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Événements contenant la ou les locutions cherchées



31 événements affichés, le premier en 1483 - le dernier en 1564



Naissance de Martin Luther

Martin Luther naît à Eisleben en Saxe le 10 novembre 1483, fils du propriétaire d'une mine de cuivre.

Il étudie le droit à l'université d'Erfurt



Fondation de l'université de Wittenberg

Frédéric III de Saxe fonde l'université de Wittenberg en 1502, où enseigneront notamment Martin Luther et Philippe Melanchthon.



Martin Luther Moine

Selon Martin Luther, sa vocation monastique lui serait venue le 2 juillet 1505, lors d'un orage où il faillit être foudroyé par un éclair. Il fait alors le vœu suivant :

À mon aide, sainte Anne ! Je veux me faire moine.

Martin Luther est effectivement admis dès le 17 juillet 1505 au couvent des Augustins d'Erfurt, où il essaie aussitôt de rechercher la perfection par l'ascèse et les mortifications, tout en étant persuadé au fond de lui-même qu'il n'y arrivera jamais. En même temps, Martin Luther continue à étudier la théologie et bientôt commence à l'enseigner.



Martin Luther Prêtre

Martin Luther est ordonné prêtre en 1507 et est désigné pour enseigner la philosophie au couvent d'Erfurt.



Séjour à Rome de Martin Luther

Certains font remonter les idées réformatrices de Martin Luther à un séjour qu'il fit à Rome de 1510 à 1511 pour les affaires de son ordre. Ce n'est apparemment pas le cas, et les abus ecclésiastiques de l'époque ne semblent pas l'avoir ému outre mesure.



Martin Luther Docteur en théologie

Martin Luther devient Docteur en théologie en 1512. Martin Luther occupe par la suite la chaire d'enseignement biblique à Wittenberg.



Martin Luther Prédicateur de l'église de Wittenberg

Martin Luther est prédicateur de l'église de Wittenberg à partir de 1514.

Enseignement, prédication et recherche personnelle sont alors ses 3 activités essentielles.

Martin Luther étudie les épîtres de Paul.

Son obsession est le salut divin.

Luther en arrive à se dire que l'homme doit accepter son état de pécheur, et qu'il est forcément imparfait devant Dieu, ce qui n'empêche évidemment pas la pénitence.

En revanche, vouloir résoudre le problème du péché par des indulgences, le plus souvent versées en argent, est pour lui une pratique incompatible avec la piété et une façon trop facile d'éluder les vrais problèmes.


Martin Luther

Construction de la basilique Saint-Pierre

Début de la Réforme

Publication des Thèses de Wittenberg

En 1517, le pape Léon X décrète l'indulgence pour la construction de la basilique Saint-Pierre, chef d'œuvre architectural et artistique.

L'indulgence est soutenue en Allemagne par l'archevêque Albrecht de Mayence.

Le 31 octobre 1517, Martin Luther écrit à l'archevêque pour lui demander de ne pas cautionner cette indulgence et joint à sa lettre les 95 thèses destinées à clarifier la doctrine des indulgences, également appelées Thèses de Wittenberg.

Elles auraient été placardées sur la porte de l'église du château de Wittenberg, mais on n'en a aucune preuve.

En revanche, elles sont imprimées à la fin de l'année, provoquant agitation et scandale et marquant, au moins symboliquement, le début de la Réforme.

Martin Luther est dénoncé à Rome par l'archevêque Albrecht de Mayence.



Publication des Resolutiones par Martin Luther

Procès contre Martin Luther

Léon X paraissant accessible aux idées nouvelles, Martin Luther, en août 1518, lui dédie ses Resolutiones.

Jusqu'alors, Léon X ne s'était guère préoccupé de cet obscur théologien.

Commence contre Martin Luther un long procès où il est accusé d'hérésie.

Face à lui, Rome choisit l'affrontement, méconnaissant l'adversaire et sa pugnacité, et sans doute aussi la situation politique allemande.

Le procès menant à son excommunication, loin d'affermir le catholicisme, ne fait qu'accélérer le processus de la Réforme, qui de toute façon aurait sans doute eu lieu, avec ou sans Luther.

En octobre 1518, Martin Luther est convoqué à Augsbourg où Léon X lui envoie le cardinal Thomas Cajetan, légat apostolique et général des dominicains.

Martin Luther refuse de se rétracter.

Léon X continue dans la voie de la diplomatie en chargeant un chevalier allemand, Carl von Militz, de négocier une réconciliation.

Ces tentatives de conciliation tenaient davantage de la politique que de la théologie, pour laquelle Léon X n'avait pas grande affinité.

Le pape veut alors ménager Frédéric le Sage et empêcher, si possible, le futur Charles Quint d'être élu empereur.



Dispute de Leipzig

Martin Luther aggrave même son cas en juillet 1519 en mettant en cause l'infaillibilité des conciles.

La dispute de Leipzig en 1519 oppose Martin Luther et Johann Eck.

Ce dernier fait valoir que, dans le "De Consideratione", Bernard de Clairvaux approuve explicitement la "plenitudo potestatis" de la charge pontificale.

Si Luther réfute les arguments extraits du texte par Eck, il ne s'en prend pas pour autant à Bernard de Clairvaux.

Johann Eck sera l'organisateur de la Contre-réforme dans l'Empire.



Publication de la bulle Exsurge domine

Martin Luther est devenu le champion de la nation allemande.

Le 15 juin 1520, Léon X fulmine la bulle Exsurge Domine, sommant Luther de se rétracter, le menaçant d'excommunication, tandis que ses livres sont brûlés.

Martin Luther réagit avec la même violence, brûlant le 10 décembre 1520 à la fois la bulle papale et le droit canonique.



Excommunication de Martin Luther

Publication de la bulle Decet romanum pontificem

L'excommunication de Martin Luther, désormais inévitable, est prononcée le 3 janvier 1521 par la bulle Decet romanum pontificem.



Rencontre de Philippe Ier de Hesse avec Martin Luther

La première rencontre de Philippe Ier de Hesse avec Martin Luther a lieu en 1521,

Le landgrave adolescent, malgré son peu d'intérêts pour les questions religieuses, est tout de suite attiré par la personnalité du réformateur.



Le munzerisme Dissidence de l'anabaptisme

Le munzerisme s'appuie sur les idées anabaptistes pour développer une approche plus poussée de la préparation du règne eschatologique du Christ.

En 1521, Thomas Münzer tout d'abord pasteur luthérien rompt avec Martin Luther alors qu'il réside à Prague.

Avec Nicolas Stork, il prêche les idées anabaptistes en Bohême et en Silésie, tout en prônant une réforme plus radicale des institutions sociales.

Les idées de Münzer et de Stork remettent en cause la propriété privée du sol.

Elles ont beaucoup de succès parmi les paysans.



Constitution du Cénacle de Meaux

Condamnation des thèses de Martin Luther par la Sorbonne

En 1521, Guillaume Briçonnet attire autour de lui plusieurs théologiens et prédicateurs, dont notamment Lefèvre d'Étaples, Guillaume Farel, Gérard Roussel, Jodocus Clichtove, l'hébraïsant François Vatable, Martial Mazurier, Michel d'Arande, Pierre Caroli, prédicateur célèbre, et Jean Lecomte de Lacroix.

Ils constituent l'école ou le cénacle de Meaux ou le Cercle de Meaux, foyer de réflexion et de réforme de l'Église de Meaux.

Il s'agit de retourner aux sources du christianisme, vers l'enseignement originel du Christ en répandant le Nouveau Testament en français.

On délatinise les textes évangéliques.

Ils ont la protection de Marguerite d'Angoulême, sœur de François Ier de France.

Foyer de prédication, cet épicentre, précurseur du réformisme, a une grande influence sur les humanistes et les écrivains de cette génération tels Marot et François Rabelais.

Ce cercle de Meaux est pourtant loin des réformateurs allemands.

Les Cordeliers sont interdits de chaire.

Guillaume Briçonnet crée une imprimerie à Meaux, qui publie les ouvrages de Lefèvre d'Étaples.

Les textes sont débarrassés de tout apparat critique, et dédicacés au peuple des fidèles chrétiens.

Des commentaires sont faits de ces textes, devant des petits groupes de personnes ayant un peu d'éducation.

Les prêches, qui changent ont du succès.

On ne menace plus de l'Enfer, on ne quête plus à la fin.

La Picardie voisine, la Thiérache, le monastère de Livry-en-Aulnoy sont touchés et ce, alors que les thèses de Luther ne sont pas connues en France.

Guillaume Briçonnet s'attire l'hostilité des Cordeliers, privés du produit de leurs quêtes, et de la Sorbonne.

En 1521, Lefèvre d'Etaples est secouru par François Ier de France après la condamnation par la Sorbonne de son livre les Trois Maries.

En avril 1521, les thèses de Martin Luther sont condamnées par la Sorbonne.

Jodocus Clichtove fait défection au cénacle de Meaux.

Il rédige un ouvrage sur le culte des saints.

Il proclame que l'intelligence des laïcs ne pourra jamais comprendre le sens sublime enfermé dans les livres divins que les plus doctes ont peine à comprendre.



Diète de Worms

Martin Luther au ban de l'Empire

Séjour de Martin Luther au château de Wartburg

Traduction de la Bible en allemand

Christian III de Danemark participe à la Diète de Worms du 28 janvier au 25 mai 1521Martin Luther lui fait grande impression.

Il reste maintenant à mettre Martin Luther au ban du Saint Empire, ce qui ne peut se faire qu'après accord des États de l'Empire.

À cet effet, la diète de Worms est convoquée en avril 1521.

Frédéric III de Saxe obtient que Martin Luther soit auditionné.

Charles Quint invite Martin Luther, lui garantissant la liberté s'il se présente.

Martin Luther refuse à nouveau de se rétracter, réclamant d'être convaincu par le témoignage de l'Écriture et s'estimant soumis à l'autorité de la Bible plutôt qu'à celle de la hiérarchie ecclésiastique.

Par l'édit de Worms, Charles Quint décide alors de mettre Martin Luther et ses disciples au ban de l'Empire.

Cela signifie que n'importe qui peut les mettre à mort sans jamais en devoir rendre compte devant la justice.

Frédéric III de Saxe s'assure que la Saxe soit exemptée d'appliquer l'édit de Worms, hostile au luthéranisme.

Aussitôt la condamnation prononcée, Frédéric III de Saxe fait chercher Martin Luther dans le château d'Altenstein et l'emmène au château fort de Wartburg ou Wartbourg.

Martin Luther y demeure sous le pseudonyme de chevalier Georges.

Martin Luther y commence sa traduction de la Bible en allemand, la langue du peuple.

Il débute d'abord par la traduction du Nouveau Testament.

La tradition veut qu'il ait laissé une trace de son passage : un jour que le Diable venait une fois de plus le tourmenter, l'empêchant ainsi de travailler, il lança son encrier contre le Démon, ce qui occasionna une tache sur le mur....encore visible aujourd'hui.


Maison de Martin Luther à Wittenberg

Besoin d'organisation du protestantisme

Retour à Wittenberg de Martin Luther

En 1522 à Wittenberg, pendant que Martin Luther est retenu au château de la Wartburg, Andreas Bodenstein von Karlstadt remanie profondément la messe et encourage l'iconoclasme, et il faut de longues semaines à Martin Luther pour reprendre les choses en main.

Après quelques mois de semi-captivité, le 6 mars 1522, Martin Luther revient à Wittenberg et ne sera plus vraiment inquiété.

Parti d'une quête théologique personnelle, Martin Luther se retrouve à la tête d'une nouvelle religion, qu'il lui faut organiser rapidement pour éviter tout un tel débordement.

Bien que profondément conservateur, Martin Luther est condamné à faire évoluer la nouvelle Église évangélique, et à l'éloigner de plus en plus des traditions romaines.


Clément VII

Mort du Pape Adrien VI

Clément VII Pape

Après un pontificat fort bref, Adrien VI meurt subitement de la malaria le 14 septembre 1523.

À l'annonce de sa mort, une main inconnue dépose une gerbe de fleurs devant la porte de son médecin.

Ses papiers personnels disparaissent, et on ne sait pas ce qu'ils sont devenus.

Ancien Inquisiteur, Adrien VI est intransigeant sur le dogme mais, devant les critiques de Martin Luther, il reconnaît officiellement que l'Église de Rome est coupable d'abus et mérite des reproches.

Et Adrien VI promet de la réformer, mais il est dépassé par les événements.

Sous son règne, les pays scandinaves commencent à adopter le luthéranisme.

Jules de Médicis est élu pape le 19 novembre 1523 sous le nom de Clément VII (en latin Clemens VII, en italien Clemente VII).

Sous Clément VII, Jules III est nommé deux fois préfet de Rome.



Guerre des Paysans

Les détracteurs de Martin Luther lui font souvent grief de ce soutien des princes, lui reprochant d'avoir mis en place une religion qui n'est pas vraiment celle du peuple.

Ils lui reprochent surtout son comportement pendant la guerre des Paysans de 1524 à 1525, révolte provoquée par la misère mais liée aussi à la question religieuse et à des préoccupations proches des siennes (plusieurs leaders du mouvement étaient anabaptistes).



Guerre des Paysans

En 1524, les paysans allemands et des territoires du Rhin et de Franconie se révoltent.

La guerre des paysans éclate.

18 autres mouvements analogues eurent lieu au XVe siècle.

Contrairement aux autres mouvements, celui-ci dispose d'un facteur religieux important.

En effet, le mouvement est déclenché lorsque des communautés réformées affirment qu'elles ont le droit de choisir librement leur pasteur.

Martin Luther ne réagit pas dans un premier temps et promeut plutôt la paix.



Condamnation par Martin Luther de la révolte des Paysans

En avril 1525, en des termes très durs, Martin Luther se prononce pour une répression impitoyable de la révolte (il y aura en tout plus de 100 000 morts).



Bataille de Frankenhausen

Mort de Thomas Münzer

En 1525, Louis V du Palatinat essaie de négocier avec les paysans. Il échoue.

Allié à l'archevêque de Trèves, Louis V du Palatinat participe à plusieurs combats contre les paysans.

Lorsque Martin Luther voit l'ampleur de la révolte des paysans et l'accusation des princes qui le désignent comme responsable de cette révolte, il envoie Philippe Ier de Hesse réprimer le mouvement conduit par le millénariste Thomas Münzer.

Martin Luther choisit à cette occasion de passer d'une réforme sans fil directeur à une réforme institutionnalisée par le haut, c'est-à-dire avec l'aide du pouvoir civil.

Il décide dès lors d'attribuer un pouvoir de réforme au prince, le jus reformandi, grâce auquel tout un territoire est converti lorsque le détenteur de l'autorité civile choisit la religion réformée et devient ainsi garant de l'autorité religieuse pouvant contrôler l'action des pasteurs dans son territoire.

La bataille de Frankenhausen est la conclusion de la Guerre des paysans, le 15 mai 1525.

Environ 6 000 personnes trouvent la mort.

Thomas Münzer est capturé.

Thomas Münzer meurt le 27 mai 1525 exécuté.



Mariage de Martin Luther avec Catherine de Bora

Martin Luther épouse en 1525 Catherine de Bora, une ancienne religieuse. Ils ont 6 enfants.



Réunion de Spire

En 1526, à la réunion de Spire, Philippe Ier de Hesse soutient ouvertement la cause protestante rendant possible les prédications.

Philippe Ier de Hesse empêche l'élection en tant que Roi des Romains de Ferdinand Ier de Habsbourg.

Philippe Ier de Hesse détermine l'organisation de l'Église luthérienne selon les principes protestants. En cela, Philippe Ier de Hesse est aidé par son chancelier Feige de Lichtenau et son aumônier Adam Krafft, mais également par l'ex-franciscain François Lambert d'Avignon.

Les activités contre la progression de la Réforme des évêques de Wurtzbourg et des archevêques-électeurs de Mayence, la combinaison de plusieurs circonstances, y compris les rumeurs de guerre, ont convaincu Philippe Ier de Hesse de l'existence d'une ligue secrète parmi les princes catholiques.

Philippe Ier de Hesse est conforté dans ses soupçons par un aventurier employé dans diverses missions importantes par Georges de Saxe, ce conspirateur allemand se nommait Otto von Parck.

Martin Luther et le chancelier, convaincus de l'existence de cette ligue, conseillent à Philippe Ier de Hesse, l'action.

L'autorité impériale réunie à Spire interdit toute infraction à la paix et, après de longues négociations, Philippe Ier de Hesse réussit à extorquer des fonds couvrant les dépenses pour l'armement des diocèses de Wurtzbourg, de Bamberg et de Mayence.



Publication du Petit et du Grand Catéchisme

Martin Luther doter le protestantisme d'outils pédagogiques, ce qui sera fait en 1529 avec Le Petit Catéchisme, à l'usage du peuple, et le Grand Catéchisme, destiné aux pasteurs.



Conversion de Calvin à la Réforme

A la mort de Cauvin, son père, Calvin revient à Paris.

Vers 1531, passionné par les controverses théologiques, Calvin se lie avec plusieurs partisans de Martin Luther. Il est initié principes de la Réforme par son cousin Olivétan et les érudits Lefèvre d'Etaples, Guillaume Budé et Nicolas Cop, alors recteur de l'Université de Paris

Calvin commence dès 1532 à propager les théories de la Réforme protestante dans Paris.

Calvin participe à la défense de l'ouvrage de Marguerite de Navarre Miroir de l'âme pécheresse.

Menacé de prison, Calvin se réfugie d'abord à Angoulême, puis à Nérac auprès de Marguerite de Navarre, qui favorise les Protestants.



Le luthéranisme religion d'État au Danemark

Malgré le triomphe de la Réforme, la présence des catholiques au Conseil d'État danois est encore très forte.

Christian III de Danemark doit recourir à un coup d'État, qu'il accomplit avec succès grâce à l'aide de ses mercenaires allemands le 12 août 1536.

La brutalité de cet acte est fortement blâmée par Martin Luther.

Christian III de Danemark impose le luthéranisme comme religion d'État dans l'ensemble de ses possessions et confisque les biens d'Église ce qu'il lui permet de réajuster les finances du royaume.



Mariage de Philippe Ier de Hesse avec Marguerite von der Saale

Toujours marié à Christine de Saxe et avec l'accord de Martin Luther, Philippe Ier de Hesse épouse morganatiquement le 4 mars 1540 Marguerite von der Saale (1522-1566) Leurs enfants sont :

Marguerite von der Saale est titrée comtesse de Dietz.

Philippe Ier de Hesse est donc ouvertement bigame.



Publication du Petit Traité de la sainte Cène

En 1541, Calvin publie un Petit Traité de la sainte Cène qui traite des divergences entre Martin Luther, Zwingli et lui à propos de la signification de l'eucharistie et de la présence ou non du Christ dans la célébration de la Cène.



Mort de Martin Luther

Martin Luther vit toutes ses dernières années à Wittenberg.

Il est affecté par la gravelle, et a connaît plusieurs périodes de dépression et d'angoisse en 1527, en 1528, en 1537, en 1538, dues au décès de sa fille Madeleine ou aux querelles entre protestants.

Considéré par certains comme un vieillard acariâtre, Martin Luther n'a rien perdu de sa pugnacité. Son adversaire principal reste le Pape, pour lequel il n'a pas de termes assez durs.

Martin Luther s'en prend également aux Juifs, coupables apparemment de ne pas s'être convertis à la nouvelle religion, et dont il souhaite voir les synagogues brûler. L'antisémitisme de Martin Luther lui a été longtemps reproché, d'autant que les nazis n'ont malheureusement pas hésité à le revendiquer pour justifier leurs crimes.

La chasse aux sorcières et sorciers existe tant dans les régions protestantes que catholiques romaines de l'Europe centrale, pendant et après la Réforme. Martin Luther et Jean Calvin y apportent leur soutien. Ils se basaient sur les mots de la Bible (Exode 22:18) "tu n'accepteras pas de laisser vivre une sorcière". Martin Luther va jusqu'à en parler dans certains de ses sermons :celui du 6 mai 1526 et celui du 25 août 1538, il dit : "vous ne devez pas avoir de pitié pour les sorcières, quant à moi je les brûlerais". Il croyait que la sorcellerie était un péché allant à l'encontre du deuxième commandement. De nombreux théologiens, prédicateurs et juristes luthériens se basèrent plus tard sur ses dires.

Martin Luther meurt le 18 février 1546 alors qu'il est à Eisleben, sa ville natale, pour régler un différend entre les Comtes de Mansfeld.

La théologie de Luther peut s'énoncer en 4 points.


L'homme est perdu dans son péché

Ni la chair, ni l'esprit de l'homme ne sont libres de la corruption du péché originel. Le péché majeur est selon Luther l'égoïsme, qui éloigne de Dieu et des autres. Surtout au début de sa vie, Luther pensait que sa génération était mûre pour le jugement dernier.


Homme de la Renaissance, il condamne la spiritualité au profit d'une vie terrestre

Il condamne la vie monastique. Avec Dein Ruf ist dein Beruf (ta vocation est ton métier) il suggère que la vocation de tout un chacun n'est pas de chercher Dieu mais de s'incarner dans le monde.


Libère moi selon ta justice (Psaume 31)

Dieu accueille l'homme pécheur qui s'abandonne à lui. Le seul lien possible entre Dieu et les hommes est la Foi. Les actes ne peuvent donc rien : il ne sert à rien d'être charitable, généreux, pieux...si l'on n'a pas la Foi. Il faut d'abord s'abandonner à Dieu pour ressentir la Foi ; les actes viendront ensuite d'eux-mêmes, ainsi que le Salut. A noter que la théologie luthérienne est très théocentrée (se concentre sur le Père) alors que le catholicisme de l'époque est principalement dirigé vers le Christ intercesseur.


L'autorité de l'Évangile

L'homme n'a qu'un seul guide infaillible pour trouver le bon chemin, c'est la Parole de Dieu, l'Écriture qui le mène au Christ. Dieu, le seul être entièrement libre donne à chaque homme la possibilité d'accepter où de refuser la Parole et la Foi. La religion est une affaire personnelle. On a ici une pensée charnière entre le pessimisme du Moyen Âge et le "libre arbitre-isme" des humanistes. L'homme est rendu capable par la puissance de l'Évangile d'abandonner son péché pour trouver sa liberté en Christ.



Mort de Calvin

Calvin meurt à Genève le 27 mai 1564.

Calvin et Martin Luther sont les initiateurs de la Réforme protestante, en opposition à certains dogmes et rites de l'Église catholique romaine. Martin Luther et Calvin ont contribué à lutter contre la superstition et à amorcer l'époque moderne. Calvin a sans doute, plus que Martin Luther, donné de la religion réformée une image de rigueur, voire d'ascétisme.

Calvin est avant tout un homme de combat car, pour faire triompher le protestantisme et le discipliner, il a besoin de la plus grande énergie, et même de l'intransigeance et de la rigueur les plus strictes.

C'est surtout par la pratique du culte que le calvinisme se distingue du luthéranisme. On considère généralement la doctrine de Calvin comme un développement de celle de Luther.

Calvin se distingue de Martin Luther par une réformation plus radicale, proscrivant tout culte postérieur et toute hiérarchie, ne reconnaissant pas plus le caractère d'évêque et de prêtre que celui de pape, rejetant la messe, le dogme de la présence réelle, l'invocation des saints, etc. Il enseigne la prédestination absolue des élus et des damnés, détruisant ainsi le libre arbitre.

Sur le plan littéraire, Calvin, en écrivant ou en traduisant ses œuvres en français, est l'un des premiers écrivains importants dans cette langue, qu'il choisit parfois pour faciliter la propagation de ses idées.


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