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Événements contenant la ou les locutions cherchées



115 événements affichés, le premier en 481 - le dernier en 1899


Anneau sigillaire de Childéric Ier de Francie Fourreau de glaive en or et grenat de Childéric Ier de Francie Abeilles en or semées sur lemanteau de Childéric Ier de Francie Clovis Ier

Mort de Childéric Ier de Francie

Clovis Ier Roi des Francs Saliens puis Roi des Francs

Childéric Ier de Francie meurt le 26 décembre 481. Il est enterré à Tournai.

Le 27 mai 1653, à Tournai, un ouvrier, Adrien Quinquin, creusant les fondations d'un hospice à construire près de l'église Saint Brice, plante sa pioche dans une bourse pleine de pièces d'or. Il venait de découvrir un trésor :

Le trésor vécut quelques pérégrinations :

Le tombeau de Childéric Ier de Francie est le monument le plus ancien de la monarchie française.

Il était protégé par un grand tumulus de terre.

Il comprend, outre la sépulture, plusieurs étalons de guerres qui ont été sacrifiés et enterrés dans des fosses avoisinantes.

Dans sa tombe, on découvre le roi portant un bracelet en or et ses armes de cavaliers.

À cotés de lui se trouve un cheval richement harnaché.

Sur le crâne du cheval, il y a une pendeloque en forme de tête de taureau.

Le Roi est vêtu d'une cuirasse avec un manteau de soie pourpre semé d'abeilles en or.

Le pourpre symbolise les généraux romains.

Une fibule en or cruciforme ferme le manteau.

C'est le symbole des grands fonctionnaires romains.

Childéric Ier de Francie se considére à la fois un général et un gouverneur romain de la Gaule du Nord.

On retrouve un anneau sigillaire avec la figure du roi qui lui sert à authentifier ses actes.

On peut y lire une inscription CHILDIRICI REGIS.

Ses cheveux tressés avec soin sont placés à l'un de ses doigts.

Ceci semble devoir être mis en corrélation avec la sacralité conférée à la chevelure des monarques francs.

On a également retrouvé un remarquable fourreau de glaive en or et grenat.

Childéric Ier de Francie lègue à son fils un royaume encore restreint mais déjà puissant et respecté.

En 481, Clovis Ier est élu roi à Tournai dans l'actuelle Belgique et élevé sur le pavois.

Le véritable nom semble avoir été Hlodwig ou Khlodowig, mais on trouve des variantes avec Chlodweg ou Chlodoweg ou Clodovech.

Tous signifieraient "chemin de gloire" ou bien "illustre au combat".

Ce nom fut ensuite latinisé en Chlodovicus ou Clovis puis progressivement, l'usage simplifia son nom en Hludovicus puis Ludovicus signifiant Louis en latin.

En l'honneur de ce glorieux roi, de nombreux princes et 19 rois de France portèrent par la suite ce nom.


Hortense de Beauharnais par François-Pascal-Simon Gérard

Mariage de Louis-Bonaparte Ier de Hollande avec Hortense de Beauharnais

Tâchant de se concilier la famille Bonaparte qui la jalouse, voire la hait, Joséphine de Beauharnais marie sa fille à son beau-frère. Napoléon Ier accepte presque malgré lui.

Louis-Bonaparte Ier de Hollande (1778-1846) épouse le 4 janvier 1801 Hortense de Beauharnais, fille de Alexandre de Beauharnais et de Joséphine de Beauharnais. Leurs enfants sont :

La cérémonie est célébrée par le cardinal Caprara, rue de la Victoire.

Hortense devient ainsi la belle-sœur de sa mère.

Le mariage se révèle désastreux. Hortense de Beauharnais est follement éprise de Duroc, aide de camp de l'empereur. Certains prétendent qu'ils ont même été amants.

Louis-Bonaparte Ier de Hollande souffre d'une obsession de la persécution et d'une maladie vénérienne jamais soignée.

Napoléon Ier dit : Hortense, si bonne, si généreuse, si dévouée, n'est pas sans avoir quelques torts avec son mari. J'en dois convenir, en dehors de toute l'affection que je lui porte et du véritable attachement que je sais qu'elle a pour moi.

Hortense de Beauharnais ne veut pas rester longtemps en Hollande qu'elle trouve trop froide.

Hortense de Beauharnais revient en France. Puis le couple se sépare.



Mariage de Charles Antoine Louis Alexis Morand avec Émilie Lucile Parys

Charles Antoine Louis Alexis Morand épouse civilement à Varsovie le 8 ou le 10 janvier 1808 Émilie Lucile Parys. Leurs enfants sont :

Ses témoins sont Louis Nicolas Davout et Savary.

Le 14 janvier 1808, a lieu le mariage religieux à l'église de la Sainte Croix.

Le prince Joseph Poniatowski est présent.

Dans la corbeille de la mariée, elle découvre des bijoux et 30 000 francs en pièces d'or de la part de Napoléon Ier.



Naissance de Napoléon III

Charles Louis Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, naît à Paris le mercredi 20 avril 1808 à une heure du matin, fils de Louis-Bonaparte Ier de Hollande, Roi de Hollande, et d'Hortense de Beauharnais.

Son père, doutant de sa paternité, ne reconnait Charles Louis Napoléon que sous la pression de Napoléon Ier son frère.

Des salves d'artillerie annoncent la naissance du prince dans toute la vaste étendue de l'Empire.

Son oncle l'empereur Napoléon étant absent, on ne prénommera l'enfant que le 2 juin suivant.



Baptême de Napoléon III

Louis-Charles-Napoléon futur Napoléon III est baptisé dans la chapelle du château de Fontainebleau le 4 novembre 1810, avec 24 autres enfants de dignitaires et généraux.



Exil d'Hortense de Beauharnais à Arenenberg

Hortense de Beauharnais est contrainte de gagner la Suisse en 1817.

Elle achète le château d'Arenenberg dans le canton de Thurgovie, dominant le lac de Constance. Elle s'y installe avec ses deux fils survivants.

Ses seuls soutiens sont Eugène de Beauharnais, son frère, et Stéphanie, leur cousine, grande-duchesse douairière de Bade.

Grâce à la succession de sa mère et à l'intercession de son frère, Eugène de Beauharnais, gendre du roi de Bavière, récemment créé par son beau-père duc de Leuchtenberg, elle dispose d'une fortune de 3 millions qui lui assure un revenu confortable de 120 000 francs.

Sans soucis d'ordre matériel, Napoléon III est élevé par sa mère en Suisse ou à Rome. Il y rencontre sa grand-mère paternelle Laetitia Bonaparte.

Il est élevé dans la certitude de sa vocation dynastique dans le culte de Napoléon Ier qu'enfant, il l'a connu.

Il reçoit à Constance l'enseignement de nombreux professeurs, en particulier de Philippe Le Bas, fils d'un conventionnel jacobin. Un ancien officier de son oncle Napoléon Ier, lui enseigne, par ailleurs, l'art de la guerre.



Mariage d'Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald avec Ernestine Thérèse Gasparine de Bourgoing

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald épouse le 25 septembre 1821 Ernestine Thérèse Gasparine de Bourgoing, fille du diplomate Jean-François de Bourgoing et de Marie-Benoîte-Joséphine Prévost de La Croix. Leur enfant est :



Complot à Rome

Affilié à la charbonnerie, Napoléon-Louis II Bonaparte et Napoléon III tente de contribuer à la cause de l'unité italienne en participant à un complot à Rome en 1830.

Ils projettent de faire prisonniers les cardinaux, afin de déposséder le Pape de son pouvoir séculier.

Ils sont expulsés en Suisse.



Napoléon III dans l'armée suisse

Napoléon III s'enrôle volontairement dans l'armée suisse en 1830.


Gustave de Suède

Mariage de Gustave de Suède avec Louise de Bade

Dans un souci de rapprochement avec les Hochberg, Stéphanie de Beauharnais marie sa fille Louise à son cousin Gustave.

Gustave de Suède épouse en 1831 Louise de Bade, fille de Charles II Frédéric de Bade et de Stéphanie de Beauharnais. Leurs enfants sont :

Le mariage ne sera pas heureux.



Mort de Napoléon-Louis II Bonaparte

En 1831, Napoléon-Louis II Bonaparte regagne l'Italie et prend part au soulèvement des duchés centraux en Italie.

Hortense de Beauharnais perd son fils. Napoléon-Louis II Bonaparte meurt à Forlì en Italie le 17 mars 1831 pendant la révolte italienne, sans doute au combat, contre les Autrichiens et les troupes papales.

Toutefois, la cause exacte de la mort n'est pas connue avec certitude, car il est victime au même moment d'une épidémie de rougeole qui atteint aussi son frère Napoléon III.



Séjour d'Hortense de Beauharnais à Paris

À fin d'avril 1831, Hortense de Beauharnais se rend à Paris.

Par l'entremise du général d'Houdetot, aide-de-camp de Louis-Philippe Ier de France et ancien ami d'Eugène de Beauharnais, elle obtient une entrevue secrète avec le souverain, qui n'oublie pas qu'elle est intervenue en faveur de sa mère, la duchesse d'Orléans, et de sa tante, la duchesse de Bourbon, durant les Cent-Jours.

Il est probable qu'elle veut discuter des conditions d'un établissement durable en France pour elle et pour Napoléon III.

On a évoqué une possible élévation de Napoléon III à la pairie avec le titre de duc de Saint-Leu-La'Forêt.

Le 5 mai 1831, jour du dixième anniversaire de la mort de l'Empereur, elle assiste avec son fils depuis les fenêtres de l'hôtel où elle est descendue rue de la Paix au défilé des bonapartistes venus en pèlerinage à la colonne Vendôme.

Hortense de Beauharnais repart rapidement pour l'Angleterre.



Napoléon III Suisse

Napoléon III obtient la nationalité suisse dans le canton de Thurgovie, en 1832, ce qui fera dire à certains historiens qu'il aura été le seul Suisse à régner sur la France.



Mort de Napoléon II

Napoléon II meurt au palais de Schönbrunn à Vienne le 22 juillet 1832 de la tuberculose. Il est inhumé à Vienne dans la crypte des Capucins auprès des archiducs d'Autriche.

Durant le séjour de Napoléon II à Vienne son entourage n'utilisera comme prénom usuel que François ou Franz.

Il est le petit-fils favori, François Ier d'Autriche qui l'élève.

Il est chéri par toute sa famille Habsbourg qui a beaucoup de mal à comprendre l'attitude de Marie-Louise d'Autriche, retenue trop souvent dans son duché de Parme.

François Ier d'Autriche donne l'ordre qu'on ne lui parle pas de Napoléon Ier, son père. Mais si le sujet doit être abordé, il ne doit en aucun cas en être dit du mal, toute la Famille d'Autriche ayant conservé leur admiration à l'ennemi vaincu.

Napoléon II est intimement lié à Sophie Dorothée Wilhelmine Friederike de Bavière, sa tante, épouse de l'archiduc François-Charles, déjà mère de l'archiduc François-Joseph, futur empereur d'Autriche-Hongrie.

Elle assiste Napoléon II dans les derniers mois de sa vie. Les deux jeunes gens connurent durant une année un bonheur romantique, probablement le seul qui fut donné à Napoléon II.

Certains auteurs jugent plausible l'attribution de la paternité éventuelle de l'archiduc Maximilien, futur empereur du Mexique, à Napoléon II.

Le surnom de l'Aiglon lui sera attribué de manière posthume par Victor Hugo dans des poèmes écrits en 1852 et sera popularisé par Edmond Rostand.

La mort de Napoléon II fait de Napoléon III l'héritier de la couronne impériale.

Après avoir rencontré son oncle Joseph Bonaparte, Napoléon III organise ses réseaux en France, et prépare sa prise de pouvoir.



Napoléon III Capitaine d'artillerie dans l'armée suisse

Napoléon III accède au grade de capitaine d'artillerie en 1834.



Mort de Catherine de Wurtemberg

Catherine de Wurtemberg meurt à Lausanne le 29 novembre 1835.

Son cœur repose aux Invalides, à Paris.

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte est accueilli par Hortense de Beauharnais, sa tante, à Arenenberg en Suisse.

Il se lie d'amitié avec Napoléon III, son cousin germain.



Fiancailles de Napoléon III et de Mathilde-Létizia Wilhelmine Bonaparte

En 1835, Mathilde-Létizia Wilhelmine Bonaparte est fiancée à Napoléon III, son cousin.

Jérôme Bonaparten veuf depuis peu, est privé d'une grande partie de ses ressources qui viennent essentiellement de Frédéric Ier de Wurtemberg, son beau-père.

En vue du mariage, Jérôme Bonaparte a acheté à crédit, pour le jeune couple, le château de Gottlieben, voisin d'Arenenberg où séjournent Hortense de Beauharnais et Napoléon III, son fils.

Cependant, les fiançailles restent sans suite :



Tentative de soulèvement de la garnison de Strasbourg

Strasbourg, importante place militaire, est aisément accessible depuis l'Allemagne et, surtout, c'est une ville de gauche et patriote.

Napoléon III espère soulever la garnison et, ensuite, marcher sur Paris et renverser la monarchie de Juillet.

Son plan est de rassembler sur son passage les troupes et les populations, sur le modèle du retour de l'île d'Elbe en 1815.

Sur place, l'âme du complot est le colonel Vaudrey, qui commande le 4e régiment d'artillerie, dans lequel Napoléon Ier a servi à Toulon en 1793, et qui s'estime mal traité par la monarchie de Juillet.

L'opération est engagée le 30 octobre 1836 au matin. Elle tourne court presque aussitôt. Napoléon III et ses complices sont arrêtés.

Louis-Philippe Ier de France et les oncles du jeune prince condamnent aussitôt l'opération.

Hortense de Beauharnais écrit à Louis-Philippe Ier de France pour lui suggérer de laisser son fils quitter la France.

Louis-Philippe Ier de France convainc son gouvernement qui, en dehors de toute procédure légale, fait conduire le prince à Lorient où, muni d'une somme d'argent, il est embarqué sur L'Andromède le 21 novembre 1836 à destination des États-Unis d'Amérique.

Si la tentative est un échec complet, elle fait connaître Napoléon III en France et l'identifie à la cause bonapartiste.



Acquittement des complices de Napoléon III

Les complices de Napoléon III sont jugés à Strasbourg devant la cour d'assises, et acquittés par le jury, sous les acclamations du public, le 18 janvier 1837.



Napoléon III débarque aux États-Unis

Napoléon III débarque aux États-Unis d'Amérique le 30 mars 1837.


Tombeau d'Hortense de Beauharnais - Église Saint Pierre Saint Paul de Rueil-Malmaison

Mort d'Hortense de Beauharnais Duchesse de Saint-Leu

Gravement souffrante, Hortense de Beauharnais fait part de sa maladie à Napoléon III par le docteur Henri Conneau.

Napoléon III rentre aussitôt, juste à temps pour assister sa mère dans ses derniers instants.

Toute sa vie, il gardera dans son portefeuille la dernière lettre de sa mère.

Hortense de Beauharnais meurt au château d'Arenenberg le 5 octobre 1837.

Comme elle le souhaite, elle est enterrée près de sa mère à l'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Rueil-Malmaison.

Napoléon III s'installe en Suisse.



Publication de la Relation historique des événements du 30 octobre 1836

En juin 1838, Armand Laity, un ex-lieutenant, l'un des conjurés de Strasbourg, lointainement apparenté à la famille de Beauharnais, publie à 10 000 exemplaires une brochure, sans doute financée par Napoléon III, intitulée Relation historique des événements du 30 octobre 1836. C'est une apologie du bonapartisme.

La brochure est saisie, Laity est arrêté et jugé devant la Cour des pairs qui le condamne à 5 ans de détention et 10 000 francs d'amende le 11 juillet 1838.

Début août 1838, le gouvernement français demande à la Suisse l'expulsion de Napoléon III et, sûr de l'appui de l'Autriche, menace la confédération d'une rupture des relations diplomatiques et même d'une guerre, allant jusqu'à concentrer dans le Jura une armée de 25 000 hommes.

Le gouvernement suisse, indigné, invoque la qualité de bourgeois de Thurgovie de Napoléon III. En définitive, celui-ci annonce, le 22 août 1838, son intention de s'installer en Angleterre.

Par une note du 6 octobre 1838, la Diète fédérale helvétique peut donc repousser la demande d'expulsion du gouvernement français, non sans préciser que le prince Bonaparte va bientôt quitter la Suisse.



Propagande de Napoléon III

Héritant d'Hortense de Beauharnais, sa mère, en 1839, Napoléon III a les moyens d'imprimer à 500 000 exemplaires une brochure détaillant son programme politique : Les Idées napoléoniennes, dans laquelle il fait de Napoléon Ier le précurseur de la liberté.



Tentative de coup d'État de Napoléon III

Au début de 1840, son fidèle Fialin lance à son tour ses Lettres de Londres, qui exaltent Napoléon III, ce prince qui ose seul et sans appui, entreprendre la grande mission de continuer l'œuvre de son oncle.

Depuis Londres, le prince prépare une nouvelle tentative de coup d'État., voulant profiter du mouvement de ferveur bonapartiste suscité par la décision du cabinet Thiers de ramener de Sainte-Hélène les cendres de Napoléon Ier.

Napoléon III débarque à Boulogne-sur-Mer, le 6 août 1840, en compagnie de quelques comparses parmi lesquels un compagnon de Napoléon Ier à Sainte-Hélène, le général de Montholon, avec l'espoir de rallier le 42e régiment de ligne.

L'opération est un échec total. Napoléon III et ses complices sont arrêtés, écroués sur ordre du procureur Legagneur et incarcérés au fort de Ham.

Leur procès se tient devant la Chambre des pairs du 28 septembre au 6 octobre 1840, dans une indifférence générale. Le prince est défendu par le célèbre avocat légitimiste Berryer.

Napoléon III prononce un discours éloquent. Il n'en est pas moins condamné à l'emprisonnement à perpétuité.



Naissance d'Alexandre-Louis Eugène Bure

Alexandre-Louis Eugène Bure naît à Paris le 25 février 1843, fils naturel de Napoléon III et d'Éléonore Vergeot, jeune lingère à son service.

Napoléon III est alors en captivité au fort d'Ham.

Pour éviter tout scandale, Eléonore Vergeot est envoyée accoucher discrètement à Paris, et le bébé est confié à la garde de Mme Cornu.



Publication de L'Extinction du Paupérisme

En 1844, à la forteresse de Ham, Napoléon III écrit De l'extinction du paupérisme, ouvrage influencé par les idées saint-simoniennes et développant un moyen populiste pour accéder au pouvoir : Aujourd'hui, le règne des castes est fini, on ne peut gouverner qu'avec les masses.

C'est un mélange de romantisme, de libéralisme autoritaire, et de socialisme utopique.



Naissance d'Alexandre Louis-Ernest Bure

Alexandre Louis-Ernest Bure naît à Paris aux Batignolles le 19 mars 1845, fils naturel de Napoléon III et d'Éléonore Vergeot.

Napoléon III est alors en captivité au fort d'Ham.

Pour éviter tout scandale, Éléonore Vergeot est envoyée accoucher discrètement à Paris, et le bébé est confié à la garde de Mme Cornu.



Liaison de Napoléon III avec Harriet Howard

Au cours d'une réception donnée par Lady Blessington en 1846, Harriet Howard rencontre Napoléon III, alors en exil à Londres. Ils habitent ensemble.



Évasion de Napoléon III

Le 25 mai 1846, Napoléon III s'évade de sa prison, avec le concours de Henri Conneau, après six années de détention en empruntant les vêtements et les papiers d'un peintre qui, selon certains, s'appelait Badinguet. Il s'établit à Londres.



Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte à Londres

Liaison de Napoléon III

Liaison de Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte

En 1847, Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte se rend à Londres pour y retrouver Napoléon III, son cousin.

Napoléon III a une liaison avec Rachel, la célèbre tragédienne.

À l'insu de Napoléon III, Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte a également une liaison avec Rachel.



Renversement de la Monarchie de juillet

Proclamation de la IIe république

Exil de la famille royale

Une révolution a lieu en France en février 1848.

Antoine Marie d'Orléans se trouve alors auprès de Louis-Philippe Ier de France, son père mais, effrayé par les événements, il ne fait rien pour le pousser à résister. Il presse au contraire le roi à abdiquer.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans tient les Tuileries assez longtemps pour permettre à Louis-Philippe Ier de France de se retirer de la capitale mais s'abstient de mener toute action militaire contre les insurgés.

La famille royale fuit les Tuileries prises d'assaut par la foule.

Antoine Marie d'Orléans oublie Louise-Fernande de Bourbon, son épouse, qui n'échappe à la multitude que grâce à l'intervention d'un député.

Le Roi ayant abdiqué, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans accompagne ensuite sa belle-sœur, la princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin, Duchesse d'Orléans, partie à l'Assemblée avec ses 2 enfants pour faire proclamer l'aîné Roi des Français.

Conscient de son impopularité, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans est alors prêt à renoncer à son titre de régent au profit de sa belle-sœur.

Mais la tentative est un échec.

Le Palais-Royal est pillé par les révoltés qui renversent la Monarchie de Juillet, le 22 février 1848.

L'assemblée proclame la IIe république.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans est séparé de sa famille par les insurgés et ne parvient à s'échapper qu'en se déguisant en garde national.

Napoléon III profit de cette révolution pour revenir en France.

Napoléon III emmène avec lui Alexandre Louis Eugène et Louis Ernest Alexandre et Martin Constantin Haryett.

Louis-Philippe Ier de France et Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles s'exilent à Claremont dans le Surrey en Angleterre.

Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles prend le titre de courtoisie de Comtesse de Neuilly.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans s'embarque pour l'Angleterre où il rejoint Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary, son épouse, et ses parents, à Claremont.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans et Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary ainsi que Ferdinand Philippe Marie d'Orléans, leur fils, s'installent auprès de Louis-Philippe Ier de France.

Ferdinand Philippe Marie d'Orléans effectue 2 années de public school à Édimbourg.

Antoine Marie d'Orléans et Louise-Fernande de Bourbon, son épouse, gagne aussi l'Angleterre.

Le couple décide ensuite de partir en Espagne et s'installe d'abord à Séville, au palais de San Telmo, puis à Sanlúcar de Barrameda, au Palais d'Orléans.

Frédéric Alfred Pierre de Falloux accueille avec bienveillance la révolution de février 1848.

Frédéric Alfred Pierre de Falloux est élu député à l'Assemblée nationale, comme " républicain du lendemain ",


Napoléon III en 1848

Suppression de la Chambre des pairs

Léonce-Louis-Melchior de Vogüé Représentant du Cher à l'assemblée constituante

Napoléon III Député

Journées insurrectionnelles de Juin

La Chambre des pairs est supprimée en 1848 lors de la mise en place de l'Assemblée nationale constituante de la Seconde République,

Léonce-Louis-Melchior de Vogüé accueille favorablement la République et est élu à l'assemblée constituante de 1848 comme représentant du Cher.

Napoléon III se présente aux élections de l'Assemblée constituante.

Le 4 juin 1848, Napoléon III est élu député dans 4 départements.

Cette élection est validée le 13 juin 1848 suivant par l'Assemblée.

Craignant le vote d'une nouvelle loi d'exil, le prince renonce à siéger vers le 15 juin 1848.

Des ouvriers parisiens se révoltent lors des journées insurrectionnelles du 22 au 26 juin 1848.

Napoléon III n'est pas être compromis dans leur répression sanglante.

Édouard-Léon Roger du Nord ne se rallie pas à la république : ardent à soutenir les intérêts du parti conservateur contre le gouvernement provisoire et contre les insurgés de juin, qu'il combat sur les barricades.

Napoléon III se représente de nouveau, et est de nouveau élu, aux élections partielles des 17 et 18 septembre 1848.

Le 9 octobre 1848 un amendement est proposé, tendant à interdire la candidature des membres des anciennes familles régnantes à la présidence.

L'amendement est repoussé et, le 14 octobre 1848, les lois d'exil concernant la famille Bonaparte sont abrogées.


Campagne électorale 1848 - Napoléon III contre Cavaignac - Illustrierte Zeitung Allemagne

Napoléon III Président de la République française

Napoléon III est candidat à l'élection présidentielle contre Louis Eugène Cavaignac.

Harriet Howard finance la campagne de Napoléon III.

Frédéric Alfred Pierre de Falloux soutient la candidature Napoléon III.

Napoléon III est élu au suffrage universel masculin pour 4 ans le 10 décembre 1848 avec 74 % des voix.

Ces voix sont issues notamment du parti de l'Ordre, profitant de la division des gauches et de la légende impériale.

Napoléon III est le premier chef d'État français élu au suffrage universel.

Napoléon III prête serment à l'Assemblée constituante le 20 décembre 1848 et s'installe le soir même à l'Élysée.

Achille Baraguey d'Hilliers se rallie au Prince-Président dès sa désignation.

Harriet Howard, Alexandre-Louis Eugène Bure, Alexandre Louis-Ernest Bure et Martin Constantin Haryett, déménagent rue du Cirque, une rue adjacente au palais de l'Élysée, où, en tant que maîtresse, Harriet Howard reste dans l'ombre.

Napoléon III est politiquement isolé, sans assise parlementaire pour le soutenir et externe au milieu politique français.

Rejeté par les républicains, Napoléon III doit former, contre son gré, un gouvernement dont les hommes forts sont les monarchistes Odilon Barrot et Alfred de Falloux.


Hyacinthe Camille Odilon Barrot Frédéric Alfred Pierre de Falloux

Hyacinthe Camille Odilon Barrot Président du Conseil

Frédéric Alfred Pierre de Falloux Ministre de l'Instruction publique et des cultes

Napoléon III nomme Hyacinthe Camille Odilon Barrot président du Conseil en 1848.

Napoléon III nomme Frédéric Alfred Pierre de Falloux ministre de l'Instruction publique et des cultes en décembre 1848.



Expédition italienne

Prise Civita-Vecchia

Prise de Rome

Nicolas-Charles-Victor Oudinot Grand officier de la Légion d'honneur

Démission de Frédéric Alfred Pierre de Falloux

Un gouvernement républicain s'est installé à Rome et en a chassé le pouvoir pontifical de Pie IX.

Une expédition française part de Marseille le 18 avril 1849, sous le commandement de Nicolas-Charles-Victor Oudinot,

Adolphe Jean Casimir Niel y participe avec le titre de chef d'état-major du génie.

Le corps expéditionnaire français débarque le 25 avril 1849 à Civita-Vecchia et occupe la ville sans coup férir.

Le 30 avril 1849, 6 000 des soldats français se présentent devant Rome, et rencontrent sous ses murs une résistance imprévue, essuyant de nombreux coups de canon.

200 hommes du 20e de ligne emportés par leur ardeur entrent par la porte Saint-Pancrace et sont faits prisonniers. Un repli stratégique est ordonné pour instaurer un siège efficace.

La première attaque contre les fortifications a lieu le 3 juin 1849.

Les opérations se continuent pendant tout le mois avec d'autant plus de lenteur que Nicolas-Charles-Victor Oudinot, pour ménager les monuments, dirige les attaques du côté où ceux-ci sont moins exposés au feu des batteries françaises.

Le 28 juin 1849, un vigoureux combat d'artillerie ouvre une brèche qui devient praticable le lendemain.

Après deux assauts livrés, la municipalité romaine se présente le 30 juin 1849 au soir au quartier général, demandant une capitulation.

Les termes de cette capitulation sont débattus le 1er et le 2 juillet 1849.

Le 2 juillet 1849 au soir, la ville renonce à fixer des conditions et ouvre ses portes.

Le 3 juillet 1849, Nicolas-Charles-Victor Oudinot entre vainqueur dans Rome.

Le 5 juillet 1849, Nicolas-Charles-Victor Oudinot prend possession du Château Saint-Ange.

La modération des exigences de Nicolas-Charles-Victor Oudinot provient d'un profond agrément des consignes de Napoléon III, soucieux par bonne politique de ménager en France les partisans de l'ordre ultramontain et les tenants démocrates d'une république autoritaire.

L'aide française à Pie IX s'inscrit dans ce cadre.

Nicolas-Charles-Victor Oudinot est promu Grand officier de la Légion d'honneur le 12 juillet 1849.

Adolphe Jean Casimir Niel porte les clés de Rome au Pape Pie IX réfugié à Gaeta.

Le 17 juillet 1849, Nicolas-Charles-Victor Oudinot rend la ville au pape Pie IX après lui avoir réitéré les mesures de tempérances dont il a fait preuve au cours de son parcours militaire.

Mais une impitoyable répression s'abat sur la ville sainte terrorisée.

Napoléon III informé immédiatement par Nicolas-Charles-Victor Oudinot dénonce les excès romains, en particulier dans une lettre au colonel Ney divulguée opportunément à la presse.

Nicolas-Charles-Victor Oudinot découvrant l'hypocrisie du pardon politique du saint Père revient en France avec un dégoût chrétien alors que Napoléon III accentue son virage libéral au moment où les forces réactionnaires, tant autrichiennes en Italie que russes en Pologne ou austro-russes en Hongrie, l'emportent avec morgue.

Nicolas-Charles-Victor Oudinot aurait pu obtenir par cette mission apparemment facile, mais délicate et prudemment menée son bâton de maréchal.

Nicolas-Charles-Victor Oudinot, rentré en France peu après cette expédition, revient reprendre sa place à l'Assemblée législative.



Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte Député de la Sarthe

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte Ministre plénipotentiaire à Madrid

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte est réélu député de la Sarthe lors des élections législatives de mai 1849.

Il reste fidèle au parti de la Montagne, ce qui lui vaut le surnom de prince de la Montagne.

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte s'oppose à Napoléon III.

Napoléon III se débarrasse momentanément de lui en l'envoyant comme ministre plénipotentiaire à Madrid.

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte incarne :



Michel Louis Félix Ney Général

Michel Louis Félix Ney se rallie en 1849 à Napoléon III qui le fait Général.



Démission de Frédéric Alfred Pierre de Falloux

Mais ses désaccords avec Napoléon III, notamment sur la question romaine, amènent Frédéric Alfred Pierre de Falloux, ministre catholique à démissionner, le 7 septembre 1849.

L'affaire de la phrase

La République française n'a pas envoyé une armée à Rome pour y étouffer la liberté romaine

provoque cette démission et de puissants remous dans le parti de l'ordre et les ministères.



Jérôme Bonaparte Maréchal de France

Jérôme Bonaparte, ex Roi de Westphalie, est fait Maréchal de France en 1850 par Napoléon III.



Alexandre Gaultier de Rigny commandant de la 2e subdivision de la 15e division militaire

Le 9 juillet 1850, Alexandre Gaultier de Rigny est nommé par décision de Napoléon III au commandement de la 2e subdivision de la 15e division militaire, chef-lieu Brest.



Tentative d'augmentation du mandat de Napoléon III

Au début 1851, Napoléon III fait pression pour augmenter la durée de son mandat tandis que l'Assemblée nationale est opposée à tout projet de révision constitutionnelle.



Visite de Napoléon III au siège parisien de Menier

Jean Antoine Brutus Menier ouvre rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie à Paris la Maison centrale de droguerie.

En 1851, Napoléon III visite le siège parisien de Jean Antoine Brutus Menier .



Marie Jean Pierre Pie Frédéric Dombidau Ministre de l'Instruction publique et des Cultes

Napoléon III choisit Marie Jean Pierre Pie Frédéric Dombidau comme ministre de l'Instruction publique et des Cultes d'avril à octobre 1851.

Il est l'auteur d'une circulaire normalisant les méthodes disciplinaires au sein des établissements scolaires dont, bon nombre, mettent encore en œuvre des châtiments corporels.

Désormais, les seules punitions autorisées sont les mauvais points, la réprimande, la privation totale ou partielle de récréation, l'exclusion provisoire de l'école et le renvoi définitif.



Mariage de Jérôme Napoléon Bonaparte avec Susan May Williams

Jérôme Napoléon Bonaparte épouse Susan May Williams, fille d'un riche commerçant de Baltimore. Leurs enfants sont :

Ils fondent la ligne américaine de la famille Bonaparte.



Édouard André dans le régiment des Guides

En 1851, Édouard André entre à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr et en sort dans le régiment des Guides, régiment d'élite du service personnel de Napoléon III et aurait été remarqué par Eugénie de Montijo.



Rémy Joseph Isidore Exelmans Maréchal de France

Rémy Joseph Isidore Exelmans est fait Maréchal de France en 1851 par Napoléon III.



Jean Isidore d'Harispe Maréchal de France

Jean Isidore d'Harispe, Comte Harispe, est fait Maréchal de France en 1851 par Napoléon III.



Construire d'une église à Saint-Leu-la-Forêt

En 1851, Napoléon III fait construire à Saint-Leu-la-Forêt une église pour y réunir les sépulcres de sa famille. Dans la crypte reposent le père et les deux frères de Napoléon III :



Jean-Baptiste Vaillant Maréchal de France

Jean-Baptiste Vaillant, Comte Vaillant, est fait Maréchal de France en 1851 par Napoléon III.


Napoléon III - Président des Français en 1851

Coup d'État du 2 décembre 1851

Élie-Frédéric Forey Général de division

Harriet Howard soutient les aspirations de Napoléon III à devenir empereur et finance en grande partie son coup d'État du 2 décembre 1851.

En violation de la légitimité constitutionnelle, Napoléon III, président de la République française, conserve le pouvoir à quelques mois de la fin de son mandat, alors que la Constitution de la Deuxième République lui interdit de se représenter.

Le matin du 2 décembre 1851, Louis-Napoléon Bonaparte édicte 6 décrets proclamant :

Ce coup d'État marque la victoire des bonapartistes autoritaires.

Élie-Frédéric Forey adhère au coup d'État.

Esprit Victor Élisabeth Boniface de Castellane soutient le coup d'État.

Élie-Frédéric Forey est nommé général de division le 22 décembre 1851.

Alfred Émilien O'Hara van Nieuwerkerke, colonel d'état-major de la Garde nationale, soutient le coup d'État.

Léonce-Louis-Melchior de Vogüé s'oppose au coup d'État du 2 décembre 1851 et est arrêté.

Frédéric Alfred Pierre de Falloux se joint aux protestataires et est arrêté un court temps.

Frédéric Alfred Pierre de Falloux n'occupera aucun poste pendant le Second Empire.



Achille Armand Jacques Le Roy de Saint-Arnaud Maréchal de France

Achille Armand Jacques Le Roy de Saint-Arnaud est fait Maréchal de France en 1852 par Napoléon III.



Bernard Pierre Magnan Maréchal de France

Bernard Pierre Magnan est fait Maréchal de France en 1852 par Napoléon III.


Esprit Victor Élisabeth Boniface de Castellane -par Marc Duport

Esprit Victor Élisabeth Boniface de Castellane Maréchal de France

Esprit Victor Élisabeth Boniface de Castellane, Marquis de Castellane, est fait Maréchal de France en 1852 par Napoléon III pour l'aide qu'il lui prêta lors de son coup d'État du 2 décembre.


Napoléon III par Franz Xaver Winterhalter

Napoléon III Empereur des Français

Le 1er décembre 1852, à la suite d'un plébiscite, Napoléon III réédite le geste de son oncle et se fait investir par les grands corps de l'État de la dignité impériale à Saint-Cloud, dans la galerie d'Apollon.

Chaque année, au printemps et à l'automne, Napoléon III et Eugénie de Montijo établiront leur cour à Saint-Cloud.

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte intervient auprès de Napoléon III pour atténuer la répression contre les républicains.



Mariage de Napoléon III avec Eugénie de Montijo

Napoléon III se met à la recherche d'une épouse qui puisse devenir impératrice.

Harriet Howard se retrouve mise de côté.

Napoléon III, après avoir été rejeté par la princesse Caroline de Vasa de Suède, puis par d'autres membres de la noblesse, choisit une Espagnole, Eugénie de Montijo.

Lorsque Napoléon III annonce son mariage, Harriet Howard est envoyée au Havre pour une soi-disant mission en Angleterre.

En son absence, des sbires de la police saccagent son logement et emportent toutes les lettres personnelles que Napoléon III lui a écrites.

Ayant neutralisé son éventuelle capacité de nuisance, Napoléon III l'empereur concède à Harriet Howard divers privilèges et cadeaux.

Napoléon III épouse les 29 et 30 janvier 1853 Eugénie de Montijo. Leur enfant est :

Après 6 mois de mariage, Napoléon III reprend sa relation avec Harriet Howard.

Mais sa femme lui interdit de la revoir.

Il doit renoncer à cette relation pour se consacrer à sa femme dans le but d'engendrer un héritier.


Harriet Howard - par Henriette Cappelaere - Musée du Second Empire au Château de Compiègne

Harriet Howard Comtesse de Beauregard

La fortune de Harriet Howard est rebâtie lorsque Napoléon III lui rembourse ses dettes.

Harriet Howard reçoit le titre de comtesse de Beauregard du nom du château de Beauregard qu'elle possède sur les hauteurs de la Celles-Saint-Cloud.


Louis Charles Auguste Morand - photo par le Gray au camp de Chalons en 1856

Louis Charles Auguste Morand Aide de camp de Napoléon III

Louis Charles Auguste Morand est nommé aide de camp de Napoléon III de 1853 à 1858.



Mariage de Clarence Trelawny avec Harriet Howard

Clarence Trelawny épouse en 1854 Harriet Howard.

Clarence Trelawny, Capitaine et éleveur de chevaux, utilise l'argent d'Harriet Howard pour ses affaires.

Alexandre-Louis Eugène Bure et Alexandre Louis-Ernest Bure, les deux fils de Napoléon III qu'elle a élevés, retournent avec Éléonore Vergeot, leur mère.

Le mariage de Clarence Trelawny et d'Harriet Howard sera difficile


Louis Achille Baraguey d'Hilliers

Prise de la forteresse de Bamarsund dans l'île d'Aland

Achille Baraguey d'Hilliers Maréchal de France

Rappelé en France, Achille Baraguey d'Hilliers reçoit, lors de la guerre de Crimée, le commandement du corps expéditionnaire de la Baltique.

Adolphe Jean Casimir Niel est commandant en second de l'escadre.

Achille Baraguey d'Hilliers s'empare de la forteresse de Bamarsund ou Bomarsund dans l'île d'Aland le 16 août 1854, bloquant ainsi la flotte de Nicolas Ier de Russie à Cronstadt.

À la suite de cette modeste victoire, Achille Baraguey d'Hilliers, 2e comte Baraguey d'Hilliers, est fait Maréchal de France le 28 août 1854 par Napoléon III.



Disgrace d'Élie-Frédéric Forey

Au lendemain de la bataille d'Inkerman, on accuse Élie-Frédéric Forey :

Les officiers sous les ordres d'Élie-Frédéric Forey lui reprochent d'être trop sévère.

Élie-Frédéric Forey est rappelé à Paris.

Si l'animosité de la troupe envers lui contribue probablement à ce rappel, il existe un motif plus déterminant :

Aimable Pélissier écrit à ce sujet à Jean-Baptiste Vaillant : Le général Élie-Frédéric Forey s'est embarqué hier. Il a quitté, le cœur serré, cette armée où il a rendu des services réels. Des calomnies aussi injustes qu'absurdes ont empoisonné les derniers mois de son séjour parmi nous.

Aussi, lorsque l'armée apprend qu'Élie-Frédéric Forey est relevé de son commandement, la rumeur ne manque pas de fabuler.

Le bruit court dans les camps, selon lequel Élie-Frédéric Forey a été arrêté sur l'ordre de François Certain de Canrobert pour cause de trahison, et conduit à bord du Montebello, afin d'y être jugé par un conseil de guerre.



Adolphe Jean Casimir Niel Aide de camp de Napoléon III

Adolphe Jean Casimir Niel est nommé aide de camp de Napoléon III en 1855.



Aimable Pélissier Maréchal de France

Aimable Pélissier, Duc de Malakoff, est fait Maréchal de France en 1855 par Napoléon III.



Fondation de la Compagnie Universelle du canal maritime de Suez

Poussé par ses convictions, soutenu par Napoléon III et Eugénie de Montijo, Ferdinand de Lesseps réunit par souscription plus de la moitié du capital de 200 millions de francs nécessaires pour fonder la Compagnie Universelle du canal maritime de Suez.

Le gouvernement égyptien souscrit pour 80 millions.



François Certain de Canrobert Maréchal de France

François Certain de Canrobert est fait Maréchal de France en 1856 par Napoléon III.



Pierre Joseph François Bosquet Maréchal de France

Pierre Joseph François Bosquet est fait Maréchal de France en 1856 par Napoléon III.


Eugénie de Montijo et Eugène-Louis Napoléon Bonaparte - en 1857

Naissance de Eugène-Louis Napoléon Bonaparte

Jusqu'à ce jour, Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte pouvait espérer succéder à Napoléon III.

Eugène-Louis Napoléon Bonaparte, dit Napoléon IV, naît le 16 mars 1856, fils de Napoléon III et d'Eugénie de Montijo.

Le médecin accoucheur est le docteur Henri Conneau.

Stéphanie de Beauharnais est présente au baptême d'Eugène-Louis Napoléon Bonaparte où elle représente Joséphine de Suède, la reine de Suède, marraine du nouveau-né.



Jacques Louis César de Randon Maréchal de France

Jacques Louis César de Randon, Comte de Randon, est fait Maréchal de France en 1856 par Napoléon III.



Charles-Marie-Esprit Espinasse Aide de camp de Napoléon III

Charles-Marie-Esprit Espinasse est Aide de camp de Napoléon III et inspecteur général de l'infanterie en 1857.



Charles Pillivuyt Maire de Mehun-sur-Yèvre

Charles Pillivuyt devient maire de Mehun-sur-Yèvre.

Il est un des rares maires de France à être élu par les citoyens après avoir été nommé par Napoléon III.

En 1857, une nouvelle société est créée et permet de gérer les sites porcelainiers de Foëcy, de Mehun-sur-Yèvre et de Noirlac.

Les manufactures se développent et remportent de nombreux prix lors des expositions universelles et internationales. La population mehunoise s'accroît alors énormément.

L'action la plus remarquable qu'il a menée au sein de sa manufacture est la création d'une unité dite la Spéciale.

Cet atelier rassemble des créateurs et des artistes, des techniciens et des chimistes, des peintres exceptionnels et des modeleurs remarquables…

Ainsi, en déléguant aux familles Lamarre, Halot, Maquaire, Chevalier les productions exceptionnelles destinées aux grands de ce monde et en leur laissant le soin de préparer les œuvres des expositions universelles, il s'assure une reconnaissance artistique et une renommée internationale.

Parallèlement, il produisait à grande échelle des porcelaines utilitaires, culinaires, techniques et hygiéniques.

Cette production employait plus de 1000 personnes au sein d'une usine moderne de 11 ha., construite entre canal et voie ferrée…



Confiscation des biens de la maison d'Orléans

Cession du château de Bizy

En 1858, les biens de la maison d'Orléans, confisqués par Napoléon III, sont vendus aux enchères publiques.

Le domaine et le château de Bizy est acquis par Fernand David Georges de Schickler, alors maire de Vernon.



Entrevue de Plombières

Napoléon III charge Henri Conneau, son médecin personnel, d'une mission secrète auprès du Comte Cavour à Turin pour organiser une rencontre secrète.

L'entrevue a lieu à Plombières le 21 juillet 1858.

Elle scelle l'alliance militaire franco-sarde contre l'Autriche.

Elle prévoit également le mariage entre Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte et Marie-Clotilde de Savoie.



Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte Ministre de l'Algérie et des Colonies

Napoléon III ne fait pas confiance aux capacités politiques de Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte. Il lui confie cependant plusieurs missions diplomatiques.

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte devient Ministre de l'Algérie et des Colonies de 1858 à 1859.



Auguste Mariette Directeur des travaux d'antiquités en Égypte

En 1858, Auguste Mariette prépare le voyage de Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte, le prince Napoléon, cousin de l'empereur Napoléon III. Il constitue une collection d'antiquités.

Le 1er juin 1858, le vice-roi Said Pacha nomme Auguste Mariette directeur (mamour) des travaux d'antiquités en Égypte.

À Thèbes, sur la rive opposée à Louxor, non loin du lieu où il avait exhumé le sarcophage de Kamosé, son équipe dirigée par Maunier, met au jour le sarcophage de son épouse Iâhhotep, ainsi que le mobilier et les somptueux bijoux qui l'accompagnaient.

En l'absence de l'égyptologue français, les autorités égyptiennes ouvrent le sarcophage, jettent la momie et conservent les bijoux et objets trouvés qu'elles expédient, via le Nil, à destination du Caire.

Auguste Mariette intercepte le convoi fluvial et récupère les caisses, se plaignant auprès de Said Pacha, qui conserve deux pièces pour son usage personnel.



Rencontre à Plombières-les-Bains

En juillet 1858, Cavour rencontre secrètement Napoléon III à Plombières-les-Bains : selon les accords, la France doit aider le royaume de Sardaigne en cas d'attaque autrichienne.

En cas de victoire, l'Italie doit être partagée en 3 royaumes organisés en une confédération sous la présidence honoraire du pape, mais ce projet ne verra jamais le jour.

La cession de Nice et de la Savoie sera le prix de l'aide française.



Discours de Victor-Emmanuel II de Savoie au parlement sarde

Le 10 janvier 1859, Victor-Emmanuel II de Savoie, dans le discours d'ouverture du parlement sarde dont le texte a été préparé par Cavour et Napoléon III, proclame :

… Nous ne sommes pas insensibles aux cris de douleurs qui depuis de nombreuses régions d'Italie se lèvent vers Nous…

L'écho est immense dans toute la péninsule : les Lombards manifestent leur enthousiasme pendant que les volontaires passent le Tessin pour s'unir aux Piémontais.


Bataille de Montebello - Toile de Giovanni Fattori - 1864-1868

Guerre austro-franco-sarde

Bataille de Montebello

Élie-Frédéric Forey prend le commandement de la 1re division du 1er corps de l'armée d'Italie.

La guerre d'indépendance ou guerre austro-franco-sarde débute en mai 1859.

La concentration des forces alliées à Alessandria incite Ferencz Gyulai à penser que l'adversaire va avancer entre le Pô et les Apennins, en tournant son flanc gauche.

Le 19 mai 1859, le Ve corps d'armée du Graf Stadion est envoyé pour éclaircir la situation sur la rive droite du Pô, avec une reconnaissance en force.

Il se répartit :

De leur côté, les Français attendent une attaque autrichienne.

Le 20 mai 1859, la colonne d'Urban avance rapidement le long de la route principale en direction de Voghera, repousse la Guardia Nazionale sarde à Casteggio, puis atteint Montebello à 13h30.

Il décide d'occuper le village de Genestrello, un kilomètre et demi plus loin, avant de faire une halte.

Un peu plus au nord, les deux autres colonnes progressent lentement sur les routes de campagne.

Stadion est étonné d'entendre d'importants coups de feu de Genestrello à 14h30.

Les forces de tête d'Urban ont soudainement heurté l'infanterie de la division d'Élie-Frédéric Forey.

Tandis que les cloches de l'église piémontaise sonnent l'alarme, Élie-Frédéric Forey renforcent ses avant-postes avec 4 bataillons.

Les renforts autrichiens insistent le long de la route et de la ligne ferroviaire, malgré les charges répétées des régiments de cavalerie légère sardes de Novara et Montferrato, forcés de former le carré.

L'arrivée du gros des troupes de Élie-Frédéric Forey stabilise la situation.

Dans la plaine, la brigade du général Blanchard occupe la ferme fortifiée de Cascina Nuova près d'un ruisseau connu sous le nom de Fossa Grazza, pendant que la brigade du général Beuret s'empare des hauteurs sur la droite des Français.

Les troupes de Stadion sont 3 fois supérieures en nombre aux troupes françaises, mais la concentration de ces derniers au point décisif devant Montebello donne aux Français une supériorité numérique localement.

Ils se déploient de cette façon :

De son côté, Hesse est tenu en échec entre Casatisma et Oriolo par le régiment de cavalerie légère Aosta et une paire de bataillons, auxquels il est 3 fois supérieur en nombre.

À 15h00 les Autrichiens perdent Genestrello, forçant les hommes de Braum à reculer.

Renforcés par 3 bataillons de la brigade Gaal, les hommes de Schaafsgottsche barricadent le village.

Élie-Frédéric Forey reprend l'offensive entre 16h00 et 17h00 avec 3 bataillons, soit 6.000 hommes.

Blanchard menace Montebello par la plaine, alors que Beuret continue son mouvement tournant sur le flanc droit.

Élie-Frédéric Forey a perdu son tranchant numérique, mais les défenseurs de Montebello sont secoués par les combats précédents.

Élie-Frédéric Forey n'hésite pas à descendre de cheval, à se mettre à la tête de ses tirailleurs comme un vieux chasseur à pied et l'épée à la main Élie-Frédéric Forey charge l'ennemi.

Avec 8 200 hommes Élie-Frédéric Forey bat 20 000 ennemis.

La vigueur et l'intelligence dont il fait preuve dans ce combat, font croire aux Autrichiens qu'ils ont affaire à tout le corps de Baraguey d'Hilliers et à une brigade de piémontais.

Les hauts champs de blé cachent les Jäger autrichiens, et un ennemi frais semble sortir de terre à chaque pas effectué par les Français.

Aux extrémités du village, les assaillants font une pause pour recharger, avant d'extraire de force les défenseurs maison par maison.

À la longue, seul le cimetière est encore aux mains des Autrichiens, crachant du feu comme un volcan.

Le général Beuret est abattu, mais ses hommes prennent résolument d'assaut la redoute improvisée.

Les seuls Autrichiens restants à Montebello à 18h30 sont soit morts soit prisonniers.

Élie-Frédéric Forey amène ses canons pour consolider sa position, mais ne lance pas de poursuite.

Le lendemain Élie-Frédéric Forey est rejoint par Napoléon III qui l'embrasse avec effusion et le complimente pour sa belle victoire.


Bataille de Magenta - par Gerolamo Induno - Musée de l'Armée à Paris

Bataille de Magenta

Mort de Jean Joseph Gustave Cler

Mort de Charles-Marie-Esprit Espinasse

Patrice de Mac Mahon Maréchal de France

Ferencz Gyulai s'aperçoit du piège et ordonne que le gros de l'armée soit déplacé, à travers Vigevano et Abbiategrasso, de Lomellina à Magenta.

Les Autrichiens reculent, établissant ainsi une ligne défensive entre Naviglio Grande et le Tessin, faisant sauter le grand pont napoléonien de Boffalora sopra Ticino, entre Magenta et Trecate qui résiste et restera partiellement exploitable.

La nuit du 2 au 3 juin 1859, le génie français, protégé par l'artillerie, jette un pont de barques de 180 mètres à Turbigo : le IIe corps d'armée peut commencer à traverser afin de soutenir les premiers combats à Turbigo et Robecchetto.

Le matin du 4 juin 1859, Patrice de Mac Mahon partage ses troupes en 2 colonnes :

Pendant ce temps, les troupes autrichiennes tardent à arriver et le général autrichien Clam-Gallas dispose ses troupes en triangle avec pour sommets Magenta, Marcallo et Boffalora.

Dès que Napoléon III entend tonner le canon, de son observatoire dans la tour de San Martino al Basto, convaincu que l'attaque de Patrice de Mac Mahon est engagée, il ordonne aux troupes en attente près du Tessin de se déplacer vers les ponts :

Les Autrichiens font sauter le pont de la douane et celui de la voie ferrée, un peu plus bas. Il reste l'unique passage pour rejoindre la berge gauche du canal.

Patrice de Mac Mahon est arrêté dans l'attente de coordonner ses 2 colonnes et le IIIe corps d'armée français tarde depuis Novare à rejoindre le champ de bataille.

D'Abbiategrasso, le gros des troupes autrichiennes commence à arriver et son entrée rend la situation critique pour les Français à tel point qu'un télégramme est envoyé à Vienne qui annonce la victoire.

Patrice de Mac Mahon repousse l'attaque à Boffalora.

Les Autrichiens, menacés sur leur flanc droit par Patrice de Mac Mahon, se retirent à Magenta.

Après de féroces combats, les Français réussissent à passer sur le ponte Nuovo

Le général français Jean Joseph Gustave Cler tombe.

La bataille se propage autour de la gare ferroviaire de Magenta.

Les Autrichiens se réfugient dans les habitations espérant défendre le territoire mètre par mètre.

Conduisant sa division en pointe, Charles-Marie-Esprit Espinasse est blessé à proximité de Casa Giacobbe, mais sa colonne et celle de Patrice de Mac Mahon, par une manœuvre en tenaille, attaquent l'ennemi retranché dans la ville.

Le soir, les Bersaglieri de la division du général Manfredo Fanti arrivent à couvrir le côté gauche des alliés.

Ferencz Gyulai décide de se retirer momentanément envisageant une contre-attaque qui n'aura pas lieu.

Adolphe Jean Casimir Niel, commandant le 4e corps, se distingue lors de cette bataille.

Jean Louis Metman se couvre de gloire à Magenta, en enlevant avec son régiment le pont et les ouvrages du naviglio Grande. Le régiment y perd un tiers de son effectif, mais Jean Louis Metman y gagne la croix de Commandeur de la Légion d'Honneur.

Louis-Jules Trochu est divisionnaire.

Charles-Marie-Esprit Espinasse meurt.

Au soir du 4 juin 1859, Patrice de Mac Mahon, Comte de Mac Mahon, est fait Maréchal de France et Duc de Magenta, par Napoléon III.

Louis Charles Auguste Morand commande son bataillon au 2e régiment de Zouaves lors de la prise de Magenta, action pour laquelle le drapeau du régiment est décoré.


Attaque du château de Melegnano

Entrée de Victor-Emmanuel II de Savoie et de Napoléon III à Milan

Bataille de Melegnano

Le 8 juin 1859, Victor-Emmanuel II de Savoie et Napoléon III victorieusement dans Milan, défilant sous l'arche de Paix, cours Sempione.

Pendant ce temps, l'armée autrichienne se retire vers l'est en 3 grandes colonnes :

35 000 hommes, commandés par le général Roden, s'arrêtent à Melegnano.

Comprenant l'importance de cette position pour arrêter la marche des Français vers Lodi, la brigade Roden élève des travaux tout autour du village.

En défendant Melegnano, Roden couvre les lignes de retraite autrichiennes.

Napoléon III ordonne le 9 juin 1859 à Achille Baraguey d'Hilliers, auquel est adjoint le 2e corps d'armée commandé par Patrice de Mac Mahon, de s'emparer le jour même des positions occupées par les Autrichiens.

D'après le plan français, Patrice de Mac Mahon doit d'abord se déplacer le long de la route principale, jusqu'à San Giuliano, au nord de Melegnano, avant de traverser la rivière Lambro pour tourner le flanc droit de Roden.

Le 1er corps d'armée doit suivre pour menacer le village par le nord et l'ouest.

Malheureusement Achille Baraguey d'Hilliers souffre des délais habituels : le train du 2e Corps d'Armée bloque la route principale, et les rizières voisines sont infranchissables.

La 3e division de François Achille Bazaine n'atteint pas Melegnano avant 15h30, et sa colonne offre une cible privilégiée pour les canons autrichiens qui font feu sur la route.

Le tempérament impatient de Achille Baraguey d'Hilliers, ainsi que l'heure tardive, l'incitent à attaquer tout de suite, sans attendre le mouvement tournant de Patrice de Mac Mahon.

Le village de Melegnano s'étend de chaque côté de la rivière Lambro, et comprend un vieux château, partiellement entouré de douves, dans sa partie ouest.

La brigade Roden a dépensé une énergie considérable à sa défense, en construisant une plateforme de feu dans les murs épais du cimetière de l'église, et en barrant la route de Milan par des abattis.

Aux côtés de ses propres troupes, Roden peut compter sur la brigade Boer derrière le village.

Pour une fois les Autrichiens combattent bravement.

Ils repoussent le 1er régiment de zouaves, qui mène l'assaut de François Achille Bazaine, et lance de féroces contre-attaques.

La 2e division de Louis René Paul de Ladmirault vient derrière François Achille Bazaine et tente un mouvement tournant resserré, mais les pistes s'arrêtent court, le sol est boueux et la Lambro s'avère inabordable.

Les hommes de Ladmirault improvisent des ponts avec des chariots et des troncs d'arbres, avant de forcer les Autrichiens à se replier sur le château, d'où les tireurs prennent position parmi les arbres longeant ses murs.

Achille Baraguey d'Hilliers et François Achille Bazaine dirigent un sauvage combat de rue au cours duquel le 33e régiment d'infanterie de ligne manque de perdre son aigle.

Ce n'est qu'après le tir des canons de Patrice de Mac Mahon sur la route de Lodi que les Autrichiens décident d'abandonner.

La brigade Boer couvre la retraite de Roden, en occupant le château jusqu'à ce que les troupes autrichiennes à l'est de la Lambro soient évacuées.

Achille Baraguey d'Hilliers bat les Autrichiens malgré de lourdes pertes à ses divisions.


Plan de la bataille de Solférino

Batailles de Solférino, de Medole et de de San Martino

L'armée d'Italie se tourne vers l'Est pour poursuivre l'ennemi. La progression est ralentie par les destructions opérées par les troupes autrichiennes et par les pluies incessantes.

L'ennemi se replie successivement derrière plusieurs affluents du Pô : l'Adda, l'Oglio et la Chiese.

Grâce à l'efficacité du génie français, le gros de l'armée franco-sarde traverse le Chiese au cours de la journée du 22 juin 1859 et elle se prépare à avancer rapidement vers le Mincio, encouragée par les rapports des patrouilles de reconnaissance qui ont pu vérifier le repli de l'ennemi.

Dans la matinée du 23 juin 1859, François-Joseph Ier d'Autriche donne l'ordre à ses troupes de se tourner vers l'ouest.

Elles regagnent la rive droite du Mincio où elles reviennent occuper les positions abandonnées quelques jours auparavant.

Cette manœuvre est destinée à :

Aux premières heures du 23 juin 1859, Napoléon III et Victor-Emmanuel II de Savoie se rencontrent sur la colline de Lonato pour discuter d'une dépêche envoyée par l'impératrice Eugénie de Montijo, qui contient d'inquiétantes informations sur d'importants mouvements de troupes prussiennes sur le Rhin.

La lettre contient une invitation pressante à la conclusion rapide de la campagne d'Italie afin que l'armée française puisse rentrer chez elle pour défendre ses frontières.

Après un bref entretien privé, les souverains regagnent leurs quartiers généraux.

Les combats des patrouilles de reconnaissance qui se produisent tout au long de la journée convainquent les Autrichiens qu'ils ont intercepté les premières avant-gardes franco-sardes et ceux-ci pensent avoir établi le contact avec l'arrière-garde autrichienne, tout comme à Melegnano.

En fait, les 2 armées sont déployées sur deux lignes parallèles très proches l'une de l'autre et qui s'étend du Nord au Sud sur 20 km.

Selon le plan établi, à l'aube du 24 juin 1859, l'armée franco-sarde se déplace vers l'Est afin de se déployer le long de la rive droite du Mincio.

Comme première étape matinale, l'armée française aurait dû occuper :

Après quelques kilomètres, inévitablement, les colonnes franco-sardes entrent en contact, les unes après les autres, avec les troupes autrichiennes, fortement implantées précisément à :

En quelques heures, de 4 h à 7 h, de violents combats ont lieu qui conduisent à une mêlée générale, chaotique et très violente, qui dure plus de 18 heures.

L'absence de plan de bataille ordonné, l'équilibre des forces en jeu et la détermination féroce des 2 camps sont les principales causes du carnage.

De nombreux combats se déroulent à Medole, Solférino et San Martino qui correspondent, respectivement, aux secteurs sud, central et nord d'un vaste front.


Napoléon III à la bataille de Solférino - par Jean-Louis-Ernest Meissonier - Huile sur toile - 1864

Bataille de Solférino

Vers 4h30, l'avant-garde du Ier corps d'armée française, commandé par Achille Baraguey d'Hilliers, établit le contact avec les troupes autrichiennes du Ve corps d'armée dirigée par le feld-maréchal Stadion à proximité de Grole sur le territoire de Castiglione delle Stiviere.

Une demi-heure plus tard, le IIe corps d'armée français, commandé par le maréchal Patrice de Mac Mahon rencontre les divisions austro-hongroises postées au hameau de Ca' Morino sur le territoire de Medole.

Louis-Jules Trochu est divisionnaire.

Les troupes autrichiennes, fortes de 3 corps d'armée positionnés à Solférino, Cavriana et Volta Mantovana, résistent longtemps aux assauts conjugués des Ier et IIe corps français contraignant Napoléon III à engager la garde impériale dans la bataille.

Solférino est arrachée au Ve corps d'armée de Stadion en début d'après-midi et le déploiement français se poursuit pour conquérir Cavriana où il rencontre également une forte résistance du Ier corps d'armée du maréchal autrichien Clam-Gallas.

L'engagement de troupes fraiches vers 15 heures, composées du IIIe corps d'armée français de François Certain de Canrobert permet d'occuper Cavriana peu avant 18 heures.

Louis Charles Auguste Morand se distingue à Solférino.



Déposition de Robert Ier de Parme

Armistice de Villafranca

La famille ducale de Parme est chassée par les armées de Victor-Emmanuel II de Savoie.

En raison des désordres, Louise Marie Thérèse d'Artois préfère se réfugier dans le royaume lombardo-vénitien.

Robert Ier de Parme est déposé.

Louise Marie Thérèse d'Artois rédige une protestation depuis Saint-Gall le 28 juin 1859.

Bien que victorieux, Napoléon III est effrayé par les près de 40 000 tués ou blessés à Solférino et l'idée de devoir continuer une campagne d'automne et d'hiver contre les Autrichiens.

Le gouvernement et l'impératrice lui transmettent des informations alarmantes sur l'exécrable état de l'opinion française.

En particulier, les catholiques, jusqu'alors soutien du régime impérial, craignent pour les États pontificaux et l'indépendance du pape si l'Autriche était éliminée d'Italie.

Enfin, un sentiment anti-français se répand en Allemagne, où on soutient les Autrichiens.

La Prusse masse près de 400 000 soldats près du Rhin, dégarni de troupes françaises.

Napoléon III, sans consulter Cavour, son allié sarde, propose l'armistice le 8 juillet.

Cavour démissionne le 10 juillet 1859, alors que le roi Victor-Emmanuel II donne son accord " à titre personnel ", laissant ainsi la porte ouverte à toute rétractation gouvernementale.

L'armistice et les préliminaires de Villafranca sont signés brusquement lors d'une entrevue le 11 juillet 1859 à Villafranca di Verona, en Vénétie, par Napoléon III et François-Joseph Ier d'Autriche.

Il met fin à la guerre austro-franco-sarde qui constitue pour l'Italie, la deuxième guerre d'indépendance italienne.

Cet armistice déçoit les patriotes italiens.

Il est convenu que l'Autriche cède la Lombardie, Mantoue et Peschiera exceptées, à la France, qui la redonne au royaume de Piémont-Sardaigne.

Une confédération italienne présidée par le pape Pie IX est créée, la Vénétie sous souveraineté autrichienne en fera partie.

Les ducs de Modène, de Parme et de Toscane, chassés par des révolutions, retrouvent leurs trônes.

Le 15 septembre 1859, la dynastie des Bourbon est déchue et Parme est intégré à la province de l'Émilie.


Auguste Michel Étienne Regnault de Saint-Jean-d'Angély

Auguste Michel Étienne Regnault de Saint-Jean-d'Angély Maréchal de France

Auguste Michel Étienne Regnault de Saint-Jean-d'Angély, Comte Regnault de Saint-Jean-d'Angély, est fait Maréchal de France en 1859 par Napoléon III.


Adolphe Jean Casimir Niel

Adolphe Jean Casimir Niel Maréchal de France

Adolphe Jean Casimir Niel est fait Maréchal de France en 1859 par Napoléon III.


Gare de Paris-Bastille

Construction la ligne chemin de fer de Vincennes

La construction du chemin de fer de Vincennes débute en banlieue en 1855.

Elle est inaugurée, de même que le reste de la ligne de chemin de fer, le 22 septembre 1859, en présence de Napoléon III.

Elle appartient alors à la compagnie de l'Est.

La gare de Paris-Bastille est située entre la rue de Lyon et la rue de Charenton, au niveau de la place de la Bastille dont elle tient son nom.

L'embarcadère est dessiné par l'architecte François-Alexis Cendrier qui a aussi dessiné la Gare de Lyon.

Le bâtiment en façade mesurait 250 mètres sur 30 mètres de large. Les voies sont surélevées dans le tronçon final sur le viaduc de Paris rebaptisé viaduc des Arts qui mesure 1020 mètres et comprend 72 arches.



Traité de Turin

Florence Capitale du royaume d'Italie

Comprenant que son royaume est trop faible pour affronter à nouveau l'Autriche, Victor-Emmanuel II de Savoie s'allie avec Napoléon III. En échange de l'aide de la France pour l'unification de l'Italie, Victor-Emmanuel II de Savoie cède la Savoie et le comté de Nice qui sont annexés à la France, à la suite du traité de Turin du 24 mars 1860.

L'article 2 de ce traité précise que Victor-Emmanuel II de Savoie renonce pour lui et tous ses descendants et successeurs à ses droits et titres sur la Savoie.

Les successeurs de Victor-Emmanuel II de Savoie : les rois Humbert Ier d'Italie, Victor-Emmanuel III d'Italie et Humbert II d'Italie seront tous illégalement titrés Ducs de Savoie.

Ce titre est actuellement illégalement porté par S.A.R. le Prince Victor-Emmanuel de Savoie.

Victor-Emmanuel II de Savoie abandonne Turin pour Florence comme capitale du royaume d'Italie en 1860.



Napoléon III à Alger

Napoléon III embarque sur le yatch L'Aigle pour se rendre à Alger, où il débarque le 17 septembre 1860 après une escale à Valence.



Suspension du paiement de la dette extérieure du Mexique

Convention de Londres

Arrivée des Espagnols au Mexique

Suit à cause de la guerre civile, les caisses du Mexique sont vides.

Benito Juarez reconnait que le Mexique doit :

Le 17 juillet 1861, Benito Juarez décide de suspendre pour 2 ans le paiement de cette dette extérieure, ce qui cause les protestations de la France, de l'Espagne et de la Grande-Bretagne.

La Convention de Londres est signée le 31 octobre 1861, liant le Royaume-Uni, l'Espagne et la France.

Elle fixe le cadre légal d'une expédition prévue par ces pays.

L'objectif de l'expédition est d'intervenir sur place pour:

L'opportunité est belle pour un pays comme la France d'y installer un régime à sa solde et d'en récolter les fruits.

La solution, selon Napoléon III, est de mettre fin au désordre politique régnant et d'y instaurer un Empire. Une fois l'ordre rétabli, le progrès sera au rendez-vous et le Mexique deviendra le premier pays industrialisé d'Amérique latine.

Devenu terre d'élection, il attirera des milliers de colons et verra l'urbanisation s'intensifier.

Des milliers d'Italiens, d'Irlandais, de Grecs, de ressortissants de tous les pays en difficulté viendront y résider et concurrencer les États-Unis comme choix de destination des migrants.

L'intervention américaine est exclue car la guerre de Sécession bat son plein.

Ce plan oublie juste sans de consulter les Mexicains, pourtant les premiers intéressés.

Les gouvernements espagnol et britannique envoient eux aussi une force expéditionnaire : le Mexique leur doit bien plus d'argent qu'à la France.

Les Espagnols envoient le général Joan Prim et 4 000 soldats provenant de Cuba qui débarque à Vera-Cruz le 17 décembre 1861.



Philippe Antoine d'Ornano Maréchal de France

Philippe Antoine d'Ornano, Comte d'Ornano, est fait Maréchal de France en 1861 par Napoléon III.


Arrivée des Français à Vera-Cruz - sous le commandement de Jurien de la Gravière - L'Illustration 1862

Arrivée des Britanniques et des Français au Mexique

Convention de Soledad

Départ des Britanniques et des Espagnols du Mexique

Les Britanniques envoient 700 marines à bord d'une escadre formée de 2 vaisseaux et de 4 frégates commandées par l'amiral Dunlop qui débarquent à Vera-Cruz le 4 janvier 1862.

Le 8 janvier 1862, les Français arrivent avec l'escadre de l'amiral Jurien de La Gravière avec :

amenant les prémices du corps expéditionnaire :

Sous le commandement du général Charles Ferdinand Latrille de Lorencez, il comprend :

Une légion belge de 4 000 hommes accompagne les Français sous le commandement du lieutenant-colonel Van der Smissen.

Le général Prim, représentant les 3 puissances alliées, rencontre le 19 février 1862 l'envoyé du gouvernement mexicain.

La convention de Soledad est signée par :

L'accord prend acte de la présence alliée et renvoie le problème épineux des dettes à une rencontre prévue le 15 avril à Orizaba.

Connue à Paris mi-mars 1862, le gouvernement de Napoléon III désapprouve la convention.

Les anglais et les espagnols, moins engagés vis-à-vis des discussions avec Ferdinand Joseph Maximilien d'Autriche, retirent leurs troupes.

Anglais et Espagnols retournent au port de Veracruz et quittent le pays dès le 24 avril 1862 laissant les français poursuivre seuls l'expédition.

En 1862, Élie-Frédéric Forey est choisi pour remplacer Charles Ferdinand Latrille de Lorencez à la tête du corps expéditionnaire au Mexique.

Il y fait preuve de ses limites.

Le bataillon de Louis Charles Auguste Morand échoue devant le premier assaut de Puébla.

Grâce à François Achille Bazaine, Élie-Frédéric Forey prend Puébla.

Julien Léon Loizillon n'est pas tendre avec Élie-Frédéric Forey au Mexique :



Travaux au château de Saint-Cloud

Au château de Saint-Cloud, Napoléon III fait démolir l'orangerie en 1862.

Eugénie de Montijo fait transformer en un salon de style Louis XVI l'ancienne chambre d'Henriette-Anne Stuart.


Charles-Antoine de Hohenzollern et Napoleon III

Charles-Antoine de Hohenzollern hôte de Napoléon III

Charles-Antoine de Hohenzollern est l'hôte de Napoléon III au Camp de Châlons-en-Champagne en 1863.


Élie Frédéric Forey - par Charles-Philippe Larivière - 1865

Élie Frédéric Forey Maréchal de France

Élie Frédéric Forey est fait Maréchal de France en 1863 par Napoléon III.

Après avoir été élevé au maréchalat, Élie Frédéric Forey est rappelé en France en juillet 1863 et invité à remettre son commandement à François Achille Bazaine.

Mais apparemment vexé d'être rappelé si vite après avoir reçu le bâton, Élie Frédéric Forey fait traîner les choses et ne cède son poste qu'en septembre 1863.

Élie Frédéric Forey est nommé Grand Chevalier de l'ordre mexicain de Guadalupe.

Rentré en France, Élie Frédéric Forey commande le 2e Corps d'Armée à Lille en 1863.



Campagnes d'Italie et du Mexique

Démission d'Édouard André de l'armée

Officier, Édouard André participe aux campagnes d'Italie et du Mexique avant de démissionner de l'armée en 1863.

Ferme soutien de Napoléon III, sensible aux idées saint-simoniennes, la famille André participe au financement de la modernisation de la France et des grandes entreprises du régime impérial.

Édouard André entreprend alors de constituer une collection de tableaux, de meubles et d'objets d'art.



François Achille Bazaine Maréchal de France

François Achille Bazaine est fait Maréchal de France en 1864 par Napoléon III.



Napoléon III à nouveau à Alger

Le 3 mai 1865, Napoléon III se rend à nouveau à Alger à bord du yatch L'Aigle.



Voyage de Napoléon III en Algérie

Eugénie de Montijo régente de l'Empire

Eugénie de Montijo est nommée régente de l'Empire lors du voyage de Napoléon III en Algérie en 1865.



Tentative d'assassinat d'Alexandre II de Russie

Le 6 juin 1867 à Paris, Napoléon III et Alexandre II de Russie essuient deux coups de feu alors qu'ils reviennent ensemble d'une revue militaire.

L'auteur, un exilé polonais, est condamné à la prison simple dans un climat très favorable à la cause polonaise, ce qui refroidit les relations franco-russes.



Émile Ollivier Premier ministre

En 1869, Napoléon III, reconnaissant le principe parlementaire, fait appel à un nouveau Premier ministre de fait, Émile Ollivier, issu des bancs de l'opposition républicaine à l'Assemblée nationale.

Émile Ollivier constitue un gouvernement d'hommes nouveaux en associant :

mais en excluant les bonapartistes autoritaires (droite) et les républicains (gauche).

Émile Ollivier prend lui-même le ministère de la Justice et des Cultes, le premier dans l'ordre protocolaire et apparait comme le véritable chef du ministère.

Cherchant à concilier ordre et liberté, Émile Ollivier convainc l'empereur de procéder à une révision constitutionnelle d'ensemble pour mettre sur pied un système semi-parlementaire.

Les procédés de candidature officielle sont abandonnés.



Mariage d'Albert Ier Grimaldi avec Marie-Victorine Hamilton

Par l'entremise d'Eugénie de Montijo, Albert Ier Grimaldi épouse au château de Marchais le 21 septembre 1869 Mary Victoria ou Marie-Victorine Hamilton, fille de William, Duc d'Hamilton et de Brandon. Leur enfant est :

Marie-Victorine Hamilton est la petite-fille de Stéphanie de Beauharnais, grande duchesse de Bade et cousine de Napoléon III.


Inauguration du canal de Suez - Arrivée de l'Aigle portant Eugénie de Montijo à la station d'El Guisr Yacht l'Aigle

Inauguration du canal de Suez

Le 30 septembre 1869, Eugénie de Montijo part pour l'Égypte retrouver Ferdinand de Lesseps, son cousin.

Eugénie de Montijo, accompagnée d'une suite de 37 personnes, quitte Paris en chemin de fer à destination de Venise pour embarquer à bord du yacht impérial l'Aigle.

Après un accueil strictement protocolaire de Victor-Emmanuel II de Savoie, l'Aigle quitte Venise pour une escale de 4 jours à Athènes où le roi George Ier de Grèce organise quelques excursions dans les sites antiques les plus significatifs.

Le yacht poursuit sa croisière et, le 13 octobre 1869, arrive à Constantinople où Eugénie de Montijo réside dans le palais Beyierbey, résidence mise à sa disposition par le sultan Abdùl Aziz.

Elle arrive en Égypte où le Khévide lui réserve un accueil fastueux.

Pendant un mois, Eugénie de Montijo demeure sur les bords du Nil, avec sa suite, au palais de Ghezireh (aujourd'hui Guizeh) non loin du site des pyramides.

Eugénie de Montijo rejoint Port-Saïd pour la cérémonie d'ouverture du 16 novembre 1869.

Le 17 novembre 1869 à 8 heures du matin, l'Aigle ayant à son bord Eugénie de Montijo, Ferdinand de Lesseps, promoteur du canal, et sa famille, suivi des bateaux :

parcourent le canal, les uns derrière les autres de Port-Saïd à Ismaïlia.

Le 19 novembre 1869 à midi, l'Aigle reprend la tête du convoi jusqu'aux lacs Amers.

À Suez le 20 novembre 1869, Ferdinand de Lesseps envoie un télégramme à Paris :

Suez, 20 novembre, 11 heures 30 du matin - L'Aigle a mouillé dans la mer Rouge !

Le canal est ouvert à la circulation maritime le 17 novembre 1869

Napoléon III propose de nommer Ferdinand de Lesseps Duc de Suez.



Edmond Le Bœuf Maréchal de France

Edmond Le Bœuf est fait Maréchal de France en 1870 par Napoléon III.



Nouveau plébiscite

Nouvelle Constitution

Un senatus-consulte proposant un régime plus libéral est soumis à l'approbation du peuple le 8 mai 1870 lors d'un plébiscite, le troisième depuis 1851.

Les réformes sont approuvées avec plus de 7 millions de oui en dépit de l'opposition des monarchistes légitimistes et des républicains qui ont appelés à voter non ou à s'abstenir.

C'est ainsi que se met en place la constitution du 21 mai 1870.

Napoléon III se serait exclamé à cette occasion : J'ai mon chiffre !. Émile Ollivier croit pouvoir dire de l'empereur : Nous lui ferons une vieillesse heureuse.

Cependant, lâché par les républicains et contesté par les bonapartistes autoritaires, Émile Ollivier est de plus en plus isolé et ne se maintenait plus que grâce à la faveur de Napoléon III.


Otto von Bismarck et Vincent Benedetti

Abdication d'Isabelle II d'Espagne

Dépêche d'Ems

Déclaration de guerre de la France à la Prusse

Eugénie de Montijo Régente de l'Empire

Isabelle II d'Espagne abdique le 25 juin 1870 en faveur de son fils Alphonse XII d'Espagne

Le gouvernement espagnol propose à Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen le trône d'Espagne.

Charles-Antoine de Hohenzollern-Sigmaringen, son père, lui fait comprendre que son avènement pourrait être un casus belli.

La France de Napoléon III, redoutant l'encerclement par les Hohenzollern, s'oppose à sa candidature.

Le 12 juillet 1870, Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen retire sa candidature.

Charles de Hohenzollern-Sigmaring, frère cadet de Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, est monté sur le trône de Roumanie malgré une première renonciation.

À Ems, Vincent Benedetti, ambassadeur de Napoléon III, demande avec grande insistance à Guillaume Ier de Prusse de confirmer par écrit le fait que jamais un Hohenzollern ne briguerait la couronne d'Espagne.

Ems est la ville d'eaux de Bad.

Le 13 juillet 1870, Guillaume Ier de Prusse, agacé, confirme posément le retrait de cette candidature, en ajoutant qu'il n'a plus rien d'autre à dire à l'ambassadeur.

Guillaume Ier de Prusse envoie un compte rendu à Otto von Bismarck, son premier ministre qui est conscient de la supériorité militaire prussienne.

Désireux d'unir les nombreux États allemands sous la bannière prussienne, Otto von Bismarck reformule la notification de manière plus sèche.

Cette dépêche, en fait une circulaire administrative, est télégraphiée aux ambassades allemandes et aux journaux allemands et français. Certains la modifient pour la rendre encore plus méprisante.

Napoléon III déclare la guerre à la Prusse avec l'assentiment majoritaire du parlement, qui parle de casus belli. La mobilisation est signée le 14 juillet 1870.

Le 15 juillet 1870 le Corps législatif approuve cette mobilisation et vote les crédits de guerre au chef du gouvernement Émile Ollivier.

La Prusse rassemble les États allemands du Nord et rassemble une armée de 800 000 hommes contre 250 000 pour la France.

Bien que tous deux personnellement favorables à la paix, Émile Ollivier et Napoléon III se laissent dépasser par les partisans de la guerre dont Eugénie de Montijo.

Ils se rallient tous deux à l'opinion majoritaire pro-guerre exprimée au sein du gouvernement et au parlement, y compris chez les républicains, les plus résolus, malgré les avertissements lucides de Thiers et de Léon Gambetta,, à en découdre avec la Prusse.

À la suite de tensions avec la Prusse à propos de la succession d'Espagne et abusé par la Dépêche d'Ems, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse. Débute la Guerre franco-allemande de 1870.

La Dépêche d'Ems est une version dédaigneuse par Otto von Bismarck, d'une annonce polie de Guillaume de Prusse.

Le 28 juillet 1870, Napoléon III, accompagné d'Eugène-Louis Napoléon Bonaparte, prince impérial, part du château de Saint-Cloud et se rend à Metz pour prendre la tête de l'armée.

Eugénie de Montijo est nommée régente de l'Empire le 27 juillet 1870.



Émile Ollivier Renversé

Cousin-Montauban premier ministre

Les premiers revers militaires d'août 1870 sont imputés à Napoléon III et à Émile Ollivier.

Émile Ollivier est limogé par Eugénie de Montijo, Régente.

La Chambre le renverse, à une écrasante majorité, le 9 août 1870, laissant l'empereur seul sur la ligne de front, qu'elle soit politique ou militaire.

Eugénie de Montijo essaie de gérer de son mieux la débâcle et nomme à sa place le bonapartiste autoritaire Cousin-Montauban, Comte de Palikao.



Bataille de Frœschwiller-Wœrth

Charges de Reichshoffen

Mort de Charles-Robert de Vogüé

François Achille Bazaine Commandant en chef des armées françaises

Patrice de Mac Mahon se replie dans la région des villages de Woerth, Froeschwiller et Reichshoffen, où il est résolu à venger son premier échec.

Le 6 août 1870 lors de la Bataille de Frœschwiller-Wœrth la IIIe armée allemande du Kronprinz Frédéric III de Prusse tourne sur leur droite, près de Morsbronn, les troupes françaises de Patrice de Mac Mahon et les menace d'encerclement.

Patrice de Mac Mahon sacrifie sa cavalerie pour dégager un axe de retraite vers Metz et Verdun.

Les cuirassiers du général Michel et les lanciers chargent pour enrayer l'éventuel encerclement.

Ils vont jusqu'à s'engager dans la grand-rue de Morsbronn où ils sont littéralement exterminés par les Prussiens embusqués dans les maisons.

Patrice de Mac Mahon se décide alors à la retraite.

Pour couvrir son armée, plus au nord, il envoie les cuirassiers du général Bonnemain sur Woerth.

Les cuirassiers sont aussi décimés au milieu des champs de houblon.

Ces 2 charges inutiles, menées sur des terrains peu propices aux cavaliers, ne retarde même pas l'avance prussienne.

Les troupes françaises de Patrice de Mac Mahon sont mise en déroute.

Charles-Robert de Vogüé meurt lors de cette bataille, d'une balle en plein front.

Enterré dans une fosse commune, Léonce-Louis-Melchior de Vogüé, son père, devra faire des recherches pour retrouver son corps et lui donner une sépulture individuelle.

Louis Charles Auguste Morand se distingue brillamment le 6 aout 1870 à Froeschwiller.

Au lendemain de cette bataille, François Achille Bazaine est substitué à Patrice de Mac Mahon comme commandant en chef des armées françaises.

Napoléon III, malade et discuté, rejoint Châlons-sur-Marne et abandonne le commandement à François Achille Bazaine le 12 août 1870.

Il lui ordonne au préalable de s'occuper du repli de l'armée française sur Châlons.

Mais François Achille Bazaine n'est pas de l'avis de Napoléon III.

Il souhaite en effet livrer bataille rapidement, car il a confiance en la puissance de la place de Metz et omet l'incapacité de celle-ci à tenir un siège.

Il ne met donc aucun empressement à exécuter l'ordre reçu et emprunte lentement la route de Verdun.


Plan de la bataille de Borny-Colombey

Bataille de Borny-Colombey

L'armée française du Rhin commandée par Napoléon III est divisée en deux sous les coups de l'offensive prussienne :

L'armée d'Alsace s'exfiltre à travers les Vosges.

L'armée de Metz est en retraite sur un axe Metz-Verdun en vue de rejoindre à la fois :

Pour ce faire, elle doit traverser la Moselle autour de Metz. Ce point de passage a plusieurs avantages dont celui de posséder des ponts nombreux et d'être protégé par une ceinture de forts.

La bataille de Borny-Colombey, ou de Colombey-Nouilly du côté allemand, a lieu le 14 août 1870 à l'est de Metz.

Il s'agit d'un combat entre :

Le 14 aout 1870, le 2e et le 6e corps d'armée sont en train de traverser la Moselle au sud de Metz.

Le 4e corps est en cours de franchissement au nord de Metz, sous la couverture du fort de Saint-Julien.

La Garde et le 3e corps sont en arrière garde sur le plateau de Borny entre Queuleu et Bellecroix.

La Ire armée allemande Karl Friedrich von Steinmetz poursuit l'armée de Metz à distance. Elle vient de franchir la Nied allemande, dernier obstacle sérieux sur lequel les Français auraient pu s'accrocher avant Metz.

Elle progresse avec :

La mission de ses avant-gardes est d'observer le repli français en évitant le contact, en mesure de répondre à tout retour offensif de leur part.

La IIe armée allemande commandée par Frédéric-Charles de Prusse est en train de contourner la place de Metz par le sud en vue d'éviter la zone fortifiée de la région de Metz et couper la route de l'armée de Metz en direction de Verdun.

Le terrain est relativement vallonné. Au nord, le plateau de Saint-Julien, couvert de vignes et sans bois notable. Au sud, le plateau de Borny, couvert de bois et de bosquets, relevé vers l'est. Deux thalwegs majeurs, une vallée nord/sud, celle du ruisseau de Vallières qui coupe le plateau de Borny en deux. Une vallée est-ouest assez encaissée entre le plateau de Borny et celui de Saint-Julien, celle du ruisseau de Quarante appelée aussi ravin de Nouilly. Les deux vallées se rejoignent à un kilomètre à l'ouest de Nouilly.

Il est dominé par trois forts :

Les raisons de la bataille sont relativement confuses.

Pour le colonel Fabre de Navacelle, la bataille est due à une initiative du général Colmar von der Goltz, commandant la 26e brigade d'infanterie, avant-garde du VIIe corps d'armée.

Son intention est de profiter du déséquilibre généré par le mouvement de repli pour attaquer l'arrière des troupes françaises, les obliger à revenir sur la rive droite de la Moselle et retarder ainsi la retraite sur Verdun. Il en aurait averti son chef, le général Feldmarschal von Zastrow ainsi que son voisin du nord le général von Manteuffel commandant le Ier corps d'armée pour leur demander du soutien.

L'initiative aurait été couverte par Karl Friedrich von Steinmetz dont les motivations seraient plus personnelles.

Commandant l'armée qui s'est distinguée dans la première phase de la guerre, Karl Friedrich von Steinmetz supporte mal que ce soit la IIe armée qui ait été désignée pour mener la manœuvre de contournement décisive de Metz.

Il essaie donc une attaque frontale des armées françaises qui se replient.

Le 14 août 1870 vers 10 h, le 3e corps d'armée commandé par Claude Théodore Decaen est déployé en garde face à l'est.

Les divisions sont disposées du sud vers le nord :

La Garde commandée par Charles-Denis Bourbaki est en réserve dans ses cantonnements à Grigy et Borny.

Le 4e corps commandé par Louis René Paul de Ladmirault est en cours de franchissement au nord de Metz, sur l'île de Chambière et a gardé la 2e division commandée par François Grenier en arrière garde.

Le 3e corps et la Garde s'apprêtent à franchir la Moselle. Les troupes françaises abandonnent petit à petit leurs positions.

Le 14 août 1870, au début de l'après-midi, les divisions Jean-Baptiste Alexandre Montaudon et Jean Louis Metman commencent leur mouvement de repli et abandonnent leurs positions défensives favorables le long du ruisseau des Vallières.

En face, la 26e brigade commandée par Colmar von der Goltz se trouve en avant-garde du VIIe corps.

Son dispositif comprend :

Colombey est une position défensive importante pour les Français.

Le gros des forces de Colmar von der Goltz est commandé par le colonel von Barby. Il est composé d'un régiment d'infanterie renforcé par un bataillon et flanqué à sa droite de 3 escadrons de hussards.

L'avant-garde est commandée par le colonel Delitz. Elle est composée de deux bataillons d'infanterie, d'un escadron de hussards et d'une batterie d'artillerie. Elle est flanquée à sa gauche par un bataillon de chasseur.

On pense que l'intention de Colmar von der Goltz est de reprendre le contact visuel avec les Français sur le côté ouest du thalweg du ruisseau de Vallières, car les vues sont difficiles du côté est, notamment à cause de la végétation épaisse.

À 15 h 30, l'avant-garde débouche d'Ars-Laquenexy, se déploie en un dispositif mince sur une ligne Grigy-Mercy et engage les troupes de la division (Castagny).

De son côté, le gros s'empare du château d'Aubigny vers 16 h, attaque Colombey de face avec pour guide à droite le ruisseau de Dame Jeannette.

Un bataillon du 15e régiment d'infanterie se porte sur Coincy, dont il s'empare, pour couvrir le gros vers le nord.

L'ensemble est appuyé par une batterie d'artillerie déployée entre Coincy et Aubigny.

À la première décharge, Claude Théodore Decaen commandant du 3e corps est sorti du château de Borny.

À son appel toutes ses troupes qui ne sont pas encore parties font volte-face et se déploient en position de combat.

Claude Théodore Decaen est mortellement atteint au cours de cette bataille.

Le 3e corps plie puis fait face. Dans les bois de Colombey, des combats se livrent à bout portant.

Les bataillons des divisions Castagny et Jean Louis Metman se replient vers le bois de Borny.

Les Allemands s'élancent à leur poursuite et s'emparent du terrain abandonné.

Ils occupent ainsi le terrain derrière une ligne La Grange-aux-Bois, Colombey et la Planchette mais, face à une force supérieure en nombre, ils s'arrêtent.

Pendant ce temps, les renforts allemands affluent. Trois bataillons de la 25e brigade sont lancés sur Colombey.

L'artillerie de la 13e division est déployée autour du château d'Aubigny pour les soutenir.

Deux autres bataillons sont envoyés sur Coincy.

Puis la 14e division arrive vers 19 h.

La 27e brigade s'avance en deuxième rideau sur les hauteurs est, face à Colombey.

La 28e menace la 1re division (Jean-Baptiste Alexandre Montaudon) au sud.

L'ensemble du VIIe corps est au contact.

Les avant-gardes du IXe corps d'armée et de la Ire division de cavalerie (général von Hartman) appartenant à la IIe armée arrivent à la rescousse par le sud depuis Mercy mais elles ne sont pas engagées.

Du côté français, le 4e corps fait rappeler les divisions Cissey et Laurencez de la rive gauche de la Moselle.

Au nord, les avant-gardes du Ier corps d'armée prennent contact avec les Français vers 17 h.

L'avant-garde de la 1re division s'empare de Montoy, le reste de la division s'empare de Noisseville puis descend sur Nouilly.

L'artillerie de la division se déploie de part et d'autre de la route de Sarrelouis.

L'avant-garde de la 2e division dévale de Servigny-lès-Sainte-Barbe.

La division François Grenier fait face autour du village de Mey puis, renforcée par les divisions Cissey et Lorencez, elle reprend Nouilly.

Le 4e corps menace de prendre Noisseville et Montoy et de contourner les Allemands par le nord.

Le combat qui a commencé à Colombey s'étend sur toute la ligne de la route de Strasbourg à celle de Bouzonville.

Le terrain est couvert d'un épais nuage de fumée.

À 21 h, c'est l'obscurité qui met fin aux combats.

Le contact est rompu.

Les Allemands en infériorité numérique se retirent sur leurs positions initiales dans la soirée craignant d'être la cible de l'artillerie des forts français.

Les Allemands auraient perdu au total 5 000 hommes (1 189 morts, 3 590 blessés, 127 disparus) dont 222 officiers.

Malgré une défaite apparemment incontestable, les Prussiens ont rempli leur objectif.

Ils ont en effet retardé le repli de l'armée du Rhin et permis à Frédéric-Charles de Prusse commandant de la IIe Armée, de poursuivre sa progression au sud de Metz sans être inquiété.

Du côté français, la Garde, le 3e et le 4e corps reprennent leur mouvement de retraite et franchissent la Moselle après s'être remis en état de marche.

Seule la division Sylvain-François Jules Merle de la Brugière est laissée en rideau sur la rive droite.

Le lendemain matin, il ne reste plus de troupes françaises sur la rive droite de la Moselle.

Les Français auraient perdu environ 3 600 hommes (377 morts, 2 641 blessés, 490 disparus) dont 200 officiers.

La différence peut s'expliquer par le fait que les Français étaient sur des positions défensives reconnues.



Ferdinand Philippe Marie d'Orléans Volontaire

En 1870, Ferdinand Philippe Marie d'Orléans fait savoir au gouvernement de Napoléon III qu'il désire ardemment participer aux combats, même en tant que soldat de seconde classe. Mais l'armée française rejette sa requête.


Entrevue à Donchery le 2 septembre 1870 entre Napoléon III et Otto von Bismarck après la bataille de Sedan - peinture de 1878 d'après Wilhelm Camphausen.

Bataille de Sedan

Napoléon III Prisonnier

Sous la pression d'Eugénie de Montijo, Napoléon III renonce à se replier sur Paris et marche vers Metz au secours de François Achille Bazaine encerclé.

Le XIIIe corps d'armée commandé par Joseph Vinoy n'atteint que Mézières lorsqu'a lieu la bataille de Sedan.

Joseph Vinoy inflige cependant des pertes importantes au VIe corps d'armée prussien de Wilhelm von Tümpling. Ses troupes sont elles-mêmes alors encerclées à Sedan.

Albert Frédéric de Saxe se distingue contre l'armée de la Meuse au siège de Sedan.

Le 2 septembre 1870, n'ayant pu trouver la mort au milieu de ses hommes, Napoléon III dépose les armes au terme de la bataille de Sedan.

Napoléon III capitule avec :

Patrice de Mac Mahon est blessé dès le début des combats est fait prisonnier lors de la capitulation de Sedan.

Napoléon III tente de négocier avec Otto von Bismarck prés du village de Donchery.

Pendant la discussion, il nie ses responsabilités personnelles en invoquant une guerre à laquelle il aurait été poussé par l'opinion publique. Otto von Bismarck, peu dupe, réplique : l'opinion publique poussée par le ministère !

Napoléon III assiste avec Guillaume Ier de Prusse à l'acte de reddition de l'armée française au château de Bellevue situé près de Frénois au sud de Sedan.

Le 3 septembre 1870, Napoléon III, désormais prisonnier, se rend en Belgique à Bouillon, ensuite il prend le train pour être interné au château de Wilhelmshöhe à Kassel en Allemagne.



Fuite d'Eugénie de Montijo

Proclamation de la IIIe République

Louis-Jules Trochu Président du gouvernement de la Défense nationale

Dans la capitale, la nouvelle de la capitulation de Sedan parvient dans l'après-midi du 3 septembre 1870.

Lors d'une séance de nuit de l'Assemblée, Jules Favre présente une motion prononçant la déchéance de Napoléon III.

La décision est remise au lendemain.

Le 4 septembre 1870, la foule et la Garde nationale envahissent le Palais Bourbon et empêchent le Corps législatif de délibérer. Ils réclament la déchéance de la dynastie.

Eugénie de Montijo se réfugie chez son dentiste puis fuit en Angleterre.

Cousin-Montauban, Comte de Palikao, prend aussi le chemin de l'exil.

Louis-Jules Trochu, le gouverneur de Paris, reste passif et le régime impérial ne trouve guère de défenseurs.

Jules Favre entraîne les députés de tendance républicaine dont Léon Gambetta, à l'Hôtel de Ville.

Ils mettent en place un gouvernement de la Défense nationale et proclament la République.

Louis-Jules Trochu est porté à la présidence de ce gouvernement, lui donnant la caution de l'armée.

La République sert de régime provisoire, dominé par un parlement monocaméral à majorité monarchiste, qui escompte bien restaurer la monarchie.

Dans la plupart des départements français, le nouveau régime républicain est souvent accueilli dans l'indifférence. Personne toutefois ne prend non plus la défense de l'Empire déchu, discrédité par la défaite.

Les proclamations officielles de Louis-Jules Trochu et Jules Favre vont dans le sens d'une résistance à outrance contre l'envahisseur.

Louis-Jules Trochu choisit de faire rentrer dans la capitale l'armée de 40 000 hommes de Vinoy sur des considérations peut-être plus politiques que militaires.

Pendant les semaines qui suivent, les troupes prussiennes et leurs alliés continuent leur avancée sur le territoire sans grande opposition.

Le gouvernement choisit de rester dans Paris.

Une délégation est envoyée à Tours pour coordonner l'action en province sous les ordres d'Adolphe Crémieux, ministre de la Justice, accompagné par Glais-Bizoin et l'amiral Fourichon.

Le XIIIe corps d'armée commandé par Joseph Vinoy, la dernière de l'armée française encore intacte, parvient à rallier Paris le 7 septembre 1870.



Rome Capitale du royaume d'Italie

À la faveur de la défaite de Napoléon III, son ancien allié, face à la Prusse Victor-Emmanuel II de Savoie occupe Rome en 1870, malgré les protestations du pape Pie IX.

Victor-Emmanuel II de Savoie abandonne Florence pour Rome comme capitale du royaume d'Italie en 1870.

Devenu maître de l'Italie, il se fait une règle de respecter le régime constitutionnel.



Déchéance officielle de Napoléon III

La déchéance officielle de Napoléon III n'est votée définitivement par la Chambre que le 1er mars 1871.



Exil de Napoléon III

En mars 1871, Napoléon III s'exile en Angleterre.

Il y prépare de nouveaux plans de coup d'État, rêvant de rééditer le retour de l'île d'Elbe de son oncle Napoléon Ier.


Napoléon III sur son lit de mort - Journal Illustrated London News - 25 janvier 1873

Mort de Napoléon III

Napoléon III est opéré de la vessie. Napoléon III meurt le 7 ou le 9 janvier 1873.

Il est inhumé à Chislehurst, aujourd'hui : Bromley un district londonien.

Eugénie de Montijo laisse la direction du parti bonapartiste à Eugène Rouher, et se consacre à l'éducation d'Eugène-Louis Napoléon Bonaparte, son fils.

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte se querelle avec Eugénie de Montijo et, surtout, avec Eugène Rouher, chef des bonapartistes conservateurs.



Mort de Eugène-Louis Napoléon Bonaparte

Eugène-Louis Napoléon Bonaparte est cadet de l'école militaire de Woolwich.

Il s'enrôle volontairement dans l'armée britannique et est versé dans un corps de cavalerie à destination de l'Afrique du Sud.

Eugène-Louis Napoléon Bonaparte meurt en Afrique du Sud en juin 1879 tué par les Zoulous au cours d'une patrouille dans le bush.

Eugénie de Montijo crée le cénotaphe de sa famille à l'abbaye Saint-Michel de Farnboroug (St Michael's abbey).

Eugène-Louis Napoléon Bonaparte est inhumé à coté de Napoléon III, son père, à l'abbaye Saint-Michel de Farnborough dans le sud de l'Angleterre.

Par la suite, Eugénie de Montijo fera un pèlerinage en Zoulouland. Elle voyagera sous le nom de comtesse de Pierrefonds.

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte devient en principe le chef de la Maison Napoléon, mais les bonapartistes se rallient majoritairement à Victor Bonaparte, son fils aîné, au demeurant désigné comme son successeur par le prince impérial.

Napoléon Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte, appelé Napoléon V par ses partisans, et Victor Bonaparte s'opposent alors durement l'un à l'autre.


Pont El Kantara de Constantine

Reconstruction du Pont El Kantara de Constantine

Le Pont El Kantara de Constantine est reconstruit sous Napoléon III en 1899.


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