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Événements contenant la ou les locutions cherchées



17 événements affichés, le premier en 1744 - le dernier en 1792



Mariage de Louis Jean Marie de Bourbon avec Marie Thérèse Félicité d'Este-Modène

Louis Jean Marie de Bourbon épouse le 29 décembre 1744 Marie Thérèse Félicité d'Este-Modène, fille de François III de Modène et de Charlotte-Aglaé d'Orléans. Leurs enfants sont :

Le mariage est très heureux.



Naissance de Marie-Louise de Savoie-Carignan

Marie-Thérèse Louise de Savoie-Carignan ou en italien Maria-Teresa di Savoia-Carignano ou Marie-Louise de Savoie-Carignan, plus connue sous le nom de Princesse de Lamballe, naît à Turin le 8 septembre 1749, fille de Louis-Victor de Savoie-Carignan et de Christine-Henriette de Hesse-Rheinfels-Rothenbourg.

Elle grandit à Turin et y mène une existence maussade et stricte, mais éloignée des complots et des intrigues de cour.


Marie-Louise de Savoie-Carignan - par Joseph Ducreux - 1776

Mariage de Louis Alexandre Stanislas de Bourbon avec Marie-Louise de Savoie-Carignan

Louis Alexandre Stanislas de Bourbon passant pour dévergondé, Louis Jean Marie de Bourbon, son père, décide de le marier pour tenter de l'assagir.

Louis Alexandre Stanislas de Bourbon épouse par procuration à Turin le 17 janvier 1767 Marie-Louise de Savoie-Carignan (1749-1792).

Le mariage est célébré en personne à Nangis le 31 janvier 1767.

Elle est une princesse douce et pieuse. Mais le prince ne tarde pas à reprendre ses dissipations, multipliant les infidélités.

Marie-Louise de Savoie-Carignan se réfugie auprès de Louis Jean Marie de Bourbon. Elle commence à développer ses accès de mélancolie et ses vapeurs qui la plongent dans des évanouissements plus ou moins longs.



Mort de Louis Alexandre Stanislas de Bourbon

Louis Alexandre Stanislas de Bourbon meurt au château de Louveciennes le 6 mai 1768, sans descendance, d'une maladie vénérienne.

Marie-Louise de Savoie-Carignan se retrouve veuve.

Louis Jean Marie de Bourbon, son beau-père, la garde auprès de lui. Ensemble, ils sont très actifs dans diverses œuvres pieuses et charitables.



Présentation de Jeanne Bécu à la Cour

Projets de mariage de Louis XV avec Marie-Louise de Savoie-Carignan

Louis XV présente Jeanne Bécu à la Cour en 1769.

En 1769, pour éviter que la sensualité de Louis XV, veuf, ne le pousse à des excès, le parti dévot soutenu par les filles du roi et notamment par Louise Marie de France propose alors de remarier le souverain avec Marie-Élisabeth d'Autriche.

Mais celle-ci voit sa beauté compromise par une attaque de petite vérole.

Le projet de mariage fait long feu.

Le parti des dévots pense alors à Marie-Louise de Savoie-Carignan.

Ironie du sort, il est encore une fois question pour elle de convoler avec un homme esclave de ses sens.

Le projet fait aussi long feu.

Jeanne Bécu ne veut pas perdre ce prestigieux amant qu'elle tient, justement, par le plaisir des sens.


Marie Antoinette et ses enfants - par Élisabeth Vigée Le Brun en 1787 - Château de Versailles - A l'origine, dans le berceau se trouvait peint Madame Sophie décédée à l'âge de 11 mois.

Mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche

Pour consolider l'alliance franco-autrichienne, Florimond-Claude de Mercy-Argenteau négocie le mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche.

Florimond-Claude de Mercy-Argenteau essaie vainement de refréner les goûts dispendieux de la jeune femme devenue reine.

Louis XVI épouse dans la chapelle royale à Versailles le 16 mai 1770 Marie-Antoinette d'Autriche, fille de François III Étienne de Lorraine et de Marie-Thérèse de Habsbourg. Leurs enfants sont :

Cette union est la concrétisation d'une alliance visant à améliorer les relations entre le royaume de France et l'Autriche. Le mariage ne sera consommé que 7 ans plus tard.

Lors de ce mariage, Marie-Louise de Savoie-Carignan rencontre Marie-Antoinette d'Autriche.

L'Opéra Royal est inauguré à Versailles à l'occasion du festin royal.

Le 31 mai 1770, un feu d'artifice est tiré sur la future place de la Concorde à Paris pour le mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche.

Les décorations en bois prennent feu.

La foule applaudit, lorsque les cris des ouvriers, périssant au milieu des flammes, l'avertissent.

Un mouvement de terreur se déclenche parmi les 100 000 de spectateurs qui entourent les échafaudages

Le principal débouché de cette place, la rue royale est alors en construction. Elle est encombrée de matériaux, des fossés profonds sont demeurés ouverts.

Une demi-heure est nécessaire pour que la foule s'écoule.

On trouva 133 cadavres et un grand nombre de blessés. Lorsqu'on a recueilli tous ceux qui sont tombé dans les fossés et tous ceux qui sont étouffés dans d'autres endroits encombrés, on porte à 1 200 le nombre de victimes.

Louis Antoine de Gontaut-Biron est pris dans la bagarre et va périr étouffé. Des soldats des gardes le reconnaissent dans cette foule affolée. Aussitôt ces braves font à leur vieux colonel un rempart de leur corps et, au prix de mille périls, le tirent de la presse sain et sauf.



Amitié Marie-Antoinette d'Autriche et de Marie-Louise de Savoie-Carignan

À partir de 1771, Marie-Louise de Savoie-Carignan fréquente de plus en plus assidûment la cour et se rapproche de Marie-Antoinette d'Autriche, qui voit en elle une alliée sûre et une amie sincère.



Dégradation de l'amitié Marie-Antoinette d'Autriche et de Marie-Louise de Savoie-Carignan

En 1774, Marie-Antoinette d'Autriche continue à fréquenter Marie-Louise de Savoie-Carignan mais de fausses et venimeuses rumeurs lancées à dessein pour nuire, attisées par les ennemis de la reine, commencent déjà à entacher leur amitié.

Toutefois, Marie-Louise de Savoie-Carignan conserve son caractère pieux et raisonnable, alors que Marie-Antoinette d'Autriche se laisse aller à ses penchants de plus en plus frivoles.

Marie-Antoinette d'Autriche renvoie Anne-Claudine-Louise d'Arpajon, qui finit par rejoindre le parti d'opposition noble à la reine, avec les filles de Louis XV.



Marie-Louise de Savoie-Carignan Surintendante de la Maison de la reine

Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron Surintendante de la Maison de la reine

En 1775, Marie-Antoinette d'Autriche offre à Marie-Louise de Savoie-Carignan, son cher cœur, le titre très lucratif de surintendante de la Maison de la reine, dont la charge consiste à organiser les plaisirs de la reine.

Anne-Claudine-Louise d'Arpajon démissionne à cause de cette nomination.

Mais très vite, Marie-Antoinette d'Autriche qui s'ennuie, se rend compte que son amie est trop sérieuse pour l'emploi.

En 1775, Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron, plus fraîche et plus insolente, rencontre à Versailles Marie-Antoinette d'Autriche qui conçoit pour elle une vive amitié.

Marie-Antoinette d'Autriche délaisse Marie-Louise de Savoie-Carignan qui pour occuper son temps, part à la campagne et reprend ses activités charitables.

Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron obtient alors toutes sortes de faveurs, pour elle et sa famille.



Cession de l'hôtel de Toulouse

Marie-Louise de Savoie-Carignan achète l'hôtel de Toulouse à Louis Jean Marie de Bourbon.



Marie-Louise de Savoie-Carignan Grande maîtresse de toutes les loges Écossaises régulières de France

Marie-Louise de Savoie-Carignan entre dans la franc-maçonnerie auprès de Louis Philippe Joseph d'Orléans.

En 1781, Marie-Louise de Savoie-Carignan est nommée grande maîtresse de toutes les loges Écossaises régulières de France.



Rapprochement de Marie-Antoinette d'Autriche et de Marie-Louise de Savoie-Carignan

En 1789, Marie-Antoinette d'Autriche commence à prendre conscience de ses erreurs. Elle se fait plus sage et se rapproche à nouveau de Marie-Louise de Savoie-Carignan.

Cela est d'autant plus aisé que Marie-Antoinette a demandé à Mme de Polignac de quitter Versailles et de partir pour l'étranger après la prise de la Bastille.



Installation forcée de la famille royale aux Tuileries

Du Palais-Royal part le 5 octobre 1789 une députation qui s'élève contre le veto royal.

Le 5 octobre 1789, Louis XVI accepte de signer les décrets consacrant les décisions prises en août :

Le même jour, plusieurs milliers de femmes partent du Palais-Royal et marchent sur le château de Versailles en réclamant du pain.

Thomas de Mahy se fait remarquer en proposant de réunir des hommes et des chevaux afin de protéger Versailles et Louis XVI des émeutiers, ce qui échoue.

Le 6 octobre 1789, les émeutières contraignent la famille royale à quitter Versailles et ramènent au palais des Tuileries, sous bonne escorte :

Thomas de Mahy escorte Louis XVI et sa famille jusqu'à Paris afin de le protéger de la foule agitée.

Marie-Louise de Savoie-Carignan et Marie-Joséphine-Louise de Savoie rentrent à Paris avec l'ensemble de la famille royale.

Marie-Louise de Savoie-Carignan reste l'un des derniers soutiens de Marie-Antoinette d'Autriche et leur amitié s'en trouve renforcée.

Thomas de Mahy et sa famille s'installent dans un pied à terre mis à leur disposition par Monsieur Le Roy de la Roullé, ancien conseiller au Parlement de Paris et fidèle ami de la famille.

Il leur propose d'ailleurs de venir le rejoindre en Auvergne mais Thomas de Mahy reste à Paris.

Ayant été influencé par la lecture des philosophes, Charles Marie Casimir de Saulx est bien disposé pour une libéralisation du régime mais il désapprouve les atteintes au roi telles celles des Journées des 5 et 6 octobre 1789.



Projet de fuite de la famille royale

Un plan de fuite est étudié par la reine à la fin de 1790.

En avril 1791, une manifestation empêche physiquement Louis XVI de se rendre au château de Saint-Cloud. Les révolutionnaires s'opposent à ce qu'il fasse ses Pâques avec un prêtre réfractaire à la constitution civile du clergé.

Alexandre de Beauharnais est alors président de l'Assemblée Nationale.

Le comte de Fersen, prétendu amant de la Reine, convainc Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche de s'enfuir.

Marie-Antoinette d'Autriche informe Marie-Louise de Savoie-Carignan de sa fuite et l'enjoint de quitter la France.



Mission de Marie-Louise de Savoie-Carignan à Aix-la-Chapelle

À la fin de l'été 1791, Marie-Louise de Savoie-Carignan est chargée par Marie-Antoinette d'Autriche d'une mission à Aix-la-Chapelle, où elle se rend.

Mue par un pressentiment, Marie-Louise de Savoie-Carignan y dicte ses dernières volontés, le 15 octobre 1791, nommant le marquis de Clermont-Gallerande son exécuteur testamentaire.

Fin 1791, Marie-Antoinette d'Autriche supplie Marie-Louise de Savoie-Carignan de ne pas revenir à Paris, mais cette dernière, craignant pour la sécurité de ses biens menacés par les lois en préparation sur les biens d'émigrés, et aussi par dévouement, rentre à Paris, reprenant ses fonctions de surintendante aux Tuileries.

Marie-Louise de Savoie-Carignan semble alors émarger sur les fonds secrets du ministère des Affaires étrangères, et il est peu douteux qu'en diverses circonstances, elle se soit chargée de porter des dépêches pour le compte des souverains.


Louis XVI traversant les rangs des troupes défendant le palais des Tuileries avec Augustin-Joseph de Mailly avant les combats du 10 août 1792 - par Yan' Dargent

Suspension de Louis XVI

Emprisonnement de la famille royale

Le 9 août 1792, quand Augustin-Joseph de Mailly apprend les dangers qui environnent la famille royale, il se rend aux palais des Tuileries.

François-Athanase Charette de La Contrie revient en France pour défendre la famille royale aux Tuileries, le 10 août 1792.

Le 10 août 1792 le bataillon d'Henri Gatien Bertrand se porte aux Tuileries pour défendre la royauté constitutionnelle.

Augustin-Joseph de Mailly se voit confier par le roi le commandement des troupes devant défendre les Tuileries.

Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara, revenu à Paris, assiste au 10 août aux côtés de Louis XVI.

Le 10 août 1792, la foule envahit le palais des Tuileries. La défense est balayée, et Augustin-Joseph de Mailly échappe au massacre et reçoit de l'aide pour s'enfuir.

François-Athanase Charette de La Contrie échappe au massacre.

La prise des Tuileries choque particulièrement Charles-François Lebrun qui reste royaliste.

Marie-Louise de Savoie-Carignan suit la famille royale qui se réfugie à l'Assemblée législative.

Louis XVI est suspendu par l'Assemblée législative. La déchéance du roi est prononcée.

Louis XVI confie à Aimar-Charles-Marie de Nicolaï les sceaux de France, en lui demandant de les remettre plus tard au dauphin.

Louis XVI, Marie-Antoinette d'Autriche et Louis XVII sont emprisonné à la Prison du Temple. Marie-Louise de Savoie-Carignan fait partie du convoi.

Louis XVII est confié à la garde de son père qui poursuit son éducation.

Nicolas de Luckner perd toute sa popularité et est regardé comme suspect après le 10 août 1792.

Augustin-Joseph de Mailly est dénoncé puis arrêté peu de jours après sa fuite et conduit devant la section, qui veut l'envoyer à la prison de l'Abbaye. Son passé, son âge et ses idées généreuses du temps des Lumières, font qu'un commissaire réussit à s'y opposer. Augustin-Joseph de Mailly échappe donc de peu aux massacres de Septembre dans cette prison.

Augustin-Joseph de Mailly se réfugie avec sa famille dans leur château de Mareuil-Caubert, près d'Abbeville.

Sur le chemin du retour, François-Athanase Charette de La Contrie est arrêté à Angers et relâché grâce à l'intervention de Charles François du Perrier du Mouriez.


Massacre de Marie-Louise de Savoie-Carignan

Mort de Marie-Louise de Savoie-Carignan

Le 20 août 1792, on vient chercher à la Prison du Temple tous ceux qui n'appartiennent pas à la famille royale stricto sensu.

Marie-Antoinette d'Autriche et Marie-Louise de Savoie-Carignan doivent se dire adieu. Marie-Louise de Savoie-Carignan est conduite à la prison de la Force.

Les 2 et 3 septembre 1792, une foule armée de barres de fer, de piques et de bûches encercle les prisons de Paris.

En place au moment des massacres de septembre 1792 Jean-Marie Roland se distingue par son inertie, ne prenant que des mesures bien trop tardives.

Élu à la Convention, Jean-Marie Roland refuse son siège de député, préférant conserver son portefeuille au Ministère.

Marie-Louise de Savoie-Carignan, tirée de sa cellule au matin du 3 septembre 1792.

D'après la reconstitution des procès-verbaux de la section des Quinze-Vingts, Marie-Louise de Savoie-Carignan est introduite devant une commission improvisée en hâte par les membres du comité de surveillance de la Commune du 10 août, et sommée de nommer ceux qu'elle a reçu à sa table.

On lui demande de témoigner sur la réalité des connivences de Louis XVI et de Marie-Antoinette avec les puissances de la Coalition.

Dans les minutes qui suivent ce semblant d'interrogatoire, elle est élargie.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, qui était encore à Paris et qui devait embarquer pour Londres le surlendemain, indiquera à lord Grenville, secrétaire du Foreign Office, que Madame de Lamballe a été tuée à la suite d'une atroce méprise.

En sortant dans la cour de la prison, elle aurait eu, selon lui, un malaise, et les tueurs aux aguets, armés de bûches et de piques, croyant qu'elle avait reçu un premier coup, la lynche.

Sa tête est promenée au bout d'une pique jusqu'à la tour du Temple. Adam Pitt raconte que son corps est transporté sur des kilomètres, profané, jusqu'au comité civil de la section des Quinze-Vingts.

Enfin, la tête est portée à son tour au comité, à 7 heures du soir, après avoir été repoudrée, afin d'être inhumée auprès du corps dans une tombe du cimetière des Enfants-Trouvés.

Quelques heures plus tard, Louis Jean Marie de Bourbon dépêche en vain son fidèle valet Fortaire pour retrouver sa dépouille.

Il est possible qu'on ait voulu éviter un procès équitable au cours duquel elle aurait pu mettre en cause un certain nombre de pêcheurs en eaux troubles soudoyés par la cour, comme par exemple Dossonville, Stanislas Marie Maillard ou le général Antoine Joseph Santerre, partie prenante dans les massacres de septembre avec son beau-frère Étienne-Jean Panis.


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