des Comtes de Flandre Robert Ier de Flandre

Robert Ier de Flandre Comte de Flandre

Baudouin II de Hainaut Comte de Hainaut

Les conseillers du jeune Philippe Ier de France imposent la paix.

Robert Ier de Flandre est définitivement reconnu par tous comme Comte de Flandre, défenseur des libertés flamandes en 1071.

Le comté de Hainaut échoit à Baudouin II de Hainaut, neveu de Robert, fils cadet de Baudouin VI de Flandre et de Richilde d'Egisheim.

La paix sera scellée par le mariage de Philippe Ier de France avec Berthe de Hollande, la belle-fille de Robert Ier de Flandre.



Adelelme Connétable de France

Aleaume ou Adelelme est fait Connétable de France vers 1071 par Philippe Ier de France.

Adelelme ou Aléaume est le fils de Dreux dit de la Tour.

Sa signature est présente sur un acte de franchise en faveur de l'église Saint-Spire et Saint-Loup de Corbeil, accordée par Philippe Ier de France à la demande du Comte Bouchard de Corbeil.


Berthe de Hollande

Mariage de Philippe Ier de France avec Berthe de Hollande

Pour consolider son alliance avec la Flandre, Philippe Ier de France épouse en 1072 Berthe de Hollande, fille de Florent Ier de Hollande, et de Gertrude de Saxe.

Leurs enfants sont :



La réforme grégorienne

Le pontificat de Grégoire VII est dominé par la réforme dite grégorienne qui a été lancée par Nicolas II et Alexandre II.

Elle vise à rendre indépendante la papauté des pouvoirs temporels et comporte deux volets :

L'Église se retrouve ainsi en confrontation avec l'Empereur, gardien du temporel.

S'appuyant sur des princes pourtant simoniaques comme Philippe Ier de France ou Guillaume le Conquérant, Grégoire VII parvient à réduire les prérogatives de la féodalité et à mettre en place un épiscopat moins étroitement tenu dans le réseau des fidélités séculières.

Même s'il paraît bien que Hildebrand n'a pas été lui-même moine de Cluny, il trouve dans l'ordre de Cluny, étendu sur l'ensemble de la chrétienté latine par-delà les frontières politiques, l'allié nécessaire à une telle entreprise.

Le conflit de Grégoire VII de l'empereur Henri IV de Franconie, la Querelle des Investitures, détourne une bonne part des dynamismes du Saint-Siège, et réduit sa capacité d'intervention en France.


Tombeau de Raoul III de Valois dans l'église Saint-Pierre de Montdidier

Mort de Raoul III de Valois

Simon de Valois Comte de Valois, de Vexin , d'Amiens et de Montdidier

Raoul III de Valois meurt à Péronne le 23 février 1074 ou à Montdidier le 8 septembre 1074.

Il est inhumé dans l'église Saint-Pierre de Montdidier.

Simon de Valois, son fils, devient Comte de Valois, de Vexin, d'Amiens et de Montdidier.

Il hérita de plusieurs autres possessions en Champagne.

Cela porte ombrage à Philippe Ier de France.

Une guerre s'en suit.

Pendant 3 ans Simon de Valois tient tête au roi de France.

Les troupes de Philippe Ier de France ravagent le Valois.

Les troupes de Simon de Valois dévastent les terres royales.



Naissance de Josselin Ier de Beaumont-en-Gâtinais

Josselin Ier de Beaumont-en-Gâtinais Seigneur de Villemomble

Josselin Ier de Beaumont-en-Gâtinais naît en 1075, fils de Lisiard de Paris.

Josselin Ier de Beaumont-en-Gâtinais est Seigneur de Tournanfuye et de Villemomble de 1075 à 1120.

Il sera chambrier de Philippe Ier de France.



Adam II de l'Isle Connétable de France

Adam II de l'Isle, Seigneur de L'Isle-Adam, échanson, est fait Connétable de France vers 1075 par Philippe Ier de France.

Il sera aussi Sénéchal de France.



Application de la réforme grégorienne en France

Hugues de Romans applique les préceptes du pape Grégoire VII à plusieurs niveaux :

A travers son action souvent jugée radicale, Hugues de Romans cherche, comme Grégoire VII, à redéfinir totalement la place de l'église dans la société médiévale en la dégageant des liens féodaux.

La plupart des évêques gouvernent un comté, et sont en tant que tels des rouages du gouvernement du royaume de France.

Des évêques sont déposés (à Clermont, à Tours) où leur élection est cassée (à Chartres, à Chalon-sur-Saône).

Les archevêques de Sens et Bourges sont momentanément suspendus en 1078.

L'action d'Hugues de Romans est parallèle à celle d'Amat d'Oloron, l'autre grand légat grégorien dans l'Ouest de la France.

Philippe Ier de France, Manassès, Archevêque de Reims, Guillaume VIII d'Aquitaine entrave parfois son action.

Engagé dans une longue lutte contre l'empereur Henri IV de Franconie, Grégoire VII lui-même qui doit les ménager pour ne pas ouvrir un "second front", a ainsi tempéré l'action de son légat de 1077 à 1080, en lui adjoignant en particulier comme légat Hugues de Semur, Abbé de Cluny.



Mariage de Simon de Vexin

Simon de Valois Moines

Herbert V de Vermandois Comte de Valois

Amiens réuni à la Couronne de France

Partage du Vexin

Thibault III de Blois Comte de Bar-sur-Aube et de Vitry

Sur les conseils du pape Grégoire VII, Simon de Valois renonce à la guerre contre Philippe Ier de France.

Simon de Vexin épouse la fille du comte d'Auvergne.

Plus tard, en accord avec elle, Simon de Valois remet ses domaines à Adèle de Valois, sa sœur, et les deux époux entrent chacun dans la vie religieuse.

En 1077, Simon de Valois prend l'habit des Moines de l'Abbaye de Saint Claude dans le Jura, ses biens sont répartis par Philippe Ier de France.

Herbert V de Vermandois, époux d'Adèle de Valois, hérite d'une partie des fiefs de son beau-frère Simon de Valois et devient Comte de Valois.

Amiens est réuni à la Couronne de France.

Le Vexin est partagé entre Guillaume le Conquérant et Philippe Ier de France.

Thibault III de Blois, époux d'Adélaide de Valois, reçoit le Comté de Bar sur Aube.

Le Comté de Vitry lui est restitué ainsi que le château de Bussy.

Le comté de Champagne s'ouvre sur la Bourgogne et prend le contrôle d'une partie de la grande voie commerciale entre les Flandres et l'Italie.

Thibault III de Blois maintient de bonnes relations avec Philippe Ier de France.



Naissance de Constance de France

Constance de France naît en 1077, fille de Philippe Ier de France et de Berthe de Hollande.



Première révolte de Robert II Courteheuse contre Guillaume le Conquérant

En 1077, Robert II Courteheuse fomente sa première insurrection contre son père comme résultat d'un canular joué par ses plus jeunes frères Guillaume II Le Roux et Henri Ier Beauclerc, qui ont versé de l'eau à travers le plancher dans la chambre de Robert.

Comme résultat de l'insulte, Robert essaie de prendre le château de Rouen et après passe plusieurs années à vagabonder dans des luttes sans but avant de se réconcilier avec son père.

Robert de Montbray est l'un des compagnons de Robert II Courteheuse durant cette rébellion.

Philippe Ier de France, s'efforçant de développer les dissensions à l'intérieur de la famille de Guillaume le Conquérant, appuie le fils, Robert II Courteheuse, contre son père en 1078.



Naissance de Louis VI le Gros

Louis VI le Gros, dit aussi le Batailleur ou l'Éveillé, naît en 1078 ou le 1er décembre 1081, fils de Philippe Ier de France et de Berthe de Hollande



Bataille du Puiset

Guillaume Ier de Nevers et Lancelin de Beaugency prisonniers

Eudes Ier Borel, Guillaume Ier de Nevers, Comte de Nevers, et Lancelin de Beaugency, Seigneur de Beaugency, aident Philippe Ier de France dans sa lutte contre Hugues Ier Blavons, Seigneur du Puiset.

qui se révèle un vassal indocile.

Hugues Ier Blavons leur livre bataille et les vainc sous les murs du Puiset en 1078.

Guillaume Ier de Nevers et Lancelin de Beaugency sont fait prisonniers.



Concile de Troyes

Hugues de Romans réunit un concile à Troyes en 1079 qui est empêché par Philippe Ier de France.



Mort d'Adeline de Meulan Comtesse de Meulan

Robert Ier de Beaumont-le-Roger Comte de Meulan.

Adeline de Meulan meurt le 8 avril 1081.

Robert Ier de Beaumont-le-Roger devient Comte de Meulan.

En dépit de sa taille modeste, le comté de Meulan revêt une importance stratégique par sa situation entre Paris et le duché de Normandie. Cet héritage renforce la position de Robert Ier de Beaumont-le-Roger à la cour de Guillaume le Conquérant qui, dans sa lutte contre Philippe Ier de France, sait toute l'importance de compter le comte de Meulan parmi ses fidèles.


Renauld Ier de Bellay

Renauld Ier de Bellay Archevêque de Reims

Suite à la déposition houleuse de Manassès Ier de Gournay, le siège d'archevêque de Reims reste vacant.

La vacance est due aux tensions entre Philippe Ier de France et le Grégoire VII ainsi qu'aux tensions à l'intérieur des institutions de l'Église de Reims.

Pendant la vacance, Philippe Ier de France a sous sa protection le comté de Reims, protection qui inclut la perception des revenus, la vente des biens meubles...

Il faut trouver un personnage assez fort et assez diplomate pour ramener la paix tout en replaçant ce diocèse sous une autorité ecclésiastique.

Renauld Ier de Bellay est trésorier de la basilique Saint-Martin de Tours avant sa nomination.

Renauld Ier de Bellay est acquis aux idées de la réforme grégorienne et complètement étranger aux querelles intestines du diocèse champenois.

Renauld Ier de Bellay devient 46e Archevêque de Reims en 1083.



Thibaud Ier de Montmorency Connétable de France

Thibaud Ier de Montmorency est fait Connétable de France vers 1085 par Philippe Ier de France.

Son sceau apparaît sur plusieurs chartes des années 1083, 1085 et 1086.



Alliance contre Guillaume le Conquérant

Le vassal le plus redoutable de Philippe Ier de France est Guillaume le Conquérant, Duc de Normandie devenu Roi d'Angleterre. Philippe trouve l'appui des Comtes d'Anjou et de Flandre qui se sentent aussi menacés par ce trop puissant voisin.



Vexin français reste à la Couronne de France

Philippe Ier de France conserve avec peine le Vexin français en 1087. Philippe confie les opérations militaires face aux Anglo-normands à son fils Louis VI le Gros.



Berthe de Hollande Prisonnière

En 1090, lassé de Berthe de Hollande, sa femme, et de la tutelle larvée de sa famille, Philippe Ier de France la fait enfermer au château de Montreuil-sur-Mer, qui constitue l'essentiel de sa dot.

Guillaume de Malmesbury, chroniqueur anglo-normand, favorable aux Plantagenêts contre la maison de France, suggère dans une version tardive que Philippe Ier était homme de plaisir, et Berthe de Hollande trop grasse.



Intervention en Normandie

En 1090, Guillaume II le Roux décide d'intervenir en Normandie.

D'après le chroniqueur Orderic Vital, il est encouragé en cela par le clergé normand qui souffre de l'anarchie qui s'est installée en Normandie, à cause des piètres qualités de gouvernant de Robert II Courteheuse.

Il obtient le soutien des barons anglais, et achète la loyauté de plusieurs barons de la Haute-Normandie principalement ceux qui contrôle des points stratégiques : ports, châteaux...

Parmi eux :

Guillaume II le Roux contrôle une partie importante de ce qui est aujourd'hui la Haute-Normandie.

Ceux-ci fortifient leurs châteaux et y accueillent des chevaliers mercenaires.

En octobre 1090, Robert II Courteheuse apprend que les partisans de Guillaume le Roux complotent pour s'emparer de la ville de Rouen.

Pour contrer cette conspiration, il réussit à réunir autour de lui d'importants barons :

Le soutien des deux premiers est plutôt surprenants, vu qu'ils avaient un temps été emprisonnés par Robert II Courteheuse en 1088.

Pour l'historien britannique Frank Barlow, il est probable que les deux hommes, comprenant le sérieux de la situation, aient préféré conserver Robert II Courteheuse comme duc.

Toujours d'après Barlow, c'est presque certainement ce qui sauve la mise à celui-ci.

Après la répression sanglante de la révolte des bourgeois de Rouen, Robert II Courteheuse organise sa défense.

Il s'attache la loyauté d'Hélias de Saint-Saëns qui possède le château-fort de Saint-Saëns, qui est idéalement placé entre Rouen et les trois châteaux tenus par les partisans de Guillaume II le Roux :

Robert II Courteheuse demande l'aide de son ancien allié Philippe Ier de France.

Après une courte incursion en Normandie, Philippe Ier de France est soudoyé par Guillaume II le Roux et repart en France.



Divorce de Philippe Ier de France et de Berthe de Hollande

Projet de mariage de Philippe Ier de France et d'Emma de Hauteville

Comme il prévoit de se remarier, Philippe Ier de France répudie Berthe de Hollande en 1091 ou 1092 au motif d'une consanguinité.

Philippe Ier de France envoie une ambassade au comte Roger Ier de Hauteville, envisageant d'épouser sa fille Emma de Hauteville.

Philippe Ier cherche une nouvelle compagne avec une plus grande prudence politique qu'on ne le croit.

Renauld Ier de Bellay a à remplir une mission de bons offices pour Urbain II auprès de Philippe Ier de France pour tenter de résoudre le cas de la répudiation de Berthe de Hollande, mission qui lui est confiée en lieu et place d'Hugues de romans, légat du pape, jugé sans doute trop intransigeant.


Philippe Ier et Bertrade de Montfort

Mariage de Philippe Ier de France avec Bertrade de Montfort

Excommunication de Philippe Ier de France

Philippe Ier de France Bertrade de Montfort se rencontrent.

Bertrade de Montfort s'enfuit de Tours dans la nuit du 15 mai 1092 et rejoint Philippe Ier de France à Orléans.

Elle abandonne son mari Foulques IV le Réchin et divorce.

Philippe Ier de France épouse Bertrade de Montfort. Leurs enfants sont :

Hugues Ier Blavons réconcilié avec Philippe Ier de France prend son parti.

Yves de Chartes s'emporte violemment contre ce mariage.

Hugues Ier Blavons fait prisonnier Yves de Chartes et le garde en geôle pendant 2 ans au château de Montlhéry.



Mariage de Hugues Ier de Champagne avec Constance de France

Hugues Ier de Champagne épouse en 1093 ou 1094 Constance de France, Dame d'Attigny, fille de Philippe Ier de France et de Berthe de Hollande.



Guy II de Montlhéry Sénéchal de France

Guy II de Montlhéry a la confiance et l'amitié de Philippe Ier de France.

Guy II de Montlhéry, Comte de Rochefort-en-Yvelines, Seigneur de Gournay-sur-Marne et de Crécy-en-Brie, devient Sénéchal de France en 1093.



Naissance de Philippe de Mantes

Philippe de Mantes naît en 1093, fils de Philippe Ier de France et de Bertrade de Montfort.



Concile d'Autun

Excommunication de Philippe Ier de France

En octobre 1094, sous la présidence d'Hugues de Romans, le concile d'Autun, réuni à sa demande, excommunie Philippe Ier de France.



Mort de Geoffroy de Boulogne

Guillaume de Montfort Évêque de Paris

Geoffroy de Boulogne, Évêque de Paris, meurt le 1er mai 1095.

Les clercs de Paris, chargés d'élire son successeur, portent leur choix sur une personne capable de mettre fin à la crise entre Philippe Ier de France, le pape Urbain II et Yves de Chartres.

Ils choisissent Guillaume de Montfort, frère de la reine, mais aussi connu pour sa probité et sa rectitude religieuse.

Mais, conscient de la situation ambiguë dans laquelle le met cette élection, Guillaume de Montfort n'accepte le siège épiscopal qu'à la condition que l'élection soit approuvée par le pape Urbain II.

D'autres difficultés se posent également : Guillaume de Montfort n'est que simple clerc et n'a pas l'âge requis pour être évêque.

Urbain II, perplexe devant le cas qui lui est soumis, déclare qu'il examinera la demande lors du voyage qu'il projette en France, mais juge qu'il ne pourra pas approuver l'élection tant que Philippe Ier de France ne se sera pas séparé de Bertrade de Montfort.



Concile de Plaisance

Urbain II préside le concile de Plaisance à mi 1095.

Urbain II y invalide toutes les ordinations effectuées par Guibert de Ravenne après sa condamnation.

Urbain II condamne également les thèses de Bérenger de Tours qui affirme, contre la thèse de la transsubstantiation, le caractère symbolique de la présence du Christ dans l'eucharistie.

Après plusieurs décennies de lutte contre Henri IV de Franconie, le concile de Plaisance montre de manière éclatante que l'autorité pontificale est restaurée,.

Après ce concile, Urbain II organise un voyage à travers le royaume de France avec certainement l'objectif de rencontrer Philippe Ier de France.


Prêche du pape Urbain II au concile de Clermont - Miniature de Jean Colombe - extraite des Passages d'outremer - vers 1474 - BNF - Fr.5594

Concile de Clermont

Le chroniqueur Bernold de Constance raconte que Durand, l'évêque de Clermont, s'est donné tant de mal pour organiser le concile qu'il est mort d'épuisement peu après l'arrivée du pape.

Urbain II officie le jour de l'enterrement de Durand.

Urbain II ouvre le concile le 18 novembre 1095.

Selon Bernold, 13 archevêques, leurs suffragants et 205 ou 225 bâtons épiscopaux ont répondu à l'appel.

Un décret d'Urbain II qui affirme la primauté de l'église de Lyon précise qu'il y avait 12 archevêques, 80 évêques et 90 abbés.

La plupart sont des Français, il y a aussi quelques Espagnols et Italiens mais aucun Allemand, Hongrois ou Lorrain n'est venu.

Renauld Ier de Bellay est nommé représentant personnel de Philippe Ier de France.

Il n'y a pas de document complet citant la totalité des canons, certains sont cités entre autres par Orderic Vital et Guillaume de Malmesbury qui les ont reconstitués (partiellement, semble-t-il) :

Ainsi que l'écrit Bernold de Constance, le concile confirme les décisions du concile de Plaisance mais il en précise un certain nombre et ajoute des règles, notamment à propos de la Paix de Dieu et du pèlerinage à Jérusalem.

Une pénitence est accordée à tous ceux qui font le voyage à Jérusalem par piété, et non par orgueil ou par avarice.

Nul ne peut devenir doyen ou archidiacre s'il n'est prêtre. Nul ne peut devenir archidiacre s'il n'est diacre.

Aucun clerc ne peut porter les armes.

On ne peut élire évêque ni un laïc ni un clerc dans les ordres inférieurs, ni un sous-diacre.

Nul ne doit acheter une place ecclésiastique.

Un autel, c'est-à-dire une église ou une dîme de l'église, revient à l'évêque à la mort du bénéficiaire.

On ne doit exiger aucune rétribution pour la sépulture, l'extrême onction et la confirmation.

Tout prêtre diacre, sous-diacre ou chanoine vivant dans l'incontinence sera déposé.

On n'admet dans les maisons des clercs aucune femme, sauf celle dont les saints canons tolèrent la présence.

Les bâtards ne doivent pas être admis aux ordres et dignités de l'Église, à moins qu'ils ne soient moines ou chanoines.

Aucun clerc ne possèdera deux prébendes dans deux villes, selon la formulation de Guillaume de Malmesbury, Nul ne peut être à la fois évêque et abbé.

Nul ne doit cumuler deux charges dans la même ville.

Tout clerc doit rester dans l'église pour laquelle il a été ordonné, même s'il y obtient un rang supérieur.

Nul ne doit recevoir une charge ecclésiastique d'un laïc.

Les rois et les princes ne donnent aucune investiture. Aucun évêque ou prêtre ne doit jurer au roi ou à tout autre laïc le ligium fidelatis (serment de fidélité très strict).

Aucun prêtre ne deviendra chapelain d'un laïc sans l'agrément de son évêque.

Les laïcs ne doivent ni retirer des dîmes ni en prélever pour eux-mêmes.

Ils ne doivent pas garder pour eux les revenus des autels ni des églises.

Aucun laïc ne pourra s'arroger l'héritage d'autrui. S'il l'a fait, aucun prêtre ne pourra l'admettre à pénitence qu'après satisfaction.

Il en sera de même pour celui qui a fait une confession incomplète.

Aucun chrétien ne doit manger de viandes depuis le mercredi des cendres avant la mi-carême.

Les ordres ne doivent être conférés qu'aux quatre temps et le samedi avant la mi-carême.

Les fils de prêtres, diacres, sous diacres et chanoines ne doivent pas être admis aux charges et dignité de l'église, à moins qu'ils ne soient devenus moines ou chanoines réguliers.

Le samedi saint, on doit continuer le jeûne jusqu'à la nuit.

Le jeûne du printemps (quatre temps) doit toujours être fixé à la première semaine du carême, et le jeûne de l'été à la semaine de Pentecôte.

On ne doit communier qu'en prenant séparément le corps et le sang, à moins que la nécessité ou la prudence demande d'agir différemment.

Les croix dressées le long des chemins comportent le droit d'asile comme les églises.

Quiconque s'est réfugié auprès d'une de ces croix doit être livré à la justice, mais à condition d'avoir la vie et les membres saufs.

Aucun clerc ne doit s'approprier les biens d'un évêque ou d'un autre clerc après sa mort.

Quiconque se saisit d'un évêque et le met en prison sera frappé d'une infamie éternelle et condamné à ne plus porter d'armes.


Bertrade de Montfort au concile de Clermont en 1095

Renouvellement de l'excommunication de Philippe Ier de France

Urbain II renouvelle l'excommunication prononcée par Hugues de Romans contre le Philippe Ier de France pour son remariage avec Bertrade de Montfort.



Levée de l'excommunication de Philippe Ier de France

Philippe Ier de France finit par se soumettreaux exigences de Urbain II au printemps 1096.

L'excommunication de Philippe Ier de France est levée en juillet 1096.

Guillaume de Montfort est ordonné Évêque de Paris en septembre 1096.



Mort de Renauld Ier de Bellay

Manassès II de Reims Archevêque de Reims

Renauld Ier de Bellay meurt en 1096.

Manassès II de Reims est trésorier et prévôt de l'Église métropolitaine de Reims.

Manassès II de Reims est soutenu par Urbain II.

Son élection suit rapidement la mort de Renauld Ier du Bellay.

Manassès II de Reims devient Archevêque de Reims en 1096.

Manassès II de Reims visite Philippe Ier de France à Laon à la Noël 1096.



Naissance de Cécile de France

Cecilia ou Cécile de France naît en 1097, fille de Philippe Ier de France et de Bertrade de Montfort.



Louis VI le Gros associé au trône de France

En 1098, Philippe Ier de France associe au trône son fils Louis VI le Gros.



Conflit entre Enguerrand Ier de Boves et Thomas de Marle

Siège de la forteresse de Montaigu

En 1100, rentré au pays, certainement frustré et déçu du peu de profit d'une si longue expédition en Terre Sainte, Thomas de Marle installé dans la forteresse de Montaigu, se met à ravager et dévaster les régions autour de Laon, d'Amiens et de Reims.

Enguerrand Ier de Boves, fort mécontent, entre en conflit avec son fils Thomas de Marle et obtient alors l'appui de son cousin l'évêque Enguerrand de Laon.

Enguerrand Ier de Boves fait le siège de la forteresse de Montaigu avec :

Thomas de Marle, averti, s'échappe et va rejoindre, Louis VI le Gros, fils du roi Philippe Ier de France, dont il obtient du secours et fait lever le siège.



Rattachement de la vicomté de Bourges et de la seigneurie de Dun-le-Roi à la couronne de France

En 1101, Philippe Ier de France s'empare de la vicomté de Bourges et de la seigneurie de Dun-le-Roi.



Concile de Beaugency

En 1104, Manassès II de Reims assiste au concile de Beaugency.

Manassès II de Reims convoque ses suffragants à Paris, le 1er décembre 1104, pour tenter de résoudre le problème de Philippe Ier de France.

Philippe Ier de France soutient Manassès II de Reims contre l'empereur Henri IV de Franconie pour le siège d'évêque de Cambrai.



Concile de Troyes

Alliance entre le royaume de France et la papauté

Bertrade de Montfort se soumet aux décisions du pape et se retire à l'Abbaye de Fontevraud.

En 1104, agissant à la demande du pape Pascal II, Richard de Millau préside un Concile à Troyes qui leve de l'excommunication de Philippe Ier de France.

Ce concile marque l'alliance entre le royaume de France et la papauté contre l'Empire qui est alors scellée pour un siècle.


Mariage des filles de Philippe Ier - Guillaume de Tyr - Historia (BNF - Mss.Fr.68, folio 143)

Mariage de Bohémond Ier de Hauteville avec Constance de France

Mariage de Tancrède de Hauteville avec Cécile de France

En 1106, Bohémond Ier de Hauteville se rend en Europe pour obtenir des secours.

Pendant ce temps, Tancrède de Hauteville, son neveu, assure la régence de la principauté d'Antioche.

Bohémond Ier de Hauteville épouse en 1106 Constance de France, fille de Philippe Ier de France et de Berthe de Hollande. Leur enfant est :

Profitant de son prestige, Bohémond Ier de Hauteville négocie par la même occasion le mariage de Cécile de France, avec Tancrède de Hauteville.

Cécile de France se rend à Antioche par mer pour rejoindre Tancrède de Hauteville, son fiancé. Alexis Ier Comnène craignant que cette alliance se retourne contre lui, demande aux républiques de Gênes, de Pise et de Venise d'intercepter le navire afin d'empêcher l'alliance, mais il n'est pas entendu.

Tancrède de Hauteville épouse à fin 1106 Cécile de France.



Gaudry de Roye Évêque de Laon

Quelques semaines après la bataille de Tinchebray, Gaudry de Roye est élu Évêque de Laon en 1106 par le chapitre cathédral.

Comme Gaudry de Roye n'est que sous-diacre de l'église de Rouen, son élection est particulièrement contestée par Anselme de Laon.

Anselme de Laon est connue comme le maître de l'école théologique de Laon.

Gaudry de Roye intervient alors auprès du pape Pascal II, lequel, venu en France consulter Philippe Ier de France, confirme son élection au cours d'un synode tenu à Langres.

Gaudry de Roye reçoit l'onction pontificale en toute hâte dans l'église Saint-Ruffin ou Saint-Ruf de Valence ou de Langres ou encore d'Avignon.

Arrivé à Laon, Gaudry de Roye se révèle cupide, violent et envieux.



Visite de Philippe Ier de France et de Bertrade de Montfort

Foulques IV le Réchin est resté amoureux de Bertrade et se résigne à son malheur. En 1106 Philippe Ier de France et Bertrade de Montfort viennent même lui rendre visite à Angers.



Mort de Geoffroy IV Martel le Jeune

Foulques V d'Anjou associé au gouvernement du comté d'Anjou

Geoffroy IV Martel le Jeune, fils aîné de Foulques IV le Réchin, meurt assassiné au siège de Candé en 1106, peut-être à l'instigation de son père.

Foulques V d'Anjou quitte sa mère Bertrade de Montfort et la cour de Philippe Ier de France et rejoint l'Anjou pour être associé au gouvernement du Comté auprès de son père Foulques IV le Réchin.


Sceau de Raoul le Verd - Archevèque de Reims

Raoul le Verd Archevêque de Reims

Gervais de Rethel Archevêque de Reims

Raoul le Verd est élu 48e Archevêque de Reims par le chapitre en 1107.

À sa place, Gervais de Rethel est nommé Archevêque de Reims par le roi Philippe Ier de France.

Non sacré, Gervais de Rethel est déposé et condamné par le concile de Troyes le 23 mai 1107.



Gaston de Chaumont Connétable de France

Fondation de l'abbaye d'Abecourt

Gaston de Chaumont, Seigneur de Fresnes et de Poissy, est fait Connétable de France vers 1107 par Philippe Ier de France.

Gasce ou Gaston de Chaumont, surnommé l'éloquent, est le fils de Robert de Chaumont.

En tant que connétable, Gaston de Chaumont souscrit une charte, de Philippe Ier de France, qui remplace les religieuses de Saint Eloi de Paris, par 12 religieuses de Saint-Maur-des-Fossés, afin qu'elles y vivent selon la règle de Saint Benoît.

Gaston de Chaumont accorde également un droit de franchise et d'exemption de péage, sur sa terre de Mantes, en faveur de l'abbaye du Bec (accord confirmé par ses enfants).

Gaston de Chaumont fonde l'abbaye d'Abecourt, qui sert de nécropole familiale.



Visite de Pascal II en France

Philippe Ier de France envoie Guy II de Montlhéry en 1107 à la Charité sur Loire pour recevoir le pape Pascal II.

En janvier 1107, le pape Pascal II rencontre à Saint Denis Philippe Ier de France et Louis VI le Gros, son fils.

Il les rencontre à nouveau à Casale le 4, à Lyon le 29, à Cluny du 4 au 8 février 1107.

Le pape donne l'investiture spirituelle et le roi l'investiture temporelle.



Mort de Pierre de Dammartin

Lancellin II de Beauvais Administrateur du Comté de Dammartin

Pierre de Dammartin meurt au château de Rosnay à Rosnay-l'Hôpital dans l'Aube le 13 septembre 1107 à la suite de la bataille de Gournay.

Il est inhumé en l'église prieurale de Saint-Leu-d'Esserent dans l'Oise.

Philippe Ier de France confisque le château de Dammartin et fait en sorte de confier la tutelle du comté à un proche : Lancelin II de Beauvais.

Lancellin II de Beauvais devient Administrateur du Comté de Dammartin.



Hugues de Chaumont Connétable de France

Hugues de Chaumont est fait Connétable de France vers 1108 par Philippe Ier de France.

Hugues de Chaumont signe diverses chartes en faveur des abbayes de Saint Denis et de Tiron, ainsi qu'en faveur des prieurés de Saint Sanson d'Orléans et de Saint Martin-des-Champs, entre les années 1108 et 1134.

Hugues de Chaumont donne les dîmes de Doudeauville, de Fay, de Gagny, de Loconville et d'Ons-en-Bray, à l'abbaye de Saint Germer (avec le consentement de sa famille), pour financer le voyage en terre Sainte.


Louis VI le Gros Portrait de Louis VI le Gros - par Jean de Tillet – XVI e

Mort de Philippe Ier de France

Louis VI le Gros roi de France

Sacre de Louis VI le Gros

Philippe Ier de France meurt le 30 juillet 1108 au château de Melun.

Il est inhumé le 2 août 1108 dans la crypte de la basilique de Saint-Benoît-sur-Loire, les mains jointes sur la poignée de son épée.

Sous son règne se dessinent les grandes lignes de la politique des souverains capétiens du XIIe siècle : assurer une base réelle à la puissance royale en consolidant le domaine, et abaisser ou contenir les trop puissants vassaux.

Il reconstitue progressivement le domaine royal.

Philippe Ier de France développe l'administration royale aux dépens des seigneurs féodaux, et, pour assurer des revenus à la couronne, il dispose des biens d'Église et vend les charges ecclésiastiques, ce qui lui attire les foudres des réformateurs grégoriens.

Louis VI le Gros devient roi de France en 1108.

Louis VI le Gros doit se faire sacrer précipitamment le 3 août 1108 pour ne pas risquer la concurrence d'un fils de la seconde femme de son père, Bertrade de Montfort.

Louis VI le Gros ne peut être sacré à Reims.



Pillages d'Hugues III du Puiset

Conseil royale à Melun

Construction de la forteresse de Toury

Hugues III du Puiset Prisonnier

Réunion du Puiset au domaine royal

Venir coucher et prendre ses repas dans l'abbaye et dans le cloître avec chevaux et chiens de chasse; arracher aux paysans et aux moines le vin, le blé et les bestiaux; dévaliser les marchands qui se rendent aux foires royales ou ecclésiastiques : voilà en quoi consiste le quotidien des seigneurs qui tyrannisent l'Ile de France. Hugues III du Puiset est l'un des plus célèbres et des plus retors. De son château situé aux confins de l'Orléanais, il lance des expéditions qui ne sont rien moins que des razzias. Il pille sans vergogne les terres de l'Église et ne craint pas de s'attaquer aux domaines du comte Thibaud IV de Blois, dont il est le vassal.

Voulant augmenter son butin, en 1111, il s'attaque au comté de Chartres, qui est alors le douaire de sa belle-mère, la comtesse Adèle de Normandie, mère de Thibault IV de Blois. Thibault IV de Blois tente d'envoyer des soldats mater le vassal turbulent, maisarrivés à 6 ou 8 mille pas de la forteresse du Puiset, ils n'osent pas aller plus loin.

Thibault IV de Blois accompagné d'Adèle de Normandie en appelle alors au roi Louis VI le Gros. Il lui rappelle la défaite subit par Philippe Ier de France au pied du Château du Puiset 30 ans plus tôt.

Le roi convoque un conseil à Melun, où l'archevêque de Sens et les évêques d'Orléans et de Chartres témoignent contre Hugues III du Puiset.

Les charges étant accablantes, Louis VI le Gros décide d'intervenir, mais sachant qu'Hugues III du Puiset dispose d'une armée puissante, Louis VI le Gros agit avec prudence. Il cite Hugues III du Puiset à son tribunal, mais ce dernier se garde de se présenter et est condamné par défaut.

Pendant ce temps, avec l'accord de l'abbé de Saint-Denis qui possédait le lieu, Louis VI le Gros fait édifier une forteresse à Toury, à deux lieues du Puiset, et administré par Suger.

Les travaux terminés, l'ost royal est convoqué et met le siège devant le Puiset. Elle comporte la cavalerie féodale et des fantassins roturiers armés d'arc et d'albalètes.

Hugues III du Puiset tente une sortie en rase campagne. Sous la pluie de projectile, il est incapable de résister et se réfugie au chateau. Les assaillants tentent d'incendier laporte du château.

Thibault IV de Blois arrive alors avec ses chevaliers et les paysans spoliés des paroisses voisines. Ils attaquent le château par le coté opposé ou les défenses sont moins fortes.

Les deux armées pénettrent au même moment dans le château. Après s'être réfugié dans le donjon en pierres, Hugues III du Puiset se rend. Il est incarcéré à Château-Landon. Louis VI le Gros incendie le château, ne conservant que le donjon.

Selon la décision du conseil de Melun, le Puiset est réuni au domaine royal.



Mariage de Pons de Toulouse avec Cécile de France

Cécile de France est veuve de Tancrède de Hauteville.

Pons de Toulouse épouse à Tripoli en 1115 Cécile de France, fille de Philippe Ier de France et de Bertrade de Montfort. Leurs enfants sont :


Ferdinand Ier des Deux-Siciles et Marie-Caroline d'Autriche avec leurs enfants – par Angelica Kauffmann - 1783

Mariage de Ferdinand Ier des Deux-Siciles avec Marie-Caroline d'Autriche

Ferdinand Ier des Deux-Siciles épouse le 12 mai 1768 Marie-Caroline d'Autriche. Leurs enfants sont :

Mariée pour des raisons purement politiques et diplomatiques, Marie-Caroline d'Autriche ne sera pas heureuse auprès de son époux. Possédant une forte personnalité, elle le dominera.

C'est elle qui gouvernera en réalité.

Le destin tragique de Marie-Antoinette d'Autriche, sa sœur cadette, en fait une adversaire acharnée de la Révolution.

Poursuivant la politique de sa mère, l'impératrice Marie-Thérèse de Habsbourg, elle cherche à renforcer les liens tissés par cette dernière entre les Maison de Habsbourg-Lorraine et de Bourbon.

Pour ce faire, elle marie fort avantageusement ses enfants, accaparant les trônes d'Europe.


Louise Henriette Marie Adélaïde de Bourbon

Mariage de Louis Philippe Joseph d'Orléans avec Louise Henriette Marie Adélaïde de Bourbon

L'abbé de Breteuil, chancelier de la maison d'Orléans, est chargé de négocier, en substitution, un mariage avec Louise Henriette Marie Adélaïde de Bourbon qui amène dans la maison d'Orléans l'héritage fabuleux de Louis Jean Marie de Bourbon.

Louis Philippe Joseph d'Orléans épouse à Versailles le 5 avril 1769 Louise Henriette Marie Adélaïde de Bourbon. Leurs enfants sont :

La dot, sans doute la plus importante qu'on ait jamais vue, se monte à 6 millions de livres, dont 3 865 000 livres sont remises sur-le-champ, sous forme d'une dotation produisant un revenu annuel de 245 000 livres.

Louis-Philippe Ier d'Orléans s'engage de son côté à loger, meubler, faire servir les époux et à leur assurer au surplus un revenu de 400 000 livres par an.

Louis Philippe Joseph d'Orléans a la promesse que Louis Jean Marie de Bourbon, son beau-père, sollicitera pour lui la survivance de sa charge de grand amiral de France. Louis Philippe Joseph d'Orléans s'y prépare en faisant une carrière d'officier de marine.



Naissance de Louis-Philippe Ier de France

Louis-Philippe d'Orléans ou Louis-Philippe Ier de France naît à Paris le 6 octobre 1773, fils de Louis Philippe Joseph d'Orléans et de Louise Henriette Marie Adélaïde de Bourbon.


Bas-relief de la bataille de Jemappes sur l'arc de Triomphe de l'Étoile - par Carlo Marochetti Bataille de Jemappes

Bataille de Jemmapes

La bataille de Jemappes ou Jemmapes a eu lieu à Jemappes près de Mons en Belgique entre l'Autriche et la France le 6 novembre 1792.

Elle se déroula le long de la vallée de la Haine depuis Elouges, Boussu, Hornu, Quaregnon, Jemappes, Cuesmes et Ciply.

L'armée révolutionnaire française, constituée de 40 000 volontaires et commandée par Charles François du Perrier du Mouriez.

remporte la victoire, notamment grâce à son avantage numérique, contre

L'armée autrichienne aux Pays-Bas autrichiens sous les ordres d'Albert-Casimir de Saxe-Teschen et des généraux belges François-Sébastien de Croix et Johann Pierre de Beaulie doit évacuer le pays.

Jean Henri Becays Ferrand commande l'aile gauche de l'armée française.

Jean Henri Becays Ferrand emporte à la baïonnette avec intrépidité les villages de Carignan (commune actuelle de Quaregnon) et de Jemappes.

Du côté français, participent à cette bataille :

Louis-Philippe Ier de France se distingue dans le commandement de son aile droite.

Il s'enorgueillira jusqu'à la fin de sa vie d'avoir été l'un des artisans de cette victoire.

Mais le spectacle du sang versé et de la tuerie devait aussi lui inspirer une profonde aversion pour la guerre.

François-Richer Drouet, à la tête de sa division d'infanterie est mortellement blessé.

Jean-Baptiste Jourdan et Maurice Étienne Gérard participent à cette bataille.

Joseph Souham participe à cette bataille sous le grade de lieutenant-colonel.

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald est fait colonel de l'ancien régiment de Picardie lors de cette bataille.

Jacques Gilles Henri Goguet a un cheval tué sous lui lors de cette bataille.

Joseph de Miaczynski combat à la gauche de l'aile droite française.

François-Sébastien de Croix fait une savante retraite après cette bataille.

Cette bataille fait 2 000 mort coté français et 4 000 coté autrichiens



Mort de Philippe-Égalité Duc d'Orléans

Louis-Philippe Ier de France Duc d'Orléans

Philippe-Égalité n'hésite pas à affirmer publiquement sous la Révolution qu'il n'est pas le fils de Louis-Philippe Ier d'Orléans mais celui d'un cocher du Palais-Royal. C'est au demeurant peu probable si l'on en juge par la ressemblance frappante entre le père et le fils.

Louis Philippe Joseph d'Orléans ou Philippe-Égalité meurt le 6 novembre 1793 guillotiné.

Ses biens : le canal d'Orléans et le Palais-Royal deviennent bien national.

Louis-Philippe Ier de France devient Duc d'Orléans et de Nemours.



Mariage de Laurent de Gouvion-Saint-Cyr avec Anne Gouvion

Laurent de Gouvion-Saint-Cyr épouse le 26 février 1795 Anne Gouvion (1775-1844), sa cousine germaine.bLeur enfant est :



Fiançailles de Louis-Philippe Ier de France avec Élizabeth du Royaume-Uni

Louis-Philippe Ier de France et Élizabeth du Royaume-Uni (1770–1840), fille de George III de Grande-Bretagne et de Sophie Charlotte de Mecklemburg-Strelitz, sont fiancés en 1804.

Mais le mariage n'aboutit pas.


Léopold-Michel de Bourbon-Siciles

Projet pour mettre Léopold-Michel de Bourbon-Siciles sur le trône d'Espagne

En 1808, Marie-Caroline d'Autriche tente, avec l'aide de l'Angleterre, de mettre Léopold-Michel de Bourbon-Siciles, son plus jeune fils, sur le trône d'Espagne.

N'étant âgé que de dix-huit ans, il doit être accompagné de Louis-Philippe Ier de France.

Les Anglais les arrêtent à Gibraltar en leur interdisant l'entrée en Espagne.

Léopold doit rentrer à Palerme.


Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles - Portrait par Louis Hersent – 1830 - Musée Condé à Chantilly

Mariage de Louis-Philippe Ier de France avec Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles

Louis-Philippe Ier de France épouse à Palerme le 25 novembre 1809 Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, fille de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d'Autriche.

Leurs enfants sont :



Naissance de Ferdinand-Philippe d'Orléans

Ferdinand-Philippe d'Orléans naît le 3 septembre 1810, fils de Louis-Philippe Ier de France et de Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles.



Naissance de Louise Marie Thérèse Charlotte Isabelle d'Orléans

Louise Marie Thérèse Charlotte Isabelle d'Orléans naît à Palerme le 3 avril 1812, fille de Louis-Philippe Ier de France et de Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles.



Louis Philippe Ier de France confirmé Duc d'Orléans

En 1814, Louis-Philippe Ier de France rentre vivre en France. Il est confirmé dans le titre de Duc d'Orléans.



Naissance de Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans naît à Paris le 25 octobre 1814, fils de Louis-Philippe Ier de France et de Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles.

Il reçoit, comme ses frères, une éducation soignée et populaire, d'abord sous les yeux de son père et ensuite au collège Henri-IV.



Naissance de François Ferdinand d'Orléans

François Ferdinand d'Orléans Prince de Joinville

François Ferdinand d'Orléans naît à Neuilly le 14 août 1818, fils de Louis-Philippe Ier de France et de Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles.

François Ferdinand d'Orléans est fait Prince de Joinville.

Sa marraine est Louise Marie Adélaïde Eugénie d'Orléans, sa tante paternelle, qui lui léguera son château d'Arc-en-Barrois.

Comme ses frères, il passe ses premières années au lycée Henri-IV.



Mort de Louise Henriette Marie Adélaïde de Bourbon

Travaux au château de La Ferté-Vidame

Cession du château d'Anet

Après une longue et douloureuse agonie, Louise Henriette Marie Adélaïde de Bourbon meurt au château d'Ivry-sur-Seine le 23 juin 1821 d'un cancer du sein.

Louis-Philippe Ier de France hérite du château de Bizy.

Le Château de La Ferté-Vidame et le domaine passe à Louis-Philippe Ier de France.

Il reconstitue le domaine, fait relever le mur d'enceinte, remettre en état les pièces d'eau, restaurer et agrandir le petit château.

Mais Louis-Philippe Ier de France recule devant l'énormité de la dépense que représente une reconstruction du château d'Anet.

Il le vend à Louis Passy, receveur général du département de l'Eure, qui ne l'habite point et se contente de faire clore par un mur l'extrémité restée béante de l'aile gauche.



Naissance d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans Duc d'Aumale

Henri d'Orléans ou Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans naît au Palais-Royal à Paris le 16 janvier 1822, fils de Louis-Philippe Ier de France et de Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est titré duc d'Aumale.

Pour l'éducation du duc d'Aumale, Louis-Philippe Ier de France choisit Alfred Cuvillier-Fleury, un jeune professeur. Il sera secrétaire du duc pendant sa vie militaire et son ami tout au long de sa vie.



Cession et destruction du Château de Chanteloup

À la suite de la faillite du vicomte Chaptal de Chanteloup, le château de Chanteloup et le domaine sont mis en vente en 1823.

N'ayant pas trouvé preneur, le château de Chanteloup est vendu à un démolisseur appartenant à la sinistre Bande noire, sorte d'association de liquidateurs sans scrupules de grands domaines fonciers.

Sous les directives du banquier Enfantin, principal créancier du fils Chaptal, ils n'hésitent pas à dépecer le château pour en vendre les matériaux.

Le château est entièrement détruit, sauf la Pagode, acquise par Louis-Philippe Ier de France.



Naissance d'Antoine Marie d'Orléans

Antoine Marie d'Orléans Duc de Montpensier

Antoine Marie d'Orléans naît à Neuilly-sur-Seine le 31 juillet 1824, fils de Louis-Philippe Ier de France et de Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles.

Il est fait à sa naissance Duc de Montpensier



Testament de Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé

En 1829, Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé signe un testament par lequel il lègue :


Maurice-Étienne Gérard

Maurice-Étienne Gérard Maréchal de France

Maurice-Étienne Gérard est fait Maréchal de France en 1830 par Louis-Philippe Ier de France.


Combat devant l'Hôtel de ville - 28 juillet 1830 -par Jean-Victor Schnetz - Paris - Musée du Petit Palais La Liberté guidant le peuple par Eugène Delacroix Louis-Philippe Ier de France

Ordonnances de Saint-Cloud

Révolution de Juillet : les Trois Glorieuses

Louis-Philippe Ier de France Lieutenant-général du royaume

Abdication de Charles X de France

Exil de la famille royale de France

Louis-Philippe Ier de France Roi des Français

L'annonce de la victoire d'Alger, et l'assurance donnée par le préfet de police que Paris ne bougerait pas semble autoriser, Jules Armand de Polignac et Charles X, à un coup de force et tente de rétablir la monarchie absolue.

Le 25 ou 26 juillet 1830, les ordonnances de Saint-Cloud :

Ces ordonnances excitent immédiatement une réprobation universelle.

Paris se soulève les 27, 28 et 29 juillet 1830.

C'est journées sont appelées les Trois Glorieuses ou Révolution de Juillet.

Particulièrement le 28 juillet 1830, la place et l'Hôtel de ville fait l'objet de furieux combats entre la troupe et les insurgés. La place et le bâtiment sont plusieurs fois perdus et repris au cours de la journée, avant de finir par rester aux mains des insurgés.

Le 30 juillet 1830, Louis-Philippe Ier de France, Duc d'Orléans, est nommé Lieutenant-général du royaume par les députés insurgés.

Louis-Philippe Ier de France accepte ce poste le 31 juillet 1830.

Charles X de France, étant au château de Rambouillet, nomme également Louis-Philippe Ier de France, son cousin, lieutenant-général du Royaume, le 1er août 1830.

Louis-Philippe Ier de France reçoit la dépêche et, sur le conseil d'André Dupin, il répond que cette lieutenance lui a déjà été conférée par le parlement.

Le 2 août 1830, Charles X de France, retiré à Rambouillet, abdique, et convainc Louis-Antoine de France, le dauphin, de contresigner l'abdication.

Louis-Antoine de France est fictivement Roi sous le nom de Louis XIX entre le moment où Charles X de France; son père, signe l'abdication et le moment où lui-même la contresigne.

Il aurait pu conserver la couronne pour lui-même et reprendre en main l'armée et le pays. Mais finalement, il renonce par obéissance ou par faiblesse.

Charles X de France confie à Louis-Philippe Ier de France, son cousin, la tâche d'annoncer que son abdication se fait au profit d'Henri d'Artois sous le nom de Henri V de France, Duc de Bordeaux, son petit-fils, faisant de Louis-Philippe Ier de France le Régent.

Du 2 au 7 août 1830, Henri d'Artois est virtuellement Roi.

Le 3 août 1830, devant les Chambres réunies, Louis-Philippe Ier de France annonce bien l'abdication de Charles X de France, contresignée par Louis-Antoine de France, le dauphin, mais ne mentionne pas qu'elle est effectuée en faveur du Duc de Bordeaux.

Louis-Philippe Ier de France prend le pouvoir le 7 août 1830. C'est alors le début de la monarchie de Juillet.

Louis-Philippe Ier de France, Duc d'Orléans, devient Roi des Français.

À l'annonce de cet avènement, Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles aurait dit, en larmes : Quelle catastrophe ! Toute sa vie, elle est un exemple de dignité et de loyauté, d'amour pour son époux et ses enfants, tout en restant à l'écart des affaires politiques.

Le Palais-Royal devient brièvement la résidence du chef de l'État à partir du 9 août 1830.

Le 10 août 1830, les maréchaux Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald, Molitor, Nicolas Charles Marie Oudinot, et Adolphe Édouard Casimir Joseph Mortier présentent à l'Assemblée la couronne royale de Louis-Philippe.

Ce sera la dernière apparition officielle d'Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald

Le 16 août 1830, Charles X de France embarque à Cherbourg pour un troisième et dernier exil de la famille royale, sans laisser de consigne à ses fidèles.

Il se retire d'abord au palais de Holyrood en Écosse.

En exil, Charles X de France portera le titre de courtoisie de Comte de Ponthieu.

Charles X de France interdit à Marie-Caroline des Deux-Siciles, la duchesse de Berry, la mère du duc de Bordeaux, d'amener Henri d'Artois à Paris.

François IV de Modène est le seul souverain Européen à ne pas reconnaitre la monarchie de Juillet.

Jules Armand de Polignac est condamné à la prison perpétuelle et à la mort civile.


Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans - Portrait par Franz Xaver Winterhalter - Château de Compiègne

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans Duc de Nemours

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans, fils de Louis-Philippe Ier de France, lui succède et devient seizième Duc de Nemours, en 1830.



Gaston François Félix Christophe Victor de Lévis en exil

Gaston François Félix Christophe Victor de Lévis refuse de prêter serment au gouvernement de Louis-Philippe Ier de France, pour rester fidèle à la branche ainée qu'il accompagne dans l'exil, en Écosse et en Allemagne.



Mort de Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans Héritier de Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé

Il semble que Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé est inquiet et qu'une partie de son entourage le pousse à émigrer par précaution.

Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles vient à Saint-Leu le 20 août 1830 pour rassurer Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé.

Le soir du 26 août 1830, Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé se couche normalement. Rien ne laisse penser à une tentation suicidaire.

Au matin du 27 août 1830, Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé est retrouvé pendu par le cou... mais les pieds touchant le sol, à l'espagnolette de la fenêtre de sa chambre du château de Saint-Leu.

Les légitimistes affirment sans preuve que Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé, bouleversé par les Trois Glorieuses et demeuré fidèle à la monarchie légitime, aurait décidé :

Averti de ces intentions, Louis-Philippe Ier de France et Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles l'aurait fait étrangler par Sophie Dawes et son frère, permettant à Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans, leur dernier fils de capter l'immense héritage du Prince.

Inversement les orléanistes tentent de démontrer que le Prince s'est rallié au nouveau régime. Il aurait :

L'abbé Pellier de Lacroix, confesseur du Prince, déclare publiquement que le Prince de Condé est innocent de sa mort, c'est-à-dire qu'il ne s'est pas suicidé.

On tient aujourd'hui pour le plus probable qu'il avait recours à la strangulation comme stimulant sexuel. Sophie Dawes l'aurait tenu sous sa coupe par son habileté dans cette pratique particulière. Le Prince aurait succombé à une séance plus poussée qu'à l'habitude, soit accident, soit assassinat...

La baronne aurait ensuite monté, avec l'aide de son frère, la mise en scène du suicide.

L'enquête ne permet pas d'établir qu'un crime a été commis. Sophie Dawes n'est pas inquiétée et repart à Londres.

Le titre de Prince de Condé s'éteint avec Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé.

Parmi les nombreux services qu'Isaac Thuret rend secrètement à la France, il serait intervenu auprès de Sophie Dawes pour préserver l'héritage de Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans hérite de l'énorme patrimoine des condé, estimée à 66 millions de francs-or, produisant 2 millions de revenus annuels comprenant le plus important patrimoine foncier du pays, dont le domaine de Chantilly (Oise) et d'immenses forêts en Thiérache (Aisne).

Eusèbe de Salverte, député d'extrême-gauche, interpelle le Ministère sur le paiement des droits de cette succession.

Jean-Louis Calmon, directeur de l'Enregistrement, répond que ces droits qui s'élèvent à plus de 4 millions, n'ont pas encore été réglés, le Gouvernement accordant toujours des délais pour l'acquittement des droits lorsqu'il est constaté que les héritiers n'ont pas les moyens de les acquitter.

Il ne se trouve dans la succession aucune valeur mobilière.

Les liquidateurs de la succession cherchent à contracter un emprunt sans y parvenir. Ils mettent en vente 9 000 arpents de bois et, avant peu de temps, les droits seront réglés.



François Ferdinand d'Orléans Aspirant de 2e classe

Autant pour obéir aux ordres de Louis-Philippe Ier de France, son père, que pour suivre ses propres goûts, François Ferdinand d'Orléans se dispose à entrer dans la marine par des études spéciales, subit ses premiers examens à Brest et commence en 1831 l'apprentissage du métier de marin.

François Ferdinand d'Orléans s'embarque à Toulon en mai 1831, comme aspirant de 2e classe sur la frégate l'Arthémise.

Il navigue sur les côtes de France et se rend en Corse, à Livourne, à Naples, à Alger.

Là, il est soumis à toutes les épreuves imposées aux élèves de l'École navale.


Leopold Ier de Belgique

Indépendance de la Belgique

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans Roi des Belges

Léopold Ier de Belgique Roi de Belgique

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans participe avec l'armée française à la libération de la Belgique de l'occupation néerlandaise.

Guillaume Ier des Pays-Bas donne à la Belgique son indépendance en 1831.

Toutefois les Pays-Bas et la moitié orientale du Luxembourg restent unis.

Le 3 février 1831, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans est élu Roi des Belges par le Congrès national belge.

Le Royaume-Uni s'y oppose.

Louis-Philippe Ier de France, son père, doit refuser cet honneur.

Léopold Ier de Belgique est élu premier Roi des Belges le 4 juin 1831.

Il prête serment sur la constitution le 21 juillet 1831.


Bertrand de Clauzel - gravure de Ruhière d'après Champmartin

Bertrand de Clauzel Maréchal de France

Bertrand de Clauzel est fait Maréchal de France le 30 juillet 1831 par Louis-Philippe Ier de France.



Emmanuel de Grouchy Maréchal de France

Emmanuel de Grouchy, Marquis de Grouchy, est fait Maréchal de France en 1831 par Louis-Philippe Ier de France.



Georges Mouton Maréchal de France

Georges Mouton, Comte de Lobau, est fait Maréchal de France en 1831 par Louis-Philippe Ier de France.



Séjour d'Hortense de Beauharnais à Paris

À fin d'avril 1831, Hortense de Beauharnais se rend à Paris.

Par l'entremise du général d'Houdetot, aide-de-camp de Louis-Philippe Ier de France et ancien ami d'Eugène de Beauharnais, elle obtient une entrevue secrète avec le souverain, qui n'oublie pas qu'elle est intervenue en faveur de sa mère, la duchesse d'Orléans, et de sa tante, la duchesse de Bourbon, durant les Cent-Jours.

Il est probable qu'elle veut discuter des conditions d'un établissement durable en France pour elle et pour Napoléon III.

On a évoqué une possible élévation de Napoléon III à la pairie avec le titre de duc de Saint-Leu-La'Forêt.

Le 5 mai 1831, jour du dixième anniversaire de la mort de l'Empereur, elle assiste avec son fils depuis les fenêtres de l'hôtel où elle est descendue rue de la Paix au défilé des bonapartistes venus en pèlerinage à la colonne Vendôme.

Hortense de Beauharnais repart rapidement pour l'Angleterre.



Installation de Louis-Philippe Ier de France aux Tuileries

Louis-Philippe Ier de France s'installe aux Tuileries en septembre 1831.



Charles Antoine Louis Alexis Morand à nouveau Pair de France

Louis-Philippe Ier de France nomme Charles Antoine Louis Alexis Morand Pair de France pour la seconde fois le 11 octobre 1832.



Voyage de Louis-Philippe Ier de France dans le département du Nord

En janvier 1833, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans, Ferdinand-Philippe d'Orléans et François Ferdinand d'Orléans, accompagnent Louis-Philippe Ier de France dans son voyage dans le département du Nord.


Isabelle II d'Espagne avec Isabelle sa fille – 1852 - par Winterhalter

Mort de Ferdinand VII d'Espagne

Isabelle II d'Espagne Reine d'Espagne

Marie-Christine Ferdinande de Bourbon-Siciles Régente du royaume d'Espagne

Crise de succession d'Espagne

Ferdinand VII d'Espagne meurt le 29 septembre 1833 sans héritier mâle.

Isabelle II d'Espagne est proclamée Reine d'Espagne sous la régence de Marie-Christine Ferdinande de Bourbon-Siciles, sa mère.

Charles Marie Isidore Benoît de Bourbon considère que, comme frère du Roi, il est l'héritier légitime et se déclare également Roi sous le nom de Charles V d'Espagne.

Ses partisans qui prennent le nom de carlistes, sont conservateurs et régionalistes. Ils sont défenseurs acharnés du catholicisme institutionnel et du maintien du droit des provinces.

Leurs adversaires, les isabellistes sont libéraux, anticléricaux et centralisateurs.

La crise de succession durera de 1833 à 1846.

Elle se traduit par des affrontements armés qui touchent surtout le nord de l'Espagne, affrontements connus aussi sous le nom de guerres carlistes.

Les carlistes se soulèvent mais ne parviennent pas à prendre Madrid.

La France de Louis-Philippe Ier de France se pose comme le premier allié des Isabellistes.

Isabelle II d'Espagne est soutenu par des contingents anglais et français.



Mort de Charles Antoine Louis Alexis Morand

Charles Antoine Louis Alexis Morand meurt 63, rue des Saints-Pères à Paris le 2 septembre 1835.

Décédé le 2 septembre 1835 - Paris, 63, rue des Saints-Pères

Ses obsèques sont célébrées à l'église Saint- Germain-des-Près.

Les cordons du poêle sont tenus par :

Au cimetière du Père-Lachaise, les discours sont prononcés par les généraux Delort et Bernard, aides de camp de Louis-Philippe Ier de France

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (39e division).

L'austère républicain Kléber est l'auteur de l'éloge suivant: Je le déclare propre à tout et surtout plein d'honneur, de délicatesse et de probité.

Son nom est inscrit au côté Est de l'Arc-de-Triomphe de l'Étoile.



Tentative de soulèvement de la garnison de Strasbourg

Strasbourg, importante place militaire, est aisément accessible depuis l'Allemagne et, surtout, c'est une ville de gauche et patriote.

Napoléon III espère soulever la garnison et, ensuite, marcher sur Paris et renverser la monarchie de Juillet.

Son plan est de rassembler sur son passage les troupes et les populations, sur le modèle du retour de l'île d'Elbe en 1815.

Sur place, l'âme du complot est le colonel Vaudrey, qui commande le 4e régiment d'artillerie, dans lequel Napoléon Ier a servi à Toulon en 1793, et qui s'estime mal traité par la monarchie de Juillet.

L'opération est engagée le 30 octobre 1836 au matin. Elle tourne court presque aussitôt. Napoléon III et ses complices sont arrêtés.

Louis-Philippe Ier de France et les oncles du jeune prince condamnent aussitôt l'opération.

Hortense de Beauharnais écrit à Louis-Philippe Ier de France pour lui suggérer de laisser son fils quitter la France.

Louis-Philippe Ier de France convainc son gouvernement qui, en dehors de toute procédure légale, fait conduire le prince à Lorient où, muni d'une somme d'argent, il est embarqué sur L'Andromède le 21 novembre 1836 à destination des États-Unis d'Amérique.

Si la tentative est un échec complet, elle fait connaître Napoléon III en France et l'identifie à la cause bonapartiste.


Hélène de Mecklembourg-Schwerin et son fils Philippe - par Franz Xaver Winterhalter – 1839 - Château de Versailles

Mariage de Ferdinand-Philippe d'Orléans avec Hélène de Mecklembourg-Schwerin

Louis-Philippe Ier de France entreprend des travaux de restauration au château de Fontainebleau dirigés par Alaux, Picot, et Abel de Pujol. Il fait refaire la décoration intérieure et l'ameublement.

Ferdinand-Philippe d'Orléans épouse à Fontainebleau le 30 mai 1837 Hélène de Mecklembourg-Schwerin. Leurs enfants sont :


Obsèques de Charles-Marie Denys de Damrémont devant Constantine - par Édouard Detaille

Expédition de Constantine de 1837

Mort de Charles-Marie Denys de Damrémont

Sylvain Charles de Valée Maréchal de France

Le 12 février 1837, Louis-Philippe Ier de France nomme Charles-Marie Denys de Damrémont gouverneur général des possessions françaises dans le nord de l'Afrique.

Constantine est encore aux mains d'Ahmed Bey.

À ce moment la monarchie de Juillet est consolidée et la prospérité économique est rétablie.

Louis-Philippe Ier de France envisage une dissolution de la Chambre des députés.

Il cherche à obtenir un meilleur résultat aux élections en offrant au pays un peu de gloire militaire et en vengeant l'échec de l'expédition de Constantine de 1836.

Louis-Philippe Ier de France et Louis-Mathieu Molé, le chef de son gouvernement, décident de lancer une nouvelle Expédition de Constantine par à l'été 1837.

La préparation de l'expédition est l'occasion, à fin août 1837, d'une vive rivalité entre les deux fils aînés de Louis-Philippe Ier de France :

qui se disputent l'honneur d'y participer.

Le premier estime qu'en tant qu'aîné, le premier rôle lui revient de droit, tandis que le second, qui a participé à l'expédition infructueuse de l'an passé, tient absolument à venger cette humiliation.

Ferdinand-Philippe d'Orléans s'incline.

L'armée se réunit dans le camp de Merdjez-Hammar, établi sur les bords de la Seybouse, en avant de Ghelma, à moitié chemin de Bône à Constantine.

Placée sous les ordres de Charles-Marie Denys de Damrémont elle a pour chef d'état-major :

Le tout ne comprend pas plus de 7 000 hommes.

Patrice de Mac Mahon se distingue lors de ce siège de Constantine.

En 1837, à bord du vaisseau l'Hercule, François Ferdinand d'Orléans se rend à Gibraltar, à Tanger, à Ténériffe.

Il débarque à Bône en octobre 1837, et se met en route en toute hâte pour rejoindre l'armée qui marche contre Constantine.

Un témoin oculaire allemand qui sert l'armée en volontaire donne le récit de cette expédition.

L'armée française part de Bône le 1er octobre 1837 ; elle sort du camp de Merdjez-Hammar pour marcher sur Constantine..

Les deux premières brigades bivouaquentsur les hauteurs de Rez-el-Akba.

Le 2 octobre 1837, l'armée campe auprès du marabout de Sidi-Tamtam.

Les troisième et quatrième brigades, commandées par le général Rulhières et le colonel Combes, se tiennent une demi-journée en arrière pour protéger le convoi qui, avec sa multitude de voitures et de mulets, occupedeux lieues de route.

Le 3 octobre 1837, l'armée campe auprès de Ouad-el-Aria.

Depuis Rez-el-Akba, l'armée française marche dans un pays très-élevé, dont les vallées mêmes sont au moins à 1 500 pieds au-dessus du niveau de la mer.

La marche des soldats français jusqu'à Constantine dura près de 6 jours, quoique cette ville ne soit éloignée que de 19 lieues de Merdjez-el-Hammar et de 41 lieues de Bone.

Dès qu'il fait assez jour pour distinguer la route, l'avant-garde française se met en marche.

Tous les corps suivent dans l'ordre prescrit.

L'artillerie et l'immense convoi se traînent ensuite, puis viennent la troisième et la quatrième brigade.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans passe la Seybousse à la tête de 3 brigades.

L'armée prend position sous les murs de la ville le 6 octobre 1837.

Sans perdre un instant les batteries de brèche sont établies.

Le 10 octobre 1837, toutes les pièces de 24 sont placées sur la colline.

Le 11 octobre 1837 les forces françaises commencent à lancer leurs boulets contre les murs, entre les portes Bal-el-Oued et Bab-el-Decheddid.

Charles-Marie Denys de Damrémont, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans et le général Perregaux, se rendent de Mansourah à Coudiat-Aty pour observer les effets produits par les batteries de brèche.

La communication entre ces deux positions n'a jamais été interrompue, mais le passage du Rummel est toujours dangereux.

300 Arabes environ campent sur les hauteurs auprès de l'aqueduc colossal des Romains ; leur quartier général est à une petite demi-lieue au sud de Coudiat-Aty.

Ces derniers s'approchent quelquefois des tirailleurs français jusqu'à une demi-portée de fusil.

Dans la matinée du le 12 octobre 1837, la brèche est devenue large.

Vers huit heures, Charles-Marie Denys de Damrémont fait cesser le feu parce qu'il attenda le retour d'un parlementaire envoyé dans la ville pour sommer les habitants de se rendre.

Charles-Marie Denys de Damrémont meurt le 12 octobre 1837 mortellement touché par un boulet alors qu'il se rendait à la batterie de brèche

Il est inhumé à l'hôtel des Invalides.

Lors de sa messe funéraire, est joué pour la première fois le Requiem de Berlioz.

Un conseil de guerre est convoqué et le commandement de l'armée est confié à Sylvain Charles de Valée.

Il est opposé au système de négociations et de traités que les français ont adopté depuis quelque temps.

Sylvain Charles de Valée donne sur-le-champ l'ordre de doubler le nombre et la célérité des coups.

Le 13 octobre 1837 au matin, la première colonne d'attaque française est formée par :

La seconde colonne d'assaut se compose :

Le colonel Combe, qui la commande, arrive devant la brèche au moment où les Zouaves demandent des échelles.

La ville de Constantine a encore au moment de l'assaut 6 000 défenseurs.

Les habitants continuent quelque temps encore leur résistance dans les rues, pour s'assurer la retraite vers la Kasbah et une issue hors la ville.

Vers 9 heures, le drapeau tricolore remplace sur le rocher le drapeau rouge.

Adolphe Jean Casimir Niel se distingue lors de la prise de la ville.

Cependant, le mauvais temps et la difficulté des routes retardent François Ferdinand d'Orléans, et il n'arrive que le 17 octobre 1837 alors que le drapeau français flotte déjà sur les murs de la ville.

Le ministre de la Guerre félicite Adolphe Jean Casimir Niel le 26 octobre 1837 après le rapport qu'a fait Sylvain Charles de Valée.

L'armée française reste à Constantine jusqu'à fin novembre 1837.

Sylvain Charles de Valée laisse alors une garnison sous les ordres du général Bernelle et revient à Bône avec Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans.

Il y reçoit la nouvelle de sa promotion.

Sylvain Charles de Valée, Comte de Valée, est fait Maréchal de France le 11 novembre 1837 par Louis-Philippe Ier de France.

Avec le regret d'avoir manqué une occasion d'acquérir de la gloire, François Ferdinand d'Orléans reprend la mer, explore les côtes du Sénégal et visite Gorée.

François Ferdinand d'Orléans fait également plusieurs excursions à l'intérieur du continent noir, où il rend visite à quelques chefs de tribus.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans revient ensuite en France par Gibraltar et l'Atlantique.

Sur le chemin de retour, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans se blesse au bras, ce qui ne l'empêche pas d'assister à l'ouverture des Chambres, le 18 décembre 1837.



Mort de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

Lorsqu'il apprend que Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est à l'agonie, Louis-Philippe Ier de France décide, contrairement à l'étiquette, de lui rendre visite.

Sire, murmure le mourant, c'est un grand honneur que le roi fait à ma Maison.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord nomme Adolphe Fourier de Bacourt son exécuteur testamentaire

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord meurt en l'hôtel de Saint-Florentin à Paris Ier le 17 mai 1838 à 15 h 35 ou 15 h 50 selon les sources.

Son corps est embaumé à l'égyptienne.

Des funérailles officielles et religieuses sont célébrées le 22 mai 1838.

Son corps est transféré de Paris à Valençay.

Il est inhumé dans la crypte sous la chapelle de la maison de charité près du château de Valençay le 5 septembre 1838.

Dorothea von Biron se retire dans son château de Sagan en Silésie, immensément riche.


François Ferdinand d'Orléans

François Ferdinand d'Orléans Capitaine de vaisseau

Le 10 février 1839, Louis-Philippe Ier de France décore François Ferdinand d'Orléans de la Légion d'honneur et l'élève au grade de capitaine de vaisseau.

En mai 1839, François Ferdinand d'Orléans prend à Cherbourg le commandement de la frégate la Belle-Poule.

François Ferdinand d'Orléans s'embarque à Toulon où il rejoint l'escadre d'évolutions commandée par l'amiral Lalande.

François Ferdinand d'Orléans est nommé chef d'état-major de la division navale et fait bientôt voile vers le Levant, sur le Jupiter.

François Ferdinand d'Orléans débarque à Constantinople où un épouvantable incendie ayant éclaté à Péra et à Galata menace d'engloutir le plus riche quartier de la capitale.

François Ferdinand d'Orléans accourt alors à la tête de ses marins et dirige les plus actifs secours.

Son intrépidité et celle de son équipage parviennent à préserver la ville du plus immense danger.

De Constantinople, François Ferdinand d'Orléans rejoint son escadre à Smyrne et débarque à Toulon à fin décembre 1839.



Agrandissement de la chapelle royale de Dreux

À partir du printemps 1839, la chapelle royale de Dreux est complétée grâce à des ajouts de style néo-gothique par Louis-Philippe Ier de France, qui en fait la nécropole de sa famille et de ses descendants, d'où le nom de Saint-Denis des Orléans.

De 1843 à 1845, les nombreuses fenêtres sont garnies de somptueux vitraux exécutés à la manufacture de Sèvres sur des dessins d'Eugène Delacroix, Hippolyte Flandrin, Dominique Ingres.


Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles - en 1842 – par Winterhalter

Amélie-les-Bains-Palalda

La commune actuelle d'Amélie-les-Bains-Palalda regroupe en fait les villages des Bains et de Palalda.

Le 7 avril 1840, Louis-Philippe Ier de France renomme le village en Amélie-les-Bains, du nom de son épouse Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles.



François Horace Sébastiani Maréchal de France

François Horace Sébastiani est fait Maréchal de France en 1840 par Louis-Philippe Ier de France.



Thomas Bugeaud Maréchal de France

Thomas Bugeaud, Marquis de la Piconnerie, Duc d'Isly, est fait Maréchal de France en 1843 par Louis-Philippe Ier de France.


Château de Bizy

Séjours de Louis-Philippe Ier de France au château de Bizy

Le château de Bizy est situé à Vernon dans le département de l'Eure.

Au château de Bizy, Louis-Philippe Ier de France :

Louis-Philippe Ier de France y séjourne souvent, s'y rendant parfois en chemin de fer à partir de la mise en service d'une ligne, en 1843 comme en témoigne une de ses lettres manuscrites.



Mariage d'Auguste Louis Victor de Saxe-Cobourg-Kohary avec Clémentine d'Orléans

Au sein de sa famille, Auguste de Saxe-Cobourg-Kohary est réputé niais et fanfaron.

Ses fiançailles avec la brillante Clémentine d'Orléans, fille de Louis-Philippe Ier de France, sont plusieurs fois compromises à cause du jugement négatif que portent sur lui plusieurs de ses parents.

Pourtant, le prince est bel homme et Clémentine, qui désespère de trouver un jour un mari, tombe véritablement amoureuse de lui.

Auguste Louis Victor de Saxe-Cobourg-Kohary épouse au château de Saint-Cloud le 20 avril 1843 Clémentine d'Orléans (1817-1907), fille de Louis-Philippe Ier de France et de Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles. Leurs enfants sont :

Ce mariage prestigieux du prince renforce considérablement sa position à Vienne.

Après leur mariage, Auguste et Clémentine parcourent l'Europe et visitent notamment le Portugal, la Belgique, l'Angleterre, Cobourg et la Hongrie où règnent leurs parents.



Jean-Baptiste Drouet d'Erlon Maréchal de France

Jean-Baptiste Drouet d'Erlon, Comte Drouet d'Erlon, est fait Maréchal de France en 1843 par Louis-Philippe Ier de France.



Tranfert du corps de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

Louis-Philippe Ier de France, ayant apprenant que l'église Saint-Michel de Barcelone doit être démolie, ordonne à Ferdinand de Lesseps, Consul de France, de faire procéder à l'exhumation du corps de Louis François Joseph de Bourbon-Conti.

Embarqué sur le Lavoisier, il est transporté à Dreux et ré inhumé le 2 avril 1844 dans la chapelle royale.



Naissance de Louis-Philippe Marie Léopold d'Orléans

Louis-Philippe Marie Léopold d'Orléans Prince de Condé

Louis-Philippe Marie Léopold d'Orléans naît à Saint-Cloud le 15 novembre 1845, fils d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans et de Marie-Caroline Auguste de Bourbon-Siciles.

Il est titré Prince de Condé à sa naissance par Louis-Philippe Ier de France.



Tentative d'assassinat de Louis-Philippe Ier de France

Le 16 avril 1846, un ancien garde de la forêt, Pierre Lecomte, tente d'assassiner Louis-Philippe Ier de France dans le parc du château de Fontainebleau.


François d'Assise de Bourbon

Mariage de François d'Assise de Bourbon avec Isabelle II d'Espagne

François d'Assise de Bourbon président du Conseil des ministres

Mariage d'Antoine Marie d'Orléans avec Louise-Fernande de Bourbon

François d'Assise de Bourbon épouse le 10 octobre 1846 Isabelle II d'Espagne, sa cousine germaine. Leurs enfants sont :

Isabelle II d'Espagne donne à François d'Assise de Bourbon, son époux, le titre de roi consort d'Espagne de 1846.

François d'Assise de Bourbon préside le Conseil des ministres.

François d'Assise de Bourbon est un homosexuel avéré. Il est surnommé "Paquita", le féminin de son diminutif Paquito. Marie-Christine Ferdinande de Bourbon-Siciles ne peut se retenir de soupirer Ce mariage ne devrait pas être.

La plupart des historiens ont des doutes sur la filiation paternelle.

François d'Assise de Bourbon donnera à ses chiens le nom des amants d'Isabelle II d'Espagne qui ont pu ainsi parvenir jusqu'à nous. Les préférences de la reine se portaient vers le monde de la musique (compositeurs, chanteurs lyriques) mais on compte aussi des militaires, officiers voire hommes du rang et des diplomates.

Antoine Marie d'Orléans épouse le 10 octobre 1846 Louise-Fernande de Bourbon, fille de Ferdinand VII d'Espagne et de Marie-Christine Ferdinande de Bourbon-Siciles. Leurs enfants sont :

La princesse Louise-Fernande de Bourbon est l'héritière présomptive de sa sœur, la jeune reine Isabelle II d'Espagne, elle-même mariée à un prince réputé impuissant.

Ce mariage est souhaité par Louis-Philippe Ier de France car si Isabelle II d'Espagne n'a pas d'enfant, Antoine Marie d'Orléans montera sur le trône Espagnol avec Louise-Fernande de Bourbon, la sœur d'Isabelle.



Antoine Marie d'Orléans Maréchal de camp et commandant d'artillerie

Le 13 août 1846, Antoine Marie d'Orléans est élevé au grade de Colonel.

Louis-Philippe Ier de France, son père, le nomme maréchal de camp et commandant d'artillerie à Vincennes le 11 septembre 1846.



Honoré de Reille Maréchal de France

Honoré de Reille, Comte de Reille, est fait Maréchal de France en 1847 par Louis-Philippe Ier de France.



Guillaume Dode de la Brunerie Maréchal de France

Guillaume Dode de la Brunerie, Vicomte de la Brunerie, est fait Maréchal de France en 1847 par Louis-Philippe Ier de France.



Renversement de la Monarchie de juillet

Proclamation de la IIe république

Exil de la famille royale

Une révolution a lieu en France en février 1848.

Antoine Marie d'Orléans se trouve alors auprès de Louis-Philippe Ier de France, son père mais, effrayé par les événements, il ne fait rien pour le pousser à résister. Il presse au contraire le roi à abdiquer.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans tient les Tuileries assez longtemps pour permettre à Louis-Philippe Ier de France de se retirer de la capitale mais s'abstient de mener toute action militaire contre les insurgés.

La famille royale fuit les Tuileries prises d'assaut par la foule.

Antoine Marie d'Orléans oublie Louise-Fernande de Bourbon, son épouse, qui n'échappe à la multitude que grâce à l'intervention d'un député.

Le Roi ayant abdiqué, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans accompagne ensuite sa belle-sœur, la princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin, Duchesse d'Orléans, partie à l'Assemblée avec ses 2 enfants pour faire proclamer l'aîné Roi des Français.

Conscient de son impopularité, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans est alors prêt à renoncer à son titre de régent au profit de sa belle-sœur.

Mais la tentative est un échec.

Le Palais-Royal est pillé par les révoltés qui renversent la Monarchie de Juillet, le 22 février 1848.

L'assemblée proclame la IIe république.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans est séparé de sa famille par les insurgés et ne parvient à s'échapper qu'en se déguisant en garde national.

Napoléon III profit de cette révolution pour revenir en France.

Napoléon III emmène avec lui Alexandre Louis Eugène et Louis Ernest Alexandre et Martin Constantin Haryett.

Louis-Philippe Ier de France et Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles s'exilent à Claremont dans le Surrey en Angleterre.

Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles prend le titre de courtoisie de Comtesse de Neuilly.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans s'embarque pour l'Angleterre où il rejoint Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary, son épouse, et ses parents, à Claremont.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans et Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary ainsi que Ferdinand Philippe Marie d'Orléans, leur fils, s'installent auprès de Louis-Philippe Ier de France.

Ferdinand Philippe Marie d'Orléans effectue 2 années de public school à Édimbourg.

Antoine Marie d'Orléans et Louise-Fernande de Bourbon, son épouse, gagne aussi l'Angleterre.

Le couple décide ensuite de partir en Espagne et s'installe d'abord à Séville, au palais de San Telmo, puis à Sanlúcar de Barrameda, au Palais d'Orléans.

Frédéric Alfred Pierre de Falloux accueille avec bienveillance la révolution de février 1848.

Frédéric Alfred Pierre de Falloux est élu député à l'Assemblée nationale, comme " républicain du lendemain ",



Loi d'exil

La loi du 26 mai 1848 prohibe à perpétuité au roi Louis-Philippe Ier de France et à sa famille l'entrée sur le territoire français. Cette loi n'ajoute cependant pas la privation des droits civils contenus dans le texte de 1832.



Mort de Louis-Philippe Ier de France

Installation d'Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans à Orleans House

Louis-Philippe Ier de France meurt à Claremont dans le Surrey en Angleterre le 26 août 1850.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans s'installe à Orleans House, près de Twickenham, grand château de style disparate plus confortable que fastueux, où son père a vécu pendant l'émigration.

Ses frères occupent aussi des appartements dans l'immense demeure.



Élections législatives en France

Otto von Bismarck accepte, en février 1871, l'organisation d'élections législatives en France, sous strict contrôle prussien, afin de disposer d'une assemblée entérinant le traité de Francfort.

Cette assemblée majoritairement royaliste est divisée entre légitimistes et orléanistes.

Pour permettre la restauration monarchique souhaitée par cette assemblée, un accord intervient entre les deux partis sur la prééminence d'Henri d'Artois, petit-fils de Charles X, sur Louis Philippe Albert d'Orléans, petit-fils de Louis-Philippe Ier de France.

Louis Philippe Albert d'Orléans est reconnu par les orléanistes et une grande majorité des légitimistes comme héritier d'Henri d'Artois, sans enfant

Selon la loi salique, il est le cousin le plus proche d'Henri d'Artois.

Jean de Bourbon, Comte de Montizon, est exclu de la succession au trône, notamment en raison :

Louis-Jules Trochu est Président du gouvernement de la Défense nationale jusqu'au 17 février 1871.

Louis-Jules Trochu est élu député en février 1871.

Léonce-Louis-Melchior de Vogüé est réélu à l'assemblée nationale.


Louis Philippe Albert d'Orléans

Mort d'Henri d'Artois

Henri d'Artois meurt à Frohsdorf en Autriche le 24 août 1883, sans descendance. Il est inhumé à Nova Gorica, maintenant en Slovénie, à l'époque en Autriche-Hongrie.

La branche aînée des Bourbon s'éteint avec lui.

Robert Ier de Parme hérite du château de Chambord.

À cette époque, l'opinion publique a adopté la République.

Selon Adolphe Thiers, la République est la forme de gouvernement qui nous divise le moins.

Les élections mènent à l'Assemblée une majorité républicaine.

Tout espoir de restauration monarchique s'évanouit, et le nom de "République" apparait officiellement.

Beaucoup d'orléanistes se sont déjà ralliés à la République.

Une majorité de légitimistes reportent leurs espoirs de restauration de la monarchie sur Louis Philippe Albert d'Orléans, Philippe VII, héritier politique désigné d'Henri d'Artois.

Cependant, certains d'entre eux, afin de n'avoir pas à faire allégeance à un descendant de Philippe Égalité et de Louis-Philippe Ier de France :

Leurs adversaires surnommeront ces derniers, par dérision, les Blancs d'Espagne.


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