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Événements contenant la ou les locutions cherchées



77 événements affichés, le premier en 1446 - le dernier en 1817



Mariage de Louis II de Chalon-Arlay avec Éléonore d'Armagnac

Ce mariage est arrangé par Louis XI, selon son point de vue politique.

Louis II de Chalon-Arlay épouse en 1446 Éléonore d'Armagnac, fille de Jean IV d'Armagnac et d'Isabelle de d'Évreux.

Leur enfant est :



Mariage de Jean d'Orléans avec Marguerite de Rohan

Jean d'Orléans épouse en 1449 Marguerite de Rohan.

Leur enfant est:



Mariage d'Amédée IX de Savoie avec Yolande de France

Amédée IX de Savoie, Prince de Piémont, épouse à Tours le 16 août 1452 Yolande de France (1434-1478), fille de Charles VII de France et de Marie d'Anjou. Leurs enfants sont :



Naissance de Louise de Savoie

Loyse ou Louise de Savoie naît en 1462, fille d'Amédée IX de Savoie et de Yolande de France.



Mariage de Jean de Savoie avec Hélène de Luxembourg

Jean de Savoie épouse en 1466 Hélène de Luxembourg. Leur enfant est :



Mariage de Philippe II de Savoie avec Marguerite de Bourbon

Philippe II de Savoie épouse à Moulins le 6 avril 1472 Marguerite de Bourbon (1438-1483), fille de Charles Ier de Bourbon, Duc de Bourbon et d'Agnès de Bourgogne. Leurs enfants sont :



Naissance de Louise de Savoie

Louise de Savoie naît à Pont-d'Ain en 1476, fille de Philippe II de Savoie et de Marguerite de Bourbon.


Louise de Savoie

Mariage d'Hugues de Chalon-Arlay avec Louise de Savoie

Hugues de Chalon-Arlay, Seigneur d'Orbe, épouse le 24 août 1479 Louise de Savoie, fille d'Amédée IX de Savoie et de Yolande de France.

Ils vivent heureux au château de Nozeroy.

Ils œuvrent en faveur des plus démunis, notamment avec la création de l'hôpital Sainte-Barbe.



Mort de Marguerite de Bourbon

Marguerite de Bourbon meurt en 1483. Louise de Savoie, sa fille, est confiée à Anne de France, fille du roi de France Louis XI, alors régente du royaume qui aura une influence des plus importantes pour son avenir.



Mariage de François Ier de Luxembourg-Martigues avec Louise de Savoie

François Ier de Luxembourg-Martigues épouse en 1487 Louise de Savoie (1467-1530), Dame d'Évian. Leurs enfants sont :

François Ier de Luxembourg-Martigues possèdent des seigneuries dans le duché de Savoie (Genevois, Pays de Vaud et Chablais).

Louise de Savoie obtient en douaire les revenus du péage de Nyon et les seigneuries de Belmont (Yverdon) et Ternier (près de Genève).



Mariage de Charles d'Orléans avec Louise de Savoie

Charles d'Orléans, Duc d'Angoulême, épouse en le 16 février 1488 ou en 1490 Louise de Savoie (1476-1531). Leurs enfants sont :

Louise de Savoie est une femme intelligente, cultivée et volontaire.

Charles d'Orléans, plutôt bon vivant, est épris des textes de Boccace et se révèle un mari bien volage.



Naissance de François II de Luxembourg-Martigues

François II de Luxembourg-Martigues naît vers 1492, fils de François Ier de Luxembourg-Martigues et de Louise de Savoie.



Retraite de Louise de Savoie au couvent d'Orbe

En 1492, Louise de Savoie s'exile au couvent de Clarisses d'Orbe où elle rejoint sa belle-sœur Philippine de Chalon.

Les reliques des deux princesses sont visibles dans une chapelle de la collégiale de Nozeroy


Marguerite d'Angoulême - Tableau de Jean Clouet - vers 1530

Naissance de Marguerite d'Angoulême

Marguerite d'Angoulême naît à Angoulême le 11 avril 1492, fille de Charles d'Orléans et de Louise de Savoie. Elle est aussi nommée Marguerite de Navarre ou de Marguerite de France.



Naissance de François Ier de France

François d'Angoulême naît à Cognac en Charente dans le château familial le 12 septembre 1494, fils de Charles d'Orléans, Comte d'Angoulême, chef des Valois Angoulême et de Louise de Savoie.

Il est prénommé François car un François de La Rochefoucauld est son parrain.

François n'est pas destiné à sa naissance à devenir Roi. Il est alors le plus proche cousin masculin de Louis II d'Orléans, futur Louis XII. Il faudrait une succession de décès improbable pour qu'il accède au trône.

La piété, des études solides, des jeux, des rires, un amour familial sont les composantes de la jeunesse de Marguerite d'Angoulême et de François Ier de France.

Leur éducation est confiée à :

Louise de Savoie a pour devise Libris et liberis: son penchant pour les livres rejaillira chez Marguerite d'Angoulême.



Mort de Jacques Ier Chabot

Jacques Ier Chabot meurt en 1496.

Veuve à 19 ans, Louise de Savoie se consacre l'éducation de ses enfants, aidée par son confesseur, Cristoforo Numai de Forlì.

Son unique objectif devient alors de bien préparer François Ier de France, son fils, son "César bien aimé", à l'accession au trône, car Louis II d'Orléans, futur Louis XII, n'a pas de descendant mâle.



François Ier de France Duc de Valois

En 1500, Louis XII de France donne le Valois à son jeune cousin, et futur gendre, François Ier de France (François d'Angoulême), à charge pour lui de restaurer le château de Villers-Cotterêts.

Louis XII de France est le tuteur des enfants de Charles d'Orléans et de Louise de Savoie, à l'origine des décisions importantes les concernant.

Louis XII entoure François d'Angoulême des hommes qu'il a personnellement choisi.

Louis XII entre en conflit avec Louise de Savoie, jeune veuve, qui assure leur éducation de tous les jours.

Elle ne cesse d'entourer ses enfants de toute sa tendresse et son attention, craignant tout le temps qu'il leur arrive quelque chose.

Louise de Savoie confie à Antoine Duprat l'éducation de François Ier de France, son fils.

Faisant vœu de chasteté, Louise de Savoie ne se remarie pas et va à l'encontre de son époque où les parents cherchent à avoir plusieurs enfants pour lutter contre la mortalité infantile élevée.

Grâce à son goût pour les belles-lettres, Artus Gouffier de Boissy a la faveur de Louis XII, qui lui confie l'éducation de François Ier de France.

Artus Gouffier de Boissy, trouvant dans son élève un caractère plein de feu, lui fait prendre comme emblème une salamandre dans le feu, avec ces mots : Nutrisco et extinguo.

Il dirige ses dispositions du côté de l'amour de la gloire, cultive en lui la générosité qui caractérise la chevalerie française.

François puise dans la redécouverte des écrits anciens l'image du héros antique qu'il retrouve dans les textes de Suétone et Plutarque.

En lui faisant aimer les lettres et les arts, Artus Gouffier de Boissy le dispose de bonne heure au rôle de mécène.

François peut profiter de la grande bibliothèque de Jean d'Orléans, son grand père.

Ses précepteurs, par exemple Christophe de Longueil et du Moulin, sont des représentants de ce renouveau de la pensée venu d'Italie est qui est nommé humanisme.

Côté religieux, François d'Angoulême est sensible aux idées de Marguerite d'Angoulême, sa sœur, très proche de lui, influencée par les nouvelles idées religieuses venant des Flandres ou d'Italie.

Cependant il reste fidèle aux sacrements.

François parle plusieurs langues (italien est espagnol) et s'intéresse aux nouveaux contours de nos continents suite aux découvertes des navigateurs.

Il ajoute à l'éducation de l'esprit celle du corps.

Grand jeune homme robuste, il excelle dans la chasse au cerf et aux jeux de balle.

Il pratique aussi les tournois.

Un des meilleurs amis de François durant sa jeunesse est Robert de la Marck, Seigneur de Fleuranges.

Au château d'Amboise, il est entouré de beaucoup d'hommes comme le maréchal de Gié qui lui enseigne les techniques militaires ou Artus Gouffier de Boissy.

Il s'entoure également de Philippe Chabot et Anne de Montmorency.

Il passe ainsi une jeunesse heureuse et insouciante, rêvant des exploits des militaires français comme Georges Ier de la Trémoïlle ou Gaston de Foix.



Mort de Louise de Savoie

Louise de Savoie, veuve de Hugues de Chalon-Arlay, meurt en 1503.


Charles III de Savoie par Jean Clouet

Mort de Philibert II de Savoie Duc de Savoie

Charles III de Savoie Duc de Savoie

Charles III de Savoie Prince de Piémont

Charles III de Savoie Comte de Genève

Philibert II de Savoie meurt à Pont-d'Ain le 10 septembre 1504 après une partie de chasse.

Charles III de Savoie, son demi-frère, devient Duc de Savoie, Prince de Piémont et Comte de Genève.

Il doit commencer son règne par s'imposer :

René se heurte à l'opposition de l'empereur pour succéder au duc de Savoie.

Sans Armée et sans grands moyens, Charles III de Savoie ne réussit pas à avoir une politique extérieure.

Il change régulièrement d'alliance, entre François Ier de France, son neveu et Charles Quint, son beau-frère.

Marguerite d'Autriche décide de rester à Bourg-en-Bresse.



Naissance de François de Scépeaux

François de Scépeaux naît en 1509, fils de René de Vieilleville et de Marguerite de Durtal.

Vieilleville était à l'origine la Ville des Levieux ou Levieil.

François de Scépeaux est élevé comme page d'honneur, puis comme pannetier de Louise de Savoie.


Claude de France ses filles, Louise et Charlotte au premier plan, Marguerite et Madeleine au deuxième plan, Éléonore de Habsbourg au dernier plan - portrait réalisé 30 ans après la mort de Claude dans la Livre d'heures de Catherine de Médicis

Mariage de François Ier de France avec Claude de France

François Ier de France épouse à Saint-Germain-en-Laye le 8 ou le 18 mai 1514 Claude de France.

Leurs enfants sont :

Claude de France apporte dans sa dot le duché de Bretagne qu'elle ne gouvernera jamais.

Autant François est grand et athlétique, autant Claude est petite, dont la forte corpulence ne fera que s'accroître avec ses grossesses.

Au contraire de sa sœur cadette Renée, Claude de France semble ne s'être jamais intéressé à son héritage maternel et n'avoir montré aucune disposition à la politique, tandis qu'elle préférait se dévouer à la religion, sous l'influence de Cristoforo Numai, qui avait été le confesseur de Louise de Savoie.


Louise de Savoie Louise de Savoie (miniature allégorique)

Louise de Savoie Duchesse d'Angoulême et d'Anjou

Louise de Savoie Comtesse du Maine

Louise de Savoie reçoit les titres de Duchesse d'Angoulême et d'Anjou et Comtesse du Maine après l'accession de François Ier de France, son fils, au trône de France en 1515.


Antoine Duprat

L'entourage de François Ier de France

Antoine Duprat Principal ministre et chancelier de France

Claude de Lorraine-Guise Échanson du roi

François Ier de France, physiquement imposant et doté d'un caractère déterminé, souhaite jouer un rôle de premier ordre en Europe.

S'il n'est pas encore aguerri aux fonctions de Roi, François Ier de France sait s'entourer de personnes efficaces.

Sa mère, Louise de Savoie, entre au Conseil privé.

François Ier de France est reconnaissant vis-à-vis des personnes qui ont servi Louis XII : la Trémoïlle, Odet de Foix et de La Palisse.

Il favorise également des amis d'enfance :

Ainsi, François Ier de France nomme Antoine Duprat principal ministre et chancelier de France le 7 janvier 1515, office qu'il conservera tout au long de sa vie.

Claude de Lorraine-Guise est nommé Échanson du roi et entre dans son conseil.

De 1515 à 1518, François Ier vit au château d'Amboise.

La Cour du Roi qui peut représenter jusqu'à 10 000 personnes, est un instrument de pouvoir pour le Roi.

La noblesse y est très présente, souhaitant attirer les faveurs du souverain.

Ceux qui en ont la chance, loge avec le Roi.

De fête en tournoi ou en lecture de poèmes, François Ier entretient une ambiance agréable.

Il aime à se mêler aux membres de la Cour.

Les temps fort d'une journée royale sont la chasse à cour et les repas.

Toutes les précautions sont prises pour la nourriture et les boissons destinées au Roi.

La Renaissance est réputée pour ses empoisonnements.

La Maison du Roi dirigée par Artus Gouffier de Boissy, puis René de Savoie, oncle du Roi, organise la vie du souverain et de son entourage.

Cette Maison recouvre les besoins de l'esprit, l'intendance du Roi et sa table.

Il existe également une armée pour assurer la protection du Roi.

Cette Maison du Roi est l'ambition de beaucoup de nobles.



Alliance avec Venise

Traité avec Charles Quint

Louise de Savoie Régente du royaume de France

Campagne en Italie

Prosper Colonna Prisonnier

François Ier de France veut poursuivre le rêve de ses prédécesseurs : conquérir de nouveaux territoires en Italie et reconquérir le Milanais aux mains duc de Milan, Maximilien Sforza qui allié au pape Léon X et à Maximilien d'Habsbourg.

Le 4 mars 1515, en qualité d'arrière petit-fils de Valentine Visconti, François Ier de France revendique le duché de Milan.

Préparant une intervention, il s'allie avec Venise et le 24 mars 1515, il signe un traité avec Charles de Habsbourg, le futur Charles Quint.

François Ier de France reprend les armes.

Louise de Savoie est Régente du royaume de France.

François Ier de France s'adjoint les services de Claude de Lorraine-Guise, d'Antoine II de Lorraine et de Charles-Jean de Lorraine.

En juillet 1515, François Ier de France arrive à Lyon avec une armée de 40 000 hommes.

Les atouts de son armée sont la cavalerie, l'infanterie et son artillerie très moderne.

En Août 1515, François Ier franchit les Alpes par le sud pour éviter les ennemis.

Prenant des chemins non couramment utilisés, François Ier et ses soldats doivent ouvrir leur route.

Antoine Duprat suit François Ier de France.

Arrivés en Italie, ils font prisonnier Prosper Colonna, proche du duc de Milan.

François Ier prend Turin ainsi que Novare.

Chacun campe sur ses positions.



Mort de Suzanne de Bourbon

Charles III de Bourbon, commandant en chef de l'armée royale, est à la tête d'un vaste territoire et a une Cour et une administration identique au Roi.

François Ier de France montre peu d'attention vis à vis de Charles III de Bourbon et celui s'en offusque.

Suzanne de Bourbon prend le soin de désigner Charles III de Bourbon, son époux, comme héritier universel par testament.

Suzanne de Bourbon meurt à Châtellerault en 1521.

La succession du duché de Bourbon et de ses autres domaines est revendiquée :

Louise de Savoie intente un procès à Charles III de Bourbon.

Guillaume Poyet, futur chancelier de France défend Louise de Savoie.

Charles III de Bourbon est défendu par François Ier de Montholon.

François Ier aurait entendu François Ier Montholon plaider la cause du connétable de Bourbon contre sa mère.

Dès lors plein d'estime pour lui, il lui aurait destiné une charge d'avocat général au Parlement de Paris.



Bataille de La Bicoque

Mort de François de Laval

Une tentative des français de reprendre le Milanais se solde par une défaite face aux Espagnols commandé par Prospero Colonna le 29 avril 1522 à La Bicoque.

Blaise de Lasseran participe à ce combat.

Jacques II de Chabannes commande, sous les ordres du Maréchal Odet de Foix, la ligne principale de l'armée française.

François de Laval meurt lors de cette la bataille.

François Ier de France est informé que la défaite est liée à la démobilisation d'une partie de ses troupes qui n'avaient pas reçu leur solde.

Il demande à Jacques de Beaune de lui expliquer où sont passés les 400 000 écus qui étaient destinés à l'armée d'Italie.

Celui-ci avoue les avoir remis à Louise de Savoie qui exigeait cette somme en remboursement d'une créance qu'elle avait envers la couronne.

La reine-mère ne lui pardonnera jamais cette dénonciation.

Le pape Léon X et Frédéric II Gonzague abandonnent François Ier de France.

Fin 1522, François Ier de France perd ses possessions italiennes.

Le duché de Milan devient espagnol.

Feignant d'arbitrer les affrontements franco-impériaux, Thomas Wolsey permet à Charles Quint d'attaquer la France par le nord-est.

Une alliance est signée à Bruges entre Thomas Wolsey et Charles Quint, lançant un ultimatum à François Ier de France.

Odet de Foix, disgracié, retourne sur ses terres.



Charles III de Bourbon dépossédé de plusieurs fiefs

Louise de Savoie Duchesse de Bourbon et d'Auvergne

Louise de Savoie Comtesse de Forez et de la Marche

Louise de Savoie Dame de Beaujeu

La succession de Bourbon est tranchée en faveur de Louise de Savoie par procès.

Anne de France qui vit retirée à Chantelle intervient sans résultats.

Le testament de Suzanne de Bourbon n'est pas retenu par les juges soumis à la pression du Roi, qui souhaite récupérer les immenses territoires des ducs.

Le 7 octobre 1522, Charles III de Bourbon est dépossédé de plusieurs fiefs.

Louise de Savoie devient Duchesse de Bourbon et d'Auvergne, Comtesse de Forez et de la Marche, Dame de Beaujeu



Louise de Savoie Régente de France

Quand François Ier de France quitte la France, en 1524, Louise de Savoie est Régente de France.

François de Tournon est nommé à son Conseil.

Ses qualités de négociateur sont remarquées par Louise de Savoie.



Examen des comptes de Jacques de Beaune

Sur l'instigation de Louise de Savoie, le 11 mars 1524, une commission est nommée pour examiner les comptes de Jacques de Beaune.


Bataille de Pavie - Tapisserie du XVIe siècle - Galleria Nazionale di Capodimonte à Naples

Bataille de Pavie

Mort de François de Lorraine

Mort de Guillaume Gouffier de Bonnivet

Mort de René de Savoie

Mort de Georges III d'Amboise

Mort de Louis II de La Trémoïlle

Mort de Jacques II de Chabannes

Mort de Just Ier de Tournon Seigneur de Tournon

François Ier de France Prisonnier

Anne de Montmorency Prisonnier

Fernando d'Avalos Généralissime

Le 23 février 1525, attaqué sous les murs de la Pavie, François Ier de France repousse les assaillants grâce à son artillerie.

Jacques II de Chabannes, proche conseiller du roi, ne parvient pas à empêcher ce dernier de sonner la charge des chevaliers, réduisant ainsi à néant le travail des artilleurs de Galiot de Genouillac.

La cavalerie française est battue par l'armée du marquis de Pescara, secondé par Charles III de Bourbon.

L'impétuosité de la cavalerie française et de son chef, "le Roi-Chevalier", est l'une des causes principales de la défaite le 24 février 1525.

Fernando de Avalos contribue puissamment à la victoire. Il est nommé généralissime.

François de Scépeaux fait ses premières armes lors de cette bataille.

Claude d'Annebault participe à cette bataille comme lieutenant de la compagnie de François de Saint-Pol.

Louis IV de Bueil, Robert III de la Marck, Claude d'Annebault sont fait prisonnier lors de cette bataille.

Gaspard de Saulx est auprès du roi en qualité de page à cette bataille.

Gaspard de Saulx y est fait prisonnier, mais relâché peu après car on n'en espère pas de rançon.

Charles Quint, irrité par la défection de Robert II de La Marck, son père, emprisonne Robert III de la Marck en Flandres où il reste quelques années.

Jean VIII de Créquy participe à cette bataille.

René de Montejean participe à cette bataille. Il est grièvement blessé et est fait prisonnier.

Le feu des arquebusiers espagnols provoque une hécatombe qui décime les nobles qui y participent. Sont tués :

Louis II de La Trémoïlle est surnommé le chevalier sans reproche, digne émule et compagnon d'armes de Bayard, le chevalier sans peur.

Jacques II de Chabannes, lancé à cheval, est mis à terre par des arquebusiers et doit combattre à terre dans une lourde armure, face à de légers lansquenets. Il est fait prisonnier par le capitaine italien Castaldi.

Buzarto, un officier espagnol, qui avait espéré faire lui-même prisonnier Jacques II de Chabannes, furieux de ce que l'Italien refuse de partager la rançon escomptée, appuie son arquebuse sur le front du maréchal et lui fait éclater la tête.

Just Ier de Tournon meurt lors de cette bataille.

Sont fait prisonnier :

Blaise de Lasseran est trop pauvre pour payer rançon, on doit le relâcher.

Charles IV d'Alençon combat à Pavie.

Après la capture du roi, Charles IV d'Alençon commande l'armée française.

Le respect du point d'honneur (ne point reculer) entraîne la captivité du Roi, qui déclare :

Tout est perdu, fors l'honneur

François Ier de France est d'abord emprisonné près de Crémone. Il est ensuite transféré à Naples, puis près de Valence et enfin à Madrid.

Il écrit à sa mère :

Madame, pour vous avertir comme se porte le ressort de mon infortune, de toutes choses, ne m'est demeuré que l'honneur et la vie sauve, et pour ce que mes nouvelles vous serons quelque peu de réconfort, j'ay prié qu'on me laissast vous escrire. Ceste grace m'a esté accordée, vous priant ne vouloir prendre l'extrémité de vos finz en usant de vostre accoutumée prudence ; car j'ay l'espérance à la fin que Dieu ne m'abandonnera point. Vous recommandant vos petits-enfants et les miens, vous suppliant faire donner sur passage pour aller et retourner en Espagne au porteur qui va devers l'Empereur pour scavoir comment il veut que je sois traicté. Et sur ce très humblement me recommande en vostre bonne grâce. Très humble et obéissant fils, Françoys.

Charles Quint a de fortes exigences : la Bourgogne, les Flandres et l'Artois. Il souhaite également pour Henri VIII Tudor l'ouest de la France et pour Charles III de Bourbon la Provence. François Ier de France juge ses demandes intolérables.

La Régente de Louise de Savoie organise la continuité du royaume et une contre-offensive diplomatique contre l'empereur Charles Quint, maîtrisant autant que possible les invasions. Heureusement les envahisseurs sont occupés par ailleurs.

Anne de Montmorency est libéré contre une rançon.

Fidèle de François Ier de France, Charles IV de Bourbon-Vendôme est nommé chef du Conseil lorsque celui-ci est prisonnier.

Claude de Lorraine-Guise est conseiller militaire de Louise de Savoie.

Pendant l'absence et la captivité de François Ier de France, Louise de Savoie ne gouverne que par les conseils d'Antoine Duprat.



Antoine Duprat Archevêque de Sens

Louise de Savoie, la régente, nomme Antoine Duprat Archevêque de Sens le 20 mars 1525.



Retraite de Jacques de Beaune

Procès de Jacques de Beaune

En 1525, Jacques de Beaune refuse à nouveau des crédits pour l'armée. Sa décision ne plaisant pas au pouvoir, Jacques de Beaune se retire dans sa terre de Ballan.

Un peu plus tard, profitant de l'absence de François Ier, Louise de Savoie, la reine-mère demande à Antoine Duprat que l'on instruise le procès de Jacques de Beaune.

Son ancien commis, Jean Prévôt de Tours est contraint de le dénoncer.

À l'issue d'un jugement controversé, le 27 janvier 1525, Jacques de Beaune est reconnu créancier de François Ier pour 910 000 livres.



Louise de Savoie Régente du royaume de France

En 1525, contre tout avis, François Ier de France effectue une troisième tentative de récupération du Milanais. Sa mère, Louise de Savoie, assure la régence du pays.

Diane de Poitiers est appointée dame d'honneur Louise de Savoie.



Paix avec Henri VIII Tudor

Louise de Savoie déployer toute son énergie pour réaliser l'alliance entre la France, l'Angleterre et la Turquie et obtient de l'anglais Henri VIII Tudor la paix en août 1525. En France, l'argent manque et le parlement se saisit de cette occasion pour mettre en péril l'autorité du Roi.



Achat de la grande nef Sainte Marie de Bonaventure

Louise de Savoie fait estimer le pris de la grande nef Sainte Marie de Bonaventure. Elle est achetée par François Ier de France à sa tante la Comtesse de Villars et de Tende entre juillet et août 1526.


Anne de Pisseleu - par Jean Clouet – musée Condé Chantilly

Liaison de François Ier de France avec Anne de Pisseleu

Anne de Pisseleu est tout d'abord fille d'honneur de Louise de Savoie.

Vers 1526, Francois Ier rencontre pour la première fois Anne de Pisseleu âgée de 18 ans qui devient sa maitresse.


Marguerite d'Angoulême - dessin de Dumontier d'après le tableau de Clouet

Mariage d'Henri II d'Albret avec Marguerite d'Angoulême

Marguerite d'Angoulême est veuve de Charles IV d' Alençon.

Grâce au prestige que lui confère son évasion, Henri II d'Albret épouse en Navarre en 1526 et à Saint-Germain-en-Laye le 21 janvier 1527 Marguerite d'Angoulême, fille de Charles d'Orléans, Duc d'Angoulême, et de Louise de Savoie. Leurs enfants sont :

Marguerite d'Angoulême est Reine de Navarre.



François de Poncher Prisonnier

Les agissements de François de Poncher ne sont pleinement découverts qu'en 1529. Il est enfermé au château de Vincennes.

François de Poncher a falsifié des titres pour se procurer l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, qu'il n'aura pas parce que le chancelier Duprat est son concurrent.

On l'accuse d'avoir intrigué en Espagne, où il aurait cherché à prolonger la prison du roi.

Par ses cabales, François de Poncher aurait tenté de faire ôter la régence à Louise de Savoie.



Traité de Cambrai Paix des dames

François de Tournon est un des négociateurs qui va aboutir au traité d'Amiens ou Paix des Dames.

Louise de Savoie, mère de François Ier de France, Marie de Luxembourg, et Marguerite d'Autriche, gouvernante des Pays-Bas, tante de Charles Quint, signent cette paix le 3 ou le 5 août 1529.

Elle est signée à Cambrai.

La guerre s'achève sur la constatation d'un équilibre des forces :

Toutefois ce n'est qu'une accalmie dans l'affrontement entre François Ier de France et Charles Quint.



Mort de Louise de Savoie

Réunion du duché d'Auvergne au domaine royal

Louise de Savoie, mère de François Ier de France, meurt au Manoir de Grez-sur-Loing de la peste le 22 septembre 1531. Elle est inhumée à Saint-Denis.

Le duché d'Auvergne est réuni au domaine royal en 1531.


François III de Bretagne par Corneille de Lyon

Mort de François-Marie II Sforza Duc de Milan

Conquête du Bugey, de la Bresse, de la Savoie et du Piémont

François-Marie II Sforza meurt le 1er novembre 1535 sans héritier.

François Ier de France réclame le Milanais pour Henri II de France, son fils.

François Ier estime que sa meilleure chance d'obtenir le duché de Milan est de négocier un échange de territoires.

Il décide pour cela de s'emparer de la Savoie, sachant que Charles Quint, son principal rival en Milanais, ne pourra pas facilement abandonner Charles III de Savoie qui est son beau-frère et son allié.

S'appuyant sur les prétentions de sa mère Louise de Savoie, il pénètre donc en Piémont, alors neutralisé par un grave conflit avec Berne et Genève.

Il envoie à la tête de ses troupes François III de Bretagne et Henri II de France, avec ordre de ne pas s'attaquer directement au Milanais.

Envoyé à la tête d'une armée en 1535, Philippe Chabot conquiert rapidement le Bugey, la Bresse, la Savoie et le Piémont.



Huitième guerre d'Italie

Conquête de la Savoie et du Piémont

La Huitième guerre d'Italie se déroule de 1536 à 1538.

François Ier de France réclame l'héritage de sa mère, Louise de Savoie, sur la Bresse et le Faucigny.

Au début 1536, envahissant la Savoie et s'arrêtant à la frontière lombarde, François Ier espérant trouver une solution négociée.

En février 1536, François Ier de France et 40 000 soldats français franchissent la frontière.

Ces troupes prennent Chambéry puis Turin et s'empare de la Savoie et du Piémont

En mars 1536, Claude d'Annebault est l'un des principaux chefs de l'armée qui conquiert le Piémont.

Durant cette campagne, Claude d'Annebault conserve Turin malgré un siège de plusieurs mois.

Paul de La Barthe sert lors de la conquête du Piémont.

La Savoie et le Piémont resteront possession française jusqu'au Second traité de Cateau-Cambrésis en 1559.

François Ier de Bourbon-Saint-Pol est chargé de la conquête de la Savoie.

Charles III de Savoie est obligé de se réfugier à Verceil.

Dans les territoires contrôlés par les Bernois, la conversion à la Réforme protestante est générale, bien qu'en majeure partie contrainte, créant de ce fait un fossé cultuel désormais insurmontable.



Mariage de Louis Jean Marie de Bourbon avec Marie Thérèse Félicité d'Este-Modène

Louis Jean Marie de Bourbon épouse le 29 décembre 1744 Marie Thérèse Félicité d'Este-Modène, fille de François III de Modène et de Charlotte-Aglaé d'Orléans. Leurs enfants sont :

Le mariage est très heureux.



Mariage de Louis-Ferdinand de France avec Marie-Josèphe de Saxe

Louis-Ferdinand de France est veuf de Marie-Thérèse-Raphaëlle d'Espagne. La raison d'état oblige Louis-Ferdinand de France à avoir des enfants mâles aptes à accéder au trône.

Louis-Ferdinand de France épouse à Versailles le 9 février 1747 Marie-Josèphe de Saxe, fille de Frédéric-Auguste II de Saxe et de Marie-Josèphe d'Autriche. Leurs enfants sont :

Louis-Ferdinand de France, toujours attaché à Marie-Thérèse-Raphaëlle d'Espagne, ne montre d'abord à la jeune princesse allemande que froideur voire mépris.

Mais Marie-Josèphe de Saxe est une femme d'un esprit supérieur et est soutenue par ses belles-sœurs.

Anne-Henriette de France se prend d'affection pour Marie-Josèphe de Saxe et, avec succès, s'emploie à faire changer les sentiments de Louis-Ferdinand de France, son frère.

Conseillée par son oncle le Maréchal de Saxe, Marie-Josèphe de Saxe apprivoise son mari, modère ses excès de dévotion et de rigueur morale tout en étant elle-même très pieuse. Leur couple sera finalement très uni.



Naissance de Marie-Louise de Savoie-Carignan

Marie-Thérèse Louise de Savoie-Carignan ou en italien Maria-Teresa di Savoia-Carignano ou Marie-Louise de Savoie-Carignan, plus connue sous le nom de Princesse de Lamballe, naît à Turin le 8 septembre 1749, fille de Louis-Victor de Savoie-Carignan et de Christine-Henriette de Hesse-Rheinfels-Rothenbourg.

Elle grandit à Turin et y mène une existence maussade et stricte, mais éloignée des complots et des intrigues de cour.


Marie Antoinette Ferdinande d'Espagne

Mariage de Victor-Amédée III de Savoie avec Marie Antoinette Ferdinande d'Espagne

Afin de consolider le traité d'Aix-la-Chapelle, Ferdinand VI d'Espagne marie sa sœur.

Victor-Amédée III de Savoie épouse à Oulx près de Turin le 31 mai 1750 Marie Antoinette Ferdinande d'Espagne (1729-1785), fille de Philippe V d'Espagne et d'Élisabeth Farnèse, Princesse de Parme. Leurs enfants sont :

Après son mariage, elle vit dans son pays adoptif et demeure au Palais royal de Turin. C'est là que naissent la plupart de ses enfants.



Naissance de Marie-Joséphine-Louise de Savoie

Marie-Joséphine-Louise de Savoie naît à Turin le 2 septembre 1753, fille de Victor-Amédée III de Savoie et de Marie Antoinette Ferdinande d'Espagne.



Naissance de Marie-Joséphine Louise de Savoie

Marie-Joséphine Louise de Savoie naît à Turin le 2 septembre 1753, fille de et de .

Fille de Victor-Amédée III de Savoie (1726-1796), roi de Sardaigne, et de Marie Antoinette, infante d'Espagne (1729-1785).


Marie-Louise de Savoie-Carignan - par Joseph Ducreux - 1776

Mariage de Louis Alexandre Stanislas de Bourbon avec Marie-Louise de Savoie-Carignan

Louis Alexandre Stanislas de Bourbon passant pour dévergondé, Louis Jean Marie de Bourbon, son père, décide de le marier pour tenter de l'assagir.

Louis Alexandre Stanislas de Bourbon épouse par procuration à Turin le 17 janvier 1767 Marie-Louise de Savoie-Carignan (1749-1792).

Le mariage est célébré en personne à Nangis le 31 janvier 1767.

Elle est une princesse douce et pieuse. Mais le prince ne tarde pas à reprendre ses dissipations, multipliant les infidélités.

Marie-Louise de Savoie-Carignan se réfugie auprès de Louis Jean Marie de Bourbon. Elle commence à développer ses accès de mélancolie et ses vapeurs qui la plongent dans des évanouissements plus ou moins longs.



Mort de Louis Alexandre Stanislas de Bourbon

Louis Alexandre Stanislas de Bourbon meurt au château de Louveciennes le 6 mai 1768, sans descendance, d'une maladie vénérienne.

Marie-Louise de Savoie-Carignan se retrouve veuve.

Louis Jean Marie de Bourbon, son beau-père, la garde auprès de lui. Ensemble, ils sont très actifs dans diverses œuvres pieuses et charitables.



Projets de mariage de Louis XV avec Marie-Louise de Savoie-Carignan

En 1769, pour éviter que la sensualité de Louis XV, veuf, ne le pousse à des excès, le parti dévot soutenu par les filles du roi et notamment par Louise Marie de France propose alors de remarier le souverain avec Marie-Élisabeth d'Autriche.

Mais celle-ci voit sa beauté compromise par une attaque de petite vérole. Le projet de mariage fait long feu.

Le parti des dévots pense alors à Marie-Louise de Savoie-Carignan. Ironie du sort, il est encore une fois question pour elle de convoler avec un homme esclave de ses sens. Le projet fait aussi long feu.

La comtesse du Barry ne veut pas perdre ce prestigieux amant qu'elle tient, justement, par le plaisir des sens.


Marie Antoinette et ses enfants - par Élisabeth Vigée Le Brun en 1787 - Château de Versailles - A l'origine, dans le berceau se trouvait peint Madame Sophie décédée à l'âge de 11 mois.

Mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche

Pour consolider l'alliance franco-autrichienne, Florimond-Claude de Mercy-Argenteau négocie le mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche.

Florimond-Claude de Mercy-Argenteau essaie vainement de refréner les goûts dispendieux de la jeune femme devenue reine.

Louis XVI épouse dans la chapelle royale à Versailles le 16 mai 1770 Marie-Antoinette d'Autriche, fille de François III Étienne de Lorraine et de Marie-Thérèse de Habsbourg. Leurs enfants sont :

Cette union est la concrétisation d'une alliance visant à améliorer les relations entre le royaume de France et l'Autriche. Le mariage ne sera consommé que 7 ans plus tard.

Lors de ce mariage, Marie-Louise de Savoie-Carignan rencontre Marie-Antoinette d'Autriche.

L'Opéra Royal est inauguré à Versailles à l'occasion du festin royal.

Le 31 mai 1770, un feu d'artifice est tiré sur la future place de la Concorde à Paris pour le mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche.

Les décorations en bois prennent feu.

La foule applaudit, lorsque les cris des ouvriers, périssant au milieu des flammes, l'avertissent.

Un mouvement de terreur se déclenche parmi les 100 000 de spectateurs qui entourent les échafaudages

Le principal débouché de cette place, la rue royale est alors en construction. Elle est encombrée de matériaux, des fossés profonds sont demeurés ouverts.

Une demi-heure est nécessaire pour que la foule s'écoule.

On trouva 133 cadavres et un grand nombre de blessés. Lorsqu'on a recueilli tous ceux qui sont tombé dans les fossés et tous ceux qui sont étouffés dans d'autres endroits encombrés, on porte à 1 200 le nombre de victimes.

Louis Antoine de Gontaut-Biron est pris dans la bagarre et va périr étouffé. Des soldats des gardes le reconnaissent dans cette foule affolée. Aussitôt ces braves font à leur vieux colonel un rempart de leur corps et, au prix de mille périls, le tirent de la presse sain et sauf.


Marie-Joséphine-Louise de Savoie - gravure d'un artiste inconnu - vers 1775

Arrivée de Marie-Joséphine-Louise de Savoie au château de Fontainebleau

Mariage de Louis XVIII avec Marie-Joséphine-Louise de Savoie

Marie-Joséphine-Louise de Savoie arrive au château de Fontainebleau le 12 mai 1771.

Elle est fort mal traitée par la brillante mais superficielle cour de Versailles qui, par de pervers délices, la juge laide et dépourvue du bel esprit.

Louis XVIII épouse dans la chapelle royale de Versailles le 21 avril ou 14 mai 1771 Marie-Joséphine-Louise de Savoie.

Marie-Joséphine-Louise de Savoie devint ainsi comtesse de Provence.

Louis XVIII la délaisse rapidement et préfère la compagnie de gens d'esprit à celle de son insipide épouse.

Le mariage semble avoir été consommé puisque Marie-Joséphine-Louise de Savoie fera 2 fausses couches avérées.

Marie-Joséphine-Louise de Savoie entretient avec Marie-Antoinette d'Autriche, sa belle-sœur, des relations hypocrites.

Par sa souplesse, Marie-Joséphine-Louise de Savoie louvoie entre les différentes factions qui déchirent Versailles.



Amitié Marie-Antoinette d'Autriche et de Marie-Louise de Savoie-Carignan

À partir de 1771, Marie-Louise de Savoie-Carignan fréquente de plus en plus assidûment la cour et se rapproche de Marie-Antoinette d'Autriche, qui voit en elle une alliée sûre et une amie sincère.



Mort de Louis XV de France

Louis XVI Roi de France et de Navarre

Le 26 avril 1774 se déclarent les symptômes de la petite vérole, alors que Louis XV est au Petit Trianon.

Le parlement de Paris envoie le dimanche 1er mai 1774, Nicolas Félix Vandive, conseiller notaire secrétaire de la Maison et Couronne de France, greffier au Grand Conseil, pour s'enquérir de la santé du roi, comme nous l'apprend en son fameux journal le libraire parisien Siméon-Prosper Hardy :

La nouvelle cour du Parlement n'avait pas manqué, suivant l'usage ordinaire, de députer le nommé Vandive, l'un des premiers principaux commis au greffe de la Grand Chambre et de ses notaires secrétaires, pour aller à Versailles savoir des nouvelles de la santé du Roi. Mais ce secrétaire ne pouvoit rendre compte de sa mission à l'inamovible compagnie que le mardi suivant, attendue la vacance accoutumée du lundi 2 mai.

Dans l'indifférence du peuple et la réjouissance d'une partie de la cour, Louis XV de France meurt à Versailles le 10 mai 1774, à 15 heures 30, des suites de sa maladie : septicémie aggravée de complications pulmonaires.

Louis Auguste de France, petit-fils de Louis XV, devient Roi de France et de Navarre le 10 mai 1774 sous le nom de Louis XVI.

Louis XVI décidé d'éloigner la Comtesse Du Barry et la confie aux religieuses de l'abbaye de Pont-aux-Dames. Elle y restera 11 mois, bien traitée par l'abbesse.

À l'avènement de Louis XVI, son beau-frère, Marie-Joséphine-Louise de Savoie devient la seconde dame de France après la reine et reçoit suivant l'usage l'appellation " Madame ".

Sans enfants, sans influence politique, Marie-Joséphine-Louise de Savoie intrigue contre Marie-Antoinette d'Autriche, la reine, mais sans grand succès, tandis que Louis XVIII, son époux, orchestre une véritable campagne de libelles contre Marie-Antoinette d'Autriche.



Dégradation de l'amitié Marie-Antoinette d'Autriche et de Marie-Louise de Savoie-Carignan

En 1774, Marie-Antoinette d'Autriche continue à fréquenter Marie-Louise de Savoie-Carignan mais de fausses et venimeuses rumeurs lancées à dessein pour nuire, attisées par les ennemis de la reine, commencent déjà à entacher leur amitié.

Toutefois, Marie-Louise de Savoie-Carignan conserve son caractère pieux et raisonnable, alors que Marie-Antoinette d'Autriche se laisse aller à ses penchants de plus en plus frivoles.

Marie-Antoinette d'Autriche renvoie Anne-Claudine-Louise d'Arpajon, qui finit par rejoindre le parti d'opposition noble à la reine, avec les filles de Louis XV.



Marie-Louise de Savoie-Carignan Surintendante de la Maison de la reine

Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron Surintendante de la Maison de la reine

En 1775, Marie-Antoinette d'Autriche offre à Marie-Louise de Savoie-Carignan, son cher cœur, le titre très lucratif de surintendante de la Maison de la reine, dont la charge consiste à organiser les plaisirs de la reine.

Anne-Claudine-Louise d'Arpajon démissionne à cause de cette nomination.

Mais très vite, Marie-Antoinette d'Autriche qui s'ennuie, se rend compte que son amie est trop sérieuse pour l'emploi.

En 1775, Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron, plus fraîche et plus insolente, rencontre à Versailles Marie-Antoinette d'Autriche qui conçoit pour elle une vive amitié.

Marie-Antoinette d'Autriche délaisse Marie-Louise de Savoie-Carignan qui pour occuper son temps, part à la campagne et reprend ses activités charitables.

Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron obtient alors toutes sortes de faveurs, pour elle et sa famille.



Cession de l'hôtel de Toulouse

Marie-Louise de Savoie-Carignan achète l'hôtel de Toulouse à Louis Jean Marie de Bourbon.



Cession du Pavillon Madame

Marie-Joséphine-Louise de Savoie recherche un domaine à Versailles, éloigné du tumulte de la Cour.

Son ambition cachée est de rivaliser avec celui de la Reine à Trianon.

Marie-Joséphine-Louise de Savoie charge Imbert de Lattes d'acheter une vaste partie du domaine de Montreuil.

En 1780, Alexandre Marie Éléonor de Saint-Mauris-Montbarrey cède sa maison 30 000 livres.

Par une série d'acquisitions, Marie-Joséphine-Louise de Savoie y constitue, un domaine d'une douzaine d'hectares : le Pavillon Madame, où elle fixe sa résidence principale.



Marie-Louise de Savoie-Carignan Grande maîtresse de toutes les loges Écossaises régulières de France

Marie-Louise de Savoie-Carignan entre dans la franc-maçonnerie auprès de Louis Philippe Joseph d'Orléans.

En 1781, Marie-Louise de Savoie-Carignan est nommée grande maîtresse de toutes les loges Écossaises régulières de France.


Pavillon de Musique Versailles

Construction du Pavillon de Musique à Versailles

Marie-Joséphine-Louise de Savoie aime la comédie française et l'opéra comique.

Le pavillon de musique est une petite bâtisse hexagonale de style néo-classique construite pour Durand de Monville, un huissier ordinaire de la Chambre du Roi, est modifiée par l'architecte Jean-François-Thérèse Chalgrin en 1784.

Jean-François-Thérèse Chalgrin est premier architecte de Louis XVIII et élève de Boullé et de Sarvandoni.

Deux pièces du pavillon sont particulièrement remarquables :

Une allée en sable conduit à la cour d'honneur du Pavillon.

Le fronton du pavillon arbore fièrement un M entouré d'une couronne de fleurs, le M de Madame.

Derrière, s'étend un vaste jardin à l'anglaise traversé par une rivière.

Marie-Joséphine-Louise de Savoie y fait aménager un petit lac et des iles. L'eau est acheminée depuis la butte Montbauron par une conduite en cuivre.

De nombreuses fabriques : belvédère, temple de Diane et pavillon chinois, chaumière, laiterie, écuries, remises, melonnière et potager, parsèment le parc.



Jeanne-Marguerite Gallois Lectrice de Marie-Joséphine-Louise de Savoie

Charles-Florent de Gourbillon est intendant de Marie-Joséphine-Louise de Savoie.

Le 10 avril 1785, par un brevet d'office, Jeanne-Marguerite Gallois, épouse de Charles-Florent de Gourbillon, entre au service de Marie-Joséphine-Louise de Savoie en tant que suivante et lectrice.


Marie-Joséphine-Louise de Savoie - par Alexandre Kucharsky - 1790 - en réalité réalisé juste avant l'avènement au trône de Louis XVIII

Liaison de Marie-Joséphine-Louise de Savoie avec Jeanne-Marguerite Gallois

Marie-Joséphine-Louise de Savoie se voit de plus en plus isolée

Marie-Joséphine-Louise de Savoie conçoit une passion brûlante pour Jeanne-Marguerite Gallois, sa lectrice, qui semble être le véritable amour de sa vie.



Exil de Jeanne-Marguerite Gallois à Lille

Louis XVIII reproche à Jeanne-Marguerite Gallois d'être de jour comme de nuit, près de Marie-Joséphine-Louise de Savoie et de l'inciter à son penchant secret pour la boisson.

Au début de 1789, Louis XVIII surprend au milieu de la nuit Jeanne-Marguerite Gallois en train d'apporter un bouillon à Marie-Joséphine-Louise de Savoie.

Persuadé qu'il s'agit de liqueur, Louis XVIII fait envoyer par Louis XVI, son frère, le 19 février 1789 une lettre de cachet qui enjoint à Jeanne-Marguerite Gallois de rejoindre Lille où vit Charles-Florent de Gourbillon, son époux.

Marie-Joséphine-Louise de Savoie tombe malade : battue par la fièvre, en proie à des vomissements, et à des crises nerveuses, elle dépérit à vue d'œil.



Rapprochement de Marie-Antoinette d'Autriche et de Marie-Louise de Savoie-Carignan

En 1789, Marie-Antoinette d'Autriche commence à prendre conscience de ses erreurs. Elle se fait plus sage et se rapproche à nouveau de Marie-Louise de Savoie-Carignan.

Cela est d'autant plus aisé que Marie-Antoinette a demandé à Mme de Polignac de quitter Versailles et de partir pour l'étranger après la prise de la Bastille.



Retour de Jeanne-Marguerite Gallois

En août 1789, Marie-Joséphine-Louise de Savoie demande et obtient le retour de Jeanne-Marguerite Gallois.



Installation forcée de la famille royale aux Tuileries

Du Palais-Royal part le 5 octobre 1789 une députation qui s'élève contre le veto royal.

Le 5 octobre 1789, Louis XVI accepte de signer les décrets consacrant les décisions prises en août :

Le même jour, plusieurs milliers de femmes partent du Palais-Royal et marchent sur le château de Versailles en réclamant du pain.

Thomas de Mahy se fait remarquer en proposant de réunir des hommes et des chevaux afin de protéger Versailles et Louis XVI des émeutiers, ce qui échoue.

Le 6 octobre 1789, les émeutières contraignent la famille royale à quitter Versailles et ramènent au palais des Tuileries, sous bonne escorte :

Thomas de Mahy escorte Louis XVI et sa famille jusqu'à Paris afin de le protéger de la foule agitée.

Marie-Louise de Savoie-Carignan et Marie-Joséphine-Louise de Savoie rentrent à Paris avec l'ensemble de la famille royale.

Marie-Louise de Savoie-Carignan reste l'un des derniers soutiens de Marie-Antoinette d'Autriche et leur amitié s'en trouve renforcée.

Thomas de Mahy et sa famille s'installent dans un pied à terre mis à leur disposition par Monsieur Le Roy de la Roullé, ancien conseiller au Parlement de Paris et fidèle ami de la famille.

Il leur propose d'ailleurs de venir le rejoindre en Auvergne mais Thomas de Mahy reste à Paris.

Ayant été influencé par la lecture des philosophes, Charles Marie Casimir de Saulx est bien disposé pour une libéralisation du régime mais il désapprouve les atteintes au roi telles celles des Journées des 5 et 6 octobre 1789.



Projet de fuite de la famille royale

Un plan de fuite est étudié par la reine à la fin de 1790.

En avril 1791, une manifestation empêche physiquement Louis XVI de se rendre au château de Saint-Cloud. Les révolutionnaires s'opposent à ce qu'il fasse ses Pâques avec un prêtre réfractaire à la constitution civile du clergé.

Alexandre de Beauharnais est alors président de l'Assemblée Nationale.

Le comte de Fersen, prétendu amant de la Reine, convainc Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche de s'enfuir.

Marie-Antoinette d'Autriche informe Marie-Louise de Savoie-Carignan de sa fuite et l'enjoint de quitter la France.


Jeanne-Marguerite Gallois - par Élisabeth Vigée Lebrun en 1792

Émigration de Marie-Joséphine-Louise de Savoie

Marie-Joséphine-Louise de Savoie et Jeanne-Marguerite Gallois, sa lectrice, émigrent ensemble le 20 juin 1791, en suivant les plans de Louis XVIII, mais sans lui qui préfère voyager seul

Commence alors l'exil dans les Cours d'Europe, avec une pension confortable de 10 000 livres tournois donnée par Charles IV d'Espagne qui lui suffit à peine.

Elles séjournent à Kiel en Allemagne puis en Europe de l'Est.

Commence aussi une vie très discrète, loin de Louis XVIII avec Jeanne-Marguerite Gallois.



Mission de Marie-Louise de Savoie-Carignan à Aix-la-Chapelle

À la fin de l'été 1791, Marie-Louise de Savoie-Carignan est chargée par Marie-Antoinette d'Autriche d'une mission à Aix-la-Chapelle, où elle se rend.

Mue par un pressentiment, Marie-Louise de Savoie-Carignan y dicte ses dernières volontés, le 15 octobre 1791, nommant le marquis de Clermont-Gallerande son exécuteur testamentaire.

Fin 1791, Marie-Antoinette d'Autriche supplie Marie-Louise de Savoie-Carignan de ne pas revenir à Paris, mais cette dernière, craignant pour la sécurité de ses biens menacés par les lois en préparation sur les biens d'émigrés, et aussi par dévouement, rentre à Paris, reprenant ses fonctions de surintendante aux Tuileries.

Marie-Louise de Savoie-Carignan semble alors émarger sur les fonds secrets du ministère des Affaires étrangères, et il est peu douteux qu'en diverses circonstances, elle se soit chargée de porter des dépêches pour le compte des souverains.


Louis XVI traversant les rangs des troupes défendant le palais des Tuileries avec Augustin-Joseph de Mailly avant les combats du 10 août 1792 - par Yan' Dargent

Suspension de Louis XVI

Emprisonnement de la famille royale

Le 9 août 1792, quand Augustin-Joseph de Mailly apprend les dangers qui environnent la famille royale, il se rend aux palais des Tuileries.

François-Athanase Charette de La Contrie revient en France pour défendre la famille royale aux Tuileries, le 10 août 1792.

Le 10 août 1792 le bataillon d'Henri Gatien Bertrand se porte aux Tuileries pour défendre la royauté constitutionnelle.

Augustin-Joseph de Mailly se voit confier par le roi le commandement des troupes devant défendre les Tuileries.

Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara, revenu à Paris, assiste au 10 août aux côtés de Louis XVI.

Le 10 août 1792, la foule envahit le palais des Tuileries. La défense est balayée, et Augustin-Joseph de Mailly échappe au massacre et reçoit de l'aide pour s'enfuir.

François-Athanase Charette de La Contrie échappe au massacre.

La prise des Tuileries choque particulièrement Charles-François Lebrun qui reste royaliste.

Marie-Louise de Savoie-Carignan suit la famille royale qui se réfugie à l'Assemblée législative.

Louis XVI est suspendu par l'Assemblée législative. La déchéance du roi est prononcée.

Louis XVI confie à Aimar-Charles-Marie de Nicolaï les sceaux de France, en lui demandant de les remettre plus tard au dauphin.

Louis XVI, Marie-Antoinette d'Autriche et Louis XVII sont emprisonné à la Prison du Temple. Marie-Louise de Savoie-Carignan fait partie du convoi.

Louis XVII est confié à la garde de son père qui poursuit son éducation.

Nicolas de Luckner perd toute sa popularité et est regardé comme suspect après le 10 août 1792.

Augustin-Joseph de Mailly est dénoncé puis arrêté peu de jours après sa fuite et conduit devant la section, qui veut l'envoyer à la prison de l'Abbaye. Son passé, son âge et ses idées généreuses du temps des Lumières, font qu'un commissaire réussit à s'y opposer. Augustin-Joseph de Mailly échappe donc de peu aux massacres de Septembre dans cette prison.

Augustin-Joseph de Mailly se réfugie avec sa famille dans leur château de Mareuil-Caubert, près d'Abbeville.

Sur le chemin du retour, François-Athanase Charette de La Contrie est arrêté à Angers et relâché grâce à l'intervention de Charles François du Perrier du Mouriez.


Massacre de Marie-Louise de Savoie-Carignan

Mort de Marie-Louise de Savoie-Carignan

Le 20 août 1792, on vient chercher à la Prison du Temple tous ceux qui n'appartiennent pas à la famille royale stricto sensu.

Marie-Antoinette d'Autriche et Marie-Louise de Savoie-Carignan doivent se dire adieu. Marie-Louise de Savoie-Carignan est conduite à la prison de la Force.

Les 2 et 3 septembre 1792, une foule armée de barres de fer, de piques et de bûches encercle les prisons de Paris.

En place au moment des massacres de septembre 1792 Jean-Marie Roland se distingue par son inertie, ne prenant que des mesures bien trop tardives.

Élu à la Convention, Jean-Marie Roland refuse son siège de député, préférant conserver son portefeuille au Ministère.

Marie-Louise de Savoie-Carignan, tirée de sa cellule au matin du 3 septembre 1792.

D'après la reconstitution des procès-verbaux de la section des Quinze-Vingts, Marie-Louise de Savoie-Carignan est introduite devant une commission improvisée en hâte par les membres du comité de surveillance de la Commune du 10 août, et sommée de nommer ceux qu'elle a reçu à sa table.

On lui demande de témoigner sur la réalité des connivences de Louis XVI et de Marie-Antoinette avec les puissances de la Coalition.

Dans les minutes qui suivent ce semblant d'interrogatoire, elle est élargie.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, qui était encore à Paris et qui devait embarquer pour Londres le surlendemain, indiquera à lord Grenville, secrétaire du Foreign Office, que Madame de Lamballe a été tuée à la suite d'une atroce méprise.

En sortant dans la cour de la prison, elle aurait eu, selon lui, un malaise, et les tueurs aux aguets, armés de bûches et de piques, croyant qu'elle avait reçu un premier coup, la lynche.

Sa tête est promenée au bout d'une pique jusqu'à la tour du Temple. Adam Pitt raconte que son corps est transporté sur des kilomètres, profané, jusqu'au comité civil de la section des Quinze-Vingts.

Enfin, la tête est portée à son tour au comité, à 7 heures du soir, après avoir été repoudrée, afin d'être inhumée auprès du corps dans une tombe du cimetière des Enfants-Trouvés.

Quelques heures plus tard, Louis Jean Marie de Bourbon dépêche en vain son fidèle valet Fortaire pour retrouver sa dépouille.

Il est possible qu'on ait voulu éviter un procès équitable au cours duquel elle aurait pu mettre en cause un certain nombre de pêcheurs en eaux troubles soudoyés par la cour, comme par exemple Dossonville, Stanislas Marie Maillard ou le général Antoine Joseph Santerre, partie prenante dans les massacres de septembre avec son beau-frère Étienne-Jean Panis.


Marie-Thérèse de France par Alexandre-François Caminade, 1827, Musée du Louvre

Mariage de Louis-Antoine de France avec Marie-Thérèse de France

En 1799, Louis XVIII doit assister au mariage de sa nièce

Louis XVIII demande à Marie-Joséphine-Louise de Savoie de le retrouver à Mitau, en Lettonie ou en Courlande russe.

Après avoir écrit à Paul Ier de Russie pour lui demander d'intervenir en faveur de Jeanne-Marguerite Gallois.

Marie-Joséphine-Louise de Savoie ne reçoit pas de réponse, Marie Joséphine Louise de Savoie et Jeanne-Marguerite Gallois se rendent néanmoins à Mitau.

Lorsque Marie Joséphine Louise de Savoie arrive avec Jeanne-Marguerite Gallois, leur voiture est arrêtée et Jeanne-Marguerite Gallois est séparé de Marie Joséphine Louise de Savoie.

Louis XVIII fait arrêter Jeanne-Marguerite Gallois qui retombe en disgrâce.

Marie-Joséphine-Louise de Savoie hurle, fait une crise qualifiée d'hystérie, tombe malade : rien n'y fait.

Louis-Antoine de France, fils de Charles X de France, épouse au château de Mitau en Lettonie le 10 juin 1799 Marie-Thérèse de France.

Dès lors, Marie-Thérèse de France partage l'exil de Louis XVIII, son oncle, qui utilise son image de martyre de la Révolution pour rallier les royalistes et intéresser les souverains européens à sa cause.

Marie-Thérèse de France partage la vie de son oncle, plus que celle de son propre époux. Elle est la véritable reine de la petite cour en exil, même si l'épouse de Louis XVIII, Marie-Joséphine de Savoie, est en vie.



Louis XVIII et Marie-Joséphine-Louise de Savoie en Grande-Bretagne

Lorsque Louis XVIII et Marie-Joséphine-Louise de Savoie partent pour la Grande-Bretagne en 1808.

Jeanne-Marguerite Gallois les y suit et s'installe à Londres, où elle fait des tentatives répétées et infrtuctueuse, pour revoit Marie-Joséphine-Louise de Savoie.



Mort de Marie-Joséphine-Louise de Savoie

Marie-Joséphine-Louise de Savoie, épouse de Louis XVIII, meurt Goldfield-Hall à Hartwell dans le Buckinghamshire auprès des siens le 13 novembre 1810 peut-être d'une cirrhose du foie.

Ses restes sont ensevelis à Westminster à Londres avec tous les honneurs rendus aux reines de France.

Marie-Joséphine-Louise de Savoie ne figure pas parmi les reines de France car elle meurt 4 ans avant l'accession au trône de Louis XVIII, son époux.



Perception d'avantages matériels par Jeanne-Marguerite Gallois

Prévoyante, Jeanne-Marguerite Gallois a conservé de précieux documents.

Parmi ses documents, figurent :

Jeanne-Marguerite Gallois fait valoir ses droits auprès de l'Administration et obtint gain de cause.



Mort de Jeanne-Marguerite Gallois

Jeanne-Marguerite Gallois meurt à Gray en Haute-Saône en 1817.

Louis XVIII se souvient de la correspondance passionnée de Marie-Joséphine-Louise de Savoie avec Jeanne-Marguerite Gallois.

C'est pourquoi, la police fait main-basse sur les papiers de Jeanne-Marguerite Gallois dès que son décès est connu.


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