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Événements contenant la ou les locutions cherchées



43 événements affichés, le premier en 1290 - le dernier en 1615



Mariage de Charles Ier de Valois avec Marguerite de Sicile

Marguerite de Sicile Comtesse d'Anjou et du Maine

Charles Ier de Valois Comte d'Anjou et du Maine

Charles Ier de Valois épouse à Corbeil le 16 août 1290 Marguerite de Sicile, fille de Charles II d'Anjou et de Marie Arpad de Hongrie. Leurs enfants sont :

Charles II d'Anjou donne l'Anjou en dot à sa fille Marguerite de Sicile qui devient Comtesse d'Anjou et du Maine. Charles Ier de Valois devient Comte d'Anjou et du Maine par son mariage.



Naissance de Marguerite de Valois

Marguerite de Valois naît en 1295, fille de Charles Ier de Valois et de Marguerite de Sicile.



Mariage de Guy Ier de Blois-Châtillon avec Marguerite de Valois

Guy Ier de Blois-Châtillon épouse le 16 octobre 1310 Marguerite de Valois, fille de Charles Ier de Valois et de Marguerite de Sicile.

Leurs enfants sont :



Naissance de Charles de Blois-Châtillon

Charles de Blois-Châtillon, dit le Bienheureux, naît à Blois en 1319, fils de Guy Ier de Blois-Châtillon et de Marguerite de Valois.



Naissance de Marie de Châtillon

Marie de Châtillon naît en 1323, fille de Guy Ier de Blois-Châtillon et de Marguerite de Valois.



Voyage de Marguerite de Valois

Marguerite de Valois, Comtesse de Blois, se trouve à Montpellier.

Hugues Quiéret reçoit l'ordre de la conduire au château de Corbeil. Ils partent le mercredi après les brandons en 1324

Le dimanche des brandons est le premier dimanche de carême. Une tradition consiste à allumer des feux, danser à l'entour et parcourir les rues et les campagnes en portant des brandons ou des tisons allumés.

Ils arriveront le 18 mai 1325. La course fut longue.



Mariage de Raoul de Lorraine avec Marie de Châtillon

Raoul de Lorraine est veuf d'Aliénor de Bar.

Raoul de Lorraine épouse en 1334 Marie de Châtillon, fille de Guy Ier de Blois-Châtillon et de Marguerite de Valois. Leurs enfants sont :



Mariage de Louis Ier de Blois-Châtillon avec Jeanne de Hainaut

Louis Ier de Blois-Châtillon fils de Guy Ier de Blois-Châtillon et de Marguerite de Valois, épouse à Soissons en 1336 ou en 1340 Jeanne de Hainaut, Comtesse de Soissons, Dame de Chimay, fille de Jean de Hainaut et de Marguerite de Nesle. Leurs enfants sont :



Mort de Marguerite de Valois

Marguerite de Valois, épouse de Guy Ier de Blois-Châtillon, meurt en 1342.



Naissance de Marguerite de Valois

Marguerite de Valois naît en 1408, fille de Charles VI le Fou et d'Odinette de Champdivers, seul enfant de Charles VI le Fou hors mariage.



Mariage de Jean de Harpedenne avec Marguerite de Valois

Marguerite de Valois est appelée à la Cour par Charles VII de France, son demi-frère.

Jean de Harpedenne, seigneur de Montaigu et de Belleville en Poitou épouse en 1428 Marguerite de Valois. Elle est surnommée la "demoiselle de Belleville".


Claude de France ses filles, Louise et Charlotte au premier plan, Marguerite et Madeleine au deuxième plan, Éléonore de Habsbourg au dernier plan - portrait réalisé 30 ans après la mort de Claude dans la Livre d'heures de Catherine de Médicis

Mariage de François Ier de France avec Claude de France

François Ier de France épouse à Saint-Germain-en-Laye le 8 ou le 18 mai 1514 Claude de France.

Leurs enfants sont :

Claude de France apporte dans sa dot le duché de Bretagne qu'elle ne gouvernera jamais.

Autant François est grand et athlétique, autant Claude est petite, dont la forte corpulence ne fera que s'accroître avec ses grossesses.

Au contraire de sa sœur cadette Renée, Claude de France semble ne s'être jamais intéressé à son héritage maternel et n'avoir montré aucune disposition à la politique, tandis qu'elle préférait se dévouer à la religion, sous l'influence de Cristoforo Numai, qui avait été le confesseur de Louise de Savoie.



Mariage de Charles III de Savoie avec Marie-Béatrice de Portugal

Charles III de Savoie épouse à Villefranche en 1521 Marie-Béatrice de Portugal, fille d'Emmanuel Ier le Fortuné, Roi de Portugal, et de Marie d'Aragon.

Leurs enfants sont :

Par ce mariage, Charles III de Savoie devient beau-frère de Charles Quint, qui a épousé Isabelle de Portugal.



Naissance de Marguerite de Valois

Marguerite de Valois naît le 5 juin 1523, fille de François Ier de France et de Claude de France.


Catherine de Médicis

Mariage de Henri II de France avec Catherine de Médicis

François Ier de France veut s'allier avec Clément VII, lui-même Médicis, restaurant ainsi la paix entre la France et la papauté, faisant ainsi front commun contre Charles Quint.

Louis de Brézé et Diane de Poitiers appuient le choix de l'arrière petite-fille de Laurent le Magnifique, considérée comme une fille de marchands par les opposants à l'union.

Le contrat de mariage est signé à Marseille le 27 octobre 1533.

Henri II de France épouse à Marseille le 28 octobre 1533 Catherine de Médicis, sans grand enthousiasme. Leurs enfants sont :

Ils ne se voient que quelques jours avant les noces.

Catherine de Médicis est une femme intelligente et cultivée. Proche de François Ier de France, elle est vite appréciée par les français.

Henri II de France, malgré ses liaisons, reste attentionné vis à vis de sa femme.

Diane de Poitiers pousse Henri II à multiplier les visites nocturnes à sa femme lorsque les rumeurs de répudiation s'élèvent devant la stérilité prolongée du couple.

Durant les onze premières années de leur union, Catherine de Médicis ne donne aucun enfant à Henri II. Leurs enfants garderont de l'héritage syphilitique de François Ier de France et de Laurent le Magnifique une fragilité congénitale qui sera fatale à la survie de la dynastie.

Sur les 10 enfants seulement 3 survivront à l'âge adulte. Trois seront Roi de France : François II de France, Charles IX de France, Henri III de France.

Clément VII donne une messe fastueuse suivi d'un banquet et d'un bal masqué.

Françoise de Brézé, fille de Diane de Poitiers, est aux commandes de la maison de Catherine de Médicis.

Jacqueline de Rohan-Gyé est dame d'honneur de Catherine de Médicis.


Antoine de Bourbon

Mariage d'Antoine de Bourbon avec Jeanne III d'Albret

Jeanne III d'Albret Duchesse de Bourbon

Marguerite d'Angoulême tente tout pour éviter cette union.

Antoine de Bourbon épouse à Moulins le 20 ou le 21 octobre 1548 Jeanne III d'Albret. Leurs enfants sont:

Jeanne III d'Albret devient duchesse de Bourbon.



Marguerite de Valois Duchesse de Berry

Marguerite de Valois, sœur d'Henri II de France, devient Duchesse de Berry en 1550.



Naissance de Marguerite de Valois

Marguerite de France ou Marguerite de Valois, surnommée la Reine Margot, naît au château de Saint-Germain-en-Laye le 14 mai 1553, fille d'Henri II de France et de Catherine de Médicis.



Second traité de Cateau-Cambrésis

Le décès de Charles Quint et de Marie Ire Tudor précipite la signature à Cateau-Cambrésis du second traité, également appelé paix du Cateau-Cambrésis, entre Henri II de France et Philippe II d'Espagne le 3 avril 1559. Il met fin à 65 années de guerres d'Italie.

Cette Paix est devenue nécessaire aux deux parties qui se sont épuisés financièrement et en particulier pour la France en proie aux troubles religieux entre Église romaine et Huguenots.

Anne de Montmorency contribue beaucoup à la paix de Cateau-Cambrésis.

Antoine Perrenot de Granvelle est l'un des émissaires espagnols qui négocient ce traité.

La France :

L'Espagne retrouve sa position dominante sur l'Italie, même si elle laisse à la France 5 forteresses, dont Turin, Chièri, Pignerol et Asti.

Le traité prévoit aussi les mariages :

Dunkerque est cédée par les Français aux Espagnols.


Marguerite de Valois vers 1560

Marguerite de Valois et Catherine de Médicis

Avec Catherine de Médicis, sa mère, Marguerite de Valois entretient des rapports distants, éprouvant pour elle un mélange d'admiration et de crainte.

Marguerite de Valois est principalement élevée avec ses frères Henri III de France et François d'Alençon puisque Élisabeth de France et Claude de France, ses sœurs viennent de se marier.



Mariage d'Emmanuel-Philibert de Savoie avec Marguerite de Valois

Jacques de Savoie-Nemours est l'ambassadeur d'Emmanuel-Philibert de Savoie.

Emmanuel-Philibert de Savoie épouse à Paris le 10 juillet 1559 Marguerite de Valois, fille de François Ier de France et de Claude de France et sœur d'Henri II de France. Leur enfant est :



Réunion des États généraux

Marguerite de Valois est présente aux États généraux en décembre 1560 au côté de Renée de France, Duchesse de Ferrare.

Jacques d'Estampes, Seigneur de Valençay, est député de la noblesse du Berry aux États-généraux de 1560, à Orléans.


Charles IX Charles IX

Mort de François II de France Roi de France

Charles IX de France Roi de France

Catherine de Médicis Régente

Libération de Louis Ier de Bourbon-Condé

Le règne de François II de France qui ne dure que quelques mois est l'un des plus brefs de l'histoire des rois de France. Sa frêle constitution ne lui permet pas de supporter longtemps les excès sportifs auxquels il tente de se livrer. François II de France meurt à Orléans, des suites d'une méningite, le 5 décembre 1560.

En 1560, Charles IX de France, son frère, âgé de 10 ans, devient Roi.

Sa mère, Catherine de Médicis, reste régente du royaume pendant la minorité de Charles IX de France. Elle manifeste d'éminentes qualités politiques tout en se montrant entièrement dénuée de scrupules.

François de Montmorency assiste aux États généraux tenus à Orléans, que François II de France avait convoqués, se déclarent incompétents et se dispersent.

François Ier de Lorraine-Guise, Charles Ier Cardinal de Lorraine et leur parti sont écartes de la cour et du pouvoir, assistant alors impuissant à l'introduction du protestantisme à la cour.

Jacques d'Albon parvient à rester en place.

Louis Ier de Bourbon-Condé est libéré par Catherine de Médicis, qui a besoin du contrepoids que représente un prince du sang face aux Guise.

François d'Alençon, initialement prénommé Hercule, reçoit le prénom de François.

Marguerite de Valois vit à la cour au côté d'Henri III de France et de François d'Alençon, ses deux frères ainés ainsi que du jeune Henri IV de France.



Naissance de Charles-Emmanuel Ier de Savoie

Charles-Emmanuel Ier de Savoie, dit le Grand, naît au château de Rivoli le 12 janvier 1562, fils de Emmanuel-Philibert de Savoie et de Marguerite de Valois.



Tour de France de Charles IX de France

Marguerite de Valois accompagne Charles IX de France durant son grand tour de France de 1564 à 1566.

Marguerite de Valois entretient d'excellents rapports avec ses frères.

Des rumeurs feront par la suite état de relations incestueuses avec Henri III de France et François d'Alençon, voire Charles IX de France.

Claude II de L'Aubespine et Honorat II de Savoie accompagne Charles IX de France dans son grand tour de France.


Marguerite de Valois - vers 1572 - par François Clouet

Liaison d'Henri Ier de Guise avec Marguerite de Valois

Henri Ier de Guise a une liaison avec Marguerite de Valois.

Les Guise étant partisans d'une monarchie placée sous la tutelle des Grands et préconisant des mesures radicales contre les protestants, l'opposé de ce que souhaitent les Valois, une union est absolument inenvisageable.

La réaction de la famille royale est donc très violente, d'autant que des négociations matrimoniales sont en cours.

Le duc de Guise est le premier d'une longue série d'amants prêtés à Marguerite de Valois.

Toutefois, il est difficile de faire la part de vérité et de la rumeur parmi les liaisons qu'on lui prête.

À la fin des années 1560, Catherine de Médicis propose Marguerite de Valois en mariage au fils de Philippe II d'Espagne mais le mariage ne se fait pas.

De sérieuses négociations ont aussi lieu pour marier Marguerite de Valois à Sébastien Ier le Désiré, Roi du Portugal, mais elles sont aussi abandonnées.


Henri Ier de Bourbon-Condé

Henri III de France Lieutenant général du royaume

Bataille de Jarnac

Mort de Louis Ier de Bourbon-Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Prince de Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Duc d'Enghien

Lorsqu'Henri III de France part en 1568 prendre le commandement des armées royales, il confie à Marguerite de Valois, sa sœur, la défense de ses intérêts auprès de Catherine de Médicis, leur mère.

François Ier de Coligny-d'Andelot passe la Loire, pénètre dans la Saintonge, s'empare de plusieurs villes.

Henri III de France est lieutenant général du royaume avec mission de vaincre les huguenots.

Il est secondé par Gaspard de Saulx.

Claude de La Châtre rejoint l'armée d'Henri III de France et participe à la bataille de Jarnac

Timoléon de Cossé sert à la tête de ses 3 régiments à la bataille de Jarnac.

François III de la Noue commande l'arrière garde huguenote lors de cette bataille.

Jacques II de Goyon s'illustre lors de cette bataille.

René de Rochechouart participe à cette bataille.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Albert de Gondi participe à cette bataille.

Philippe Hurault assiste à à cette bataille.

François II de Saint-Nectaire sert à cette bataille.

Charles II de Quélennec est fait prisonnier.

Charles II de Quélennec parvient à s'échapper alors qu'il est prisonnier sur parole.

Le 27 février 1569, les éclaireurs royaux, aux ordres d'Henri Ier de Guise, parviennent à Jarnac et occupent la ville et le château sans avoir à combattre.

De son côté, l'avant-garde huguenote parvient au bourg voisin de Cognac.

S'étant découverts, les huguenots occupent Jarnac le 3 mars 1569.

Les royaux se replient sur la rive gauche de la Charente.

Le 12 mars 1569, Louis Ier de Bourbon-Condé vient à Jarnac pour protéger ses arrières dans le déplacement prévu de ses troupes vers Saint-Jean-d'Angély et le nord de la Saintonge.

Dans la nuit du 12 au 13 mars 1569, Henri III de France fait restaurer et doubler le pont de Châteauneuf sur la Charente et passe sur la rive droite.

Surpris, Gaspard II de Coligny peine, pendant 3 heures, à rassembler ses forces éparpillées.

Le 13 mars 1569, les royaux prennent le village de Bassac.

Gaspard II de Coligny le fait reprendre par François Ier de Coligny-d'Andelot qui doit vite replier devant les reîtres du Rhingrave et un millier d'arquebusiers sur le village de Triac.

Gaspard II de Coligny fait alors donner la cavalerie de Louis Ier de Bourbon-Condé.

L'ordre est annulé mais ne parvient pas au destinataire.

Ayant eu une jambe brisée par un coup de pied du cheval de son beau-frère La Rochefoucauld, Louis Ier de Bourbon-Condé n'envisage pas un instant de quitter le combat.

Après une première charge victorieuse, ses 300 cavaliers inférieurs en nombre aux 800 lances d'Henri III de France, sont pris à revers par les reîtres allemands payés par le trésor royal.

Son cheval est tué et sa jambe brisée l'empêche d'enfourcher une autre monture.

Gabriel Ier de Montgomery tente sans succès de dégager Louis Ier de Bourbon-Condé.

A terre, isolé, Louis Ier de Bourbon-Condé se résout enfin à rendre ses gantelets à deux gentilshommes catholiques qu'il connaît et qui essaient de le sauver.

Mais survient Roland de Montesquieu, l'un des capitaines des manteaux rouges d'Henri III de France qui sachant la haine de son maître et voyant le Prince à terre, s'approche au galop en criant "Tue, tue mordious" et lui tire, par derrière, un coup de pistolet dans la tête.

Théodore Agrippa d'Aubigné est témoin de la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé dont le cadavre est promené sur un âne et est la risée de toute l'armée catholique, puis exposé pendant 2 jours sur une table de marbre rouge au château de Jarnac.

Une partie de cette table est visible de nos jours à la mairie de Jarnac.

Son cadavre est finalement rendu à Léonor d'Orléans-Longueville, son beau-frère, frère de Françoise-Éléonore d'Orléans-Longueville, qui le fait inhumer à Vendôme dans la sépulture de ses ancêtres.

L'infanterie et l'artillerie huguenotes, qui n'ont pas participé au combat se replient sur Cognac.

La bataille n'a d'autre conséquence significative que la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé et le rôle accru de Gaspard II de Coligny.

S'ils n'ont pas remporté à Jarnac une bataille décisive, les catholiques n'en sont pas moins fort satisfaits.

Leur armée reconstituée vient de faire ses preuves sur le terrain : depuis le siège d'Orléans, jamais elle ne s'est aussi bien comportée.

En outre, la victoire vaut à Henri III de France d'être salué, en France et dans toutes les Cours européennes, comme un héros et un génie militaire.

Henri Ier de Bourbon-Condé, fils de Louis Ier de Bourbon-Condé, âgé de 17 ans et son cousin Henri de Navarre, le futur Henri IV de France âgé de 16 ans, sont présents à la bataille de Jarnac où ils font leurs premières armes sous la direction de Louis Ier de Bourbon-Condé.

À la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, les lettres patentes érigeant Enghien en duché-pairie ne sont pas encore enregistrées.

Le titre de duc de Bourbon s'éteint avec lui.

Le titre de Duc d'Enghien aurait donc dû s'éteindre, mais son fils Henri Ier de Bourbon-Condé continue de le porter conjointement avec le titre de prince de Condé.

Après la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, Jeanne III d'Albret assure la communication avec les princes étrangers alliés, dont elle tente de conserver le soutien.

Charles IX fait chanter un Te Deum à la cathédrale de Metz où il se trouve alors.

Pie V fait placer dans une chapelle de Saint-Pierre de Rome 26 des drapeaux pris aux huguenots à Jarnac.

Philippe II d'Espagne ordonne des fêtes pour célébrer cette grande victoire.



Paix de Saint-Germain-en-Laye

Armand de Gontaut-Biron et Henri de Mesmes, Seigneur de Malassise, sont chargé de conclure la Paix avec les Huguenots.

Charles-Louis de Téligny négocie pour les protestants.

La Paix de Saint-Germain-en-Laye est signée le 5 ou le 8 août 1570 au château royal de Saint-Germain-en-Laye entre le roi Charles IX de France et l'amiral Gaspard II de Coligny.

La Paix de Saint-Germain-en-Laye est dite "boiteuse et malassise" par allusion à la claudication d'Armand de Gontaut-Biron et au nom de la seigneurie (Malassise) de Mesmes

Elle met fin à la troisième guerre de religion.

Elle octroie aux protestants quatre places fortes de sûreté La Rochelle, Cognac, Montauban et La Charité-sur-Loire.

Les dispositions de l'édit de Saint-Maur sont annulées : les protestants recouvrent la liberté de culte dans les lieux où il avait été autorisé.

Les protestants sont admis aux fonctions publiques.

La paix est précaire car les catholiques les plus intransigeants ne l'acceptent pas.

Le retour des protestants à la cour de France les choque, mais la reine mère Catherine de Médicis et son fils le roi Charles IX de France sont décidés à ne pas laisser la guerre reprendre.

Conscients des difficultés financières du royaume, ils défendent la paix et laissent Gaspard II de Coligny, le chef des protestants, revenir dans le conseil royal.

Le pape Pie V et Philippe II d'Espagne, condamnent vigoureusement la politique de Catherine de Médicis.

François de Montmorency a la tâche très difficile de faire respecter à Paris la Paix de Saint-Germain-en-Laye.

Négociatrice intraitable, Jeanne III d'Albret proteste contre la mauvaise application de cette Paix.

Catherine de Médicis projette de marier sa fille Marguerite de Valois au prince protestant Henri de Navarre, futur Henri IV de France.

Jeanne III d'Albret entreprend de longues négociations à Paris pour régler cette union.

Elle doit accepter une condition : Marguerite ne se convertira pas à la religion protestante.

Le mariage princier est prévu le 18 août 1572.

Catherine de Médicis se rapproche de l'Angleterre et de l'Empire.

Elle négocie avec Élisabeth Ire d'Angleterre pour qu'elle épouse son fils Henri III de France.

Elle songe à réformer l'Église catholique.

Elle s'appuie :

Le retour à la paix permet à François III de la Noue de concilier l'obéissance au roi et le respect de la foi réformée.



Adhésion de la France à la ligue chrétienne du pape

En janvier 1572, le légat Alessandrino arrive à Blois.

Il chargé par le pape Pie V de faire entrer la France dans la ligue chrétienne et de proposer un prince du Portugal pour Marguerite de Valois.

En janvier 1572, Sir Thomas Smith arrive à Blois, ambassadeur extraordinaire de l'Angleterre.

Il a mission de faire entrer la France dans la ligue protestante.

Le 21 février 1572, Charles IX de France décide d'entrer dans la ligue chrétienne du pape



Signature du contrat de mariage entre Henri IV de France et Marguerite de Valois

Le 3 mars 1572, Jeanne III d'Albret et Louis de Nassau-Dillenbourg arrivent à Blois.

Jeanne III d'Albret mène de longues négociations à Paris, pour unir son fils, le futur Henri IV de France, à Marguerite de France, la troisième fille de Catherine de Médicis.

Jeanne III d'Albret doit cependant accepter une condition : Marguerite de France ne se convertira pas à la religion protestante.

Le contrat de mariage est signé le 11 avril 1572.

La dot est de 300 000 écus d'or.

Marie de Clève, placée sous la tutelle de sa tante Jeanne III d'Albret, découvre à cette occasion la cour de France en mars 1572 où elle retrouve ses deux sœurs aînées, de religion catholique :



Charles Ier Cardinal de Lorraine à Rome

Durant l'été 1572, Charles Ier Cardinal de Lorraine se trouve à Rome avec le cardinal Pellevé pour pousser le pape à interdire le mariage de Marguerite de Valois et d'Henri IV de France, qui doit sceller l'union des catholiques et des protestants.



Mariage d'Henri IV de France et de Marguerite de Valois

Le mariage occasionne la présence à Paris d'un très grand nombre de gentilshommes protestants venus escorter leur prince.

Paris est une ville farouchement anti-huguenote.

Les Parisiens, catholiques à l'extrême, n'acceptent pas leur présence.

Du fait du martèlement des prédicateurs, capucins au premier chef, le mariage d'une princesse de France avec un protestant leur est une horreur.

Le Parlement de Paris lui-même décide de bouder la cérémonie du mariage.

Le peuple parisien est très remonté.

En outre, les récoltes ont été mauvaises.

Les hausses des prix et le luxe déployé à l'occasion des noces royales accentuent la haine du peuple.

La cour est très tendue.

Catherine de Médicis n'obtient pas l'accord du pape pour célébrer ce mariage exceptionnel.

Par conséquent, les prélats français hésitent sur l'attitude à adopter.

Il faut toute l'habileté de la reine mère pour convaincre le cardinal de Bourbon à unir les époux.

Par ailleurs, les rivalités entre les grandes familles réapparaissent.

Les Guise ne sont pas prêts à laisser la place aux Montmorency.

François de Montmorency, gouverneur de Paris, de retour d'Angleterre, est plus que jamais impopulaire et ne parvient pas à contrôler les troubles urbains.

Finalement, il abandonne son poste de gouverneur de la ville.

Les Fiançailles ont lieu le dimanche 17 août 1572.

Henri de Bourbon, futur Henri IV de France, épouse à Notre-Dame de Paris le lundi 18 août 1572 Marguerite de Valois, aussi connue sous le nom de reine Margot, Duchesse de Valois, fille d'Henri II de France et de Catherine de Médicis.

Margot étant catholique ne peut se marier que devant un prêtre, et Henri, lui, ne peut aller dans une église.

Mais les reines mères ont trouvé la solution.

Charles Ier de Bourbon unit Henri de Navarre et Marguerite de Valois sur le parvis Notre-Dame de Paris.

Le mariage est suivi d'une réception au Palais de la Cité et de plusieurs jours de fête :

Cédant face au danger parisien, François de Montmorency préfère quitter la ville quelques jours après le mariage, laissant ainsi le champ libre au Guise.

Jacques de L'Hôpital est Chevalier d'Honneur de la Marguerite de Valois.



Mort de Marguerite de Valois

Marguerite de Valois meurt le 14 septembre 1574.


Marguerite de Valois et François d'Alençon - tapisserie

Complot des Malcontents

François d'Alençon Prisonnier

François de Montmorency Prisonnier

En 1574, Charles IX de France se meurt.

François d'Alençon, frère cadet du roi, allié à François de Montmorency et à Henri IV de France, met en place le complot dit des Malcontents.

Ce sont des protestants et catholiques modérés qui préconisent la modération de l'État dans les affaires religieuses.

Claude de La Châtre rejoint les Malcontents.

François d'Alençon veut s'imposer comme successeur à la place de son frère Henri III de France.

François d'Alençon et Henri IV de France projette de fuir la cour et de déclencher la rupture.

Les comploteurs ont des appuis à l'extérieur.

Henri Ier de Bourbon-Condé évadé, est parti chercher refuge chez les princes protestants d'Allemagne, tandis que Gabriel Ier de Montgomery prépare un débarquement en Normandie avec l'aide de ses amis anglais.

Catherine de Médicis parvient à déjouer la conspiration.

La fuite des princes est éventée.

Deux complices sont arrêtés et décapités.

L'un d'eux est Joseph de Boniface de La Môle, prétendu amant de Marguerite de Valois.

Après l'échec de la conjuration, François d'Alençon et Henri IV de France sont arrêtés et retenus prisonniers au château de Vincennes.

Le roi pardonne à François d'Alençon.

François de Montmorency est arrêté et est enfermé à la Bastille.

Le 4 mai 1574, Catherine de Médicis fait arrêter Artus de Cossé-Brissac à Vincennes, et conduire à la Bastille.

Elle le soupçonne d'appuyer François d'Alençon.



Liaison de François d'Alençon avec Charlotte de Sauve

Liaison d'Henri IV de France avec Charlotte de Sauve

Charlotte de Sauve est Dame d'honneur de Catherine de Médicis.

François d'Alençon a une liaison avec Charlotte de Sauve.

Henri IV de France a une liaison avec Charlotte de Sauve.

Elle provoque une brouille entre François d'Alençon et Henri IV de France, tous deux ses amants.

Les rapports entre Henri IV de France et Marguerite de Valois se détériorent également.



Cinquième guerre de Religion

Fuite de François d'Alençon

Fuite d'Henri IV de France

En 1575, François d'Alençon continue d'être à la cour le chef du parti d'opposition. Il subit les brimades et les moqueries dont il fait l'objet de la part des mignons de son frère.

Catherine de Médicis tente de calmer le jeu mais en vain car un soir de bal, François d'Alençon se fait directement insulter et prend la résolution de s'enfuir. Il s'échappe à travers un trou creusé dans les remparts de Paris. Sa fuite crée la stupeur. Les mécontents de la politique royale et les protestants s'unissent derrière lui.

Louis III de Bourbon-Vendôme combat les protestants en 1575 dans le Poitou, y commettant de nouvelles exactions.

Lors de la cinquième guerre de religion en 1575, François III de la Noue envoie Henri de La Tour d'Auvergne à l'aide des huguenots de la région de Montauban : c'est son premier commandement d'une armée et il chasse les troupes royales qui empêchent les récoltes et les vendanges.

En 1575, Louis de Gonzague est chargé d'aller, à Dreux, enlever François d'Alençon qui s'est échappé de la Cour, mais il échoue.

Jean-Louis de Nogaret s'attache ensuite au futur Henri IV de France, roi de Navarre, et fuit la cour avec lui en septembre 1575. Ils rejoignent François d'Alençon.

Henri IV n'avertit même pas Marguerite de Valois de son départ. Marguerite de Valois se retrouve recluse au Louvre, des gardes aux portes de sa chambre, car Henri III de France la tient pour complice.

Henri IV de France et Marguerite de Valois se réconcilieront au point que, pendant le conflit, elle lui a rapportera ce qu'elle apprend à la cour.

Henri IV de France rappelle bientôt Marguerite de Valois, sa femme auprès de lui.

Mais Catherine de Médicis et Henri III de France refusent de la laisser partir, étant susceptible de devenir une otage aux mains des huguenots ou de renforcer l'alliance entre Henri IV de France et François d'Alençon.



Paix d'Étigny

Édit de Beaulieu

François d'Alençon Duc d'Anjou, de Touraine et de Berry

Henri III de France n'a ni troupes ni argent pour payer des mercenaires. Il envoie sa mère Catherine de Médicis pour négocier la paix. Celle-ci se fait accompagner d'un escadron volant de jolies demoiselles pour rendre les négociations moins longues.

La situation n'est guère meilleure du côté protestant :

Toute la France ou presque est à genoux, ravagée par les passages des mercenaires venus ou retournant en Allemagne, des bandes protestantes ou de l'armée royale, qui toutes vivent sur le pays.

François Alençon refuse de négocier tant que Marguerite de Valois, sa sœur sera captive. Elle est donc libérée et assiste avec sa mère aux pourparlers de paix.

La paix est signée le 6 mai 1576, à Étigny, entre Catherine de Médicis et son fils François d'Alençon.

Elle est confirmée le lendemain par l'édit signé à par Henri III de France à Beaulieu ou Beaulieu-lès-Loches, surnommé La paix de Monsieur, qui met fin à la cinquième guerre de Religion.

Les clauses sont favorables aux protestants :

Cet Édit prend plusieurs mesures pour satisfaire les princes :

Le roi renonce à poursuivre tous les pillards, qui peuvent garder leurs prises, tous ceux qui ont volé le domaine royal, et renonce à tous les arriérés d'impôt.

Diverses clauses sont prévues :

Enfin, l'on convint de convoquer les états généraux avant la fin de l'année

François d'Alençon se réconcilie avec le roi et reprend triomphalement sa place à la cour sous le titre de Monsieur.

Profondément catholique, Charles III de Lorraine a des bonnes relations avec les rois de France jusqu'à cette Paix.



Retour de la Reine Margot auprès de Henri IV de France

En 1578, Catherine de Médicis, la reine mère, rend visite à Henri IV de France pour lui ramener son épouse Marguerite de Valois et ainsi pacifier le royaume.



La septième guerre de religion ou guerre des Amoureux

Siège de La Fère

Henri IV de France et Marguerite de Valois, sa femme, mènent joyeuse vie à Nérac au milieu d'une cour composée de jeunes seigneurs frivoles, que leurs continuelles galanteries fait surnommer les Amoureux.

Déclarée par une minorité de protestants, cette guerre est l'une des plus courtes et des moins suivies.

Elle débute par la prise de La Fère par Henri Ier de Bourbon-Condé le 22 novembre 1579, toujours empêché de rentrer en possession de Péronne et de la Picardie.

Urbain de Laval sert au cours de ce .



Coup d'éclat de la Reine Margot

Le couple Navarre mène un bon train de vie, ce dont se plaignaient les pasteurs. Les aventures féminines du roi créent la discorde au sein du couple et provoque le coup d'éclat de Marguerite de Valois à Agen en 1585.



Annulation du mariage d'Henri IV de France avec Marguerite de Valois

François de Joyeuse négocie l'annulation du mariage d'Henri IV de France avec Marguerite de Valois. Nicolas Brûlart de Sillery obtient cette annulation qui est prononcé par le pape Clément VIII le 17 décembre 1598.



Projet de mariage d'Henri IV de France avec Gabrielle d'Estrées

Mort de Gabrielle d'Estrées

Après que le pape a annulé le mariage d'Henri IV de France et de Marguerite de Valois, le mariage d'Henri IV avec la belle Gabrielle est prévu pour le 10 avril 1599. Elle est alors enceinte de 6 mois du quatrième enfant de Henri V.

Gabrielle d'Estrées prend un repas chez le financier Sébastien Zamet rue des Fossés-St-Germain à Paris. Mais dans la nuit du 9 au 10 avril, quelques heures avant le mariage qui allait faire d'elle la reine de France, elle est prise de convulsions, après avoir bu une citronnade préparée par Zamet. Gabrielle d'Estrées meurt le 10 avril 1599. On soupçonne un empoisonnement mais l'hypothèse la plus probable est qu'elle est victime d'apoplexie foudroyante.

Contre toute vraisemblance, certains affirment que le Diable a étranglé la belle Gabrielle.

Au lendemain de sa mort, Henri IV de France écrit :

Mon affliction est aussi incomparable que l'était le sujet qui me la donne. Les regrets et les plaintes m'accompagneront jusqu'au tombeau. La racine de mon cœur est morte et ne rejettera plus...

Elle a droit à des funérailles royales.



Mort de Marguerite de Valois

Marguerite de Valois meurt à Paris le 27 mai 1615.


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