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Événements contenant la ou les locutions cherchées



36 événements affichés, le premier en 1792 - le dernier en 1893


Maurice François de Mac Mahon

Mariage de Maurice François de Mac Mahon avec Pélagie Edme Marie de Riquet de Caraman

Le contrat de mariage est passé devant Brichard, notaire à Paris, le 8 janvier 1792.

Maurice François de Mac Mahon épouse à Bruxelles le 1er février 1792 Pélagie Edme Marie de Riquet de Caraman. Leurs enfants sont :



Naissance de Patrice de Mac Mahon

Marie Edme Patrice Maurice ou Patrice de Mac Mahon naît au château de Sully en Saône-et-Loire le 13 juillet 1808, fils de Maurice-François de Mac Mahon (1754-1831) et de Pélagie de Riquet de Caraman (1769-1819).

Les Mac Mahon sont une famille d'origine irlandaise, réfugiée en France avec Jacques II Stuart, lors de la Glorieuse Révolution de 1689, et se réclamant de la descendance des anciens rois d'Irlande.

Ils revendiquent une descendance des seigneurs de Munster.

Pélagie de Riquet de Caraman est descendante de Pierre-Paul Riquet, constructeur du canal du Midi.



Patrice de Mac Mahon au Petit Séminaire des Marbres à Autun

En 1820, Patrice de Mac Mahon entre au Petit Séminaire des Marbres à Autun.

Il achève ses études au collège Saint-Louis à Paris.



Patrice de Mac Mahon à l'école spéciale militaire

Patrice de Mac Mahon entre à l'école spéciale militaire le 23 octobre 1825.



Patrice de Mac Mahon à l'école d'application d'état-major

Patrice de Mac Mahon rejoint pour 2 ans l'école d'application d'état-major, le 1er octobre 1827.

Sorti de l'École militaire de Saint-Cyr, Patrice de Mac Mahon entre dans l'armée en 1827.


Attaque d'Alger par mer - le 29 juin 1830 - par Théodore Gudin - 1831

Expédition d'Alger

Bataille de Staoueli

Prise d'Alger

Le dey d'Alger aurait offensé le consul de France.

En 1830, Charles-Marie Denys de Damrémont fait partie de l'expédition d'Afrique commandée par Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont.

L'expédition coloniale française débarque à Sidi Fredj le 14 juin 1830.

Charles-Marie Denys de Damrémont commande une brigade d'infanterie et est ainsi l'un des premiers à prendre possession de cette terre.

Patrice de Mac Mahon sert d'abord lors de cette expédition d'Alger. Il se fait remarquer par sa capacité et sa bravoure.

Joseph Vinoy participe et Léonce-Louis-Melchior de Vogüé participent à cette expédition.

Les troupes françaises attendent du matériel de siège, qui tarde à arriver.

Les troupes de la Régence d'Alger se renforcent, s'établissent au campement de Staoueli et consolident leurs lignes face aux Français avec quelques batteries au centre de leurs positions.

L'attaque qu'ils déclenchent le 19 juin 1830 au point du jour, est repoussée au bout de quelques heures par les français qui s'emparent de l'artillerie algérienne et du campement de Staoueli, où ils s'établissent.

Joseph Vinoy est blessé.

Joseph Vinoy est nommé sous-lieutenant et conquiert successivement au sein de la Légion étrangère tous ses grades dans la colonie, jusqu'à celui de colonel du 2e Zouaves.

Achille Baraguey d'Hilliers commande le 1er régiment d'infanterie légère lors de la prise d'Alger.

Alger est prise le 6 juillet 1830.

Élie-Frédéric Forey prend part cette prise d'Alger et est nommé lieutenant pour s'y être distingué.



Siège d'Anvers

Rappelé en France, Patrice de Mac Mahon attire de nouveau l'attention lors de l'expédition d'Anvers en 1832.

Sa déconvenue n'empêche pas Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans de participer au siège d'Anvers en 1832.



Patrice de Mac Mahon Capitaine

Patrice de Mac Mahon devient capitaine en 1833, et revient en Algérie.


Obsèques de Charles-Marie Denys de Damrémont devant Constantine - par Édouard Detaille

Expédition de Constantine de 1837

Mort de Charles-Marie Denys de Damrémont

Sylvain Charles de Valée Maréchal de France

Le 12 février 1837, Louis-Philippe Ier de France nomme Charles-Marie Denys de Damrémont gouverneur général des possessions françaises dans le nord de l'Afrique.

Constantine est encore aux mains d'Ahmed Bey.

À ce moment la monarchie de Juillet est consolidée et la prospérité économique est rétablie.

Louis-Philippe Ier de France envisage une dissolution de la Chambre des députés.

Il cherche à obtenir un meilleur résultat aux élections en offrant au pays un peu de gloire militaire et en vengeant l'échec de l'expédition de Constantine de 1836.

Louis-Philippe Ier de France et Louis-Mathieu Molé, le chef de son gouvernement, décident de lancer une nouvelle Expédition de Constantine par à l'été 1837.

La préparation de l'expédition est l'occasion, à fin août 1837, d'une vive rivalité entre les deux fils aînés de Louis-Philippe Ier de France :

qui se disputent l'honneur d'y participer.

Le premier estime qu'en tant qu'aîné, le premier rôle lui revient de droit, tandis que le second, qui a participé à l'expédition infructueuse de l'an passé, tient absolument à venger cette humiliation.

Ferdinand-Philippe d'Orléans s'incline.

L'armée se réunit dans le camp de Merdjez-Hammar, établi sur les bords de la Seybouse, en avant de Ghelma, à moitié chemin de Bône à Constantine.

Placée sous les ordres de Charles-Marie Denys de Damrémont elle a pour chef d'état-major :

Le tout ne comprend pas plus de 7 000 hommes.

Patrice de Mac Mahon se distingue lors de ce siège de Constantine.

En 1837, à bord du vaisseau l'Hercule, François Ferdinand d'Orléans se rend à Gibraltar, à Tanger, à Ténériffe.

Il débarque à Bône en octobre 1837, et se met en route en toute hâte pour rejoindre l'armée qui marche contre Constantine.

Un témoin oculaire allemand qui sert l'armée en volontaire donne le récit de cette expédition.

L'armée française part de Bône le 1er octobre 1837 ; elle sort du camp de Merdjez-Hammar pour marcher sur Constantine..

Les deux premières brigades bivouaquentsur les hauteurs de Rez-el-Akba.

Le 2 octobre 1837, l'armée campe auprès du marabout de Sidi-Tamtam.

Les troisième et quatrième brigades, commandées par le général Rulhières et le colonel Combes, se tiennent une demi-journée en arrière pour protéger le convoi qui, avec sa multitude de voitures et de mulets, occupedeux lieues de route.

Le 3 octobre 1837, l'armée campe auprès de Ouad-el-Aria.

Depuis Rez-el-Akba, l'armée française marche dans un pays très-élevé, dont les vallées mêmes sont au moins à 1 500 pieds au-dessus du niveau de la mer.

La marche des soldats français jusqu'à Constantine dura près de 6 jours, quoique cette ville ne soit éloignée que de 19 lieues de Merdjez-el-Hammar et de 41 lieues de Bone.

Dès qu'il fait assez jour pour distinguer la route, l'avant-garde française se met en marche.

Tous les corps suivent dans l'ordre prescrit.

L'artillerie et l'immense convoi se traînent ensuite, puis viennent la troisième et la quatrième brigade.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans passe la Seybousse à la tête de 3 brigades.

L'armée prend position sous les murs de la ville le 6 octobre 1837.

Sans perdre un instant les batteries de brèche sont établies.

Le 10 octobre 1837, toutes les pièces de 24 sont placées sur la colline.

Le 11 octobre 1837 les forces françaises commencent à lancer leurs boulets contre les murs, entre les portes Bal-el-Oued et Bab-el-Decheddid.

Charles-Marie Denys de Damrémont, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans et le général Perregaux, se rendent de Mansourah à Coudiat-Aty pour observer les effets produits par les batteries de brèche.

La communication entre ces deux positions n'a jamais été interrompue, mais le passage du Rummel est toujours dangereux.

300 Arabes environ campent sur les hauteurs auprès de l'aqueduc colossal des Romains ; leur quartier général est à une petite demi-lieue au sud de Coudiat-Aty.

Ces derniers s'approchent quelquefois des tirailleurs français jusqu'à une demi-portée de fusil.

Dans la matinée du le 12 octobre 1837, la brèche est devenue large.

Vers huit heures, Charles-Marie Denys de Damrémont fait cesser le feu parce qu'il attenda le retour d'un parlementaire envoyé dans la ville pour sommer les habitants de se rendre.

Charles-Marie Denys de Damrémont meurt le 12 octobre 1837 mortellement touché par un boulet alors qu'il se rendait à la batterie de brèche

Il est inhumé à l'hôtel des Invalides.

Lors de sa messe funéraire, est joué pour la première fois le Requiem de Berlioz.

Un conseil de guerre est convoqué et le commandement de l'armée est confié à Sylvain Charles de Valée.

Il est opposé au système de négociations et de traités que les français ont adopté depuis quelque temps.

Sylvain Charles de Valée donne sur-le-champ l'ordre de doubler le nombre et la célérité des coups.

Le 13 octobre 1837 au matin, la première colonne d'attaque française est formée par :

La seconde colonne d'assaut se compose :

Le colonel Combe, qui la commande, arrive devant la brèche au moment où les Zouaves demandent des échelles.

La ville de Constantine a encore au moment de l'assaut 6 000 défenseurs.

Les habitants continuent quelque temps encore leur résistance dans les rues, pour s'assurer la retraite vers la Kasbah et une issue hors la ville.

Vers 9 heures, le drapeau tricolore remplace sur le rocher le drapeau rouge.

Adolphe Jean Casimir Niel se distingue lors de la prise de la ville.

Cependant, le mauvais temps et la difficulté des routes retardent François Ferdinand d'Orléans, et il n'arrive que le 17 octobre 1837 alors que le drapeau français flotte déjà sur les murs de la ville.

Le ministre de la Guerre félicite Adolphe Jean Casimir Niel le 26 octobre 1837 après le rapport qu'a fait Sylvain Charles de Valée.

L'armée française reste à Constantine jusqu'à fin novembre 1837.

Sylvain Charles de Valée laisse alors une garnison sous les ordres du général Bernelle et revient à Bône avec Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans.

Il y reçoit la nouvelle de sa promotion.

Sylvain Charles de Valée, Comte de Valée, est fait Maréchal de France le 11 novembre 1837 par Louis-Philippe Ier de France.

Avec le regret d'avoir manqué une occasion d'acquérir de la gloire, François Ferdinand d'Orléans reprend la mer, explore les côtes du Sénégal et visite Gorée.

François Ferdinand d'Orléans fait également plusieurs excursions à l'intérieur du continent noir, où il rend visite à quelques chefs de tribus.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans revient ensuite en France par Gibraltar et l'Atlantique.

Sur le chemin de retour, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans se blesse au bras, ce qui ne l'empêche pas d'assister à l'ouverture des Chambres, le 18 décembre 1837.



Patrice de Mac Mahon Général de division

Patrice de Mac Mahon mène des raids de cavalerie audacieux à travers les plaines occupées par les bédouins.

De 1837 à 1855, Patrice de Mac Mahon est presque constamment en Algérie et accède au grade de Général de division.


Antoine Marie d'Orléans - en 1844- par Franz Xaver Winterhalter

Bataille de Biskra

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans dirige l'expédition de Biskra en 1844.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans prend part à la pacification dans les Aurès et à la tête des légionnaires du colonel Patrice de Mac Mahon, il enlève la position de M'Chounech le 15 mars 1844.

Antoine Marie d'Orléans combat en Algérie et se distingue à Biskra. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par Louis-Philippe Ir de France le 24 juin 1844.

Antoine Marie d'Orléans est nommé chef d'escadron le 8 août 1844.



Guerre de Crimée

La guerre de Crimée de 1853 à 1856 oppose la Russie impériale à une coalition comprenant :

Pendant la guerre de Crimée, on donne à Patrice de Mac Mahon le commandement de la 1re division d'infanterie du 2e corps de l'armée d'Orient.

Julien Léon Loizillon participe à la guerre de Crimée, en tant que lieutenant au 9e cuirassiers.



Mariage de Patrice de Mac Mahon avec Élisabeth Charlotte Sophie de La Croix de Castries

Patrice de Mac Mahon épouse à Paris le 13 ou 14 mars 1854 1854Élisabeth Charlotte Sophie de La Croix de Castries, fille d'Armand Charles Henri de La Croix, Comte de Castries, et de Marie Augusta d'Harcourt. Leurs enfants sont :


Prise de Malakoff par Horace Vernet

Fin du Siège de Sébastopol

Bataille du Pont Traktir

En juillet 1855, les Russes perdent en moyenne 250 hommes par jour.

Il est décidé que Gorchakov et l'infanterie russe doient lancer un nouvel assaut à Chernaya, le premier depuis la bataille d'Inkerman.

Le 16 août 1855, le corps du général Pavel Petrovich Liprandi et du général Read attaquent violemment les 37 000 Français et Sardes au-dessus du Pont Traktir.

Les assaillants arrivent avec la plus grande détermination possible, mais l'issue du combat ne fait aucun doute à aucun moment.

À la fin de la journée, les Russes se retirent du champ de bataille, laissant derrière eux 260 officiers et 8 000 hommes, les Alliés n'en ayant perdu que 1 700.

La dernière chance pour les Russes de sauver Sébastopol s'envole.

Le même jour, les bombardements alliés avaient une fois de plus réduit Malakoff et ses alentours au silence, et c'est avec une confiance absolue que le général Aimable Pélissier planifie l'assaut final.

La Tour de Malakoff, une grande tour de pierre, couvre la banlieue de Sébastopol, entourée de chaque côté par le Redan et le Petit Redan.

Le 8 septembre 1855 à midi, le corps d'armée commandé par Bosquet s'abat soudainement sur Malakoff.

Louis-Jules Trochu est blessé grièvement.

Le combat est des plus désespéré côté russe :

Même à l'ouest, dans la direction opposée au fort et aux bastions centraux, un intense corps-à-corps a lieu entre les deux armées.

Les Français réussissent à s'emparer de la position fortifiée de Malakoff grâce à un assaut parfaitement coordonné.

La forteresse devient alors intenable.

Pendant la nuit, les Russes fuient grâce aux ponts sur la rive Nord après avoir détruit ses fortifications.

Le 9 septembre 1855, les vainqueurs prennent possession du bâtiment vide mais en proie aux flammes.

Patrice de Mac Mahon prononce alors son célèbre J'y suis, j'y reste !

Eugène Libaut, un zouave français, parvient à hisser le drapeau français en haut de la forteresse russe.

Dans l'assaut final les Alliés ont perdu environ 10 000 hommes, les Russes 13 000; pas moins de 19 généraux sont morts ce jour-là.

Le 11 septembre 1855, après 11 mois de siège pénible et meurtrier, Sébastopol finit par se rendre.

Sébastopol a été défendue héroïquement.

Les amiraux russes Vladimir Istomin et Vladimir Kornilov sont tués.

Son attaque a coûté la vie à de nombreux Alliés.

Toutefois sa chute marque le début de la défaite russe lors de la guerre de Crimée.

Aucune opération sérieuse ne sera entreprise contre Gorchakov, qui, avec son infanterie et les restes de la garnison, continue à tenir les hauteurs de la ferme Mackenzies.

Kinburn est attaquée par la mer, et d'un point de vue naval, l'attaque est intéressante dans la mesure où elle voit le premier important déploiement de cuirassés.

En France, une commune des Hauts-de-Seine, Malakoff, sera nommée en l'honneur de la victoire.

À la suite de la prise de Sébastopol, Adolphe Jean Casimir Niel est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur.


Bataille de Magenta - par Gerolamo Induno - Musée de l'Armée à Paris

Bataille de Magenta

Mort de Jean Joseph Gustave Cler

Mort de Charles-Marie-Esprit Espinasse

Patrice de Mac Mahon Maréchal de France

Ferencz Gyulai s'aperçoit du piège et ordonne que le gros de l'armée soit déplacé, à travers Vigevano et Abbiategrasso, de Lomellina à Magenta.

Les Autrichiens reculent, établissant ainsi une ligne défensive entre Naviglio Grande et le Tessin, faisant sauter le grand pont napoléonien de Boffalora sopra Ticino, entre Magenta et Trecate qui résiste et restera partiellement exploitable.

La nuit du 2 au 3 juin 1859, le génie français, protégé par l'artillerie, jette un pont de barques de 180 mètres à Turbigo : le IIe corps d'armée peut commencer à traverser afin de soutenir les premiers combats à Turbigo et Robecchetto.

Le matin du 4 juin 1859, Patrice de Mac Mahon partage ses troupes en 2 colonnes :

Pendant ce temps, les troupes autrichiennes tardent à arriver et le général autrichien Clam-Gallas dispose ses troupes en triangle avec pour sommets Magenta, Marcallo et Boffalora.

Dès que Napoléon III entend tonner le canon, de son observatoire dans la tour de San Martino al Basto, convaincu que l'attaque de Patrice de Mac Mahon est engagée, il ordonne aux troupes en attente près du Tessin de se déplacer vers les ponts :

Les Autrichiens font sauter le pont de la douane et celui de la voie ferrée, un peu plus bas. Il reste l'unique passage pour rejoindre la berge gauche du canal.

Patrice de Mac Mahon est arrêté dans l'attente de coordonner ses 2 colonnes et le IIIe corps d'armée français tarde depuis Novare à rejoindre le champ de bataille.

D'Abbiategrasso, le gros des troupes autrichiennes commence à arriver et son entrée rend la situation critique pour les Français à tel point qu'un télégramme est envoyé à Vienne qui annonce la victoire.

Patrice de Mac Mahon repousse l'attaque à Boffalora.

Les Autrichiens, menacés sur leur flanc droit par Patrice de Mac Mahon, se retirent à Magenta.

Après de féroces combats, les Français réussissent à passer sur le ponte Nuovo

Le général français Jean Joseph Gustave Cler tombe.

La bataille se propage autour de la gare ferroviaire de Magenta.

Les Autrichiens se réfugient dans les habitations espérant défendre le territoire mètre par mètre.

Conduisant sa division en pointe, Charles-Marie-Esprit Espinasse est blessé à proximité de Casa Giacobbe, mais sa colonne et celle de Patrice de Mac Mahon, par une manœuvre en tenaille, attaquent l'ennemi retranché dans la ville.

Le soir, les Bersaglieri de la division du général Manfredo Fanti arrivent à couvrir le côté gauche des alliés.

Ferencz Gyulai décide de se retirer momentanément envisageant une contre-attaque qui n'aura pas lieu.

Adolphe Jean Casimir Niel, commandant le 4e corps, se distingue lors de cette bataille.

Jean Louis Metman se couvre de gloire à Magenta, en enlevant avec son régiment le pont et les ouvrages du naviglio Grande. Le régiment y perd un tiers de son effectif, mais Jean Louis Metman y gagne la croix de Commandeur de la Légion d'Honneur.

Louis-Jules Trochu est divisionnaire.

Charles-Marie-Esprit Espinasse meurt.

Au soir du 4 juin 1859, Patrice de Mac Mahon, Comte de Mac Mahon, est fait Maréchal de France et Duc de Magenta, par Napoléon III.

Louis Charles Auguste Morand commande son bataillon au 2e régiment de Zouaves lors de la prise de Magenta, action pour laquelle le drapeau du régiment est décoré.


Attaque du château de Melegnano

Entrée de Victor-Emmanuel II de Savoie et de Napoléon III à Milan

Bataille de Melegnano

Le 8 juin 1859, Victor-Emmanuel II de Savoie et Napoléon III victorieusement dans Milan, défilant sous l'arche de Paix, cours Sempione.

Pendant ce temps, l'armée autrichienne se retire vers l'est en 3 grandes colonnes :

35 000 hommes, commandés par le général Roden, s'arrêtent à Melegnano.

Comprenant l'importance de cette position pour arrêter la marche des Français vers Lodi, la brigade Roden élève des travaux tout autour du village.

En défendant Melegnano, Roden couvre les lignes de retraite autrichiennes.

Napoléon III ordonne le 9 juin 1859 à Achille Baraguey d'Hilliers, auquel est adjoint le 2e corps d'armée commandé par Patrice de Mac Mahon, de s'emparer le jour même des positions occupées par les Autrichiens.

D'après le plan français, Patrice de Mac Mahon doit d'abord se déplacer le long de la route principale, jusqu'à San Giuliano, au nord de Melegnano, avant de traverser la rivière Lambro pour tourner le flanc droit de Roden.

Le 1er corps d'armée doit suivre pour menacer le village par le nord et l'ouest.

Malheureusement Achille Baraguey d'Hilliers souffre des délais habituels : le train du 2e Corps d'Armée bloque la route principale, et les rizières voisines sont infranchissables.

La 3e division de François Achille Bazaine n'atteint pas Melegnano avant 15h30, et sa colonne offre une cible privilégiée pour les canons autrichiens qui font feu sur la route.

Le tempérament impatient de Achille Baraguey d'Hilliers, ainsi que l'heure tardive, l'incitent à attaquer tout de suite, sans attendre le mouvement tournant de Patrice de Mac Mahon.

Le village de Melegnano s'étend de chaque côté de la rivière Lambro, et comprend un vieux château, partiellement entouré de douves, dans sa partie ouest.

La brigade Roden a dépensé une énergie considérable à sa défense, en construisant une plateforme de feu dans les murs épais du cimetière de l'église, et en barrant la route de Milan par des abattis.

Aux côtés de ses propres troupes, Roden peut compter sur la brigade Boer derrière le village.

Pour une fois les Autrichiens combattent bravement.

Ils repoussent le 1er régiment de zouaves, qui mène l'assaut de François Achille Bazaine, et lance de féroces contre-attaques.

La 2e division de Louis René Paul de Ladmirault vient derrière François Achille Bazaine et tente un mouvement tournant resserré, mais les pistes s'arrêtent court, le sol est boueux et la Lambro s'avère inabordable.

Les hommes de Ladmirault improvisent des ponts avec des chariots et des troncs d'arbres, avant de forcer les Autrichiens à se replier sur le château, d'où les tireurs prennent position parmi les arbres longeant ses murs.

Achille Baraguey d'Hilliers et François Achille Bazaine dirigent un sauvage combat de rue au cours duquel le 33e régiment d'infanterie de ligne manque de perdre son aigle.

Ce n'est qu'après le tir des canons de Patrice de Mac Mahon sur la route de Lodi que les Autrichiens décident d'abandonner.

La brigade Boer couvre la retraite de Roden, en occupant le château jusqu'à ce que les troupes autrichiennes à l'est de la Lambro soient évacuées.

Achille Baraguey d'Hilliers bat les Autrichiens malgré de lourdes pertes à ses divisions.


Plan de la bataille de Solférino

Batailles de Solférino, de Medole et de de San Martino

L'armée d'Italie se tourne vers l'Est pour poursuivre l'ennemi. La progression est ralentie par les destructions opérées par les troupes autrichiennes et par les pluies incessantes.

L'ennemi se replie successivement derrière plusieurs affluents du Pô : l'Adda, l'Oglio et la Chiese.

Grâce à l'efficacité du génie français, le gros de l'armée franco-sarde traverse le Chiese au cours de la journée du 22 juin 1859 et elle se prépare à avancer rapidement vers le Mincio, encouragée par les rapports des patrouilles de reconnaissance qui ont pu vérifier le repli de l'ennemi.

Dans la matinée du 23 juin 1859, François-Joseph Ier d'Autriche donne l'ordre à ses troupes de se tourner vers l'ouest.

Elles regagnent la rive droite du Mincio où elles reviennent occuper les positions abandonnées quelques jours auparavant.

Cette manœuvre est destinée à :

Aux premières heures du 23 juin 1859, Napoléon III et Victor-Emmanuel II de Savoie se rencontrent sur la colline de Lonato pour discuter d'une dépêche envoyée par l'impératrice Eugénie de Montijo, qui contient d'inquiétantes informations sur d'importants mouvements de troupes prussiennes sur le Rhin.

La lettre contient une invitation pressante à la conclusion rapide de la campagne d'Italie afin que l'armée française puisse rentrer chez elle pour défendre ses frontières.

Après un bref entretien privé, les souverains regagnent leurs quartiers généraux.

Les combats des patrouilles de reconnaissance qui se produisent tout au long de la journée convainquent les Autrichiens qu'ils ont intercepté les premières avant-gardes franco-sardes et ceux-ci pensent avoir établi le contact avec l'arrière-garde autrichienne, tout comme à Melegnano.

En fait, les 2 armées sont déployées sur deux lignes parallèles très proches l'une de l'autre et qui s'étend du Nord au Sud sur 20 km.

Selon le plan établi, à l'aube du 24 juin 1859, l'armée franco-sarde se déplace vers l'Est afin de se déployer le long de la rive droite du Mincio.

Comme première étape matinale, l'armée française aurait dû occuper :

Après quelques kilomètres, inévitablement, les colonnes franco-sardes entrent en contact, les unes après les autres, avec les troupes autrichiennes, fortement implantées précisément à :

En quelques heures, de 4 h à 7 h, de violents combats ont lieu qui conduisent à une mêlée générale, chaotique et très violente, qui dure plus de 18 heures.

L'absence de plan de bataille ordonné, l'équilibre des forces en jeu et la détermination féroce des 2 camps sont les principales causes du carnage.

De nombreux combats se déroulent à Medole, Solférino et San Martino qui correspondent, respectivement, aux secteurs sud, central et nord d'un vaste front.


Napoléon III à la bataille de Solférino - par Jean-Louis-Ernest Meissonier - Huile sur toile - 1864

Bataille de Solférino

Vers 4h30, l'avant-garde du Ier corps d'armée française, commandé par Achille Baraguey d'Hilliers, établit le contact avec les troupes autrichiennes du Ve corps d'armée dirigée par le feld-maréchal Stadion à proximité de Grole sur le territoire de Castiglione delle Stiviere.

Une demi-heure plus tard, le IIe corps d'armée français, commandé par le maréchal Patrice de Mac Mahon rencontre les divisions austro-hongroises postées au hameau de Ca' Morino sur le territoire de Medole.

Louis-Jules Trochu est divisionnaire.

Les troupes autrichiennes, fortes de 3 corps d'armée positionnés à Solférino, Cavriana et Volta Mantovana, résistent longtemps aux assauts conjugués des Ier et IIe corps français contraignant Napoléon III à engager la garde impériale dans la bataille.

Solférino est arrachée au Ve corps d'armée de Stadion en début d'après-midi et le déploiement français se poursuit pour conquérir Cavriana où il rencontre également une forte résistance du Ier corps d'armée du maréchal autrichien Clam-Gallas.

L'engagement de troupes fraiches vers 15 heures, composées du IIIe corps d'armée français de François Certain de Canrobert permet d'occuper Cavriana peu avant 18 heures.

Louis Charles Auguste Morand se distingue à Solférino.


Sacrifice du colonel Maleville au cours de la bataille de Medole

Bataille de Medole

Les combats débutent à Medole, dans le secteur sud du front, vers 4 heures du matin.

Au cours de la marche qui doit le conduire à Guidizzolo, en passant par le village de Medole, le 4e corps d'armée français affronte un régiment avancé de la Ire armée autrichienne.

Adolphe Jean Casimir Niel décide d'engager immédiatement la bataille, et faisant preuve d'une stratégie peu commune, il déploie ses forces aux limites Est du territoire de Medole, empêchant ainsi les trois corps de l'armée autrichienne, présents à Guidizzolo, de soutenir les soldats de la IIe armée placés sur les hauteurs de Solférino et durement attaqués par les colonnes françaises d'Achille Baraguey d'Hilliers et de Patrice de Mac Mahon.

Les troupes de Adolphe Jean Casimir Niel, même si elles sont numériquement inférieures et déployées sur une ligne de 5 km, réussissent à contenir les assauts ennemis par une habile alternance d'actions de défense et de contre-attaques sur les points névralgiques de Crocevia, Quagliara, Casa Nuova, Baite et Rebecco.

Les combats, qui durent 15 heures et jusqu'à la retraite des Autrichiens, provoquent dans les deux camps la perte 14 279 hommes.


Guillaume Ier de Prusse

Mort de Frédéric-Guillaume IV de Prusse

Guillaume Ier de Prusse Roi de Prusse

Frédéric-Guillaume IV de Prusse meurt au Palais de Sanssouci le 2 janvier 1861. Il est inhumé dans la crypte de l'église Friedenskirche (église de la paix) à Potsdam.

Guillaume Ier de Prusse, son frère, lui succède et devient le cinquième Roi de Prusse.

Patrice de Mac Mahon représente la France au couronnement de Guillaume Ier de Prusse.


Robert d'Orléans

Mariage de Robert d'Orléans avec Françoise d'Orléans

Robert d'Orléans épouse à Kingston le 11 juin 1863 Françoise d'Orléans, sa cousine. Leurs enfants sont :



Patrice de Mac Mahon Gouverneur général d'Algérie

En 1864, Patrice de Mac Mahon est nommé gouverneur général d'Algérie.


Charles-Robert de Vogüé - Ordonnance de Mac Mahon - Cette fonction explique le port des aiguillettes - Photographe Geiser

Charles-Robert de Vogüé au 1er régiment de Spahis

La vie africaine lui convient puisque lorsque le 8e Hussard rentre en France, Charles-Robert de Vogüé obtient sa permutation au 1er régiment de Spahis en 1868.

Remarqué par le haut commandement, et bénéficiant d'importants appuis familiaux, Charles-Robert de Vogüé est nommé officier d'ordonnance du maréchal Patrice de Mac Mahon, gouverneur de l'Algérie.



Patrice de Mac Mahon lorsque Commandant de l'armée d'Alsace

Patrice de Mac Mahon est nommé commandant l'armée d'Alsace en 1870.

Charles-Robert de Vogüé le suit.



Bataille de Wissembourg

Mort d'Abel Douay

La bataille de Wissembourg également appelée bataille du Geisberg ou encore bataille de Wissembourg-Geisberg est la première bataille de la Guerre franco-prussienne qui eut lieu le 4 août 1870, sur la frontière nord de l'Alsace au même endroit que les première et deuxième batailles de 1793.

À la pointe du jour le 4 août 1870, Abel Douay envoie une reconnaissance au-delà de la Lauter.

Les escadrons de cavalerie reviennent vers 6 heures sans avoir décelé une présence ennemie.

Abel Douay ignore toujours où se trouve l'ennemi bien que les autorités locales : sous-préfet et maire, lui indiquent que 30 000 Prussiens ont quitté Landau.

Il reçoit de Patrice de Mac Mahon un télégramme :

Pendant ce temps, le corps d'armée du général Werder composé de la division badoise et de la division wurtembergeoise passe la Lauter à Lauterbourg et pénètre en territoire français sans rencontrer de résistance.

L'impression de sécurité est totale dans le camp français : les hommes font la soupe et nettoient les armes quand retentissent les premiers coups de canon vers 8 heures 15.

La IVe division bavaroise qui a quitté son cantonnement de Bergzabern à 6 heures du matin attaque Wissembourg soutenue par 2 batteries d'artillerie installées sur les hauteurs du Schweigen au nord de la Lauer.

Wissembourg est bombardée et de nombreuses maisons sont en flammes. Le 2e bataillon du 74 RI organise la défense de la ville et tient les Bavarois à distance.

Le 1er RTA dit régiment des turcos assure la défense de la gare d'Altenstadt et interdit le franchissement de la Lauter vers l'est.

Pendant ce temps, le 50e RI s'installe sur le Geissberg, une éminence qui domine la vallée de la Lauter au Sud. Le château est mis en état de défense.

En envoyant un escadron du 11e Chasseurs à Soult, Abel Douay fait prévenir Patrice de Mac Mahon que les Allemands canonnent Wissembourg.

Les combats continuent sur la Lauter et toutes les attaques bavaroises sont repoussées.

La brigade de cavalerie, qui est une brigade de cavalerie légère, n'est pas utilisée pour reconnaître et couvrir les approches de Wissembourg face à l'est.

Elle est mise à l'abri dans le vallon qui se trouve au sud du Geissberg et du Vogelsberg.

Au début de la canonnade, la tête du Ve Corps prussien était à Steinfeld ; son commandant, le général von Kirchbach, fait presser le mouvement et à Schweighofen il partage sa troupe en 2 éléments :

Pendant ce temps, le XIe Corps prussien du général von Bose arrive de la route de Lauterbourg. Il laisse passer les éléments du Ve Corps et oblique vers le sud en direction du Geissberg.

La division d'Abel Douay qui n'est jusque là opposée qu'à la IVe division bavaroise se trouve désormais opposée au Corps bavarois et aux 2 corps prussiens.

Malgré la résistance opiniâtre des soldats français, leur situation ne cesse de s'aggraver.

Les Prussiens renforcent leur artillerie qui croise ses feux sur le Geissberg rendant la position de plus en plus difficile.

L'artillerie française est pratiquement réduite au silence et les canons à balles ne peuvent se maintenir sur leur position.

Vers 10 heures 1/2, Abel Douay se rend compte qu'il n'a pas affaire à une simple reconnaissance mais à une attaque menée par des forces largement supérieures.

Attaqué de front par les Bavarois, est assailli sur son flanc droit par les Prussiens.

Il est pris au piège.

Pour sauver sa division et rejoindre Auguste-Alexandre Ducrot installée à Lembach, Abel Douay décide d'effectuer la retraite vers le col du Pigeonnier, comme Patrice de Mac Mahon le lui a ordonné.

Le général Pellé commence à désengager ses troupes qui sont dans Wissembourg pendant que la brigade Montmarie couvre ses mouvements à partir du Geissberg et de Rott.

Abel Douay est alors atteint par un éclat d'obus.

Abel Douay meurt sans avoir repris connaissance. Il est 11 heures.

Pour désengager les unités prises sous les feux ennemis, notamment les turcos du 1er RTA, le général Pellé qui vient de prendre le commandement de la division a besoin de troupes fraîches, mais il n'en dispose pas.

La brigade du général Montmarie s'est regroupée autour des bâtiments du château de Geissberg et forme un môle de fixation afin de permettre au 1e RTA de se désengager.

L'artillerie reçoit l'ordre de prendre position à Steinselz pour protéger la retraite de l'infanterie de la 1e brigade.

Celle-ci s'effectue en ordre en abandonnant progressivement les positions occupées pour se diriger vers Oberhofen.

En même temps les généraux von Kirchbach (Ve Corps) et von Bose (XIe Corps) organisent la prise du Geissberg avec leurs unités.

Ils menacent de tourner les derniers défenseurs, aussi le chef de bataillon Cécile du 1er bataillon du 74 RI tente une sortie qui échoue.

Le château est investi de tous les côtés et soumis à un feu d'artillerie particulièrement violent.

À bout de munitions, le capitaine Lagneaux se résout à la capitulation. Il est 14 h 00 passées.

Avec le château tombe le dernier appui de la défense, mais sa résistance a permis à la 1re brigade de se reformer le long de la route de Strasbourg et de la ferme de Schafsbusch.

Pendant ce temps, le chef de bataillon Liaud (2e bataillon du 74 RI) est toujours dans Wissembourg, mais il est de plus en plus isolé.

Lorsqu'il apprend qu'il doit quitter la ville, toutes les issues sont bloquées :

Il décide alors de défendre à outrance Wissembourg.

L'artillerie bavaroise abat les montants de la porte de Landau et les troupes ennemies pénètrent dans la ville.

Il est 14 heures lorsque le maire de Wissembourg fait hisser le drapeau blanc. La garnison se rend.

L'ennemi ne poursuit pas les troupes en retraite de la 2e division. Celles-ci ne sont inquiétées que par les feux de l'artillerie ennemie.

L'artillerie rejoint le 1er RTA à Climbach, suivie par une fraction du 74e et la brigade de cavalerie Septeuil. Puis par le col du Pfaffenschlick et Pfaffenbronn, elles atteignent Lembach dans la nuit.

De son côté la brigade Montmarie essaie de rejoindre Haguenau où elle parvient à 11 heures du soir.

Quant aux blessés, ils sont abandonnés sur le terrain et à la ferme de Schafsbusch où un poste de secours a été installé.



Bataille de Frœschwiller-Wœrth

Charges de Reichshoffen

Mort de Charles-Robert de Vogüé

François Achille Bazaine Commandant en chef des armées françaises

Patrice de Mac Mahon se replie dans la région des villages de Woerth, Froeschwiller et Reichshoffen, où il est résolu à venger son premier échec.

Le 6 août 1870 lors de la Bataille de Frœschwiller-Wœrth la IIIe armée allemande du Kronprinz Frédéric III de Prusse tourne sur leur droite, près de Morsbronn, les troupes françaises de Patrice de Mac Mahon et les menace d'encerclement.

Patrice de Mac Mahon sacrifie sa cavalerie pour dégager un axe de retraite vers Metz et Verdun.

Les cuirassiers du général Michel et les lanciers chargent pour enrayer l'éventuel encerclement.

Ils vont jusqu'à s'engager dans la grand-rue de Morsbronn où ils sont littéralement exterminés par les Prussiens embusqués dans les maisons.

Patrice de Mac Mahon se décide alors à la retraite.

Pour couvrir son armée, plus au nord, il envoie les cuirassiers du général Bonnemain sur Woerth.

Les cuirassiers sont aussi décimés au milieu des champs de houblon.

Ces 2 charges inutiles, menées sur des terrains peu propices aux cavaliers, ne retarde même pas l'avance prussienne.

Les troupes françaises de Patrice de Mac Mahon sont mise en déroute.

Charles-Robert de Vogüé meurt lors de cette bataille, d'une balle en plein front.

Enterré dans une fosse commune, Léonce-Louis-Melchior de Vogüé, son père, devra faire des recherches pour retrouver son corps et lui donner une sépulture individuelle.

Louis Charles Auguste Morand se distingue brillamment le 6 aout 1870 à Froeschwiller.

Au lendemain de cette bataille, François Achille Bazaine est substitué à Patrice de Mac Mahon comme commandant en chef des armées françaises.

Napoléon III, malade et discuté, rejoint Châlons-sur-Marne et abandonne le commandement à François Achille Bazaine le 12 août 1870.

Il lui ordonne au préalable de s'occuper du repli de l'armée française sur Châlons.

Mais François Achille Bazaine n'est pas de l'avis de Napoléon III.

Il souhaite en effet livrer bataille rapidement, car il a confiance en la puissance de la place de Metz et omet l'incapacité de celle-ci à tenir un siège.

Il ne met donc aucun empressement à exécuter l'ordre reçu et emprunte lentement la route de Verdun.



Siège de Toul

Prise de Marsal

Prise de Nancy

L'armée de Patrice de Mac Mahon est poursuivie par les troupes de la 3e armée allemande commandée par le prince héritier Frédéric-François II de Mecklembourg-Schwerin.

Les troupes françaises retraitent sur Nancy, Toul et le camp de Châlons-en-Champagne.

L'avancée des troupes allemandes est rapide en raison de la faible résistance.

La forteresse de Toul, qui n'avait joué jusqu'alors aucun rôle, se trouve attaquée.

Les Allemands veulent l'occuper afin de bloquer la ligne de chemin de fer allant de Nancy à Paris, afin de servir de base arrière dans l'éventualité d'un siège sur Paris.

En effet cette voie ferrée et ce nœud ferroviaire auraient permis de ravitailler l'ensemble des troupes allemandes en campagne.

Le 10 août 1870, les troupes françaises de l'armée du Rhin en retraite depuis Nancy commencent à arriver à Toul puis se dirigent vers le camp de Sainte-Maure situé plus au Sud dans le département de l'Aube.

La ville est défendue par la garde mobile, 500 hommes du 63e régiment d'infanterie de ligne, de troupes disparates en retraite dont des compagnies de train d'équipage et de cuirassiers.

Le 14 août 1870 des éclaireurs prussiens sont aperçus et en fin d'après midi, un général vint demander la reddition de la ville, sans succès.

Le 14 août 1870, les Prussiens prennent la ville fortifiée de Marsal, capturent 60 canons et prennent Nancy dans le mouvement.

Les avant-gardes allemandes arrivent devant Toul le 15 août 1870.

Le 15 août 1870, le 5e régiment d'infanterie bavarois tente de prendre la ville fortifiée, mais il est repoussé par les défenseurs français.

Les assaillants perdent environ 700 victimes et les Français une trentaine, tant civils que militaires.

Le IVe corps prussien et le IIe corps bavarois arrivent devant Toul le 16 août 1870.

Le 16 août 1870, une grande partie de la population civile de Toul prend la fuite, avant l'investissement complet de la ville.

C'est le début du siège.

Les bavarois se contentent de bombarder, sporadiquement, la forteresse, avec les canons et les munitions capturées à Marsal.

Le 10 septembre 1870, après un bombardement de la ville, les allemands lancent une forte attaque d'infanterie suivie d'un nouveau bombardement, intense.

Le 11 septembre, l'ennemi bombarde de nouveau la ville avec vigueur, jusqu'au 19 septembre, en lançant également des assauts.

Le 20 septembre 1870, les assiégeants bombardent la ville et la forteresse sans relâche.

Le 23 septembre 1870, après avoir amené des canons de 24 livres, les Allemands bombardent la forteresse, dont les défenseurs résistent 8 heures aux coups de boutoirs des obus et capitulent dans la soirée.

Les Allemands font plus de 2 300 soldats français prisonniers et capturent l'équipement de la forteresse, dont 71 armes lourdes qui seront dirigées contre Paris.

Le nœud ferroviaire de Toul, permet alors le passage de troupes et de matériel afin de conclure l'investissement de Paris et de renforcer les groupes d'armées bataillant contre les diverses armées françaises.


Entrevue à Donchery le 2 septembre 1870 entre Napoléon III et Otto von Bismarck après la bataille de Sedan - peinture de 1878 d'après Wilhelm Camphausen.

Bataille de Sedan

Napoléon III Prisonnier

Sous la pression d'Eugénie de Montijo, Napoléon III renonce à se replier sur Paris et marche vers Metz au secours de François Achille Bazaine encerclé.

Le XIIIe corps d'armée commandé par Joseph Vinoy n'atteint que Mézières lorsqu'a lieu la bataille de Sedan.

Joseph Vinoy inflige cependant des pertes importantes au VIe corps d'armée prussien de Wilhelm von Tümpling. Ses troupes sont elles-mêmes alors encerclées à Sedan.

Albert Frédéric de Saxe se distingue contre l'armée de la Meuse au siège de Sedan.

Le 2 septembre 1870, n'ayant pu trouver la mort au milieu de ses hommes, Napoléon III dépose les armes au terme de la bataille de Sedan.

Napoléon III capitule avec :

Patrice de Mac Mahon est blessé dès le début des combats est fait prisonnier lors de la capitulation de Sedan.

Napoléon III tente de négocier avec Otto von Bismarck prés du village de Donchery.

Pendant la discussion, il nie ses responsabilités personnelles en invoquant une guerre à laquelle il aurait été poussé par l'opinion publique. Otto von Bismarck, peu dupe, réplique : l'opinion publique poussée par le ministère !

Napoléon III assiste avec Guillaume Ier de Prusse à l'acte de reddition de l'armée française au château de Bellevue situé près de Frénois au sud de Sedan.

Le 3 septembre 1870, Napoléon III, désormais prisonnier, se rend en Belgique à Bouillon, ensuite il prend le train pour être interné au château de Wilhelmshöhe à Kassel en Allemagne.



La Commune

Destruction du Palais-Royal

En 1871, Patrice de Mac Mahon est nommé à la tête de l'armée dite versaillaise qui réprime sévèrement la Commune de Paris en tuant 30 000 personnes, emprisonnant 38 000 et déportant au bagne 7 000 autres.

En 1871, le Palais-Royal est détruit durant La Commune.


Le maréchal Patrice de Mac Mahon - Président de la République et monarchiste

Chute d'Adolphe Thiers

Patrice de Mac Mahon Président de la République

Après la chute d'Adolphe Thiers, porté par sa popularité, Patrice de Mac Mahon devient le 3e Président de la République le 24 mai 1873.

Patrice de Mac Mahon limoge le président du Conseil Jules Dufaure.

Il le remplace par le duc Albert de Broglie, un monarchiste, projetant ainsi une restauration de la monarchie.

Ils prennent une série de mesures d'ordre moral.


Henri d'Artois

Vers une troisième Restauration

Réitération du Manifeste du drapeau blanc

Avènement de la République

En 1873, les droites monarchistes appellent de leurs vœux une société de l'ordre.

L'accès au trône d'Henri d'Artois semble inéluctable.

Ses partisans font même réaliser une série de carrosses, visibles aujourd'hui au Château de Chambord, pour son entrée à Paris

Des monnaies à son effigie sont frappées.

Il est prévu que Patrice de Mac Mahon mène Henri d'Artois à l'Assemblée nationale pour l'y faire reconnaître roi par acclamation.

Frédéric Alfred Pierre de Falloux s'oppose aux idées conservatrices d'Henri d'Artois et s'efforce, en vain, et contre l'avis de l'héritier des Bourbons, de négocier la fusion entre les légitimistes et les orléanistes.

Henri d'Artois réitéré par lettre le 23 octobre 1873 son refus d'abandonner le drapeau blanc, ruinant les espoirs d'une restauration monarchique rapide.

Le 27 octobre 1873, Henri d'Artois écrit de Salzbourg à Pierre-Charles Chesnelong dans une lettre publiée par l'Union que son ambition est : d'assurer avec énergie le règne de la loi, et surtout de ne pas craindre d'employer la force au service de l'ordre et de la justice.

Ce souci d'ordre n'empêchera pas le prince de s'intéresser aussi de très près aux questions sociales.

Charles Maurras écrira plus tard: Henri d'Artois a été prêtre et pape de la royauté plutôt que roi.

Peut-être Henri d'Artois a-t-il simplement compris qu'une monarchie relevée par quelques voix seulement de majorité, donc menacée à chaque élection, et sans que soit tranchée la question de la succession au trône, serait trop fragile, au point de s'effondrer à la moindre occasion.

Certains avancent que c'est en réalité Marie Thérèse de Modène, épouse d'Henri d'Artois, femme timide et au physique ingrat, qui pousse son mari à refuser la couronne car elle ne veut absolument pas devenir reine de France.

Mr le marquis de la Franquerie, dans son ouvrage "Le caractère sacré et divin de la France", avance que Henri d'Artois aurait appris et cru que Louis XVII, son cousin, aurait été subtilisé en prison et, sous le nom de Naundorff, aurait eu des descendants. Cette thèse est infirmée par le témoignage du comte de Chambord lui-même qui, dans son Journal traite Naundorff, comme les autres "faux dauphins", avec un immense mépris.

Les orléanistes, partisans de la Monarchie de juillet constitutionnelle, et certains légitimistes dépités décident alors d'attendre la mort d'Henri d'Artois pour présenter Louis Philippe Albert d'Orléans, un candidat plus diplomate.

Pour ce faire, le 9 novembre 1873, l'Assemblée décide de porter le mandat présidentiel à 7 ans.

La République est envisagée comme un mode de gouvernement temporaire.



Déclaration de Patrice de Mac Mahon

Le 4 février 1874, Patrice de Mac Mahon déclare qu'il saura pendant 7 ans faire respecter l'ordre légalement établi.



Patrice de Mac Mahon à Vernon

Le 26 septembre 1875, Patrice de Mac Mahon séjourne à Vernon dans l'Eure pendant plusieurs jours, afin de préparer les grandes manœuvres de la troisième armée.



Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans Inspecteur général des corps d'armée

En 1879, Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans est touché par la série de mises à pied qui amène la démission de Patrice de Mac Mahon.

Henri Eugène Philippe Louis d'Orléans reste en disponibilité.

Son amitié avec Léon Gambetta,lui vaut d'être nommé inspecteur général des corps d'armée.

Cette inspection au cours de laquelle il parcourt une partie du nord et tout le midi, est son dernier acte militaire.



Démission de Patrice de Mac Mahon

Jules Grévy Président de la République

Les élections sénatoriales du 5 janvier 1879 livrent la Chambre à la gauche.

Patrice de Mac Mahon, qui ne dispose plus d'aucun soutien parlementaire, préfère démissionner le 30 janvier 1879.

Le républicain Jules Grévy lui succède huit heures plus tard et devient Président de la République.



Mort de Patrice de Mac Mahon

Patrice de Mac Mahon entreprend la rédaction de ses mémoires.

Patrice de Mac Mahon meurt au château de la Forêt à Montcresson dans le Loiret le 17 octobre 1893.

Il est inhumé le 22 octobre 1893 aux Invalides, après des obsèques nationales et une messe à l'église de la Madeleine.

Les cinq cordons du char funèbre sont tenus :


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