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Événements contenant la ou les locutions cherchées



49 événements affichés, le premier en 1234 - le dernier en 1328



Mariage de Saint-Louis avec Marguerite de Provence

Saint-Louis épouse le 27 mai 1234 à Sens, le 3 juin à Paris, Marguerite de Provence, fille de Raymond-Bérenger V de Provence et de Béatrice de Savoie. Leurs enfants sont :



Mariage de Jacques Ier d'Aragon avec Yolande de Hongrie

Jacques Ier d'Aragon épouse à Barcelone le 8 septembre 1235 Yolande de Hongrie Arpad, fille André II Arpad de Hongrie et de Yolande de Courtenay. Leurs enfants sont :



Mariage de Jean Ier d'Harcourt avec Alix de Beaumont-en-Gâtinais

Jean Ier d'Harcourt épouse en 1239 Alix de Beaumont-en-Gâtinais, fille de Jean Ier de Beaumont-en-Gâtinais et d'Alix de Mauvoisin. Leurs enfants sont :



Naissance de Philippe III Le Hardi

Philippe III Le Hardi naît en 1245, fils de Saint-Louis et de Marguerite de Provence.



Mariage d'Henri III de Brabant avec Adélaïde de Bourgogne

Henri III de Brabant épouse en 1251 Adélaïde de Bourgogne, fille d'Hugues IV de Bourgogne et de Yolande de Dreux. Leurs enfants sont :



Mariage de Philippe III le Hardi avec Isabelle d'Aragon

Philippe III le Hardi épouse à Clermont-Ferrand le 28 mai 1262 Isabelle d'Aragon. Leurs enfants sont :



Naissance de Philippe IV Le Bel

Philippe IV Le Bel naît à Fontainebleau en 1268, fils de Philippe III le Hardi et d'Isabelle d'Aragon.



Naissance de Charles Ier de Valois

Charles de France ou Charles Ier de Valois naît à Vincennes le 12 mars 1270 fils de Philippe III le Hardi et d'Isabelle d'Aragon.


Saint-Louis et sa flotte Philippe III à Saint-Denis - image d'un roi vigoureux, ne correspond pas au portrait que tracent ses biographes : pieux, peu lettré, il aurait été le jouet de son entourage

Huitième Croisade

Simon II de Clermont-Nesle Régent du Royaume de France

Débarquement devant Carthage

Mort de Mathieu III de Montmorency

Mort de Saint-Louis

Mort d'Hervé IV de Vierzon Seigneur de Rochecorbon

Mort de Jean-Tristan de Damiette

Mort de Bouchard V de Vendôme

Mort d'Alphonse de Brienne

Mort de Philippe II de Montfort-Castres

Mort de Jean Ier de Courtenay-Champignelles Archevêque de Reims, Duc et pair de France

Philippe III le Hardi Roi de France

Abandon du siège de Tunis

Saint-Louis qui prépare une nouvelle croisade, est mal conseillé, semble-t-il, par son frère Charles Ier d'Anjou.

Il ignore lui-même la situation interne de l'Islam et est peu secondé par des barons qui n'aspirent guère qu'au repos.

Charles Ier d'Anjou, comme Roi de Sicile, souhaite garantir les relations économiques entre la Sicile et Tunis.

Le sultan de Tunis a des connexions avec l'Espagne chrétienne et est considéré un possible candidat à la conversion.

Saint-Louis prend la décision d'attaquer Tunis afin d'avoir une base solide pour attaquer l'Égypte.

Prennent part à la croisade :

Jean Ier de Courtenay-Champignelles, Archevêque de Reims, Guy de Genève, Évêque de Langres, accompagné de 30 chevaliers, prennent part à la huitième croisade.

Jean Ier de Courtenay-Champignelles touche 4 000 livres et Guy de Genève 3 000 mille livres.

Ils sont nourris à l'hôtel du Roi.

On leur donne un navire tout appareillé pour le transport.

Simon II de Clermont-Nesle est régent du Royaume de France.

Pour la croisade, Saint-Louis doit emprunter ou louer des vaisseaux à la république de Venise ou aux Gênois.

Le 2 juillet 1270, Florent de Varenne prend la tête de la flotte.

A bord de la haute nef la Montjoie, Saint-Louis ouvre la voie du canal vieil d'Aigues Mortes à 70 navires la plupart génois ou vénitiens.

Une escadre venant de Marseille le retrouve à Cagliari.

L'armée débarque sur la côte africaine Le 18 juillet 1270, à une période particulièrement défavorable puis s'empare du château de Carthage.

L'aide de Charles Ier d'Anjou, trop occupé en Italie, fait cruellement défaut pour attaquer Tunis.

La peste ou une épidémie de typhus met dans son armé et décime les seigneurs.

La pollution de l'eau et la chaleur excessive n'arrangent rien.

Saint-Louis, lui-même, est frappé du fléau.

Mathieu III de Montmorency meurt à Tunis en juillet 1270.

Hervé IV de Vierzon meurt à Tunis en 1270.

Jean-Tristan de Damiette meurt le 3 août 1270 de dysenterie.

Il est inhumé à Saint-Denis.

Le Comté de Valois, l'apanage de Jean-Tristan de Damiette, retourne à la Couronne.

Florent de Varennes est au nombre des victimes.

Jean Ier de Courtenay-Champignelles meurt le 20 ou le 23 août 1270.

Bouchard V de Vendôme meurt à Tunis le 23 août 1270 de la peste.

Il est inhumé en la collégiale Saint Georges à Vendôme.

Saint-Louis meurt le 25 août 1270, un jour après l'arrivée de Charles Ier d'Anjou.

Alphonse de Brienne, grand chambrier de France, meurt à Tunis le premier septembre 1270.

Il est inhumé en mai 1271 dans la basilique de Saint-Denis.

Jean II de Brienne hérite du comté de Brienne

Philippe II de Montfort-Castres meurt à Tunis le 25 septembre 1270.

La force d'âme du roi mourant, dans un camp ravagé par la peste, fait plus pour sa renommée que n'eût fait une éphémère victoire.


Règne de Saint-Louis

Peu d'hommes ont été aussi bien observés et sont aussi célèbres que Saint-Louis, et cependant la personnalité de ce souverain est mal connue.

L'homme est complexe, son caractère a beaucoup évolué.

Son action est souvent paradoxale, sa réputation ambiguë.

Il y a le saint, l'homme dont la foi ardente et la piété parfois excessive déroutent ses contemporains, le roi croisé, l'adversaire implacable des derniers cathares parce qu'ils sont rebelles à la foi et rebelles à leur roi, l'arbitre de l'Europe.

Bref, l'une des hautes figures de l'histoire de France telle que l'ont vue Joinville et tant d'autres, et une œuvre spectaculaire qu'a retenue l'imagerie.

Mais il y a aussi l'œuvre en profondeur, que les contemporains ont moins nettement perçue et que souligne moins facilement l'anecdote.

C'est celle d'un souverain énergique et scrupuleux qui joue dans la construction de la monarchie française un rôle décisif et qui, s'il n'était le vainqueur de Taillebourg et le constructeur de la Sainte-Chapelle, n'en serait pas moins, entre son grand-père Philippe-Auguste et son petit-fils Philippe IV le Bel, l'un des "grands Capétiens", peut-être le plus grand.


Consolidation du pouvoir royal

Le prestige que valent à Saint-Louis ses vertus s'ajoute à celui qu'il tire d'une succession héréditaire jusque-là sans faille, d'un sacre qui fait de la royauté une sorte de sacerdoce, et d'une puissance solidement établie par l'énergique Philippe-Auguste, son grand-père.

Il en profite pour placer plus catégoriquement la monarchie hors de la pyramide des droits féodaux – et non plus seulement au sommet de celle-ci – et pour assainir la situation politique du royaume.

Les actions les plus spectaculaires sont celles qu'il mena pour mettre un terme aux conflits qui venaient de déchirer la France : conquête du Midi languedocien par les croisés septentrionaux, lutte des Capétiens contre les Plantagenêts.

La grâce de quelques grands feudataires et l'écrasement des derniers cathares, l'action des sénéchaux royaux et celle des inquisiteurs dominicains assurèrent l'œuvre.

Déjà mâtés par la régente, les autres grands barons se le tinrent pour dit.

Le domaine royal est sensiblement amoindri par les apanages qu'a prévu Louis VIII en faveur de ses fils.

Force était donc de clarifier la gestion et d'exploiter au mieux les revenus seigneuriaux et régaliens : ce fut l'objet d'une rationalisation des structures administratives, de l'établissement des baillis dans des circonscriptions fixes, de la spécialisation des membres de la cour royale (une section judiciaire, le Parlement, et une section financière, les "gens des comptes").

Afin d'assainir les rapports avec les administrés, Saint-Louis multiplie les enquêteurs chargés d'entendre sur place les plaintes et de réformer les abus.

L'intérêt politique rejoignait là le souci constant du roi de voir les droits de chacun respectés, et en premier lieu par les officiers royaux eux-mêmes.

Une certaine tendance à l'unification manifestait déjà l'emprise du souverain sur tout le royaume.

Il fait reconnaître son droit à légiférer, pourvu que ce soit dans l'intérêt commun, et à faire valoir ses ordonnances dans les grands fiefs, hors de son domaine.


Établissements de Saint-Louis

Il use d'ailleurs modérément de cette prérogative, et c'est à tort qu'on lui attribue la paternité des Établissements de Saint-Louis , qui sont une compilation privée, et celle d'une ordonnance prohibant le duel judiciaire et la guerre entre nobles, qui n'est que de circonstance et d'intérêt local.

Plus efficace dans la pratique est l'action unificatrice qui résulte de l'application à tout le royaume d'une justice d'appel.

Exploitant au maximum son droit à exiger des roturiers de son domaine et des communes soit un service en armes, soit le rachat de celui-ci, il peut lever plusieurs "tailles".

Saint-Louis étend sa protection sur tous les groupes sociaux capables de faire contrepoids aux puissances qui concurrençaient la sienne.

S'il soutient les évêques contre les féodaux et même contre le Pape, il donne son appui aux universitaires et aux ordres mendiants, Dominicains et Franciscains, contre l'épiscopat et le clergé séculier.

Il protège l'indépendance des villes contre leurs seigneurs, mais n'hésite pas à faire intervenir ses officiers dont la gestion interne des municipalités pour limiter les abus financiers des oligarchies urbaines ; cette attitude était rien moins que désintéressée, car la richesse et la bonne gestion des villes garantissent une part importante des revenus du roi.

L'équilibre ainsi assuré entre les divers pouvoirs, Saint-Louis peut placer la monarchie hors du droit commun : il faisait reconnaître par les juristes qu'aucune raison ne justifiait la rébellion d'un vassal contre son roi, et par les canonistes qu'aucun évêque ne pouvait excommunier la personne royale ; il se mettait ainsi à l'abri des déboires éprouvés, sur l'un et l'autre plan, par Philippe-Auguste.


Le roi de France et la chrétienté

Dès le début de son règne personnel, Saint-Louis manifeste une fermeté et une sagesse qui le font respecter en Europe, au point que ses refus et ses échecs eux-mêmes servirent sa réputation.

Deux fois croisé, Saint-Louis aboutit à deux échecs flagrants.

Et, pourtant, il reste pour la postérité le roi croisé.

Il fit régner en France l'ordre et la sécurité ; d'excellentes institutions fortifièrent la monarchie

Philippe III le Hardi est proclamé roi devant Tunis en 1270, par Charles Ier d'Anjou.

En fait, les progrès de l'État sont tels que le roi a besoin de conseillers d'une autre trempe que ceux dont s'accommodait la royauté patriarcale.

Leur activité fait douter du pouvoir réel du roi.

Des noms sortent de l'ombre :

Charles Ier d'Anjou prend la tête de la croisade en raison du jeune âge du nouveau roi.

Le reste de l'armée se distingue encore par quelques faits d'armes.

Le siège de Tunis est abandonné le 30 octobre 1270.

Charles Ier d'Anjou signe un traité avec le sultan le 30 octobre 1270.

Les chrétiens gagnent dans cet accord un libre échange avec Tunis, et le droit pour les moines et prêtres d'y résider.

Philippe III le Hardi rembarque le 11 novembre 1270.



Robert de France Membre du Conseil royal

Robert de France est membre du Conseil royal de Philippe III le Hardi, mais il n'y joue sans doute aucun rôle à cause de son état mental.



Intégration du Bas-Vivarais à la couronne de France

En 1271, Philippe III Le Hardi intègre le Bas-Vivarais à la couronne de France.



Mort d'Isabelle d'Aragon

Ayant accompagné Philippe III le Hardi à la 8e croisade, elle meurt le 28 janvier 1271 d'une chute de cheval, à Cosenza en Calabre, sur le chemin du retour, alors enceinte de son 5e enfant.

Elle est inhumée en la Basilique de Saint-Denis.

Sa sépulture, comme de nombreuses autres, fut profanée par les révolutionnaires.



Inhumation de Saint-Louis

Philippe III le Hardi ramène la dépouille de Saint-Louis en France.

Il est inhumé le 22 mai 1271 à Saint-Denis.



Mort d'Alphonse II de France

Mort de Jeanne de Toulouse Comtesse de Toulouse

Pendant le retour de Tunis, Alphonse II de France et Jeanne de Toulouse également malade, s'arrête au château de Corneto, près de Sienne.

Alphonse y meurt le 21 août 1271.

Jeanne de Toulouse meurt le 25 août 1271.

Les fiefs d'Alphonse II de France : le Poitou, l'Auvergne (dont le château de Tournoël), le marquisat de Provence et le Comté de Toulouse, sont réunis au domaine royal français de Philippe III Le Hardi.

La partie de l'Auvergne qu'il possédait est dès lors appelée "Terre royale d'Auvergne" et plus tard érigée en duché d'Auvergne, à ne pas confondre avec le comté d'Auvergne, ni avec le comté devenu Dauphiné d'Auvergne.

L'annexion à la couronne de France du Midi languedocien se réalise sans grosses difficultés.

Seul le comte de Foix résiste.



Lyon sous la protection de Philippe III le Hardi

En 1271, Philippe III le Hardi place Lyon sous sa protection.



Enquête de Philippe III Le Hardi sur le service militaire que lui doivent ses vassaux

En 1272 Philippe III Le Hardi fait faire une enquête, à Tours, sur le service militaire que lui doivent ses vassaux.

Guy VIII de Montmorency-Laval y reconnaît devoir, pour la moitié de la baronnie d'Acquigny, le service de 3 chevaliers dont il est en effet accompagné.



Ferry de Verneuil Maréchal de France

Ferry de Verneuil est fait Maréchal de France en 1272 par Philippe III le Hardi.



Prise du château de Sompuy

Roger-Bernard III de Foix s'allie avec Géraud VI d'Armagnac, Comte d'Armagnac, son beau-père, pour attaquer Géraud de Casaubon.

Ils lui prennent le château de Sompuy et en massacre les défenseurs en juillet 1272.

Philippe III Le Hardi ne tolère pas les guerres privées entre ses vassaux.

Il cite Roger-Bernard III de Foix à comparaître, mais il ne se présente pas.

Guy VIII de Montmorency-Laval et Robert IV de Dreux combattent avec Philippe III le Hardi en 1272 lors d'une expédition au Languedoc.



Prise du château de Foix

Roger-Bernard III de Foix Prisonnier

Le comté est saisi par Eustache de Beaumarchès, Sénéchal de Poitiers et d'Albi qui le poursuit dans les Pyrénées.

Philippe III Le Hardi vient lui-même dans la contrée, à la tête de ses troupes qui dévaste le pays.

La forteresse de Foix est bloquée, mais pour que le blocus soit efficace, il faut dégager les abords du rocher de toutes parts et rendre facile une surveillance permanente.

De nombreux ouvriers sont employés à ces travaux, ce qui a fait dire à des chroniqueurs, se copiant les uns les autres, que le rocher avait été sapé pour le faire écrouler.

Cependant, si ces travaux ne nuisent nullement à la solidité du roc, ils sont poussés si activement que Roger-Bernard III de Foix ne veut pas soutenir un siège qui pourrait durer longtemps. Il se rend le 3 juin 1273 et se met à genoux devant le roi pour implorer son pardon.

Robert IV de Dreux participe à la prise de Foix.

Philippe III Le Hardi est inflexible. Il fait garrotter le comte et le fait conduire à Carcassonne où il demeurera prisonnier un an.



Mort de Philippe III de Villebéon Seigneur de Guercheville et de Pleignes

Cession de la Seigneurie de Nemours à Philippe III le Hardi

Philippe III de Villebéon meurt en 1274.

La seigneurie de Nemours est vendue à Philippe III le Hardi en 1274.

La seigneurie de Nemours est vendue à Philippe III le Hardi en 1274.



Mariage de Philippe III le Hardi avec Marie de Brabant

Les bonnes relations entre le Brabant et la France perdurent. Philippe III Le Hardi épouse à Vincennes le 21 août 1274 Marie de Brabant, fille d'Henri III de Brabant et d'Adélaïde de Bourgogne. Leurs enfants sont :

Simon II de Clermont-Nesle est tuteur des enfants de France sous Philippe III le Hardi,



Cession du Comtat Venaissin au Pape

En 1274, Philippe III le Hardi, Roi de France, cède à Grégoire X le Comtat Venaissin, base du futur établissement de la papauté à Avignon au XIVeme siècle


Blason de Navarre et de Champagne

Mort d'Henri III de Champagne Roi de Navarre

Jeanne Ire de Navarre Reine de Navarre

Jeanne Ire de Navarre Comtesse de Brie, de Champagne, de Troyes et de Meaux

Blanche d'Artois Régente de Navarre

Siège et prise de Pampelune

Henri III de Champagne meurt à Pampelune le 12 juillet 1274. Il est inhumé le 22 juillet dans la cathédrale de Pampelune.

En 1274, Jeanne Ire de Navarre, sa fille, devient Reine de Navarre. Jeanne Ire devient également Comtesse de Brie, de Champagne, de Troyes et de Meaux.

En 1274, la régence du royaume de Navarre et des comtés du Brie, Champagne, Troyes et Meaux est confiée à Blanche d'Artois veuve d'Henri III de Champagne.

Blanche d'Artois se réfugie en France afin d'échapper aux luttes pour le pouvoir et la régence.

Elle confie le royaume de Navarre ainsi que sa fille Jeanne Ire de Navarre à la garde du Roi de France Philippe III le Hardi.

Philippe III le Hardi confie à son cousin Robert II d'Artois le soin de rétablir la paix.

Robert II d'Artois assiège et prend Pampelune et rétablit l'autorité de la reine.



Marie de Brabant Reine de France

Marie de Brabant est couronnée Reine de France le 24 juin 1275 à la Sainte-Chapelle.

Elle contribue à engager Philippe III le Hardi dans les affaires angevines et à le pousser ainsi aux hostilités avec l'Aragon.



Expédition de Philippe III le Hardi en Espagne

En 1276, Jean Ier de Brabant se joint à l'armée de Philippe III le Hardi, son beau-frère, chargée de défendre les droits d'Alphonse le Déshérité contre Sanche IV le Brave.



Guerre civile en Navarre

De 1276 à 1277, durant la minorité de la reine Jeanne Ire de Navarre, une guerre civile ravage Pampelune. Les différents quartiers de la ville, qui étaient depuis longtemps divisés entre un clan favorable aux Castillans et un clan favorable aux Aragonais, se soulèvent les uns contre les autres.

L'assassinat du gouverneur Pedro Sanchez de Montagut par les nobles pro-castillans de la cité provoque l'intervention du roi de France Philippe III le Hardi, gardien du royaume de Navarre pour la petite Jeanne.

Les Français reconquièrent la ville et se laissent aller à la vengeance sur les quartiers insurgés, allant même jusqu'à profaner les tombeaux de Thibault IV de Champagne et d'Henri III de Champagne qu'ils prennent pour des sépultures de rois ibériques.

L'ordre rétabli, les communautés navarraises et les nobles prêtent serment de fidélité à leur reine Jeanne Ire de Navarre, qui demeure en France sans plus jamais revenir en Navarre.



Naissance de Louis de France

Louis de France naît en mai 1276, fils de Philippe III le Hardi et de Marie de Brabant.


Pierre III d'Aragon Jacques II de Majorque

Mort de Jacques Ier d'Aragon Roi d'Aragon

Pierre III d'Aragon Roi d'Aragon et de Valence

Pierre III d'Aragon Comte de Barcelone

Jacques II de Majorque Roi de Majorque,

Jacques II de Majorque Comte de Roussillon et de Cerdagne

Jacques II de Majorque Seigneur de Montpellier

Jacques Ier d'Aragon meurt le 27 juillet 1276 à Valence (Espagne) lors d'une campagne contre les musulmans révoltés. Il est enterré à l'abbaye de Poblet, panthéon des rois catalans.

Jacques Ier d'Aragon développe le système des corts ou cortes, des sortes de parlements généraux, réunissant des délégués nobles, ecclésiastiques et citadins autour du roi.

Chacun des royaumes de la couronne a ses propres corts, excepté le royaume de Majorque, qui envoie des délégués aux corts de Catalogne.

Jacques Ier d'Aragon laisse des mémoires de son règne dans le Livre des Faits (Llivre dels feïts ou Libre dels feyts), écrit à la première personne en catalan.

En 1276, Pierre III d'Aragon devient :

Jacques II de Majorque devient Roi de Majorque, Comte de Roussillon et de Cerdagne, Baron d'Aumelas, et Seigneur de Montpellier en 1276.

Jacques II de Majorque doit faire face aux appétits de ses puissants voisins :

Les rapports entre Pierre III d'Aragon, l'aîné, et Jacques II de Majorque, le cadet, sont tendus.

Pierre III d'Aragon considère les terres de son frère comme une verrue dans les siennes, alors que le roi de Majorque y voit une entité cohérente.



Humbert VI de Beaujeu Connétable de France

Humbert VI de Beaujeu, Seigneur de Beaujeu et de Montpensier, est fait Connétable de France en 1277 par Philippe III le Hardi.



Mort de Pierre de la Broce

Entre les grands, soucieux de conserver leurs privilèges, mais divisés en deux clans:

et les avis de prudence des conseillers inquiets des problèmes financiers que pose à la royauté la hausse accélérée des prix et des dépenses, le roi hésite.

Bientôt, une violente cabale se déchaîne contre Pierre de la Broce, favori et grand chambellan de Philippe III le Hardi, utilisant les procédés les plus diffamatoires.

Elle est menée par le cercle aristocratique de la jeune et jolie Marie de Brabant, où se fait remarquer Charles II d'Anjou, image type du chevalier conquérant.

Pierre de La Broce meurt en 1278 exécuté au gibet de Montfaucon.


Jean Ier de Hainaut

Mort de Marguerite de Constantinople

Jean Ier de Hainaut Comte de Hainaut

Comté de Hainaut frappé d'Interdit

Marguerite de Constantinople meurt à Gand le 10 février 1279 ou en 1280.

Conformément à l'arbitrage de 1246 rendu par Saint-Louis :

Favorisant, comme ses prédécesseurs, l'industrie drapière flamande et le commerce vital de la laine avec l'Angleterre, en tentant de contrôler les finances locales, Guy III de Dampierre se heurte au bourgeois, qui se font appuyer de façon de plus en plus directe par les rois de France Philippe III le Hardi. Par ricochet, le commun des villes se montre un allié fidèle à Guy III de Dampierre et à sa dynastie.

Jean Ier de Hainaut entreprend d'acquérir des domaines et de les réunir à son comté et pressure ses vassaux pour en obtenir les ressources nécessaires. Ceux-ci se dédommagent sur les abbayes, et le comté est frappé d'Interdit, prononcé par Guillaume d'Avesnes Évêque de Cambrai.



Traité d'Amiens

Cession de l'Agenais à l'Angleterre

Le 23 mai 1279, le traité d'Amiens est signé entre Philippe III le Hardi et Édouard Ier d'Angleterre. Le roi d'Angleterre reçoit l'Agenais.



Différent entre Philippe III le Hardi et la Castille

En 1279, Martin IV participe sans succès aux efforts de la diplomatie pontificale pour réconcilier Philippe III le Hardi et la Castille.



Robert de France Armé chevalier

Robert de France Fou

En 1279, Philippe III le Hardi arme chevalier Robert de France, son frère, au cours d'un tournoi.

Il a alors la malchance de recevoir une masse d'arme sur la tête, ce qui le fait sombrer dans la démence pour le restant de ses jours.



Jacques II de Majorque Vassal de Pierre III d'Aragon et de Philippe III le Hardi

Dès 1279, Jacques II de Majorque doit accepter la suzeraineté :



Hommage de Guérin de Castelnau à Philippe III Le Hardi

En 1280, Guérin de Castelnau, Baron de Catelnau, réussit à obtenir de rendre hommage à Philippe III Le Hardi, roi de France.

Philippe III fait écrire dans un acte que malgré les gens du roi d'Angleterre, les possessions des Castelnau ne pouvaient être mises hors la main du roi de France.



Excommunication de Pierre III d'Aragon

Interdit sur les possessions de Pierre III d'Aragon

En février 1283, ses sommations étant restées sans effet, Martin IV déclare Pierre III d'Aragon dépouillé de son royaume et jette l'interdit sur toutes ses possessions, sans d'ailleurs être obéi des évêques concernés.

Martin IV engage des pourparlers avec Philippe III le Hardi et lui offre la couronne d'Aragon pour Charles Ier de Valois, un de ses fils.



Guillaume V du Bec Crespin Maréchal de France

Guillaume V du Bec Crespin est fait Maréchal de France en 1283 par Philippe III le Hardi.



Jean II d'Harcourt Maréchal de France

Jean II d'Harcourt, Vicomte de Châtellerault, est fait Maréchal de France en 1283 par Philippe III le Hardi.



Naissance de Blanche de France

Blanche de France naît en 1284, fille de Philippe III le Hardi et de Marie de Brabant.



Charles Ier de Valois Comte de Valois

En 1284, Philippe III le Hardi concède le Valois à son fils cadet Charles Ier de Valois, qui prend le titre de Comte de Valois.

Charles Ier de Valois fait rebâtir et orner le château de Villers-Cotterêts avec une magnificence et un luxe dont parlent avec admiration tous les chroniqueurs du temps.



Gaucher V de Châtillon-sur-Marne Connétable de Champagne

En 1284, Philippe III le Hardi nomme Gaucher V de Châtillon-sur-Marne connétable de Champagne. Il commande les troupes de cette province partout où elles se trouvent.



Raoul V Le Flamenc Maréchal de France

Raoul V le Flamenc est fait Maréchal de France en 1285 par Philippe III le Hardi.



Charles Ier de Valois Roi titulaire d'Aragon

Croisade d'Aragon

Siège de Gérone

Confiscation des Baléares par Pierre III d'Aragon

Jacques de Majorque, Philippe de Majorque, Ferdinand de Majorque et Sanche de Majorque Prisonniers

Mort d'Amaury d'Harcourt

Le pape Martin IV donne à Charles Ier de Valois le royaume d'Aragon, comme fils d'Isabelle d'Aragon, sous la vassalité du Saint-Siège.

Charles Ier de Valois est couronné en 1285 avec un chapeau de cardinal, ce qui lui vaut le sobriquet de roi du chapeau.

Charles Ier de Valois n'osera jamais user du sceau royal qu'il s'est fait faire à cette occasion.

Charles Ier de Valois et les barons consultés, contre l'avis du futur Philippe IV le Bel, entraînent Philippe III le Hardi dans une expédition appelée croisade d'Aragon, visant à remettre à Charles Ier de Valois le trône d'Aragon, en mars 1285.

Guy VIII de Montmorency-Laval, Jean II d'Harcourt, Roger-Bernard III de Foix, Jean Ier de Brabant et Jean II de Bretagne, Guy II de Châtillon-Saint-Pol accompagnent Philippe III le Hardi qui met le siège devant Gérone pendant 2 mois.

Pendant que Philippe III le Hardi fait le siège de la ville de Roses, qu'il a investie, le 28 juin 1285, il ne peut arriver à son camp aucun convoi, sans qu'il y ait un combat.

On en attend cependant un, lorsqu'on est averti que Pierre III d'Aragon veut l'enlever, et qu'à cet effet, il s'est mis, le 14 août 1285, en embuscade entre Bagnols et Gérone, avec 400 chevaux et 2 000 hommes de pied, l'élite de ses troupes.

Philippe III le Hardi charge Jean II d'Harcourt de soutenir et protéger ce convoi.

Jean II d'Harcourt étant parti, vers la fin de la nuit, avec le connétable Raoul II de Clermont-Nesle et 500 cavaliers, ils arrivent, le 15 août 1285, à la pointe du jour, vers l'endroit où le Pierre III d'Aragon s'est embusqué.

Celui-ci commence alors une charge, que les Français reçoivent avec beaucoup de bravoure et d'intrépidité.

Ils chargent à leur tour avec le plus grand succès, et mettent les Espagnols dans une déroute complète.

Pierre III d'Aragon est blessé dans cette action, et Gérone capitule, le 7 septembre 1285.

L'armée de Philippe III le Hardi est affaiblie par le paludisme et la flotte française est détruite par la flotte Aragonaise de Roger de Loria.

Jacques II de Majorque choisit le parti de Philippe III le Hardi.

Pierre III d'Aragon arrive par surprise à Perpignan.

Jacques II de Majorque se trouve piégé dans le Palais et doit s'enfuir en cachette par les égouts.

Quand Pierre III entre dans le Palais, il ne peut que constater la mystérieuse disparition du roi de Majorque.

Pierre III d'Aragon confisque en représailles les Baléares.

Pierre III d'Aragon enlève les fils de Jacques II de Majorque :

Amaury d'Harcourt meurt en 1285 durant le siège de Perpignan.


Philippe IV le Bel Philippe IV le Bel

Mort de Philippe III le Hardi Roi de France

Philippe IV le Bel Roi de France

Retraite de Marie de Brabant au couvent

Philippe III le Hardi, lui-même atteint de paludisme, grâce à la générosité de son adversaire, repasse les Pyrénées et meurt à Perpignan le 5 octobre 1285.

Philippe IV le Bel, monte sur le trône de France à l'âge de 17 ans.

Marie de Brabant, veuve de Philippe III le Hardi, se retire dans un couvent près de Meulan.



Hommage de Maffre III de Castelnau à Philippe IV le Bel

En 1308, Philippe IV le Bel confirme l'acte de Philippe III Le Hardi de 1280.

Maffre III de Castelnau rend hommage à Philippe IV le Bel.



Enguerrand III de Marigny Chancelier de France

Conférences de Tournai avec les Flamands

Enguerrand III de Marigny est nommé en 1311 Chancelier de France.

Philippe IV le Bel, ayant souffert du remariage de Philippe III le Hardi, son père, avec Marie de Brabant, porte de l'affection à Charles Ier de Valois, son frère, qui se trouve de ce fait placé à des responsabilités qui dépassent largement son talent.

Charles Ier de Valois dirige en 1311 l'ambassade royale aux conférences de Tournai avec les Flamands.

Il s'y brouille avec Enguerrand III de Marigny, qui l'éclipse ouvertement.

Le frère du roi ne pardonnera pas l'affront et sera le plus acharné contre Marigny après la mort du roi.

La situation d'Enguerrand III de Marigny devient plus délicate quand les princes du sang, qui viennent à faire la guerre aux Flamands, sont déçus par ses négociations de paix en septembre 1311.

Enguerrand III de Marigny est accusé d'avoir reçu des pots-de-vin et Charles Ier de Valois le dénonce à Philippe IV le Bel mais ce dernier le soutient et cette attaque n'a aucun résultat.



Mort de Marie de Brabant

Marie de Brabant meurt le 10 janvier 1321, dans le couvent où elle s'est retirée près de Meulan, 36 ans après la mort de Philippe III le Hardi, son époux. Elle est inhumée au couvent des Cordeliers de Paris.


Philippe VI de Valois Philippe VI de Valois Philippe VI de Valois

Les Valois directs

Philippe VI de Valois Roi de France

Jeanne II de France Reine de Navarre

Philippe III le Bon Roi consort de Navarre

Incorporation au domaine royal des comtés de Champagne et de Brie

Jeanne II de France Comtesse d'Angoulême et de Mortain

Plusieurs prétendants ont des droits équivalents à la couronne :

Le père de Philippe VI de Valois, Charles Ier de Valois, est le frère cadet de Philippe IV le Bel. Ferry IV de Lorraine se rallie au Comte de Valois.

Édouard III descend en ligne directe de Philippe IV le Bel par sa mère, Isabelle de France, sœur des précédents rois. Il est encouragé par Robert III d'Artois, et appuyé par les ducs de Bourgogne.

Charles II le Mauvais descend en ligne directe de Saint-Louis et de Philippe III le Hardi.

Après moult délibérations, les Grands du royaume, dont Gaucher V de Châtillon-sur-Marne, se décident à laisser la couronne au régent Philippe VI de Valois en 1328.

Philippe, qui plus est, s'il est Valois, descend de Philippe III le Hardi, puisque c'est celui-ci qui donne à Charles, son fils puîné, le comté de Valois en apanage.

Aux yeux des féodaux et des juristes qui les assistent, Philippe VI de Valois a pour principal avantage de n'être ni Anglais ni Navarrais!

Beaucoup plus tard, les juristes tenteront de justifier l'élection de Philippe VI de Valois en invoquant une prétendue "loi salique" qui prohibe la transmission de la couronne par les femmes dans la tribu des Francs Saliens dont sont issus Clovis et ses descendants.

En fait de "loi salique", ils exhibent un vieux document où il est simplement dit à propos de contrats de droit privé : "femme ne peut servir de pont et de planche" !

Un accord intervient en 1328 entre Philippe VI de Valois et Philippe III d'Évreux, époux de Jeanne II de France, l'héritière de Navarre.

Après la mort de ses deux oncles Philippe V le Long et Charles IV le Bel, les droits de Jeanne à la couronne de Navarre sont reconnus en échange de la renonciation aux droits sur la couronne de France et de l'abandon au domaine royal de France des comtés de Champagne et de Brie.

Jeanne II de France devient reine de Navarre. Philippe d'Évreux devient Roi de Navarre à titre consort sous le nom de Philippe III de Navarre.

Jeanne II de France reçoit également le comté d'Angoulême et le comté de Mortain. Poursuivant ses tractations Jeanne II de France obtient Longueville dans le Cotentin. Enfin Jeanne II de France ne tarde pas à échanger le comté d'Angoulême contre des places dans le Vexin : Pontoise, Beaumont-sur-Oise et Asnières-sur-Oise.

En 1328, William Montacute participe à une campagne diplomatique auprès du roi de France et du Pape.

Toujours partisan de l'exclusion des femmes du trône de France, Louis Ier de Bourbon se rallie à Philippe VI de Valois.

Louis Ier de Bourbon est fait pair de France par le nouveau souverain.


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