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Événements contenant la ou les locutions cherchées



327 événements affichés, le premier en 316 - le dernier en 1959



Naissance de Martin

Martin naît à Sabaria en Pannonie (actuelle Hongrie) en 316.

Il passe sa jeunesse à Pavie en Italie, où son père était militaire dans l'armée Romaine.



Martin catéchumène

En 326, à l'âge de 10 ans, Martin s'intéresse à la foi et commence son catéchuménat.



Saint Martin militaire

En 331, à l'âge de 15 ans, Martin est enrôlé de force dans l'armée Romaine. Il fait donc son service dans la cavalerie, ou il ne dépasse pas le grade de sous-officier.



Baptême de Constantin Ier le Grand

Mort de Constantin Ier le Grand

Constantin Ier le Grand et sa mère Hélène sanctifiés

Malade, épuisé par un règne agité, Constantin Ier le Grand tente de regagner en toute hâte sa capitale.

Avant de rendre le dernier soupir, Constantin Ier le Grand a le temps de recevoir le baptême des mains de l'évêque Eusèbe de Nicomédie, un disciple d'Arius que Constantin Ier le Grand avait fait condamner lors du Concile de Nicée.

Constantin Ier le Grand meurt à Ancyrona, dans les faubourgs de Nicomédie le dimanche 22 mai 337, jour de la Pentecôte chrétienne.

Son corps est placé dans un cercueil d'or et drapé de pourpre pour son retour à Constantinople.

Il est exposé dans la grande salle du palais durant 3 mois et 1/2, le temps de savoir lequel des jeunes Césars doit occuper le trône vacant.

Durant cette période, les cérémonies de la Cour se déroulent au nom de Constantin Ier le Grand, comme s'il n'était pas mort.

Constance II, premier sur les lieux, préside les funérailles.

Le corps de Constantin Ier le Grand est placé dans un sarcophage dans l'église des Saints Apôtres.

Son baptême tardif et son action en faveur de l'Église lui valent d'être vénéré comme un saint par les chrétiens orthodoxes... Sa mère Hélène, chrétienne sincère qui pria pour la conversion de son fils, figure également parmi les saints.


Apparition du Christ à Saint Martin

En 337 en garnison à Amiens, par un hiver de grand froid, il rencontre un mendiant grelottant de froid à qui il donne la moitié de son manteau, une moitié car l'autre moitié reste la propriété de l'armée Romaine. La nuit suivante le Christ lui apparaît revêtu du demi-manteau donné au pauvre.



Baptème de Saint Martin

En 354 Martin est baptisé à Amiens.



Retour de Saint Martin à la vie civile

Fondation du monastère de Ligugé par Saint Martin

En 356 Martin obtient de quitter l'armée. Il traverse les Alpes par le Petit-Saint-Bernard et vit quelques temps à Milan, puis dans la petite île de Gallinara, en Méditerranée.

Martin se met au service de Saint-Hilaire évêque de Poitiers qui le forme et l'ordonne exorciste. Sur les conseils de Saint-Hilaire, il s'installe comme ermite à Ligugé prés de Poitiers, dans une ancienne villa Romaine désaffectée en ruine. Il crée le monastère de Ligugé premier monastère de gaule, ou se rassemble de nombreux disciples qui forme une communauté à la fois de prière monacale et d'évangélisation.

Homme de prière il exerce la compassion, guérit les malades, tantôt par de simple remèdes et parfois, par des guérisons extra ordinaires. Il ressuscite même les morts.



Saint Martin Évêque de Tours

Les chrétiens de Tours usent d'une ruse pour attirer Martin, quelques uns vont à Ligugé le supplier de venir soigner un malade. Dés qu'il est sur le territoire de la cité de l'évêché de Tours, on le fait prisonnier et on l'emmène à l'église où aussitôt on l'élit évêque le 4 juillet 371, malgré l'opposition des notables gallo-Romains.



Construction de l'abbaye de Marmoutier

Évangélisation des campagnes gauloises

En 372, Saint Martin commence la construction de l'abbaye de Marmoutier sur la rive droite de la Loire, au nord de Tours. Il y établit 80 religieux, astreints à ne faire par jour qu'un seul repas de fruits et légumes, sans jamais prendre de vin ni de viande et en ne mangeant de poisson que les plus grands jours de fête. Ils habitent des cellules creusées dans le rocher ou des cabanes de branches sur le bord de la Loire. Ils sont envoyés fonder les relais dans les campagnes afin de consolider les communautés chrétiennes nouvelles. Martin évangélise ainsi les campagnes et s'attaque au paganisme rural. C'est à Saint Martin que nous devons en grande partie, la destruction de la culture celtique et gauloise.


Fresque de Victrice de Rouen dans l'église Saint Gervais de Rouen

Victrice de Rouen Évêque de Rouen

Victrice de Rouen devient Évêque de Rouen vers 390.

Victrice de Rouen organise les premières paroisses rurales dans son diocèse.

Victrice de Rouen est ami de saint Martin,



Mort de Saint-Martin

En 397, Saint-Martin part pour Candes pour rétablir la paix entre les clercs de la paroisse. La paix rétablie, il songe à revenir à Marmoutier quand les forces de son corps commencent à l'abandonner, il meurt dans la nuit du 8 au 9 novembre. Il est enterré le 11 novembre 397 à Tours.

En France plus de 450 communes et prés de 5000 églises sont dédiées à Saint-Martin.



Nouveau voyage de Saint Germain en Grande-Bretagne

Saint Germain revient en Bretagne vers 447. A noter que les plus anciens et les plus célèbres monastères de la Cambrie, une région située sur la côte Ouest de l'Angleterre : Saint-Iltud, Lancarvan dans le Glamorgan, Ty Guen à Kaer-Martin, Bangor doivent leur origine, sinon à saint Germain, au moins à ses disciples immédiats.


Gisant du tombeau de Clotilde à Saint-Denis

Mort de Clotilde de Burgondie

Clotilde de Burgondie passe ses dernières années à Tours où l'attire son culte de prédilection pour Saint-Martin.

Clotilde de Burgondie meurt le 3 juin 544 ou 545 ou 546 à Saint-Martin à Tours. Son corps est transporté de Tours à Paris, dans la crypte de l'église du mont Lutèce, que le peuple commence à appeler du nom de Sainte-Geneviève. Elle sera faite Sainte par le Pape Pélage II.

Cependant au neuvième siècle, les invasions normandes obligent les Parisiens à transporter la châsse de Sainte-Clotilde de Burgondie au château de Vivières (Aisne). Quand les reliques sont rendues aux Génovéfains de Paris, ceux-ci laissent à Vivières la tête et un bras, origine d'un culte de Sainte-Clotilde dans cette localité. En 1656, une côte de la sainte est concédée à l'église de Notre-Dame des Andelys, demeurée toujours fidèle au culte de sa fondatrice. En 1793, la rage des révolutionnaires s'acharne contre le sanctuaire de Sainte-Geneviève, on parvient à grande peine à sauver les ossements de Clotilde et à les mettre en lieu sûr, ces ossements sont conservés dans la petite église paroissiale de Saint-Leu.



Fondation du monastère Sainte-Croix de Poitiers

Consacrée diaconesse par saint Médard, Radegonde de Thuringe fait un pèlerinage à Tours sur le tombeau de saint Martin. Radegonde demande ensuite conseil à saint Jean de Chinon qui vit dans un ermitage troglodyte toujours existant au-dessus de la ville. Radegonde se rend ensuite sur la terre de Saix que Clotaire Ier lui a donnée et y fonde un oratoire et un hospice où elle s'occupe elle-même des malades : c'était un des premiers hospices organisé en France.

Mais Clotaire Ier, qui avait d'abord accepté la vocation de la reine, change d'avis. Il envoie une troupe à Saix pour la ramener à la cour. Lorsque les soldats arrivent en vue de Saix, Radegonde s'enfuit vers le Sud à travers un champ d'avoine que des ouvriers achèvent de semer. La reine fait instantanément pousser l'avoine pour s'y cacher. Questionnés par les poursuivants, les moissonneurs, peuvent affirmer qu'ils n'ont vu personne dans le champ depuis le temps où cette avoine a été semée.

À partir de ce moment, Clotaire Ier lui laisse suivre son chemin vers une vie consacrée à la religion.

Radegonde de Thuringe va à Poitiers où elle fonde le monastère Notre-Dame (devenu depuis Sainte-Croix).

Avec Agnès, sa sœur spirituelle qu'elle choisit comme future abbesse du monastère, et Venance Fortunat, poète italien biographe de Radegonde, qui devient évêque de Poitiers, elle va en Arles pour se renseigner sur la règle de saint Césaire et l'adopter.

Le 25 octobre 552 ou 553, Radegonde de Thuringe entre dans le monastère Notre-Dame accompagnée de nombreuses jeunes filles, en présence d'une grande foule. Elle donna à ses compagnes une règle stricte. Elle se place sous la protection du Saint-Siège, pour être libre du pouvoir épiscopal.

Radegonde de Thuringe en rassemble un grand nombre de reliques qui seraient toujours au monastère Sainte-Croix, dont un fragment de la croix du Christ, qu'elle avait demandé et obtenu auprès de l'empereur Justin II. C'est à l'occasion de l'arrivée à Poitiers de cette insigne relique que saint Venance-Fortunat a composé l'hymne "Vexilla regis prodeunt".

Radegonde de Thuringe a le reste de sa vie une grande influence sur les grands de son époque, notamment Sigebert, successeur de Clotaire.



Syagre Évêque d'Autun

Syagrius ou Syagre devient Évêque d'Autun vers 560.

L'évêque Syagre obtint de la reine Brunehaut qu'elle fasse construire à Autun 3 établissements qui devaient jouer un grand rôle dans l'histoire de la ville :

Syagre embellit la Cathédrale Saint Nazaire d'Autun



Grégoire de Tours à Brioude puis à Lyon

Durant sa jeunesse, Grégoire de Tours est sujet à divers maux : un pèlerinage sur le tombeau de saint Martin à Tours (en 562 ou 563) le guérit de l'un d'entre eux.

Peu après, Grégoire de Tours est ordonné diacre et réside à la basilique Saint-Julien, à Brioude.

Grégoire achève son éducation auprès de son oncle Nizier, à Lyon où il est envoyé en 563.



Géry de Cambrai Évêque d'Arras et de Cambrai

Transfère du siège épiscopal d'Arras à Cambrai

Sous le règne de Childebert II, Géry de Cambrai est consacré Évêque d'Arras vers 584 ou 585 par Aegidius ou Egidius, Archevêque de Reims.

Géry de Cambrai transfère le siège épiscopal d'Arras à Cambrai entre 584 et 590.

L'évêque de Cambrai administre à la fois les deux Églises.

Géry de Cambrai se consacre à la lutte contre le paganisme.

Géry de Cambrai détruit des idoles, peut-être consacrées au culte d'Odin ou de Teutates, au Mont-des Bœufs à Cambrai.

Géry de Cambrai y place une communauté de religieux et dédie leur église à Médard de Noyon et à Saint-Loup.

Géry de Cambrai sera enterré dans cette même église.

Géry construisit aussi une église consacrée à Saint-Martin, où il fait déposer des reliques de ce saint.

Le clocher de cette église devait devenir, bien plus tard, le beffroi de la ville.

Ayant obtenu des morceaux de la Sainte-Croix, Géry de Cambrai fait encore construire une église pour les abriter.

Enfin, Géry de Cambrai fait édifier un palais épiscopal près de sa cathédrale.



Installation de Colomban à Annegray

En 587, Colomban et ses compagnons arrivent dans les Vosges et se fixent sur le site d'Annegray au pied de la montagne Saint-Martin, sur la commune de La Voivre en Haute-Saône.

Les moines entreprennent le défrichement des bois, la construction de bâtisses de chaumes.

Ils accueillent les malades et commencent la formation de nouveaux moines.

Colomban effectue une première retraite dans une grotte de la montagne.



Mariage d'Arnould de Metz avec Dode Ferreol

Arnould de Metz songe à se retirer pour mener une vie ascétique mais sa famille parvient à le marier.

Arnould de Metz épouse après 611 Dode Ferreol, fille d'Arnould de Schelde et d'Oda de Souabe. Leurs enfants sont :


La France en 613 Pépin Ier de Landen Mort de Brunehaut Clotaire II Clotaire II

Mort de Thierry II de Francie

Corbon Roi d'Austrasie

Sigebert II Roi de Bourgogne

Mort de Brunehaut, de Sigebert II, de Corbon

Clotaire II Roi des Francs

Réunification de l'empire franc

Gundeland Maire du palais de Neustrie

En 613, maître de la Bourgogne, de l'Austrasie et d'une partie de la Neustrie, Thierry II de Francie s'attaque à son cousin Clotaire II, fils de Frédégonde d'Ardennes, mais il meurt de dysenterie à Metz, laissant 4 fils.

Brunehaut quitte Metz avec ses quatre arrière-petits-fils, nés des concubines de Thierri II, pour Worms.

Corbon devient Roi d'Austrasie pendant une courte période en 613.

Sigebert II devient Roi de Bourgogne.

En 613, les seigneurs austrasiens : le maire du Palais Warnachaire, soutenu par Pépin Ier de Landen et Arnould de Metz, qui redoutent la tyrannie de Brunehaut, finissent par s'allier avec Clotaire II.

Clotaire II qui s'avance en Champagne au-devant de l'armée que Brunehaut veut lui opposer. Clotaire II séduit les chefs par ses promesses.

Brunehaut se réfugie en Bourgogne, Clotaire II la poursuit. Garnier (612-627), Maire du palais de Bourgogne, la livre à Clotaire II.

Clotaire II fait prisonnière Brunehaut à Orbes près du Jura. Il se saisit également des fils de Thierry II de Francie.

L'accusant de multiples régicides, Clotaire II fait torturer Brunehaut, à 70 ans, durant 3 jours à Renève en Côte d'Or.

Puis il la fait défiler assise sur un chameau à travers le camp de l'armée, enfin on l'attache par les cheveux, par un pied et par un bras à la queue d'un cheval indompté.

Son corps est traîné parmi les buissons et les épines et mis en pièce.

On recueille les débris et on les met au feu.

Ses restes sont enterrés à Autun au monastère de Saint-Martin.

Clotaire II tue ses neveux, Sigebert II, Corbon, fils de Thierry II de Francie, pour ne pas partager son royaume.

Clotaire II réunit alors sous sa main la totalité de l'empire franc.

En réalité, le pouvoir de Clotaire II y est fort diminué, et les royaumes d'Austrasie et de Bourgogne sont livrés à l'autorité des grands :

Clotaire II prend conscience qu'il est tributaire de l'aristocratie. Elle l'a fait roi, elle peut le défaire.

Gundoland ou Gundeland succède à Landric et devient Maire du palais de Neustrie en 613.

Ils sont tous deux oncles de Saint-Aldegunda.



Mariage de Clodulphe de Metz avec Amalberthe de Hesbaye

Clodulphe de Metz épouse Amalberthe de Hesbaye. Ses enfants sont:



Mariage d'Anségisel de Metz avec Begga de Landen

Arnould de Metz et Pépin Ier de Landen marient ensemble leur enfant respectif.

Il donne ainsi naissance à la dynastie carolingienne.

Anségisel de Metz épouse vers 635 Begga de Landen. Leurs enfants sont :



Naissance de Martin de Metz

Martin de Metz ou de Moselgau naît en Austrasie vers 640 ou 650, fils de :



Mort de Théodore Ier pape

Martin Ier Pape

Théodore Ier meurt le 14 mai 649.

Il est le premier pape à reprendre le titre de pontife (en latin pontifex maximus), tombé en désuétude depuis le déclin de l'antique religion romaine. A partir de ce pape, on peut parler de pontificat sans commettre d'anachronisme.

Martin Ier, né à Todi en Ombrie, est élu Pape en 649.



Concile du Latran

Condamnation du monothélisme

Martin Ier réunit aussitôt un concile d'une centaine d'évêques dans la basilique du Latran. Ce concile condamna le monothélisme que l'empereur byzantin Constant II Pogognat et ses théologiens entendaient imposer à tout l'Empire.



Fondation de Saint-Omer

Dans la région de l'embouchure de l'Aa, Audomar est hébergé par un riche propriétaire du nom d'Adrowald, qu'il convertit au christianisme.

En 651, Adrowald donne à Audomar plusieurs domaines sur l'Aa, dont l'île de Sithiu, comprenant une douzaine de villages.

Le mont Sithieu, haut de 21 mètres, est un promontoire qui domine des terres marécageuses.

Thérouanne est à quelques kilomètres au sud.

Audomar y fonde une église dédiée à la Vierge qui deviendra l'église Notre-Dame.

Les Morins sont revenus au paganisme.

Audomar connait la langue et les coutumes des Saxons établis en Normandie depuis le VIe siècle.

Ayant l'accord de Clovis II, Audomar évangélise la région en compagnie de 3 moines bénédictins :

Ils implantent au bas de la butte de Sithieu une abbaye dédiée à Saint-Martin, puis à Saint-Bertin lorsque ce dernier y sera enterré.

Un tissu urbain se développe rapidement aux alentours.

Ainsi nait la ville de Saint Omer dont les habitants seront appelés les Audomarois.



Martin Ier prisonnier

Exil de Martin Ier en Crimée

Apprenant la nouvelle de la condamnation du monothélisme, Constant II le Pogonat fait arrêter le pape par l'exarque Calliopas de Ravenne le mercredi 19 juin 653. Les troupes le traitent sans respect ni ménagement et causent des désordres dans le palais papal, qui est à l'époque celui du Latran, et jusque dans la basilique du Latran qui est aussi la cathédrale de Rome.

Après un an de détention à Naxos,, le pape est embarqué à destination de Constantinople. Maltraité par ses gardiens durant la traversée, Martin arrive malade et doit être transporté sur un brancard en prison.

J'y suis depuis 47 jours, écrit-il, et l'on ne m'a pas encore donné un peu d'eau pour me laver. Je grelotte de froid ; je suis épuisé par la dysenterie ; je vomis la nourriture que je dois manger. Mais Dieu voit tout, et j'ai confiance en lui. "

Après une parodie de jugement à l'Hippodrome, Martin Ier Pape,accusé de complot contre l'empereur, est condamné à mort le 20 décembre 653, ses vêtements sacerdotaux sont publiquement déchirés et on lui attache une lourde chaîne au cou.

En janvier 654, après plusieurs semaines de captivité et un appel à la clémence du patriarche en sa faveur, l'empereur commue la peine en un exil en Crimée.



Eugène Ier Pape

Eugène Ier, né à Rome, est élu Pape en 654, du vivant de Martin Ier que l'empereur Constantin II a déposé. Eugène Ier tente inutilement de ramener au sein de l'Église les Monothélites.



Mort de Martin Ier Pape

Martin Ier Pape, toujours maltraité, meurt en exil à Cherson en Crimée, le 15 septembre 655 ou, selon les sources orientales, le 13 avril 656. Il est fait Saint.



Naissance de Martin de Laon

Hardrad ou Herbert ou Martijn ou Martin de Laon naît vers 647en 655, fils d'Anségisel de Metz et de Begga de Landen.



Mort de Sigebert III d'Austrasie

Childebert III l'Adopté Roi d'Austrasie

Exil de Dagobert II

Sigebert III d'Austrasie meurt le 1er février 656. Il est inhumé à Saint-Martin à Metz.

Dagobert II, fils de Sigebert III d'Austrasie âgé d'environ 4 ans, aurait dû normalement lui succéder. Grimoald Ier de Landen fait tonsurer le jeune Dagobert II, le privant par-là même de tous ses droits à la succession royale et l'exile. L'évêque Didon de Poitiers l'emmène dans un cloître en Irlande

Grimoald Ier de Landen répand le bruit de la mort de Dagobert. Il place alors Childebert au trône d'Austrasie sous le nom de Childebert III l'adopté. Grimoald Ier de Landen devient ainsi maire du palais de son propre fils, Childebert.



Mariage d'Hugobert d'Austrasie avec Irmina d'Oeren

Hugobert d'Austrasie épouse en 670 Irmina d'Oeren, fille de Théodard d'Oeren et de Ragentrude de Neustrie. Leurs enfants sont :



Bataille de Rethel

Mort de Martin de Laon

Ébroïn tente de négocier avec Pépin II de Herstal, sans succès.

En 680, Ébroïn tente de s'emparer du royaume au nom de Thierry III de Neustrie.

Ébroïn bat Pépin II de Herstal à Rethel (à Latofao, aujourd'hui Laffaux, entre Soissons et Laon). Pépin II de Herstal parvient à s'enfuir.

Martin de Laon, frère de Pépin II de Herstal, est exécuté, sur l'ordre d'Ébroïn.



Mariage de Martin de Laon avec Bertrade de Pruem

Martin de Laon épouse en 688 Bertrade de Pruem dite L'Ancienne, fille d'Hugobert d'Austrasie et d'Irmina d'Oeren. Leur enfant est :



Mariage de Martin de Metz avec Béatrice d'Ardennes

Martin de Metz épouse Beatrix ou Béatrice d'Ardennes. Leurs enfants sont :



Mariage de Martin de Metz avec Berthe de Bavière

Martin de Metz épouse Beatrix ou Béatrice d'Ardennes.



Naissance de Caribert II de Laon

Hadrad ou Héribert ou Charibert ou Caribert II de Laon naît à Laon en 695, fils de Martin de Laon et de Bertrade de Pruem dite L'Ancienne.



Mort de Martin de Laon

Martin de Laon meurt avant 696.



Naissance de Lambert de Moselgau

Autbert ou Lambert de Moselgau ou de Metz naît vers 700, fils de Martin de Metz et de Béatrice d'Ardennes.



Mort de Martin de Metz

Martin de Metz meurt en 690 ou en 710.



Manuscrit de Childebert III le Juste

Vaires-sur-Marne n'est alors qu'une villa, c'est-à-dire un domaine rural qui appartient à Grimoald II de Herstal.

En 710, une contestation s'élève à propos d'un moulin à farine, au lieu-dit Chailly, sur le territoire de Vaires-sur-Marne.

Selon toute vraisemblance, ce moulin de Chailly, moulin a eau, se trouvait au bord de la Marne, du coté de Pomponne.

Grimoald II de Herstal veut récupérer ce moulin enclavé dans son domaine.

Le moulin de Chailly appartient à la Villa de Lagny-sur-Marne, elle-même propriété de la Basilique Saint-Denis.

L'abbé de Saint-Denis soutient qu'Ebroïn, ancien maire du Palais, l'a donné à son abbaye quelques décennies auparavant mais aucun document ne l'atteste.

Grimoald II de Herstal se conduit fort honnêtement dans cette affaire. Il décide que 6 hommes de Vaires et 6 hommes de Lagny, connus pour leur bonne foi, doivent se réunir en leur oratoire, en la chapelle de Saint-Martin, et jurer que, de mémoire d'homme, ce moulin a toujours dépendu de Lagny.

Ainsi est-il fait et le jugement est scellé de l'anneau de Grimoald II de Herstal.

L'abbé de Saint-Denis, pour plus de sûreté et pour garantir l'avenir, demande à Childebert III le Juste qui réside alors dans la villa royale de Montmacq, près de Compiègne, de confirmer l'abbaye dans la propriété de ce moulin.

Ce manuscrit, parvenu jusqu'à nos jours, est remarquable non par son contenu, plutôt anodin, mais parce qu'il est le premier à mentionner Vaires-sur-Marne. Il faudra attendre plus de 450 ans pour voir figurer ce nom sur un autre document administratif.


Raids sarrasin Bataille de Poitiers

Prise de Bordeaux

Alliance de Eudes de Gascogne et de Charles Martel

Bataille de Poitiers

Mort d'Abd-er-Rahman

Les Omeyyades d'Espagne lancent alors deux offensives simultanées :

À la tête de 15.000 combattants Arabes ou Berbères fraîchement convertis à l'islam, Abd-er-Rahman projette de remonter jusqu'au riche sanctuaire de Saint-Martin de Tours. Il a l'intention de s'en approprier les richesses avant de s'en retourner au sud des Pyrénées.

Abd-er-Rahman passe par Roncevaux pour traverser les Pyrénées et éviter Toulouse.

Abd-er-Rahman vainc Eudes de Gascogne à Bordeaux dans une bataille sanglante au passage de la Dordogne ou de la Garonne en 732. La ville est pillée et dévastée.

Eudes de Gascogne s'enfuit et demande de l'aide à Charles Martel, son ancien ennemi. Charles Martel accourt à la tête d'une armée de cavaliers francs lourdement équipée.

Eudes de Gascogne craint avec raison qu'il ne tourne désormais ses ambitions vers le Sud de la Loire. Il accepte malgré tout de rapprocher leurs deux armées pour faire face à la menace musulmane.

Devant l'avancée des armées de Charles Martel et d'Eudes de Gascogne, Abd el-Rahmann arrête sa progression le 17 octobre 732. C'est à Moussais, sur la commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Poitiers et Tours, que se font face les ennemis.

Pendant 6 jours, les cavaliers musulmans et les fantassins chrétiens s'observent et se livrent quelques escarmouches.

Le 25 octobre 732, qui est aussi le premier jour du mois de Ramadan, les musulmans se décident à engager la bataille. Abd-er-Rahman meurt au combat et la nuit suivante, découragés, ses hommes plient bagage et se retirent.

C'est probablement à cette occasion que le chef des Francs aurait gagné le surnom de Martel : celui qui frappe comme un marteau. Il fait figure de sauveur de la Chrétienté.

Après avoir remporté la victoire, il écrit au pape Grégoire III lui annonçant l'heureuse nouvelle. Depuis, la plupart des rois de l'Occident respectent cette nouvelle force de France. C'est de là que vient à Charles Martel le titre de "Très Chrétien" accordé par le pape et auquel ont droit tous ses successeurs.

Profitant de l'affaiblissement d'Eudes de Gascogne, s'empare des évêchés de la Loire. L'Aquitaine doit reconnaître l'autorité des Francs et s'y soumettre.

Puis Charles Martel descend dans le Midi qu'il saccage consciencieusement et d'où il chasse les chefs musulmans qui s'y étaient installés quelques années plus tôt.

Ayant réuni les Francs d'entre Loire et Rhin sous son autorité, Charles Martel gouverne en laissant dans l'ombre le roi mérovingien Thierry IV en titre, lointain descendant de Clovis.



Grégoire d'Utrecht Abbé de Saint-Martin d'Utrecht

En 750, Boniface de Mayence prend auprès de lui Grégoire d'Utrecht et le nomme Abbé du monastère bénédictin Saint-Martin, à Utrecht, aux Pays-Bas.

Il accroit le rayonnement missionnaire de l'abbaye qui devait devenir une pépinière de saints.

Pendant 12 ans, Grégoire d'Utrecht administre également l'évêché d'Utrecht, partie la moins christianisée de du vaste champ d'apostolat Boniface de Mayence.



Mort de Liutgarde d'Alémanie

Liutgarde d'Alémanie meurt au monastère de Saint-Martin de Tours le 4 juin 800. Elle y est inhumée.

Le monastère de la Celle Saint-Paul de Cormery a été fondé par Ithier, précédent abbé de Saint-Martin de Tours.

Le jour même de la mort de Liutgarde, Charlemagne signe un diplôme pour que le monastère de la Celle Saint-Paul de Cormery soit suffragant de l'abbaye de Tours.

Charlemagne fait demander par Alcuin à Benoît d'Aniane, 22 de ses moines pour y implanter la nouvelle règle de saint Benoît.

Après la mort de Liutgarde, Charlemagne ne se remariera plus.


Armée de Charlemagne Chevalier armé, musée municipal de l'évêché de Limoge Mannequin du musée de l'Armée de Paris

Charlemagne et son armée

Chaque grand propriétaire doit servir en personne et doit en plus équiper à ses frais et amener avec lui à la guerre d'autant de paysans qu'il est riche. Ceux qui cherchent à s'y dérober sont punis d'une lourde amende et les déserteurs sont condamnés à la peine capitale.

Image ci-contre de la bibliothèque Marcienne à Venise

Charlemagne développe la cavalerie lourde cuirassée où servent les seigneurs, contre qui l'infanterie avait bien du mal à se défendre. Charles Martel a auparavant testé ces techniques contre les arabes.

Le costume guerrier carolingien est proche de celui des romains :


Renaissance carolingienne et latin

Le latin revient en force chez les clercs de l'Église et les cours princières, à la faveur de ce que l'on a appelé la "renaissance carolingienne".

Le jeune roi des Francs est un Barbare illettré qui ne parle que le francique, la langue des Francs.

Intelligent et énergique, il n'a de cesse de s'instruire et apprend le latin auprès des meilleurs clercs de son temps.

Charlemagne s'inquiète de la disparition du latin dans l'empire d'Occident en lequel il veut voir une prolongation de l'ancien empire romain !

Il fait donc venir d'Angleterre le savant Alcuin. Celui-ci réintroduit l'usage du latin à l'abbaye de Saint-Martin de Tours, où les moines ne savaient même plus lire le texte latin de la Bible, la Vulgate, dans la traduction de saint Jérôme du Ve siècle.

Les moines d'Irlande, qui ont pieusement conservé la pratique du latin à l'abri des invasions et des troubles, apportent leur concours à Alcuin dans les différentes abbayes du continent.

C'est ainsi que l'usage du latin va à nouveau s'épanouir dans tous les milieux cultivés d'Occident... jusqu'à l'aube du XVIIIe siècle (le grand savant Isaac Newton, qui mourut en 1727, publiera ainsi ses premiers ouvrages en latin et les derniers en anglais).

On retrouve les traces de la renaissance du latin dans les langues modernes avec des mots à deux racines. Par exemple, eau est une déformation populaire ancienne du latin aqua tandis que aquatique est une création savante tardive de la renaissance carolingienne, plus proche de la racine latine.

Les moines copistes de l'époque carolingienne inventent aussi une écriture cursive qui leur permet de travailler plus vite qu'avec l'écriture en capitale héritée des Romains. Cette écriture proche de nos minuscules actuelles est dite "caroline" en l'honneur de Charlemagne. Les serments de Strasbourg en 842 en offrent un bon exemple.



Installation de Benoît d'Aniane à Inden

Devenu empereur, Louis Ier le Pieux, s'empresse d'installer Benoît d'Aniane, qui est son ami et son conseiller, dans un monastère qu'il vient de fonder à son intention à Inden, à une dizaine de kilomètres d'Aix-la-Chapelle, proche du palais impérial pour le mettre à la tête de tous les moines de son empire.

Louis Ier le Pieux cherche à imposer l'unité religieuse de l'Empire pour constituer un cadre à son territoire.

Soutenu par Louis Ier le Pieux, par l'abbé de Saint-Martin de Tours et l'Évêque d'Orléans, Benoît d'Aniane fait appliquer avec beaucoup d'intelligence la règle bénédictine dans plus de 20 monastères en Aquitaine, dont principalement Gellone, Saint-Savin et Massay.

Le sud de la Loire va aussi progressivement profiter peu à peu de cette réforme.

Après l'Aquitaine et la Gothie, c'est au tour de la Francie de bénéficier de la règle du salut.

La vie bénédictine va s'imposer en Europe.

Les changements apportés se diffuseront très vite en Saxe et Italie de 820 à 830.

Outre cela, Benoît d'Aniane diffuse la liturgie romano-franque, et l'écriture minuscule.



Mariage de Conrad Ier de Bavière avec Adélaïde de Tours

Conrad Ier de Bavière épouse en 834 Adélaïde de Tours. Leurs enfants sont :



Bataille de Ballon

En novembre 845, Charles II le Chauve doit se rendre à Tour pour célébrer la Saint-Martin.

Mais il se décommande, ayant été averti qu'un parti de Bretons souhaite faire défection, pourvu qu'il vienne immédiatement à leur aide.

L'ost royal n'est plus au complet à cette époque de l'année et vu le caractère improvisé de l'intervention, les Francs sont sans doute peu nombreux.

Du côté des Bretons commandés par Nominoë, l'armée semble constituée d'une seule cavalerie légère, donc certainement encore bien moins nombreuse.

Charles II le Chauve traverse la Vilaine avec ses troupes, au Pont-Neuf et prend la direction du village de Ballon et de l'abbaye de Ballon, situé près de Bains (aujourd'hui Bains-sur-Oust) non loin de Redon, où s'est embusqué Nominoë.

La bataille a lieu le 22 novembre 845 dans le confluent marécageux de l'Oust et de l'Aff.

C'est un véritable chausse-trape où les Bretons exploitent leur connaissance des marécages pour vaincre les Francs.

Les troupes de Charles II le Chauve subissent de très grosses pertes sous les coups de javelots répétés des cavaliers de Nominoë.

Elles abandonnent la lutte au matin du troisième jour et battent en retraite, laissant sur le terrain leurs morts, leurs blessés et un butin considérable.

Le roi franc, humilié, se sauve, au cours de la nuit, avec sa garde personnelle, sans même prévenir ses lieutenants de son départ.

Cette victoire de Ballon permet à Nominoë d'assurer sa mainmise sur le comté gallo-franc de Vannes (la partie Est du Vannetais).



Nouvelle invasion des Vikings

Pillage de Nantes

Pillage de St Martin de Tours

Expédition viking vers l'abbaye de Redon

Tandis que Charles II le Chauve pacifie l'Aquitaine, une importante expédition viking, dirigée par Sidroc et comprenant près d'une centaine de Drakkars et 4 000 guerriers s'installe en bord de Seine à Jeufosse, à mis chemin entre Rouen et Paris. Les Vikings ravagent l'ensemble du bassin de la Seine suivit par le bassin de la Loire. En 853, la ville de Nantes est de nouveau pillée par les Normands.

Robert IV de Hesbaye s'attache à combattre non seulement les vikings mais également les raids bretons qui sévissent en Anjou et en Touraine. Tours est pillé ainsi que la riche abbaye de St Martin de Tours en 853.

En 853, le chef viking Gottfried remonte la Vilaine avec le secret espoir de mettre à sac la riche abbaye de Redon. Les moines implorent la protection de Dieu. Un violent orage, accompagné de grêle, de tonnerre et de véritables trombes d'eau, s'abat sur les vikings. Gottfried et ses hommes, saisis de frayeur, comblent de présents l'abbaye de Redon au lieu de la piller.


La Papesse Jeanne La Papesse Jeanne

Légende de la Papesse Jeanne

La légende de la papesse Jeanne conte l'histoire d'une femme qui aurait usurpé la papauté catholique en cachant sa véritable identité sexuelle. Cette légende fut accréditée jusqu'au XVIe siècle par l'Église elle-même. La légende s'est développée au cours du Moyen Âge. La première mention connue de la papesse se trouve dans la chronique de Jean de Mailly, dominicain du couvent de Metz, rédigée vers 1255. La légende se propage ensuite rapidement et sur une large étendue géographique, ce qui laisse supposer qu'elle existait déjà auparavant et que le dominicain se soit contenté de la consigner par écrit. Vers 1260, l'anecdote se retrouve chez Étienne de Bourbon, également dominicain et de la même province ecclésiastique que Jean de Mailly, dans son Traité des divers matériaux de la prédication. C'est surtout le récit qu'en fait le dominicain Martin le Polonais, chapelain de plusieurs papes, dans sa Chronique des pontifes romains et des empereurs, vers 1280, qui lui assure le succès. L'érudit Onofrio Panvinio, moine augustin, rédige en 1562 la première réfutation sérieuse de la légende dans sa Vitæ Pontificum (Vie des papes).


Naissance de Jeanne au tarot

Jeanne au tarot naît en 822 à Ingelheim, à proximité de Mayence, fille d'un moine, peut être Gerbert, un des évangélistes du pays des Angles venus prêcher la bonne parole aux frères saxons. La petite Jeanne baignant dans cet univers de savoir eut donc la chance de pouvoir étudier, ce qui était refusé à aux femmes de l'époque. Seule la carrière ecclésiastique permettant de pouvoir continuer de solides études, elle entre donc en religion comme copiste sous le nom masculin de Johannes Anglicus (Jean l'Anglais). Selon Martin le Polonais, elle aurait simplement suivi son amant étudiant. Elle voyage énormément de monastères en monastères. Elle se rend tout d'abord à Constantinople où elle aurait vu Théodora, l'impératrice douairière. Elle passe par Athènes afin d'étudier la médecine auprès du Rabbi Isaac Istraeli. De retour en Germanie, elle se rend au Regnum Francorum chez le roi Charles II le Chauve.


Jeanne au tarot Secrétaire aux affaires internationales du pape Léon IV

Jeanne au tarot se rend à Rome en 848 où elle obtient une chaire d'enseignement. Dissimulant toujours son identité, elle est accueillie dans les milieux ecclésiastiques et en particulier, à la Curie. En raison de sa réputation de connaissance universelle, elle rencontre le pape Léon IV et devient rapidement son secrétaire aux affaires internationales.


Jeanne au tarot Pape

En juillet 855, succédant à celui-ci, elle se fait élire pape sous le nom de "Benoît III".

En 857, la papesse se trouve enceinte, obligée de dissimuler sa grossesse, elle est prise de contractions au cours d'une procession et accouche quasiment en publique. Selon Jean de Mailly, elle est lapidée à mort par la foule. Selon Martin le Polonais, elle meurt en couches.



Pillage du Mans

Bataille de Brissarthe

Mort de Robert IV de Hesbaye

Mort de Ramnulf Ier de Poitou Duc d'Aquitaine

Louis II le Bègue Comte d'Autun

Hugues l'Abbé tuteur de Robert Ier de France et Eudes Ier de France

Eudes Ier de France Marquis de Neustrie

En 866, le prince breton Salomon s'est allié au Danois Hasting (Hásteinn) pour une expédition contre l'Anjou, le Maine, et la Touraine. La ville du Mans est saccagée et toute la contrée est ravagée. Louis II le Bègue n'ayant pas su empêcher ce pillage, Robert IV de Hesbaye est rappelé en Neustrie et y reprend ses possessions. Il reçoit, en outre, l'abbaye de Saint-Martin de Tours. Robert IV de Hesbaye parvient à réunir une armée franque alors que les Bretons et Scandinaves se replient avec leur butin. Il a avec lui Ramnulf Ier, Comte de Poitiers, Gauzfrid, Comte du Maine, et Hervé du Maine. Gauzfrid, comte du Maine bat les vikings entre la Loire et le Mans.

Robert, Ramnulf Ier de Poitou et Gauzfrid assiègent les vikings d'Hasting à Brissarthe près Angers.

Une bataille oppose les Francs aux Normands le 15 septembre 866.

Robert IV de Hesbaye et Ramnulf Ier de Poitou sont tués au combat. Robert est tué en repoussant sans casque ni cuirasse une sortie des Vikings qu'il avait enfermés dans l'église.

Hasting n'est pas né en Scandinavie mais dans les environs de Troyes. Toutefois, Hasting préfère embrasser une carrière de mercenaire et de Prince pillard à la tête d'une bande de vikings, au noble métier de paysans qu'exerçaient ses parents sous le joug du servage.

En 866, Charles II le Chauve attribue le comté d'Autun à Louis II le Bègue, son fils, malgré les tentatives de prise du pouvoir par Bernard Plantevelue, toujours présent dans la région.

Eudes n'a que 6 ans. En 866, Hugues L'Abbé, beau-fils de Robert IV de Hesbaye, se voit confier par Charles II le Chauve la tutelle de Robert Ier de France et Eudes Ier de France, les enfants de Robert IV de Hesbaye, ceux-ci étant trop jeunes pour assumer les charges et honneurs de leur père.

Eudes Ier de France hérite du titre de marquis de Neustrie.

Hugues l'Abbé s'acquitte fort bien de son rôle de tuteur et fortifie leur position quant aux places fortes héritées de leur père : Orléans, Meung sur Loire, Blois, et Châteaudun.



Bernon de Beaume Moine

Bernon de Beaume devient moine vers 880 au monastère bénédictin de Saint-Martin d'Autun.



Mort de Jean VIII Pape

Marin Ier

Charles III le Gros abandonne le pape Jean VIII qui l'appelle au secours.

Jean VIII, surnommé le "recteur de l'Europe", meurt en 882 dans son palais du Latran empoisonné et frappé à coups de marteau (selon les annales de Fulda).

Il serait donc le premier pape historiquement assassiné.

Le surnom de "Papesse Jeanne" est donné de son vivant au pape Jean VIII pour sa faiblesse face à l'Église de Constantinople.

Marin Ier, né à Gallese, devient Pape en 882.

Le nom de Marin a été confondu au Moyen Âge avec celui de Martin.

Par conséquent, Marin Ier et Marin II ont été pendant longtemps listés à tort sous les noms de Martin II et Martin III.

Cela explique que les listes de papes actuelles comprennent Martin Ier, Martin IV et Martin V, mais ni Martin II, ni Martin III.



Mort de Hugues l'Abbé Marquis de la marche bretonne

Eudes Ier de France Marquis de la marche Bretonne

Mort de Gozlin

En septembre 886, devenu l'homme de confiance de l'Empereur Charles III le Gros, Eudes Ier de France récupère les anciennes possessions de sa famille.

Il devient Marquis de la marche bretonne, avec tout ce qui en dépend, le pays de France (Île-de-France) et toutes les régions situées entre Seine et Loire.

Eudes Ier de France y ajoute, après la mort de Gozlin durant le siège, les abbayes de Saint Denis et de Saint Germain des Prés.

Il est alors le plus puissant seigneur de Gaule.


Arnulf de Carinthie

Diète de Tibur

Déposition de Charles III le Gros en Francie Orientale

Arnulf de Carinthie Roi de Germanie et de Lotharingie

Arnulf de Carinthie Roi de Lotharingie et d'Italie

À la suite de violentes douleurs de tête, Charles III le Gros subit en février 887 une trépanation pour soulager ses souffrances qui le laisse plus faible et plus maladif encore.

Luitward se réfugie près d'Arnulf de Carinthie et engage ce prince à lever l'étendard de la révolte contre l'Empereur, son oncle.

Charles III le Gros convoque une assemblée des grands et des princes de son empire.

En novembre 887, pour la Saint-Martin, à la Diète de Tibur ou Tribur, non loin de Mayence en Hesse, se réunissent les principaux seigneurs des duchés électeurs allemands de Souabe et de Franconie.

Mais Arnulf de Carinthie s'y présente avec des forces imposantes.

Il fait déposer Charles III le Gros qui se réfugie au monastère de la Reichenau en Souabe.

Charles est déchu de ses titres : Roi de Francie Orientale et Empereur d'Occident.

Son empire est divisé en sept petits royaumes.

Charles III le Gros n'est pas compté dans les rois de France, ce qui explique que Charles III le Simple dont il avait pris le trône portera ensuite le numéro III, après Charles II le Chauve.

Le numéro III du Gros était celui d'empereur d'Occident.

Après avoir perdu tout pouvoir, Charles III le Gros devient obèse, et épileptique.

Les principaux seigneurs des duchés électeurs allemands élisent 15 novembre 887 Roi de Germanie (Francie orientale) Arnulf de Carinthie, Margrave de Carinthie.

Ils obtiennent, la prestation de serment de vassalité (der Lehnseid) par les prétendants du trône de la Francie occidentale.

Arnulf de Carinthie est également proclamé Roi en Lotharingie et Italie.



Mort d'Ingelger Ier d'Anjou Comte d'Anjou et d'Orléans

Foulques Ier d'Anjou Vicomte d'Angers

Ingelger Ier d'Anjou meurt en 888.

Il est inhumé à Saint-Martin de Tours.

Foulques Ier d'Anjou devient Vicomte d'Angers.



Robert Ier de France Gouverneur de Bourgogne Cisjurane

Robert Ier de France Duc des Francs

Robert Ier de France Comte d'Angers et de Paris

En 888, Robert Ier de France reçoit le gouvernement de la Bourgogne cisjurane (d'après le chroniqueur Hugues de Fleury).

Vers la même époque, Robert Ier de France succède à son frère Eudes dans la dignité de duc (dux Francorum) ou de margrave (marchio) qui consistait dans le commandement militaire des troupes des empereurs carolingiens placées entre la Seine et la Loire.

La région soumise à l'autorité de Robert est la plus ancienne qui ait reçu le nom de France, et les chroniqueurs l'appellent quelquefois aussi le Celtique (Celticae dux).

Robert Ier de France est aussi :



Mort d'Adèle de Buzançais Dame de Buzançais et de Châtillons-sur-Indre

Adèle de Buzançais meurt en 893. Elle est inhumée à Saint-Martin de Tours



Odon de Cluny à Saint-Martin de Tours

Après une guérison miraculeuse, ou suivant le vœu de son père, il se consacre à saint Martin en se retirant à l'église Saint-Martin de Tours en 899.

Après avoir complété sa formation à Paris, où il est l'élève de l'évêque d'Auxerre Rémi, il écrit un abrégé des Morales de Grégoire de Tours.



Hugues le Grand Comte de Paris

Hugues le Grand Marquis des deux marches de Neustrie

Robert Ier de France investit son fils Hugues le Grand à la dignité de Comte de Paris et marquis de Neustrie en 923.

Hugues le Grand est aussi appelé :



Mariage de Boson Ier de la Marche avec Emma de Périgueux

Boson Ier de la Marche Comte de Périgord

Boson Ier de la Marche épouse en 944 Emma de Périgueux, fille de Guillaume Ier de Périgueux et de Richilde du Maine. Leurs enfants sont :

Boson Ier de la Marche, Comte de la Marche, devient aussi comte de Périgord.

Boson Ier de la Marche avec Emma de Périgueux sont la tige des Talairand ou Talleyrand.



Mariage de Juhel-Bérenger de Rennes avec Gerberge

Juhel-Bérenger de Rennes épouse Gerberge (née en 900). Leurs enfants sont :



Mariage de Géraud Ier de Limoges avec Rothilde de Brosse

Géraud Ier de Limoges épouse vers 960 Rotilde ou Rothilde de Brosse (morte après 1019), fille de Raoul Ier de Brosse et de Milesendis. Leurs enfants sont :



Hugues Capet Duc des Francs

En 960, Hugues Capet devient Duc des Francs, il est également comte d'Orléans et abbé laïc de Saint-Martin de Tours, de Marmoutier, de Saint-Germain-des-Prés et de Saint-Denis.



Mort de Guillaume Ier Garcie Comte de Fézensac et d'Armagnac

Odon Falta Comte de Fézensac

Bernard Ier d'Armagnac Comte d'Armagnac

Guillaume Ier Garcie meurt en 960.

Odon Falta devient Comte de Fézensac en 960.

Le comté comprend à peu près les actuels cantons d'Aignan, de Cazaubon, de Nogaro et de Riscle

Odon Falta passe les premières années de son règne à piller les terres voisines et à commettre de nombreux méfaits au détriment des ecclésiastiques, ce qui le fit surnommer Falta, l'Insensé. Pour s'amender, Odon Falta donne aux chanoines de Sainte-Marie l'église de Saint-Martin de Berdale.

Aignan fut la première capitale de l'Armagnac et siège du Parlement de Gascogne dès le X siècle.

La maison Comtale existe toujours face à l'église paroissiale Saint Saturnin d'Aignan.

Bernard Ier d'Armagnac reçoit en apanage le comté d'Armagnac. Il est le premier comte d'Armagnac.

En expiation de ses méfaits, Bernard Ier d'Armagnac fait le vœu d'un pèlerinage à Jérusalem, mais ne peut l'accomplir et fonde en compensation la basilique de Saint-Orens à Auch.


Hugues Ier Capet Hugues Ier Capet

Accusation de trahison contre Adalbéron

Mort de Louis V le Fainéant Roi des Francs

Hugues Capet Roi de France

Sacre d'Hugues Capet

Louis V le Fainéant assiège Reims en mars 987.

Louis V le Fainéant convoque un plaid, une assemblée de Francs, à Compiègne pour le 18 mai 987 pour juger Aldalbéron, l'archevêque de Reims.

Il l'accuse d'avoir soutenu l'empereur Otton II le Roux dans sa querelle contre Lothaire II de France.

Après seulement 15 mois sur le trône, la veille de la réunion, Louis V le Fainéant meurt sur les terres d'Hugues Capet dans la forêt de Cuise près de Compiègne le 18 ou le 21 ou le 22 mai 987 d'une chute de cheval durant une chasse.

Il est inhumé dans l'abbaye Sainte-Corneille de Compiègne.

Louis V, dernier roi Carolingien, n'a pas de descendance male.

Son plus proche parent est Charles Ier le Gros, Duc de Basse-Lotharingie, son oncle qui n'a pas été associé au règne de son frère Lothaire II de France.

L'assemblée des Grands se réunit en juin 987 à Senlis pour discuter de la succession au trône de France.

Allié au comté de Nantes contre celui de Rennes, Geoffroy Ier Grisegonelle, par crainte des entreprises du Comte de Blois, est porté à l'alliance avec Hugues Capet.

Il est un des artisans de son avènement.

Eudes Ier de Blois soutient en coulisse Charles Ier le Gros et agit en liaison étroite avec son cousin Herbert IV de Vermandois le Jeune.

La situation se retourne en faveur d'Adalbéron.

L'archevêque de Reims prononce un discours rapporté par Richer en défaveur du Carolingien.

Il plaide en faveur de la candidature d'Hugues, Duc des Francs, issu du lignage des Robertides.

Conseiller d'Adalbéron, l'archevêque de Reims, Gerbert, futur Sylvestre II, soutient également la candidature d'Hugues Capet.

Les Grands élisent Hugues Capet le 1 juillet 987.

Albert Ier de Vermandois s'oppose à l'élection d'Hugues Capet, mais doit se soumettre.

Par solidarité carolingienne, Arnould II de Flandre soutient Charles Ier le Gros et son fils Othon face à Hugues Capet, et ne reconnaît pas le roi élu.

Le 3 juillet 987, dans la vieille cathédrale de Noyon, Hugues Capet devient Roi des Francs sous le nom d'Hugues Ier.

Il est sacré par l'évêque de Reims, Adalbéron, selon un rituel germanique inauguré par Pépin III le Bref en 751.

L'avènement d'Hugues Capet marque la vraie naissance de la France.

Au moment de son sacre, Hugues Ier est un homme mûr de 47 ans, issu de la famille des Robertiens qui domine la Francie (région entre Meuse et Loire) depuis un siècle.

Il est :

Le surnom de Capet vient du mot cappa , " chape ", et désigne le porteur d'un petit manteau.

Hugues et son père étant abbés laïques de nombreuses abbayes, peut-être le surnom fait-il allusion à ses nombreuses chapes d'abbés, dont celle, prestigieuse entre toutes, de Saint-Martin-de-Tours.

Au XIIe siècle, la chape étant devenue un chaperon ou chapeau, Hugues Capet fut considéré comme "l'homme au chapeau" et la légende, appuyée sur cette fausse étymologie, naquit, selon laquelle il n'avait pas pu ou voulu recevoir la couronne.

Le surnom fait sa première apparition vers 1030 dans la chronique d'Adémar de Chabanne, il s'applique alors au père d'Hugues Capet, le Duc Hugues Ier.

Il ne qualifie Hugues Capet qu'au début du XIIe siècle et le terme " capétien " apparaît pour la première fois chez le chroniqueur anglais Raoul de Diceto (Mort en 1202).

Les révolutionnaires le donnèrent par dérision à Louis XVI détrôné (le " citoyen Capet ") et à sa famille.



Prise de Tours par Foulques III Nerra

Foulques III Nerra s'empare de Tours, possession d'Eudes Ier de Blois, en 990 avec l'aide d'Aldebert Comte du Périgord, qui de son coté submerge l'Aquitaine et le Poitou.

Foulques III Nerra pénètre dans Tours où il est mal accueilli par les Tourangeaux.

Il entre à cheval et en armes dans la Basilique Saint-Martin de Tours afin d'y pourchasser un chanoine.

Il doit se retirer de Tours et comprend qu'il lui faut avoir des points d'appui pour acquérir la Touraine.



Eudes Ier de Blois Abbé laïc de Saint-Martin de Tours et de Marmoutier

Eudes Ier de Blois reçoit d'Hugues Capet le titre d'abbé laïc de Saint-Martin de Tours et de Marmoutier qui devient la nécropole dynastique des comtes de Blois.



Excommunication de Foulques III Nerra

Foulques III Nerra est excommunié en 996 pour son action violente dans la basilique Saint-Martin en 990.



Consécration de la Basilique Saint-Martin de Tours

En 1014, la Basilique Saint-Martin de Tours est consacrée par Hugues Ier de Châteaudun.



Guy Ier de Laval Seigneur de Laval

Herbert Ier du Maine confie vers 1020 le territoire de Laval à Guy Ier de Laval pour y établir un château.

Cette nomination apparait dans une chartre du prieuré de Saint Martin de Laval de 1050.

Ce territoire est situé à la proximité des frontières de 3 provinces importantes

Les vestiges les plus anciens retrouvés dans l'enceinte du château de Laval remontent à cette première moitié du XIe siècle.



Mathias Ier de Nantes Comte de Nantes

Mathias Ier de Nantes devient Comte de Nantes en 1038.

Gaultier II de Nantes envisage de créer une dynastie épiscopale comme il en existait déjà à la même époque à Quimper et à Rennes.

Gaultier II de Nantes met à profit le jeune âge de Mathias Ier de Nantes, pour désigner comme successeurBudic de Nantes, son propre fils aîné, qui a fait ses études aux écoles de Saint-Martin-de-Tours et à qui il n'hésite pas à donner la consécration épiscopale.



Mariage d'Hervé Ier de Gallardon avec Béatrix de Montlhéry

Hervé Ier de Gallardon épouse Béatrix de Montlhéry (née vers 1022). Leurs enfants sont :



Mort de Foulques III Nerra

Revenant de son quatrième voyage en terre sainte par la route de terre, il passe par Metz où il s'arrête épuisé.

Il tombe malade, ne peut plus se relever.

L'évêque de Metz, Thierry de Luxembourg, le visite, le confesse et assiste à ses derniers moments le 21 juin 1040.

Son corps, embaumé selon ses dernières volontés, est transporté à Loches, puis en sa chère abbaye bénédictine de Beaulieu-lès-Loches où il est inhumé en grande pompe dans l'église du Saint-Sépulcre par l'évêque de Metz lui-même qui a suivi le corps depuis la Lorraine.

Surnommé Nerra, le "faucon noir", Foulques III Nerra est un personnage d'un naturel violent et d'une énergie peu commune, selon la formule d'Achille Luchaire : "un des batailleurs les plus agités du Moyen Âge"

Foulques III Nerra fut un grand bâtisseur.

On lui doit plus d'une centaine de châteaux, donjons, abbayes : de Vendôme à Angers en passant par Château-Gontier, Loches, Montbazon, Langeais Montrichard., Montrésor, Semblançay,...

On lui doit sa chère forteresse de Montboyau, les châteaux forts de Semblancay, de Langeais, de Montrichard, de Château-Gontier élevé en 1007, de Montbazon, Villantroy, Loches, Montrésor, le Lude, Durtal, la Flèche et d'autres petites forteresses construites rapidement pour une opération stratégique et disparues depuis.

Fondateur de la puissance angevine, Foulques III Nerra se montre souvent cruel, mais ses remords sont à la hauteur de ses crimes.

De nombreuses fondations pieuses suivent ses actes de violence contre les églises.

Il multiplie les abbayes dans ses domaines et part, à quatre reprises au moins, pour la Terre sainte.

En 1020, il fonde l'église et l'abbaye de Saint-Nicolas, d'Angers ; au retour de son deuxième voyage à Jérusalem, l'église de Saint-Aubin, à Blaison, au sud de la Loire, l'église de Saint-Rémy-sur-Loire, la reconstruction de Saint-Martin, d'Angers, le prieuré de Notre-Dame-lez-Chateauneuf sur la Sarthe, l'abbaye du Ronceray dans les faubourgs d'Angers consacrée en 1028, enfin de nombreux petits prieurés qui ont tous, à peu près, disparu.

Belliqueux, il est en lutte contre l'Aquitaine, contre Blois, puis contre la Normandie.

Il doit surtout faire face pendant vingt ans aux entreprises de l'évêque du Mans Gervais de Château-du-Loir, mais parvient à maintenir son autorité sur le Maine.


Bataille de Nouy

Siége de Tours

Bataille de Nouy

Thibault III de Blois Prisonnier

Cession de la Touraine

Henri Ier de France reçoit l'aide de Geoffroy II Martel, Comte d'Anjou.

Ce dernier, après avoir assiégé Tours, bat Thibault III de Blois et Étienne Ier de Blois à Nouy (Saint-Martin-le-Beau) le 21 août 1044.

Cette victoire stabilise définitivement la position d'Henri Ier de France.

Thibault III de Blois est fait prisonnier et est enfermé au château de Loches.

Pour prix de sa liberté, Thibault III de Blois doit céder à Geoffroy II Martel toutes ses possessions de Touraine avec la ville de Tours et les châteaux de Chinon et de Langeais.

Il ne conserve que l'Abbaye de Marmoutier.

Thibault III de Blois, prisonnier, perd définitivement Tours et la Touraine.

De nombreux tenants des Comtes de Blois sont évincés non seulement en Touraine mais également dans les régions voisines : Vendômois,… La Maison de Blois ne réussira plus jamais à intervenir dans ces régions.

Le Val de Loire est désormais sous l'influence Angevine.

Le centre de gravité des possessions de la Maison de Blois se déplace de la Loire vers la Seine.

A partir de là, Henri Ier de France s'inquiète de la montée en puissance du Comte d'Anjou et ne le laisse plus agir à sa guise.



Mariage d'Hugues Ier Blavons avec Alix de Montlhéry

Hugues Ier Blavons épouse en 1059 Alix de Montlhéry de Villepreux, fille de Guy Ier, Seigneur de Montlhéry et Bray, et d'Hodierne de Gometz. Leurs enfants sont :



Restauration du monastère Saint-Martin de Sées

Vers 1060, Yves III de Bellême mène à bien la restauration du monastère Saint-Martin de Sées, en collaboration avec sa nièce Mabille de Bellême et son mari Roger II de Montgommery.


Albéric Ier de Montmorency – par Alphonse Lavaudan (1796-1857), portrait de 1834 - Versailles

Albéric Ier de Montmorency Connétable de France

Albéric Ier de Montmorency est le fils de Bouchard II de Montmorency et d'Adéliza de Clermont.

Albéric Ier de Montmorency est fait Connétable de France vers 1060 par Henri Ier de France.

C'est par son nom que l'on fait généralement débuter la liste des connétables de France, et ce depuis le XVIIIe siècle.

Son sceau apparaît avec de nombreux autres au bas de la charte de fondation par Henri Ier de France de l'église de Saint-Martin-des-Champs.

Ce sceau atteste d'un certain rôle administratif, mais rien n'indique encore la militarisation de l'office de Connétable.



Construction l'abbaye de Saint-Martin-des-champs

En 1060, Henri Ier de France et Philippe Ier de France, son fils, font construire l'abbaye de Saint-Martin en dehors de Paris en un lieu appelé "les champs".

Ils vont également offrir un certain nombre de terres aux moines de Saint-Martin-des-Champs.

Ces terres sont symbolisées par des tours. Il s'agit des terres :

Les terres de Noisy-le-Grand sont données avec les revenus des terres, des vignes, des bois et des prairies.

Les moines ont également les droits de justice, haute, moyenne et basse.



Dotation du chapitre de la Cathédrale d'Arles de revenus

Dès 1061, Raimbaud de Reillanne dote le chapitre de la Cathédrale d'Arles de revenus suffisants pour vivre en cédant notamment les droits épiscopaux sur les églises de Notre Dame de Ratis et de Saint-Martin, toutes deux en Camargue.



Balbéric Connétable de France

Balderic ou Balbéric est fait Connétable de France vers 1065 par Philippe Ier de France.

Nous connaissons son existence par la souscription d'une charte en faveur de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés en 1065, ainsi que par le fait qu'il assiste à la dédicace de l'église du prieuré de Saint-Martin-des-Champs en compagnie de Philippe Ier de France et d'autres grands du royaume en 1067. Rien ne prouve la militarisation de l'office de connétable à cette époque.



Eustache de Picquigny

Eustache de Picquigny devient premier Vidame d'Amiens en 1066.

Le Vidame d'Amiens relève de l'Évêque dont il est le défenseur et à qui il rend hommage.

Le Vidame commande les troupes de l'Évêque et exerce le pouvoir temporel.

Le nouveau Vidame reçoit l'investiture épiscopale et le prélat lui met alors un anneau d'or au doigt.

Le Vidame rend ensuite le même hommage à l'abbé de Corbie.

Il est en effet Avoué de l'Abbaye de Corbie.

Eustache de Picquigny fonde le chapitre de St Martin.



Charte de dédicace de l'église de Saint Martin des Champs

En 1067, Ursion Ier de Melun souscrit la charte de la dédicace de l'église de Saint Martin des Champs promulguée par le roi Philippe Ier de France.



Gauthier Connétable de France

Gautier ou Gauthier est fait Connétable de France vers 1069 par Philippe Ier de France.

Son seing est présent sur la charte de fondation de l'église Saint-Germain de Pontoise (aujourd'hui église Saint-Martin), datée de 1069.



Mariage de Landri Ier de Senlis

Landri Ier de Senlis, fils Foulques de Senlis, épouse Ermengarde.

Leurs enfants sont :

Ermengarde est la tante paternelle de Robert, vidame de Senlis.



Fondation du prieuré de Gournay-sur-Marne

Guy II de Montlhéry fonde un prieuré à Gournay-sur-Marne qu'il donne vers 1079 au monastère Saint-Martin-des-Champs de Paris.

À ce don, il ajoute :



Mort de Mabille de Bellême

Mabille de Bellême séjourne dans son château de Bures-sur-Dives près de Caen.

Hugues Bonnel de Saugei ou Salgey Seigneur de la Motte d'Ivré, un ami des Giroie, et ses 2 frères veulent venger Robert II Giroie.

Ils parviennent à s'introduire dans la forteresse et décapitent Mabille de Bellême en 1077 ou le 2 décembre 1082.

Ce châtiment habituellement masculin témoigne de la haine que pouvait susciter le personnage.

Elle est inhumée dans le monastère de Saint-Martin de Troarn qu'elle avait restauré avec Roger II de Montgommery, son époux.

Son épitaphe rapportée par Orderic Vital sous-entend le caractère énergique et terrible de cette femme : son génie fut entreprenant, son esprit vigilant, son activité continuelle, son éloquence persuasive, sa sagesse prévoyante. Petite de taille, elle fut grande par ses vertus. Magnifique et somptueuse, elle aimait la parure. Elle fut le bouclier de sa patrie, le boulevard de sa frontière, et pour ses voisins, tantôt agréable, tantôt terrible.

Hugues de Montgomery est en Normandie où il est le seul parmi ses frères à poursuivre, en vain, les assassins de sa mère.



Don d'Èbles II de Montdidier à l'abbaye de Saint-Martin de Pontoise

En 1082, Èbles II de Montdidier fait la donation de sa voirie de Mortcerf à l'abbaye de Saint-Martin de Pontoise.


Renauld Ier de Bellay

Renauld Ier de Bellay Archevêque de Reims

Suite à la déposition houleuse de Manassès Ier de Gournay, le siège d'archevêque de Reims reste vacant.

La vacance est due aux tensions entre Philippe Ier de France et le Grégoire VII ainsi qu'aux tensions à l'intérieur des institutions de l'Église de Reims.

Pendant la vacance, Philippe Ier de France a sous sa protection le comté de Reims, protection qui inclut la perception des revenus, la vente des biens meubles...

Il faut trouver un personnage assez fort et assez diplomate pour ramener la paix tout en replaçant ce diocèse sous une autorité ecclésiastique.

Renauld Ier de Bellay est trésorier de la basilique Saint-Martin de Tours avant sa nomination.

Renauld Ier de Bellay est acquis aux idées de la réforme grégorienne et complètement étranger aux querelles intestines du diocèse champenois.

Renauld Ier de Bellay devient 46e Archevêque de Reims en 1083.



Fondation du monastère de Saint-Martin de la Ville-Dieu

Un Bertrand de Vogorium ou de Vogüé est cité dès 1084.

Bertrand de Vogüé, Bermonde, son épouse, et Jean de Vogüé, et Raymond de Vogüé, ses fils, font une donation à Simplicie, Prieure de La Ville-Dieu, et contribuent à fonder le monastère de Saint-Martin de la Ville-Dieu, près d'Aubenas.

Avec le consentement de Giraud, Êvêque de Viviers, ils donnent leurs biens sis en la paroisse de Saint-Maurice, mais en en réservant la dîme à Isengade, Prieure de Saint-Maurice.

Jean de Vogüé donne :



Mort de Thibault III de Blois Comte de Champagne

Étienne-Henri Comte de Blois, de Meaux et de Champagne

Eudes III de Troyes Comte de Troyes

Thibault III de Blois meurt à Épernay le 29 ou le 30 septembre 1089. Il est inhumé dans l'église de l'abbaye de Saint-Martin d'Épernay.

Thibault III de Blois est un des premiers grands Seigneurs à adopter la réforme Grégorienne : les puissances laïques ne doivent plus intervenir dans l'investiture des dignités Ecclésiastiques.

Il soutient également le retour de l'Église vers l'idéal monastique et protège les monastères contre les abus de pouvoirs des Seigneurs et accorde aux moines exemptions et avantages. Il permet à l'Abbaye de Cluny de s'implanter sur le territoire de Reims en dépit de l'hostilité des Archevêques.

Fidèle à la tradition familiale, il multiplie les donations pieuses envers l'abbaye tourangelle Saint-Martin de Marmoutier dont la pénétration dans le diocèse de Meaux remonte à cette période.

La Champagne est éclatée :



Mariage d'Hardouin Ier de Maillé avec Béatrice

Hardouin Ier de Maillé épouse en 1090 Béatrix ou Béatrice. Leurs enfants sont :

Béatrice est la sœur d'Odon, Doyen de l'Abbaye Saint Martin de Tours.



Convocation su Concile de Clermont

Le 15 août 1095, alors qu'il se trouve au Puy-en-Velay, Urbain II convoque tous les métropolitains français avec leurs évêques abbés et les laïcs les plus recommandables à un concile qui doit se tenir à Clermont en Auvergne le jour de l'octave de Saint-Martin.



Mort de Gui Ier de Senlis Seigneur de Chantilly, d'Ermenonville, de Drancy, de Villepinte et de Bray-sur-Aunette

Gui Ier de Senlis consent à la donation du chevalier Garnier à Saint-Martin-des-Champs en 1099.

Gui Ier de Senlis meurt après 1099.



Hugues de Chaumont Connétable de France

Hugues de Chaumont est fait Connétable de France vers 1108 par Philippe Ier de France.

Hugues de Chaumont signe diverses chartes en faveur des abbayes de Saint Denis et de Tiron, ainsi qu'en faveur des prieurés de Saint Sanson d'Orléans et de Saint Martin-des-Champs, entre les années 1108 et 1134.

Hugues de Chaumont donne les dîmes de Doudeauville, de Fay, de Gagny, de Loconville et d'Ons-en-Bray, à l'abbaye de Saint Germer (avec le consentement de sa famille), pour financer le voyage en terre Sainte.



Mort de Milon II de Bray Vicomte de Troyes, Seigneur de Montlhéry et de Bray

En 1118, Hugues de Crécy ne peut supporter d'être dépossédé de la Seigneur de Montlhéry au profit de Milon II de Bray.

Hugues de Crécy s'empare de Milon II de Bray et l'enferme dans son château de Rochefort-en-Yvelines.

Il ne sait où le garder hors de portée de Louis VI le Gros.

Le 26 avril 1118, Hugues de Crécy fait étrangler Milon II de Bray la nuit dans le château de Gometz-le-Châtel dans l'Essonne.

Le corps est jeté par la fenêtre.

Il est inhumé au prieuré de Longpont-sur-Orge en présence de Louis VI le Gros et de toute l'aristocratie de la région.

Le meurtrier doit comparaître en duel féodal dans la Cour d'Amaury III de Montfort.

Refusant le duel, Hugues de Crécy abandonne ses terres et prend l'habit de moine au prieuré de Saint-Martin-des-Champs à Paris.

Finalement, Montlhéry est confisqué par Louis VI le Gros et entre dans le domaine royal sous le nom de châtellenie royale de Montlhéry.



Mariage d'Ermengol VI d'Urgell avec Arsenda de Cabrera

Ermengol VI d'Urgell épouse en 1119 Arsenda de Cabrera, fille de Guerau II de Cabrera et d'Elvira. Leurs enfants sont :



Mariage de Mathieu Ier de Montmorency avec Alice FitzRoy

Mathieu Ier de Montmorency épouse en 1126 Alice ou Alix ou Aline FitzRoy, fille illégitime d'Henri Ier Beauclerc. Leurs enfants sont :



Rohan résidence d'Alain Ier de Rohan

En 1128, Alain Ier de Rohan fait de son château sa résidence habituelle.

Après avoir fondé le prieuré de la Coarde à Castennec, en faveur des moines de Redon, Alain Ier de Rohan fonde un prieuré, en faveur de l'abbaye de Marmoutier, à proximité du château de Rohan.

L'année de l'Incarnation du Seigneur 1128, sous le règne de Louis, Conan étant comte de Bretagne, moi Alain, vicomte, j'ai donné et donne à Saint-Martin et aux moines du monastère situé près du château de Josselin :

à charge de prier pour moi et pour mes défunts.

Fait en notre château de Rohan, sous le sceau et avec notre paraphe. A. de Rohan.

Au bout de deux ans, les moines eurent bâti l'église de Saint-Martin et établi un cimetière.



Naissance de Raoul de Zähringen

Rudolf von Zähringen ou Raoul de Zähringen naît vers 1135, fils de Conrad Ier de Zähringen et de Clémence de Luxembourg de Namur.

Il fait son éducation à Mayence sous la direction du chanoine Hugo, le frère d'Hildegarde de Bingen, et chantre de la cathédrale Saint-Martin de Mayence.



Mort d'Avice de Chateaubriand

Mariage de Robert III de Vitré avec Emma de Dinan

Avice de Chateaubriand meurt en 1139.

Robert III de Vitré épouse en 1139 ou en 1149 Emma de Dinan (vers 1130-1186), fille d'Alain Ier de Dinan. Leurs enfants sont :



Mariage de Guirand Ier d'Agoult avec Anselmois

Guirand Ier d'Agoult épouse en 1140 Aselmoïs ou Anselmois X (vers 1120-vers 1152). Leurs enfants sont :



Mariage de Gauthier Ier de Villebéon avec Aveline de Château-Landon

Gauthier Ier de Villebéon Seigneur de Nemours

Gauthier Ier de Villebéon épouse en 1150 Aveline de Château-Landon, Dame de Nemours, fille d'Orson de Château-Landon. Leurs enfants sont :

Gauthier Ier de Villebéon succède à Orson Ier de Château-Landon et devient le premier Seigneur de Nemours.


Blason des Comtes de Champagne

Mort de Thibault IV de Blois

Henri Ier le Libéral Comte de Champagne et de Brie

Thibault V de Blois Comte de Blois et de Chartres

Étienne Ier de Champagne Comte de Sancerre

Thibault passe désormais le restant de ses jours à s'occuper d'affaires religieuses.

Thibault IV de Blois meurt à Lagny-sur-Marne entre le 8 et le 11 janvier 1152.

Par son ascendant et son habileté, Thibault IV de Blois étend le petit comté de Troyes à toute la Champagne, imposant sa suzeraineté à 5 vassaux de l'archevêque de Reims,à autant de l'évêque de Langres et à plusieurs ducs de Bourgogne (notamment Joigny). Aussi fait-il de Troyes la capitale de ses États, et devient-il un des principaux vassaux de la couronne, comte palatin et pair de France.

Henri Ier le Libéral, fils aîné de Thibault, devient Comte de Champagne, Comte palatin de Troyes, de Meaux et de Brie.

Thibault V de Blois hérite des comtés de Blois et de Chartres.

Étienne Ier de Champagne reçoit la seigneurie de Sancerre alors érigée en comté. Son héritage est moindre comparé à ses deux premiers frères.

Guillaume-aux-Blanches-Mains, le frère cadet, ne reçoit rien.

Entre 1145 et 1160, les comtes de Champagne ont opéré une sélection parmi la multitude des petites foires locales existantes. La documentation révèle ainsi une douzaine de foires comtales en Champagne :

A peine arrivé au pouvoir, Henri Ier le Libéral établit le calendrier annuel des grandes foires "internationales" de Champagne. L'originalité réside dans le fait qu'elles constituent un cycle ininterrompu de rencontres couvrant presque toute l'année :

La période libre entre la foire de Mai de Provins et celle de la Saint-Jean de Troyes était consacrée par de nombreux marchands à la foire du Lendit de Saint-Denis.

Chaque foire dure de 2 semaines (Lagny, Bar-sur-Aube) à 2 mois pour les foires de Troyes avec:

Parallèlement se déroulent la foire du cuir tanné, puis celle de l'avoir-du-poids (marchandises vendues au poids).

Les Flamands y vendent draps et toiles. Les Italiens ne se rendent régulièrement en Champagne qu'à partir de 1170 et y vendent les soieries, épices orientales, cire. Les gens du Midi français vendent des cuirs venus de Cordoue, les Bourguignons du vin, les Allemands des fourrures et des cuirs.

Le change des espèces, très actif, est entre les mains des Lombards et des Toscans.

Les Anglo-Normands sont les grands absents de ce rendez-vous quasi-permanent du commerce européen.



Donation au Prieuré de Saint-Martin du Vieux-Crécy

Guy II de Châtillon-sur-Marne fait une donation en 1170 au Prieuré de Saint-Martin du Vieux-Crécy.



Mariage de Mathieu Ier de Marly avec Mathilde de Garlande

Mathieu Ier de Marly épouse en 1170 Mathilde de Garlande, fille de Guillaume IV de Garlande et d'Idoine de Trie. Leurs enfants sont :



Aliénor d'Aquitaine Prisonnière

Révolte de ses fils contre Henri II Plantagenêt

Bataille de Fornham

En 1173, Henri II Plantagenêt fait arrêter et enfermer Aliénor d'Aquitaine dans la forteresse de Winchester dans le Sud de l'Angleterre, sans la répudier pour ne pas perdre le bénéfice de la dot… l'héritage poitevin et aquitain. Elle y restera 16 ans.

Pendant plusieurs années, Guillaume Ier le Maréchal mène une bande de chevaliers réunis autour d'Henri le Jeune de tournoi en tournoi dans le nord de la France actuelle.

Guillaume Ier le Maréchal est l'un des plus grands tournoyeurs de son temps.

Henri II Plantagenêt ne partage pas le pouvoir.

En avril 1173, Henri II Plantagenêt donne des territoires à Jean-Sans-Terre à l'occasion de ses Fiançailles.

Henri le Jeune proteste publiquement et revendique le gouvernement direct d'une partie des états de son père.

Richard Cœur de Lion et Geoffroy II de Bretagne s'allient à Henri le Jeune et se rebellent contre leur père. Ils se réfugient à la cour de Louis VII de France

Aliénor d'Aquitaine les soutient en sous-main avec l'aide de Guillaume Ier d'Écosse, de Thibault V de Blois, de Mathieu d'Alsace et de Philippe Ier d'Alsace.

Louis VII le Jeune n'a de cesse d'attiser les ambitions d'Henri le Jeune son gendre en lui faisant remarquer que bien qu'associé au trône, c'est son père qui exerce le pouvoir.

Dès lors Henri Le Jeune se comporte comme un roi et commence à distribuer des terres à Philippe Ier d'Alsace comte de Flandre et à son frère Mathieu d'Alsace, comte de Boulogne.

Henri Le Jeune abroge les Constitutions de Clarendon qui libère le clergé du contrôle royal.

Une révolte féodale a lieu dans l'ensemble des possessions des Plantagenêts.

En 1173 et 1174, Robert III de Beaumont-le-Roger et Guillaume Ier le Maréchal supportent Henri le Jeune dans sa révolte.

Henri II Plantagenêt stoppe une double offensive des Flamands et de Louis VII le Jeune contre les frontières nord et est de la Normandie.

Une rencontre entre Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune accompagné des fils de son adversaire ne donne aucun résultat.

Henri II Plantagenêt confisque les possessions de Robert III de Beaumont-le-Roger et brule Leicester le 28 juillet 1173.

Fin juillet 1173, avec Richard de Lucy, Réginald de Dunstanville assiège la ville de Leicester, quand Robert III de Beaumont-le-Roger se joint à la révolte. Le siège échoue toutefois.

Pendant qu'Henri II Plantagenêt bataille en France,

Henri le Jeune avec l'aide de Philippe Ier d'Alsace projette de porter la guerre en Angleterre.

Le retour rapide d'Henri II Plantagenêt en Angleterre les en empêche.

Robert III de Beaumont-le-Roger décide d'envahir l'Angleterre avec une force de mercenaires flamands.

Il débarque à Walton dans le Suffolk à fin septembre ou début octobre 1173.

Henri II Plantagenêt prend la forteresse de Breteuil le 25 septembre 1173.

Robert III de Beaumont-le-Roger tente de s'associer Hugh Bigod, Comte de Norfolk, qui est basé au château de Framlingham.

Après quelques combats concluants, Robert III de Beaumont-le-Roger décide de mener ses hommes chez lui à Leicester.

Ce mouvement est peut-être le résultat de frictions entre Robert III de Beaumont-le-Roger et Hugh Bigod et Gundreda, sa femme.

Les forces royales sont sous le commandement :

Les forces royales incluent au moins 300 chevaliers et leurs troupes ainsi que Roger Bigod, fils de Hugh Bigod, qui est restéfidèles au roi.

Les forces rebelles comportent 3 000 mercenaires.

La bataille a lieu le 17 octobre 1173 dans le Suffolk près des villes actuelles de :

au gué la rivière Lark à environ 6,4 km au nord de Bury St Edmunds.

La cavalerie de Robert III de Beaumont-le-Roger est capturée et ses mercenaires sont conduits dans les marécages à proximité, où les paysans locaux tuent la plupart d'entre eux.

Séparés de leurs forces, Robert III de Beaumont-le-Roger et Pétronille de Grandmesnil, son épouse qui a mis l'armure, sont capturés.

Vers la fin 1173, Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune concluent une trêve provisoire.



Liaison de Sanche Ier le Colonisateur avec Maria Aires de Fornelos

Sanche Ier le Colonisateur a une liaison avec Maria Aires de Fornelos. Leurs enfants sont :



Siège et prise de Cuenca

Rencontre de Alphonse VIII le Noble, Ferdinand II de Léon et Alphonse-Raymond II le Chaste

La trêve conclue en 1173 étant rompue par le Raid sur Uclès et Alharilla, Rodrigo Jiménez de Rada assiége la place arabe de Cuenca.

Les habitants de Cuenca appelent le calife à leur secours… mais en vain. D'autre part, une épidémie originaire du Maroc perturbe le système défensif Almohade, et aucun renfort ne parvint donc à la ville assiégée.

Les armées Almohades de Cordoue et de Séville tentent une diversion en agressant les forteresses de Tolède et de Talavera. Malgré cette diversion la détermination des Chrétiens resta intacte devant Cuenca.

La défense des musulmans est farouche. Maître Giraldo qui avait la fonction de conseiller auprès d'Alphonse VIII le Noble, narre le siège de Cuenca :

Afin que les Maures ne puissent sortir de la ville, les Castillans forment quatre postes d'attaque, :

Cette description, fausse quant aux noms des chefs d'armée, permet de connaître la disposition des troupes et d'estimer le nombre des protagonistes. La fourchette de deux mille à trois mille soldats pour le camp Chrétien semble plausible. La population musulmane, dans Cuenca est de 700 à 800 habitants. Une fois complètement encerclée, de nombreuses balistes sont construites et lancent des projectiles, incessamment, jour et nuit. Les maures manquent bientôt de vivres, mais ils restent fermes et refusent de se rendre. Les Chrétiens utilisent des feux grégeois, et la ville subit des incendies répétés.

S'il faut en croire une légende, les Chrétiens pénétrèrent dans Cuenca à partir d'un endroit proche de la jonction des fleuves Jucar et Huecar (à l'actuelle Puerta de San Juan). Cette légende pieuse et persistante raconte que c'est prêtre dénommé Martín Alhaja ou Alhaxa qui ouvrit la voie aux Chrétiens, après que la Vierge lui soit apparue.

Mais il semble que Cuenca, harcelée en continu, accablée de projectiles, proie des flammes de façon répétée, épuisée, exsangue, privée de l'espoir de tout secours, se rend le 21 septembre 1177, le jour de la fête de l'Apôtre Saint Mathieu après un siège de 9 mois.

L'association de la prise de Cuenca à la fête Saint Mathieu permit aussi d'amalgamer le symbole de la ville (le bol ou "cuenco") au calice de l'Apôtre tel qu'on le retrouve encore dans les armes actuelles de la ville.

L'Ordre de Santiago prend une part non négligeable au siège de Cuenca. Après la prise de la ville, il se consacre à la défense et au repeuplement du territoire conquis, mais aussi, à sa fonction hospitalière et au rachat de prisonniers chrétiens détenus par les musulmans.

Durant le long siège de Cuenca, Alphonse VIII le Noble réunit à Tarazona, Ferdinand II de Léon, Roi de León et Alphonse-Raymond II le Chaste, Roi d'Aragon. Si la coordination des troupes est un des objets de cette entrevue, il s'agit aussi, pour le roi de Castille, de maintenir un bloc diplomatique face au roi de Navarre et de maîtriser le roi de León, Ferdinand II qui aurait menacé les Castillans. Le bloc Castille-Aragon reste soudé. En récompense de ses bons offices et de son aide militaire, Alphonse II le Chaste reçoit d'Alphonse VIII le Noble la levée de son état de vassalité pour la ville de Sarragosse.



Mort d'Eudes II de Porhoët

Eudes II de Porhoët meurt à Josselin en 1185. Il est inhumé au prieuré de Saint-Martin de Josselin.



Paix entre les Birkebeiner et les Baglers

Philippe Ier de Norvège Co-roi de Norvège

Les Birkebeiner et les Baglers renoncent à leur sanglante querelle dans laquelle aucun ne semble pouvoir obtenir la victoire.

Achevant la seconde guerre des Bagler, une paix est conclue dans les îles d'Hvittingsey au Rogaland pendant l'été 1208.

Le pays est partagé :

Cet accord est validé par :

Ainsi l'indépendance et l'intégrité de la Norvège sont assurées.

Des relations amicales sont établies avec le Danemark.

Philippe Ier de Norvège, théoriquement vassal d'Inge II de Norvège, conserve son sceau royal et se nomme lui-même Philippus Reginus.



Naissance de Martin IV

Simon de Brion, futur Martin IV, naît entre 1210 et 1220, sans doute en Touraine (plutôt qu'en Brie), peut-être à Seuilly ou à Reignac, issu d'une famille de petite noblesse.

Un Guillaume de Brion qu'on trouve parmi les conseillers de Saint-Louis est peut-être son frère, en tout cas un membre de sa famille.

Après un court passage à Rouen où il exerce les fonctions d'archidiacre, Martin IV obtient un canonicat à Saint-Martin de Tours et devient trésorier du chapitre.



Pierre Ier Charlot Trésorier de l'église Saint-Martin de Tours

En 1232, Pierre Ier Charlot est nommé trésorier de l'église Saint-Martin de Tours et se fait dispenser de l'obligation d'y résider, ceci pour lui permettre de poursuivre des études de théologie.


Saint-Martin de Colmar

Église Saint-Martin de Colmar Collégiale

L'église Saint-Martin de Colmar est érigée en collégiale.

En 1235, commence alors la construction de l'église actuelle qui sera achevée en 1365.



Naissance d'Aubert II de Longueval

Aubert II de Longueval naît en 1235, fils de Guillaume de Longueval et de Catherine de Saint-Martin.



Mariage de Jean Ier d'Harcourt avec Alix de Beaumont-en-Gâtinais

Jean Ier d'Harcourt épouse en 1239 Alix de Beaumont-en-Gâtinais, fille de Jean Ier de Beaumont-en-Gâtinais et d'Alix de Mauvoisin. Leurs enfants sont :



Don de la métairie de Fontaine-Léon à l'abbaye Notre-Dame de Beauvoir

En 1243, après la Saint Martin, Mahaut de Mehun-sur-Yèvre fait don à l'abbaye Notre-Dame de Beauvoir de la métairie de Fontaine-Léon.



Mariage de Philippe Le Portier de Marigny

Philippe Le Portier de Marigny est le fils d'Enguerran II Le Portier (1208-1246), Seigneur de Marigny.

Philippe Le Portier de Marigny épouse X de Villaine. Leurs enfants sont :



Martin IV Garde des sceaux

En 1260, le futur Martin IV est appelé par Saint-Louis à la charge de garde des sceaux, une fonction plutôt honorifique qu'il ne paraît pas avoir réellement exercée.



Martin IV Cardinal

En 1261, Urbain IV fait Martin IV cardinal du titre de Sainte-Cécile.


Blason de Charles Ier d'Anjou

Charles Ier d'Anjou Roi de Naples et de Sicile

En 1264, le pape Urbain IV appelle Charles Ier d'Anjou à combattre Manfred de Hohenstaufen, Roi de Naples et de Sicile, qui a encouru la disgrâce du Saint-Siège.

Urbain IV charge Martin IV, comme légat, de conclure le traité définitif qui donne à Charles Ier d'Anjou la couronne de Sicile.


Clément IV Pape, Clément IV Pape

Clément IV Pape

Guy Foulques est en voyage lorsqu'il est élu 183e Pape.

Il rentre alors à Pérouse en Italie, déguisé en moine, avant de coiffer la tiare, le 5 février 1265, sous le nom de Clément IV.

Sous le pontificat de Clément IV, Martin IV s'active à prêcher et à organiser le soutien à la politique anti gibeline du pape contre Manfred Ier de Hohenstaufen.


Château de Lagardère Château de Lagardère

Construction du Château de Lagardère

En janvier 1270, Géraud VI d'Armagnac donne à Auger abbé de Condom et à ses religieux tout le territoire qu'il possède au lieu dit La Gardère dans la Paroisse Saint-Laurent et Saint-Martin du dit lieu, en Fézensac, pour construire un ouvrage fortifié, forteresse ou même bastide.

Le comte se réserve le droit pour lui et ses successeurs, de faire occuper l'ouvrage fortifié à construire pas ses hommes lorsque les circonstances le justifieront.

Le site est situé sur un point haut offrant une vue dégagée.

Le château gascon qui y est bâti est comporte un logis ou ostal quadrangulaire sans cour intérieure accosté de 2 tourelles carrées en saillie.

Il devait être entouré d'une enceinte basse abritant des bâtiments annexes.



Mort de Mathilde V de Nanteuil Abbesse de Chelles

Mathilde V de Nanteuil meurt le 16 avril 1274.

Une élection a lieu en faveur de Marguerite, trésorière, qui obtient la majorité absolue des suffrages.

Mais elle est contestée par les tenants de sa concurrente Jeanne, chanteresse, qui fera appel les années suivantes aux Papes successifs : Grégoire X, Innocent V, Adrien V, Jean XXI, Nicolas III, Martin IV, Honorius IV.



Martin IV Légat

Réforme des statuts de l'Université de Paris

Au cours d'une seconde légation, de 1274 à 1279, Martin IV s'occupe de nombreux problèmes disciplinaires et notamment de la réforme des statuts de l'Université de Paris.



Différent entre Philippe III le Hardi et la Castille

En 1279, Martin IV participe sans succès aux efforts de la diplomatie pontificale pour réconcilier Philippe III le Hardi et la Castille.



Couronnement d'Éric II de Norvège

Querelle entre Jon Raude et Éric II de Norvège

Mariage d'Éric II de Norvège avec Margaret d'Écosse

Le 2 juillet 1281, Éric II de Norvège est couronné Roi de Norvège à Bergen.

Un conflit ne tarde par à éclater avec Jon Raude, l'intransigeant archevêque de Trondheim (1268-1282) qui réclame que l'indépendance et la liberté de l'église face au pouvoir royal soit reconnue.

Prestehatar ou l'Ennemi des prêtres, le surnom d'Éric II de Norvège, est lié aux conflits violents qui l'opposeront à l'église.

Éric II de Norvège épouse à Bergen en Norvège le 14 août ou le 31 août 1281 ou le 1er septembre 1281 Margaret d'Écosse, fille d'Alexandre III le Glorieux et de Marguerite d'Angleterre. Leur enfant est :

La querelle avec Jon Raude, archevêque de Trondheim, s'apaise temporairement à l'occasion de ce mariage.

Mais peu après, Jon Raude exige l'application d'un édit de 1277 de Magnus VI de Norvège très favorable aux thèses ecclésiastiques. Jon Raude fait appel au Pape Martin IV.

La rupture intervient lorsque l'évêque Arne de Stavanger refuse le paiement du Leding du par l'église et qu'il est mis hors la loi.

L'archevêque Jon Raude excommunie Éric II de Norvège, Ingeborg de Danemark, sa mère, et les principaux membres du parti royal.

Jon Raude doit alors s'exiler avec les évêques Anders d'Oslo et Thorfinn d'Hamar.

Leurs possessions sont confisquées et le temporel de l'archevêché de Trondheim est confié à Jon Brynjulsson un partisan du roi.


Martin IV Pape

Martin IV Pape

Le conclave réunit depuis Août s'achève le 22 février 1281 par un coup de force de Charles Ier d'Anjou qui fait jeter en prison deux cardinaux du groupe "romain" partisans de poursuivre la politique anti-angevine de Nicolas III, dont son neveu Matteo Rosso Orsini, et impose l'élection de son homme, le français Simon de Brion. Simon paraît bien ne pas être candidat. Même ses adversaires affirment qu'il est élu contre son gré et qu'il n'accepte la tiare que sous la pression du roi de Sicile. Il prend le nom de Martin IV, en hommage, dit-on, à saint Martin pour lequel il a ramené de Tours une dévotion particulière.



Charles Ier d'Anjou Sénateur de Rome

Insurrection en Romagne

Exil de Martin IV

Dès son élection, Martin IV, revenant sur la politique de son prédécesseur, rend à Charles Ier d'Anjou la dignité de "sénateur" de Rome, ce qui fait de lui le maître absolu de l'administration urbaine et des États du Pape en général.

De 1281 à 1284, la Romagne, malgré une pluie d'interdits et d'excommunications, reste en état d'insurrection permanente.

Le mécontentement de l'aristocratie romaine fait que Martin IV ne pourra jamais mettre les pieds à Rome. Pendant tout son pontificat l'agitation devient endémique dans les États de l'Église où Charles Ier d'Anjou, par ses brutalités, a eu le temps de se rendre impopulaire.

Le nouveau pape doit quitter Viterbe (ville sous interdit à cause de l'emprisonnement des cardinaux et où les querelles ne s'apaisent pas) pour s'installer à Orvieto où il se fait couronner.



Excommunication de Michel VIII Paléologue

Martin IV, adhérant à la vision chimérique de Charles Ier d'Anjou de reconquérir Byzance, excommunie l'empereur Michel VIII Paléologue le 18 novembre 1281 et prétend interdire toute relation des princes occidentaux avec l'Empire. Cette initiative sème le trouble chez de nombreux cardinaux et bien au-delà dans l'Église.



Expédition contre Constantinople

Les Vénitiens veulent alors se lancer dans une croisade contre Constantinople.

En 1281 le Pape Martin IV donne son accord, et les Français se mettent en route vers Durazzo, alors que les Vénitiens prennent la voie maritime.

Mais le soulèvement des Vêpres siciliennes oblige Charles à rebrousser chemin. Ainsi se termine la dernière expédition organisée contre les Byzantins ou les musulmans au proche-orient.



Exil de Martin IV à Montefiascone

Des troubles à Orvieto obligent Martin IV à s'exiler pendant 6 mois à Montefiascone de juin à décembre 1282.



Projet de croisade anti-byzantine

Cessation de la collecte pour la croisade

Charles Ier d'Anjou veut contraindre les Byzantins à l'union religieuse. Pour cela, il prépare une expédition contre l'Empire byzantin pour le printemps 1283 et masse sa flotte à Messine.

Malgré les efforts réels de Martin IV, la collecte des décimes dans l'optique de la croisade réclamée par le Concile de Lyon est interrompue un peu partout, en Allemagne, de crainte que l'argent récolté n'aille dans les caisses de Charles Ier d'Anjou sous prétexte de financer sa croisade anti-byzantine.

L'empereur byzantin Michel VIII Paléologue, inquiet des visées sur l'Orient qu'entretient Charles Ier d'Anjou, est contacté par des émissaires siciliens.


Pierre III d'Aragon débarque à Trapani, ms Biblioteca Vaticana

Fin de la République de Palerme

Pierre III d'Aragon Roi de Sicile

Charles II d'Anjou Régent du royaume de Naples

Excommunication de Pierre III d'Aragon

Pendant 4 mois, la république connaît une liberté aussi extraordinaire que sanglante.

La flotte aragono-catalane débarque à Trapani près de Palerme. Pierre III d'Aragon arrive à Palerme et réclame ses droits sur l'île en tant que gendre de Manfred Ier de Hohenstaufen.

Le 30 août 1282, il met fin à la République fédérale.

Il oblige Charles Ier d'Anjou à lever sans gloire le siège de la ville et chasse les troupes fidèles à Charles Ier d'Anjou en dehors de l'île.

Les émissaires siciliens apportent au roi Pierre la couronne de l'île au nom de sa femme. Il est proclamé roi le 4 septembre 1282 sous le nom de Pierre Ier, avec la connivence certaine de Michel VIII Paléologue.

Toutefois l'armée de Pierre III d'Aragon n'arrive pas à mettre le pied dans la partie continentale du royaume de Sicile. C'est le début de la division entre les royaumes :

dont les rois prétendent tous deux au même titre de "roi de Sicile".

Charles II d'Anjou rejoint alors son père à Naples et assume la régence pendant que son père se rend en France pour armer une flotte.

Robert II d'Artois se rend en Italie pour secourir son oncle Charles Ier d'Anjou.

Le pape voit surtout ressurgir le spectre des Hohenstaufen.

Le 18 novembre 1282, Martin IV excommunie derechef les Siciliens rebelles, Pierre III d'Aragon, ses compagnons d'armes et ses ministres.

La guerre contre Charles Ier d'Anjou, replié à Naples, continuera jusqu'en 1285.

Charles Ier d'Anjou qui doit rappeler ses troupes de Terre Sainte.



Excommunication de Pierre III d'Aragon

Interdit sur les possessions de Pierre III d'Aragon

En février 1283, ses sommations étant restées sans effet, Martin IV déclare Pierre III d'Aragon dépouillé de son royaume et jette l'interdit sur toutes ses possessions, sans d'ailleurs être obéi des évêques concernés.

Martin IV engage des pourparlers avec Philippe III le Hardi et lui offre la couronne d'Aragon pour Charles Ier de Valois, un de ses fils.



Exil de Martin IV à Montefiascone

Des troubles à Orvieto obligent Martin IV à s'exiler définitivement, au début de l'été 1284, à Pérouse qui vient de lui faire sa soumission.



Mort de Thorfinn d'Hamar

Thorfinn d'Hamar part à Rome demander l'appui du Pape Martin IV.

Thorfinn d'Hamar meurt en 1285 dans un monastère flamand sur le chemin du retour.



Charles Ier de Valois Roi titulaire d'Aragon

Croisade d'Aragon

Siège de Gérone

Confiscation des Baléares par Pierre III d'Aragon

Jacques de Majorque, Philippe de Majorque, Ferdinand de Majorque et Sanche de Majorque Prisonniers

Mort d'Amaury d'Harcourt

Le pape Martin IV donne à Charles Ier de Valois le royaume d'Aragon, comme fils d'Isabelle d'Aragon, sous la vassalité du Saint-Siège.

Charles Ier de Valois est couronné en 1285 avec un chapeau de cardinal, ce qui lui vaut le sobriquet de roi du chapeau.

Charles Ier de Valois n'osera jamais user du sceau royal qu'il s'est fait faire à cette occasion.

Charles Ier de Valois et les barons consultés, contre l'avis du futur Philippe IV le Bel, entraînent Philippe III le Hardi dans une expédition appelée croisade d'Aragon, visant à remettre à Charles Ier de Valois le trône d'Aragon, en mars 1285.

Guy VIII de Montmorency-Laval, Jean II d'Harcourt, Roger-Bernard III de Foix, Jean Ier de Brabant et Jean II de Bretagne, Guy II de Châtillon-Saint-Pol accompagnent Philippe III le Hardi qui met le siège devant Gérone pendant 2 mois.

Pendant que Philippe III le Hardi fait le siège de la ville de Roses, qu'il a investie, le 28 juin 1285, il ne peut arriver à son camp aucun convoi, sans qu'il y ait un combat.

On en attend cependant un, lorsqu'on est averti que Pierre III d'Aragon veut l'enlever, et qu'à cet effet, il s'est mis, le 14 août 1285, en embuscade entre Bagnols et Gérone, avec 400 chevaux et 2 000 hommes de pied, l'élite de ses troupes.

Philippe III le Hardi charge Jean II d'Harcourt de soutenir et protéger ce convoi.

Jean II d'Harcourt étant parti, vers la fin de la nuit, avec le connétable Raoul II de Clermont-Nesle et 500 cavaliers, ils arrivent, le 15 août 1285, à la pointe du jour, vers l'endroit où le Pierre III d'Aragon s'est embusqué.

Celui-ci commence alors une charge, que les Français reçoivent avec beaucoup de bravoure et d'intrépidité.

Ils chargent à leur tour avec le plus grand succès, et mettent les Espagnols dans une déroute complète.

Pierre III d'Aragon est blessé dans cette action, et Gérone capitule, le 7 septembre 1285.

L'armée de Philippe III le Hardi est affaiblie par le paludisme et la flotte française est détruite par la flotte Aragonaise de Roger de Loria.

Jacques II de Majorque choisit le parti de Philippe III le Hardi.

Pierre III d'Aragon arrive par surprise à Perpignan.

Jacques II de Majorque se trouve piégé dans le Palais et doit s'enfuir en cachette par les égouts.

Quand Pierre III entre dans le Palais, il ne peut que constater la mystérieuse disparition du roi de Majorque.

Pierre III d'Aragon confisque en représailles les Baléares.

Pierre III d'Aragon enlève les fils de Jacques II de Majorque :

Amaury d'Harcourt meurt en 1285 durant le siège de Perpignan.


Honorius IV Pape

Mort de Martin IV

Honorius IV Pape

Martin IV meurt le 28 mars 1285. Il est enseveli dans la cathédrale de Pérouse.

Giacomo Savelli est élu par le conclave de Pérouse en 1285 sous le nom d'Honorius IV, prenant le prénom de son grand-oncle Honorius III.



Traité de Tarascon

Le traité de Tarascon fait suite au conflit opposant la papauté, alliée à la maison d'Anjou, et la maison d'Aragon pour la possession du royaume de Sicile.

Il est signé le 19 février 1291 par le pape Nicolas IV, Charles II d'Anjou et Alphonse III d'Aragon.

Philippe IV le Bel et Nicolas IV cherchent à chasser Jacques II le Juste.

Pour ce faire, ils entament des négociations avec son frère aîné le roi Alphonse III d'Aragon qui aboutissent à la signature du traité de Tarascon.

Alphonse III s'engage :

On lui conseille par ailleurs de faire la paix avec Sanche IV le Brave.

La papauté, pour sa part, annule l'investiture de la couronne d'Aragon concédée par le pape Martin IV à Charles Ier de Valois.



Mariage d'Enguerrand III de Marigny avec Jeanne de Saint-Martin

Enguerrand III de Marigny entre comme écuyer au service d'Hugues III de Bouville, Chambellan et secrétaire de Philippe IV le Bel.

Puis Enguerrand III de Marigny est attaché comme panetier à la maison de la reine Jeanne Ire de Navarre, épouse de Philippe IV le Bel, qui fait de lui son exécuteur testamentaire.

Enguerrand III de Marigny épouse Jeanne de Saint-Martin (vers 1275-vers 1292). Leurs enfants sont :

Jeanne de Saint-Martin est la filleule de Jeanne Ire de Navarre.



Naissance d'Isabelle de Marigny

Isabelle de Marigny naît vers 1292, fille d'Enguerrand III de Marigny et de Jeanne de Saint-Martin.



Traité d'Anagni

Le traité d'Anagni est un avenant du traité de Tarascon.

Il est signé le 20 juin 1295, sur l'initiative de Boniface VIII, pour mettre un terme à la guerre opposant la couronne d'Aragon à la France au sujet de la Sicile.

Il est élaboré par :

Les clauses essentielles sont les suivantes :

Retenu au château de Torroella de Montgrí depuis 10 ans :

sont libérés.

Deux clauses secrètes s'ajoutaient :

Ni Frédéric II de Sicile, ni les Siciliens n'acceptent ce traité et poursuivent la lutte pour l'indépendance de l'île contre les troupes angevines et la flotte envoyée par le roi d'Aragon, en respect du traité.

Jaspert V de Castelnou peut rentrer en Vallespir.

Il semble alors avoir avec Jacques II de Majorque des relations plus sereines.



Mort de Guérin de Castelnau Baron de Castelnau, de Félines, de Saint-Martin-des-Bois et de Paulhac

Guérin de Castelnau est seigneur de Bonneviolle, de l'Ile-des-Escouanes, de Bretenoux, de Girac, de Cornac, de Glanes, de Saint-Michel-Loubéjou, de Loubressac, de Thémines, de Beaulieu-sur-Dordogne.

Guérin de Castelnau meurt en 1299.


Baphomet

Les Templiers

Les richesses des templiers, leur pouvoir presque illimité, l'orgueil des chevaliers, l'inconduite scandaleuse de certains frères lais avaient suscité l'envie et la malveillance. Les Templiers étaient redoutés et détestés.

On les accusait de pactiser en Orient avec les Sarrasins. Des légendes sinistres couraient sur les criminels mystères qui avaient lieu dans le secret de leurs Maisons, où nul autre qu'eux n'entrait jamais. Des renseignements, qui révoltaient le peuple en ces temps d'universelle foi, étaient chuchotés sur les rites étranges et sacrilèges qui s'accomplissaient dans les Commanderies si rigoureusement fermées aux profanes.

Eux qui ouvertement, s'engageaient à combattre jusqu'à la mort pour le tombeau du Christ, on les accusait, de se livrer à des cérémonies cultuelles bizarres, maléfiques, démoniaques, au cours desquelles ils reniaient Dieu et pratiquaient la magie noire en même temps qu'ils se livraient entre eux à des débauches contre nature et à des impuretés abominables. Hérétiques, ils avaient une doctrine et des pratiques secrètes qu'ils ne pouvaient, sous peine de mort, divulguer aux profanes. Des chevaliers, ayant menacé l'Ordre de révélations publiques, avaient, prétendait-on, disparus mystérieusement.

Jules Garinet dans son Histoire de la Magie écrit :

On disait, qu'à la réception dans l'Ordre on conduisait le récipiendaire dans une chambre obscure où il reniait Jésus-Christ en crachant trois fois sur le crucifix ; que celui qui était reçu baisait celui qui le recevait à la bouche, ensuite in fine spinae dorsi et in virga virili ; que les Templiers dans leurs chapitres généraux adoraient une tête de bois doré, qui avait une longue barbe, des moustaches touffues et pendantes ; à la place des yeux brillaient deux grosses escarboucles étincelantes cornme du feu..." Cette idole s'appelait le "Baphomet".

Henri Martin, à ce sujet, dit :

Chaque chapitre en possédait une image : c'était une tête humaine à longue barbe blanche, ayant en la place des yeux escarboucles reluisantes comme la clarté du ciel, avec un crâne humain et une peau humaine ; certaines de ces idoles les étaient à trois faces et montées sur quatre pieds ; on en avait saisi une au Temple de Paris"

A ces accusations, d'autres s'ajoutaient :

Ces accusations se précisèrent en dénonciations formelles faites, notamment, par deux Templiers apostats.

Philippe IV le Bel, conseillé par Guillaume de Nogaret, peut enfin agir ce qu'il attendait depuis l'avènement du Pape Clément V.



Adolphe de La Marck Prévôt de St Séverin à Cologne

Adolphe de La Marck est d'abord Prévôt de St Martin à Worm.

En 1308, Adolphe de La Marck est Prévôt de St Séverin à Cologne.



Mariage de Charles de Calabre avec Marie de Valois

Charles de Calabre épouse à Paris le 11 janvier 1324 Marie de Valois, fille de Charles Ier de Valois et de Mathilde de Châtillon-Saint-Pol. Leurs enfants sont :



Quint denier reçu par Jean III d'Aumont

En 1325, Jean III d'Aumont obtient le quint denier pour quelques héritages sis au bailliage de Crécy-en-Brie, qu'il a acquis de Raoul de St Martin, écuyer.



Mariage de Geoffroy Marcel de Longueil avec Isabelle de Marigny

Geoffroy Marcel de Longueil épouse Isabelle de Marigny (vers 1292-1339), Vicomtesse d'Auge, fille d'Enguerrand III de Marigny et de Jeanne de Saint-Martin. Leur enfant est :



Mariage de Pierre Ier d'Orgemont avec Marguerite de Voisines

Pierre Ier d'Orgemont épouse Marguerite de Voisines. Parmi leurs 10 enfants citons leurs fils :



Bégon de Castelnau-Calmont Chanoine de Chartres

Bégon de Castelnau-Calmont est le fils d'Hugues III de Castelnau-Calmont et de Maralde de Canillac.

Bégon de Castelnau-Calmont est docteur ès-lois de l'université de Montpellier.

Bégon de Castelnau-Calmont devient chanoine de Chartres en 1348.

Bégon de Castelnau-Calmont est prévôt de Saint-Espain en l'église Saint-Martin de Tours, recteur de Saint Florentin et de Campagnac.



Bégon de Castelnau-Calmont Chanoine de Chartres

Bégon de Castelnau-Calmont est le fils de d'Hugues III de Castelnau-Calmont et de Maralde de Canillac.

Docteur ès-lois de l'université de Montpellier, Bégon de Castelnau-Calmont devient chanoine de Chartres en 1348,

Il est prévôt de Saint-Espain en l'église Saint-Martin de Tours, recteur de Saint Florentin et de Campagnac.



Mariage de Pierre IV le Cérémonieux avec Éléonore de Sicile

Pierre IV le Cérémonieux épouse Éléonore de Sicile, fille de Pierre II de Sicile et d'Élisabeth de Carinthie. Leurs enfants sont :



Naissance de Martin Ier l'Humain

Martin Ier l'Humain Duc de Monblanch

Martin Ier d'Aragon ou Martin Ier l'Humain, dit le Vieux, naît à Girone ou Gérone en 1356, fils de Pierre IV le Cérémonieux et d'Éléonore de Sicile.

Martin Ier l'Humain devient Duc de Monblanch.



Libération de La Ferté-Villeneuil

La Ferté-Villeneuil est occupée par les anglais jusqu'en 1360.

L'économie, l'église Saint-Pierre et la tour de l'église Saint-Martin sont ruinées.

Les Anglais partis, on restaure comme on peut et on fortifie.

L'église Saint-Martin, située au centre de la cité, entre deux bras de l'Aigre, est choisie.

On démonte ses chapelles, on chemise son chevet, on installe des créneaux sur ses murs.

On reconstruit sa tour en y ajoutant des planchers et des meurtrières.

Elle prend le nom de Fort Saint-Martin.



Naissance de Martin V

Oddone Colonna , futur Martin V, naît à Genazzano en 1368.

Il suit des études de droit à l'université de Pérouse et entre dans la Curie romaine en tant que protonotaire apostolique.



Mariage de Martin Ier l'Humain avec Marie de Luna

Martin Ier l'Humain épouse à Barcelone en 1372 Marie de Luna (morte en 1406). Leurs enfants sont :

Ils sont tous morts avant leur père.



Naissance de Martin II de Sicile

Martin II de Sicile, dit le Jeune, naît en 1374 ou 1375, fils de Martin Ier l'Humain et de Marie de Luna.



Mariage de Charles III le Noble avec Éléonore de Trastamare

Charles III le Noble épouse en 1375 Éléonore de Trastamare. Leurs enfants sont :

Ce mariage met fin aux conflits entre la Navarre et la Castille et crée une relation d'amitié qui continuera au temps des rois de Castille : Jean Ier de Castille et Henri III le Maladif.



Mort de Robert d'Alençon

Robert d'Alençon meurt en 1377.

Il est inhumé en église abbatiale de Saint-Martin à Sées.



Martin Ier l'Humain Roi de Sicile

En 1380, Pierre IV le Cérémonieux donne le royaume de Sicile à son fils Martin Ier l'Humain.



Mariage de Martin II de Sicile avec Marie Ire de Sicile

Martin II de Sicile épouse en 1389 ou 1390 Marie Ire de Sicile, fille de Frédéric III de Sicile et de Constance d'Aragon. Leur enfant est :



Naissance de Martin Berruyer

Martin Berruyer naît vers 1390.



Paix de Saint-Rémy-de-Provence

Rupture de la trêve entre Raymond VIII de Turenne et Clément VII

Paul Triboulet ambassadeur auprès de Marie de Blois-Châtillon

Odon de Villars incite Alix des Baux, son épouse, à revenir à la charge contre Guillaume III Roger de Beaufort son grand-père. Alix de Baux lui fait savoir qu'elle lui conteste le droit de s'arroger le château des Baux, ses forts de Mont-Paon et de Saint-Martin-de-Castillon (aujourd'hui le Paradou) ainsi que le Castellas d'Éguilles dont il s'est emparé injustement.

Face à cette demande, Guillaume III Roger de Beaufort préfère se réconcilier avec son fils aîné et demande à Raymond VIII de Turenne de traiter avec sa nièce. Raymond VIII de Turenne arrête pour un temps ses guerres contre le pape et transige avec Alix.

Le 5 mai 1392, un traité de paix perpétuelle est signé à Saint-Rémy-de-Provence entre :

Raymond VIII de Turenne demande et obtient qu'Odon de Villars soit intégré dans ce traité.

Il se voit aussi accorder un sauf-conduit royal d'un an pour mener à bien la poursuite de ses procès aux Parlements.

Clément VII doit promettre de ne plus combattre Guillaume III Roger de Beaufort et Raymond VIII de Turenne, son fils. Ce dernier doit de plus recevoir de la Révérende Chambre Apostolique une rançon de 20 000 florins.

En attendant son versement, Odon de Villars, le recteur, au nom du pape, promet que son oncle Raymond VIII de Turenne aura la jouissance des revenus de l'abbaye de Montmajour à Pertuis et à Pelissanne, et ceux du prieuré de Saint-Pierre de Saint-Rémy, dépendant du chapitre de Notre-Dame des Doms à Avignon.

Fort de ce traité de paix, au début septembre 1392, Raymond VIII de Turenne obtient du pape et d'Odon de Villars un sauf-conduit pour traverser le Comtat Venaissin accompagné de 100 lances.

En septembre 1392, le parti pontifical rompt la trêve entre Raymond VIII de Turenne et Clément VII au bout de 4 mois par une provocation du recteur, autant dire avec la bénédiction papale.

Odon de Villars, Foulques de Pontevès, Seigneur de Buoux et de Lauris, et d'Elzéar, Seigneur d'Oraison et de Cadenet, attaquent Montpaon et Castillon, que le traité de Saint-Rémy a placé sous la sauvegarde de Marie de Blois-Châtillon, Comtesse de Provence.

Ils font en une journée 120 prisonniers à Saint-Rémy-de-Provence et aux Baux et se retranchent dans leurs forts de Lauris et Cadenet.

Face à cette provocation, Raymond VIII de Turenne dépose immédiatement des lettres de marques auprès des conservateurs de la trêve.

Il envoie son fidèle Paul Triboulet à Angers auprès de Marie de Blois-Châtillon et considère avoir l'accord tacite de la Régente et de ses officiers pour entrer en Provence et contre-attaquer.



Martin II de Sicile Roi de Sicile

Martin II de Sicile est couronné Roi de Sicile en 1392.



Mort de Jean Ier d'Aragon Roi d'Aragon, de Valence et Comte de Barcelone

Martin Ier l'Humain Roi d'Aragon, de Valence

Martin Ier l'Humain Comte de Barcelone

Jean Ier d'Aragon meurt en 1395, sans laisser de fils.

Mathieu de Foix-Castelbon revendique la succession au nom de sa femme Jeanne d'Aragon, fille de Jean Ier d'Aragon.

Les lois de succession d'Aragon et de Barcelone ne sont pas claires, elles sont comprises en faveur des héritiers mâles. Les Cortès choisissent Martin Ier l'Humain, le frère du roi pour lui succéder.

Il est le dernier des Rois d'Aragon de la Maison de Barcelone qui auront régné en Aragon durant 273 ans.

Martin Ier l'Humain devient aussi Comte de Barcelone.

Jean Ier de Berry et Mathieu de Foix-Castelbon lèvent une armée pour tenter de conquérir le royaume, mais sont battus après 18 mois de guerre.

En représailles, Martin Ier l'Humain confisque la vicomté de Castelbon.



Privilèges accordés à Saragosse

Martin Ier l'Humain accorde des privilèges (fueros) à Saragosse le 13 octobre 1397.



Croisade en Afrique du Nord

Martin Ier l'Humain lance une croisade en Afrique du Nord en 1398.



Couronnement de Martin Ier l'Humain

Martin Ier l'Humain est couronné à Saragosse le 13 avril 1399.



Croisade en Afrique du Nord

Martin Ier l'Humain a lance une seconde croisade en Afrique du Nord en 1399.



Récupération des fiefs baussencs

Odon de Villars revient de Nice le 8 octobre 1399. Devant Louis II d'Anjou et au nom d'Alix des Baux, il rend hommage des fiefs des Baux, Montpaon, Saint-Martin-de-Castillon, Mouriès, Éguilles et Séderon que son épouse possède en Provence et dans les terres adjacentes.



Transport du Saint Calice à la chapelle du Palais Royal de Saragosse

Le 26 septembre 1399, à la demande de Martin Ier l'Humain, le Saint Calice est transporté du monastère de Saint Jean de la Peña à la chapelle du Palais Royal (L'Aljafería) de Saragosse.



Isabelle de Foix-Castelbon Vicomtesse de Castelbon

Archambaud de Grailly Vicomte de Castelbon

En 1400, Martin Ier l'Humain restitue à Isabelle de Foix-Castelbon la vicomté de Castelbon qu'il avait confisqué à Mathieu de Foix.

Archambaud de Grailly devient Vicomte de Castelbon.



Liaison de Martin II de Sicile avec Tarsis Rizzari de Catane

Martin II de Sicile a une liaison avec Tarsis Rizzari de Catane. Leur enfant est :



Naissance de Frédéric de Luna

Frédéric de Luna naît vers 1402, fils de Martin II de Sicile et de Tarsis Rizzari de Catane.

Il est le seul descendant mâle de Martin Ier l'Humain qui ait surmonté l'enfance.



Martin V Cardinal-Diacre de San Giorgio in Velabro

En 1402, Oddone Colonna , futur Martin V, est promu cardinal diacre de San Giorgio in Velabro.



Protection du Pape Benoît XIII par Martin Ier l'Humain

Martin Ier l'Humain, allié du pape d'Avignon, l'Aragonais Benoît XIII, qui était parent de Marie de Luna, porte sa protection jusqu'au point d'intervenir militairement à Avignon, en 1403.

Pedro de Luna, Benoît XIII, quitte définitivement Avignon en 1403, après un éprouvant siège de cinq ans.



Mariage de Martin II de Sicile avec Blanche Ire de Navarre

Charles III le Noble cherche la paix avec l'Aragon. Martin II de Sicile épouse en 1402 ou en 1403 Blanche Ire de Navarre. Ils n'ont pas d'enfants. Blanche est Reine consort de Sicile.



Guillaume II de Narbonne Juge d'Arborée

Comme petit-fils de Béatrice d'Arborée, Guillaume II de Narbonne revendique le Judicat d'Arborée en 1407 en compétition avec Martin II de Sicile.



Frédéric de Luna Héritier d'Aragon

Martin II de Sicile Comte de Luna et Seigneur de Segorbe

En 1407, Martin Ier l'Humain, son grand-père, décide de légitimer Frédéric de Luna comme héritier d'Aragon.

Martin II de Sicile, son père, donne à Frédéric de Luna les titres de Comte de Luna et de Seigneur de Segorbe.



Mort de Marie de Luna

Marie de Luna, épouse de Martin Ier l'Humain, meurt le 29 décembre 1407.



Élimination les derniers juges d'Arborée

En 1408, Martin II de Sicile, roi de Sicile et procureur de Sardaigne pour le compte de Martin Ier l'Humain, son père, élimine les derniers juges d'Arborée dont Éléonore d'Arborée.



Négociations entre Martin II de Sicile et Guillaume II de Narbonne

Le 6 octobre 1408, Martin II de Sicile débarque à Cagliari avec une forte armée, et ouvre les négociations avec Léonardo Capello représentant de Guillaume II de Narbonne.

Le 8 décembre 1408, Guillaume II de Narbonne arrive à son tour en Sardaigne et rompt les négociations.



Querelle à Volti

Mort de Guy de Roye

Concile de Pise

Alexandre V Antipape de Pise

En 1409, Louis Ier de Bar se rend au concile de Pise avec Guy de Roye, archevêque de Reims, et Pierre d'Ailly, évêque de Cambrai.

À Volti, près de Gênes, une querelle entre les maréchaux de la ville et de l'archevêque de Reims dégénère et tourne à l'émeute.

Guy de Roye meurt à Voltri le 8 juin 1409 tué d'un coup d'arbalète.

Louis Ier de Bar manque de peu d'être tué.

Jean de La Rochetaillée est délégué du chapitre d'Amiens au concile de Pise.

Arrivé à Pise, les cardinaux prononcent la déchéance des papes Benoît XIII d'Avignon et Grégoire XII de Rome.

Alexandre V est élu Antipape en 1409.

Martin V pend part au concile de Pise.

Alexandre V confirme Jean Allarmet de Brogny :

Official et chanoine de la cathédrale de Rouen, Jean de La Rochetaillée devient correcteur des lettres apostoliques à la cour de l'antipape Alexandre V.



Frédéric de Luna Héritier du trône Sicile

Par tradition, le premier-né de la dynastie d'Aragon reçoit comme première tâche le gouvernement de la Sicile.

Le 14 avril de 1409, Martin Ier l'Humain décide que Frédéric de Luna sera l'Héritier de Martin II de Sicile, son père, sur le trône de Sicile.

Jamais jusque-là, un bâtard n'avait eu ce droit.



Bataille de San Luri

En 1409 Jean Ier de Foix accompagne Martin Ier l'Humain dans une expédition pour reprendre la Sardaigne aux Génois.

Jean Ier de Foix se distingue à la bataille de San Luri le 30 mai 1409 et revient à Foix en septembre.

Martin II de Sicile vainc à San Luri le 30 juin 1409.

Guillaume II de Narbonne rentre en France pour chercher du secours, laissant Leonardo Capello le gouvernement du judicat.



Mort de Martin II de Sicile Roi de Sicile

Blanche Ire de Navarre Procureur du royaume de Sicile

Mariage de Martin Ier l'Humain avec Marguerite de Prades

Martin II de Sicile meurt à Cagliari le 25 juillet 1409 victime de la malaria.

La mort de Martin II de Sicile arrête le processus de légitimation de son fils Frédéric de Luna.

Martin Ier l'Humain récupère la Sicile et la confie à sa belle-fille Blanche Ire de Navarre qui est nommée procureur du royaume de Sicile.

Martin Ier l'Humain épouse le 17 septembre 1409 Marguerite de Prades ou des Prés.



Mort d'Alexandre V

Jean XXIII Antipape de Pise

Alexandre V meurt le 3 mai 1410.

Jean Allarmet de Brogny, chancelier de l'Église, préside ses funérailles.

Le 17 mai 1410, le conclave nomme Jean XXIII antipape.

Martin V pend part a à l'élection de l'antipape Jean XXIII dans la tentative échouée de réconcilier les Églises d'Avignon et de Rome issues du Grand Schisme d'Occident.



Mort de Martin Ier l'Humain Roi d'Aragon, de Valence et Comte de Barcelone et Roi de Sicile

Guerre de succession d'Aragon

Pour éviter de futurs conflits d'héritage, Martin Ier l'Humain veut poursuivre à tout prix le processus de légitimation de avec l'aide de Benoît XIII le pape d'Avignon.

Ils fixent le 1er juin de 1410 pour cette légitimation.

Mais Martin Ier l'Humain meurt à Barcelone le 31 mai 1410.

Ses enfants : Martin II de Sicile, Jacques, Jean et Marguerite sont tous morts avant leur père.

Benoît XIII refuse d'entériner la légitimation de Frédéric de Luna seul.

Cela déclenche une guerre de succession pour la couronne d'Aragon. Les postulants sont :

Archambaud de Grailly soutient les prétentions de Louis II d'Anjou. Jean Ier de Foix, son fils, lève alors des troupes pour soutenir les prétentions de Louis II d'Anjou.


Proclamation de Ferdinand Ier le Juste comme Roi d'Aragon - Œuvre de Dióscoro Teófilo Puebla Tolín - 1867

Compromis de Caspe

Mort de Jacques II d'Aragon

Dynastie de Trastamare

Ferdinand Ier le Juste Roi d'Aragon, de Valence et de Majorque

Ferdinand Ier le Juste Roi de Sicile et de Sardaigne

Ferdinand Ier le Juste Duc d'Athènes et de Néopatrie

Ferdinand Ier le Juste Comte de Barcelone, de Roussillon et de Cerdagne

Jean II d'Aragon Duc de Peñafiel

Révolte de Jacques II d'Urgell

La succession de Martin Ier l'Humain déchaîne les partisans des différents postulants.

Depuis sa retraite de Peñíscola, Benoît XIII réussit à rétablir la concorde.

Le 15 février 1412, un accord est trouvé à Alcañiz pour nommer 9 compromissaires (arbitres) qui doivent trancher.

Ils représentent les parlements des royaumes d'Aragon, de Valence et de la principauté de Catalogne, trois pour chacun d'eux. Majorque n'est pas invité.

Benoît XIII, qui soutient Ferdinand Ier le Juste, approuve ce projet.

Les compromissaires qui se réunissent à Caspe, sont :

Les délibérations commencent le 29 mars 1412.

Au moment du vote, les représentants des Catalans se montrent indécis, tandis qu'Aragonais et Valenciens, davantage liés au commerce de la laine et autres intérêts castillans, optent pour Ferdinand Ier le Juste.

L'opinion de Vincent Ferrier l'emporte. Ferdinand Ier le Juste est élu Roi d'Aragon, de Valence et de Majorque le 25 ou le 28 juin 1412, avec les voix des trois Aragonais, de deux des valenciens et un des Catalans.

Il est le premier roi de la dynastie de Trastamare dans la couronne d'Aragon.

Ferdinand Ier le Juste devient aussi Duc d'Athènes et de Néopatrie, un titre fictif, Comte de Barcelone, de Roussillon et de Cerdagne.

Jean II d'Aragon devient Duc de Peñafiel en 1412.

Sous l'influence de Marguerite de Montferrat, sa mère, Jacques II d'Urgell n'accepte pas le verdict et prend les armes contre son souverain.



Martin Berruyer Professeur à l'Université de Paris

Martin Berruyer entre de bonne heure à l'Université de Paris et commença d'y professer en 1413, d'abord dans les Arts puis les Belles Lettres et la Théologie.


Frédéric Ier de Brandebourg recevant le Brandebourg

Suite du Concile de Constance

Démission du Pape Grégoire XII

Frédéric Ier de Brandebourg Électeur de Brandebourg

Mort de Jan Hus

Guerres hussites

Soulèvement du royaume de Bohême

Au concile de Constance, le 30 avril 1415, Sigismond Ier de Luxembourg élève Frédéric Ier de Brandebourg aux titres de margrave et de prince-électeur de Brandebourg.

Le 4 juillet 1415, le concile de Constance accepte la démission du pape Grégoire XII.

En 1415, la Pologne et l'Ordre teutonique font appel au Concile de Constance pour trancher leur différent.

Pierre Cauchon fait partie de l'ambassade que Jean sans Peur envoie au concile de Constance en 1415.

Avec ses collègues bourguignons, Pierre Cauchon y appuie l'élection de Martin V pour mettre fin au schisme.

Jean de La Rochetaillée instruit le procès du réformateur Jean Hus pour hérésie.

Jan Hus est condamne et est brûlé vif sur un bûcher le 6 juillet 1415 en dépit d'un sauf-conduit accordé par Sigismond Ier de Luxembourg.

Les Tchèques se révoltent et commencent les guerres hussites qui vont durer près de 15 ans.



Mort d'Antoinette de Turenne

Antoinette de Turenne meurt en son château d'Alès le 14 juillet 1416.

Elle est inhumée dans la basilique Saint-Martin de Tours.


Martin V Martin V

Fin du Grand Schisme d'Occident

Traité de Canterbury

Concile de Constance

Martin V Pape

Henri V de Lancastre partage avec Sigismond Ier de Luxembourg la responsabilité d'avoir mis fin au Grand Schisme en obtenant l'élection du Pape Martin V.

Le Traité de Canterbury ouvre la voie pour la fin du Schisme de l'Église.

Par son décret Frequens du 9 octobre 1417, le concile de Constance se déclare institution permanente de l'Église, devant se réunir périodiquement et chargé du contrôle de la papauté.

Jean Allarmet de Brogny fait campagne pour Martin V.

Jean de La Rochetaillée est un des 6 prélats français électeurs qui choisissent Martin V comme pape.

Oddone Colonna est élu 204e pape lors du concile de Constance le 11 novembre 1417 sous le nom de Martin V, en hommage à Martin de Tours, dont la fête était célébrée le jour de son élection.

Pierre de Foix a un rôle important, pendant et après le Concile de Constance auprès de Benoît XIII, réfugié à Peniscola, et auprès de ses partisans en particulier aragonais.

Pierre de Foix contribue à l'élection.

Consacré le 21 novembre 1417 par le président du Concile, le cardinal Jean Allarmet de Brogny, il met fin au grand schisme d'Occident, sans toutefois parvenir à contenir un schisme minoritaire de l'Église d'Avignon.



Jean de La Rochetaillée Évêque administrateur de Genève

Martin V nomme Jean de La Rochetaillée Évêque administrateur de Genève le 23 septembre 1418



Louis Aleman Évêque de Maguelonne

Louis Aleman est nommé évêque de Maguelonne en 1418, par le pape Martin V.



Pierre Cauchon Archidiacre de Chartres et de Chalon, Chanoine de Reims et de Beauvais, Chapelain du duc de Bourgogne et Référendaire du pape

En tant que partisan de Jean sans Peur, Pierre Cauchon est réhabilité.

Pierre Cauchon est nommé maître des requêtes et conseiller du roi pendant que l'Université presse le Martin V de lui octroyer d'autres bénéfices.

Compréhensif, Martin V sait se montrer reconnaissant envers celui qui l'a aidé à accéder à sa charge.

Pierre Cauchon se retrouve :

ce qui en cumul lui assure un revenu annuel d'environ 2 000 livres.



Louis III d'Anjou Roi de Sicile

Louis III d'Anjou est investi Roi de Sicile par le pape Martin V le 4 décembre 1419.



Mariage de Jean II d'Aragon avec Blanche Ire de Navarre

Blanche Ire de Navarre est veuve de Martin II de Sicile.

Jean II d'Aragon épouse à Pampelune, le 18 janvier 1420 Blanche Ire de Navarre, fille de Charles III le Noble et d'Éléonore de Trastamare. Leurs enfants sont :



Pierre Cauchon Évêque de Beauvais

Le 30 août 1420, le pape Martin V nomme Pierre Cauchon Évêque de Beauvais après les vives recommandations de :

autant de personnages ou d'institutions auxquels il a rendu de multiples services.



Destruction de la Cité Léonine

Après la chute de Rienzi, le peuple détruisit la Cité Léonine. Au retour de la captivité de Babylone et du schisme, Martin V la trouvait en ruine en 1420.



Mort de Jean II Le Meingre Maréchal de France

Jean II Le Meingre meurt en Angleterre en 1421.

Il est inhumé avec Antoinette de Turenne dans la basilique Saint-Martin de Tours.



Jean de La Rochetaillée Évêque administrateur de Paris

Martin V nomme Jean de La Rochetaillée Évêque administrateur de Paris le 12 juin 1422.

Jean de La Rochetaillée devient pour 1 000 livres par an conseiller d'Henri VI Plantagenêt.



Pierre de Coimbra Duc de Trévise

Pierre de Coimbra est connu pour ses nombreux voyages à l'étranger, qui lui valent le surnom d'Infant des Sept parties du Monde.

Pierre Duc de Coimbra est apprécié par le pape Martin V et aide l'empereur Sigismond Ier de Luxembourg à lutter contre les Turcs.

À l'occasion de ces pérégrinations, Pierre de Coimbra reçoit de l'empereur Sigismond Ier de Luxembourg le duché de Trévise pour services rendus en 1422.



Annulation du mariage de Jean de Bourgogne avec Jacqueline de Bavière

Martin V prononce l'annulation du mariage de Jean de Bourgogne avec Jacqueline de Bavière en 1422.



Concile de Pavie-Sienne

Transfert de Pavie à Sienne du Concile

Martin V concentre tous les pouvoirs et réunit le concile de Pavie-Sienne en 1423.

Pierre Cauchon participe à ce concile dont le but est de régler la collation des bénéfices majeurs (abbatiat, évêchés).

Martin V confie à Louis Aleman des missions de confiance, comme par exemple le transfert de Pavie à Sienne du Concile.

Le concile se révèle infructueux.



Siège du Mont Saint-Michel

Le 29 mai 1424, Guillaume de Montfort s'oppose à Jean V le Sage, pendant la construction du donjon du château de Saint-Malo en jetant le caillou.

Guillaume de Montfort affirme ainsi ses droits sur la terre que Jean V le Sage s'est appropriée.

Guillaume de Montfort se met en 1424 à la tête des troupes de Bretagne, et marche contre les Anglais qui assiègent le Mont Saint-Michel, les obligeant à se retirer.

Le pape Martin V propose à Guillaume de Montfort l'évêché de Saint-Brieuc le 28 juin 1424 mais Guillaume de Montfort le refuse.



Louis Aleman Camérier

Entrée en possession de l'archevêché d'Arles par Louis Aleman

Sacre de Louis Aleman comme Archevêque d'Arles

Le 16 mars 1424, Louis Aleman devient Camérier.

Louis Aleman prend possession de son archevêché le 16 mai 1424.

Louis Aleman est sacré par Martin V à Mantoue le 20 novembre 1424.



Constantinople ville vassale du Sultan

Le sultan doit retourner mater une révolte en Anatolie. Constantinople n'est pas prise, mais Jean VIII Paléologue doit signer en 1424 un traité de paix par lequel il se reconnaît vassale du sultan et doit payer tribut pour conserver ses possessions. Manuel II Paléologue refuse l'aide proposée par le pape Martin V en échange de l'union des églises.



Création d'une fondation funéraire en faveur du Prieuré Saint-Martin-des-Champs

En 1426, Philippe de Morvilliers et Jehanne du Drac, son épouse, font établir des lettres d'une fondation funéraire en faveur du Prieuré Saint-Martin-des-Champs.



Révolte de Brescia

Siège de Brescia

La guerre se déplace en Lombardie et, en mars 1426, Carmagnola fomente la révolte de Brescia qu'il a lui-même conquis pour les Visconti 5 ans auparavant.

Après un long siège et la destruction de la flotte ducale qui apportait des vivres à la ville assiégée, Venise conquiert Brescia et le rivage oriental du lac de Garde.

Philippe Marie Visconti demande inutilement de l'aide à l'empereur Sigismond Ier de Luxembourg.

En 1426, Philippe Marie Visconti est contraint d'accepter la paix aux conditions proposées par le pape Martin V : la cession de Brescia et la restitution à Carmagnola de tous ses avoirs restés à Milan.



Jean de La Rochetaillée Cardinal

Le pape Martin V crée Jean de La Rochetaillée cardinal lors du consistoire du 24 mai 1426.

Jean de La Rochetaillée reçoit le titre de San Lorenzo in Lucina le 27 mai 1426, mais poursuit l'administration de l'archevêché de Rouen.

Mais Jean de La Rochetaillée se voit contraint par le chapitre de Rouen de quitter le siège de Rouen dans les 3 ans.



Concile de Tortosa

Abdication de Clément VIII

Clément VIII Évêque de Majorque

Alphonse V le Grand est désireux de conquérir le royaume de Naples et de s'en faire reconnaître roi par Martin V, pape de Rome, qui en est le suzerain.

Envoyé par Martin V en qualité de légat auprès d'Alphonse V le Grand, Pierre de Foix convoque en 1429 un concile à Tortosa.

Alphonse V fait pression sur l'Antipape Clément VIII qui abdique le 26 juillet 1429.

Clément VIII abandonne Peñíscola.

Sa reconnaissance du pape romain lui vaut, en contrepartie, d'être nommé à la tête de l'évêché de Majorque



Guillaume de Montfort cardinal

Le pape Martin V propose à Guillaume de Montfort l'évêché de Dol-de-Bretagne en 1430, mais Guillaume de Montfort le refuse.

Guillaume de Montfort est élevé à la dignité de cardinal in pectore cardinal au titre de Sainte-Anastasie par le pape Martin V, le 8 novembre 1430.



Croisade contre les hussites

En Bohême, la nouvelle croisade contre les hussites convoquée par le pape Martin V est écrasée en août 1431.

Le concile de Bâle se montre prêt à négocier le 15 octobre 1431.

Cela donne à la cour romaine un motif d'opposition contre le concile qui remet en cause la condamnation des Hussites à Constance.


Eugène IV Eugène IV

Début du Concile de Bâle

Mort de Martin V Pape

Eugène IV Pape

Martin V réunit le 17e concile œcuménique à Bâle en 1431 en application d'un décret du concile de Constance (le décret Frequens, qui prévoit la tenue périodique d'un concile).

L'ouverture du concile de Bâle est prévue pour le 3 mars 1431.

Martin V meurt à Rome en 1431.

Jean de La Rochetaillée participe à ce conclave.

Gabriele Condulmer, un moine bénédictin, est élu 207e pape de l'Église catholique le 3 mars 1431, sous le nom d'Eugène IV.

Il est vénitien et, de ce fait, hostile aux Visconti.

Invoquant la maladie, Eugène IV n'ose pas se présenter au concile de Bâle qu'il veut œcuménique, mais en l'absence de l'Église d'Orient, il le nomme Concile Général.

Giuliano Cesarini, cardinal de Saint-Ange et légat en Allemagne, doit présider le concile, mais aucun prélat n'était encore arrivé à Bâl.

Le concile est ouvert le 23 juillet 1431 par Jean de Polémar, chapelain du pape, et Jean de Raguse, procureur général des Dominicains, délégués par le cardinal Cesarini.

Profitant de son absence, encore traumatisés par le souvenir du Schisme d'Occident pourtant déjà réglé par le récent concile de Constance, les évêques penchent en majorité pour le conciliarisme c'est-à-dire la supériorité d'un concile d'évêques par rapport à la voix d'un pape.

C'est une nouveauté ecclésiologique déduite d'une interprétation erronée du concile de Constance.

Le 14 décembre 1431, le concile s'affirme supérieur au pape et confirme le décret Frequens rendu à Constance.

Le 18 décembre 1431, Eugène IV, prétextant une faible participation, dissout le concile de Bâle et le transfère à Bologne, mais appuyé par l'empereur Sigismond, il continue à siéger.



Mariage de Lionel d'Este avec Marguerite de Gonzague

Légitimation de Lionel d'Este

Lionel d'Este épouse en 1435 Marguerite de Gonzague. Leur enfant est :

Lionel d'Este est reconnu comme fils légitime de Nicolas III d'Este par le pape Martin V.



Jacques Jouvenel des Ursins Évêque de Poitiers

Jacques Jouvenel des Ursins Évêque de Fréjus

Jacques Jouvenel des Ursins Prieur de Saint-Martin-des-Champs à Paris

Le 5 novembre 1449, Jacques Jouvenel des Ursins se voit confier l'évêché de Poitiers.

Le 30 novembre 1449, Jacques Jouvenel des Ursins se voit confier l'évêché de Fréjus, dignité qu'il échange contre celle de prieur de Saint-Martin-des-Champs à Paris.



Martin Villain Conseiller de Philippe III le Bon

Martin Villain, Seigneur de Rassenghiem et de Saint-Jean-Steene, est conseiller de Philippe III le Bon le 7 août 1451.



Martin Berruyer Évêque du Mans

Martin Berruyer est élu évêque du Mans en 1452.

Il est sacré à Noyon le 2 avril 1452.



Tentative d'instauration d'une république à Rome

La fin du pontificat de Nicolas V est cependant marquée par l'anxiété, car Stefano Porcaro, homme politique bien cultivé et favori de Martin V, tente à plusieurs reprises d'instituer une république à Rome.



Concile de Vannes

En 1456, Martin Berruyer assiste au concile de Vannes.



Procès en réhabilitation de Jeanne d'Arc

Jean II Jouvenel des Ursins préside le procès chargé de la réhabilitation de Jeanne d'Arc.

Thomas Basin est un des instigateurs du procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc.

Martin Berruyer est un des prélats appelés à donner leur opinion sur Jeanne d'Arc dans le procès de réhabilitation et rédige un éloquent plaidoyer.

Calixte III fait une réponse favorable à l'appel de la mère de Jeanne d'Arc et publie le rescrit permettant sa réhabilitation.

En juillet 1456, Martin Berruyer préside la séance dans laquelle la réhabilitation est prononcée.

Le 7 juillet 1456, à Rouen, un tribunal constate de très importantes irrégularités dans le premier procès de Jeanne d'Arc qui est entaché de vol, calomnie, iniquité.

Il déclare ses conclusions nulles et non avenues et proclame l'innocence de Jeanne d'Arc.



Concile de Laval

En 1457, Martin Berruyer assiste au concile de Laval.



Mort de Ladislas Hunyadi

Mort de Ladislas Ier de Habsbourg

Anne de Habsbourg Duchesse de Luxembourg.

Le 16 mars 1457, les grands du royaume de Hongrie se soulèvent contre László ou Ladislas Hunyadi et le font décapiter.

Le parti de la famille Hunyadi se soulève.

En 1457, Martin Berruyer va au devant de l'ambassade envoyée par Ladislas Ier de Habsbourg à Charles VII de France pour demander la main de Madeleine de France, sa fille.

Mais Ladislas Ier de Habsbourg meurt à Prague le 23 novembre 1457.

Cette mort prématurée donne lieu à des rumeurs d'empoisonnement dont les hussites seraient à l'origine.

Ce n'est qu'au XXe siècle qu'on découvre scientifiquement qu'il est décédé de leucémie.

Frédéric III de Habsbourg lui succède dans ses domaines d'Autriche

Anne de Habsbourg, sa sœur, devient Duchesse de Luxembourg.

Guillaume III de Saxe, son époux, devient Duc de Luxembourg.



Restitution du château d'Arques et de la terre de Thamise à Martin Villain

Pierre Vasque de Sayanedra restitue le château d'Arques et la terre de Thamise à Martin Villain, le 31 décembre 1457 à Bruges en présence de Philippe III le Bon.


Ferdinand Ier de Naples - Musée du Louvre

Mort de Alphonse V le Grand Roi d'Aragon et de Sicile

Jean II d'Aragon Roi d'Aragon, de Valence, de Majorque

Jean II d'Aragon Roi de Sardaigne et de Sicile

Comte de Barcelone, de Roussillon et de Cerdagne

Ferdinand Ier de Naples Roi de Naples

Exil de Charles IV de Viane en Sicile puis à Majorque

Alphonse V le Grand meurt à Naples le 27 juin 1458. Ses possessions sont partagées.

Jean II d'Aragon, frère du défunt, dispute la couronne à Charles IV de Viane, son propre fils.

En 1458, Jean II d'Aragon, déjà Roi de Navarre, devient :

Le royaume de Naples passe à Ferdinand, fils bâtard d'Alphonse V le Grand, sous le nom de Ferdinand Ier, Roi de Sicile péninsulaire.

Charles IV de Viane se trouve sans appui, et doit partir en Sicile, où il trouve un soutien populaire dû au souvenir de Blanche Ire de Navarre, sa mère, qui avait été reine de Sicile par son premier mariage avec le roi Martin II de Sicile.

Puis Charles IV de Viane s'exile à Majorque.



Mort de Martin Berruyer

Thibault de Luxembourg Évêque du Mans

Martin Berruyer meurt le 24 juillet 1465.

Thibault de Luxembourg succède à Martin Berruyer et devient Évêque du Mans.



Louis de Poncher Secrétaire de Louis XI

Louis de Poncher, fils de Martin Poncher et de Catherine Belin, devient Secrétaire de Louis XI en 1482.



Naissance de Martin Luther

Martin Luther naît à Eisleben en Saxe le 10 novembre 1483, fils du propriétaire d'une mine de cuivre.

Il étudie le droit à l'université d'Erfurt



Mariage de Thomas Bohier avec Katherine Briçonnet

Thomas Bohier épouse Catherine ou Katherine Briçonnet, fille d'un surintendant des finances, le cardinal Guillaume Briçonnet, Archevêque de Rheims, et de Raoulette de Beaune. Leurs enfants sont :



Rejet du projet de Christophe Colomb par la Castille

Mariage de Christophe Colomb avec Beatriz de Arana

Veuf, Colomb quitte Lisbonne avec son fils Diego, alors âgé de 5 ans. Il est accueilli au monastère franciscain de la Rabida, près de Huelva, en Espagne, où il reçoit l'appui fervent du père Marchena. Celui-ci le recommande à des armateurs de Séville, les frères Martin Alonzo et Vicente Yanez Pinzon, et lui ménage une première entrevue avec les rois d'Espagne, Ferdinand V d'Aragon et Isabelle Ire de Castille, en 1486. Isabelle est intéressée mais rien ne se concrétise. Une commission de savants présidée par le confesseur de la reine, Hernando de Talavera, rejette son projet.

Colomb ne se décourage pas. Il s'installe en Espagne et se met en ménage avec une jeune femme de Cordoue, Beatriz de Arana, qui lui donne un second fils, Ferdinand. Son frère Bartolomeo se rend en Angleterre pour tenter de convaincre le roi Henri VII Tudor puis en France pour rencontrer la régente Anne de France. Échec sur toute la ligne.



Lambert Simnel Prétendant au trône d'Angleterre

Bataille de Stoke Field

Mort de John de la Pole

Mort de Thomas Broughton

À 10 ans environ, Lambert Simnel est pris comme pupille par un prêtre appelé Roger Simon ou Richard Symonds qui sort d'Oxford. Il apprend au garçon les bonnes manières.

Roger Simon remarque une ressemblance frappante entre Lambert Simnel et les fils d'Édouard IV d'York : Édouard V d'York et Richard IV d'York, qu'on suppose assassinés. Il a d'abord l'intention de présenter Lambert Simnel comme Richard IV d'York.

Cependant, Roger Simon entend des rumeurs selon lesquelles Édouard Plantagenêt, Comte de Warwick est mort pendant son emprisonnement à la Tour de Londres.

Édouard Plantagenêt a approximativement le même âge et a des droits sur le trône comme fils de George d'York, le frère du roi Édouard IV.

Roger Simon fait courir une rumeur selon laquelle Édouard Plantagenêt, s'est enfui de la Tour de Londres et est sous sa protection.

Il emmène Lambert Simnel en Irlande où se trouvent toujours des partisans de la cause yorkiste. Il le présente à Gerald FitzGerald, 8e comte de Kildare. Ce dernier décide de les appuyer.

Henri VII Tudor qui détient Édouard Plantagenêt à la Tour de Londres, le fait paraître en public le 2 février 1487 pour prouver que Lambert Simnel est un imposteur. Henri VII Tudor proclame une amnistie générale pourvu que les contrevenants se soumettent.

John de la Pole rejoint la conspiration et prétend qu'il a participé à la fuite imaginaire d'Édouard Plantagenêt.

Lambert Simnel s'enfuit en Bourgogne, où Marguerite d'York, sœur de George d'York, est l'épouse de Charles le Téméraire.

Gerald FitzGerald rassemble une armée de soldats irlandais sous le commandement de Thomas Geraldine pour envahir l'Angleterre et renverser Henri VII Tudor.

Marguerite d'York rassemble 2.000 mercenaires flamands et les expédie en Irlande sous les ordres de Martin Schwarz, un chef militaire réputé.

Ils y arrivent le 5 mai 1487. Le roi Henri VII Tudor en est informé et commence à réunir des troupes.

Francis Lovell se joint à Lambert Simnel.

Le 24 mai 1487 Lambert Simnel est couronné Roi d'Angleterre en la Cathédrale de Dublin sous le nom Édouard VI.

Les troupes flamandes et irlandaises de Lambert Simnel débarque sur l'Île de Piel dans la région de Furness dans le Lancashire le 5 juin 1487. Cette armée est rejointe par certains partisans anglais.

Pourtant, la majeure partie des nobles de l'endroit, à l'exception de Thomas Broughton, ne la suive pas.

Les rebelles se heurtent à l'armée d'Henri VII Tudor le 16 juin 1487 à la bataille de Stoke Field et sont vaincues.

Cette bataille s'inscrit dans le cadre de la guerre des Deux Roses.

Gerald FitzGerald est capturé tandis que John de la Pole et Thomas Broughton sont tués.

Francis Lovell disparait. Des rumeurs rapportent qu'il s'est enfui et caché pour échapper au châtiment.

Roger Simon n'est pas exécuté en raison de son statut sacerdotal, mais est emprisonné à vie.

Henri VII Tudor pardonne au jeune Lambert Simnel, probablement parce qu'il n'a guère été qu'une marionnette entre des mains d'adultes, et lui donne un emploi aux cuisines royales comme tourneur de broche.

En novembre 1487, John de la Pole est déchu de manière posthume.

Ses frères, dont Richard de la Pole, réfugiés en France continuent à porter le titre de Duc de Suffolk.



Mariage de Louis du Bellay avec Marguerite Maillé de La Tour-Landry

Louis du Bellay est le fils de Jean II du Bellay dit l'Aîné (vers 1400-1480) et de Jeanne de Logé (née vers 1420), Dame du Bois-Thibault.

Jean II du Bellay est Chambellan de Charles VII de France puis de René d'Anjou.

Louis du Bellay épouse Marguerite Maillé de La Tour-Landry, fille de Raoullet de Maillé de La Tour-Landry et d'Henriette d'Avaugour. Leurs enfants sont :

Marguerite Maillé de La Tour-Landry apporte la terre de Glatigny à son époux.



Ferdinand de Magellan Page de la Reine du Portugal

Ferdinand de Magellan part pour Lisbonne en 1492 et devient page de Léonore de Viseu, Reine du Portugal.

Ferdinand de Magellan étudie l'astronomie et la navigation, enseignées notamment par Martin Behaim.



Découverte de l'Amérique

Après une escale dans l'archipel des Canaries, possession espagnole, la flottille fonce vers le sud-ouest en suivant les alizés. Plus habitués au cabotage le long des côtes qu'à la navigation hauturière, les équipages s'inquiètent bientôt de l'absence de terre. Colomb minore les distances parcourues et tente de les rassurer en leur faisant croire qu'ils sont encore très proches du port de départ. Des algues apparaissent enfin et l'on peut croire qu'elles indiquent la proximité de la terre. Illusion. Il s'agit de la mer des Sargasses, à l'est des Antilles, seule mer sans côtes de la planète. Colomb refuse heureusement de chercher quelque île en ces lieux et préfère poursuivre droit vers l'ouest. Le 10 octobre 1492, les équipages sont à bout et sur le point de se mutiner. Colomb promet une récompense de dix mille maravédis au premier qui verra la terre. Dans la nuit du 11 au 12 octobre 1492, après 36 jours de navigation, au lieu des 15 escomptés, Rodrigue (Rodrigo) de Triana, qui fait office de vigie sur la Pinta, crie pour de bon : "Tierra" !

Les navires accostent sur une petite île des Bahamas que les Indiens Taïnos du cru appellent Guanahaní. L'île est baptisée "San Salvador" (Saint Sauveur) par les Espagnols. Les marins sont immédiatement bouleversés par... la nudité des pacifiques Taïnos, des Indiens du groupe des Arawaks. Les femmes indigènes attirent les marins de Colomb. Cela leur vaudra de ramener en Europe une terrible maladie vénérienne, la syphilis. En contrepartie, les Européens amènent aux habitants de ce Nouveau Monde des maladies comme la rougeole qui vont les décimer en quelques années, plus sûrement que les arquebuses et les épées. Les navires ne s'attardent pas et poursuivent vers ce qui sera plus tard connu comme l'île de Cuba. Une homonymie des noms convainc Christophe Colomb qu'il est aux portes de l'empire chinois du Grand Khan. Dans la nuit du 20 au 21 novembre, Martin Alonzo Pinzon, qui commande la Pinta et ne s'entend pas avec Colomb, fausse compagnie à celui-ci et suit son propre chemin.


Découverte d'Haïti par Christophe Colomb

Découverte d'Haïti

Le 6 décembre 1492, Christophe Colomb et les deux bateaux qui lui restent arrivent en vue d'une nouvelle île que les indigènes appellent Ayiti (Haïti) ou Quisqueya. Les Espagnols la rebaptisent Isla espanola, dont on fera Hispanolia. L'île séduit les Européens par sa beauté et recèle quelques ressources aurifères dans le sous-sol et les rivières. Qu'importe. Elle est peuplée de près d'un million de Taïnos, qui doivent, au moment où surviennent les Espagnols, faire face de leur côté à des attaques répétées des sauvages Caraïbes, qui enlèvent leurs femmes et leurs biens et dévorent leurs prisonniers.

Dans la nuit de Noël 1492, la lourde Santa Maria s'échoue sur la grève, en un lieu proche de l'actuel Cap Haïtien, au nord de l'île. Deux jours plus tard, la Pinta de Martin Alonzo Pinzon pointe à l'horizon mais ne tarde pas à repartir de son côté car le capitaine nourrit le désir de revenir en Espagne au plus vite pour s'approprier le mérite de la découverte ! Faute de pouvoir ramener tout son équipage en Espagne, l'Amiral fait construire un fort, la Navidad, avec les débris de la Santa Maria. Il laisse sur place une partie des équipages, soit 39 hommes.



Retour de Christophe Colomb

Le 4 janvier 1493, Colomb prend le chemin du retour avec la Niña en choisissant par une nouvelle et miraculeuse inspiration de remonter vers le nord, où il rencontrera des vents d'ouest favorables.

Après une difficile traversée, il aborde aux Açores où il est plutôt mal reçu par le gouverneur portugais.

En février 1493, le navigateur arrive enfin en vue des côtes européennes, au niveau du Portugal. Il se rend en visite de courtoisie auprès du roi Jean II et lui demande quelque secours pour achever son voyage.

Le 31 mars 1493, c'est l'entrée triomphale de la Niña à Palos puis à Séville, où les habitants se pressent pour voir et toucher les sept Taïnos que Colomb a ramené des îles et que l'on qualifie aussitôt d'Indiens car chacun croit que leur terre d'origine fait partie des Indes. Malchanceux, Martin Alonzo Pinzon suit Colomb à quelques heures d'intervalle. Il meurt quelques jours plus tard terrassé par la syphilis.

À Haïti, les hommes restés sur place, plutôt que de se tenir tranquilles, tentent de soumettre la tribu du cacique (chef taïno) Caonabo. Ce dernier réagit en attaquant le fort et massacrant ses habitants.



Naissance de Martin du Bellay

Martin du Bellay à Souday naît en 1494, fils de Louis du Bellay et de Marguerite Maillé de La Tour-Landry.


Cathédrale de Beauvais

Construction du transept de la cathédrale de Beauvais

150 ans après la réédification du chœur, on peut enfin envisager un transept pour la cathédrale de Beauvais.

Son édification commence en mai 1500 et nécessitera 50 années.

Sous l'impulsion du comte-évêque Louis de Villiers de L'Isle-Adam, l'architecte Martin Chambiges, directeur des travaux, est secondé par Jean Vast

Ils font preuve de talent et d'ingéniosité face aux colossales proportions qu'impose le chœur.

Les voûtes vont atteindre 48,5 m! Mais, comme le chœur menace toujours, il faut se contenter de faire dans le solide.



Fondation de l'université de Wittenberg

Frédéric III de Saxe fonde l'université de Wittenberg en 1502, où enseigneront notamment Martin Luther et Philippe Melanchthon.



Martin Luther Moine

Selon Martin Luther, sa vocation monastique lui serait venue le 2 juillet 1505, lors d'un orage où il faillit être foudroyé par un éclair. Il fait alors le vœu suivant :

À mon aide, sainte Anne ! Je veux me faire moine.

Martin Luther est effectivement admis dès le 17 juillet 1505 au couvent des Augustins d'Erfurt, où il essaie aussitôt de rechercher la perfection par l'ascèse et les mortifications, tout en étant persuadé au fond de lui-même qu'il n'y arrivera jamais. En même temps, Martin Luther continue à étudier la théologie et bientôt commence à l'enseigner.



Martin Luther Prêtre

Martin Luther est ordonné prêtre en 1507 et est désigné pour enseigner la philosophie au couvent d'Erfurt.



Séjour à Rome de Martin Luther

Certains font remonter les idées réformatrices de Martin Luther à un séjour qu'il fit à Rome de 1510 à 1511 pour les affaires de son ordre. Ce n'est apparemment pas le cas, et les abus ecclésiastiques de l'époque ne semblent pas l'avoir ému outre mesure.



Martin Luther Docteur en théologie

Martin Luther devient Docteur en théologie en 1512. Martin Luther occupe par la suite la chaire d'enseignement biblique à Wittenberg.



Martin Luther Prédicateur de l'église de Wittenberg

Martin Luther est prédicateur de l'église de Wittenberg à partir de 1514.

Enseignement, prédication et recherche personnelle sont alors ses 3 activités essentielles.

Martin Luther étudie les épîtres de Paul.

Son obsession est le salut divin.

Luther en arrive à se dire que l'homme doit accepter son état de pécheur, et qu'il est forcément imparfait devant Dieu, ce qui n'empêche évidemment pas la pénitence.

En revanche, vouloir résoudre le problème du péché par des indulgences, le plus souvent versées en argent, est pour lui une pratique incompatible avec la piété et une façon trop facile d'éluder les vrais problèmes.


Martin Luther

Construction de la basilique Saint-Pierre

Début de la Réforme

Publication des Thèses de Wittenberg

En 1517, le pape Léon X décrète l'indulgence pour la construction de la basilique Saint-Pierre, chef d'œuvre architectural et artistique.

L'indulgence est soutenue en Allemagne par l'archevêque Albrecht de Mayence.

Le 31 octobre 1517, Martin Luther écrit à l'archevêque pour lui demander de ne pas cautionner cette indulgence et joint à sa lettre les 95 thèses destinées à clarifier la doctrine des indulgences, également appelées Thèses de Wittenberg.

Elles auraient été placardées sur la porte de l'église du château de Wittenberg, mais on n'en a aucune preuve.

En revanche, elles sont imprimées à la fin de l'année, provoquant agitation et scandale et marquant, au moins symboliquement, le début de la Réforme.

Martin Luther est dénoncé à Rome par l'archevêque Albrecht de Mayence.



Publication des Resolutiones par Martin Luther

Procès contre Martin Luther

Léon X paraissant accessible aux idées nouvelles, Martin Luther, en août 1518, lui dédie ses Resolutiones.

Jusqu'alors, Léon X ne s'était guère préoccupé de cet obscur théologien.

Commence contre Martin Luther un long procès où il est accusé d'hérésie.

Face à lui, Rome choisit l'affrontement, méconnaissant l'adversaire et sa pugnacité, et sans doute aussi la situation politique allemande.

Le procès menant à son excommunication, loin d'affermir le catholicisme, ne fait qu'accélérer le processus de la Réforme, qui de toute façon aurait sans doute eu lieu, avec ou sans Luther.

En octobre 1518, Martin Luther est convoqué à Augsbourg où Léon X lui envoie le cardinal Thomas Cajetan, légat apostolique et général des dominicains.

Martin Luther refuse de se rétracter.

Léon X continue dans la voie de la diplomatie en chargeant un chevalier allemand, Carl von Militz, de négocier une réconciliation.

Ces tentatives de conciliation tenaient davantage de la politique que de la théologie, pour laquelle Léon X n'avait pas grande affinité.

Le pape veut alors ménager Frédéric le Sage et empêcher, si possible, le futur Charles Quint d'être élu empereur.



Dispute de Leipzig

Martin Luther aggrave même son cas en juillet 1519 en mettant en cause l'infaillibilité des conciles.

La dispute de Leipzig en 1519 oppose Martin Luther et Johann Eck.

Ce dernier fait valoir que, dans le "De Consideratione", Bernard de Clairvaux approuve explicitement la "plenitudo potestatis" de la charge pontificale.

Si Luther réfute les arguments extraits du texte par Eck, il ne s'en prend pas pour autant à Bernard de Clairvaux.

Johann Eck sera l'organisateur de la Contre-réforme dans l'Empire.



Publication de la bulle Exsurge domine

Martin Luther est devenu le champion de la nation allemande.

Le 15 juin 1520, Léon X fulmine la bulle Exsurge Domine, sommant Luther de se rétracter, le menaçant d'excommunication, tandis que ses livres sont brûlés.

Martin Luther réagit avec la même violence, brûlant le 10 décembre 1520 à la fois la bulle papale et le droit canonique.



Excommunication de Martin Luther

Publication de la bulle Decet romanum pontificem

L'excommunication de Martin Luther, désormais inévitable, est prononcée le 3 janvier 1521 par la bulle Decet romanum pontificem.



François Guillaume de Clermont-Lodève Abbé de Saint-Martin de Villamagne

François Guillaume de Clermont-Lodève devient Abbé de Saint-Martin de Villamagne en 1521.



Rencontre de Philippe Ier de Hesse avec Martin Luther

La première rencontre de Philippe Ier de Hesse avec Martin Luther a lieu en 1521,

Le landgrave adolescent, malgré son peu d'intérêts pour les questions religieuses, est tout de suite attiré par la personnalité du réformateur.



Le munzerisme Dissidence de l'anabaptisme

Le munzerisme s'appuie sur les idées anabaptistes pour développer une approche plus poussée de la préparation du règne eschatologique du Christ.

En 1521, Thomas Münzer tout d'abord pasteur luthérien rompt avec Martin Luther alors qu'il réside à Prague.

Avec Nicolas Stork, il prêche les idées anabaptistes en Bohême et en Silésie, tout en prônant une réforme plus radicale des institutions sociales.

Les idées de Münzer et de Stork remettent en cause la propriété privée du sol.

Elles ont beaucoup de succès parmi les paysans.



Constitution du Cénacle de Meaux

Condamnation des thèses de Martin Luther par la Sorbonne

En 1521, Guillaume Briçonnet attire autour de lui plusieurs théologiens et prédicateurs, dont notamment Lefèvre d'Étaples, Guillaume Farel, Gérard Roussel, Jodocus Clichtove, l'hébraïsant François Vatable, Martial Mazurier, Michel d'Arande, Pierre Caroli, prédicateur célèbre, et Jean Lecomte de Lacroix.

Ils constituent l'école ou le cénacle de Meaux ou le Cercle de Meaux, foyer de réflexion et de réforme de l'Église de Meaux.

Il s'agit de retourner aux sources du christianisme, vers l'enseignement originel du Christ en répandant le Nouveau Testament en français.

On délatinise les textes évangéliques.

Ils ont la protection de Marguerite d'Angoulême, sœur de François Ier de France.

Foyer de prédication, cet épicentre, précurseur du réformisme, a une grande influence sur les humanistes et les écrivains de cette génération tels Marot et François Rabelais.

Ce cercle de Meaux est pourtant loin des réformateurs allemands.

Les Cordeliers sont interdits de chaire.

Guillaume Briçonnet crée une imprimerie à Meaux, qui publie les ouvrages de Lefèvre d'Étaples.

Les textes sont débarrassés de tout apparat critique, et dédicacés au peuple des fidèles chrétiens.

Des commentaires sont faits de ces textes, devant des petits groupes de personnes ayant un peu d'éducation.

Les prêches, qui changent ont du succès.

On ne menace plus de l'Enfer, on ne quête plus à la fin.

La Picardie voisine, la Thiérache, le monastère de Livry-en-Aulnoy sont touchés et ce, alors que les thèses de Luther ne sont pas connues en France.

Guillaume Briçonnet s'attire l'hostilité des Cordeliers, privés du produit de leurs quêtes, et de la Sorbonne.

En 1521, Lefèvre d'Etaples est secouru par François Ier de France après la condamnation par la Sorbonne de son livre les Trois Maries.

En avril 1521, les thèses de Martin Luther sont condamnées par la Sorbonne.

Jodocus Clichtove fait défection au cénacle de Meaux.

Il rédige un ouvrage sur le culte des saints.

Il proclame que l'intelligence des laïcs ne pourra jamais comprendre le sens sublime enfermé dans les livres divins que les plus doctes ont peine à comprendre.



Diète de Worms

Martin Luther au ban de l'Empire

Séjour de Martin Luther au château de Wartburg

Traduction de la Bible en allemand

Christian III de Danemark participe à la Diète de Worms du 28 janvier au 25 mai 1521Martin Luther lui fait grande impression.

Il reste maintenant à mettre Martin Luther au ban du Saint Empire, ce qui ne peut se faire qu'après accord des États de l'Empire.

À cet effet, la diète de Worms est convoquée en avril 1521.

Frédéric III de Saxe obtient que Martin Luther soit auditionné.

Charles Quint invite Martin Luther, lui garantissant la liberté s'il se présente.

Martin Luther refuse à nouveau de se rétracter, réclamant d'être convaincu par le témoignage de l'Écriture et s'estimant soumis à l'autorité de la Bible plutôt qu'à celle de la hiérarchie ecclésiastique.

Par l'édit de Worms, Charles Quint décide alors de mettre Martin Luther et ses disciples au ban de l'Empire.

Cela signifie que n'importe qui peut les mettre à mort sans jamais en devoir rendre compte devant la justice.

Frédéric III de Saxe s'assure que la Saxe soit exemptée d'appliquer l'édit de Worms, hostile au luthéranisme.

Aussitôt la condamnation prononcée, Frédéric III de Saxe fait chercher Martin Luther dans le château d'Altenstein et l'emmène au château fort de Wartburg ou Wartbourg.

Martin Luther y demeure sous le pseudonyme de chevalier Georges.

Martin Luther y commence sa traduction de la Bible en allemand, la langue du peuple.

Il débute d'abord par la traduction du Nouveau Testament.

La tradition veut qu'il ait laissé une trace de son passage : un jour que le Diable venait une fois de plus le tourmenter, l'empêchant ainsi de travailler, il lança son encrier contre le Démon, ce qui occasionna une tache sur le mur....encore visible aujourd'hui.


Maison de Martin Luther à Wittenberg

Besoin d'organisation du protestantisme

Retour à Wittenberg de Martin Luther

En 1522 à Wittenberg, pendant que Martin Luther est retenu au château de la Wartburg, Andreas Bodenstein von Karlstadt remanie profondément la messe et encourage l'iconoclasme, et il faut de longues semaines à Martin Luther pour reprendre les choses en main.

Après quelques mois de semi-captivité, le 6 mars 1522, Martin Luther revient à Wittenberg et ne sera plus vraiment inquiété.

Parti d'une quête théologique personnelle, Martin Luther se retrouve à la tête d'une nouvelle religion, qu'il lui faut organiser rapidement pour éviter tout un tel débordement.

Bien que profondément conservateur, Martin Luther est condamné à faire évoluer la nouvelle Église évangélique, et à l'éloigner de plus en plus des traditions romaines.


Clément VII

Mort du Pape Adrien VI

Clément VII Pape

Après un pontificat fort bref, Adrien VI meurt subitement de la malaria le 14 septembre 1523.

À l'annonce de sa mort, une main inconnue dépose une gerbe de fleurs devant la porte de son médecin.

Ses papiers personnels disparaissent, et on ne sait pas ce qu'ils sont devenus.

Ancien Inquisiteur, Adrien VI est intransigeant sur le dogme mais, devant les critiques de Martin Luther, il reconnaît officiellement que l'Église de Rome est coupable d'abus et mérite des reproches.

Et Adrien VI promet de la réformer, mais il est dépassé par les événements.

Sous son règne, les pays scandinaves commencent à adopter le luthéranisme.

Jules de Médicis est élu pape le 19 novembre 1523 sous le nom de Clément VII (en latin Clemens VII, en italien Clemente VII).

Sous Clément VII, Jules III est nommé deux fois préfet de Rome.



Charles III de Bourbon Lieutenant général de Charles Quint

Bataille de Sésia

Mort de Bayard

En mars 1524, les français doivent se retirer de Milan.

Nommé lieutenant général de l'Empereur en Italie, Charles III de Bourbon combat les Français et remporte la bataille de Sésia ou Sesia.

François Ier de Bourbon-Saint-Pol combat aux côtés de Guillaume Gouffier de Bonnivet et Bayard lors de cette bataille.

Bayard est mortellement blessé par un coup d'escopette dans le dos le 29 avril 1524, à Rebec ou Robecco sul Naviglio dans le Milanais, tandis qu'il couvre la retraite de l'armée française.

La colonne vertébrale brisée, il enjoint ses compagnons à le quitter et leur dit :

Je n'ai jamais tourné le dos devant l'ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie.

Charles III de Bourbon, qui s'était retourné contre le roi de France, poursuit les Français à la tête des troupes de Charles Quint.

Charles III de Bourbon vient devant Bayard et dit :

Ah ! Monsieur de Bayard que j'ai grand-pitié de vous voir en cet état, vous qui fûtes si vertueux chevalier !

Le mourant répond :

Monsieur, il n'est besoin de pitié pour moi, car je meurs en homme de bien mais j'ai pitié de vous, car vous servez contre votre prince et votre patrie !

Bayard agonise dans le camp adverse, pleuré par ses ennemis.

Bayard meurt le 30 avril 1524 à Abbiategrasso.

Son corps est ramené en France et enterré au couvent des Minimes de Saint-Martin-d'Hères près de Grenoble.

Sa vie est narrée par l'un de ses compagnons d'armes, Jacques de Mailles, dans la Très joyeuse et très plaisante histoire du gentil seigneur de Bayart, le bon chevalier sans peur et sans reproche.

Sa devise est : Accipit ut det (La lune qui éclaire la terre) : elle reçoit pour donner.

Une épidémie décime alors l'armée française.



Guerre des Paysans

Les détracteurs de Martin Luther lui font souvent grief de ce soutien des princes, lui reprochant d'avoir mis en place une religion qui n'est pas vraiment celle du peuple.

Ils lui reprochent surtout son comportement pendant la guerre des Paysans de 1524 à 1525, révolte provoquée par la misère mais liée aussi à la question religieuse et à des préoccupations proches des siennes (plusieurs leaders du mouvement étaient anabaptistes).



Guerre des Paysans

En 1524, les paysans allemands et des territoires du Rhin et de Franconie se révoltent.

La guerre des paysans éclate.

18 autres mouvements analogues eurent lieu au XVe siècle.

Contrairement aux autres mouvements, celui-ci dispose d'un facteur religieux important.

En effet, le mouvement est déclenché lorsque des communautés réformées affirment qu'elles ont le droit de choisir librement leur pasteur.

Martin Luther ne réagit pas dans un premier temps et promeut plutôt la paix.



Condamnation par Martin Luther de la révolte des Paysans

En avril 1525, en des termes très durs, Martin Luther se prononce pour une répression impitoyable de la révolte (il y aura en tout plus de 100 000 morts).



Bataille de Frankenhausen

Mort de Thomas Münzer

En 1525, Louis V du Palatinat essaie de négocier avec les paysans. Il échoue.

Allié à l'archevêque de Trèves, Louis V du Palatinat participe à plusieurs combats contre les paysans.

Lorsque Martin Luther voit l'ampleur de la révolte des paysans et l'accusation des princes qui le désignent comme responsable de cette révolte, il envoie Philippe Ier de Hesse réprimer le mouvement conduit par le millénariste Thomas Münzer.

Martin Luther choisit à cette occasion de passer d'une réforme sans fil directeur à une réforme institutionnalisée par le haut, c'est-à-dire avec l'aide du pouvoir civil.

Il décide dès lors d'attribuer un pouvoir de réforme au prince, le jus reformandi, grâce auquel tout un territoire est converti lorsque le détenteur de l'autorité civile choisit la religion réformée et devient ainsi garant de l'autorité religieuse pouvant contrôler l'action des pasteurs dans son territoire.

La bataille de Frankenhausen est la conclusion de la Guerre des paysans, le 15 mai 1525.

Environ 6 000 personnes trouvent la mort.

Thomas Münzer est capturé.

Thomas Münzer meurt le 27 mai 1525 exécuté.



Mariage de Martin Luther avec Catherine de Bora

Martin Luther épouse en 1525 Catherine de Bora, une ancienne religieuse. Ils ont 6 enfants.



Réunion de Spire

En 1526, à la réunion de Spire, Philippe Ier de Hesse soutient ouvertement la cause protestante rendant possible les prédications.

Philippe Ier de Hesse empêche l'élection en tant que Roi des Romains de Ferdinand Ier de Habsbourg.

Philippe Ier de Hesse détermine l'organisation de l'Église luthérienne selon les principes protestants. En cela, Philippe Ier de Hesse est aidé par son chancelier Feige de Lichtenau et son aumônier Adam Krafft, mais également par l'ex-franciscain François Lambert d'Avignon.

Les activités contre la progression de la Réforme des évêques de Wurtzbourg et des archevêques-électeurs de Mayence, la combinaison de plusieurs circonstances, y compris les rumeurs de guerre, ont convaincu Philippe Ier de Hesse de l'existence d'une ligue secrète parmi les princes catholiques.

Philippe Ier de Hesse est conforté dans ses soupçons par un aventurier employé dans diverses missions importantes par Georges de Saxe, ce conspirateur allemand se nommait Otto von Parck.

Martin Luther et le chancelier, convaincus de l'existence de cette ligue, conseillent à Philippe Ier de Hesse, l'action.

L'autorité impériale réunie à Spire interdit toute infraction à la paix et, après de longues négociations, Philippe Ier de Hesse réussit à extorquer des fonds couvrant les dépenses pour l'armement des diocèses de Wurtzbourg, de Bamberg et de Mayence.



Publication du Petit et du Grand Catéchisme

Martin Luther doter le protestantisme d'outils pédagogiques, ce qui sera fait en 1529 avec Le Petit Catéchisme, à l'usage du peuple, et le Grand Catéchisme, destiné aux pasteurs.



Conversion de Calvin à la Réforme

A la mort de Cauvin, son père, Calvin revient à Paris.

Vers 1531, passionné par les controverses théologiques, Calvin se lie avec plusieurs partisans de Martin Luther. Il est initié principes de la Réforme par son cousin Olivétan et les érudits Lefèvre d'Etaples, Guillaume Budé et Nicolas Cop, alors recteur de l'Université de Paris

Calvin commence dès 1532 à propager les théories de la Réforme protestante dans Paris.

Calvin participe à la défense de l'ouvrage de Marguerite de Navarre Miroir de l'âme pécheresse.

Menacé de prison, Calvin se réfugie d'abord à Angoulême, puis à Nérac auprès de Marguerite de Navarre, qui favorise les Protestants.



Mort de Martin Chambiges

Martin Chambiges meurt le 29 août 1532 sans connaître pas la fin des travaux de Construction du transept de la cathédrale de Beauvais.



Mariage de Martin du Bellay avec Isabeau Chenu

Martin du Bellay épouse le 25 juin 1533 Isabeau Chenu, Princesse d'Yvetot. Leurs enfants sont :

Martin du Bellay devient, par sa femme, Prince d'Yvetot.


Paul III par Le Titien

Mort du Pape Clément VII

Paul III Pape

Clément VII meurt le 25 septembre 1534.

Clément VII est un grand pape mécène.

Paul III porte la pourpre pendant plus de 40 ans, traversant tous les grades jusqu'à devenir doyen du Sacré Collège.

Paul III est déjà, en deux occasions précédentes, passé à deux doigts de la tiare.

Hippolyte de Médicis ET François de Tournon participent au conclave.

Antoine Duprat veut lui succéder, et offre à François Ier de France de subvenir par lui seul aux frais de son élection; mais le roi ne soutient pas sa candidature.

Alexandre Farnèse est plébiscité Pape le 12 octobre 1534 sous le nom de Paul III (en latin Paulus III, en italien Paolo III).

Grâce à sa réputation, les factions qui divisent le Sacré Collège s'entendent sur son élection. Il est universellement reconnu comme l'homme du moment. La piété et le zèle qui le caractérise depuis qu'il est devenu prêtre permettent d'oublier les extravagances de ses jeunes années.

Le peuple de Rome se réjouit de l'élection à la tiare du premier citoyen de leur ville depuis Martin V.

Paul III est couronné le 3 novembre 1534 et ne perd pas de temps à s'atteler aux indispensables réformes.

Personne, après avoir vu son portrait par Le Titien, ne peut oublier la merveilleuse expression de réserve de cette figure usée et émaciée. Ces petits yeux perçants, et cette attitude particulière de quelqu'un prêt à bondir ou à reculer en disent long sur ce diplomate aguerri, qu'on aurait en vain cherché à abuser ou à faire baisser sa garde.

Paul III délaisse les français au profit des Habsbourg.

Paul III s'occupe de la réforme de la cour papale avec vigueur. Il nomme des commissions pour relever les abus de toute sorte. Il réforme :

Paul III renforce le prestige de la papauté en faisant lui-même ce que ses prédécesseurs confiaient à un conseil.



Le luthéranisme religion d'État au Danemark

Malgré le triomphe de la Réforme, la présence des catholiques au Conseil d'État danois est encore très forte.

Christian III de Danemark doit recourir à un coup d'État, qu'il accomplit avec succès grâce à l'aide de ses mercenaires allemands le 12 août 1536.

La brutalité de cet acte est fortement blâmée par Martin Luther.

Christian III de Danemark impose le luthéranisme comme religion d'État dans l'ensemble de ses possessions et confisque les biens d'Église ce qu'il lui permet de réajuster les finances du royaume.



Conflit de Calvin avec le Conseil des Deux-Cents

Calvin à Strasbourg

Calvin cherche à réformer les mœurs et la doctrine et veut obliger chaque Genevois à adhérer à une profession de foi, qu'il a lui-même rédigée. Sa conception de la société, dans laquelle l'Église a la prééminence sur les autorités civiles, aboutit au conflit avec le Conseil des Deux-Cents, le conseil de la ville de Genève. Le 23 avril 1538, Calvin et Guillaume Farel sont banni de Genève pour avoir déployé un rigorisme excessif.

Calvin part alors pour Strasbourg où il seconde le réformateur Martin Bucer pour propager les nouvelles doctrines.

Calvin y élabore la deuxième version de son Institution de la religion chrétienne.



Mariage de Philippe Ier de Hesse avec Marguerite von der Saale

Toujours marié à Christine de Saxe et avec l'accord de Martin Luther, Philippe Ier de Hesse épouse morganatiquement le 4 mars 1540 Marguerite von der Saale (1522-1566) Leurs enfants sont :

Marguerite von der Saale est titrée comtesse de Dietz.

Philippe Ier de Hesse est donc ouvertement bigame.



Publication du Petit Traité de la sainte Cène

En 1541, Calvin publie un Petit Traité de la sainte Cène qui traite des divergences entre Martin Luther, Zwingli et lui à propos de la signification de l'eucharistie et de la présence ou non du Christ dans la célébration de la Cène.



Mort de Guillaume du Bellay Seigneur de Langey, de la Jousselinière et de Glatigny

Entre Lyon et Roanne, Guillaume du Bellay se trouve si mal, qu'il est obligé de s'arrêter au bourg de Saint-Saphorin (aujourd'hui Saint-Symphorien-de-Lay).

Guillaume du Bellay meurt à Saint-Symphorien-de-Lay le 9 janvier 1543.

La légende veut que du Bellay, Ronsard et Peletier du Mans se soient croisés dans la cathédrale où est célébrées, par René du Bellay, évêque du Mans, les obsèques de Guillaume du Bellay.

Jean du Bellay et Martin du Bellay, ses frères, lui font élever un beau mausolée dans l'église cathédrale du Mans.


Château de Glatigny

Construction du Château de Glatigny

Le Château de Glatigny est construit en 1544 par Martin du Bellay sur les plans, dit-on, de François Rabelais qui séjournait souvent au château.

On dit même qu'il est un temps chapelain de la Chapelle Sainte-Barbe de Glatigny.

Le château est coiffé d'un toit aigu surmonté d'un campanile.

L'édifice est flanqué au nord par 2 ailes perpendiculaires, édifié en briques losangées avec de larges et hautes fenêtres en pierre à meneaux et croisillons.



Mort de Martin Luther

Martin Luther vit toutes ses dernières années à Wittenberg.

Il est affecté par la gravelle, et a connaît plusieurs périodes de dépression et d'angoisse en 1527, en 1528, en 1537, en 1538, dues au décès de sa fille Madeleine ou aux querelles entre protestants.

Considéré par certains comme un vieillard acariâtre, Martin Luther n'a rien perdu de sa pugnacité. Son adversaire principal reste le Pape, pour lequel il n'a pas de termes assez durs.

Martin Luther s'en prend également aux Juifs, coupables apparemment de ne pas s'être convertis à la nouvelle religion, et dont il souhaite voir les synagogues brûler. L'antisémitisme de Martin Luther lui a été longtemps reproché, d'autant que les nazis n'ont malheureusement pas hésité à le revendiquer pour justifier leurs crimes.

La chasse aux sorcières et sorciers existe tant dans les régions protestantes que catholiques romaines de l'Europe centrale, pendant et après la Réforme. Martin Luther et Jean Calvin y apportent leur soutien. Ils se basaient sur les mots de la Bible (Exode 22:18) "tu n'accepteras pas de laisser vivre une sorcière". Martin Luther va jusqu'à en parler dans certains de ses sermons :celui du 6 mai 1526 et celui du 25 août 1538, il dit : "vous ne devez pas avoir de pitié pour les sorcières, quant à moi je les brûlerais". Il croyait que la sorcellerie était un péché allant à l'encontre du deuxième commandement. De nombreux théologiens, prédicateurs et juristes luthériens se basèrent plus tard sur ses dires.

Martin Luther meurt le 18 février 1546 alors qu'il est à Eisleben, sa ville natale, pour régler un différend entre les Comtes de Mansfeld.

La théologie de Luther peut s'énoncer en 4 points.


L'homme est perdu dans son péché

Ni la chair, ni l'esprit de l'homme ne sont libres de la corruption du péché originel. Le péché majeur est selon Luther l'égoïsme, qui éloigne de Dieu et des autres. Surtout au début de sa vie, Luther pensait que sa génération était mûre pour le jugement dernier.


Homme de la Renaissance, il condamne la spiritualité au profit d'une vie terrestre

Il condamne la vie monastique. Avec Dein Ruf ist dein Beruf (ta vocation est ton métier) il suggère que la vocation de tout un chacun n'est pas de chercher Dieu mais de s'incarner dans le monde.


Libère moi selon ta justice (Psaume 31)

Dieu accueille l'homme pécheur qui s'abandonne à lui. Le seul lien possible entre Dieu et les hommes est la Foi. Les actes ne peuvent donc rien : il ne sert à rien d'être charitable, généreux, pieux...si l'on n'a pas la Foi. Il faut d'abord s'abandonner à Dieu pour ressentir la Foi ; les actes viendront ensuite d'eux-mêmes, ainsi que le Salut. A noter que la théologie luthérienne est très théocentrée (se concentre sur le Père) alors que le catholicisme de l'époque est principalement dirigé vers le Christ intercesseur.


L'autorité de l'Évangile

L'homme n'a qu'un seul guide infaillible pour trouver le bon chemin, c'est la Parole de Dieu, l'Écriture qui le mène au Christ. Dieu, le seul être entièrement libre donne à chaque homme la possibilité d'accepter où de refuser la Parole et la Foi. La religion est une affaire personnelle. On a ici une pensée charnière entre le pessimisme du Moyen Âge et le "libre arbitre-isme" des humanistes. L'homme est rendu capable par la puissance de l'Évangile d'abandonner son péché pour trouver sa liberté en Christ.



Glatigny Paroisse

Martin du Bellay et Isabeau Chenu, son épouse, font ériger la terre de Glatigny en paroisse et la chapelle Sainte Barbe de Glatigny en église paroissiale en 1547.



Mort de Martin du Bellay Seigneur de Langey et de Glatigny

Martin du Bellay meurt à Souday le 9 mars 1559.

Martin du Bellay laisse l'usufruit de Glatigny à Isabeau Chenu, sa veuve.



Naissance de Tilly

Jean t'Serclaes, Comte de Tilly naît en 1559 au château de Tilly dans le Brabant fils de Martin, Seigneur de Montignies-sur-Sambre et de Tilly, Sénéchal héréditaire du comté de Namur et de Dorothée de Schierstaedt, fille de Meinhardt, Maréchal de la cour de Louis II, Roi de Hongrie; et Gouverneur de Charles Quint en Livonie et en Russie. Sa mère est l'ancienne dame d'honneur de Marie de Hongrie, la gouvernante générale des Pays-Bas.

Tilly est élevé dans la foi catholique et formé par les Jésuites qui lui inculquent la passion de la défense de la Contre-réforme.



Naissance de Jean de Montluc de Balagny

Jean de Montesquiou de Montluc de Balagny ou Jean de Montluc de Balagny naît en 1560, fils naturel de Jean de Montluc ou Jean de Montesquiou de Lasseran (mort en 1579), Évêque de Valence, et d'Anne Martin.

Jean de Montluc de Balagny est le neveu du maréchal Blaise de Lasseran de Massencôme



Mort de Calvin

Calvin meurt à Genève le 27 mai 1564.

Calvin et Martin Luther sont les initiateurs de la Réforme protestante, en opposition à certains dogmes et rites de l'Église catholique romaine. Martin Luther et Calvin ont contribué à lutter contre la superstition et à amorcer l'époque moderne. Calvin a sans doute, plus que Martin Luther, donné de la religion réformée une image de rigueur, voire d'ascétisme.

Calvin est avant tout un homme de combat car, pour faire triompher le protestantisme et le discipliner, il a besoin de la plus grande énergie, et même de l'intransigeance et de la rigueur les plus strictes.

C'est surtout par la pratique du culte que le calvinisme se distingue du luthéranisme. On considère généralement la doctrine de Calvin comme un développement de celle de Luther.

Calvin se distingue de Martin Luther par une réformation plus radicale, proscrivant tout culte postérieur et toute hiérarchie, ne reconnaissant pas plus le caractère d'évêque et de prêtre que celui de pape, rejetant la messe, le dogme de la présence réelle, l'invocation des saints, etc. Il enseigne la prédestination absolue des élus et des damnés, détruisant ainsi le libre arbitre.

Sur le plan littéraire, Calvin, en écrivant ou en traduisant ses œuvres en français, est l'un des premiers écrivains importants dans cette langue, qu'il choisit parfois pour faciliter la propagation de ses idées.



Incendie à l'Église Saint-Martin de Colmar

En 1572, la tour sud de l'Église Saint-Martin de Colmar subit un incendie.

Sa charpente et son couronnement sont détruits.

Ils sont remplacés 3 ans plus tard par le lanternon à bulbe.



Mort de François de Montmorency

Henri Ier de Montmorency Duc de Montmorency

Henri Ier de Montmorency Comte de Dammartin et d'Alais

Henri Ier de Montmorency Baron de Châteaubriant, Seigneur de Chantilly et d'Écouen

François de Montmorency meurt au Château d'Écouen en 1578 ou le 6 mai 1579 sans postérité. Il est inhumé en l'église de Saint-Martin de Montmorency.

Son frère Henri Ier de Montmorency devient Duc de Montmorency, Comte de Dammartin et d'Alais, Baron de Châteaubriant, Seigneur de Chantilly et d'Écouen

Diane de France se fait construire à l'angle de la rue des Francs-Bourgeois et de la rue Pavée un bel hôtel connu de nos jours sous le nom d'hôtel Lamoignon. Veuve, ses moeurs sont irréprochables auprès de la Cour qui est corrompue.

Par méfiance du roi, Henri Ier de Montmorency reste éloigné de la cour de France et continue de résider en Languedoc.



Mariage de Gérard II Colbert avec Anne Convers

Gérard II Colbert épouse Anne Convers, fille d'Adenette Chertemps. Leurs enfants sont :



Mariage de Nicolas Ier Colbert avec Barbe Martin

Nicolas Ier Colbert épouse le 6 février 1593 Barbe Martin (morte en 1640).



Naissance de Marie Pussort

Mariane ou Marie Pussort naît à Rethel dans les Ardennes en 1598, fille d'Henri Pussort, Seigneur de Cernay, et de Nicole Martin (1577-1662)



François de Joyeuse Abbé de Grandselve et de Saint-Martin de Pontoise

François de Joyeuse devient Abbé de Grandselve et Abbé de Saint-Martin de Pontoise en 1612.



Naissance de Pierre Bidal

Pierre Bidal naît en 1612, fils de Benoît Bidal (1580-1649) et d'Élisabeth Martin.



François de Joyeuse Abbé de Saint-Martin de Cauchenne

François de Joyeuse devient Abbé de Saint-Martin de Cauchenne en 1614.



Naissance de Françoise Le Provost

Françoise Le Provost ou Le Prévost naît vers 1615, fille de Jean Le Provost, Seigneur de La Coutelaye, et d'Isabelle Martin de Mauroy.



Mariage de Nicolas II Colbert avec Marie Pussort

Nicolas II Colbert, Seigneur de Vendières, épouse à Reims le mardi 19 mai 1615 Marie Pussort, fille d'Henri Pussort, Seigneur de Cernay, et de Nicole Martin (1577-1662). Leurs enfants sont :


Guillaume Ier de Saxe-Weimar

Mort de Jean-Ernest Ier de Saxe-Weimar

Guillaume Ier de Saxe-Weimar Duc de Saxe-Weimar

Jean-Ernest Ier de Saxe-Weimar combat dans les armées néerlandaise et danoise.

Passé au service d'Ernst von Mansfeld, Jean-Ernest Ier de Saxe-Weimar meurt à Sankt Martin en Hongrie le 6 décembre 1626 de ses blessures.

Guillaume Ier de Saxe-Weimar, son frère, devient Duc de Saxe-Weimar en 1626.



Installation de George Villiers Ier dans l'île de Ré

Mort de Rollin de Saint-Bonnet de Toiras

Mort de Paul de Saint-Bonnet de Toiras

Prise de l'île de Ré

Après s'être emparé de vaisseaux français sur les côtes de Manche, George Villiers Ier part de Portsmouth avec 110 vaisseaux et 7 000 hommes dont Benjamin de Rohan-Soubise et fait route vers La Rochelle.

La Rochelle est, à cette époque, un foyer de résistance huguenote au roi et se trouve plus ou moins menacée par les troupes royales.

Le maire de La Rochelle, Jean Guitton refuse l'accès du port à George Villiers Ier qui se tourne alors vers l'île de Ré. Bien qu'étant elle-aussi protestante, l'île n'a cependant pas rejoint la rébellion contre le roi.

Jean de Saint-Bonnet, gouverneur de l'île de Ré, dispose pour défendre l'ile :

Le 22 juillet 1627, George Villiers Ier débarque avec ses troupes à Saint-Blanceau (Sablanceaux - point de départ du pont actuel sur la commune de Rivedoux).

George Villiers Ier néglige le Fort de La Prée ce qui lui sera ultérieurement fatal.

Jean de Saint-Bonnet accourt. Le premier affrontement avec les Anglais a lieu mais les Français doivent céder devant le nombre très important d'ennemis.

Au cours de ce premier combat, George Villiers Ier perd environ 500 soldats.

Du coté français, meurent Rollin de Saint-Bonnet de Toiras et le Baron de Chantal, père de Marie de Rabutin, alors âgée de 17 mois, qui deviendra la célèbre Marquise de Sévigné.

Jean de Saint-Bonnet se retire dans la citadelle Saint-Martin avec la garnison, et laisse une centaine d'hommes dans le fort de La Prée.

George Villiers Ier commence alors un siège qui va durer un peu plus de 3 mois. Au cours de cette période, il va se montrer d'une cruauté implacable à l'égard des habitants et habitantes de l'île et de tous ceux qui vont essayer d'entrer ou de sortir du fort.

Paul de Saint-Bonnet de Toiras meurt tué d'un coup de canon dans le fort de Saint-Martin-de-Ré.

Malgré cela, de rares secours alimentaires vont pouvoir, tant bien que mal, parvenir aux assiégés.

Vers le début octobre 1627, Jean de Saint-Bonnet, découragé par le manque de vivres et l'impossibilité d'être secouru, commence des transactions avec George Villiers Ier sur les conditions de sa capitulation.

Le 7 octobre 1627, le vent étant enfin devenu favorable, une flottille de la Royale en provenance des Sables-d'Olonne arrive devant la rade de Saint-Martin mais se fait cerner et fortement étriller par la flotte anglaise.

Par bonheur, une trentaine de chaloupes chargées de plus de 300 soldats, de vivres et de vêtements arrive à accoster auprès de la citadelle. Elles contiennent de quoi nourrir les assiégés pendant une centaine de jours ! Les assiégés ne se privent pas de narguer les assiégeants qui tentent en vain de monter à l'assaut du fort.

Qui plus est, environ 1 500 hommes viennent renforcer les troupes du fort de La Prée.

Le 6 novembre 1627, George Villiers Ier qui, lui aussi a reçu des renforts en nombre égal, tente un baroud d'honneur avec un ultime assaut contre le fort de Saint-Martin, assaut qui avorte. Il décide d'abandonner la partie et de lever le siège.

Sur ces entrefaites, des troupes françaises menées par le maréchal de Schomberg débarquent à Sainte-Marie-de-Ré, obligeant les troupes de George Villiers Ier à partir vers le nord-ouest de l'île. Les Anglais sont poursuivis par Schomberg et Jean de Saint-Bonnet.

Philippe de La Mothe-Houdancourt participe à ce combat.

Au niveau de Loix, l'arrière-garde de la troupe anglaise est rejointe le 8 novembre 1627.

Alexandre Dumas dans Les Trois Mousquetaires écrit :

Ils laissent sur le champ de bataille 2 000 hommes parmi lesquels 5 colonels, 3 lieutenants-colonels, 250 capitaines et 20 gentilshommes de qualité, 4 pièces de canon et 60 drapeaux qui seront apportés à Paris par Claude de Saint-Simon, et suspendus en grande pompe aux voûtes de Notre-Dame.

Sur une force de 7 000 hommes, dans cette expédition, George Villiers Ier en a perdu plus de 4 000.

Cet échec joue un rôle important dans la dégradation de l'image de Charles Ier Stuart dans l'opinion anglaise.

George Villiers Ier est chassé de l'île de Ré par Henri de Schomberg et Jean de Saint-Bonnet, puis est battu en mer le 17 novembre 1627. Il finit par rentrer sans gloire en Angleterre.

Louis de Marillac se distingue lors de à la prise de l'île de Ré.

Antoine d'Aumont de Rochebaron est blessé au combat de l'Ile de Ré en 1627.



Mort d'Antoinette de Pons Dame de Guercheville

Mort d'Antoinette de Pons-Ribérac

Antoinette de Pons meurt à Paris le 16 janvier 1632.

Elle est inhumée en l'église Saint-Martin à Liancourt dans l'Oise.

Antoinette de Pons-Ribérac meurt à Paris le 16 janvier 1632.

Courcelles dans son histoire des pairs fait mourir les deux sœurs à la même date.



Affaire des possédées de Loudun

Urbain Grandier, prêtre catholique de Loudun, s'oppose fermement à la destruction des murailles de la ville qui abrite un grand nombre de protestants. C'est une des places fortifiées qui leurs a été concédée par Henri IV de France.

Richelieu à l'époque faisait construire sa ville, toute proche.

Urbain Grandier publie un pamphlet violent contre Richelieu.

Ce déclenche alors l'Affaire des démons de Loudun ou des possédées de Loudun.

En 1632, dans un couvent d'Ursulines à Loudun, les sœurs affirment voir des fantômes et être ensorcelées par le curé Urbain Grandier.

Une sœur se dit possédée par le démon d'Asfaroth et lâche le nom d'Urbain Grandier.

Un procès en sorcellerie est instruit sur la demande de Richelieu.

On procéda à de nombreux exorcismes sur les sœurs. On cherche également un pacte avec le Diable signé de la main d'Urbain Grandier. On tente même d'en trouver un sur le corps même des sœurs qui sont pour cela mises à nue et rasées. On tente de trouver une zone insensible sur leurs corps, preuve du contact avec la griffe du démon.

Henri d'Escoubleau tente de calmer l'agitation publique en faisant interner les malades et en mettant un terme aux exorcismes. Richelieu le prend de vitesse qui dépêche son agent plénipotentiaire, Jean Martin, Baron de Laubardement.


Henri II de Montmorency à la bataille de Castelnaudary Exécution d'Henri II de Montmorency - par Thomas Allom - vers 1840 Plaque commémorant l'exécution d'Henri II de Montmorency - dans la cour de la mairie de Toulouse - place du Capitole

Bataille de Castelnaudary

Mort de François II d'Aubusson Comte de La Feuillade

Henri II de Montmorency Prisonnier

Mort d'Henri II de Montmorency

Henri de Schomberg Gouverneur du Languedoc

Une armée royale de 2000 à 2500 hommes se met en route, commandée par Henri de Schomberg.

La rencontre avec l'armée des rebelles d'Henri II de Montmorency a lieu le 1er septembre 1632.

Les insurgés ne peuvent opposer que 1200 à 1500 nobles peu entraînés au combat.

Henri de Schomberg dispose son armée dans une pièce labourée entourée de larges fossés et chemins creux à un quart de lieue de Castelnaudary.

Il met la cavalerie au centre, l'infanterie aux deux ailes.

Les deux armées sont séparées par le modeste ruisseau du Fresquel.

Une fois son dispositif bien en place, Henri de Schomberg envoie une troupe de mousquetaires escarmoucher les troupes d'Henri II de Montmorency. Le résultat est immédiat. Henri II de Montmorency part en contre attaque.

François II d'Aubusson meurt le 1er septembre 1632 tué par Pierre de Bideran, à la bataille de Castelnaudary.

Après avoir passé le Fresquel sur un pont de brique, Henri II de Montmorency parait à la tête de l'avant garde avec 200 gentilshommes.

Il ne porte qu'un simple corps de cuirasse.

Il monte un cheval gris pommelé couvert de plumes incarnats, bleu et isabelle.

Il reçoit un premier coup de feu à la gorge, qui le met en fureur. Il entre dans la mêlée jusqu'au septième rang à travers une grêle de coups de mousquets.

Il reçoit deux balles de pistolet, qui entrent par la bouche, lui percent la joue droite, lui rompant quelques dents.

Son cheval tombe raide mort.

Il est désarmé par deux sergents qui lui retirent la cuirasse.

L'affrontement n'a duré pas plus d'une 1/2 heure.

Bouteiller va à Castelnaudary faire préparer un logis.

Saint-Martin charge Henri II de Montmorency sur ses épaules et le porte dans une métairie à mi chemin de Castelnaudary.

Henri II de Montmorency, après avoir été confessé dans la métairie par l'aumônier d'Henri de Schomberg, est pansé par le chirurgien de la compagnie des chevaux légers du Roi.

Il trouve qu'il a reçu 17 blessures. Il qui bande les plaies de la tête et du col, après quoi Henri II de Montmorency est porté à Castelnaudary sur une échelle où on a mis son ais, de la paille et plusieurs manteaux.

Il est escorté par 6 gens d'armes de la compagnie du Roi envoyés par Henri de Schomberg.

Henri de Schomberg n'ose pas laisser Henri II de Montmorency à Castelnaudary. Ce n'est pas une place sure.

Henri de Schomberg quitte la ville le 5 septembre 1632 et le conduit lui même au château de Lectoure.

Il poste aux environs 8 cornettes de cavalerie pour la sûreté du prisonnier.

Philippe de La Mothe-Houdancourt participe à ce combat.

Louis XIII et le Cardinal de Richelieu viennent dans la province pour assister au jugement.

Il réglemente la tenue des États qui se réunissent désormais la plupart du temps à Montpellier. Ils ne peuvent plus désormais discuter de l'impôt.

Par Montpellier et Béziers, Louis XIII et le Cardinal de Richelieu arrivèrent à Narbonne, subissant un terrible orage qui inonda la plaine et fit périr 300 personnes, noyées par la crue de l'Aude.

Louis XIII visite le champ de bataille de Castelnaudary puis gagne Toulouse.

Henri II de Montmorency est jugé par le Parlement de Toulouse présidé par Charles de L'Aubespine, le garde des sceaux, pour crime de lèse-majesté.

Henri II de Montmorency est condamné à mort.

Charlotte-Marguerite de Montmorency, sa sœur, en larmes, essaie de fléchir Louis XIII, secondée par la reine, par Monsieur et par toute la haute noblesse.

Henri II de Montmorency demande pardon à Louis XIII. Il rend son bâton de maréchal et son cordon de l'ordre du Saint-Esprit.

Mais Louis XIII reste inflexible. Ainsi s'éteint la branche aînée des Montmorency.

Le pouvoir royal s'affirme sur la noblesse et sonne la fin de la féodalité.

Henri II de Montmorency meurt le 30 octobre 1632, décapité à huis clos, dans la cour intérieure de l'hôtel de ville de Toulouse. Ses derniers mots sont pour le bourreau "Frappe hardiment".

Son corps est conduit par deux prêtres en l'église Saint-Saturnin dans le carrosse du cardinal de la Valette, abbé des lieux.

Le corps et la tête de Montmorency sont placés provisoirement dans la chapelle de Saint-Exupère.

En ouvrant le corps pour l'embaumer, les chirurgiens y trouvent cinq balles et comptent quinze ou seize blessures reçues au combat de Castelnaudary.

Ils recousent la tête au corps avant de l'embaumer.

Charlotte-Marguerite de Montmorency, écœurée, s'éloigne de la Cour et se consacre à ses enfants. Elle fréquente l'Hôtel de Rambouillet.

Les biens d'Henri II de Montmorency sont confisqués et passent à la maison de Condé.

La Couronne confisque Château de Fère-en-Tardenois. Le Château de Fère-en-Tardenois est rendu peu après à Charlotte-Marguerite de Montmorency.

Marie-Félice Orsini se retire au couvent de la Visitation à Moulins.

Louis XIII nomme Henri de Schomberg gouverneur du Languedoc



Nicolas Fouquet tonsuré

Son frère aîné étant destiné à rejoindre la robe, comme son père, Nicolas Fouquet est d'abord orienté vers l'état ecclésiastique et reçoit la tonsure en janvier 1635.

Il devient trésorier de l'abbaye Saint-Martin de Tours et reçoit le bénéfice du prieuré de Saint-Julien de Doüy.

Malgré tout, sa famille hésite encore sur l'orientation à donner à sa carrière.



Mariage de Jean Hocquart avec Françoise Vermant

Jean Hocquart épouse le 22 avril 1648 Françoise Vermant, fille d'Alexandre d'Issenlis, Conseiller du Roy, Bailli et contrôleur du grenier à sel de la ville de Vailly, et d'Élisabeth de Pleure.

Leurs enfants sont :



Mariage de Jean-Baptiste Colbert avec Marie Charron de Ménars

Jean-Baptiste Colbert épouse le 13 décembre 1648 ou 1649 Marie Charron de Menars (1630-1687), fille d'un membre du conseil royal, cousine par alliance d'Alexandre Bontemps. Leurs enfants sont :

Sa dot est de 100 000 livres.



Mariage d'Étienne Hocquart avec Marguerite Billet

Étienne Hocquart épouse le 14 août 1662 Marguerite Billet, fille de Maitre Pierre Billet et de Julienne Martin. Leur enfant est :



Jean II Casimir Vasa en France

Jean II Casimir Vasa se retire en France en 1670 et devient abbé commendataire des abbayes :



Mort de Jean II Casimir Vasa

Françoise-Marie Mignot est à Nevers près de Jean II Casimir Vasa.

Jean II Casimir Vasa meurt à l'Abbaye Saint-Martin de Nevers le 16 décembre 1672.

Il est inhumé dans l'église abbatiale de Saint-Germain-des-Prés à Paris, où l'on peut toujours voir son imposant cénotaphe.



Construction d'une chapelle au château de Rentilly

Le château de Rentilly revient à Marie de Ligny.

En 1697, Marie de Ligny, princesse de Furstenberg, fait construire une chapelle sur le domaine, ouverte aux habitants de Rentilly pour lesquels l'église de Bussy-St-Martin est trop éloignée.



Cession de la Seigneurie de Gournay

Cession de la Seigneurie de Noisy-le Grand

Cession de l'Hôtel de Bourvallais

En 1706, Marie Levassor, dans une situation financière délicate, vend la Seigneurie de Gournay-sur-Marne en viager au financier Paul Poisson de Bourvallais.

À la mort de Marie Levassor, Paul Poisson de Bourvallais deviendra pleinement propriétaire du château de Gagny. Noisy-le Grand

Il le revend à dame de Chendres, une de ses nièces, mais gardera le droit de justice, les terres,...

Le 28 octobre 1706, le prieuré de Saint-Martin-des-Champs à Paris vend la seigneurie de Noisy-le-Grand et le bois de Saint-Martin à Paul Poisson de Bourvalais pour la somme de 102 000 livres.

Les moines conservent à Noisy les bâtiments de la ferme, environ 420 arpents de terre et certains droits et revenus.

En 1706, achète au numéro 13 de la place Vendôme, le somptueux Hôtel de Bourvallais.



Cession de l'hôtel de Béthune-Sully

Jeanne-Baptiste d'Albert acquiert l'hôtel de Béthune-Sully, 11 rue du Cherche-Midi, en 1719 de Martin de Ratabon, Évêque de Viviers.



Liaison de Louis Georges Érasme de Contades avec Hélène Moreau de Séchelles

Hélène Moreau de Séchelles (1715-1798), fille de Jean Moreau de Séchelles (1690-1760), est l'épouse de René Hérault (1691-1740), Lieutenant général de police.

Louis Georges Érasme de Contades a une liaison avec vers 1737 Hélène Moreau de Séchelles. Leur enfant est :



Mort de Charles François de Vintimille

Charles François de Vintimille est Comte du Luc, Marquis de Savigny, des Arcs, de La Marthe et de Vins.

Charles François de Vintimille meurt au château de Savigny-sur-Orge en Essonne le 19 juillet 1740.

Il est inhumé dans l'église Saint-Martin de Savigny-sur-Orge.

Il laisse une bibliothèque remarquable par la richesse de la reliure des livres qui la composent.



Liaison de Stanislas Ier Leszczynski avec Marie Françoise Catherine de Beauvau-Craon

À la cour de Lunéville, en 1745, Stanislas Ier Leszczynski prend pour maîtresse en titre Marie Françoise Catherine de Beauvau-Craon.

Ceci n'empêche pas Marie Françoise Catherine de Beauvau-Craon de collectionner les amants :



Naissance de Jean-Baptiste Kléber

Jean-Baptiste Kléber naît au 9 Fossé-des-tanneurs à Strasbourg le 9 mars 1753, fils de Jean-Nicolas Kléber (mort en 1756) et de Reine Bogart.

Il baptisé en l'église Saint-Pierre-le-Vieux.

Il est élevé par Jean-Martin Burger, son beau-père, et fait des études au gymnase Jean-Sturm de Strasbourg.



Études d'Amédée Emmanuel François Laharpe

En 1768, Amédée Emmanuel François Laharpe fait, en compagnie de son cousin Frédéric-César, des études à l'institut fondé par Martin von Planta à Haldenstein, où régnait l'esprit nouveau.

Amédée Emmanuel François Laharpe sert quelque temps dans un régiment mercenaire en Hollande

De retour au Pays de Vaud, Amédée Emmanuel François Laharpe prend le commandement d'une compagnie de milices.



Naissance d'Élie Louis Decazes

Élie Louis Decazes naît à Saint-Martin-de-Laye le 28 septembre 1780, fils du lieutenant particulier de la sénéchaussée et présidial de Libourne en Gironde.



Naissance de Laure Adelaïde Constance Permon

Laure Adelaïde Constance Permon naît à Montpellier le 6 novembre 1784, fille de Charles Martin Permon et de Panoria Comnène.

Charles Martin Permon est pourvoyeur de vivres pour l'Armée d'Amérique et administrateur civil en Corse.

Laure Permon se prétendait issue par sa mère d'une branche déchue des empereurs byzantins.


Serment du Jeu de paume - par Jacques-Louis David - Versailles - musée de l'Histoire de France - Barère - assis à gauche du groupe central de 3 députés - tient un cahier sur ses genoux et s'apprête à consigner le serment prononcé par Jean Sylvain Bailly

Serment du Jeu de Paume

Au coup de force de Louis XVI répond un véritable coup d'État.

Le 20 juin 1789, les 578 députés du Tiers état se réunissent à la salle du Jeu de paume, à Versailles et jurent de ne se séparer qu'après avoir donné une constitution à la France.

C'est le député Joseph Ignace Guillotin qui signale aux députés, la présence de la salle du Jeu de paume, non loin du château de Versailles.

Jean-Baptiste-Pierre Bevière (1723-1807) rédige le serment du Jeu de Paume.

Sont présents les députés suivants :

Achille Pierre Dionis du Séjour fait partie du groupe des 47 députés de la Noblesse qui se réunissent au Tiers état le 25 juin 1789.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord se rallie au tiers état le 26 juin, avec la majorité du clergé.

Le 27 juin 1789, Louis XVI, désespérant de vaincre leur résistance, dit

Eh bien, dit-il, s'ils ne veulent pas s'en aller, qu'ils restent !

et ordonne aux privilégiés des deux autres ordres de se joindre au tiers, en une seule chambre.



L'Église Saint-Martin de Colmar Siège épiscopal

L'Église Saint-Martin de Colmar devient siège de l'évêché constitutionnel de 1791 à 1802.



Bataille de la Sierra Negra

Mort de Dugommier

Mort de Luis Firmin de Carvajal Comte de La Union ou de l'Union

La bataille de la Sierra Negra est aussi appelée :

Elle se déroule du 17 au 20 novembre 1794 à Sant Llorenç de la Muga en Catalogne, entre :

Dugommier meurt le 18 novembre 1794 deuxième jour de cette bataille.

Catherine-Dominique de Pérignon lui succède comme commandant en chef.

Luis Firmin de Carvajal, le commandant espagnol, meurt le 20 novembre 1794 lors de cette bataille.

Il est remplacé, par intérim, par Jeronimo Morejon Giron y Moctezuma marquis des Amarillas jusqu'à ce que Don José de Urrutia y de las Casas vint le remplacer.

La bataille se solde par une victoire des Français.

Pendant les 4 jours de bataille, le chirurgien Larrey se distingue, pratiquant 700 amputations.

Suite à cette bataille, Figueres ou Figueras est reprise le 27 novembre 1794 par Catherine Dominique de Pérignon.

Dugommier est d'abord inhumé au fort de Bellegarde, dans le bastion qui regarde l'Espagne, et son nom est inscrit au Panthéon.

Napoléon conservera son souvenir, puisqu'il léguera 100 000 francs à son fils en mémoire du siège de Toulon.

Dugommier repose actuellement à Perpignan au cimetière Saint Martin.



Jean-Baptiste Robert Lindet Ministre des Finances

Martin Michel Charles Gaudin Ministre des Finances

Jean-Baptiste Robert Lindet est nommé brièvement Ministre des Finances en juillet 1799.

Jean-Baptiste Robert Lindet est remplacé par Martin Michel Charles Gaudin comme Ministre des Finances.



Cession de l'abbaye d'Hérivaux

Le 16 février 1801, Benjamin Constant revend l'abbaye d'Hérivaux, trop coûteuse à entretenir

Il achète la propriété des Herbages (aujourd'hui disparue), près de Saint-Martin-du-Tertre à l'orée de la forêt de Carnelle.



Mariage d'Antoine-Guillaume Rampon avec Marie-Louise Élisabeth Riffard de Saint-Martin

Antoine-Guillaume Rampon épouse en 1802 Marie-Louise Élisabeth Riffard de Saint-Martin (morte en 1848). Leurs enfants sont :


Henrietta van de Paadevoort – 1824- par François-Joseph Kinson - Collection musée Anne-de-Beaujeu à Moulins

Mariage d'Isaac Thuret avec Henrietta van de Paadevoort

Isaac Thuret est veuf de Cornélia Henrica van Steenbergen.

Isaac Thuret épouse à Saint-Martin in the Fields dans le Middlesex le 28 juillet 1808 Henrietta van de Paadevoort, une jeune créole.

Leurs enfants sont :



Cession du domaine de la Roche-du-Parc à Noisy-le-Grand

En 1812, André Burthe d'Annelet et Marguerite-Suzanne Delord-Sarpy achètent le domaine de la Roche-du-Parc à Noisy-le-Grand (actuel Hôtel de Ville) ainsi qu'une partie du bois Saint-Martin.

Quatre de leurs dix enfants naîtront dans la demeure familiale noiséenne.



Liaison de Mountjoy Martyn avec Harriet Howard

En 1841, l'amant suivant d'Harriet Howard est Mountjoy Martyn, homme marié, Major au régiment des Life Guards. Leur enfant est :

Reconnaissant, Mountjoy Martyn les place sur son testament, leur léguant sa fortune.



Renversement de la Monarchie de juillet

Proclamation de la IIe république

Exil de la famille royale

Une révolution a lieu en France en février 1848.

Antoine Marie d'Orléans se trouve alors auprès de Louis-Philippe Ier de France, son père mais, effrayé par les événements, il ne fait rien pour le pousser à résister. Il presse au contraire le roi à abdiquer.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans tient les Tuileries assez longtemps pour permettre à Louis-Philippe Ier de France de se retirer de la capitale mais s'abstient de mener toute action militaire contre les insurgés.

La famille royale fuit les Tuileries prises d'assaut par la foule.

Antoine Marie d'Orléans oublie Louise-Fernande de Bourbon, son épouse, qui n'échappe à la multitude que grâce à l'intervention d'un député.

Le Roi ayant abdiqué, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans accompagne ensuite sa belle-sœur, la princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin, Duchesse d'Orléans, partie à l'Assemblée avec ses 2 enfants pour faire proclamer l'aîné Roi des Français.

Conscient de son impopularité, Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans est alors prêt à renoncer à son titre de régent au profit de sa belle-sœur.

Mais la tentative est un échec.

Le Palais-Royal est pillé par les révoltés qui renversent la Monarchie de Juillet, le 22 février 1848.

L'assemblée proclame la IIe république.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans est séparé de sa famille par les insurgés et ne parvient à s'échapper qu'en se déguisant en garde national.

Napoléon III profit de cette révolution pour revenir en France.

Napoléon III emmène avec lui Alexandre Louis Eugène et Louis Ernest Alexandre et Martin Constantin Haryett.

Louis-Philippe Ier de France et Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles s'exilent à Claremont dans le Surrey en Angleterre.

Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles prend le titre de courtoisie de Comtesse de Neuilly.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans s'embarque pour l'Angleterre où il rejoint Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary, son épouse, et ses parents, à Claremont.

Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans et Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary ainsi que Ferdinand Philippe Marie d'Orléans, leur fils, s'installent auprès de Louis-Philippe Ier de France.

Ferdinand Philippe Marie d'Orléans effectue 2 années de public school à Édimbourg.

Antoine Marie d'Orléans et Louise-Fernande de Bourbon, son épouse, gagne aussi l'Angleterre.

Le couple décide ensuite de partir en Espagne et s'installe d'abord à Séville, au palais de San Telmo, puis à Sanlúcar de Barrameda, au Palais d'Orléans.

Frédéric Alfred Pierre de Falloux accueille avec bienveillance la révolution de février 1848.

Frédéric Alfred Pierre de Falloux est élu député à l'Assemblée nationale, comme " républicain du lendemain ",


Campagne électorale 1848 - Napoléon III contre Cavaignac - Illustrierte Zeitung Allemagne

Napoléon III Président de la République française

Napoléon III est candidat à l'élection présidentielle contre Louis Eugène Cavaignac.

Harriet Howard finance la campagne de Napoléon III.

Frédéric Alfred Pierre de Falloux soutient la candidature Napoléon III.

Napoléon III est élu au suffrage universel masculin pour 4 ans le 10 décembre 1848 avec 74 % des voix.

Ces voix sont issues notamment du parti de l'Ordre, profitant de la division des gauches et de la légende impériale.

Napoléon III est le premier chef d'État français élu au suffrage universel.

Napoléon III prête serment à l'Assemblée constituante le 20 décembre 1848 et s'installe le soir même à l'Élysée.

Achille Baraguey d'Hilliers se rallie au Prince-Président dès sa désignation.

Harriet Howard, Alexandre-Louis Eugène Bure, Alexandre Louis-Ernest Bure et Martin Constantin Haryett, déménagent rue du Cirque, une rue adjacente au palais de l'Élysée, où, en tant que maîtresse, Harriet Howard reste dans l'ombre.

Napoléon III est politiquement isolé, sans assise parlementaire pour le soutenir et externe au milieu politique français.

Rejeté par les républicains, Napoléon III doit former, contre son gré, un gouvernement dont les hommes forts sont les monarchistes Odilon Barrot et Alfred de Falloux.


Bains turcs au château de Rentilly

Cession du château de Rentilly

Gaston Menier Maire de Bussy-Saint-Martin

En 1890, Édouard André vend le château de Rentilly et le domaine de Lognes à Gaston Menier.

L'orientalisme bat son plein. Dans les communs du château de Rentilly, Gaston Menier aménage des bains turcs avec des mosaïques sur les murs, des vestiaires, un hammam et un système pour chauffer l'eau.

La salle des trophées, qui les jouxte, bénéficie du savoir-faire des ateliers Eiffel pour la charpente métallique.

Les garages à calèches et les écuries sont quant à eux transformés en garage pour la collection automobile de la famille.

Certains membres du personnel du château, les chauffeurs principalement, logent dans les étages des communs.

Gaston Menier est élu Maire de Bussy-Saint-Martin après l'acquisition du domaine de Rentilly.

Il lui semble important de s'impliquer dans la vie politique des communes dans lesquelles il possède des biens immobiliers.



Transfert des restes d'Innocent III, d'Urbain IV et Martin IV à la basilique Saint-Jean de Latran

Les restes d'Innocent III, mêlés à ceux d'Urbain IV et Martin IV, sont transférés en 1891 à la basilique Saint-Jean de Latran.



Mort de Gaston Menier

Gaston Menier meurt à Paris le 5 novembre 1934.

Jacques Menier succède à son père à la tête de l'entreprise et se retrouve à la tête de l'empire Menier.

Il doit être chocolatier.

Jacques Menier devient maire de Noisiel et, durant quelques temps, Maire de Bussy-St-Martin.

Il le restera maire de Noisiel jusqu'en 1938.

Le château de Rentilly revient à Jacques Menier.

Il y vit la majorité du temps.

Il y mène une vie atypique, dissolue… il vit la nuit où il organise des réceptions, auxquelles il ne participe que rarement, et dort le jour, cachant ainsi au monde son visage affreusement mutilé.



Mort d'Hubert Menier

Hubert Menier meurt à Bussy Saint Martin en Seine-et-Marne le 28 juin 1959.


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