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Événements contenant la ou les locutions cherchées



22 événements affichés, le premier en 1640 - le dernier en 1787


Madeleine Potier

Mariage de Guillaume Ier de Lamoignon avec Madeleine Potier

Guillaume Ier de Lamoignon épouse le 13 novembre 1640 Madeleine Potier d'Ocquerre, fille de Nicolas IV Potier et de Marie Barré. Leurs enfants sont :



Naissance de Nicolas de Lamoignon

Nicolas de Lamoignon naît le 26 avril 1648, fils de Guillaume Ier de Lamoignon et de Madeleine Potier.



Nicolas de Lamoignon Gouverneur du château de Limours

Nicolas de Lamoignon devient gouverneur du château de Limours, capitaine des chasses et gruyer du même château par 2 différentes lettres patentes du 11 septembre 1660.



Nicolas de Lamoignon au collège de Clermont à Paris

Nicolas de Lamoignon reçoit une éducation soignée des jésuites du collège de Clermont à Paris, où il prononce en 1666 sa thèse Ex optica et astronomia selecta mathemata.

Nicolas de Lamoignon est reçu avocat au Parlement le 23 novembre 1666.



Nicolas de Lamoignon Conseiller au parlement de Paris

Nicolas de Lamoignon devient conseiller au Parlement de Paris le 12 décembre 1670.

Nicolas de Lamoignon devient Intendant de Montauban de 1670 à 1674.



Mariage de Nicolas de Lamoignon avec Anne Louise Bonnin

Le contrat est du 9 avril 1672.

Nicolas de Lamoignon épouse à Saint-André des Arts à Paris le 18 avril 1672 Anne Louise Bonnin (vers 1645-1732). Leurs enfants sont :



Nicolas de Lamoignon Maître des Requêtes

Nicolas de Lamoignon devient maître des Requêtes par lettres du 30 novembre 1673.

Il est reçu le 7 décembre 1673.



Nicolas de Lamoignon Maître des requêtes

Nicolas de Lamoignon devient Maître des requêtes en 1675.



Extension du comté de Launay-Courson

Par des lettres de mai 1677, Nicolas de Lamoignon unit la terre et seigneurie de Vaugrineuse à son comté de Launay-Courson.

Ceci est enregistré :

Nicolas de Lamoignon rend foi et hommage pour ce comté le 19 juillet 1677.



Nicolas de Lamoignon Intendant du Roi en Poitou

Nicolas de Lamoignon est intendant du Roi en Poitou de 1682 à 1685.


Nicolas de Lamoignon

Nicolas de Lamoignon Intendant du Languedoc

Nicolas de Lamoignon est nommé intendant du Languedoc et Conseiller d'état semestre en janvier 1685.

Dans cette dernière région, Nicolas de Lamoignon est le bras séculier du Roi Louis XIV dans l'entreprise de catholicisation forcée des protestants.

Il le restera 33 ans sans revenir à Paris.

Aidé d'une trentaine de subdélégués, Nicolas de Lamoignon applique la volonté royale sur les 23 diocèses des 2 généralités que comprenait son intendance, celle de Montpellier et celle de Toulouse.

Nicolas de Lamoignon doit contrôler des zones géographiques à forte densité de nouveaux convertis douteux ou de fanatiques protestants.



Répression contre les protestants

Nicolas de Lamoignon déploie contre les protestants un zèle ardent. On l'accuse même de cruauté.

Dans les Cévennes, 84 protestants sont exécutés, une cinquantaine sont condamnées aux galères et 300 sont déportées aux Amériques en 1686 et en 1687.

Néanmoins les Assemblées clandestines se poursuivent.



Victor-Maurice de Broglie Commandant militaire du Languedoc

Victor-Maurice de Broglie est nommé commandant militaire de la province de Languedoc le 20 décembre 1688.

Il y retrouve Nicolas de Lamoignon, son beau-frère.

Avec lui Victor-Maurice de Broglie engage résolument la lutte contre les calvinistes, mis hors la loi.



Nicolas de Lamoignon Conseiller d'État ordinaire

Nicolas de Lamoignon est fait Conseiller d'État ordinaire le 19 février 1697.



Rédaction des Mémoires pour servir à l'histoire du Languedoc

Par ordre de Louis XIV, Nicolas de Lamoignon compose les Mémoires pour servir à l'histoire du Languedoc pour l'instruction de Louis le Petit Dauphin en 1698.

Ces Mémoires ne seront imprimées qu'en 1734.



Nicolas de Lamoignon Marquis de La Mothe

Au mois d'octobre 1700, Louis XIV érige en marquisat la terre et seigneurie de La Mothe en faveur de Nicolas de Lamoignon.

L'enregistrement est fait au Parlement le 31 août 1701.


Abbé François de Langlade du Chayla

Mort de François de Langlade du Chayla

Guerre des Cévennes ou Guerre des Camisards

Mort de Gédéon Laporte

L'abbé François de Langlade du Chayla est inspecteur des missions des Cévennes pour le compte de Nicolas de Lamoignon. Il est responsable de l'arrestation de nombreux protestants.

Le 24 juillet 1702, au Pont-de-Montvert, une soixantaine d'hommes armés menés par Abraham Mazel enfoncent la porte et pénètrent dans sa maison.

François de Langlade du Chayla meurt assassiné à coups de sabres et de faux.

Les prisonniers détenus dans sa maison sont libérés.

C'est le début de la guerre des Cévennes ou Guerre des Camisards. Elle se déroule alors que la France est engagée dans la Guerre de Succession d'Espagne

Des bandes de dizaines ou centaines d'hommes armés se forment, menés par des prophètes, appelés les inspirés.

Les insurgés commettent alors des actes de vengeance contre des prêtres et des catholiques.

Victor-Maurice de Broglie commande les troupes royales du Languedoc.

Il charge le capitaine Poul de réprimer les actes de rébellion, mais sans grand résultat.

Louis XIV croit d'abord à une révolte sans gravité.

Victor-Maurice de Broglie a beaucoup de peine à obtenir des secours insuffisants.

Gédéon Laporte, un des premiers chefs, est tué en octobre 1702.

D'autres protestants, sous l'impulsion des élites villageoises, préfèrent une attitude loyaliste et combattent les Camisards. C'est le cas des habitants de Fraissinet-de-Lozère, pourtant très proches du Pont-de-Montvert.


Guerre des camisards Jean Cavalier - chef camisard- par Pierre-Antoine Labouchère - 1864

Formation des bandes de Camisards

Mort de Poul

Nicolas Auguste de La Baume à la tête des troupes royales

À partir de janvier 1703, les insurgés protestants des Cévennes, surnommés les fanatiques par les Royaux, prennent progressivement le nom de Camisards.

Ils sont généralement des paysans ou des artisans du textile, dont la moyenne d'âge se situe entre 20 et 25 ans.

Plusieurs bandes sont formées, les principaux chefs sont :

Face aux Camisards, les troupes royales commandées par Victor-Maurice de Broglie disposent dès mars 1703 de 20 000 soldats, fusiliers et dragons.

De plus, plusieurs compagnies de milice sont formées dans les paroisses catholiques. On y trouve :

Pendant les mois qui suivent, de nombreux affrontements, escarmouches, embuscades et actes de guérilla, opposent les Royaux et les Camisards.

Le capitaine Poul est tué le 12 janvier 1703.

Face aux exactions des troupes régulières et surtout des milices bourgeoises moins disciplinées, les Camisards assassinent les prêtres et incendient les églises catholiques.

Les représailles les plus sanglantes ont lieu le 21 février 1703 à Fraissinet-de-Fourques où 40 femmes et enfants de miliciens catholiques sont massacrés par les Camisards de Castanet.

Nicolas Auguste de La Baume remplace Victor-Maurice de Broglie à la tête des troupes royales en Languedoc et amène avec lui 3 000 Miquelets.

Le 25 février 1703, par ordonnance royale, Nicolas de Lamoignon et Nicolas Auguste de La Baume reçoivent tous les pouvoirs.

Les camisards pris les armes à la main seront exécutés sans jugement, par pendaison ou par le supplice de la Roue, voire le bûcher, de plus leurs maisons sont rasées et leurs biens confisqués.



Massacre du moulin de l'Agau

Grand Brûlement des Cévennes

Nicolas Auguste de La Baume se fait remarquer par des massacres contre la population et des déportations.

Le 1er août 1703, une vingtaine de femmes et d'enfants protestants sont surpris à une assemblée près de Nîmes et meurent brûlés vifs lors du Massacre du moulin de l'Agau.

Le 20 septembre 1703 les villages catholiques de Saturargues et de Saint-Sériès sont attaqués par les Camisards. 60 Saturarguois et 11 Saint-Sériains, hommes, femmes et enfants sont massacrés.

De leur côté les Huguenots français réfugiés à l'étranger, le marquis de Miremont notamment, tentent de convaincre les pays en guerre contre la France de débarquer des troupes pour appuyer les Camisards.

Des navires anglais et hollandais s'approchent des côtes dans les environs de Sète mais Nicolas Auguste de La Baume prend la menace au sérieux et fait surveiller les côtes ce qui provoque l'échec de la tentative de jonction.

Les troupes royales restent tenues en échec et en septembre 1703, Nicolas de Lamoignon décide de dépeupler les Cévennes. Selon son plan, approuvé par le Roi, les 31 paroisses désignées doivent être réduites en cendres et leurs 13 212 habitants reçoivent l'ordre de gagner les villes tenues par les Royaux.

Lors du grand brûlement des Cévennes, d'octobre à décembre 1703, 466 villages et hameaux, dont Fraissinet-de-Lozère, sont incendiées avec au passage de nombreux meurtres et pillages.

Les massacres ont l'effet inverse de celui souhaité.



Jacques Ier Fitz-James contre les camisards du Languedoc

Troubles sporadiques dans les Cévennes

Mort de Castanet

Complot de la ligue des enfants de dieu

Mort de Vilas

Mort de Catinat

Mort de Ravanel

Mort de Salomon Couderc

En 1705, Louis XIV envoie Jacques Ier Fitz-James contre les camisards du Languedoc.

Malgré la pacification, Ravanel et Claris refusent de se soumettre.

De même Abraham Mazel ne reste pas longtemps inactif et organise des assemblées. Il est arrêté en janvier 1705.

Plusieurs chefs camisards exilés, comme Abdias Maurel, Castanet ou Élie Marion ne tardent pas à rentrer en France et tentent de relancer la guerre.

Ils sont cependant traqués par les troupes royales et ne disposent plus du soutien de la population, aussi la plupart sont rapidement capturés et exécutés.

Castanet meurt à Montpellier en mars 1705 roué vif.

En avril 1705, Vilas, un protestant de Genève s'associe avec Catinat et Ravanel et organise le complot de la ligue des enfants de dieu visant :

Mais le complot est déjoué, et une centaine de personnes sont arrêtées et jugées.

Trente sont condamnées à mort parmi lesquels Vilas, roué vif, ainsi que Catinat et Ravanel qui sont brûlés vifs.

Salomon Couderc périt à son tour sur le bûcher un mois plus tard.

Emprisonné, Abraham Mazel s'évade en juillet 1705 et s'enfuit en Angleterre.



Mort de Nicolas de Lamoignon Marquis de Bâville ou de Basville

Nicolas de Lamoignon est Comte de Launay-Courson, Marquis de La Mothe et de Montrevault, Baron de Bohardy, Seigneur de Vaugrigneuse.

Nicolas de Lamoignon meurt à Saint-Paul à Paris le 17 mai 1724.

Il est inhumé en l'église des Cordeliers à Paris.



L'édit de Tolérance de Versailles

L'édit de Versailles ou édit de tolérance est un édit de tolérance signé par Louis XVI le 7 novembre 1787.

Nicolas-Chrestien de Lamoignon, fils de Nicolas de Lamoignon est à l'origine de cet édit.

La religion catholique demeure la religion officielle du Royaume de France.

Cet édit permet aux personnes non catholiques de bénéficier de l'état civil : actes de naissances, mariages, décès, sans devoir se convertir au catholicisme.

Les principaux concernés sont les protestants mais aussi les juifs.

Il ne s'agit aucunement d'une reconnaissance de la religion protestante, mais d'une étape importante dans la pacification religieuse du pays : la fin officielle des persécutions.

Les persécutions du Royaume de France contre les protestants cessent alors définitivement.


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