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Événements contenant la ou les locutions cherchées



16 événements affichés, le premier en 826 - le dernier en 857



Nominoë missus dominicus pour la Bretagne

Nominoë ou Noménoé ou Nominoé (en breton Nevenoe) est nommé missus dominicus pour la Bretagne en 826.


Nominoë

Nominoë Comte de Vannes, Marquis de Bretagne

Gui II de Vannes, comte de Vannes, n'a pas suivi son cousin Lambert Ier de Nantes dans sa rébellion contre Louis Ier le Pieux.

Néanmoins, en mai 831, Louis Ier le Pieux transfère le comté de Vannes de Gui II à Nominoë.

Le choix de ce Breton qui a prêté serment à l'empereur, traduit une recherche d'apaisement.

Nominoë fait comprendre à ses administrés qu'une bonne paix leur est plus profitable que les luttes incessantes qui les ont opposés aux Francs durant les dernières décennies.

Il tempère leur ardeur et les fait bénéficier de quelques années de quiétude qui vont leur permettre de se réorganiser.

Vannes et toute la Bretagne retrouvent leur statut antérieur aux expéditions franques, mais avec une administration renforcée et unifiée.



Implantation de l'abbaye de Redon

En 832, Nominoë favorise l'implantation de l'abbaye de Redon, une abbaye entièrement bretonne, cependant que les Francs reprennent leurs razzias sur les plous bretons.



Prise de la Germanie par Louis II le Germanique

Mort de Louis Ier le Pieux

Lothaire Ier Empereur d'Occident

Louis II le Germanique, voyant Judith de Bavière se rapprocher de l'ambitieux Lothaire Ier, pense que ce rapprochement entre deux ennemis mortels a pour but de l'exclure de l'héritage.

Il se saisit donc de ce qui devait lui revenir et prend les armes contre Louis Ier le Pieux et s'empare, en 840 :

Ainsi on ne lui objectera pas plus tard les prétendues dispositions que l'empereur aurait faites à sa mort.

Il se crée lui-même Roi de Germanie.

Louis II le Germanique hâte ainsi la mort de son père.

Louis Ier le Pieux meurt à sur une île du Rhin à Ingelheim-Am-Rhein près de Mayence le 20 juin 840.

Lothaire Ier devient Empereur d'Occident en 840.

Louis II le Germanique et Charles II le Chauve refusent de reconnaître Lothaire Ier comme suzerain.

Lothaire Ier désire subordonner :

Il envisage de les combattre et de les vaincre séparément.

Hilduin de Saint-Denis rejoint le camp de Lothaire Ier, l'aîné, qu'il suit à Cologne et à Prüm.

Dès juillet 840, Lothaire Ier arrive en Francie avec une véritable armée et s'enfonce dans les terres de Charles II le Chauve : Reims, la Meuse.

Lothaire Ier essaie de soudoyer les vassaux de Charles II le Chauve et reçoit l'appui des Grands, dont les Bretons et les Aquitains.

Nominoë entre en rébellion contre Charles II le Chauve, Roi de Francie.

Charles II le Chauve revenant d'Aquitaine sillonne son royaume : Tours, Orléans, Quierzy...

Avant l'hiver la situation est telle que Charles II le Chauve négocie avec Lothaire Ier une trêve.

Il lui envoie une assemblée l'exhortant à respecter les dernières volontés de Louis Ier le Pieux.

Charles II le Chauve en profite pour se rapprocher de Lambert II de Nantes et de ses partisans au Mans.



Hommage de Nominoë à Charles II le Chauve

Charles II le Chauve obtient même l'hommage de Nominoë en janvier 841.

Lothaire Ier concède provisoirement l'Aquitaine, la Provence et une partie de la Neustrie à Charles II le Chauve.

Celui-ci accepte l'arrangement tout en s'efforçant de rallier les Grands à sa cause.



Renaud Préfet de la marche de Bretagne

Lambert, fils de Ricouin, demande à reprendre la charge de préfet de la marche de Bretagne de son père.

Charles II le Chauve refuse et nomme à sa place Renaud, Comte d'Herbauge, qui s'est illustré dans la lutte contre les Scandinaves.

Lambert se réfugie en Bretagne.

Pendant que les Francs se battent à Fontenay-en-Puisaye, Nominoë envahit la marche franco-bretonne puis s'allie au comte Lambert, maître de Nantes.



Bataille de Messac

Mort de Renaud Préfet de la marche de Bretagne

Nominoë tombe gravement malade à la même époque et Renaud ou Rainald, Comte de Nantes et préfet de la marche de Bretagne, estime le moment propice pour se débarrasser de lui.

En Mai 843, Erispoë, en accord avec son père Nominoë, sans doute aussi pour protéger les colonies bretonnes en train de s'installer sur la rive gauche de la Vilaine, décide de monter un coup de main sur le comté de Nantes.

A la tête d'une petite unité, Erispoë traverse la rivière au Port de Guipry et se heurte près de Messac aux soldats de Rainald, nombreux, bien organisés et vraisemblablement informés des préparatifs de l'incursion bretonne.

Erispoë est obligé de battre en retraite après avoir subi des pertes importantes.

A Guipry, sur la rive droite de la Vilaine, Erispoë attend les renforts que Lambert, postulant au titre de comte de Nantes, est allé chercher au pays d'Aleth.

Dès l'arrivée de Lambert, il traverse à nouveau se lance à la poursuite de ses ennemis.

Ceux-ci, persuadés que le combat de Messac leur laisse beaucoup de répit, s'en retournent tranquillement vers Nantes.

Un après-midi au bord de l'Isac, près de Blain, les soldats d'Erispoë les surprennent et les massacrent.

Renaud ou Rainald est tué durant la Bataille.

Nominoé se considère libéré de son serment envers Charles II le Chauve.



Hervé Comte d'Herbauges

Mort de Bernard de Poitiers Comte de Poitou

Mort d'Hervé d'Herbauges Comte d'Herbauges

Lambert II de Nantes occupe brièvement Nantes, que Charles II le Chauve confie rapidement à Hervé, fils aîné de Renaud.

Bernard de Poitiers s'associe à Hervé d'Herbauges, fils de Renaud, Comte d'Herbauges contre Lambert II de Nantes en rébellion contre Charles II le Chauve.

Nominoë appuie Lambert II de Nantes en 844.

Les troupes bretonnes contribuent à la défaite et à la mort d'Hervé d'Herbauges et de Bernard de Poitiers.

En campagne en Aquitaine, Charles II le Chauve ne peut réagir.

Apprenant par ailleurs les difficultés que connaît le roi à Toulouse, Nominoë poursuit l'offensive et met le Maine à feu et à sac.

Les alliés Bretons envahissent et pillent le Poitou.



Bataille de Ballon

En novembre 845, Charles II le Chauve doit se rendre à Tour pour célébrer la Saint-Martin.

Mais il se décommande, ayant été averti qu'un parti de Bretons souhaite faire défection, pourvu qu'il vienne immédiatement à leur aide.

L'ost royal n'est plus au complet à cette époque de l'année et vu le caractère improvisé de l'intervention, les Francs sont sans doute peu nombreux.

Du côté des Bretons commandés par Nominoë, l'armée semble constituée d'une seule cavalerie légère, donc certainement encore bien moins nombreuse.

Charles II le Chauve traverse la Vilaine avec ses troupes, au Pont-Neuf et prend la direction du village de Ballon et de l'abbaye de Ballon, situé près de Bains (aujourd'hui Bains-sur-Oust) non loin de Redon, où s'est embusqué Nominoë.

La bataille a lieu le 22 novembre 845 dans le confluent marécageux de l'Oust et de l'Aff.

C'est un véritable chausse-trape où les Bretons exploitent leur connaissance des marécages pour vaincre les Francs.

Les troupes de Charles II le Chauve subissent de très grosses pertes sous les coups de javelots répétés des cavaliers de Nominoë.

Elles abandonnent la lutte au matin du troisième jour et battent en retraite, laissant sur le terrain leurs morts, leurs blessés et un butin considérable.

Le roi franc, humilié, se sauve, au cours de la nuit, avec sa garde personnelle, sans même prévenir ses lieutenants de son départ.

Cette victoire de Ballon permet à Nominoë d'assurer sa mainmise sur le comté gallo-franc de Vannes (la partie Est du Vannetais).



Nominoë Duc de Bretagne

Après qu'a circulé la rumeur de sa mort, Charles II le Chauve réapparaît dans le Maine.

Il y reconstitue son armée, mais doit attendre après l'assemblée générale d'Épernay pour se diriger de nouveau vers la Bretagne, à la fin de l'été 846.

Charles II le Chauve signe la paix et reconnaît Nominoë comme Duc de Bretagne.

Un climat de guerre froide s'installe.

Un certain Mangil mène des raids dans le Bessin à la Noël 846.

Par sa politique et ses victoires, Nominoë donne à la Bretagne son unité géographique, des institutions durables et une indépendance qui allait perdurer, avec des hauts et des bas, jusqu'en 1532.



Colloque de Meerssen

Devant les menaces des raids vikings et sarrasins, le colloque de Meerssen se réunit à l'instigation de Lothaire Ier, en 847.

Charles II le Chauve et Louis Ier le Pieux, cherche à rétablir l'unité de l'empire mais leur refus de reconnaître la prééminence de Lothaire Ier en se reconnaissant vassal de se dernier sanctionne au contraire la division.

Ce colloque permet à tout homme libre de pouvoir choisir le suzerain de son choix autre que le roi et libère les hommes d'armes de l'obligation de suivre le roi à la guerre, sauf en cas de guerre contre un ennemi étranger du royaume.

Ainsi le colloque favorise le développement de la féodalité et amoindri le pouvoir militaire du souverain.

Charles II le Chauve nomme 4 évêques, dont l'évêque de Vannes Susan.

Bientôt en guerre ouverte avec Charles II le Chauve, Nominoë les chasse pour cause de simonie vers 847 à Coetlouh.



Nominoë Roi de Bretagne

Nominoë est couronné roi de Bretagne à Dol-de-Bretagne en 848.



Prise de Rennes et de Nantes par Nominoë

Charles II le Chauve les considérant l'un et l'autre comme trop âgés, Nominoë et Lambert II font alliance contre lui.

En 850, Nominoë et Lambert II forcent les portes de Rennes, la garnison franque laissée dans les murs de la ville par Charles II le Chauve, fait sa reddition.

Puis Nominoë et Lambert II de Nantes s'emparent et annexe Nantes en 850.



Courantguen Comte de Vannes

Le Breton Courantguen succède à Nominoë dès 850.



Mort de Nominoë

Bataille de Jengland-Beslé

Traité d'Angers

Erispoë Roi de Bretagne

Nominoë, après avoir conquis le Maine et l'Anjou, marche en direction de la Seine. Il meurt aux environs de Vendôme le 7 mars 851. Il est inhumé au monastère de Redon

En mars 851, Charles II le Chauve profitant de la mort de Nominoë, mène son armée en Bretagne pour la soumettre. La rencontre avec les armées bretonnes d'Erispoë, fils de Nominoë, et d'Argantael, se fait à Jengland-Beslé, un petit hameau situé sur l'actuelle commune du Grand-Fougeray, près de la rivière Vilaine.

Les Francs y sont sévèrement défaits le 22 août 851.

En septembre 851, à Angers, Charles II le Chauve reconnaît à Erispoë l'autorité anciennement détenue par son père sur le Vannetais et la Bretagne, augmentée de la Marche de Bretagne :

La partie occidentale de la Neustrie devient la Haute-Bretagne.

La population franque de cette région n'est pas chassée lors de cette annexion et constituera la Bretagne de langue romane ou gallo.

Charles II le Chauve concède à Erispoë le titre de roi, ce qu'aucun empereur carolingien n'avait fait pour un prince étranger à sa famille. Rennes devient bretonne.



Mort d'Erispoë Roi de Bretagne

Salomon Roi de Bretagne

Salomon n'approuve pas le rapprochement avec la France. Salomon assassine son cousin Erispoë en novembre 857, à Redon, sur l'autel d'une église donc dans un lieu d'asile. Il est aidé de Alcmar, évêque de Nantes.

Salomon, Salaün en breton, devient roi de Bretagne en 857. Salomon est le fils de Riwallon comte du Poher, frère aîné de Nominoë.


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