Listes Recherche par nom de personne, de lieu,... Recherche par Année Carte

Page précédente Accueil du site Mode d'emploi Nous écrire



De l'année à l'année
Sans mise en forme










Événements contenant la ou les locutions cherchées



50 événements affichés, le premier en 1332 - le dernier en 1420



Mariage de Jean II le Bon avec Bonne de Luxembourg

Très lié aux Valois et à la cour de France, Jean Ier de Luxembourg donne sa fille en mariage au fils de Philippe VI de Valois.

En janvier 1332, le contrat de mariage entre Jean II le Bon et Bonne de Luxembourg est signé à Fontainebleau.

Jean II le Bon épouse à Melun le 28 juillet 1332 Bonne de Luxembourg. Leurs enfants sont :

Bonne de Luxembourg est la sœur aînée de l'Empereur Charles Ier de Luxembourg



Naissance de Philippe II le Hardi

Philippe de France, dit le Hardi, naît à Pontoise le 17 janvier 1342, fils du Roi de France Jean le Bon et de Bonne de Luxembourg.



Première cour plénière de l'ordre de l'Étoile

La première cour plénière de l'ordre de l'Étoile se réunit à Saint-Ouen, le 6 janvier 1352.

Sont présents :


Bataille de Poitiers

Bataille de Poitiers

Jean II le Bon prisonnier

Charles V Régent du Royaume de France

Mort de Gautier VI de Brienne

Mort de Geoffroy Marcel de Longueil

Mort de Louis Ier de Brosse

Mort de Pierre Ier de Bourbon

Mort de Pierre de Vendôme,

Louis II de Bourbon Duc de Bourbon et Grand chambrier de France

Mort de Robert de Morée

Mort de Geoffroy Ier de Charny

Mort d'Hugues III de Castelnau-Calmont

Henri V de Joinville Prisonnier

Jacques Ier de Bourbon Prisonnier

Tandis que les Anglais remontent de leur possession de Bordeaux vers la Loire pour une nouvelle chevauchée, le Roi de France peut enfin lever une armée pour se porter à leur rencontre.

L'armée anglaise compte à peine 7 000 hommes mais elle est solidement retranchée sur le plateau de Maupertuis.

Archambaud de Grailly combat aux côtés du Prince Noir.

Thomas de Beauchamp participe à cette bataille, côté anglais.

Le Roi de France, de son côté, aligne pas moins de 15 000 hommes.

Participent à la bataille :

Libéré par Louis Ier de Hongrie, Robert de Morée combat pour Jean II le Bon.

Arnaud de Cervole participe à la bataille où il est fait prisonnier et discrètement libéré.

Amaury IV de Craon participe à la bataille et est fait prisonnier.

Henri V de Joinville est fait prisonnier.

Jean II de Melun et Guillaume II de Melun sont fait prisonniers.

Le 19 septembre 1356, l'armée française est écrasée par les archers anglais près du bourg de Nouaillé à une dizaine de kilomètres au sud-est de Poitiers.

Placé à la tête d'un corps d'armée, Jean Chandos, capitaine anglais, joue un rôle décisif dans la victoire anglaise.

Malgré la charge folle des chevaliers, la bataille tourne très vite à la déroute française.

Beaucoup de chevaliers sont faits prisonniers.

D'autres se replient lâchement et abandonnent leur Roi à son sort.

Le Roi Jean II le Bon, surnommé ainsi en raison de sa bravoure, ose se lancer à la poursuite du Prince Noir mais il est lui-même fait prisonnier.

Une belle légende garde le souvenir du dévouement légendaire de Philippe II le Hardi, jeune fils de Jean II le Bon.

Au cœur de la bataille, lorsque les chances de vaincre sont quasiment anéanties, Jean II le Bon ordonne à ses 3 fils aînés, Charles V le Sage, Louis Ier d'Anjou et Jean Ier de Berry, de prendre la fuite.

Le Roi veut protéger sa descendance, et donc sa succession.

Seul Philippe II le Hardi, âgé de 14 ans, reste auprès de son père, pour le soutenir jusqu'au bout, non par les armes, mais par les paroles :

Père, gardez-vous à droite, père, gardez-vous à gauche !"

Il en gardera son surnom.

Charles V le Sage, lieutenant du Roi, assume la régence du royaume dès 1356, à 18 ans.

Pierre Ier de Bourbon meurt durant la bataille, en faisant rempart de son corps devant son Roi.

Louis II de Bourbon devient Duc de Bourbon et reçoit la charge de Grand chambrier de France.

Meurt durant la bataille :

Philippe de Chambly est inhumé au couvent des Cordeliers de Poitiers.

Jacques Ier de Bourbon est blessé et fait prisonnier.

Isabeau de Brienne hérite des titres et revendications de la famille de Brienne après la mort de Gautier VI de Brienne, son frère, les transmettant à la famille de Gauthier III d'Enghien, son mari,



Philippe II le Hardi Duc de Touraine

Philippe II le Hardi devient Duc de Touraine en 1360 jusqu'en 1363.


Philippe II le Hardi

Philippe II le Hardi Duc de Bourgogne

Le duché de Bourgogne est venu à la Couronne par héritage, la première dynastie s'étant éteinte sans postérité.

Jean II le Bon dédaigne de l'annexer au domaine royal comme le droit féodal l'y autorise.

Jean II le Bon récompense Philippe II le Hardi, son fils, en lui donnant en apanage le duché de Bourgogne, en 1363 sous le nom de Philippe II de Bourgogne.

Le nouveau duc est connu sous le nom de Philippe le Hardi en souvenir de ses exploits à Poitiers.

Souvent critiquée, cette décision comportait sur le moment :

La descendance de Philippe ne tardera pas à rivaliser avec la branche aînée des Valois.

Elle entrera en conflit avec la France et mettra à rude épreuve la monarchie.

C'est seulement après la mort de Charles le Téméraire que la Bourgogne, assagie, retournera dans le giron français.

L'imprévoyance de Jean le Bon aura été non sans mal surmontée.

Philippe II le Hardi prend à son service Arnaud de Cervole, dont il est parrain du premier fils.


Jean III de Grailly se rend à du Guesclin lors de la bataille de Cocherel

Bataille de Cocherel

Jean III de Grailly Prisonnier

Archambaud de Grailly Prisonnier

Jean III de Grailly Seigneur de Nemours

Bertrand du Guesclin Comte de Longueville

La ville d'Évreux est détruite.

Jean III de Grailly s'allie avec Charles II le Mauvais.

Arnaud de Cervole au service de Philippe II le Hardi négocie avec les Navarrais puis quitte le champ de bataille en prétextant une reconnaissance.

Philippe II le Hardi doit employer toute sa science de la diplomatie pour calmer la colère de Charles V le Sage.

Bertrand du Guesclin est appuyé par quelques nobles anglo-gascons également sans emploi à cause de la paix.

Le 16 mai 1364, Bertrand du Guesclin vainc les troupes de Charles II le Mauvais et ses alliés anglais à Cocherel (aujourd'hui Houlbec-Cocherel près de Pacy-sur-Eure), à quelques kilomètres d'Évreux.

Jean III de Grailly et Archambaud de Grailly sont fait prisonniers.

Cette victoire permet au Roi Charles V le Sage de restaurer le prestige de sa dynastie.

Bertrand du Guesclin reçoit de Charles V le Sage, en récompense, le duché de Longueville en Normandie.

Après avoir promis à Charles V le Sage d'être un intermédiaire avec Édouard III d'Angleterre en vue d'appliquer correctement le traité de Brétigny, Charles V le Sage lui rend la liberté et, pour se l'attacher, lui donne la seigneurie de Nemours et obtient ainsi son hommage.

Mais le Prince Noir, lui reproche d'avoir accepté cette nouvelle allégeance et Jean III de Grailly rend alors Nemours au roi de France.


Marguerite de Mâle ou Marguerite III de Flandres

Retour au sein de la Flandre de la Flandre wallonne

Mariage de Philippe II le Hardi avec Marguerite de Mâle

Longtemps favorable au mariage anglais, Louis II de Mâle marie sa fille au plus jeune frère du roi Charles V le Sage, en échange de quoi la Flandre wallonne (Lille, Douai, Orchies) fait retour au comté le 25 avril 1369. Une vieille revendication flamande était enfin satisfaite.

Marguerite de Mâle est veuve de Philippe Ier de Rouvres.

Philippe II le Hardi épouse à Gand le 19 juin 1369 Marguerite de Mâle, fille de Louis II de Mâle, Leurs enfants sont :

Marguerite de Mâle est nommée Marguerite III de Flandres ou Marguerite III de Dampierre.

Cela n'empêche pas Louis II de Mâle de continuer une politique indépendante, recevant les alliés d'Édouard III d'Angleterre ou prenant parti contre le pape d'Avignon pendant le Grand Schisme, pourtant favori du roi de France.



Naissance de Jean sans Peur

Jean sans Peur naît au palais des Duc de Bourgogne de Dijon le 28 mai 1371, fils de Philippe II le Hardi et de Marguerite de Mâle.


Charles V le Sage recevant l'hommage Louis II de Bourbon, son beau-frère pour le comté de Clermont

Louis II de Bourbon Comte de Clermont

Louis II de Bourbon devient Comte de Clermont-en-Beauvaisis en 1371.

Aux côtés de Charles V le Sage, on aperçoit ses fils :

À l'extrême-droite de la miniature, l'un au dessus de l'autre, les trois frères de Charles V le Sage, chacun reconnaissable également à ses armes sur sa tunique :

Derrière les deux jeunes fils du roi, la main sur le dossier du trône, Philippe de Valois, oncle du roi.

Jean IV de Mauquenchy est troisième en bas à droite



Naissance de Charles de Bourgogne

Charles naît en mars 1372, fils de Philippe II le Hardi et de Marguerite de Mâle.



Naissance de Marguerite de Bourgogne

Marguerite naît en octobre 1374, fille de Philippe II le Hardi et de Marguerite de Mâle.



Naissance de Catherine de Bourgogne

Catherine naît en 1378, fille de Philippe II le Hardi et de Marguerite de Mâle.



Naissance de Bonne de Bourgogne

Bonne naît en 1379, fille de Philippe II le Hardi et de Marguerite de Mâle.



Naissance de Marie de Bourgogne

Marie naît en août 1380, fille de Philippe II le Hardi et de Marguerite de Mâle.


Charles VI le Bien-aimé et le Fou Charles VI le Fou

Mort de Charles V Le Sage Roi de France

Charles VI le Fou Roi de France

Louis Ier d'Anjou, Jean Ier de Berry, Louis de Bourbon et Philippe II le Hardi Régents

Charles V le Sage meurt à Beauté-sur-Marne le 16 septembre 1380. Il est inhumé le 26 septembre dans la basilique de Saint-Denis.

La France a retrouvé la paix grâce à Charles V le Sage et à son connétable, le breton Bertrand du Guesclin. Elle a été débarrassée :

C'est le début d'une longue embellie dont témoignent les enluminures des Très riches Heures du duc de Berry. Le conflit entre les monarchies anglaise et française pourrait s'arrêter là.

Le Roi Charles VI le Fou n'a pas tout à fait 12 ans quand il succède à son père.

Pendant la minorité de Charles VI le Fou, ses puissants oncles :

assurent la régence.

Ils profitent de leur situation pour dilapider les ressources du royaume et instaurer de nouveaux impôts pour leur profit personnel.

Charles VI le Fou n'est qu'un simple figurant durant son enfance.

Louis Ier d'Anjou est président du conseil de régence du Roi Charles VI le Fou.

Jehan Pastoret est toujours Avocat royal et Président du Parlement de Paris.



Olivier V de Clisson Connétable de France

Après la mort de Bertrand du Guesclin, Olivier V de Clisson, Seigneur de Clisson, Comte de Porhoët, est fait Connétable de France le 23 ou le 28 novembre 1380 par Charles VI le Fou, peu après son sacre.

Les oncles du roi, Louis Ier d'Anjou, Jean Ier de Berry et Philippe II le Hardi y sont opposés du fait de l'appartenance d'Olivier V de Clisson au premier cercle des conseillers de Charles VI, les Marmousets.



Bataille de Roosebecque

Pierre Ier de Villiers est appelé à lever l'oriflamme avant la Guerre de Flandres par Charles VI le Fou en 1382.

Louis II de Mâle est finalement obligé de faire appel à l'ost royal commandée par Jean de Vienne pour mater la révolte des Gantois.

Olivier V de Clisson participe à cette bataille.

Guy II de Blois-Châtillon commande l'arrière garde.

Jean IV de Mauquenchy commande l'avant-garde de l'armée royale.

La bataille de Roosebecque ou Roosebeke près de Courtrai se révèle être une victoire éclatante pour l'armée française.

Charles VI le Fou écrase les révoltés le 27 novembre 1382.

Comme l'indique Jean Froissart, le ciel se dégage subitement alors que Pierre Ier de Villiers lève l'oriflamme, les Flamands, soudainement éblouis, sont massacrés.

Le prestige de la victoire revint à Philippe II le Hardi, qui commence dès lors à asseoir son autorité sur le comté.



Mort de Wenceslas Ier de Luxembourg Duc de Luxembourg, de Brabant et de Limbourg

Venceslas Ier du Saint-Empire Duc de Luxembourg

Philippe II le Hardi héritier du Brabant

Wenceslas Ier de Luxembourg meurt à Luxembourg le 8 décembre 1383.

Venceslas Ier du Saint-Empire devient Duc de Luxembourg sous le nom de Venceslas II de Luxembourg. Il le restera jusqu'en 1390.

Après la mort de Wenceslas Ier de Luxembourg, Jeanne de Brabant désigne comme ses héritiers :



Mort de Louis II de Mâle

Marguerite de Mâle Comtesse de Bourgogne, d'Artois, de Flandre, de Nevers, et de Rethel

Philippe II le Hardi Comte de Flandre, d'Artois, de Nevers et de Rethel

Philippe II le Hardi Seigneur de Salins

Louis II de Mâle meurt le 9 ou le 30 janvier 1384 à Saint-Omer. Il est enterré fastueusement avec Marguerite de Brabant (morte en 1380) en l'église Saint-Pierre à Lille par son gendre le 1er mars 1384.

L'œuvre administrative de Louis II de Mâle comte est considérable et prépare l'action future des dynastes bourguignons : afin d'équilibrer le pouvoir des villes, il associa aux trois "Membres" de Flandre une quatrième entité représentative émanant du Franc de Bruges, la campagne du plat pays environnant le port.

Il scinde le Conseil comtal (la Curie) en organes spécialisés (future Chambre du Conseil pour la surveillance des comptes des baillis, Audience du Conseil chargée de la haute juridiction,...), le Conseil se maintenant comme organe des affaires politiques, dissocié de la personne du comte.

Un souverain bailli, un receveur général et un procureur général furent également créés.

Le comte s'entoura de juristes spécialisés de noblesse récente.

Enfin le comte entreprit également une politique de grands travaux, décidant le percement du canal entre Bruges, dont il avait fait sa résidence principale, et la Lys.

Dans le domaine privé, Louis II de Mâle agit comme un prince de son temps. Il menait grand train, entretenait un zoo, s'entouraient d'une cour de saltimbanques et de bateleurs, organisaient des tournois, bref se ruinait en dépenses somptuaires. On lui comptait onze bâtards. Toujours à court d'argent, il obérait de plus en plus les villes flamandes, ce qui suscita des mécontentements, notamment à Ypres, Bruges et Gand.

Marguerite devient Comtesse de Bourgogne, d'Artois sous le nom de Marguerite II, de Flandre, de Nevers, et de Rethel en 1384.

Philippe II le Hardi devient Comte de Flandre et d'Artois et Seigneur de Salins en 1384.

Philippe II le Hardi devient également Comte de Nevers en 1384 jusqu'en 1385, Comte de Rethel jusqu'en 1393.

Philippe II le Hardi mène une double politique.

Il tente de détourner les Flamands de leur sympathie pour l'Angleterre, en veillant toutefois à sauvegarder les relations commerciales des marchands avec Londres.

Il étend son influence sur les autres principautés.



Mort de Jean II d'Armagnac Comte d'Armagnac, de Fézensac, de Charolais, de Rodez

Jean III d'Armagnac Comte d'Armagnac, de Fézensac et de Rodez, Vicomte de Carlat

Bernard VII d'Armagnac Comte de Charolais

Mêlé aux intrigues de Jean Ier de Berry, son beau-frère, contre Philippe II le Hardi, Jean II d'Armagnac est convoqué à la Cour pour se défendre :

Le procès ne s'ouvre pas Jean II d'Armagnac meurt à Avignon le 26 mai 1384 avant d'arriver à Paris.

Jean III d'Armagnac devient Comte d'Armagnac, de Fézensac et de Rodez, vicomte de Carlat.

Bernard VII d'Armagnac devient Comte de Charolais.



Naissance d'Antoine de Bourgogne

Antoine de Bourgogne naît en août 1384, fils de Philippe II le Hardi et de Marguerite de Mâle.



Mariage de Jean sans Peur avec Marguerite de Bavière

Jean sans Peur Comte de Nevers

Mariage de Guillaume II de Bavière avec Marguerite de Bourgogne

Jean sans Peur épouse à Cambrai le 12 avril 1385 Marguerite de Bavière. Leurs enfants sont :

Jean sans Peur devient Comte de Nevers en 1385.

Guillaume II de Bavière épouse le 12 avril 1385 Marguerite de Bourgogne, fille de Philippe II le Hardi et de Marguerite de Mâle. Leur enfant est :

Ces mariages préparent la future unité territoriale des Pays-Bas et l'union de ces principautés à l'État bourguignon.

Philippe II le Hardi fait aussi entrer par ces mariages la nouvelle dynastie de Bourgogne dans le réseau d'alliance de la maison de Bavière.



Fin de la révolte des Chaperons blancs

Paix de Tournai

Gand est complètement soumise le 18 décembre 1385. Philippe II le Hardi, le nouveau Comte de Flandre se montre habile diplomate et signe avec la ville de Gand la paix de Tournai autorisant les deux parties à sauver la face.



Actions de Philippe II le Hardi

Philippe II le Hardi veille dans la conduite des affaires du Grand Schisme d'Occident, aux intérêts économiques des villes drapantes. Philippe II le Hardi bénéficie à ce sujet des conseils d'hommes d'affaires parmi lesquels les Rapondi tiennent le premier rang.

Très actif à la cour de France, Philippe II le Hardi veille au gouvernement de Charles VI le Fou.

Philippe II le Hardi prend une part d'autant plus importante au gouvernement des oncles de Charles VI le Fou :


Louis Ier d'Orléans dévoilant une maîtresse - Eugène Delacroix

Charles VI le Fou seul au pouvoir

Retour des Marmousets

Louis Ier d'Orléans proche de Charles VI le Fou

En 1388, majeur, Charles VI le Fou décide de gouverner par lui-même et prend en main les affaires du royaume. Il chasse ses oncles prévaricateurs :

Louis II de Bourbon est le seul de ses oncles à ne pas tomber en disgrâce.

Charles VI le Fou rappelle les sages conseillers de son père, que les princes surnomment avec mépris les Marmousets :

Ils font le serment de rester unis, solidaires l'un envers l'autre.

Louis II de Bourbon apparaît à leurs yeux comme le Prince idéal, serviteur de l'État, en opposition aux seigneurs ambitieux et tapageurs comme Philippe II le Hardi et Jean Ier de Berry.

Charles VI le Fou, Le jeune Roi est alors appelé par ses sujets Charles VI le Bien-Aimé.

Intime de Charles VI le Fou, son frère, Louis Ier d'Orléans devient, la folie du roi se confirmant, le rival du duc de Bourgogne : Philippe II le Hardi

Louis Ier d'Orléans montre son goût pour la fête et les plaisirs en faisant édifier à Paris de coûteux hôtels. C'est un séducteur dont ses ennemis diront qu'il "hennissait comme un étalon après presque toutes les belles femmes".



Naissance de Philippe de Bourgogne

Philippe de Bourgogne naît à Villaines-en-Duesmois en octobre 1389, fils de Philippe II le Hardi et de Marguerite de Mâle.



Philippe II le Hardi Comte du Charolais

Philippe II le Hardi étend son autorité en devenant Comte du Charolais en 1390.



Rapprochement de Jean Ier de Lorraine avec Philippe II le Hardi

Mort de Jean Ier de Lorraine

Charles II de Lorraine Duc de Lorraine

Mais, à la fin de son règne, Jean Ier de Lorraine prend ses distances avec la cour de France, d'abord parce qu'il devait lutter contre les grandes compagnies qui pillent, entre autres, son duché, et d'autre part parce que les officiers royaux, en réglant des litiges entre le duc et la noblesse lorraine, tentaient de renforcer l'influence du roi. Jean Ier de Lorraine se rapproche de Philippe II le Hardi, duc de Bourgogne.

Jean Ier de Lorraine meurt à Paris le 22 ou le 23 septembre 1390 où il se trouve pour défendre sa cause devant le Parlement de Paris, suite à une accusation des habitants de Neufchâteau, soutenus par Louis Ier d'Orléans pour abus de pouvoir.

Charles II de Lorraine devient Duc de Lorraine en 1390.

Dans sa jeunesse, Charles II de Lorraine est très lié avec Philippe II le Hardi, duc de Bourgogne. Ils sont compagnons d'armes à plusieurs reprises. Charles II de Lorraine continue d'abord la politique initiée par son père, s'éloignant de la cour de France pour se rapprocher de la Bourgogne. Charles II de Lorraine a en plus une défiance vis à vis de Louis Ier d'Orléans qui soutient l'empereur Venceslas Ier du Saint-Empire.



Expédition de Jean III d'Armagnac en l'Italie

Mort de Jean III d'Armagnac Comte d'Armagnac, de Fézensac et de Rodez

Philippe II le Hardi Comte de Charolais

Bernard VII d'Armagnac Comte d'Armagnac, de Fézensac, de Rodez

En 1391, Jean III d'Armagnac doit partir pour l'Italie afin de venir en aide à Carlo Galéas II Visconti, Seigneur de Parme et époux de sa sœur, Béatrice d'Armagnac, qui est en conflit avec son cousin Jean-Galéas Ier Visconti, Duc de Milan.

Jean III d'Armagnac meurt le 25 juillet 1391 à Alessandria, en Lombardie.

Bernard VII d'Armagnac cède le comté de Charolais à Philippe II le Hardi.

Bernard VII d'Armagnac devient Comte d'Armagnac, de Fézensac, de Rodez.


Charles VI saisi de folie Charles VI saisi de folie non loin du Mans - enluminure du XVe siècle - Chroniques de Jean Froissart Philippe II le Hardi plus âgé

Tentative d'assassinat d'Olivier V de Clisson

Charles VI saisi de folie

Retour de Philippe II le Hardi au pouvoir

Dans la nuit du 13 au 14 juin 1392, Pierre de Craon fait attaquer Olivier V de Clisson par plusieurs hommes armés, au sortir de l'hôtel Saint-Pol à deux pas de chez lui.

Laissé pour mort, Olivier V de Clisson guérit de ses blessures.

Pierre de Craon se dit son ennemi personnel mais il est probable que Jean IV le Conquérant soit l'ordonnateur de cet attentat.

Jean IV le Conquérant ayant refusé de livrer Pierre de Craon au Roi, le 5 août 1392, Charles VI le Fou, âgé de 24 ans, prend la tête d'une armée pour une expédition contre le duc de Bretagne Jean IV, allié aux Anglais.

Lorsque le Roi traverse la forêt du Mans à la tête de ses troupes, un illuminé surgit soudain et saisit la bride de son cheval et lui crie :

Arrête, noble Roi, tu es trahi !". La lance d'un soldat heurte alors un bouclier. Au bruit, le Roi qui s'était assoupi sous l'effet de la chaleur, tire son épée et frappe ses compagnons. Six chevaliers sont tués avant qu'on ait pu le maîtriser !

Désormais les crises de folie ne vont plus quitter le jeune souverain mais seul son entourage immédiat est dans la confidence et ses retours intermittents à la raison empêchent la constitution d'une régence en bonne et due forme.

Isabeau de Bavière affectionne les grandes réceptions.

À partir du début de la folie de Charles VI le Fou, sa vie devient plus difficile, le Roi se montrant violent envers elle.

Malgré sa position au conseil de régence, Louis II de Bourbon ne peut empêcher l'anarchie qui s'installe à cause de la folie de Charles VI le Fou et des luttes entre Philippe II le Hardi et Louis Ier d'Orléans.

Robert Ier de Bar, dont les états sont frontaliers de la France et de la Bourgogne, soutient Louis Ier d'Orléans.

La maladie du Roi ramène au pouvoir Philippe II le Hardi qui entre alors en rivalité avec Louis Ier d'Orléans, le frère du Roi, dont les dépenses s'opposent aux convoitises de Philippe II le Hardi obligé de compter sur les ressources fiscales de la royauté pour faire face aux nécessités de son train de vie et du gouvernement de sa principauté.

Contre la prodigalité du duc d'Orléans, Philippe II le Hardi fait figure de prince réformateur et acquiert ainsi une réelle popularité à Paris.



Bal des Sauvages

Une fête, dite Bal des Sauvages ou Bal des Ardents, est donnée le 28 janvier 1393 à l'hôtel Saint-Pol (ou Saint-Paul), résidence habituelle du souverain.

Les princes et le Roi lui-même se déguisent avec un masque et un costume de toile cirée recouvert d'une épaisse couche de poix sur laquelle est collée de l'étoupe de lin.

Louis Ier d'Orléans, frère cadet du Roi, n'a pas été averti. Il entre dans la salle tandis que la fête bat son plein et s'irrite de cette mascarade qui peut aggraver la folie du Roi.

Il cherche Philippe II le Hardi pour lui demander de l'interrompre.

Comme Louis Ier d'Orléans tente de reconnaître un Sauvage, un valet s'approche avec une torche. Celle-ci met le feu à l'étoupe et à la poix. Plusieurs jeunes gens sont brûlés dans d'atroces douleurs. Le Roi lui-même, qui se tient à l'écart, échappe à la mort mais il voit tout et en reste commotionné.

Les Parisiens, plus ou moins informés du drame, manifestent autour de l'hôtel. Autant ils aiment le Roi, autant ils détestent ses oncles et appréhendent leur retour au pouvoir.

Le Roi tente de les rassurer en se montrant à la cathédrale Notre-Dame pour une messe d'actions de grâces. Mais sa folie est désormais de notoriété publique de même que la mainmise des grands seigneurs sur le pouvoir.

Les crises de démence du souverain sont toutefois passagères et entrecoupées de plusieurs semaines ou plusieurs mois durant lesquels le Roi recouvre tout son discernement et gouverne avec sagesse. Personne ne songe donc à placer le Roi sous tutelle. Cette situation malsaine va perdurer jusqu'à la mort du souverain.

Le Conseil de Régence gouverne le pays, présidé par Isabeau de Bavière. Y participe :

Ces princes du sang profitaient de la maladie du Roi pour mettre le pays en coupe réglée.



Antoine de Bourgogne Comte de Rethel

Philippe II le Hardi, son père, donne en apanage à Antoine de Bourgogne le comté Rethel en 1393.


Amédée VIII de Savoie

Mariage d'Amédée VIII de Savoie avec Marie de Bourgogne

Prise du pouvoir Amédée VIII de Savoie

Amédée VIII de Savoie épouse le 30 octobre 1393 ou en en mai 1401 Marie de Bourgogne, fille de Philippe II le Hardi et de Marguerite de Mâle. Leurs enfants sont :

En 1393, Amédée VIII de Savoie est déclaré majeur et est armé chevalier.

Bonne de Bourbon est dessaisie de la régence.

Amédée VIII reçoit le pouvoir effectif mais il reste longtemps sous influence de Bonne de Bourbon, sa grand-mère, et fidèle à l'alliance française.



Mariage de Léopold IV de Habsbourg avec Catherine de Bourgogne

Léopold IV de Habsbourg épouse le 15 août 1393 Catherine de Bourgogne, fille de Philippe II le Hardi et de Marguerite de Mâle.



Naissance de Jean Chevrot

Jean Chevrot naît à Poligny vers 1395.

Simon Chevrot, son oncle, abbé de Goailles, Conseiller de Philippe II le Hardi et président de son conseil, s'occupe tôt de l'éducation de son neveu.

Simon Chevrot et son ami Jean Chousat, receveur des finances de Philippe II le Hardi, font rentrer Jean Chevrot au conseil du duc.



Philippe II le Hardi Duc de Limbourg

Philippe II le Hardi étend son autorité en devenant Duc de Limbourg en 1396.


Massacre des chrétiens après Nicopolis

Croisade contre les Turcs ottomans

Bataille de Nicopolis

Jean Sans Peur prisonnier

Mort de Jean de Vienne Amiral de France

Mort d'Henri de Bar

Mort de Philippe de Bar

Édouard III de Bar héritier du duché de Bar

Philibert de Naillac Grand maître des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem

Quand le sultan Bajazet ou Bayezid Ier l'attaque, Manuel II Paléologue fait appel aux Croisés Occidentaux.

Sigismond Ier de Luxembourg dirige une croisade contre les Turcs ottomans en 1396.

Charles II de Lorraine participe à l'expédition avec Jean de Nevers, fils de Philippe II le Hardi

Jacques II de Bourbon-La Marche fait ses premières armes dans cette croisade.

Guy VI de La Trémoïlle participe à la croisade de Jean sans Peur.

Philibert de Naillac, avec de nombreux hauts seigneurs français et une troupe de quelques dizaines d'Hospitaliers, rejoint l'armée des croisés.

Elle est renforcée par de forts contingents de différentes nations chrétiennes : Angleterre, Allemagne, Italie, Pologne, Espagne, Bohême.

Au total entre 90 et 100 000 hommes se portent à la rencontre de l'armée ottomane, forte elle aussi d'environ 100 000 hommes, commandée par le sultan Bajazet.

Les deux armées se combattent le 25 septembre 1396 aux environs de Nicopolis (aujourd'hui Nikopol, en Bulgarie), sur les rives du Danube.

Dans un premier temps, les armes paraissent favorables aux chrétiens, qui mettent hors de combat près de 30.000 Turcs, mais ils finissent par se heurter, dans le plus grand désordre (l'indiscipline des chevaliers français n'y est pas étrangère) au corps d'armée commandé par Bajazet en personne, qui s'assure bientôt le dessus.

L'armée de Sigismond Ier de Luxembourg, de son côté, est prise à partie par les troupes chrétiennes du corps serbe du despote Étienne Lazarévitch, beau-frère et allié de Bajazet.

La défaite chrétienne est transformée en déroute par la désertion des éléments valaques et transylvaniens, qui n'ont pas pris part au combat.

Bajazet Ier, ivre de vengeance en raison des pertes subies par son armée dans les débuts de la bataille, ne fait pas de quartier aux vaincus. Seuls seront épargnés les hauts seigneurs dont les Ottomans pourront tirer une forte rançon.

Jean Sans Peur et Guy VI de La Trémoïlle sont fait prisonniers.

Jean aurait gagné son surnom de "sans Peur" à Nicopolis.

Jean de Vienne meurt lors de cette bataille.

Henri de Bar et Philippe de Bar meurent en 1396 à Nicopolis.

Édouard III de Bar devient l'héritier du duché de Bar.

Avant que la déroute ne soit consommée, le proche entourage de Sigismond Ier de Luxembourg, parmi lesquels Philibert de Naillac et quelques Hospitaliers, convainquent le roi de fuir. Ils parviendront à gagner les rivages de la mer Noire, puis Constantinople.

C'est là que Philibert de Naillac apprend son élection comme 34ème grand maître des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem par le chapitre général, qui s'est réuni, en son absence.

Philibert de Naillac est encouragé par le chapitre général à se tenir éloigné de toute influence politique romaine ou avignonaise,.



Mort de Guy VI de La Trémoïlle

Guy VI de La Trémoïlle est Porte-Oriflamme de France, Grand chambellan héréditaire de Bourgogne et favori de Philippe II le Hardi, qui le fait seigneur de Jonvelle.

Guy VI de La Trémoïlle meurt à Rhodes en 1397 de maladie.



Mort de Jean IV le Conquérant

Jean V le Sage Duc de Bretagne

Philippe II le Hardi Régent du duché de Bretagne

Jean IV le Conquérant meurt à Nantes le 9 novembre 1399.

Jean V le Sage devient Duc de Bretagne en 1399.

Olivier V de Clisson est tuteur de Jean V le Sage mais la régence du duché de Bretagne est confiée à Philippe II le Hardi, duc de Bourgogne.



Louis II de Bourbon héritier du Beaujolais

En 1400, Louis II de Bourbon hérite d'Édouard II de Beaujeu, son neveu dernier représentant de la famille de Beaujeu, du Beaujolais que convoite aussi Philippe II le Hardi.

Louis II de Bourbon devient Seigneurs de Beaujeu et de Dombes.



Jean II de Montagu l'Aîné Grand maître de France

Jean II de Montagu l'Aîné devient grand maître de France en 1401.

Par le revenu de ses charges et par les nombreux dons que lui fait le roi, Jean II de Montagu l'Aîné acquiert une immense fortune qui lui vaut l'inimitié de Philippe II le Hardi, et de Charles III le Noble.



Accrochage entre Philippe II le Hardi et Louis Ier d'Orléans

En 1401, lors du premier accrochage entre Philippe II le Hardi et Louis Ier d'Orléans, Louis II de Bourbon et Jean Ier de Berry obtiennent leur réconciliation.



Intervention de Philippe II le Hardi contre la Gueldre

L'intervention de Philippe II le Hardi au profit du Brabant contre la Gueldre prépare également la réunion de cette principauté à l'ensemble des Pays-Bas bourguignons.



Philippe II le Hardi Au château de L'Isle-Adam

Jeanne de Châtillon reçoit Philippe II le Hardi au château de L'Isle-Adam en 1402.



Antoine de Bourgogne Héritier du Brabant

Philippe II le Hardi et Marguerite de Mâle cèdent leurs droits sur le Brabant, en 1404, à leur second fils, Antoine de Bourgogne.


Tombeau de Philippe II Le Hardi au palais des Ducs de Bourgogne de Dijon Jean sans Peur Blason de Jean sans Peur

Mort de Philippe II le Hardi

Jean sans Peur Duc de Bourgogne

Philippe de Bourgogne Comte de Nevers et de Charolais

Philippe II le Hardi meurt à l'Hôtel du Cerf à Halle en Belgique le 26 ou le 27 avril 1404. Le corps de Philippe II le Hardi est éviscéré et embaumé, puis placé dans un cercueil de plomb.

Il est déposé dans le chœur de la Chartreuse de Champmol le 16 juin 1404. Ses viscères sont expédiés à Notre-Dame de Hal.

Dès 1378, Philippe II le Hardi acquiert le domaine de Champmol pour y faire construire une chartreuse (1383-1388) destinée à accueillir sa dépouille après son décès. Ce bâtiment est devenu depuis un hôpital de Dijon. Son tombeau et son gisant sont réalisé par Jean de Marville (1381-1389), Claus Sluter (1389-1406) et Claus de Werve (1406-1410). Jean Malouel, peintre officiel du duc, s'est chargé de la polychromie et des dorures.

En 1792, son corps est transféré à la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon. Son tombeau est remonté un peu plus tard et endommagé par les révolutionnaires en 1793. Il est restauré dans la première moitié du XIXe siècle et se trouve aujourd'hui au musée des Beaux-arts de Dijon dans le Palais des Ducs de Bourgogne

Philippe II le Hardi renforce le pouvoir central de la maison de Bourgogne. Tout en maintenant les institutions locales, il leur impose une autorité de tutelle.

Le cadre institutionnel ainsi mis en place limite les pouvoirs régionaux.

Le duché de Bourgogne est à l'apogée de son pouvoir politique au sein du conseil. Mais Philippe II le Hardi lègue à son fils Jean sans Peur des caisses vides et une obligation de démagogie s'il veut garder un parti.

En 1404, Jean Ier de Bourgogne, dit Jean sans Peur succède à son père et devient Duc de Bourgogne.

Philippe de Bourgogne reçoit en apanage le comté de Nevers en 1404 (jusqu'en 1419), par renonciation de ses frères Jean sans Peur et Antoine de Bourgogne.

Jean sans Peur prend le contrôle du conseil mais est politiquement moins puissant que son père. Louis Ier d'Orléans sait qu'il doit profiter de la disparition de Philippe II le Hardi pour reprendre les rênes du pouvoir.

Des rumeurs font état d'une liaison entre Isabeau de Bavière et Louis Ier d'Orléans. En raison des intrigues à la cour de Charles VI le Fou et de l'inimitié d'Isabeau de Bavière, Valentine Visconti doit quitter Paris et partir en exil à Saint-Pol.

Par sa prodigalité, Louis Ier d'Orléans s'attire une croissante impopularité, soigneusement exploitée par Jean sans Peur. Il est accusé d'avoir voulu séduire ou, pis, violer la duchesse de Bourgogne.



Mort de Marguerite de Mâle

Jean sans Peur Comte de Bourgogne et de Flandre

Jean sans Peur Seigneur de Salins

Marguerite de Mâle meurt à Arras le 16 ou le 21 mars 1405. Elle est inhumée dans la chapelle Notre-Dame de l'église Saint-Pierre de Lille.

À la mort de sa mère en 1405, Jean sans Peur devient également Comte de Bourgogne, de Flandre et d'Artois et Seigneur de Salins. À 33 ans, c'est alors un homme mûr, expérimenté et considéré.


Politique de Jean sans Peur en Flandre et Bourgogne

Le duc Jean est réformateur par goût de la saine gestion administrative autant que par opportunité.

Jean sans Peur, tout comme son père Philippe II le Hardi, veut renforcer les institutions centrales et le pouvoir princier en Flandre, Bourgogne

Il tente d'annuler l'influence des villes.

Un des principaux instruments de cette politique est le contrôle des impôts. Le duc persuade les villes de verser un pourcentage des impôts indirects au Trésor public. Seule la ville de Gand ne souscrit pas au projet.

Le fonctionnement de la chambre du conseil (cour d'appel suprême) et de la cour des comptes (instance financière centrale) est amélioré. A la demande des néerlandophones, la chambre du conseil est transférée de Lille à Gand, mais la principale langue véhiculaire reste le français.

Jean sans Peur essaie d'étendre son influence aux états voisins.

Enfin, il entretient de bonnes relations avec son beau-frère, Guillaume de Hainaut Hollande.

Nonobstant les tensions franco-anglaises, Jean sans Peur laisse au comté de Flandre la liberté d'établir les relations de son choix avec l'Angleterre.


Jean sans Peur et la cour de France

Le duc veille également à consolider sa position à la cour de France, position dont il retire des revenus complémentaires. Louis, duc d'Orléans, met la main sur le Conseil royal et sur les ressources du Trésor : la part de l'argent royal dans les ressources du duc de Bourgogne diminue de moitié.

Jean sans Peur n'est plus que le cousin du Roi alors que son père avait été l'un des oncles au gouvernement.

Il manie donc avec habileté la démagogie, acquiert des sympathies dans la bourgeoisie parisienne et fait cause commune avec les idéalistes de l'université de Paris, toujours prêts à mêler :

Pour ne pas être évincé du pouvoir dans le royaume, il menace Paris en 1405.


Très Riches heures du duc de Berry - mois de décembre - scène de chasse près du au château de Vincennes

Mort de Jean Ier de Berry

Marie de Berry Duchesse d'Auvergne et Comtesse de Montpensier

Jean de Bourgogne Comte d'Étampes

Jean Ier de Berry meurt à Paris le 15 juin 1416.

Jean Ier de Berry et ses deux frères Louis Ier d'Anjou et Philippe II le Hardi, sont un soutien indéfectible de Charles V le Sage et de sa politique audacieuse contre l'ennemi anglais.

Jean Ier de Berry se sent plus proche de Charles V le Sage que de ses autres frères : en effet, comme lui, il aime les arts, la littérature, les beaux objets. Cependant, contrairement à Charles V le Sage, Jean Ier de Berry est plus un collectionneur qu'un créateur.

Mécène fastueux, Jean Ier de Berry protège les arts et les lettres et possède les plus beaux manuscrits de l'époque (Psautier).

Il commande les Très Riches heures du duc de Berry aux frères Paul, Jean et Herman de Limbourg qui ne l'achèveront que bien après sa mort.

Ce manuscrit est composé d'une collection de textes illustrés, calendriers, psaumes, messes pour chaque heure liturgique de la journée. Il permet de suivre le rituel de la piété quotidienne établi par l'église. Il est conservé au musée Condé à Chantilly.

Jean Ier de Berry fait également exécuter les Petites Heures de Jean de Berry

Jean Ier de Berry se fait construire plusieurs palais :

À Poitiers, il fait de plus réaménager le donjon comtal en tour de résidence.

L'architecte de la plupart de ces constructions était Guy de Dammartin.

Sur le modèle de la Sainte-Chapelle de Paris, Jean Ier de Berry fait, comme ses frères, édifier une chapelle dans ses domaines, pour bien montrer sa filiation avec le roi Saint-Louis.

Marie de Berry devient Duchesse d'Auvergne et Comtesse de Montpensier en 1416.

Robert Ier d'Estampes est exécuteur testamentaire de Jean Ier de Berry.

Jean Ier de Bourbon, prisonnier à Londres, devient Duc d'Auvergne en 1416 sous le nom de Jean II.

D'abord, Comte de Clermont, Charles Ier de Bourbon a à gérer les domaines de son père. À l'âge de 15 ans, Charles Ier de Bourbon préside le conseil de régence.

Étant fils cadet, Jean de Bourgogne ne peut prétendre à recevoir un gros héritage. Son arrière grand-père Jean Ier de Berry lui lègue le comté d'Étampes.

Jean de Bourgogne devient Comte d'Étampes.



Siège de Montereau

Philippe III le Bon assiège Montereau avec l'aide d'Henri V d'Angleterre, exhume le cadavre de Jean sans Peur, son père, et le fait inhumer dans la chartreuse de Champmol de Dijon, auprès de Philippe II le Hardi, son grand-père.

En tant que Pair de France, Philippe III le Bon demande ensuite réparation pour le meurtre de son père, devant le lit de justice.

Le chancelier Nicolas Rolin plaide pour Philippe III le Bon, mais Henri V d'Angleterre refuse de sanctionner les meurtriers, trahissant ainsi la promesse faite à Rouen.


Menu contextuel

Si, dans le résultat d'une recherche, un nom de personne ou de lieu ou une date vous interpelle, sélectionnez-le et faites un clique droit pour lancer une nouvelle recherche.


Si ce site vous est utile, placez le dans vos favoris ou marques-pages !