Listes Recherche par nom de personne, de lieu,... Recherche par Année Carte

Page précédente Accueil du site Mode d'emploi Nous écrire



De l'année à l'année
Sans mise en forme










Événements contenant la ou les locutions cherchées



38 événements affichés, le premier en 1615 - le dernier en 1686



Naissance de Nicolas Fouquet

Nicolas Fouquet ou Foucquet naît à Paris et est baptisé le 27 janvier 1615, fils de François IV Fouquet et de Marie de Maupéou.

François IV Fouquet est Conseiller d'État au Parlement de Paris et associé de la Compagnie des îles d'Amérique.

La famille Fouquet a fait fortune dans le commerce du drap avant de se reconvertir dans la magistrature.

Un foucquet est en effet, en patois des régions de l'Ouest (angevin), un écureuil.

Contrairement aux prétentions de l'époque du clan Fouquet, la famille n'est pas noble.

Marie de Maupéou est issue d'une grande famille de la robe.

Comme les Maupéou, les Fouquet sont une famille exemplaire de la Contre-Réforme, d'une spiritualité très proche de François de Sales et de Jeanne de Chantal.

Sur les douze enfants survivants du couple, les six filles deviennent religieuses, tous les garçons sont tonsurés et deux d'entre eux sont évêques.

Ses parents confient l'éducation de Nicolas Fouquet aux Jésuites du collège de Clermont.

Parallèlement, Nicolas Fouquet aide sa mère, Marie de Maupéou, dans la préparation de médicaments pour les pauvres.

Son goût pour la chimie et la pharmacie persiste tout au long de sa vie.



Nicolas Fouquet Licencié en droit

Selon le jurisconsulte Christophe Balthazar, sur conseil de Richelieu en personne, Nicolas Fouquet passe sa licence de droit à la Sorbonne et se fait inscrire au tableau des avocats.

En mars 1633, son père demande à Richelieu une charge de conseiller au Parlement de Paris pour Nicolas Fouquet. Sa demande est refusée : le frère aîné, François V Fouquet, possède déjà une charge identique.



Nicolas Fouquet Conseiller au parlement de Metz

Nicolas Fouquet obtient en 1634 une charge de conseiller au parlement de Metz, nouvellement créé par Richelieu.

Cet octroi témoigne de la faveur de François Fouquet et la confiance du cardinal en Nicolas Fouquet, qui obtient une dispense d'âge.

Nicolas Fouquet reçoit mission du cardinal d'inventorier les papiers du Trésor de la chancellerie de Vic, où sont conservés tous les titres du temporel de l'évêché de Metz et de l'abbaye de Gorze.

Il s'agit de vérifier si Charles IV de Lorraine n'empiète pas sur les droits du roi de France, ce qui est toujours le cas quand il s'agit de territoires enclavés à l'étranger et rattachés depuis peu à la France.

Il s'agit de justifier l'entrée des troupes françaises dans ses États qui occupent le duché avant les conclusions de Nicolas Fouquet. Le jeune homme s'acquitte de sa tâche avec brio.



Nicolas Fouquet tonsuré

Son frère aîné étant destiné à rejoindre la robe, comme son père, Nicolas Fouquet est d'abord orienté vers l'état ecclésiastique et reçoit la tonsure en janvier 1635.

Il devient trésorier de l'abbaye Saint-Martin de Tours et reçoit le bénéfice du prieuré de Saint-Julien de Doüy.

Malgré tout, sa famille hésite encore sur l'orientation à donner à sa carrière.



Participation de Nicolas Fouquet au Conseil souverain de Lorraine

Nicolas Fouquet associé dans la Compagnie des îles d'Amérique

En 1638, Nicolas Fouquet est détaché de la cour de Metz pour participer au Conseil souverain imposé par la France à Nancy.

Nicolas Fouquet y mène grand train, prenant part aux séances à la comédie, aux bals et aux festins.

François IV Fouquet, son père, associe Nicolas Fouquet à ses affaires, et lui cède une part dans la Compagnie des îles d'Amérique.



Mariage de Nicolas Fouquet avec Louise Fourché

Mort de Louise Fourché

François IV Fouquet, se sentant proche de la mort, pousse son fils au mariage.

Nicolas Fouquet épouse Louise Fourché.

Leur enfant est :

Le contrat est signé le 10 janvier 1640 à Nantes entre les parents.

Louise apporte en dot 160 000 livres en argent et rentes sur particuliers plus la terre de Quéhillac.

Nicolas Fouquet reçoit de ses parents la propriété de sa charge de maître des requêtes estimée à 150 000 livres, avec en plus une rente de 4 000 livres au denier 18, ce qui représente environ 20 000 livres de capital.

Louise Fourché comme Nicolas Fouquet ont de forts liens de parenté en Bretagne :

Cependant, peu après son mariage, 6 mois après avoir donné naissance à une fille, Marie, Louise Fourché meurt.



Mort de François IV Fouquet

François IV Fouquet meurt en 1640.

Nicolas Fouquet se retrouve donc chef de son clan familial.

Nicolas Fouquet reprend les activités de son père au sein des différentes compagnies maritimes dans lesquelles la famille détient des parts :

En 1640, Nicolas Fouquet fait partie des premiers actionnaires de la Société du Cap-Nord.



Mort de Gilles de Maupéou

Gilles de Maupéou, grand-père maternel de Nicolas Fouquet, meurt au début 1641.



Nicolas Fouquet dans la Compagnie des Indes orientales

Nicolas Fouquet Vicomte de Vaux

En 1642, Nicolas Fouquet entre dans la Compagnie des Indes orientales.

Parallèlement, pour asseoir sa position sociale, Nicolas Fouquet fait l'acquisition de la terre noble de Vaux, en Brie, dans le bailliage de Melun, qui lui confère le titre de vicomte de Vaux.



Nicolas Fouquet Au service de l'État

La mort de Richelieu, protecteur de longue date de la famille Fouquet, vient mettre fin aux rêves coloniaux et maritimes de Nicolas Fouquet qui choisit alors définitivement le service de l'État.



Nicolas Fouquet Intendant de justice, de police et des finances à Grenoble

Émeute antifiscale à Grenoble

Révocation de Nicolas Fouquet

En 1644, Nicolas Fouquet est nommé intendant de justice, de police et des finances à Grenoble dans le Dauphiné, sans doute sur décision personnelle d'Anne d'Autriche.

C'est un poste difficile pour un jeune homme peu expérimenté, qui plus est dans une province au fort particularisme régional.

Nicolas Fouquet y commet l'un des rares impairs de sa carrière.

Au cours de l'été, alors qu'il a pris son poste, Nicolas Fouquet quitte son poste sans autorisation pour assister à l'intronisation de son frère aîné François, nommé évêque d'Agde.

En son absence, une émeute antifiscale éclate.

Nicolas Fouquet est aussitôt révoqué par Mazarin, sur l'initiative du chancelier Pierre II Séguier.

Heureusement, un nouvel incident permet d'écourter la disgrâce de Nicolas Fouquet.

Sur le chemin de retour, de nouvelles émeutes se déclenchent à Valence.

Grâce à son sang-froid, à ses talents oratoires et à son courage personnel, Nicolas Fouquet parvient à calmer le jeu.



Nicolas Fouquet à nouveau Maître des requêtes

Nicolas Fouquet réintègre dès 1646 le corps des maîtres des requêtes.



Siège de Lérida

Louis II de Bourbon-Condé, Vice-royauté de Catalogne

Louis II de Bourbon-Condé, époux de Claire-Clémence de Maillé-Brézé, sœur de Jean Armand de Maillé-Brézé, revendique comme un héritage de famille, les charges de Brézé.

Ce serait donner trop de pouvoirs à un seul homme.

Anne d'Autriche et les ministres ne peuvent s'y résoudre.

Les Condé crient qu'on leur enlève leur patrimoine, et Louis II de Bourbon-Condé demande en manière de dédommagement, une armée pour conquérir la Franche-Comté, dont on le ferait prince souverain.

La proposition n'est pas de nature à calmer les inquiétudes d'Anne d'Autriche et de Mazarin.

On peut penser que le cardinal est fort soucieux d'occuper Louis II de Bourbon-Condé au dehors, et n'est pas fâché d'avoir à faire encore contre l'Espagne, une ou deux campagnes.

Mazarin explique à Louis II de Bourbon-Condé que l'échec de Lérida de l'année précédente, compromet la possession de la Catalogne, et que là où le vainqueur de Turin : Henri de Lorraine-Harcourt avait échoué, le conquérant de Dunkerque, peut seul réussir.

Il fait accepter à Louis II de Bourbon-Condé, la vice-royauté de Catalogne, en lui promettant tous les moyens d'exécution disponibles.

Louis II de Bourbon-Condé arrive à Barcelone en avril 1647, relevant par sa présence et par sa renommé, le courage abattu des Catalans.

Louis II de Bourbon-Condé marche droit sur Lérida, et l'investit le 12 mai 1647.

Le siège commence heureusement, bien que les forces dont dispose le prince soient peu considérables.

On retrouve presque intactes les lignes de circonvallation que Henri de Lorraine-Harcourt a été obligé d'abandonner 6 mois plus tôt, et que les Espagnols ont négligé de détruire.

Henri de Lorraine-Harcourt n'avait pas réussi à réduire la place par la famine, Condé résout de l'emporter de vive force.

Dans la nuit du 27 au 28 mai 1647, Louis II de Bourbon-Condé fait ouvrir la tranchée, au son des violons.

À cette bravade, empruntée dit-on aux coutumes espagnoles, le gouverneur de Lérida répond par une furieuse sortie qui n'est repoussée qu'après 2 heures de combat.

La tranchée, entamée si gaiement, est arrosée de bien du sang et de sueur.

Les travailleurs sont bientôt arrêtés par le roc vif, sur lequel la citadelle est construite.

François-Marie de Broglie se couvre de gloire lors de ce siège.

Chaque pouce de terrain gagné, est disputé avec héroïsme par le gouverneur don Gregorio Britto qui a déjà l'année précédente, si opiniâtrement, défendu la ville contre Henri de Lorraine-Harcourt.

Après chaque engagement, le courtois Espagnol envoie au prince français des glaces et de la limonade pour le rafraîchir.

Les pertes se multiplient dans l'armée assiégeante : l'élite des officiers et des soldats périt sous le feu de l'ennemi.

Les mineurs contraints de travailler à découvert se font tuer les uns après les autres.

Les vivres commencent à manquer, et les troupes, surtout les Catalans, se démoralisent.

Plus de 3 000 hommes désertent ou passent à l'ennemi.

Pendant ce temps, l'armée espagnole grossit à Fraga et s'apprête à secourir Lérida.

Un désastre est imminent si l'on continue à s'obstiner.

Louis II de Bourbon-Condé a le bon sens de juger sa position, et le courage de se résigner à la nécessité.

Il lève le siège le 17 juin 1647.

C'est son premier échec personnel.

Mazarin confie à Nicolas Fouquet une mission d'observation lors du siège de Lérida, en Espagne.



Nicolas Fouquet Intendant à l'armée de Picardie

Nicolas Fouquet est nommé en 1648 intendant à l'armée de Picardie, sur décision personnelle d'Anne d'Autriche.



Nicolas Fouquet Intendant de la généralité de Paris

En 1648, Nicolas Fouquet devient intendant de la généralité de Paris.

La Fronde donne à son poste une importance inespérée.

Il se range immédiatement du côté d'Anne d'Autriche et de Mazarin, se gagnant ainsi la faveur indéfectible de la reine.

Après l'arrêt d'Union, il envoie à la reine une lettre conseillant de négocier et de diviser ses ennemis, attitude qu'il conservera tout au long de la Fronde.


Armand de Bourbon-Conti

Armand de Bourbon-Conti Commandant en chef de la Fronde

Siège de Paris

Bataille de Charenton

Mort de Frédéric Maurice de Durfort

Mort de Gaspard IV de Coligny Duc de Châtillon et Maréchal de France

Paix de Saint-Germain

Paix de Rueil

En janvier 1649, Anne-Geneviève de Bourbon-Condé est l'âme de cette Fronde parlementaire.

Elle amène Armand de Bourbon-Conti, son second frère, et Henri II de Valois-Longueville, son mari, aux mécontents.

Les frondeurs décident de renverser Mazarin à qui on reproche ses trop lourds impôts.

Charlotte-Marguerite de Montmorency ne se mêle pas de politique et reste fidèle à la reine,

Charlotte-Marguerite de Montmorency suit la Cour en janvier 1649 à St Germain.

Jean-François Paul de Gondi tente d'organiser la révolte en lui donnant un chef. Louis II de Bourbon-Condé refuse ce rôle. Jean-François Paul de Gondi doit se rabattre sur son frère cadet, Armand de Bourbon-Conti qui est reconnu pour généralissime par le Parlement.

Charles II de Lorraine-Guise offrit ses services aux Parisiens pendant la Fronde. Il se déclare général de l'armée du roi, sous l'autorité du Parlement, mais Charles II de Lorraine-Guise n'est qu'un des lieutenants d'Armand de Bourbon-Conti.

Paris est assiégée par l'armée royale, qui ravage les villages de la région parisienne par pillages, incendies, viols...

Pendant le siège de Paris, Nicolas Fouquet s'occupe du service des subsistances.

Bernardin Gigault empêche que des troupes normandes enrichissent les hommes de la Fronde assiégés à Paris par les soldats de Mazarin.

Armand de Bourbon-Conti est battu à Charenton le 8 février 1649 par Louis II de Bourbon-Condé, son frère, resté fidèle à la Cour.

Gaspard IV de Coligny meurt après la bataille de Charenton au Château de Vincennes le 9 février 1649.

Mademoiselle observe dans ses Mémoires que l'affliction de Mme de Châtillon fut modérée par l'amitié que son mari avoit pour Mlle de Guerchy, et même dans le combat il avoit une de ses jarretières nouée à son bras.

En février 1649, François VI de La Rochefoucauld est tiré à bout touchant.

Frédéric Maurice de Durfort, Comte de Rozan, est impliqué dans le blocus de Paris au cours duquel il est blessé le 19 février 1649.

Mathieu Molé négocie le Traité de Rueil en 1649.

Michel IV Le Tellier est chargé des négociations avec les princes et participe à la signature du Traité de Rueil le11 mars 1649.

Mathieu Molé évite un affrontement entre les partisans de Louis II de Bourbon-Condé et ceux de Jean-François Paul de Gondi dans l'enceinte même du Palais de justice.

N'obtenant pas la soumission de la capitale, les partis concluent la paix de Saint-Germain le 1 avril 1649. La Cour accorde l'amnistie générale.

Ce n'est qu'un répit.

Frédéric Maurice de Durfort meurt le 1er mai 1649 des suites de ses blessures.

Mazarin revient à Paris le 18 août 1649.

François de Vendôme joue un rôle important pendant la Fronde en 1649.

Jean-François Paul de Gondi négocie en hâte avec Anne d'Autriche un codicille, réservant honneurs et places à lui-même et à ses amis. Malheureusement, Mathieu Molé, président du Parlement de Paris, divulgue le contenu du codicille, faisant ainsi brusquement chuter la popularité de Jean-François Paul de Gondi.



Nicolas Fouquet Procureur général du parlement de Paris

En novembre 1650, Nicolas Fouquet franchit un pas important en achetant pour 450 000 livres la charge de procureur général du parlement de Paris, avec la bénédiction de Mazarin et d'Anne d'Autriche. Il entre ainsi dans l'élite de la robe.



Mariage de Nicolas Fouquet avec Marie-Madeleine de Castille

Pour asseoir son statut social, Nicolas Fouquet épouse en février 1651 Marie-Madeleine de Castille (vers 163 ou 1636-1716), Dame de Villemareuil qui appartient à une famille de marchands anoblis.

Elle apporte un vaste cercle de relations.



Exil de Mazarin

Libération de Louis II de Bourbon-Condé, Armand de Bourbon-Conti et Henri II de Valois-Longueville

Le 7 février 1651, devant l'union des Frondes et suite à des émeutes, Mazarin s'enfuit, obligé de s'exiler en Allemagne.

Le Parlement vote l'expulsion de Mazarin qui a pris les devants.

Louis II de Bourbon-Condé, Armand de Bourbon-Conti et Henri II de Valois-Longueville sont libérés.

Armand Jean de Vignerot du Plessis se range dans le parti de Louis II de Bourbon-Condé.

Dominique d'Estampes-Valençay est membre du conseil de Louis II de Bourbon-Condé, aux côtés d'Armand de Bourbon-Conti et de François VI de La Rochefoucauld en 1651.

Le 8 février 1651, Anne d'Autriche et le jeune Louis XIV essaient de rejoindre Mazarin en exil mais le peuple envahit le Palais du Louvre et empêche la famille royale de partir.

Officiellement, Nicolas Fouquet, procureur général, instruit contre Mazarin.

En sous-main, il tient Mazarin informé jusqu'à son retour en grâce, via son frère Basile Fouquet, dit l'abbé Fouquet, chef de la police secrète du cardinal.

Mazarin continue de gouverner par l'intermédiaire d'Anne d'Autriche et de fidèles collaborateurs comme Hugues de Lionne et Michel IV Le Tellier.

Adepte du népotisme, Michel IV Le Tellier crée un réseau important de clients qui lui permettront d'asseoir son pouvoir à la cour.

Louis II de Bourbon-Condé devenu incontournable dans la direction de l'État, empêche Armand de Bourbon-Conti, son frère, d'épouser Charlotte-Marie de Lorraine, fille de Claude de Lorraine et de Marie Aimée de Rohan.

Armand de Bourbon-Conti se retire à Pézenas, en Languedoc

François-Henri de Montmorency-Bouteville partage les succès et revers de Louis II de Bourbon-Condé, son cousin pendant la Fronde des Princes.

Claude de Rouvroy se tient à l'écart des affaires politiques, bien qu'il prenne le parti d'Anne d'Autriche et de Mazarin lors de la Fronde.



Transfert du Parlement à Pontoise

Le 31 juillet 1651, un arrêt royal transfère le Parlement à Pontoise.

Nicolas Fouquet supervise l'opération, sous les quolibets de la foule.



Acte d'amnistie

Louis XIV rentre à Paris en octobre 1652.

Lors du lit de justice du 22 octobre 1652, après la lecture de l'acte d'amnistie, Nicolas Fouquet prononce un grand discours louant la clémence du roi et fustigeant ses collègues restés fronder à Paris.

Par la suite, Nicolas Fouquet se montrera impitoyable avec les partisans de Condé.


Nicolas Fouquet par Édouard Lacretelle

Mort de La Vieuville

Nicolas Fouquet surintendant des finances

Réévaluation de la livre tournois

Le duc de La Vieuville, surintendant des finances, meurt subitement en février 1653.

Nicolas Fouquet, soutenu par des amis financiers, se porte aussitôt candidat à sa succession. D'autres candidats de première importance sont :

Mazarin, répugnant à trancher, nomme le diplomate Abel Servien à cette charge.

Mais finalement, Nicolas Fouquet est nommé Surintendant des finances le 7 février 1653.

À la surintendance est assortie un brevet de ministre, qui permet à Fouquet de siéger au Conseil d'En-Haut, la plus puissante instance monarchique.

Nicolas Fouquet est ainsi le plus jeune responsable des Finances de l'Ancien Régime.

Il doit sa nomination à sa bonne conduite durant la Fronde, mais aussi à l'influence de son frère Basile Fouquet.

Les finances royales sont alors dans un état désastreux.

Les besoins d'argent de la couronne sont immenses, à la fois pour financer la guerre et pour les dépenses personnelles de Louis XIV.

Le Trésor est en banqueroute. Les tailles ne rentrent plus et le stock de métaux précieux disponible, insuffisant.

Au contraire des manipulations monétaires passées, Nicolas Fouquet impose en juillet 1653 une réévaluation de la livre tournois. La pistole d'or passe de 12 à 10 livres. Le crédit se fait plus abondant et la situation s'améliore.

Loin d'inciter à la sagesse, cette embellie provoque de nouvelles dépenses inconsidérées.

Nicolas Fouquet sait d'expérience que le principal problème de l'État français est son manque de crédit : les traitants, fermiers et autres bailleurs de fonds ne lui font pas confiance.

Il s'emploie donc à restaurer le crédit en respectant les contrats passés entre ces traitants et le Trésor et en leur consentant des taux avantageux.

Nicolas Fouquet assigne sur de nouveaux fonds de vieux billets de l'Épargne, compensant ainsi une partie de la banqueroute de 1648.

Nicolas Fouquet crée et vend des charges, crée des droits nouveaux, procède à l'émissions de rentes et de prêts, le tout dans des conditions très avantageuses pour les traitants.



Hugues de Lionne entre au service du Roi

En 1653, Hugues de Lionne entre au service du Roi.

Anti-dévot et épicurien, Hugues de Lionne achète en 1653 le Château de Berny dans lequel, comme son ami Nicolas Fouquet, il donne de somptueuses fêtes.



Cession de Belle-Île

En 1658, en difficulté, Jean-François Paul de Gondi doit vendre Belle-Île au surintendant Nicolas Fouquet pour environ 1 400 000 livres.

Fouquet achève l'agrandissement des fortifications de Palais commencé par Jean-François Paul de Gondi.

Jean-François Paul de Gondi voyage alors en Europe, s'intéressant à la politique locale. Il prend ainsi parti en faveur des Stuarts.



Mémoire sur Nicolas Fouquet

Chargé de veiller à la gestion des Finances de l'État, Jean-Baptiste Colbert rédige dés octobre 1659 un mémoire sur des prétendues malversations de Nicolas Fouquet, le surintendant des finances. Il y indique que moins de 50 % des impôts collectés arrivent jusqu'au roi.



Mariage de Simon Arnauld d'Andilly avec Catherine Ladvocat

Simon Arnauld d'Andilly Seigneur de Pomponne

Simon Arnauld d'Andilly épouse au printemps 1660 Catherine Ladvocat, cousine de Marie-Madeleine de Castille, l'épouse de Nicolas Fouquet.

Simon Arnauld de Pomponne devient Seigneur de Pomponne en 1660, nom sous lequel il sera dès lors toujours désigné.



Naissance de Louis Fouquet de Belle-Isle

Louis Fouquet de Belle-Isle naît le 7 juin 1661, fils de Nicolas Fouquet et de Marie-Madeleine de Castille.


Anne d'Autriche par Moncornet en 1660 Louis XIV en 1661 par Charles Le Brun.

Mort de Mazarin

Prise du pouvoir par Louis XIV

Retraite d'Anne d'Autriche au Val-de-Grâce

Ayant brisé toutes les oppositions, Mazarin reste premier ministre jusqu'à sa mort.

Mazarin suggère à Louis XIV de prendre Jean-Baptiste Colbert à son service.

Deux jours avant sa mort, le 7 mars 1661, Mazarin fait appeler les 3 ministres du Conseil :

et les recommande chaudement au roi.

Mais le lendemain, veille de sa mort, sur les conseils de Jean-Baptiste Colbert, Mazarin revient sur ses propos concernant Nicolas Fouquet jugé trop ambitieux et conseille au roi de s'en méfier et de choisir Jean-Baptiste Colbert comme Intendant des finances.

Mazarin meurt au château de Vincennes le 9 mars 1661 des suites d'une longue maladie.

À la mort de Mazarin, le 9 mars 1661, la première décision de Louis XIV âgé de 23 ans, est de supprimer le poste de premier ministre et de prendre le contrôle du gouvernement. Le règne personnel du Roi-Soleil commence, devenant monarque absolu. Également connu sous le nom de Louis le Grand, Louis XIV renforce la monarchie qui devient monarchie absolue de droit divin.

Principal soutien de la Compagnie du Saint-Sacrement, Anne d'Autriche se retire jusqu'à sa mort au Val-de-Grâce, bien que toujours tenue en grande vénération par son fils.

Outre l'héritage politique, le cardinal Mazarin laisse une fortune de 35 millions de livres, dont 8 millions en espèces, soit l'équivalent de l'encaisse de la Banque d'Amsterdam, banque la plus importante du monde à l'époque. Mazarin a tout perdu tout pendant la Fronde, il avait donc accumulé ces richesses entre 1652 et sa mort, soit en moins de 9 ans.

Sous l'Ancien Régime, aucun héritage n'atteignit ce niveau, les plus élevés étant ceux du cardinal de Richelieu (16 millions nets) et de Charles Gonzague (5,5 millions en 1637).

Sa rapacité était telle qu'il songe même, lui qui ne fut jamais ordonné prêtre, à devenir archevêque d'un des riches territoires nouvellement conquis, mais le pape s'oppose à un zèle si intéressé.

Pour éviter que ne soit fait un inventaire de ses biens, et donc de ses agissements, il lègue tous ses biens au roi, qui hésite 3 jours avant de les accepter, puis l'ayant fait, les laisse à ses héritiers, manœuvre classique en ces temps pour éviter les recherches de justice.

Louis XIV s'installe au Louvre. Philippe Ier d'Orléans son frère reçoit le Palais-Royal en apanage.

Philippe-Julien Mancini hérite d'une partie de la colossale richesse de Mazarin.


Nicolas Fouquet

Visite de Louis XIV au château de Vaux-le-Vicomte

Nicolas Fouquet Prisonnier

Suppression du poste de surintendant aux finances

Jean-Baptiste Colbert Intendant des finances

Suzanne de Bruc de Montplaisir se lie d'amitié avec Nicolas Fouquet.

Le 17 août 1661, Louis XIV se rend de Fontainebleau au château de Vaux-le-Vicomte pour assister à une grande fête donnée en son honneur par le surintendant Nicolas Fouquet.

L'entourage de Louis XIV n'est pas convaincu de sa stature d'homme d'État. Louis XIV doit faire ses preuves et prouver son autorité. Il a besoin de montrer qui dirige le pays et d'éliminer celui qu'il considère comme un trop grand ambitieux.

Suzanne de Bruc de Montplaisir tente de sauver Nicolas Fouquet et l'héberge en l'hôtel de Rougé à Nantes.

Le 5 septembre 1661, jour de ses 23 ans, le roi, suivant les conseils de Jean-Baptiste Colbert, fait arrêter Nicolas Fouquet à Nantes par d'Artagnan.

Pierre II Séguier instruit le procès de Nicolas Fouquet.

Suzanne de Bruc de Montplaisir est internée par ordre du roi au château de Montbrison.

Louis XIV supprime le poste de surintendant aux finances.

Même si Fouquet a effectivement commis quelques malversations, il n'en a pas commis plus que Mazarin ou Jean-Baptiste Colbert. Il s'est même montré plutôt efficace durant les 8 ans passés à son poste et, grâce à lui, les finances de la France se sont un peu remises des dépenses liées à la guerre de Trente Ans et à la Fronde de 1648.

Jean-Baptiste Colbert lui succède à la tête de l'administration des finances, d'abord comme intendant des finances.

Jean-Baptiste Colbert devient Surintendant des Bâtiments, arts et manufactures

Jean-Baptiste Colbert devient Surintendant des Postes.



Simon Arnauld d'Andilly En exil à Verdun

Simon Arnauld d'Andilly paie son amitié pour Nicolas Fouquet en étant envoyé en exil à Verdun.

C'est à Verdun qu'il reçoit les célèbres lettres de Madame de Sévigné, véritable journal du procès de Nicolas Fouquet.



Jean-François de La Baume Le Blanc gardien de Nicolas Fouquet

En 1661, la garde de Nicolas Fouquet est confiée à Jean-François de La Baume Le Blanc pendant quelques semaines

Nicolas Fouquet est conduit à Amboise le 20 novembre 1661.



Début du procès de Nicolas Fouquet

Guy Ier Chamillart est procureur au procès de Nicolas Fouquet.

Du 25 juin au début août 1664, la chambre de justice chargée de juger Nicolas Fouquet tient séance à Fontainebleau, à la chancellerie.

Guillaume Ier de Lamoignon ne veut pas présider la commission qui doit juger Nicolas Fouquet, avec lequel il a lié amitié, mais avec lequel, depuis, il est pourtant brouillé.



Fin du procès de Nicolas Fouquet

Simon Arnauld d'Andilly Ambassadeur extraordinaire à Stockholm

Le procès de Nicolas Fouquet s'achève en 1665.

Simon Arnauld d'Andilly a gardé des liens forts avec la cour et des protecteurs. Ils obtiennent son rappel dès la fin du procès du surintendant. Il rentre à Paris en février 1665.

Claude Le Peletier et Michel IV Le Tellier, ses amis, obtiennent rapidement le retour en grâce de Simon Arnauld d'Andilly.

Dès la fin de 1665, Simon Arnauld d'Andilly est nommé ambassadeur extraordinaire à Stockholm. Il est chargé d'assister le chevalier de Terlon, ambassadeur ordinaire.

La Suède, allié traditionnel de la France depuis la Guerre de Trente Ans est en train de s'éloigner d'elle. Alors que Louis XIV a fini par prendre le parti des Provinces-Unies pendant la Deuxième Guerre anglo-néerlandaise, la Suède penche du côté anglais.

Simon Arnauld d'Andilly doit donc obtenir une modification de la politique suédoise, ou du moins sa neutralité, en s'appuyant sur le parti français mené par le grand chancelier Magnus de La Gardie.

Simon Arnauld d'Andilly réussit à empêcher que la Suède prenne véritablement part à la guerre et à maintenir un parti français en Suède.


Château de Sceaux au temps de Colbert - vu depuis l'avenue d'entrée - Gravure de Pérelle

Jean-Baptiste Colbert Baron de Sceaux

En 1670, Jean-Baptiste Colbert souhaite disposer d'un domaine près de Paris et non loin de Versailles.

Il achète la baronnie de Sceaux, aux 3 héritiers de René Potier, marquis de Gesvres, Duc de Tresmes.

Il procède à d'importantes acquisitions foncières afin d'agrandir le domaine qu'il porte à une centaine d'hectares.

Jean-Baptiste Colbert fait agrandir le château de Sceaux.

L'architecte non connu est peut-être Antoine Le Pautre. Les entrepreneurs sont Maurice Gabriel et Jean Girard.

Jean Girard construisit aussi le corps central du château de Saint-Cloud.

Claude Perrault est intervenu pour l'édification de la chapelle qui se trouvait dans l'aile sud du château.

Le château comporte un corps central flanqué de deux pavillons et, en retour d'équerre, deux longues ailes en rez-de-chaussée terminées par deux pavillons.

Celui de gauche, carré à l'extérieur mais circulaire à l'intérieur et sommé d'une coupole, renfermait la chapelle, décorée par Charles Le Brun.

La décoration du château (façade et intérieur) est confiée à d'excellents artistes comme François Girardon, Jean-Baptiste Tuby, les frères Marsy, Jean-Baptiste Théodon.

Le cabinet de travail de Colbert est orné de 24 bustes en marbre d'empereurs, d'impératrices et de sénateurs romains et de médaillons en marbre blanc des douze Césars, dans des cadres en bois doré. On y trouve également un buste d'Homère, un groupe de lutteurs en marbre blanc et deux sphinx de marbre rouge.

Le parti d'ensemble, déjà démodé à l'époque de la construction, trahit le souci de Colbert de ne pas répéter l'erreur de Nicolas Fouquet à Vaux-le-Vicomte : bien que considérablement agrandi par rapport à la modeste demeure des Potier de Gesvres, le bâtiment doit donner le sentiment d'une implantation antérieure aux travaux du ministre.

Jean-Baptiste Colbert fait dessiner un parc à la française par André Le Nôtre qui crée un axe nord-sud parallèle à la façade principale du château : sur plus d'un kilomètre.

Il commence du côté du village avec un bassin en demi-lune, puis suit deux allées, une grande cascade et, en contrebas, le bassin dit de l'Octogone.

D'est en ouest s'étageaient des terrasses à pans coupés.

À l'est, le potager était dominé par le pavillon dit de l'Aurore.

Le parc était orné de nombreuses statues dont le célèbre Hercule gaulois de Pierre Puget, aujourd'hui au Musée du Louvre.

La Grande Cascade, dont les eaux sortaient des urnes de deux statues de fleuves dues à Antoine Coysevox, faisait l'admiration des contemporains.

L'entrée d'Honneur, les écuries et le Pavillon de l'Aurore date de cette première période.



Antonin Nompar de Caumont Prisonnier

Le 25 novembre 1671, Antonin Nompar de Caumont est arrêté sur ordre du roi par M. de Rochefort, capitaine des gardes du corps de service, accompagné par Louis de Forbin, major-général des compagnies de gardes du corps.

Les historiens ne sont pas certains des raisons de son arrestation :

Antonin Nompar de Caumont est alors conduit et emprisonné à Pignerol par d'Artagnan escorté de 100 mousquetaires.

Là, Antonin Nompar de Caumont retrouve Nicolas Fouquet, sous la garde de Bénigne Dauvergne de Saint-Mars.



Mort de Jean Baptiste Godin de Sainte-Croix

Ruinée et désormais seule, Marie-Madeleine Anne Dreux d'Aubray se retire au printemps 1672 dans le village de Picpus.

Jean Baptiste Godin de Sainte-Croix meurt le 31 juillet 1672 accidentellement.

Jean Baptiste Godin de Sainte-Croix est criblé de dettes.

Ses créanciers écrivent au procureur du roi pour réclamer leur dû, si bien qu'un inventaire de ses biens est ordonné.

C'est à cette occasion que le coffret de cuir rouge est trouvé et ouvert le 8 août 1672.

Marie-Madeleine Anne Dreux d'Aubray est citée à comparaître devant la justice le 22 août 1672.

Elle s'enfuit à Londres à mi-août 1672 chez Bruant, l'ancien premier commis de Nicolas Fouquet.

Jean-Baptiste Colbert tente de la ramener de force en France.

Dans la cassette, la police trouve une procuration de Pierre Louis Reich de Pennautier datée du 17 février 1669, autorisant un marchand de Carcassonne, Cusson, à recevoir par l'entremise de Jean Baptiste Godin de Sainte-Croix, de la part de Marie-Madeleine Anne Dreux d'Aubray, une somme de 10 000 livres qu'il lui aurait prêtée sous le nom de Paul Sardan.

Cusson est alors une relation d'affaire de Pierre Louis Reich de Pennautier, son associé dans la Manufacture de draps des Saptes.



Mort de Nicolas Fouquet

Nicolas Fouquet meurt à Pignerol le 3 avril 1680 en prison.



Mariage de Louis Fouquet de Belle-Isle avec Catherine Agnès de Lévis

Louis Fouquet, tombe amoureux de Catherine Agnès de Lévis et l'épouse contre l'aval de sa famille à elle, qui la déshérite.

Louis Fouquet de Belle-Isle épouse le 11 juin 1686 Catherine Agnès de Lévis. Parmi leurs 14 enfants, dont 8 morts en bas âge, citons :

Sans le sou, le jeune couple est contraint de se réfugier en province à Villefranche en Rouergue, auprès de Louis Fouquet, évêque d'Agde et frère du surintendant Nicolas Fouquet.

St Simon parle de ce mariage dans ses Mémoires :

…Son mariage avec une sœur du duc de Lévi ... étrange, et encore plus étrangement fait, achève de le mettre à l'aumône.

Sa femme n'a rien, et sa famille, bien loin de lui donner, fut plus de 20 ans sans vouloir ouïr parler ni d'elle ni de son mari.

Ils sont réduits à vivre chez l'évêque d'Agde…


Menu contextuel

Si, dans le résultat d'une recherche, un nom de personne ou de lieu ou une date vous interpelle, sélectionnez-le et faites un clique droit pour lancer une nouvelle recherche.


Si ce site vous est utile, placez le dans vos favoris ou marques-pages !