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Événements contenant la ou les locutions cherchées



25 événements affichés, le premier en 882 - le dernier en 1891



Mort de Jean VIII Pape

Marin Ier

Charles III le Gros abandonne le pape Jean VIII qui l'appelle au secours.

Jean VIII, surnommé le "recteur de l'Europe", meurt en 882 dans son palais du Latran empoisonné et frappé à coups de marteau (selon les annales de Fulda).

Il serait donc le premier pape historiquement assassiné.

Le surnom de "Papesse Jeanne" est donné de son vivant au pape Jean VIII pour sa faiblesse face à l'Église de Constantinople.

Marin Ier, né à Gallese, devient Pape en 882.

Le nom de Marin a été confondu au Moyen Âge avec celui de Martin.

Par conséquent, Marin Ier et Marin II ont été pendant longtemps listés à tort sous les noms de Martin II et Martin III.

Cela explique que les listes de papes actuelles comprennent Martin Ier, Martin IV et Martin V, mais ni Martin II, ni Martin III.



Naissance de Martin IV

Simon de Brion, futur Martin IV, naît entre 1210 et 1220, sans doute en Touraine (plutôt qu'en Brie), peut-être à Seuilly ou à Reignac, issu d'une famille de petite noblesse.

Un Guillaume de Brion qu'on trouve parmi les conseillers de Saint-Louis est peut-être son frère, en tout cas un membre de sa famille.

Après un court passage à Rouen où il exerce les fonctions d'archidiacre, Martin IV obtient un canonicat à Saint-Martin de Tours et devient trésorier du chapitre.



Martin IV Garde des sceaux

En 1260, le futur Martin IV est appelé par Saint-Louis à la charge de garde des sceaux, une fonction plutôt honorifique qu'il ne paraît pas avoir réellement exercée.



Martin IV Cardinal

En 1261, Urbain IV fait Martin IV cardinal du titre de Sainte-Cécile.


Blason de Charles Ier d'Anjou

Charles Ier d'Anjou Roi de Naples et de Sicile

En 1264, le pape Urbain IV appelle Charles Ier d'Anjou à combattre Manfred de Hohenstaufen, Roi de Naples et de Sicile, qui a encouru la disgrâce du Saint-Siège.

Urbain IV charge Martin IV, comme légat, de conclure le traité définitif qui donne à Charles Ier d'Anjou la couronne de Sicile.


Clément IV Pape, Clément IV Pape

Clément IV Pape

Guy Foulques est en voyage lorsqu'il est élu 183e Pape.

Il rentre alors à Pérouse en Italie, déguisé en moine, avant de coiffer la tiare, le 5 février 1265, sous le nom de Clément IV.

Sous le pontificat de Clément IV, Martin IV s'active à prêcher et à organiser le soutien à la politique anti gibeline du pape contre Manfred Ier de Hohenstaufen.



Mort de Mathilde V de Nanteuil Abbesse de Chelles

Mathilde V de Nanteuil meurt le 16 avril 1274.

Une élection a lieu en faveur de Marguerite, trésorière, qui obtient la majorité absolue des suffrages.

Mais elle est contestée par les tenants de sa concurrente Jeanne, chanteresse, qui fera appel les années suivantes aux Papes successifs : Grégoire X, Innocent V, Adrien V, Jean XXI, Nicolas III, Martin IV, Honorius IV.



Martin IV Légat

Réforme des statuts de l'Université de Paris

Au cours d'une seconde légation, de 1274 à 1279, Martin IV s'occupe de nombreux problèmes disciplinaires et notamment de la réforme des statuts de l'Université de Paris.



Différent entre Philippe III le Hardi et la Castille

En 1279, Martin IV participe sans succès aux efforts de la diplomatie pontificale pour réconcilier Philippe III le Hardi et la Castille.



Couronnement d'Éric II de Norvège

Querelle entre Jon Raude et Éric II de Norvège

Mariage d'Éric II de Norvège avec Margaret d'Écosse

Le 2 juillet 1281, Éric II de Norvège est couronné Roi de Norvège à Bergen.

Un conflit ne tarde par à éclater avec Jon Raude, l'intransigeant archevêque de Trondheim (1268-1282) qui réclame que l'indépendance et la liberté de l'église face au pouvoir royal soit reconnue.

Prestehatar ou l'Ennemi des prêtres, le surnom d'Éric II de Norvège, est lié aux conflits violents qui l'opposeront à l'église.

Éric II de Norvège épouse à Bergen en Norvège le 14 août ou le 31 août 1281 ou le 1er septembre 1281 Margaret d'Écosse, fille d'Alexandre III le Glorieux et de Marguerite d'Angleterre. Leur enfant est :

La querelle avec Jon Raude, archevêque de Trondheim, s'apaise temporairement à l'occasion de ce mariage.

Mais peu après, Jon Raude exige l'application d'un édit de 1277 de Magnus VI de Norvège très favorable aux thèses ecclésiastiques. Jon Raude fait appel au Pape Martin IV.

La rupture intervient lorsque l'évêque Arne de Stavanger refuse le paiement du Leding du par l'église et qu'il est mis hors la loi.

L'archevêque Jon Raude excommunie Éric II de Norvège, Ingeborg de Danemark, sa mère, et les principaux membres du parti royal.

Jon Raude doit alors s'exiler avec les évêques Anders d'Oslo et Thorfinn d'Hamar.

Leurs possessions sont confisquées et le temporel de l'archevêché de Trondheim est confié à Jon Brynjulsson un partisan du roi.


Martin IV Pape

Martin IV Pape

Le conclave réunit depuis Août s'achève le 22 février 1281 par un coup de force de Charles Ier d'Anjou qui fait jeter en prison deux cardinaux du groupe "romain" partisans de poursuivre la politique anti-angevine de Nicolas III, dont son neveu Matteo Rosso Orsini, et impose l'élection de son homme, le français Simon de Brion. Simon paraît bien ne pas être candidat. Même ses adversaires affirment qu'il est élu contre son gré et qu'il n'accepte la tiare que sous la pression du roi de Sicile. Il prend le nom de Martin IV, en hommage, dit-on, à saint Martin pour lequel il a ramené de Tours une dévotion particulière.



Charles Ier d'Anjou Sénateur de Rome

Insurrection en Romagne

Exil de Martin IV

Dès son élection, Martin IV, revenant sur la politique de son prédécesseur, rend à Charles Ier d'Anjou la dignité de "sénateur" de Rome, ce qui fait de lui le maître absolu de l'administration urbaine et des États du Pape en général.

De 1281 à 1284, la Romagne, malgré une pluie d'interdits et d'excommunications, reste en état d'insurrection permanente.

Le mécontentement de l'aristocratie romaine fait que Martin IV ne pourra jamais mettre les pieds à Rome. Pendant tout son pontificat l'agitation devient endémique dans les États de l'Église où Charles Ier d'Anjou, par ses brutalités, a eu le temps de se rendre impopulaire.

Le nouveau pape doit quitter Viterbe (ville sous interdit à cause de l'emprisonnement des cardinaux et où les querelles ne s'apaisent pas) pour s'installer à Orvieto où il se fait couronner.



Excommunication de Michel VIII Paléologue

Martin IV, adhérant à la vision chimérique de Charles Ier d'Anjou de reconquérir Byzance, excommunie l'empereur Michel VIII Paléologue le 18 novembre 1281 et prétend interdire toute relation des princes occidentaux avec l'Empire. Cette initiative sème le trouble chez de nombreux cardinaux et bien au-delà dans l'Église.



Expédition contre Constantinople

Les Vénitiens veulent alors se lancer dans une croisade contre Constantinople.

En 1281 le Pape Martin IV donne son accord, et les Français se mettent en route vers Durazzo, alors que les Vénitiens prennent la voie maritime.

Mais le soulèvement des Vêpres siciliennes oblige Charles à rebrousser chemin. Ainsi se termine la dernière expédition organisée contre les Byzantins ou les musulmans au proche-orient.



Exil de Martin IV à Montefiascone

Des troubles à Orvieto obligent Martin IV à s'exiler pendant 6 mois à Montefiascone de juin à décembre 1282.



Projet de croisade anti-byzantine

Cessation de la collecte pour la croisade

Charles Ier d'Anjou veut contraindre les Byzantins à l'union religieuse. Pour cela, il prépare une expédition contre l'Empire byzantin pour le printemps 1283 et masse sa flotte à Messine.

Malgré les efforts réels de Martin IV, la collecte des décimes dans l'optique de la croisade réclamée par le Concile de Lyon est interrompue un peu partout, en Allemagne, de crainte que l'argent récolté n'aille dans les caisses de Charles Ier d'Anjou sous prétexte de financer sa croisade anti-byzantine.

L'empereur byzantin Michel VIII Paléologue, inquiet des visées sur l'Orient qu'entretient Charles Ier d'Anjou, est contacté par des émissaires siciliens.


Pierre III d'Aragon débarque à Trapani, ms Biblioteca Vaticana

Fin de la République de Palerme

Pierre III d'Aragon Roi de Sicile

Charles II d'Anjou Régent du royaume de Naples

Excommunication de Pierre III d'Aragon

Pendant 4 mois, la république connaît une liberté aussi extraordinaire que sanglante.

La flotte aragono-catalane débarque à Trapani près de Palerme. Pierre III d'Aragon arrive à Palerme et réclame ses droits sur l'île en tant que gendre de Manfred Ier de Hohenstaufen.

Le 30 août 1282, il met fin à la République fédérale.

Il oblige Charles Ier d'Anjou à lever sans gloire le siège de la ville et chasse les troupes fidèles à Charles Ier d'Anjou en dehors de l'île.

Les émissaires siciliens apportent au roi Pierre la couronne de l'île au nom de sa femme. Il est proclamé roi le 4 septembre 1282 sous le nom de Pierre Ier, avec la connivence certaine de Michel VIII Paléologue.

Toutefois l'armée de Pierre III d'Aragon n'arrive pas à mettre le pied dans la partie continentale du royaume de Sicile. C'est le début de la division entre les royaumes :

dont les rois prétendent tous deux au même titre de "roi de Sicile".

Charles II d'Anjou rejoint alors son père à Naples et assume la régence pendant que son père se rend en France pour armer une flotte.

Robert II d'Artois se rend en Italie pour secourir son oncle Charles Ier d'Anjou.

Le pape voit surtout ressurgir le spectre des Hohenstaufen.

Le 18 novembre 1282, Martin IV excommunie derechef les Siciliens rebelles, Pierre III d'Aragon, ses compagnons d'armes et ses ministres.

La guerre contre Charles Ier d'Anjou, replié à Naples, continuera jusqu'en 1285.

Charles Ier d'Anjou qui doit rappeler ses troupes de Terre Sainte.



Excommunication de Pierre III d'Aragon

Interdit sur les possessions de Pierre III d'Aragon

En février 1283, ses sommations étant restées sans effet, Martin IV déclare Pierre III d'Aragon dépouillé de son royaume et jette l'interdit sur toutes ses possessions, sans d'ailleurs être obéi des évêques concernés.

Martin IV engage des pourparlers avec Philippe III le Hardi et lui offre la couronne d'Aragon pour Charles Ier de Valois, un de ses fils.



Exil de Martin IV à Montefiascone

Des troubles à Orvieto obligent Martin IV à s'exiler définitivement, au début de l'été 1284, à Pérouse qui vient de lui faire sa soumission.



Mort de Thorfinn d'Hamar

Thorfinn d'Hamar part à Rome demander l'appui du Pape Martin IV.

Thorfinn d'Hamar meurt en 1285 dans un monastère flamand sur le chemin du retour.



Charles Ier de Valois Roi titulaire d'Aragon

Croisade d'Aragon

Siège de Gérone

Confiscation des Baléares par Pierre III d'Aragon

Jacques de Majorque, Philippe de Majorque, Ferdinand de Majorque et Sanche de Majorque Prisonniers

Mort d'Amaury d'Harcourt

Le pape Martin IV donne à Charles Ier de Valois le royaume d'Aragon, comme fils d'Isabelle d'Aragon, sous la vassalité du Saint-Siège.

Charles Ier de Valois est couronné en 1285 avec un chapeau de cardinal, ce qui lui vaut le sobriquet de roi du chapeau.

Charles Ier de Valois n'osera jamais user du sceau royal qu'il s'est fait faire à cette occasion.

Charles Ier de Valois et les barons consultés, contre l'avis du futur Philippe IV le Bel, entraînent Philippe III le Hardi dans une expédition appelée croisade d'Aragon, visant à remettre à Charles Ier de Valois le trône d'Aragon, en mars 1285.

Guy VIII de Montmorency-Laval, Jean II d'Harcourt, Roger-Bernard III de Foix, Jean Ier de Brabant et Jean II de Bretagne, Guy II de Châtillon-Saint-Pol accompagnent Philippe III le Hardi qui met le siège devant Gérone pendant 2 mois.

Pendant que Philippe III le Hardi fait le siège de la ville de Roses, qu'il a investie, le 28 juin 1285, il ne peut arriver à son camp aucun convoi, sans qu'il y ait un combat.

On en attend cependant un, lorsqu'on est averti que Pierre III d'Aragon veut l'enlever, et qu'à cet effet, il s'est mis, le 14 août 1285, en embuscade entre Bagnols et Gérone, avec 400 chevaux et 2 000 hommes de pied, l'élite de ses troupes.

Philippe III le Hardi charge Jean II d'Harcourt de soutenir et protéger ce convoi.

Jean II d'Harcourt étant parti, vers la fin de la nuit, avec le connétable Raoul II de Clermont-Nesle et 500 cavaliers, ils arrivent, le 15 août 1285, à la pointe du jour, vers l'endroit où le Pierre III d'Aragon s'est embusqué.

Celui-ci commence alors une charge, que les Français reçoivent avec beaucoup de bravoure et d'intrépidité.

Ils chargent à leur tour avec le plus grand succès, et mettent les Espagnols dans une déroute complète.

Pierre III d'Aragon est blessé dans cette action, et Gérone capitule, le 7 septembre 1285.

L'armée de Philippe III le Hardi est affaiblie par le paludisme et la flotte française est détruite par la flotte Aragonaise de Roger de Loria.

Jacques II de Majorque choisit le parti de Philippe III le Hardi.

Pierre III d'Aragon arrive par surprise à Perpignan.

Jacques II de Majorque se trouve piégé dans le Palais et doit s'enfuir en cachette par les égouts.

Quand Pierre III entre dans le Palais, il ne peut que constater la mystérieuse disparition du roi de Majorque.

Pierre III d'Aragon confisque en représailles les Baléares.

Pierre III d'Aragon enlève les fils de Jacques II de Majorque :

Amaury d'Harcourt meurt en 1285 durant le siège de Perpignan.


Honorius IV Pape

Mort de Martin IV

Honorius IV Pape

Martin IV meurt le 28 mars 1285. Il est enseveli dans la cathédrale de Pérouse.

Giacomo Savelli est élu par le conclave de Pérouse en 1285 sous le nom d'Honorius IV, prenant le prénom de son grand-oncle Honorius III.



Traité de Tarascon

Le traité de Tarascon fait suite au conflit opposant la papauté, alliée à la maison d'Anjou, et la maison d'Aragon pour la possession du royaume de Sicile.

Il est signé le 19 février 1291 par le pape Nicolas IV, Charles II d'Anjou et Alphonse III Le Magnifique.

Philippe IV le Bel et Nicolas IV cherchent à chasser Jacques II le Juste.

Pour ce faire, ils entament des négociations avec son frère aîné le roi Alphonse III Le Magnifique qui aboutissent à la signature du traité de Tarascon.

Alphonse III s'engage :

On lui conseille par ailleurs de faire la paix avec Sanche IV le Brave.

La papauté, pour sa part, annule l'investiture de la couronne d'Aragon concédée par le pape Martin IV à Charles Ier de Valois.



Traité d'Anagni

Le traité d'Anagni est un avenant du traité de Tarascon.

Il est signé le 20 juin 1295, sur l'initiative de Boniface VIII, pour mettre un terme à la guerre opposant la couronne d'Aragon à la France au sujet de la Sicile.

Il est élaboré par le Pape et les ambassadeurs de Jacques II le Juste, de Philippe IV le Bel et de Charles II d'Anjou.

Les clauses essentielles sont les suivantes :

Deux clauses secrètes s'ajoutaient :

Ni Frédéric II de Sicile, ni les Siciliens n'acceptent ce traité et poursuivent la lutte pour l'indépendance de l'île contre les troupes angevines et la flotte envoyée par le roi d'Aragon, en respect du traité.



Transfert des restes d'Innocent III, d'Urbain IV et Martin IV à la basilique Saint-Jean de Latran

Les restes d'Innocent III, mêlés à ceux d'Urbain IV et Martin IV, sont transférés en 1891 à la basilique Saint-Jean de Latran.


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