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Événements contenant la ou les locutions cherchées



42 événements affichés, le premier en -109 - le dernier en 1538



Campagne de Metellus

Quintus Caecilius Metellus, élu consul pour l'année 109 avant Jésus-Christ, est chargé de conduire la guerre contre Jugurtha.

À la tête de troupes grossies et réorganisées, il se fait accompagner par deux légats, Publius Rutilius Rufus et Caius Marius que Jugurtha avait rencontrés au cours du siège de Numance, vingt-cinq ans plus tôt. Les adversaires se connaissaient donc bien.

Les campagnes de Metellus se sont déroulées au cours des années 109 et 108 avant Jésus-Christ.

Les romains pénètrent en Numidie et occupent la place de Vaga (Beja), un important marché agricole.



Guerrilla

Jugurtha demeurant irréductible, les Romains décident alors d'employer une autre tactique, celle de la terre brûlée.

Se déplaçant par marches nocturnes à travers des routes détournées, Jugurtha surprenait les Romains isolés... Partout où il savait que l'ennemi devait passer, il empoisonnait le fourrage et les rares sources qu'on rencontrait dans la région.

Il tombait sur la queue d'une colonne et regagnait ensuite précipitamment les hauteurs les plus proches, pour revenir à la charge aussitôt après, harcelant, tantôt Metellus, tantôt Marius. Jamais il n'engageait le combat et ne laissant aucun instant de répit à l'ennemi.



Massacre de la garnison romaine de Vaga

Au cours de l'hiver de 109 à 108 avant Jésus-Christ, Marius intrigue pour accéder au consulat et remplacer Metellus, entraînant un relâchement de l'armée romaine.

Jugurtha organise le soulèvement de la population de Vaga qui massacre la garnison romaine, le jour de la fête des Cereres. Une violente politique de répression suit.



Marius consul

Marius, proche du parti populaire, intriguait depuis longtemps contre Metellus et entretenait des rapports avec Gauda demi-frère de Jugurtha.

À la fin de 108 avant Jésus-Christ,, Marius est élu consul chargé de conduire la guerre en Numidie.

Marius recrute de forts contingents pour se joindre, en Numidie à l'armée d'occupation déjà très importantes.

Marius éprouve comme les autres généraux de la difficulté à recruter pour ses légions.

Bénéficiant d'une fortune colossale, il élargit le recrutement à l'ensemble des citoyens romains, y compris ceux qui ne possèdent rien, quitte à verser une solde à ces derniers en échange d'un engagement pour quinze ans.

Cette innovation se généralise très vite. Elle permet aux paysans des campagnes italiennes et aux citadins aisés de Rome d'échapper aux astreintes du service militaire.

Mais elle débouche aussi sur une armée de métier, avec des soldats non plus dévoués à la République mais au général capable de leur assurer solde, butin, gloire et promotion !



Prise de Capsa

Poursuivant la tactique de Metellus, au printemps de 107 avant Jésus-Christ,, Marius s'efforce de couper Jugurtha de ses bases d'appui et de ravitaillement.

N'ayant enregistré aucun succès, il veut s'emparer d'une ville du sud pour recevoir une aide accrue de Rome.

À la fin de l'été 107 avant Jésus-Christ, Marius réussit à occuper Capsa (Gafsa) qui fut livrée aux flammes. Les Numides adultes furent massacrés et tous les autres vendus comme esclaves...



Sylla rejoint Marius

Le questeur Lucius Cornelius Sulla (Sylla) rejoint Marius avec un gros apport de troupes.



Jugurtha et Bocchus marchent contre Marius

Jugurtha, qui venait de perdre Capsa et plusieurs autres places importantes, ainsi qu'une grande partie de ses trésors, demanda à Bocchus d'amener au plus tôt ses troupes en Numidie, le temps étant venu, selon lui, de livrer bataille...

Bocchus rejoignit Jugurtha à la tête d'une armée considérable et tous deux, ainsi réunis, marchèrent contre Marius qui était en train de regagner ses quartiers d'hiver.



Bataille de Cirta

Vers octobre 106 avant Jésus-Christ, les deux armées se livrent deux batailles, séparées par un intervalle de quelques jours.

La première est favorable à l'armée de Jugurtha et de Bocchus, Marius réussit à échapper à un désastre et à un massacre de son armée.

Jugurtha engagea la seconde bataille près de Cirta.

Marius se trouvait alors à l'avant-garde où Jugurtha dirigeait en personne la principale attaque.

À l'arrivée de Bocchus, le Numide s'éclipse discrètement et accourt avec précipitation, suivi d'une poignée d'hommes, du côté où combattent les fantassins de son allié.

Là, il s'écrie en latin que "toute résistance des Romains est vaine, qu'il vient de tuer Marius de sa propre main". Ces paroles jettent l'épouvante dans les rangs. Romains. Mais l'intervention de Sylla renverse les chances et les deux rois sont vaincus.



Négociation avec Bocchus

Tandis que Jugurtha poursuit, infatigable, la lutte contre Marius, Bocchus, découragé, cherche à négocier.

Au lieu d'opérations hasardeuses et difficiles dans lesquelles s'enlisait l'armée romaine, Marius, probablement sous l'influence de Sylla, préfére alors la voie des pourparlers avec Bocchus.

Bocchus finit par faire croire à Jugurtha que des tractations étaient en cours avec les Romains pour la signature d'un accord.

Jugurtha lui fit répondre qu'il est prêt à signer et à accepter toutes les conditions mais qu'il n'a que peu de confiance en Marius. Combien de fois a-t-on déjà signé avec les généraux romains des traités de paix qui sont demeurés sans valeur.



Trahison de Bocchus

Il proposa donc à Bocchus de lui livrer Sylla pour contraindre Rome à signer. Le roi maure fit mine d'accepter cette proposition tout en préparant un guet-apens qui lui permit de livrer Jugurtha "chargé de chaînes" à Sylla. Sylla le conduisit chez Marius, en automne 105 avant Jésus-Christ.

Bocchus fut récompensé en ajoutant à ses États ceux du Numide qu'il avait trahi.



Triomphe de Marius

L'exécution de Jugurtha eut lieu

Le 1er janvier 104 avant Jésus-Christ, Marius célèbre son triomphe et offre aux Romains un spectacle incroyable : Jugurtha prisonnier !



Exécution de Jugurtha

Après le triomphe, il est jeté dans la prison du Tullianum, sur le Forum romain.

Ses gardiens déchirent violemment sa chemise et, pressés de lui ôter ses boucles d'oreilles d'or, lui arrachent les deux lobes des oreilles. Puis nu, on le fit tomber dans un cachot souterrain...

Il lutta pendant six jours contre la faim et aurait été étranglé par ordre de Marius.

Ses deux fils, qui avaient précédé le char du triomphe, furent envoyés à Venusia, où ils passèrent leur vie dans la captivité.


Sylla en Afrique

Sylla en Afrique

A 31 ans, en 107 avant Jésus Christ, Sylla est élu questeur et rejoint l'armée du consul Marius en Afrique.

En 105 avant Jésus Christ, son habileté lui permet de mettre la main sur Jugurtha, l'ennemi juré de Rome, que lui livre Bocchus. Dès lors, exista entre lui et Marius une rivalité.



Marius élu Consul

Il serait impossible de peindre la consternation de l'Italie au récit de ces désastres. La journée du Rhône fut maudite et déclarée à jamais funeste.

Depuis la défaite de Carbon sous les Alpes noriques, six armées romaines avaient disparu. La réalité semblait surpasser toutes les conceptions de la peur et un morne abattement gagnait tous les esprits.

Rome déroger aux formes les plus respectées de sa constitution en nommant au consulat en 105 avant Jésus-Christ Marius bien qu'il soit absent de Rome.

En 104 avant Jésus Christ, le consul Marius est envoyé en Gaule avec cinq légions pour assurer la sécurité de la Provence.

Marius est un homme d'un vaste génie, mais rude, violent, inflexible dans la discipline, et, comme on l'a dit, non moins terrible au soldat romain que ces bandes farouches dont il devait arrêter les ravages. Il remet en état l'armée.

Marius est réélu en 104 avant Jésus-Christ pour l'année 103 in absentia.



Préparatifs Romains

Les Ligures sont alliés à Marius. Avec l'aide des Massaliotes, Marius travaille a de grands préparatifs de défense.

La longue accumulation du limon charrié par le Rhône, et du sable que la mer pousse en sens contraire, a formé autour des bouches du fleuve une barre qui en rend l'entrée difficile aux gros navires chargés.

Marius voulait tirer d'Italie l'approvisionnement de ses troupes et avoir la mer libre.

En 103 avant Jésus Christ, il occupe les troupes en faisant creuser par ses soldats un canal large et profond qui :

Ce canal allant du Rhône à l'étang de Berre, susceptible de servir au besoin de ligne de défense, reçut le nom de Fossœ Marianœ, fosses de Marius. Ce canal donna son nom à la ville de Fos.

A son départ de la Gaule, en récompense de leurs fidèles services, le consul l'abandonna aux Massaliotes qui:

Aujourd'hui l'ouvrage de Marius est comblé ; mais le village de Foz nous offre un vestige encore subsistant de la ville massaliote et de son nom.

Marius fait un tour à Rome pour se faire élire en 103 avant Jésus-Christ pour l'année 102. C'est alors son quatrième consulat.



Révolte des Volkes Tectosages

Marius pourvoyait en même temps à tout ce qui pouvait préparer et assurer le succès. L'insurrection des Tectosages et la découverte d'intelligences secrètes entre quelques villes provinciales et les hordes avaient rendu la Province fort suspecte aux Romains.

Marius désirait vivement savoir à quoi s'en tenir sur la disposition intime de chacun de ces peuples.

Afin d'éclaircir ses doutes, il imagina d'adresser aux principales cités une dépêche fermée et scellée avec défense expresse de l'ouvrir avant un jour déterminé.

Mais ayant redemandé toutes ses lettres avant l'échéance, il trouva que la plupart avaient été décachetées, ce qui le confirma dans sa défiance.

Des soulèvements éclatèrent dans plusieurs cantons à la fois, et les Tectosages, qui avaient le plus d'injures à venger, se mirent les premiers en campagne, sous la conduite de leur roi Copill.

Le lieutenant Corn. Sylla, chargé par le consul d'étouffer ces révoltes :



Retranchement des Romains à Arles

Marius, pour observer de près les mouvements de l'ennemi, était accouru au confluent de l'Isère et du Rhône.

Voyant la division ambro-teutone descendre le fleuve, afin de gagner plus au midi la route de l'Italie, il recula vers la mer, et plaça son camp de manière à couvrir en même temps les voies romaines qui, se croisant à Arelate, conduisaient en Italie :

Il se retrancha dans cette position, fermement résolu à ne point se départir de la défensive, jusqu'à ce que l'occasion se présentât de combattre à coup sûr.

Il ne tarda pas à apercevoir l'avant-garde des Ambro-Teutons qui vinrent ranger leurs chariots et dresser leurs tentes en face des retranchements romains.

Impatiens de l'inaction, ils ne cessaient de provoquer les Romains, par toutes sortes de défis et d'outrages.

Un chef teuton s'avança un jour jusqu'aux portes de son camp, l'appelant nominativement à un combat singulier; Marius lui fit répondre que, s'il était las de vivre, il n'avait qu'à s'aller pendre, et, comme le Teuton insistait, il lui envoya un gladiateur.

Cependant ces outrages exaspéraient les légions qui souvent voulaient courir aux armes. Marius les arrêtait : Il ne s'agit pas de triomphes à gagner, de trophées à élever; il s'agit d'empêcher cette tempête d'aller crever sur l'Italie.

Lejeune Sertorius, un des rares survivants de la Bataille d'Orange, comprenant et parlant la langue gallique, s'introduisait dans le quartier des Ambrons, déguisé en gaulois, et tenait Marius au courant de tout ce qui s'y passait.

Désespérant à la fin d'attirer l'armée romaine hors du camp, les Ambro-Teutons entreprirent de l'y attaquer.

Trois jours de suite, ils donnèrent l'assaut et toujours repoussés, ils résolurent de continuer leur route vers les Alpes, en suivant la voie Domitienne.

Six jours entiers, sans que leur marche fût interrompue, leur multitude défilèrent en vue du camp romain. On les entendait crier aux soldats : Nous allons voir vos femmes ; n'avez-vous rien à leur mander ?



Bataille des Champs Putrides ou de la colline du Montaiguet

En 102 avant Jésus-Christ, la Horde, ayant passé la Durance vers Cavaillon, arriva bientôt à EauxSextiennes (Aix-en-Provence).

La horde, après avoir enlevé toutes les provisions qui s'y trouvaient, alla, un peu plus à l'est, ranger ses chariots par delà la rivière Cænus eu deux quartiers séparés ; celui des Ambrons, placé très près de la rivière, était en même temps le plus rapproché de la ville.

Le consul Marius qui les suivait à petites journées, ne tarda pas à arriver et vint prendre position sur une colline isolée dominant tout le vallon qui s'élevait entre la ville et les campements ennemis.

Il aperçut de là les Ambrons et les Teutons qui, dispersés autour de leurs quartiers, s'abandonnaient sans prévoyance à toutes les séductions du lieu ; les uns se baignaient dans les ruisseaux d'eaux thermales, ou dans le fleuve, les autres mangeaient après le bain ou dormaient, et le plus grand nombre étaient ivres

La colline sur laquelle Marius avait fait halte manquait d'eau : les soldats s'en plaignirent.

Vous êtes des hommes, leur dit Marius, en leur montrant la rivière qui coulait à leurs pieds ; voilà de l'eau qu'il faut échanger contre du sang.

Les soldats se mirent au travail.



Victoire sur les Ambrons

Les esclaves et les domestiques descendirent à la rivière, armés comme ils purent, portant des cruches pour puiser. Ils surprirent quelques ennemis qui se baignaient et les tuèrent. D'autres ennemis accoururent et l'on commença à se battre.

Les Ambrons dont le quartier était le plus voisin de la colline, se rassemblèrent et saisirent leurs armes. Avec résolution, fierté, et gaieté, ils marchaient au bruit de leurs armes frappées en cadence; et répétaient leur nom national et leur cri de guerre Ambra ! Ambra !

Il n'était plus possible à Marius de retenir ses troupes. Déjà le corps des auxiliaires Ligures avait atteint le bord de la rivière.

Ces auxiliaires appartenaient à l'une de ces colonies d'émigrés galliques, qui se réfugièrent dans les Alpes liguriennes, lorsque les Étrusques renversèrent la domination des Ombres.

Quand ce cri Ambra ! vint frapper leurs oreilles, les auxiliaires romains étaient loin de soupçonner que les hommes qu'ils allaient combattre étaient leurs frères expatriés par suite des mêmes malheurs. Ils répondirent en répétant ce nom qui était aussi le leur. Le même cri, s'élevant à la fois des deux armées remplissait toute la vallée du Cænus.

Les Ambrons, traversant la rivière, coururent attaquer les Romains au pied du coteau et luttèrent contre les auxiliaires Ligures longtemps au corps à corps dans le lit même du Cænus. Mais bientôt arrivèrent les légions qui, favorisées par la pente, les culbuta jusque sur l'autre bord.

Les soldats romains purent boire.

Marius passa la rivière rouge de sang et poursuivit dans la plaine les fuyards, qui battait en retraite jusqu'au quartier des Teutons.

Ils laissèrent sans défense leurs chariots et leurs équipages. Les femmes Ambrones, armées de haches et de sabres, s'étaient rangées devant les chariots qui contenaient leurs enfants et leurs richesses. Égarées par la douleur et la rage, elles frappaient pêle-mêle tout ce qui se présentait, et les romains vainqueurs et leurs maris fugitifs.

L'héroïsme de ces femmes arrêta la victoire et sauva ce que les hommes avaient abandonné. La nuit approchant, Marius fit sonner la retraite et regagna sa colline.

Les Ambrones, avec leurs chariots allèrent se réfugier dans les campements Teutons.



Victoire sur les Teutons

La victoire n'était pas acquise car la majeure partie des Helvètes s'était sauvée et les Teutons n'avaient point combattu.

Dans leur quartier, qui n'était ni clos, ni fortifié, les Romains passèrent une nuit inquiète sans sommeil. Cette même nuit les Ambro-Teutons pleuraient leurs frères morts dans la bataille. Marius s'attendait à quelque attaque nocturne mais ni cette nuit, ni le lendemain, l'ennemi ne se montra.

Derrière le camp ambro-teuton se trouvait un large ravin que masquait un bois épais. Marius, averti par ses éclaireurs, fit passer pendant la nuit trois mille hommes d'élite, sous la conduite de Cl. Marcellus.

Le second jour après la bataille, il envoya sa cavalerie parcourir la plaine et provoquer l'ennemi; tandis que lui-même ordonnait ses légions sur la pente de la colline jusqu'au lit de la rivière.

Les Ambro-Teutons donnèrent la chasse à cette cavalerie, qui, cédant pied à pied, les attira jusqu'à ce qu'ils eussent atteint le bord de la rivière.

Alors, passant l'eau tout à coup, la cavalerie courut prendre position sur les flancs des fantassins de l'armée romaine dont la colline était couverte.

Les Ambro-Teutons traversent aussi la rivière, et renouvellent l'attaque qui avait si mal réussi deux jours auparavant. C'était tout ce que souhaitait Marius. Pendant la moitié du jour, on combattit avec assez d'égalité dans la vallée du Cænus et dans les vastes plaines à l'est d'Eaux-Sextiennes.

Marcellus, sortant alors de son embuscade, vint tomber sur l'arrière-garde ennemie, et la força à se replier vers le centre de bataille. La confusion qui régnait gagna bientôt toute la ligne, et l'habileté de Marius acheva de décider la fortune.

Une partie des vaincus resta sur le champ de bataille, l'autre fut prise ou exterminée en détail par les habitants du pays. Le roi Teutobokhe et quelques autres chefs inférieurs parvinrent à se sauver jusque dans les montagnes des Séquanes, où des paysans les arrêtèrent et les amenèrent garrottés aux Romains.

Le nombre des morts est évalué de manière exagérée à deux cent mille, et celui des prisonniers à quatre-vingt-dix mille mais il est plus probablement de cent mille hommes pris ou tués selon le biographe de Marius.

Le consul abandonna ces monceaux de cadavres qui pourrirent au soleil et à la pluie.

Pour certains, le champ de bataille en prit le nom de Campi-Putridi, Champ de la Putréfaction, que rappelle encore celui de Pourrières qu'il porte aujourd'hui.

Mais pour d'autres, Pourrières tient son nom de "porri" à cause de la culture des poireaux. Pour eux, la bataille aurait eu lieu au pied de la colline du Montaiguet.



Butin brûlé en l'honneur des Dieux

L'armée romaine fit don à Marius de l'immense butin trouvé dans les chariots des Ambro-Teutons.

Plus avide de gloire que de richesses, après avoir mis de côté ce qui pouvait donner de l'éclat à la cérémonie de son triomphe, Marius fit brûler le reste en l'honneur des Dieux.

A ce moment des courriers arrivèrent apportant la nouvelle de l'élection de Marius comme consul pour la cinquième fois

On éleva à l'extrémité des Champs Putrides, du côté d'Eaux-Sextiennes, une haute pyramide dont les bas-reliefs représentaient Marius, debout sur un bouclier, soutenu par des soldats, et dans l'attitude d'un général proclamé imperator.

Un temple, dédié à la victoire, fut construit sur le sommet d'une petite montagne qui bornait les plaines vers le levant, et où, selon toute apparence, Marius avait offert son sacrifice d'action de grâce.

A l'avènement du christianisme une patronne fut installée dans le vieux temple, qui devint l'église de sainte Victoire.



Les Cimbres dans la plaine du Pô

Les Kimris se répandirent alors par toute la Transpadane, que personne ne leur disputait plus.

L'absence des Ambro-Teutons qui devaient se trouver les premiers au rendez-vous dans les plaines de la haute Italie, étonna beaucoup les Kimris mais ils refusèrent d'ajouter foi aux bruits concernant une grande bataille où Marius aurait exterminé les deux nations.

Possesseurs libres et paisibles de la Vénétie et de tout le reste du territoire au nord du Pô, ils préférèrent attendre dans un pays fertile et bien approvisionné l'arrivée de leurs alliés. Ils perdirent ainsi plusieurs mois.

Rome eut le temps de faire venir les légions de Marius qui étaient encore de l'autre côté des Alpes.



Bataille du champ Raudius dans la plaine de Verceil

Ce fut dans le mois de juillet que Marius réunit son armée à celle de Catulus et vint provoquer les Kimris sur les rives du Pô.

Ceux-ci, toujours dans l'attente, se mirent à négocier pour gagner du temps. Des députés, chargés de renouveler la proposition faite tant de fois, se rendirent au quartier du consul :

Cette raillerie blessa les envoyés qui menacèrent Marius d'un double châtiment, d'abord par les mains des Kimris , ensuite par celles des Teutons aussitôt qu'ils seraient arrivés.

En même temps il fit signe qu'on amenât Teutobokhe et les autres chefs Ambro-Teutons chargés de chaînes.

Cette entrevue ne pouvait plus laisser aux Kimris de doute. Boïorix se rendit aux avant-postes romains, demandant au consul quel jour et quel lieu il voulait choisir pour l'affrontement.

Les deux chefs convinrent du troisième jour dans le champ Raudius, champ immense situé près de Vercellæ (Verceil) :

Le 30 juillet 101 avant Jésus-Christ, aux premières lueurs de l'aube, les Romains sortirent de leur camp.

Un vent violent qui soufflait de l'est soulevait la poussière de la plaine en si grande abondance que, par intervalle, le ciel s'en trouvait obscurci. Marius courut prendre position à l'orient, afin de tirer parti, s'il était possible, et de la direction du vent et de celle du soleil.

L'infanterie des Kimris se forma en masse compacte. Les hommes des premiers rangs s'attachèrent les uns aux autres avec des chaînes de fer fixées à leurs baudriers. La cavalerie, forte de quinze mille hommes était armée d'une cuirasse de fer poli, d'un bouclier blanc, d'un long sabre et d'un épieu à deux pointes. L'armée, et le camp de chariots occupaient trente stades carrées, environ une de nos lieues.

A peine furent-ils rangés, que :

La cavalerie kimrique, au lieu de charger de front, inclina vers sa droite, dans le dessein de tourner l'aile gauche romaine et de l'envelopper ensuite.

Les Romains croyant que leur ennemi lâchait déjà pied, les légions du centre poussèrent en avant pour le poursuivre.

Mais à l'instant même l'infanterie des Kimris s'ébranlant avec vivacité, se développa en demi-cercle, s'avanca et se répandit telle une mer soulevée. Un coup d'oeil suffit aux généraux romains pour mesurer la grandeur du péril, mais ils ne purent retenir leurs soldats.

Pour raffermir l'ardeur et la confiance des légions qui n'étaient pas encore compromises, Marius employa toutes les ressources de son autorité et de son génie. Marius se précipita alors avec eux dans la mêlée.

La bataille fut longue, sanglante. La poussière et l'accablante chaleur du jour eurent la plus grande part à la victoire des Romains.

Boïorix resta parmi les morts. Clôdic et Cesorig se rendirent. Luk se tua. Deux autres chefs se transpercèrent mutuellement de leurs sabres.

L'évaluation des morts et des prisonniers fut exagérée :

Les femmes Kimris envoyèrent des députés au consul demandant qu'on les attachât comme esclaves aux vestales romaines. Leurs supplications furent repoussées. Longtemps elles défendirent l'approche des chariots avec succès. Puis elles se suicidèrent collectivement :

Des mères écrasèrent leurs enfants contre le timon ou soue les roues des chariots.

Puis les chiens de la horde vinrent assaillir les Romains. Ils furent exterminés à coup de flèches.



Triomphe de Marius

Chaque citoyen, à la nouvelle de sa victoire, répandit des libations en son nom. Marius est qualifié de "troisième fondateur de Rome" :

Marius reçut des honneurs jusque-là réservés aux Dieux.

Les prisonniers teutons et kimris furent conduits à son triomphe attachés avec des colliers de fer. La haute stature de Teutobokhe fut pour les Romains un sujet de surprise, car il surpassait les trophées portés autour du triomphateur.

Il fit ciseler sur son bouclier une image représentait une tête de Gaulois, la face ridée et tirant la langue.

L'expression de kimrique ou cimbrique, fut synonyme de quelque chose de fort et de terrible : une milice cimbrique, une bravoure cimbrique, des brigandages cimbriques.

Le sentiment que la république devait à Marius sa liberté et son existence survécut aux déchirements politiques. Malgré les cruautés dont ce grand homme déshonora sa vieillesse, ses ennemis s'écrièrent plus d'une fois : Non, Rome n'a pas à se repentir d'avoir produit Marius !



Naissance de César

Caius Julius Caesar, Jules César, neveu par alliance de Marius, naît en 101 avant Jésus-Christ dans une famille alors en pleine ascension politique.



Marius Consule

En dépit des usages, Marius est réélu consul plusieurs années de suite, notamment en 100 avant Jésus-Christ.



Mariage de Sylla avec Caecilia Metella

A son retour à Rome, Sylla divorce de sa troisième femme et se remarie avec Caecilia Metella, fille du chef du Sénat.

Cette union lui vaut d'être désormais regardé par les sénateurs et l'aristocratie comme une possible alternative face au parti populaire qu'anime Marius.



Guerre sociale

Le soulèvement des cités italiennes éclate en 90 avant Jésus Christ.

Pris de court, le Sénat engage la guerre contre ses alliés (en latin, socii) et rappelle Marius mais celui-ci s'engage mollement dans cette guerre dite sociale.

Sylla à reprend du service, toujours sous les ordres de Marius. Son talent tactique et son habileté font une nouvelle fois leurs preuves.

Après quelques premiers succès, les alliés, cantonnés dans les montagnes des Apennins, éprouvent de plus en plus de mal à coordonner leurs opérations.

Mais les Étrusques, les Grecs du sud et même les Latins, jusque-là restés à l'écart, menacent de se joindre à la révolte. Celle-ci prend un caractère impitoyable : exactions et massacres se multiplient dans les deux camps. La péninsule est dévastée...

Le Sénat se résout à accorder le droit de cité aux alliés restés fidèles puis aux insurgés sous réserve qu'ils se fassent enregistrer à Rome dans les 60 jours.

L'honneur de la victoire revient en définitive à Sylla qui soumet les Samnites et les Irpiniens, leurs voisins.

Sylla s'empare de Stabies et réduit les derniers îlots de résistance du Samnium en 89 avant Jésus Christ.



Marius Consul

Marius est réélu consul en 91 avant Jésus-Christ.



Marius Consul allié au parti populaire

Mort de Saturninus

Marius, à la tête des revendications bourgeoises et plébéiennes, s'allie aux chefs du parti populaire, dont le tribun de la plèbe Saturninus.

Mais celui-ci se rend coupable de menées factieuses et sème la terreur à Rome.

Le général doit alors se retourner contre lui et le tuer.

Désireux de se faire oublier après ce faux-pas, Marius part en mission en Asie.



Mariage de Marius

Marius épouse la tante de César.



Guerre contre Mithridate IV

Suite à sa victoire durant la guerre sociale, Sylla obtint le gouvernement de la province d'Asie et reçoit du Sénat le soin de mener la guerre contre le roi du Pont, Mithridate IV, coupable d'avoir repris les hostilités et massacré des milliers de Romains et d'Italiens en Orient.

Cette décision contrarie Marius (69 ans), qui projetair secrètement de susciter une guerre contre le roi du Pont, Mithridate, pour s'offrir de nouvelles victoires et retrouver sa popularité d'antan.

Sylla empêche Marius de supprimer les monuments où Bocchus était représenté lui livrant Jugurtha.

En 86 avant Jésus Christ, Sylla, battit Mithridate à Chéronée et à Orchomène deux villes de la Béotie.

La défaite de Mithridate n'apporte aucune expansion territoriale aux romains (peut-être parce que Sylla désire finir la guerre rapidement pour avoir les mains libres pour la future guerre civile).



Première guerre civile

Marius manigance avec un tribun de la plèbe, P. Sulpicius Rufus, un arrangement qui lui confie le commandement de la campagne du Pont.

Sylla, qui s'était déjà mis en route pour l'Asie, ne l'entend pas de cette oreille.

En 83 avant Jésus Christ, avec son armée, il revient à Rome en violation de toutes les règles et fait mettre Marius, Rufus et leurs partisans hors la loi.

Il fait exposer la tête du tribun félon sur les rostres (une galerie qui domine les Forums romains et est décorée avec des figures de proue - les rostres - de navires ennemis).



Marius en Afrique

Marius et son fils préfèrent s'enfuir en Afrique.



Marius de retour

Mais à Rome, pendant ce temps, un consul, Cinna, se révolte contre le Sénat.

Marius en profite et revient prestement d'Afrique où il s'était réfugié. Ayant relevé son parti, il fait mettre à mort de nombreux sénateurs et se fait réélire consul une septième fois.



Mort de Marius

Mais, en 86 avant Jésus Christ, dix-sept jours après cette élection, il meurt, laissant à la tête de son parti, les marianistes, son fils, Cinna, et Sertorius.

Son lieutenant Cinna lui succède de 87 avant Jésus-Christ à 84 en tant que consul.



Bataille de la porte Colline

Peu après que son commandement a été donné à Marius en vertu d'une loi du tribun Sulpicius, à 56 ans, Sylla revient.

Quand il débarque à Brindes, à la pointe de la péninsule, avec une armée aguerrie, il est résolu à en finir avec ses opposants.

Pour lui faire face, les marianistes lèvent pas moins de six armées, essentiellement composées d'alliés italiens.

Sylla attire dans son parti les soldats de ses ennemis, chassa Carbon.

Sylla est vainqueur à Canusiumen en 83 avant Jésus Christ.

Sylla défit le jeune Marius près de Sacréport en 82 avant Jésus Christ. Puis il assiége le jeune Marius dans Préneste (Aujourd'hui Palestrine) et le contraignit à se tuer.

Le 1er novembre 82 avant Jésus Christ, la dernière armée, composée de Samnites commandés par Telesinus, est écrasée sous les murs de Rome, près de la porte Colline.

Impitoyable, Sylla fait massacrer les prisonniers (7.000 !) ainsi que treize généraux marianistes.

Cette victoire met un terme à la première guerre civile qui déchire la république romaine à son agonie.



Marius Empereur des Gaules

Après la mort de Postume l'Empire des Gaules devait au plus vite se doter d'un nouvel Empereur. Le choix des légionnaires stationnés à la frontière du Rhin se porte sur Marcus Aurelius Marius dit Marius, un ancien forgeron. Doté d'une force herculéenne, il avait embrassé la carrière militaire.

Il permet à ses soldats de piller Mayence, afin de bien s'assurer de leur loyauté. Il se replie sur Trèves où il est égorgé par ses soldats, en décembre 269.



Victorin Empereur des Gaules

Soldat expérimenté et apprécié de ses troupes, Victorin, un ancien général de Postume, est proclamé empereur par l'armée du Rhin, 2 jours après que Marius ai été égorgé par ses soldats révoltés en décembre 269.

Le règne de Victorin marque le début du déclin de l'Empire des Gaules.



Mort de Nicétas le Goth

Soldat, Nicétas combat contre les troupes restées païennes d'Athanaric II de Wisigothie qui applique une persécution systématique contre les chrétiens.

Nicétas est condamné en 372 au bûcher, mais son corps ne brûle pas complètement.

Ses restes sont recueillis par Marius ou Marian, un autre ami soldat goth de religion chrétienne.

Ses reliques furent données à des églises de Constantinople et au monastère serbe de Vissoki Detchani.



Les barbares sur la Loire

En 408, les barbares atteignent la Loire. Un forgeron, qui portait le nom de Marius arrête près d'Arles les Vandales qui venaient de ravager l'Auvergne et le nord de la Provence.


Lieu où fut signé la Paix de Nice

Conférence de Nice

Paix d'Aigues-Mortes

Anne de Montmorency profite de son crédit auprès de François Ier de France pour l'amener à négocier.

François de Tournon participe aux négociations de la paix de Nice.

Le Pape Paul III parvient à convaincre François Ier de France et Charles Quint de tenir avec lui une conférence à Nizza aujourd'hui Nice en juin 1538.

La Paix de Nice également appelé Trêve ou Congrès de Nice est signé le 18 juin 1538 dans le couvent des Franciscains de la Sainte-Croix, situé hors les murs de la forteresse niçoise pour mettre fin à la huitième guerre d'Italie.

Ce traité prévoit:

Une trêve de 10 ans au moins est alors décrétée entre les deux belligérants.

Comme gage de bonne volonté :

Du 14 au 16 juillet 1538, François Ier de France et Charles Quint se réconcilient officiellement à Aigues-Mortes :

À l'emplacement de l'ancien couvent, aujourd'hui disparu, à hauteur du n 27 de la rue de France à Nice, s'élève un monument protégeant une grande croix sur lequel on peut lire l'inscription :

Signum. Hoc. Crucis. Dedicarunt. Nibilis. Melchio. Maletus. Marius Baldoinus. Manuel. Gerbonus. iac. Rus. Cigia. Coss.e.n. Dnlshoronatus Grimaldus. Richerus. Assesor. Anno 1558 Die 4 Martis.e.e.


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