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Événements contenant la ou les locutions cherchées



17 événements affichés, le premier en 1770 - le dernier en 1975


Marie Antoinette et ses enfants - par Élisabeth Vigée Le Brun en 1787 - Château de Versailles - A l'origine, dans le berceau se trouvait peint Madame Sophie décédée à l'âge de 11 mois.

Mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche

Pour consolider l'alliance franco-autrichienne, Florimond-Claude de Mercy-Argenteau négocie le mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche.

Florimond-Claude de Mercy-Argenteau essaie vainement de refréner les goûts dispendieux de la jeune femme devenue reine.

Louis XVI épouse dans la chapelle royale à Versailles le 16 mai 1770 Marie-Antoinette d'Autriche, fille de François III Étienne de Lorraine et de Marie-Thérèse de Habsbourg. Leurs enfants sont :

Cette union est la concrétisation d'une alliance visant à améliorer les relations entre le royaume de France et l'Autriche. Le mariage ne sera consommé que 7 ans plus tard.

Lors de ce mariage, Marie-Louise de Savoie-Carignan rencontre Marie-Antoinette d'Autriche.

L'Opéra Royal est inauguré à Versailles à l'occasion du festin royal.

Le 31 mai 1770, un feu d'artifice est tiré sur la future place de la Concorde à Paris pour le mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche.

Les décorations en bois prennent feu.

La foule applaudit, lorsque les cris des ouvriers, périssant au milieu des flammes, l'avertissent.

Un mouvement de terreur se déclenche parmi les 100 000 de spectateurs qui entourent les échafaudages

Le principal débouché de cette place, la rue royale est alors en construction. Elle est encombrée de matériaux, des fossés profonds sont demeurés ouverts.

Une demi-heure est nécessaire pour que la foule s'écoule.

On trouva 133 cadavres et un grand nombre de blessés. Lorsqu'on a recueilli tous ceux qui sont tombé dans les fossés et tous ceux qui sont étouffés dans d'autres endroits encombrés, on porte à 1 200 le nombre de victimes.

Louis Antoine de Gontaut-Biron est pris dans la bagarre et va périr étouffé. Des soldats des gardes le reconnaissent dans cette foule affolée. Aussitôt ces braves font à leur vieux colonel un rempart de leur corps et, au prix de mille périls, le tirent de la presse sain et sauf.


Louis XVI en costume de sacre

Sacre de Louis XVI

Gaspard de Clermont-Tonnerre Duc et Pair de France

Jean-François-Joseph de Rochechouart, pair du royaume, et l'évêque de Beauvais cherchent le roi pour le conduire à la cathédrale.

Louis XVI est sacré en la cathédrale de Reims le 11 juin 1775.

Il est organisé par Gaspard-Louis Rouillé d'Orfeuil.

Charles X de France assiste au sacre de son frère.

Il représente Louis XVII, Duc de Normandie et Pair du Royaume.

Gaspard de Clermont-Tonnerre en sa qualité de doyen des maréchaux du royaume, a l'honneur de tenir pendant la cérémonie, comme il est d'usage, Joyeuse, l'épée de Charlemagne.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord assiste à ce sacre.

Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord, son oncle, y assiste comme coadjuteur de l'évêque consécrateur.

Charles-Daniel de Talleyrand-Périgord, son père, y assiste comme otage de la sainte Ampoule.

Jean-Louis-Roger de Rochechouart est l'un des 4 otages de la Sainte Ampoule.

Louis XVI, à cette occasion, élève Gaspard de Clermont-Tonnerre à la dignité de Duc et de Pair de France.

Jean-Louis-Roger de Rochechouart est reçu chevalier des ordres du roi en 1775.



Naissance de Louis XVII

Louis XVII Duc de Normandie

Louis-Charles de France ou Louis XVII naît au château de Versailles le 27 mars 1785, fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche.

Il reçoit le titre de Duc de Normandie.

Il passe sa première enfance à Versailles, avec sa nourrice Agathe de Rambaud et Louise-Élisabeth de Croÿ de Tourzel comme gouvernante.



Mort de Louis Joseph de France

Louis XVII Dauphin de France

Louis Joseph de France, le petit dauphin, meurt le 4 ou le 9 juin 1789 de fièvre lente. Pour éviter la dépense, on sacrifie le cérémonial de Saint-Denis.

Deuxième fils de Louis XVI, Louis XVII devient Dauphin de France.



Installation forcée de la famille royale aux Tuileries

Du Palais-Royal part le 5 octobre 1789 une députation qui s'élève contre le veto royal.

Le 5 octobre 1789, Louis XVI accepte de signer les décrets consacrant les décisions prises en août :

Le même jour, plusieurs milliers de femmes partent du Palais-Royal et marchent sur le château de Versailles en réclamant du pain.

Thomas de Mahy se fait remarquer en proposant de réunir des hommes et des chevaux afin de protéger Versailles et Louis XVI des émeutiers, ce qui échoue.

Le 6 octobre 1789, les émeutières contraignent la famille royale à quitter Versailles et ramènent au palais des Tuileries, sous bonne escorte :

Thomas de Mahy escorte Louis XVI et sa famille jusqu'à Paris afin de le protéger de la foule agitée.

Marie-Louise de Savoie-Carignan et Marie-Joséphine-Louise de Savoie rentrent à Paris avec l'ensemble de la famille royale.

Marie-Louise de Savoie-Carignan reste l'un des derniers soutiens de Marie-Antoinette d'Autriche et leur amitié s'en trouve renforcée.

Thomas de Mahy et sa famille s'installent dans un pied à terre mis à leur disposition par Monsieur Le Roy de la Roullé, ancien conseiller au Parlement de Paris et fidèle ami de la famille.

Il leur propose d'ailleurs de venir le rejoindre en Auvergne mais Thomas de Mahy reste à Paris.

Ayant été influencé par la lecture des philosophes, Charles Marie Casimir de Saulx est bien disposé pour une libéralisation du régime mais il désapprouve les atteintes au roi telles celles des Journées des 5 et 6 octobre 1789.



Fuite de la famille royale

Louis XVI déguisé en valet quitte Paris le 20 juin 1791.

Il est accompagné de :

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul est Colonel du régiment Royal Dragons en 1791.

En 1791, Charles César de Damas est en garnison à Saint-Mihiel mais son régiment ne compte plus guère que 80 hommes, en raison de la désorganisation de l'armée.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul, sur ordre du marquis de Bouillé, charge Charles César de Damas d'assurer la sécurité du roi entre Clermont-en-Argonne et Varennes-en-Argonne.

Cantonné à Clermont-en-Argonne, la troupe de dragons Charles César de Damas se fait remarquer et attire les soupçons de la population qui alerte celle de Varennes-en-Argonne où le roi est arrêté.

Lorsqu'arrive la berline de la famille royale, Charles César de Damas d'Antigny ne peut rien faire, à cause de l'entêtement du Roi et de la Reine, qui refusent la discrétion, et ensuite refusent de lui confier Louis XVII, que Charles César de Damas d'Antigny veut protéger en priorité.

Ils sont arrêtés à Varennes-en-Argonne le 21 juin 1791 malgré la présence de 60 hussards de Lauzun commandés par le sous-lieutenant Röhrig.

Charles César de Damas propose au roi de le faire enlever mais celui-ci refuse et se laisse reconduire à Paris, non sans risque pour la vie de sa famille.

Au matin du 22 juin 1791, Charles César de Damas est arrêté, détenu à Verdun, puis à La Merci, à Paris, décrété d'accusation.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul est arrêté à Varennes avec le roi

Une déclaration, laissée par Louis XVI à Paris, stigmatisant les Jacobins et leur emprise croissante sur la société française, est bloquée par l'Assemblée et ne sera jamais diffusée dans son intégralité.

Les caricaturistes révolutionnaires s'en donnent à cœur joie.

Un mouvement important parmi les révolutionnaires commence à réclamer le départ du roi.

Les Cordeliers rédigent plusieurs pétitions contre lui, soutenus par des journaux comme Le Républicain.

Les Jacobins décident de suivre les Cordeliers, ce qui crée une rupture en leur sein.

Une partie de leurs membres créent le club des Feuillants.

Alexandre de Beauharnais fait parti des Jacobins qu'il préside.

Alexandre de Beauharnais occupe le fauteuil de la présidence de l'assemblée constituante lors de la fuite du roi.



Louis XVII Prince royal

Louis XVII est appelé Prince royal à partir du 14 août 1791.


Louis XVII par Alexandre Kurchaski – 1792 -.Château de Versailles

Première constitution

Louis XVII Prince royal

La Constitution française est promulguée par l'assemblée nationale le 3 septembre 1791.

Ce texte transfère la souveraineté du Roi à la Nation.

Les prérogatives du roi deviennent les prérogatives de la nation que le Roi exerce au nom de cette dernière.

Fondée sur les principes de la souveraineté de la Nation et de la séparation des pouvoirs ou, plus précisément, de la balance des pouvoirs, elle institue en France une monarchie constitutionnelle.

Louis XVI n'est plus roi par la grâce de Dieu, mais roi des Français, c'est-à-dire non plus un souverain de droit divin, mais en quelque sorte le chef, le premier représentant du peuple français.

Il conserve la totalité des pouvoirs exécutifs, qu'il exerce en vertu de la loi humaine.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est signataire de cette Constitution.

Elle est acceptée par Louis XVI le 13 septembre 1791.

Cette constitution maintient en outre le changement du titre du dauphin en prince royal.

Le 14 septembre 1791, Louis XVI jure fidélité à ladite constitution.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul recouvre la liberté lors de cette acceptation.

Chevalier d'honneur de Marie-Antoinette d'Autriche, Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul restera auprès d'elle jusqu'à son incarcération à la prison du Temple.


Louis XVI traversant les rangs des troupes défendant le palais des Tuileries avec Augustin-Joseph de Mailly avant les combats du 10 août 1792 - par Yan' Dargent

Suspension de Louis XVI

Emprisonnement de la famille royale

Le 9 août 1792, quand Augustin-Joseph de Mailly apprend les dangers qui environnent la famille royale, il se rend aux palais des Tuileries.

François-Athanase Charette de La Contrie revient en France pour défendre la famille royale aux Tuileries, le 10 août 1792.

Le 10 août 1792 le bataillon d'Henri Gatien Bertrand se porte aux Tuileries pour défendre la royauté constitutionnelle.

Augustin-Joseph de Mailly se voit confier par le roi le commandement des troupes devant défendre les Tuileries.

Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara, revenu à Paris, assiste au 10 août aux côtés de Louis XVI.

Le 10 août 1792, la foule envahit le palais des Tuileries. La défense est balayée, et Augustin-Joseph de Mailly échappe au massacre et reçoit de l'aide pour s'enfuir.

François-Athanase Charette de La Contrie échappe au massacre.

La prise des Tuileries choque particulièrement Charles-François Lebrun qui reste royaliste.

Marie-Louise de Savoie-Carignan suit la famille royale qui se réfugie à l'Assemblée législative.

Louis XVI est suspendu par l'Assemblée législative. La déchéance du roi est prononcée.

Louis XVI confie à Aimar-Charles-Marie de Nicolaï les sceaux de France, en lui demandant de les remettre plus tard au dauphin.

Louis XVI, Marie-Antoinette d'Autriche et Louis XVII sont emprisonné à la Prison du Temple. Marie-Louise de Savoie-Carignan fait partie du convoi.

Louis XVII est confié à la garde de son père qui poursuit son éducation.

Nicolas de Luckner perd toute sa popularité et est regardé comme suspect après le 10 août 1792.

Augustin-Joseph de Mailly est dénoncé puis arrêté peu de jours après sa fuite et conduit devant la section, qui veut l'envoyer à la prison de l'Abbaye. Son passé, son âge et ses idées généreuses du temps des Lumières, font qu'un commissaire réussit à s'y opposer. Augustin-Joseph de Mailly échappe donc de peu aux massacres de Septembre dans cette prison.

Augustin-Joseph de Mailly se réfugie avec sa famille dans leur château de Mareuil-Caubert, près d'Abbeville.

Sur le chemin du retour, François-Athanase Charette de La Contrie est arrêté à Angers et relâché grâce à l'intervention de Charles François du Perrier du Mouriez.


Éxecution de Louis XVI

Condamnation à mort de Louis XVI

Mort de Louis XVI

Louis XVII Roi de France

Le 15 janvier 1793, lors d'un premier vote, Louis XVI est déclaré coupable par 707 voix pour 718 votants.

La Convention nationale se réunit au manège du château des Tuileries, en séance permanente les mercredi 16 et jeudi 17 janvier 1793.

La Convention nationale procède à un scrutin rectificatif le 18 janvier 1793.

Le vote nominal, suivi d'une justification des votants à la tribune, donne 387 votes pour la peine de mort, dont 26 demandant un éventuel sursis.

Charles-François Delacroix, Jean-Baptiste Robert Lindet, Pierre Joseph Cambon, Antoine Christophe Saliceti et Lazare Carnot vote la mort de Louis XVI.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès ne vote pas la mort, mais demande que Louis XVI soit gardé en otage jusqu'à la paix, et qu'en cas d'invasion du territoire, il soit exécuté.

Joseph Fouché voter la mort de Louis XVI et bascule vers les bancs des Montagnards.

La majorité requise étant de 361 voix, Louis XVI le roi est condamné à mort pour un unique vote.

Ce scrutin ne souffre cependant pas de contestations du fait de sa nature nominale.

On commence à le surnommer Louis le dernier.

Marie-Thérèse de France commence à écrire ses mémoires peu avant l'exécution de son père.

Louis XVI meurt le 21 janvier 1793, guillotiné à Paris sur la place de la Révolution, ancienne place Louis XV, aujourd'hui place de la Concorde.

Les bourreaux veulent dépouiller Louis XVI de ses habits. Il les repousse fièrement, se déshabille lui-même et défait le col de sa chemise.

Ils veulent lui lier les mains. Cette dernière humiliation le révolte : Que prétendez-vous ?, demande-t-il. " Vous lier ", lui est-il répondu. Louis XVI reprend : Me lier ? Non, je n'y consentirai jamais. Faites ce qui vous est commandé, mais vous ne me lierez pas ; renoncez à ce projet. Avec un mouchoir, Sire demande le bourreau Sanson avec respect, montrant un morceau de soie.

Louis XVI, qui n'avait plus été appelé Sire depuis bien longtemps, accuse le coup. Il hésite quand il se tourne vers son confesseur. Les bourreaux vont l'empoigner quand l'abbé Henri Edgeworth de Firmont lui dit : Sire, dans ce nouvel outrage je ne vois qu'un dernier trait de ressemblance entre Votre Majesté et le Dieu qui va être votre récompense.

Louis XVI lève les yeux au ciel : Assurément, dit-il, il ne faut rien de moins que son exemple pour que je me soumette à un tel affront. Et se tournant vers les bourreaux : Faites ce que vous voudrez, je boirai le calice jusqu'à la lie. Il se laisse dès lors lier les mains et couper les cheveux. S'appuyant sur l'abbé Henri Edgeworth de Firmont il monte calmement les marches qui conduisent à l'échafaud. L'abbé Henri Edgeworth de Firmont craint que le courage commence à lui manquer, et il ajoute, ému : Fils de Saint-Louis, montez au Ciel !

Mais, parvenu au pied de la guillotine, Louis XVI, placide, considère un instant les instruments de son supplice et demande si les tambours s'arrêteront de battre. Il s'avance pour dire : Je meurs innocent des crimes qu'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez verser ne retombe pas sur la France.

Il veut poursuivre mais les tambours couvrent ses dernières paroles. On crie aux bourreaux de faire leur office. Le roi déchu redevint silencieux, et n'oppose plus aucune résistance à l'exécution.

Le couperet siffle à 10 heures 22, sous les yeux de 5 ministres du conseil exécutif provisoire et de quelques autres personnes, invitées par le ministre de la Marine dans son bureau, pour assister à l'exécution.

Il est inhumé au cimetière de la Madeleine, rue d'Anjou-Saint-Honoré.

Louis XVII est séparé de Louis XVI, le matin du 21 janvier 1793.

En vertu du principe selon lequel la continuité dynastique est automatique en France, Louis XVII succède à son père et devient Roi de France.

Il est reconnu comme tel par Louis XVIII alors émigré à Hamm, près de Düsseldorf en Westphalie.

Les Vendéens et les Chouans, mais aussi de fidèles royalistes dans d'autres provinces, se battront et mourront en son nom. Leurs étendards portent l'inscription : Vive Louis XVII.

Le jeune Louis XVII est confié à sa mère, également emprisonnée au Temple.


Jugement de Marie-Antoinette d'Autriche

Louis XVII enlevé à Marie-Antoinette

Louis XVII est enlevé à Marie-Antoinette d'Autriche, sa mère, le 3 juillet 1793 et mis sous la garde du cordonnier Antoine Simon et de sa femme qui résident au Temple.

L'intention des Jacobins est alors d'en faire un petit citoyen ordinaire et de lui faire oublier sa condition royale.

Louis XVII est alors impliqué dans le procès de sa mère, Marie-Antoinette.

On lui fait signer une déclaration de reconnaissance d'inceste, pour ajouter un chef d'accusation contre sa mère et pour faire suite à un gonflement de testicule constaté sur lui.

Simon, qui s'occupe de l'enfant, est jugé par les historiens comme étant un personnage grossier. Mais tant que le jeune Louis resta sous sa garde, il fut relativement bien traité.

Chargé par les princes d'une mission importante, Aymard-Charles-François de Nicolaï rentre en France au moment où s'instruit le procès de Marie-Antoinette, et sollicite de la Convention l'honneur de la défendre. Il est arrêté pour cela.



Mort de Marie-Antoinette d'Autriche

L'issue de la bataille de Wattignies est perçue comme très incertaine à Paris au point de précipiter l'exécution de la reine.

Marie-Antoinette d'Autriche meurt le 16 octobre 1793, guillotinée.

Louis XVII, le Dauphin, Marie-Thérèse de France et sa tante Élisabeth Philippine de France, ne peuvent être jugés pour des crimes politiques dont ils sont innocents. Ils seront dès lors poursuivis pour ce qu'ils représentent et non pour ce qu'ils sont.

Marie-Thérèse de France reste seule avec Élisabeth Philippine de France, sa tante paternelle, et Louis XVII, son jeune frère.



Louis XVII Prisonnier au secret

Antoine Simon est rappelé à ses fonctions municipales en janvier 1794.

Louis XVII est alors enfermé au secret dans une chambre obscure, sans hygiène ni secours, pendant 6 mois.

Son état de santé se dégrade, il est rongé par la gale et vit accroupi. Sa nourriture lui est servie à travers un guichet et personne ne lui parle ni ne lui rend visite.

Ces conditions de vie entraînent une rapide dégradation de son état de santé.


Exécution de Robespierre, Saint-Just, Couthon et Dumas

Complot du 9 Thermidor An II

Mort de Maximilien de Robespierre

Fin de la Terreur

Le Comité de salut public s'est divisé. Maximilien de Robespierre n'y paraît plus depuis plus d'un mois.

Collot d'Herbois, Billaud-Varenne, Carnot se sentent menacés et prennent contact avec d'autres groupes :

Le 5 thermidor An II soit le Bertrand Barère est à l'origine de la réunion de réconciliation des deux comités, réconciliation acceptée, semble-t-il, par Couthon et Saint-Just mais rejetée par Maximilien de Robespierre.

Au cours de la nuit du 8 et 9 Thermidor An II soit les 26 et 27 juillet 1794, se battant avec énergie pour sauver sa vie, Joseph Fouché joue un rôle décisif, dans les négociations avec les chefs de la Plaine, leur promettant la fin de la Terreur pour prix de leur alliance.

Modéré de cœur comme de raison, Lazare Carnot prend position contre Maximilien de Robespierre et Saint-Just.

Le 8 thermidor An II soit les 26 juillet 1794, Bertrand Barère adopte une attitude attentiste, tentant de jouer les conciliateurs.

Au soir du 9 Thermidor An II soit le 27 juillet 1794 Bertrand Barère présente le décret mettant ses partisans de Maximilien de Robespierre, hors la loi, mesure qui va largement contribuer à paralyser l'insurrection.

Maximilien de Robespierre Saint-Just, Couthon et Dumas meurent le 28 juillet 1794 exécutés.

La Grande Terreur s'achève par l'élimination des Robespierristes, du 9 au 12 thermidor an II soit du 27 au 30 juillet 1794.

Bertrand Barère, c'est la Plaine, ralliée au gouvernement révolutionnaire tant que celui-ci lui semble indispensable pour sauver la Révolution, mais désireuse d'effacer terreur et dictature dès lors que la Révolution lui semble sauvée.

Joseph Fouché est marginalisé.

Le sort de Louis XVII s'améliore relativement, même s'il demeure prisonnier dans la tour du Temple.

Thérésa Cabarrus est surnommée Notre-Dame de Thermidor parce qu'elle a poussé Tallien, le conventionnel, son amant d'alors, à renverser Maximilien de Robespierre.

Charles-François Delacroix se rallie à la réaction thermidorienne, et est envoyé en mission en Ardennes.



Mort de Louis XVII

Louis XVIII Roi de France

Louis XVII meurt dans sa prison le 8 juin 1795, des suites de mauvais traitements et probablement d'une péritonite tuberculeuse.

Une autopsie est pratiquée en prison sur le corps du jeune prince et son cœur est conservé par le chirurgien Philippe-Jean Pelletan. Le corps est alors inhumé au cimetière Sainte-Marguerite, puis recouvert de chaux vive.

Les ossements n'ont jamais été retrouvés et ceux dégagés au XIXe siècle au cimetière Sainte Marguerite, proviennent de plusieurs squelettes, dont un crâne d'un jeune adulte d'au moins 18 ans.

Selon l'historien Georges Bordonove, dans son Louis XVII et l'énigme du Temple, et selon Louis Hastier, Louis XVII serait mort non pas en 1795 mais plutôt entre le 1er et le 3 janvier 1794. Sa mort aurait entraîné la révocation de Simon et le remplacement de Louis XVII par un enfant qui, lui, serait mort en 1795.

Cette hypothèse est aujourd'hui dépassée. Des analyses génétiques par comparaison d'ADN mitochondrial, pratiquées par le professeur Jean-Jacques Cassiman de la KU Leuven en Belgique, et par le docteur Berndt Brinkmann de l'université allemande de Muenster, sur le cœur du présumé Louis XVII, et des cheveux de Marie-Antoinette, ont démontré en 2000, qu'il appartient bien à un descendant de cette dernière.

Louis XVIII est reconnu comme roi de France par certaines puissances européennes.

Charles X de France est alors appelé Monsieur frère du Roi.


Henri d'Artois

Vers une troisième Restauration

Réitération du Manifeste du drapeau blanc

Avènement de la République

En 1873, les droites monarchistes appellent de leurs vœux une société de l'ordre.

L'accès au trône d'Henri d'Artois semble inéluctable.

Ses partisans font même réaliser une série de carrosses, visibles aujourd'hui au Château de Chambord, pour son entrée à Paris

Des monnaies à son effigie sont frappées.

Il est prévu que Patrice de Mac Mahon mène Henri d'Artois à l'Assemblée nationale pour l'y faire reconnaître roi par acclamation.

Frédéric Alfred Pierre de Falloux s'oppose aux idées conservatrices d'Henri d'Artois et s'efforce, en vain, et contre l'avis de l'héritier des Bourbons, de négocier la fusion entre les légitimistes et les orléanistes.

Henri d'Artois réitéré par lettre le 23 octobre 1873 son refus d'abandonner le drapeau blanc, ruinant les espoirs d'une restauration monarchique rapide.

Le 27 octobre 1873, Henri d'Artois écrit de Salzbourg à Pierre-Charles Chesnelong dans une lettre publiée par l'Union que son ambition est : d'assurer avec énergie le règne de la loi, et surtout de ne pas craindre d'employer la force au service de l'ordre et de la justice.

Ce souci d'ordre n'empêchera pas le prince de s'intéresser aussi de très près aux questions sociales.

Charles Maurras écrira plus tard: Henri d'Artois a été prêtre et pape de la royauté plutôt que roi.

Peut-être Henri d'Artois a-t-il simplement compris qu'une monarchie relevée par quelques voix seulement de majorité, donc menacée à chaque élection, et sans que soit tranchée la question de la succession au trône, serait trop fragile, au point de s'effondrer à la moindre occasion.

Certains avancent que c'est en réalité Marie Thérèse de Modène, épouse d'Henri d'Artois, femme timide et au physique ingrat, qui pousse son mari à refuser la couronne car elle ne veut absolument pas devenir reine de France.

Mr le marquis de la Franquerie, dans son ouvrage "Le caractère sacré et divin de la France", avance que Henri d'Artois aurait appris et cru que Louis XVII, son cousin, aurait été subtilisé en prison et, sous le nom de Naundorff, aurait eu des descendants. Cette thèse est infirmée par le témoignage du comte de Chambord lui-même qui, dans son Journal traite Naundorff, comme les autres "faux dauphins", avec un immense mépris.

Les orléanistes, partisans de la Monarchie de juillet constitutionnelle, et certains légitimistes dépités décident alors d'attendre la mort d'Henri d'Artois pour présenter Louis Philippe Albert d'Orléans, un candidat plus diplomate.

Pour ce faire, le 9 novembre 1873, l'Assemblée décide de porter le mandat présidentiel à 7 ans.

La République est envisagée comme un mode de gouvernement temporaire.



Cœur de Louis XVII à la basilique de Saint-Denis

Le cœur de Louis XVII change plusieurs fois de main à titre de relique avant d'être placé, en 1975, dans la crypte royale de la basilique de Saint-Denis.


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