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Événements contenant la ou les locutions cherchées



17 événements affichés, le premier en 1584 - le dernier en 1647



Naissance de Matthias Gallas

Matthias Gallas naît à Trente le 16 septembre 1584, originaire d'une ancienne et riche famille du Trentin.

Matthias Gallas entre tôt dans le métier des armes et guerroie en Italie contre l'Espagne.



Bataille de Stadtlohn

Pendant l'été 1623, Christian de Brunswick tente vainement de susciter un nouveau foyer de soulèvement contre l'administration impériale dans la région de Basse Saxe.

Devant l'échec, Christian de Brunswick veut se réfugier aux Pays-Bas, avec son armée de 15 000 hommes, pour y retrouver le maître des coalisés protestants, Frédéric V du Palatinat et plus encore, la femme de celui-ci, Elizabeth Stuart à qui il porte une véritable dévotion.

Le 6 août 1623, l'armée protestante de Christian de Brunswick est attaquée par l'armée de la Ligue Catholique commandée par Tilly à Stadtlohn, à quelques kilomètres de la frontière des Pays-Bas,.

Bernard de Saxe-Weimar sert dans le camp protestant avec son frère William à Stadtlohn.

Matthias Gallas, alors colonel d'un régiment d'infanterie au service de la ligue catholique, se distingue dans les combats.

Christian peut disposer ses troupes sur une éminence partiellement entourée de zones marécageuses, position avantageuse. Cet avantage théorique ne se révèle pas décisif, les troupes catholiques étant plus nombreuses et beaucoup plus aguerries.

Elles infligent des pertes extrêmement lourdes à l'ennemi protestant. À peu près 2/3 des soldats commandés par Christian sont tués ou faits prisonniers. La déroute des protestants est si complète qu'elle dissuade Tilly de poursuivre son attaque. À la tombée de la nuit, Christian et les débris de son armée atteignent les Pays-Bas. Son train et son trésor de guerre tombent aux mains des catholiques.

Tilly continue de pourchasser Ernst von Mansfeld dans le nord de l'Allemagne.

Tilly regagne au catholicisme les évêchés de Halberstadt, Hildesheim, Minden et Osnabrück.



Guerre de succession de Mantoue

Invasion de Mantoue et du Montferrat

Siège de Casal

Le décès de Vincent II Gonzague amène le tourbillon de la guerre de Trente Ans dans le nord de l'Italie dans ce qu'on appelle la guerre de succession de Mantoue.

Elle dure de 1628 à 1631.

L'Empereur Ferdinand II de Habsbourg est marié depuis 5 ans avec Éléonore de Mantoue, sœur des 3 derniers ducs de Mantoue, et est donc ainsi le beau-frère de Vincent II Gonzague.

Ferdinand II de Habsbourg tente de rattacher le duché de Mantoue à l'Empire au titre d'un bien en déshérence, dans le but de l'attribuer à une branche cadette, celle des Gonzague de Guastalla.

Ferdinand II de Guastalla, descendant d'un frère cadet de Frédéric II Gonzague, a l'avantage d'être dans le camp des Espagnols et des Autrichiens.

Ceux-ci ont aussi rallié à leur cause Charles-Emmanuel Ier de Savoie qui espère rattacher le Montferrat à son duché.

Les prétentions de Charles Ier Gonzague sont appuyées par le pape Urbain VIII et surtout par Louis XIII qui voit un danger mortel dans l'encerclement progressif de ses domaines par les Habsbourg et leurs alliés.

Un nouvel épisode de la lutte des Guelfes (partisans de la Papauté) contre les Gibelins (partisans de l'Empereur) s'ouvre.

Dès 1628, les troupes impériales s'emparent de Mantoue.

Charles-Emmanuel Ier de Savoie conquiert le Montferrat avec l'aide de troupes espagnoles, bloquant ainsi Charles Ier Gonzague dans la ville de Casal (Casale Monferrato).

Le gouvernement espagnol doit ajouter cette guerre à ses autres charges militaires.

Gomez Suarez de Figueroa y Cordoba résiste à l'avance française au Monferrat et intervient dans la succession de Mantoue.

Matthias Gallas combat en Italie comme officier supérieur sous le commandement de Collälto et est d'une grande efficacité lors de la prise de Mantoue, à laquelle il participe aux côtés de son grand ami, Johann von Aldringen.

François de Vendôme entre très jeune dans l'armée et participe à l'expédition de Savoie dès 1628.



Mariage de Johann von Aldringen avec Livia d'Arco

Mariage de Matthias Gallas

Johann von Aldringen épouse en janvier 1630 Livia d'Arco. Leur enfant est :

Matthias Gallas épouse une autre fille du comte d'Arco.



Johann von Aldringen et Matthias Gallas Comtes d'Empire

Johann von Aldringen et Matthias Gallas sont anoblis et deviennent Reichsgraf : Comtes d'Empire en 1630.


Jean t'Serclaes Comte de Tilly par Van Dyck Albrecht von Wallenstein

Wallenstein Amiral de la Baltique

Diète de Ratisbonne

Renvoi de Wallenstein

Tilly Commandant des armées impériales

L'empereur récompense richement Wallenstein en ajoutant à ses possessions en Bohême de nouveaux territoires en Silésie et dans le Mecklembourg et en le nommant amiral de la Baltique : véritable maître de l'Allemagne du nord. Il devient un "presque souverain".

Ferdinand II de Habsbourg, tout en essayant d'extirper le protestantisme de l'Allemagne, tente également d'imposer son pouvoir absolu, avec l'aide militaire de Wallenstein.

La France agit en sous-main pour convaincre les princes de la ligue catholique qu'ils ont intérêt à limiter les pouvoirs de l'empereur. À la diète de Ratisbonne, deux ambassadeurs de Richelieu, Brulart de Léon et le Père Joseph, retournent Maximilien Ier de Bavière et des princes catholiques contre la Maison d'Autriche. En août 1630, Maximilien Ier de Bavière et les princes de la ligue catholique imposent à Ferdinand II de Habsbourg de relever de son commandement Wallenstein, devenu trop puissant et de licencier son armée.

En licenciant Wallenstein, Ferdinand II de Habsbourg espère que les Électeurs nommeront son fils roi des Romains, lui assurant ainsi la couronne impériale. Les agents français font encore échouer cette stratégie.

À partir de ce moment, Wallenstein devient l'ennemi de Maximilien Ier de Bavière.

Tilly le remplace à la tête des troupes impériales. Les effectifs des armées catholiques sont diminués.

Wallenstein, à la fin de sa vie, se retire en Bohême, rongé par l'incertitude et les superstitions, accompagné de docteurs et d'astrologues. Il mène un jeu ambigu, négociant avec tous les belligérants, Suédois, Saxons, Français.

Ses buts demeurent obscurs : se faire élire roi de Bohême ? Rétablir la paix ? Toujours est-il qu'il s'isole de plus en plus

Matthias Gallas retourne alors en Allemagne pour les opérations militaires contre l'armée de Gustave II Adolphe de Suède.

Matthias Gallas est embauché par Wallenstein qui va bientôt lui accorder toute confiance et dont il devient très proche.

Matthias Gallas est à la tête d'un corps d'armée chargé de défendre la Bohême contre les suédois en 1631 et 1632.



Bataille d'Alte Veste

En 1632, Lennart Torstenson est fait prisonnier par Wallenstein à Alte Veste près de Nuremberg et reste incarcéré presque un an à Ingolstadt.

Matthias Gallas participe à ce combat.


Bataille de Lützen

Bataille de Lützen

Mort de Pappenheim

Mort de Gustave II Adolphe de Suède

Christine de Suède Reine de Suède

Axel Oxenstierna Régent du royaume de Suède

Poursuivant son invasion vers le sud, Gustave II Adolphe de Suède marche vers Munich, poussant par là l'empereur Ferdinand II de Habsbourg à engager une nouvelle armée dirigée par Wallenstein.

Alors que Gustave II Adolphe de Suède se prépare à assiéger Ingolstadt, début d'octobre 1632, il apprend l'arrivée sur ses arrières de l'armée de Wallenstein.

Menacé d'être coupé de ses bases, le roi de Suède rebrousse chemin vers le nord, vers Erfurt, parcourant 260 kilomètres en 18 jours.

Au 31 octobre 1632, les deux forces ne sont plus séparées que d'une quarantaine de kilomètres mais l'arrivée d'un temps froid amène les adversaires à penser qu'aucune opération d'envergure n'aura plus lieu et à diviser leurs forces en cantonnements multiples.

Wallenstein s'installe à Lützen avec 20 000 soldats, non loin du cantonnement de Gustave II Adolphe de Suède qui dispose de 12 000 fantassins et 7 500 cavaliers.

Matthias Gallas combat dans l'armée de Wallenstein.

Heinrich Matthias von Thurn, devenu Lieutenant général dans l'armée du roi de Suède, prend part à cette bataille.

Jean-Georges II de Saxe est absent de cette bataille.

Sachant que Wallenstein s'est séparé de la majeure partie de sa cavalerie, Gustave II Adolphe de Suède décide de prendre le risque d'une attaque contre une force encore supérieure.

Par malchance, son mouvement est détecté par un faible rideau de cavalerie impériale, dirigée par von Colloredo.

Ce dernier entreprend de résister sur la rivière Rippach et stoppe la progression suédoise durant une demi-journée avant d'être contraint à la retraite.

La résistance de von Colloredo permet à Wallenstein de regrouper ses forces et de rappeler 8 000 cavaliers dirigés par Pappenheim alors distants de 50 kilomètres.

Pour Gustave II Adolphe de Suède, l'élément de surprise est perdu...

Les deux armées se retrouvent face à face dans la plaine de Lützen, séparées par une route joignant Lützen à Leipzig.

Cette route est bordée de fossés qui sont approfondis par les soldats impériaux.

A 3 kilomètres de Lützen, la route franchit une rivière, le Flossgraben.

Les soldats impériaux de Wallenstein se massent en une seule ligne, du côté nord de la route, entre une crête garnie de moulins et le Flossgraben.

Au centre se trouve l'infanterie, sur les flancs la cavalerie.

Au matin du 16 novembre 1632, l'armée suédoise organisée sur deux rangs, s'avance à la rencontre des Impériaux dans un épais brouillard.

Gustave II Adolphe de Suède se rend rapidement compte qu'il lui est nécessaire de déloger Wallenstein de sa position défensive avant l'arrivée de Pappenheim et de son renfort de cavalerie.

Il choisit alors de placer ses troupes d'élite au sein de son aile droite, dont il prend personnellement le commandement, en vue de percer le flanc impérial et d'envelopper l'ensemble du dispositif de Wallenstein.

Le brouillard ne se lève que vers 11 heures.

Gustave II Adolphe de Suède lance l'assaut avec 3 heures de retard sur ses prévisions.

A la tête de l'imposante cavalerie de l'aile droite, il met en fuite les mousquetaires impériaux retranchés le long de la route puis parvient à la hauteur de la cavalerie impériale de l'aile gauche (commandée par Ottavio Piccolomini) qu'il repousse aisément.

À ce moment, Pappenheim fait son apparition sur le champ de bataille et rétablit l'équilibre en faveur des Impériaux.

Le répit n'est toutefois que de courte durée.

Pappenheim tombe et sa mort démoralise plusieurs de ses régiments qui ne tardent pas à prendre la fuite.

Sur la gauche suédoise, la cavalerie met à mal la cavalerie impériale de Colloredo, tandis qu'au centre, l'infanterie suédoise s'empare de batteries impériales qui sont retournées contre leurs anciens possesseurs.

Pour Gustave II Adolphe de Suède, la victoire semblait assurée.

Toutefois, le brouillard se reforme, gênant les impeccables manœuvres de l'armée suédoise.

La gauche suédoise est contrainte au repli.

De même, au centre, les Impériaux parviennent à récupérer leurs pièces d'artillerie.

Voyant son armée en difficulté, Gustave II Adolphe de Suède chevauche jusqu'à son centre mais se retrouve isolé dans le brouillard et est aperçu par des cavaliers impériaux.

Il s'effondre, touché de plusieurs balles, tandis que son cheval, ensanglanté, retourne vers les rangs suédois, portant la nouvelle de la mort du roi.

La mort de Gustave II Adolphe de Suède galvanise les Suédois.

Bernard de Saxe-Weimar prend le commandement de l'armée Suédoise et achève la victoire.

Vers 14 heures, ceux-ci réussissent à s'emparer des moulins à vents et de l'artillerie de Wallenstein.

Vers 17 heures, Wallenstein, ayant perdu son appui à droite et ne comptant plus que sur la résistance désespérée de son infanterie (organisée en grands carrés de piquiers et de mousquetaires selon le modèle espagnol), décide de se replier vers Leipzig, laissant la victoire aux Suédois.

Épuisés, ceux-ci ne peuvent organiser la poursuite.

La mort de Gustave II Adolphe de Suède désorganise quelque peu par la suite le commandement de l'armée.

Ce grand roi à la carrière si courte poursuivit l'œuvre de Gustave Ier de Suède (Gustav Vasa) et de son père.

Christine de Suède devient Reine de Suède en 1632.

Christine de Suède, âgée de 6 ans, laisse gouverner le régent Axel Oxenstierna qui poursuit la politique allemande de Gustave II Adolphe de Suède.

En offrant sa médiation en faveur de l'empereur, après la mort de Gustave II Adolphe de Suède, Christian IV de Danemark tente de minimiser l'influence de la Suède en Allemagne.

Christian IV de Danemark y gagne quelques avantages mineurs.


Assassinat de Wallenstein Matthias Gallas à la tête de l'armée

Mort de Wallenstein

Wallenstein n'exploite pas l'avantage qu'il aurait pu tirer de la nouvelle situation et commence à travailler pour son propre compte, négociant avec les ennemis de l'empereur : Suède, France, électeurs de Saxe et de Brandebourg, dans le but de se constituer son propre royaume.

Ferdinand II de Habsbourg, convaincu de sa trahison, le démet secrètement de ses fonctions à la tête de l'armée le 24 janvier 1634.

Il le fait assassiner à Eger le 25 février 1634 avec l'aide de certains de ses officiers menés par Walter Leslie, notamment Matthias Gallas et Ottavio Piccolomini.

Féru d'astrologie au point d'en dépendre sur le plan de la prévision, Wallenstein est cependant un homme d'affaires de génie. C'est un gestionnaire plus qu'un militaire.

Dans le territoire de Friedland, Wallenstein force l'admiration en redressant l'économie. Des artisans italiens, des armuriers, et bien d'autres viennent enrichir cette terre qui devient convoitée.

Wallenstein a sous ses ordres 300 vassaux et possède le quart des territoires de Bohême.

Malgré ses erreurs, Wallenstein est le véritable fondateur de l'armée autrichienne. Il finance ses opérations militaires par le système des contributions de guerre. Toutefois sa politique, incompatible avec les libertés germaniques, suscite dans l'Empire des haines mortelles qui le conduisent à sa perte.

Matthias Gallas est richement récompensé et nommé à la tête de l'armée que Wallenstein avait recrutée et commandée.


Bataille de Nördlingen par Jacques Courtois Albert de Brandebourg-Ansbach - par Benjamin Block en 1643

Prise de Ratisbonne

Première Bataille de Nördlingen

Gustaf Karlsson Horn Prisonnier

Mort de Frédéric de Brandebourg-Ansbach

Albert II de Brandebourg-Ansbach Margrave de Brandebourg-Ansbach

Sophie de Solms-Laubach Régente

Les Suédois ne peuvent tirer bénéfice de la victoire protestante à Lützen à cause de la mort de leur roi Gustave II Adolphe.

Ferdinand III de Habsbourg, en compagnie de Ferdinand d'Autriche, son cousin espagnol, assisté de Matthias Gallas et d'Ottavio Piccolomini, reprend l'avantage et occupent la ville de Ratisbonne le 26 juillet 1634, menaçant d'avancer plus loin en Saxe.

La première Bataille de Nördlingen a lieu le 5 et 6 septembre 1634.

Armand-Frédéric de Schomberg se fait connaître sous les ordres de Bernard de Saxe-Weimar lors de cette bataille.

Les protestants réalisent qu'ils doivent faire un effort pour reprendre la ville et planifient alors une attaque de nuit.

L'attaque des protestants se trouve en difficulté lorsque leur avance est bloquée par leur artillerie et les chariots de ravitaillement qui se trouvent devant l'infanterie.

Cela donne un délai aux troupes impériales pour se préparer.

Ensuite l'infanterie suédoise attaque sans l'appui de son artillerie, et parvient néanmoins à enfoncer une aile.

Le commandant des impériaux ordonne une attaque coordonnée sur la ligne saxonne. Les Suédois sont mis en déroute.

La rivalité de Gustaf Karlsson Horn et de Bernard de Saxe-Weimar qui lui dispute le commandement de l'armée suédoise est une des causes de leur défaite commune.

Bernard de Saxe-Weimar perd la bataille.

Gustaf Karlsson Horn est capturé et les alliés des protestants perdent entre 12 000 et 14 000 soldats.

Bien que la France ne soit pas engagée directement, des unités françaises servent du côté des protestants : Charles de Sainte-Maure, futur gouverneur de Louis le Grand Dauphin, Duc de Montausier, fait partie des rescapés.

Maximilien Ier de Bavière renoue avec le succès lors de cette bataille qui constitue le premier revers suédois dans la guerre de Trente Ans.

Cette importante victoire des forces impériales et espagnoles décide la France à intervenir ouvertement dans le conflit.

Frédéric de Brandebourg-Ansbach meurt le 6 septembre 1634 tué lors de cette bataille.

Albert II de Brandebourg-Ansbach lui succède et devient Margrave de Brandebourg-Ansbach.

Comme Albert II de Brandebourg-Ansbach est encore mineur, Sophie de Solms-Laubach, sa mère assure la régence jusqu'en 1639.



Retour d'Adam von Schwartzenberg à Berlin

Paix de Prague

Rapprochement de Jean-Georges Ier de Saxe avec le parti catholique

Les revers de fortune des Suédois entraînent le rappel d'Adam von Schwartzenberg à Berlin.

La Paix de Prague est négociée entre Ferdinand II de Habsbourg, fatigué, et plusieurs princes protestants dont :

Ferdinand III de Habsbourg, fils de Ferdinand II participe aux négociations.

Le 30 mai 1635, Ferdinand II de Habsbourg signe cette paix qui ramène l'Allemagne à la paix d'Augsbourg, signée 80 ans plus tôt.

La guerre se poursuivra néanmoins encore 11 années.

Les armées impériales commandées par Ottavio Piccolomini se retournent vers les Pays-Bas.

Sur le Rhin, les impériaux, commandés par Matthias Gallas, alliés aux troupes de Charles IV de Lorraine, font équilibre aux troupes de la France et de Bernard de Saxe-Weimar.

Adam von Schwartzenberg représente à Georges-Guillaume Ier de Brandebourg qu'il est possible de faire main basse sur le duché de Poméranie au détriment des Suédois à condition d'appuyer militairement les Habsbourg.

Il estime qu'il faut pour cela mobiliser une armée de 26 000 hommes.

Le recrutement est un échec et Georges-Guillaume Ier de Brandebourg ne parvient à lever qu'un contingent de 11 000 hommes.

Guillaume Ier de Bade-Bade recouvre ses possessions lors de cette paix.

Guillaume V de Hesse-Cassel conclut un pacte d'alliance avec la France, entraînant l'invasion de la Hesse-Cassel par les troupes de Ferdinand II de Habsbourg. Guillaume V doit s'enfuir avec sa famille.



Retour de Louis II de Bourbon-Condé à Paris

Campagne de Franz Freiherr von Mercy en comté de Bourgogne

Prise de Pontailler-sur-Saône

Prise de Mirebeau-sur-Bèze

Siège de Saint-Jean-de-Losne

En 1636, les opérations en Italie piétinent, de même que celles d'Alsace.

En 1636, Louis II de Bourbon-Condé revient à Paris, puis part faire ses premières armes, rattrapant ainsi la médiocrité militaire d'Henri II de Bourbon-Condé, son père.

Bernard de Saxe-Weimar seconde les manœuvres d'Henri II de Bourbon-Condé en comté de Bourgogne en 1636.

En 1636, Franz Freiherr von Mercy commande les troupes de Charles IV de Lorraine, membre de la coalition regroupant l'Autriche, l'Espagne, la Bavière, le pape, en guerre contre la France de Louis XIII et de Richelieu.

Cette armée de de Charles IV de Lorraine fait partie des forces coalisées commandées par le général en chef Matthias Gallas.

Le 15 août 1636, Charles IV de Lorraine et Franz Freiherr von Mercy font une entrée triomphale à Dole en Franche-Comté qu'une armée française, commandée par 'Henri II de Bourbon-Condé, gouverneur de Bourgogne n'a pas réussi à prendre quelques semaines auparavant.

Une partie de l'armée lorraine, constituée essentiellement de 3 000 mercenaires croates se dirige alors sur Pontailler-sur-Saône dans le duché de Bourgogne.

La ville, après une belle résistance, est prise le 28 août 1636.

La répression infligée par l'armée de Franz von Mercy est effroyable : tous les habitants capturés sont brûlés vifs, toutes les maisons incendiées, les deux églises rasées.

Les forces croato-lorraines s'abattent alors sur les villages voisins :

Ils sontcomplètement détruits, y compris les églises et prieurés.

Tous les habitants qui ne peuvent se cacher au fond des forêts ou dans des îles reculées de la Saône sont passés au fil de l'épée, sans considération de sexe ou d'âge, une cruauté implacable.

L'armée det Franz Freiherr von Mercy se dirige alors sur Mirebeau-sur-Bèze qui offre une belle résistance le 2 septembre 1636 avant que la jonction de l'armée de Franz Freiherr von Mercy avec le gros des troupes de Matthias Gallas ne permette la prise de la ville.

Elle est traitée avec la même violence que les villages du bord de Saône.

Les armées impériales se dirigent alors vers le sud en continuant leurs massacres jusqu'à la ville de Saint-Jean-de-Losne.

Au passage, le prieuré de Saint Léger est dévasté et tous les habitants tués.

Là, les habitants, hommes et femmes, leur opposent une farouche et héroïque résistance jusqu'à l'arrivée de renforts français.

Le 28 octobre 1636, les troupes autrichiennes décident de s'établir à Saint-Jean-de-Losne pour l'hiver.

Le 2 novembre 1636, après deux assauts et malgré une brèche dans les fortifications, Saint-Jean-de-Losne n'est toujours pas prise et les habitants assiégés refusent catégoriquement toute reddition.

Un troisième assaut n'y suffit pas : les assiégeants ne prennent pas possession de la ville.

La pluie continue qui est tombée pendant le siège, fait entrer en crue la Saône.

Les assiégeants manquent de vivres.

Une avant-garde des troupes royales, dirigées par le maréchal Josias Rantzau, arrive en soutien des habitants.

Philippe de La Mothe-Houdancourt sert en qualité de sergent de bataille dans l'armée de Bourgogne.

Le camp des armées impériales est inondé.

Matthias Gallas et Franz Freiherr von Mercy décident de lever le camp et de se replier vers la Franche-Comté.

Les troupes autrichiennes et se replient.

La retraite, du 3 novembre à décembre 1636 dans le mauvais temps, est très pénible et l'armée impériale y laisse de nombreux canons et de nombreux morts.

Louis XIII récompensera le courage de Saint-Jean-de-Losne en l'exemptant d'impôts.

Deux drapeaux pris aux Autrichiens lors des assauts sont visibles dans l'église Saint-Jean-Baptiste.

Il faudra deux générations pour que les villages de Pontailler-sur-Saône, Maxilly-sur-Saône, Heuilley-sur-Saône, Talmay soient reconstruits et retrouvent une vie normale.


Ferdinand III de Habsbourg

Mort de Ferdinand II de Habsbourg Empereur des Romains

Ferdinand III de Habsbourg Empereur germanique

Ferdinand II de Habsbourg meurt le 15 février 1637.

Ferdinand II de Habsbourg avait été guidé par son obsession de voir la maison des Habsbourg régner de façon héréditaire sur l'Empire et par son soutien à la Contre-réforme.

Son règne se solde par la perte pour l'Allemagne de la moitié de sa population et ruine pour les 200 ans à venir sa puissance politique.

Ferdinand III de Habsbourg devient Empereur germanique.

Il continue la guerre de Trente Ans, commencée par son père, et a à combattre à la fois les Suédois et les Français leurs alliés.

Ferdinand III appelle les troupes de Matthias Gallas qui rejettent les Suédois en Poméranie.

C'est la fin de la supériorité suédoise incontestée en Allemagne.



Campagne de Matthias Gallas contre Johan Banér

Matthias Gallas relevé de son commandement

En Allemagne du Nord, Matthias Gallas doit combattre le général suédois Johan Banér en 1637 et 1638.

Au tout début de cette campagne, Matthias Gallas poursuit les Suédois.

Lennart Torstenson se rend très utile pendant la défense très vigoureuse de la Poméranie suédoise .

Mais Matthias Gallas commet ensuite de graves erreurs et est pris au piège dans Magdebourg dont il peut s'enfuir avec le reste de ses forces.

En fait, ce qui était en cause était plus l'indiscipline de ses troupes (qui était héritée des méthodes de leur ancien chef, Wallenstein) que sa propre responsabilité.

Matthias Gallas est une fois de plus relevé de son commandement et en subit maintes moqueries.



Bataille de Jüterbog

Matthias Gallas est rappelé à un moment crucial pour arrêter l'avancée victorieuse des suédois.

Lennart Torstenson commande pour la troisième fois l'armée suédoise en Allemagne, battant les impériaux de Matthias Gallas à Jüterbog le 23 novembre 1644.



Bataille de Jankau

Le 6 mars 1645, la bataille de Jankau (Jankovice) en Bohême méridionale oppose les troupes suédoises, en marche vers Prague, commandées par le général Lennart Torstenson aux troupes impériales commandées par les généraux Melchior von Hatzfeld et Götz.

Les Suédois sont vainqueurs notamment grâce à l'efficacité de leur artillerie.

La cavalerie des troupes impériales y est massacrée.

Le général Hatzfeld y est fait prisonnier, le général Götz y trouve la mort.

Cette victoire ouvre à Lennart Torstenson la route de Vienne, sans défense, d'où l'Empereur s'enfuit alors vers Prague.

Au début d'avril 1645, Lennart Torstenson est aux portes de Vienne mais son armée épuisée ne peut forcer le passage du Danube.

Lennart Torstenson est vaincue par Léopold-Guillaume de Habsbourg dans le quartier de Brigittenau.

Lennart Torstenson renonce à attaquer Vienne.

Matthias Gallas est à nouveau rappelé pour affronter à nouveau les Suédois en 1645 après leur victoire de Jankau.



Mort de Matthias Gallas Comte de Campo et Duc de Lucera

Bientôt, vieilli et usé par la vie militaire, Matthias Gallas se retire.

Matthias Gallas meurt à Vienne le 25 avril 1647.

Son armée est considérée comme la bande la plus cruelle et la plus rapace de toute la guerre de Trente Ans, qui n'en manquait pourtant pas.

Comme tant d'autres généraux de cette période, Matthias Gallas peut acquérir une fortune considérable et des domaines très étendus, principalement des terres ayant appartenu à Wallenstein.

Matthias Gallas est le fondateur d'une famille de la noblesse autrichienne, les Clam-Gallas, qui fourniront à ce pays une longue lignée de militaires valeureux.


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