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Événements contenant la ou les locutions cherchées



45 événements affichés, le premier en 1168 - le dernier en 1399



Mariage d'Henri III Welf le Lion avec Mathilde Plantagenêt

Henri III Welf le Lion épouse à la Cathédrale de Minden en Saxe le 1er février 1168 Mathilde Plantagenêt, fille d'Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine. Leurs enfants sont :



Naissance d'Othon IV de Brunswick

Othon IV de Brunswick naît en Normandie en 1174 ou 1176 ou 1177, fils d'Henri III Welf le Lion, Duc de Bavière et de Saxe, et de Mathilde Plantagenêt.



Henri Ier de Brabant associé au duché de Basse-Lotharingie

Mariage d'Henri Ier de Brabant avec Mathilde de Boulogne

Godefroy III de Louvain, son père, associe très tôt Henri Ier de Brabant aux affaires du duché.

Henri Ier de Brabant est qualifié de miles, nec non comes (chevalier, mais pas encore comte) dès 1179 à côté de son père.

Godefroy III de Louvain négocie en 1179 le mariage de ce dernier avec une nièce de Philippe Ier d'Alsace, Comte de Flandre.

Henri Ier de Brabant épouse en 1179 Mathilde de Boulogne (1170-1210), fille cadette de Mathieu d'Alsace et de Marie de Blois Comte et Comtesse de Boulogne. Leurs enfants sont :



Othon IV de Brunswick Comte de Poitou

Richard Cœur de Lion essaie de créer Othon IV de Brunswick, son neveu, Comte d'York et, par mariage, Roi d'Écosse.

Comme ces tentatives échouent, Richard Cœur de Lion lui donne le comté de Poitou en 1196.



Mort de Henri VI le Sévère Empereur Germanique

Honorius III Tuteur de Frédéric II de Hohenstaufen

Henri VI le Sévère meurt le 28 septembre 1197 à Messine en Sicile avant de pouvoir embarquer vers la Terre Sainte.

Constance de Hauteville renvoie un certain nombre de seigneurs germaniques installés dans le royaume de Sicile. Une période d'anarchie s'en suit.

En 1197, Honorius III devient un tuteur du futur empereur Frédéric II de Hohenstaufen, qui est confié à la garde d'Innocent III par l'impératrice Constance de Hauteville.

Innocent III réaffirme l'autorité papale dans le choix des prétendants à la couronne impériale et dans l'arbitrage des candidats.

La succession de Henri VI le Sévère est disputée entre :

Les deux sont candidats auprès d'Innocent III pour la couronne impériale.

Ferry II de Lorraine soutient la candidature de Philippe Ier de Souabe.

Henri III de Limbourg se rallie à Othon IV de Brunswick.

Mathilde de Boulogne soutient d'Othon IV de Brunswick, et Henri Ier de Brabant est un de ses fidèles, comme la plupart des seigneurs de Basse-Allemagne, alors que la Haute-Allemagne soutient Philippe Ier de Souabe.



Mariage de Philippe Ier de Souabe avec Irène Ange de Byzance

Philippe Ier de Souabe épouse en 1197 Irène Ange (1172-1208), fille d'Isaac II Ange, Empereur de Byzance. Parmi leurs enfants dont 3 meurent en bas-âge, citons :


Ottokar Ier de Bohême - Sculpture du XIIIe siècle

Ottokar Ier de Bohême Roi de Bohême

Tirant avantage des luttes pour la succession au titre impérial entre les partisans des Hohenstaufen et les Guelfes soutenant Othon IV de Brunswick, Ottokar Ier de Bohême se proclame Roi de Bohême en 1198.

Ottokar Ier de Bohême est en cela soutenu par Philippe Ier de Souabe qui a besoin de soutien logistique dans son accession au trône.


Philippe Ier de Souabe

Philippe Ier de Souabe Roi des Romains

Othon IV de Brunswick Roi des Romains

En mars 1198 au cours de la diète tenue à Mühlhausen, certains électeurs germaniques élisent Philippe Ier de Souabe Roi des Romains ce qui déplait au pape Innocent III.

Otton Ier de Gueldre soutient Philippe Ier de Souabe.

Otton IV de Brunswick fait des promesses exorbitantes à Innocent III :

Innocent III prend le parti d'Othon IV de Brunswick, Comte de Poitou.

Le 9 juin 1198, Innocent III fait élire roi des Romains à Cologne.

Innocent III fait couronner Othon IV de Brunswick le 12 juillet 1198.

Une guerre les opposera jusqu'à la mort de Philippe Ier de Souabe.

Louis Ier de Wittelsbach reconnait le prétendant Othon IV de Brunswick.



Ambassade de Philippe-Auguste vers Philippe Ier de Souabe

Nivelon de Chérisy participe à une ambassade pour Philippe-Auguste vers Philippe Ier de Souabe en vue de conclure une alliance contre Richard Cœur de Lion et son allié Othon IV de Brunswick.



Prise de Vicence

Ezzelino II da Romano vicaire impérial

Ezzelino II da Romano finit par rentrer dans Vicence avec le secours de l'empereur Othon IV de Brunswick.

Othon IV de Brunswick lui donne le titre de vicaire impérial.



Soutien d'Ottokar Ier de Bohême à Othon IV de Brunswick

En 1200, Ottokar Ier de Bohême abandonne Philippe Ier de Souabe et prend le parti d'Othon IV de Brunswick.

Ottokar Ier de Bohême est soutenu par le pape Innocent III et confirmé dans son titre de Roi héréditaire de Bohême.

Mais l'invasion de la Bohême par Philippe Ier de Souabe est couronnée de succès et Ottokar Ier de Bohême se voit contraint de payer un lourd tribut.


Ada de Hollande Louis II de Looz et Ada de Hollande Guillaume Ier de Hollande - dans un ouvrage du XVIe siècle

Mort de Thierry VII de Hollande

Ada de Hollande Comtesse de Hollande

Guillaume Ier de Hollande Comte de Hollande

Mariage de Louis II de Looz avec Ada de Hollande

Ada de Hollande Prisonnière

Thierry VII de Hollande meurt en 1203.

Ada de Hollande devient Comtesse de Hollande, soutenue par Baudouin VI de Hainaut et les évêques de Liège et d'Utrecht.

Guillaume Ier de Hollande, son oncle, Seigneur de Frise, revendique la Hollande, soutenu par Henri Ier de Brabant et une majorité du peuple hollandais.

Guillaume entre en guerre contre sa nièce.

Othon IV de Brunswick confirme Guillaume Ier de Hollande comme comte de Hollande en 1203, parce qu'il est un partisan des Guelfes.

Ada se marie pour consolider sa position.

Louis II de Looz épouse en 1203 Ada de Hollande.

Louis II de Looz entre donc en lutte contre Guillaume Ier de Hollande.

Ada de Hollande est capturée peu après par des partisans de Guillaume et retenue prisonnière dans la citadelle de Leyde.



Naissance d'Othon Ier de Brunswick-Lunebourg

Otton ou Othon Ier de Brunswick-Lunebourg dit l'Enfant (das Kind), naît vers 1204, fils de Guillaume Ier de Brunswick-Lunebourg dit l'Ancien ou Le Gros et d'Hélène de Danemark.

Il est appelé Othon l'Enfant pour le distinguer Othon IV de Brunswick, son oncle.



Mariage de Gérard III de Gueldre avec Marguerite de Brabant

Gérard III de Gueldre, Comte de Gueldre et de Zutphen, épouse en janvier 1206 Marguerite de Brabant, fille d'Henri Ier de Brabant et de Matilde de Boulogne. Leurs enfants sont :

Son mariage fait de lui un beau-frère d'Othon IV de Brunswick.



Mort d'Otton Ier de Gueldre

Gérard III de Gueldre Comte de Gueldre et de Zutphen

Otton Ier de Gueldre meurt en 1207.

Otton Ier de Gueldre se querelle régulièrement avec les comtes de Hollande et les évêques d'Utrecht.

Otton Ier de Gueldre fait également la guerre au duché de Brabant, soutenant son ennemi le duc de Limbourg.

Otton Ier de Gueldre attaque les Frisons.

Lors des luttes entre Philippe de Souabe et Othon IV de Brunswick, Otton Ier de Gueldre soutient les Hohenstaufen.

Gérard III de Gueldre devient Comte de Gueldre et de Zutphen.

Durant son règne, Gérard III de Gueldre augmente les frais de douanes le long de la frontière avec l'évêché d'Utrecht et le long du Rhin, ce qui lui permet de s'enrichir.

Gérard III de Gueldre a des litiges avec ses voisins, le duc de Brabant, archevêque de Cologne et le comte de Hollande, à propos de ces frais de douanes

Mais Gérard III de Gueldre se tient à l'écart de la lutte entre Othon IV de Brunswick et Frédéric II de Hohenstaufen.



Mariage d'Othon Ier de Méranie avec Béatrice II de Bourgogne

Mort de Philippe Ier de Souabe Anti Roi d'Allemagne

Étienne III d'Auxonne a nourri le dessein de sceller la réconciliation de la branche palatine avec la branche cadette de Bourgogne-Comté en mariant son fils Jean Ier de Chalon avec Béatrice II de Bourgogne.

Pour mettre fin aux agitations dans le comté de Bourgogne, Philippe Ier de Souabe, frère de Othon Ier de Hohenstaufen, marie sa nièce à un prince d'origine bavaroise, Duc de Méranie, duché situé sur la côte dalmate.

Othon Ier de Méranie épouse le 21 juin 1208 Béatrice II de Bourgogne. Leurs enfants sont :

Othon Ier de Méranie devient Comte de Bourgogne sous le nom d'Othon II de Bourgogne.

Othon, étranger aux pays par son origine, sa langue et sa culture se désintéresse de ce lointain comté.

Le mariage déclenche un conflit entre Othon Ier de Méranie et Étienne III d'Auxonne qui durera jusqu'en 1211.

Philippe Ier de Souabe est pratiquement vainqueur dans la guerre civile pour le pouvoir.

Philippe Ier de Souabe offense mortellement Otton de Wittelsbach, comte palatin de Bavière, son allié, en lui refusant la main de sa fille.

Le soir même du mariage d'Othon Ier de Méranie, Philippe Ier de Souabe meurt à Bamberg le 21 juin 1208 poignardé par Otton de Wittelsbach.

Le crime pourrait aussi avoir été perpétré à l'instigation d'Othon IV de Brunswick.

Après l'assassinat de Philippe Ier de Souabe, Henri Ier de Brabant lutte contre Hugues de Pierrepont, évêque de Liège.

Otton IV de Brunswick est réélu à Francfort le 11 novembre 1208


Othon IV de Brunswick et le pape Innocent III, manuscrit du XVe siècle

Othon IV de Brunswick Empereur germanique

Gervais de Tilbury Maréchal de la cour impériale pour le royaume d'Arles

Othon IV de Brunswick est alors reconnu et couronné empereur germanique le 4 ou le 15 octobre 1209 par le pape Innocent III à Rome.

Ferry II de Lorraine se rallie à Othon IV de Brunswick.

Suzerain de la Provence, Othon IV de Brunswick nomme en novembre 1209 l'anglais Gervais de Tilbury maréchal de la cour impériale pour le royaume d'Arles avec obligation de résider à Arles, alors siège de nombreuses ambitions.



Othon IV de Brunswick à Ferrare à Milan et à Turin

Manfred II de Saluces est un fidèle d'Othon IV de Brunswick qu'il accompagne à Ferrare en mars 1210 puis à Milan et à Turin.



Excommunication de Othon IV de Brunswick

Mais au lieu de respecter ses accords avec Rome, Othon IV de Brunswick entreprend la conquête du royaume de Sicile, raison pour laquelle il est excommunié en 1210 par le pape Innocent III qui l'avait installé empereur.



Ferrand de Flandre et Jeanne de Constantinople prisonniers

Traité du Pont-à-Vendin

Pendant leur retour en Flandre, les nouveaux époux sont capturés par le cousin de Jeanne, Louis VIII le Lion, fils aîné de Philippe-Auguste.

Son but est de récupérer un grand morceau de territoire comprenant l'Artois qu'Élisabeth de Vermandois avait apporté en dot à la Flandre. Jeanne et Ferrand cèdent Aire-sur-la-Lys et Saint-Omer, par le traité du Pont-à-Vendin, le 24 février 1211.

Jeanne et Ferrand rejoignent dans une alliance contre la France les vieux alliés de Baudouin VI de Hainaut : Jean-Sans-Terre et Othon IV de Brunswick,.



Frédéric II de Hohenstaufen Roi d'Allemagne

Frédéric II de Hohenstaufen Duc de Souabe

En 1212, Frédéric II de Hohenstaufen, Duc de Souabe, devient Roi d'Allemagne. Mais ce titre de roi d'Allemagne, qui est un préalable à la couronne impériale, ne signifie rien tant qu'Othon IV de Brunswick est empereur.

Ne pouvant dominer le nord de l'Italie, Frédéric II de Hohenstaufen consacre ses efforts à asseoir son autorité sur le riche royaume des Deux-Siciles, dont il a hérité par sa mère, Constance de Hauteville.



Manfred II de Saluces Vicaire Impérial pour la Lombardie du nord

Nommé Vicaire Impérial pour la Lombardie du nord, Manfred II de Saluces sert encore Othon IV de Brunswick lors de son ultime voyage en Italie en 1212.



Mariage de Othon IV de Brunswick avec Béatrice de Hohenstaufen

Mort de Béatrice de Hohenstaufen

Othon IV de Brunswick épouse le 2 juillet 1212 Béatrice de Hohenstaufen (1198-1212), fille de Philippe Ier de Souabe et d'Irène Ange de Byzance.

Béatrice de Hohenstaufen meurt en août 1212, un mois après son mariage.



Mort de Ferry II de Lorraine

Thiébaud Ier de Lorraine Duc de Lorraine

Ferry II de Lorraine meurt le 10 octobre 1213.

Thiébaud Ier de Lorraine devient Duc de Lorraine et conserve les alliances de Ferry II de Lorraine, notamment celle de l'empereur Othon IV de Brunswick contre Frédéric II de Hohenstaufen.



Alliance militaire Manfred II de Saluces

Le 29 avril 1214, Manfred II de Saluces conclut une alliance militaire contre qui que ce soit sauf le Roi des Romains alors qu'Othon IV de Brunswick est encore soutenu par Thomas Ier de Savoie.


Bataille de la Roche aux Moines

Préparation d'un débarquement en Angleterre

Bataille de la Roche-aux-Moines

En 1214, Philippe-Auguste est obligé de suspendre ses préparatifs de débarquement en Angleterre contre Jean-Sans-Terre car le royaume est menacé.

Jean-Sans-Terre a réussi à monter, contre Philippe-Auguste son suzerain, une vaste coalition avec :

La plupart des seigneurs installés entre l'Escaut et le Rhin se joignent à cette coalition.

Ferrand de Flandre, quoique vassal de Philippe-Auguste, se déclare pour le roi d'Angleterre.

Philippe-Auguste est l'allié des Gibelin et est soutenu par Frédéric II de Hohenstaufen.

En Flandre, Philippe-Auguste ne contrôle plus que les villes de Douai et de Cassel.

Les coalisés envisagent un plan d'invasion d'envergure dans lequel :

Ils ont pour objectif Paris.

Le 16 février 1214, le roi anglais débarque avec ses troupes à La Rochelle.

Philippe-Auguste descend le plus rapidement possible jusqu'à Châtellerault avec Louis VIII le Lion, son fils.

Jean-Sans-Terre, ayant appris le déplacement des Français, amorce alors une manœuvre de repli, espérant attirer ses ennemis au plus loin de Paris.

Mais Philippe-Auguste sent le danger et arrête son armée à Chinon.

Apprenant alors l'attaque d'Othon IV de Brunswick au nord, Philippe-Auguste décide de scinder sa force en deux pour la faire affronter les deux menaces qui pèsent sur son royaume.

Lui va alors au nord pour se confronter à l'empereur tandis que Louis VIII le Lion garde la Loire à la tête d'une armée de 14 000 hommes.

Craignant de se faire couper toute voie de repli en cas d'échec devant Paris, Jean-Sans-Terre prend la décision de s'arrêter devant la forteresse de la Roche-aux-Moines (Savennières), plutôt que de l'éviter.

De là, Jean-Sans-Terre peut se diriger vers Paris, plus tranquillement, sans devoir constamment se retourner pour voir si Louis VIII le Lion n'est pas en train de le poursuivre.

La forteresse de la Roche aux Moines est dirigée par Guillaume des Roches, le sénéchal d'Anjou.

Lorsque le siège commence, le prince Louis VIII le Lion arrive, le 2 juillet 1214.

Amaury Ier de Craon se bat au côté de Louis VIII le Lion.

Guillaume des Roches, beau-père d'Amaury Ier de Craon, mène l'action décisive qui permet la victoire des Français.

Jean-Sans-Terre, estimant le danger trop important, s'enfuit finalement sans combattre, en laissant sur place ses machines de siège.

L'affrontement de la Roche-aux-Moines permet aux Français de consolider leurs positions au sud, et d'affaiblir la force anglaise, en la privant de ses engins de siège, donc en l'empêchant de prendre d'assaut d'autres places fortes.


Bataille de Bouvines - par Horace Vernet Bataille de Bouvines Mathilde II de Dammartin

Bataille de Bouvines

Ferrand de Flandre, Renaud de Dammartin, Thiébaud Ier de Lorraine prisonniers

Prise de contrôle du Boulonnais par Philippe-Auguste

Mathilde II de Dammartin Comtesse de Dammartin, de Boulogne et d'Aumale

À la nouvelle de la victoire de la Roche-aux-Moines, Philippe-Auguste décide de prendre l'initiative sur le front nord avec le reste de son armée, avant que les renforts lorrains et allemands ne rejoignent les troupes de l'empereur.

Othon IV de Brunswick, avec son armée, arrive le 12 juillet 1214 à Nivelle et se dirige vers Valenciennes où il plante son camp.

Le 23 juillet 1214 Philippe-Auguste convoque ses vassaux, ses arrière-vassaux et les milices communales du nord de la France qu'il arme pour cette campagne. 17 des 39 communes répondent à l'appel :

Philippe-Auguste et son armée, forte de 20 000 cavaliers et 39 000 piétons, quitte Péronne pour Douai.

Philippe-Auguste entend couper ses ennemis des renforts en provenance d'Allemagne et tente de surprendre Othon IV de Brunswick par le Nord-Est. Il plante l'oriflamme de Saint-Denis à Tournai le 26 juillet 1214.

Othon IV de Brunswick a vent de la manœuvre de Philippe-Auguste et se déplace à Mortagne à quelques lieues de l'armée royale.

Après avoir observé l'armée d'Othon IV de Brunswick à 2 lieues de distance, Philippe-Auguste propose à ses généraux d'attaquer.

Les barons, conscients de leur infériorité numérique, le lui déconseillent. Philippe-Auguste décide de se replier sur Lille.

Othon IV de Brunswick qui pense que Philippe-Auguste veut éviter la bataille et fuit, scinde alors son armée :

Ils suivent l'armée française qui se replie.

Le dimanche 27 juillet 1214 l'armée française doit traverser la Marque et emprunter le pont de Bouvines situé entre Cisoing et Sanghin.

Le site forme un véritable entonnoir avec un étang d'un coté et un bois de l'autre; on ne peut se battre ni dans l'un, ni dans l'autre.

Othon IV de Brunswick s'étonne d'avoir rattrapé Philippe-Auguste qui l'a sans doute attiré dans ce piège.

Bien que l'Église l'interdise, Othon IV de Brunswick, déjà excommunié, décide de lancer l'attaque sur l'arrière-garde française.

L'armée de Philippe-Auguste se retourne brusquement et se déploie en ligne entre l'étang et le bois.

Guillaume le Breton, chapelain de Philippe-Auguste, présent à Bouvines, dit que les lignes de combattants se tiennent dans un espace de 40 000 pas, ce qui ne laisse pas beaucoup de dégagement et prédispose au corps à corps.

Sur cette ligne, l'infériorité numérique est effacée. L'armée d'Othon IV de Brunswick n'a plus l'espace nécessaire pour déployer ses effectifs. Trop nombreuse elle est obligée de se gêner puis de se piétiner.

L'armée d'Othon IV de Brunswick comporte :

Othon IV de Brunswick est entouré de :

Raoul Ier de Lusignan combat avec les Anglais.

L'armée de Philippe-Auguste comporte :

Le pont de Bouvines, unique moyen de retraite à travers les marécages, est gardé par 150 sergents d'armes du roi (R) qui forment la seule réserve des troupes française.

Eudes III de Bourgogne a pour lieutenants :

Les principaux chevaliers placés au centre autour de Philippe-Auguste sont :

Participent aussi à cette bataille :

Guillaume Ier de Joigny est mobilisé dans le contingent champenois de la comtesse Blanche de Navarre par Philippe-Auguste.

Le premier choc oppose Eudes III de Bourgogne à Ferrand de Flandre. Les chevaliers chargent vigoureusement.

Guillaume Ier de Sancerre est signalé parmi un groupe de chevaliers :

chargeant les troupes de Ferrand de Flandre après l'épisode des insultes lancées par Eustache de Maquilin.

L'affrontement au centre est en revanche initialement dominé par l'infanterie d'Othon IV de Brunswick. L'objectif de tuer Philippe-Auguste.

Une partie des troupes de l'aile gauche d'Othon IV de Brunswick se déportent pour soutenir l'effort de capture du roi de France.

Enguerrand III de Coucy charge Othon IV de Brunswick lance baissée et le désarçonne.

Au même moment Philippe-Auguste est à la merci des soldats allemands et ne doit son salut qu'à l'intervention in extremis de ses chevaliers qui abandonnent Othon IV de Brunswick et agitent l'oriflamme pour rassurer les combattants français, et notamment Pierre Tristan,son chambellan qui lui fait un rempart de son corps.

Par contrecoup une faille apparait sur l'aile gauche d'Othon IV de Brunswick. Cela facilite une percée de l'aile droite française.

Pris à revers, Ferrand de Flandre est surpris et se rend, consacrant la déroute du flanc gauche d'Othon IV de Brunswick.

Jeanne de Constantinople règne alors seule sur la Flandre.

Au centre et à gauche, les gens d'armes d'Othon IV de Brunswick s'empilent systématiquement sur les blessés et les morts qui sont en ligne de front, et sur lesquels trébuchent ceux qui essaient de reculer sous la charge des français. Ceux qui sont à l'arrière ne comprennent pas ce qui se passe devant. Ils commencent à voir des fuyards. C'est le début de la débandade sur une partie du front.

Quelques instants plus tard, Othon IV de Brunswick manque à son tour de se faire occire par les chevaliers français Guillaume Des Barres et Girard Scophe.

Othon IV de Brunswick ne doit son salut qu'à sa fuite du champ de bataille.

Les troupes de Robert II de Dreux sont tout d'abord enfoncées par les hommes conduits par Guillaume Longue-Épée et Renaud de Dammartin et sont obligées de défendre le pont de Bouvines pied à pied.

Guillaume Longue-Épée finit par être capturé et ses soldats anglais prennent la fuite.

Mathieu II de Montmorency s'empare lui-même de 12 bannières ennemies.

La légende rapporte que Philippe-Auguste l'autorise pour cela à rajouter 12 alérions au blason des Montmorency, au lieu de 4 auparavant.

Renaud de Dammartin, le dernier à résister farouchement sur le champ de bataille, finit par se rendre à la vue de la débandade générale de ses alliés. Il refuse de se soumettre à Philippe-Auguste. Il est fait prisonnier. Philippe-Auguste prend le contrôle du Boulonnais qu'il administre alors directement.

Mathilde II de Dammartin devient Comtesse de Dammartin, de Boulogne et d'Aumale sous le nom de Mathilde II.

Henri Ier de Brabant manque de peu d'être capturé.

Simon II de Dammartin s'enfuit et s'exile. Philippe-Auguste s'empare de ses biens.

Thiébaud Ier de Lorraine est aussi fait prisonnier, mais est rapidement libéré.

Othon IV de Brunswick s'enfuit déguisé et perd sa couronne. Il ne conserve que le Brunswick. Son influence décroit considérablement.

La victoire de Philippe-Auguste est totale, ses pertes en hommes minimes et une bonne partie des seigneurs coalisés est entre ses mains.

Par cette victoire, Philippe-Auguste assure sa tranquillité au nord et à l'est, et supprime tout appui continental à Jean-Sans-Terre qui doit reconnaître de fait les conquêtes de son rival.

Philippe-Auguste est désormais l'arbitre incontesté au-dessus de ses barons.

Le retour de Philippe-Auguste à Paris est triomphal.

Les festivités qui durent 6 jours seront exploitées par la monarchie pour en faire, non sans abus, l'une des premières manifestations de l'unité nationale :

Philippe-Auguste écrit à l'Université de Paris : " Louez Dieu !, car nous venons d'échapper au plus grave danger qui nous ait pu menacer... ".

Raoul Ier de Lusignan se fait confisquer ses terres par Philippe-Auguste.



Mariage de Othon IV de Brunswick avec Marie de Brabant

Othon IV de Brunswick épouse après 1214 Marie de Brabant, fille d'Henri Ier de Brabant et de Mathilde de Boulogne.



Déposition d'Othon IV de Brunswick

Frédéric II de Hohenstaufen Roi d'Allemagne

Othon IV de Brunswick empereur romain germanique est déposé.

Les princes allemands, soutenus par Innocent III, élisent à nouveau Frédéric II de Hohenstaufen Roi d'Allemagne en 1215.

Le pape Innocent III vient porter à Frédéric II de Hohenstaufen la couronne à Aix la Chapelle alors qu'il parvient à sa majorité.

Henri Ier de Brabant se rallie à Frédéric II de Hohenstaufen.

En 1215, Frédéric II de Hohenstaufen accorde des privilèges aux ducs polonais qui rendent ceux-ci plus indépendants du Saint-Empire.

Manfred II de Saluces abandonne son parti et se rallie immédiatement à celui de Frédéric II du Saint-Empire. Cette politique prudente lui permet de consolider ses états



Mort de Othon IV de Brunswick ex Empereur germanique

Othon IV de Brunswick meurt à Harzburg en Saxe le 9 ou le 19 mai 1218. Il est inhumé en l'église Saint-Blaise de Brunswick.


Marche de Brandebourg vers 1320

Mort d'Henri II de Brandebourg

Henri II de Brandebourg meurt en juillet 1320 sans descendance.

La Marche se retrouve sans souverain.

Sa mort marque l'extinction de la Maison d'Ascanie.

Louis IV de Wittelsbach gouverne le Brandebourg pendant un interrègne de 3 ans.

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen naît en 1320, prince cadet de la maison de Brunswick.



Naissance d'Othon IV de Brunswick-Grubenhagen

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen naît en 1320, fils d'Henri de Brunswick, dit le jeune, Duc de Grubenhagen, et de Hélène de Brandeboug.



Mariage de Charles de Calabre avec Marie de Valois

Charles de Calabre épouse à Paris le 11 janvier 1324 Marie de Valois, fille de Charles Ier de Valois et de Mathilde de Châtillon-Saint-Pol. Leurs enfants sont :



Othon IV de Brunswick-Grubenhagen Condottiere pour Jean II de Montferrat

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen, un prince cadet de la maison de Brunswick, quitte son pays, où il n'a pas d'héritage à espérer, pour exercer, en Italie, le métier de Condottiere.

Jean II de Montferrat bénéficie à partir de 1339 de l'appui d'Othon IV de Brunswick-Grubenhagen qui à son service commence une longue carrière de condottiere.



Bataille de Gamenario

Mort de Reforce d'Angoult

Reforce d'Angoult, sénéchal de Jeanne Ire d'Anjou, est envoyé comme vicaire défendre les possessions des angevines au Piémont.

Le 22 avril 1345, lors de la Bataille de Gamenario, Jean II de Montferrat et Othon IV de Brunswick-Grubenhagen défont Reforce d'Angoult.

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen livre son premier combat lors de cette bataille.

Reforce d'Angoult meurt lors de cette bataille.



Mort de Jean II de Montferrat

Jean II de Montferrat fait son testament en 1372.

Il confère à Othon IV de Brunswick-Grubenhagen et à Amédée VI de Savoie le soin d'éduquer ses enfants : Secondotto et Jean III.

Jean II de Montferrat meurt le 19 mars 1372.

Il est inhumé à Chivasso.



Siège d'Asti

Guerre entre Grégoire XI et Barnabé Visconti

Bataille contre la Ligue

Francesco da Fogliano Prisonnier

Mort de Francesco da Fogliano

En Lombardie, le 22 février 1372, Odon de Villars participe à la victoire d'Amédée VI de Savoie, Comte Vert, sur Galéas II Visconti

Odon de Villars suit la voie de ses pères. Il est damoiseau d'Amédée VI de Savoie, le Comte Vert.

Au début de l'été 1372, Odon de Villars rejoint Othon IV de Brunswick-Grubenhagen, assiégé dans Asti, la capitale du Montferrat, en compagnie de Gaspard de Montmayeur. À la tête de 500 lances, les deux capitaines savoyards repoussent les troupes de Galéas II Visconti et d'Ambrogio Visconti et s'emparent de quelques bastions.

En juin de 1372, Othon IV de Brunswick-Grubenhagen quitte Asti assiégée et arrive à Avignon à la recherche d'alliés.

Grégoire XI prêche la croisade contre les Visconti et forma une Ligue, placée sous le commandement d'Amédée VI de Savoie, pour rabattre leur superbe.

Grégoire XI prend à son service (contre 10 000 ducats sonnants et trébuchants) le condottière anglais John Hawkwood.

Raymond VIII de Turenne s'illustre en tant que Capitaine pontifical en Italie et succède à Juan Fernandez de Heredia comme Capitaine Général des Armes du Comtat Venaissin.

En juin 1372, l'armée de Barnabé Visconti défait les troupes de la Ligue et le capitaine Francesco da Fogliano est fait prisonnier. Barnabé Visconti demande, en échange de sa vie, que lui soient cédés les châteaux qu'il possède autour de Reggio d'Émilie, mais son frère Guido da Fogliano n'ayant pas accepté le chantage, Francesco est pendu aux créneaux des murs de Reggio d'Émilie.

En juillet de 1372, Grégoire XI nomme Gantonnet d'Abzac, Capitaine général de Verceil, en Lombardie.

Le 12 octobre 1372, Grégoire XI envoie Hugues de la Roche en Lombardie, avec le titre de conseiller, rejoindre Raymond VIII de Turenne et Nicolas Roger de Beaufort qui guerroient contre les Visconti.

Grégoire XI obtient l'appui de Charles Ier de Luxembourg, l'Empereur, de la reine de Naples et du roi de Hongrie.

Au retour de sa première campagne d'Italie, où Raymond VIII de Turenne est fait chevalier d'armes devant Cuneo par Amédée VI de Savoie en 1372.



Mariage d'Othon IV de Brunswick-Grubenhagen avec Jeanne Ire d'Anjou

Jeanne Ire de Naples cherche en Othon IV de Brunswick-Grubenhagen un appui contre les ennemis qui la menassent.

Jeanne Ire de Naples est veuve de Jacques IV de Majorque.

Avec l'accord du pape Grégoire XI, Othon IV de Brunswick-Grubenhagen épouse le 25 mars 1376 Jeanne Ire de Naples.

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen devient Roi consort de Naples.

Charles III de Durazzo s'irrite de ce mariage et se rapproche de Louis Ier de Hongrie, ennemi de la Jeanne Ire de Naples.

Jeanne Ire d'Anjou retrouve son domaine piémontais grâce aux succès d'Othon IV de Brunswick-Grubenhagen.


Château de l'Œuf à Naples Charles III de Durazzo - Enluminure hongroise de 1488.

Apprentissage de l'art des armes par Facino Cane de Montferrat

Prise de Naples

Jeanne Ire d'Anjou et Othon IV de Brunswick-Grubenhagen Prisonnier

Mort de Jean III de Montferrat

Charles III de Durazzo Roi de Naples

Théodore II de Montferrat Marquis de Montferrat

Majorité de Théodore II de Montferrat

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen qui n'a qu'un faible contingent ne peut arrêter les troupes de Charles III de Durazzo, cousin de la reine, qui franchissent le 28 juin 1381 les frontières du royaume de Naples.

Facino Cane de Montferrat apprend l'art des armes en combattant dans la région de Naples pour Othon IV de Brunswick-Grubenhagen contre Charles III de Durazzo.

Le 16 juillet 1381 Charles III de Durazzo pénètre dans Naples et assiège Jeanne Ire d'Anjou retirée dans le Château-Neuf.

Ne recevant aucun secours, Jeanne Ire d'Anjou doit capituler le 25 août 1381.

Jean III de Montferrat meurt le 25 aout 1381 lors de ce combat.

Jeanne Ire d'Anjou est placée en détention au Château de l'Œuf, puis à celui de Nocera.

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen est fait lui-même prisonnier.

Charles III de Durazzo se fait investir Roi de Naples sous le nom de Charles III de Naples, par le pape romain Urbain VI.

Théodore II de Montferrat devient Marquis de Montferrat.

Il apparait rapidement que l'autorité du nouveau marquis est aussi faible que celles de ses 2 frères.

Théodore II de Montferrat est confié à la protection de Jean-Galéas Ier Visconti de Milan.

Les disparitions successives et prématurées de ses deux prédécesseurs en moins de 3 ans plongent le marquisat de Montferrat dans une grave crise et affaiblissent son autorité dans la gestion des conflits de l'Italie de l'époque.

Théodore II de Montferrat atteint sa majorité en 1381.



Mort de Jacques des Baux Prince d'Achaïe et de Tarente

Charles III de Durazzo Prince d'Achaïe.

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen Prince de Tarente

Jacques des Baux meurt le 7 juillet 1383 sans enfant légitime.

Charles III de Durazzo obtient la Principauté d'Achaïe.

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen obtient la Principauté de Tarente.

Jacques des Baux est considéré comme le dernier des empereurs titulaires de Constantinople.



Libération d'Othon IV de Brunswick-Grubenhagen

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen sort de captivité en 1384.

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen passe au service de Louis II d'Anjou.



Libération d'Othon IV de Brunswick-Grubenhagen

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen sort de captivité qu'au bout de 3 ans en 1384.



Soumission de la Provence

Prise de Naples

Après la mort des deux protagonistes Louis Ier d'Anjou et Charles III de Durazzo, le conflit est poursuivi par leurs épouses Marguerite de Durazzo et Marie de Blois-Châtillon en qualité de régentes de leurs fils mineurs Ladislas Ier de Durazzo et Louis II d'Anjou.

La Provence est déchirée entre les deux parties :

La majorité des communes, dont Nice, est également favorables aux Durazzo.

À ces troubles politiques viennent s'ajouter encore le Grand Schisme de l'Église catholique :

Clément VII confie à Gantonnet d'Abzac la charge de protéger militairement l'archevêque Jean d'Agoult.

En 1387, suite à un retournement de situation, Aix-en-Provence se rallie à la maison d'Anjou.

Louis II d'Anjou obtient la soumission de la Provence en 1387.

D'une façon inattendue, la Provence à l'est du Var, c'est-à-dire le pays niçois, se retrouve seule face aux partisans des Anjou, maintenant très nombreux grâce aux avantages substantiels distribués généreusement par ces derniers.

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen prend Naples en 1387 et punit ceux qui s'étaient déclarés contre Jeanne Ire d'Anjou.

Ladislas Ier de Durazzo chassé de sa capitale, se révèle incapable d'aider ce qui reste de ses partisans. Plusieurs seigneurs des montagnes niçoises rendent hommages à Louis II d'Anjou.

Louis II d'Anjou fait face aux divagations des routiers, soutient le pape d'Avignon Clément VII avant d'adhérer à la soustraction d'obédience, puis d'assurer à Benoît XIII fugitif une relative protection.



Mort d'Othon IV de Brunswick-Grubenhagen

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen meurt à Foggia le 1er décembre 1398.



Mort d'Othon IV de Brunswick-Grubenhagen

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen meurt en 1399.


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