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Événements contenant la ou les locutions cherchées



145 événements affichés, le premier en 987 - le dernier en 1862


Hugues Ier Capet Hugues Ier Capet

Accusation de trahison contre Adalbéron

Mort de Louis V le Fainéant Roi des Francs

Hugues Capet Roi de France

Sacre d'Hugues Capet

Louis V le Fainéant assiège Reims en mars 987.

Louis V le Fainéant convoque un plaid, une assemblée de Francs, à Compiègne pour le 18 mai 987 pour juger Aldalbéron, l'archevêque de Reims.

Il l'accuse d'avoir soutenu l'empereur Otton II le Roux dans sa querelle contre Lothaire II de France.

Après seulement 15 mois sur le trône, la veille de la réunion, Louis V le Fainéant meurt sur les terres d'Hugues Capet dans la forêt de Cuise près de Compiègne le 18 ou le 21 ou le 22 mai 987 d'une chute de cheval durant une chasse.

Il est inhumé dans l'abbaye Sainte-Corneille de Compiègne.

Louis V, dernier roi Carolingien, n'a pas de descendance male.

Son plus proche parent est Charles Ier le Gros, Duc de Basse-Lotharingie, son oncle qui n'a pas été associé au règne de son frère Lothaire II de France.

L'assemblée des Grands se réunit en juin 987 à Senlis pour discuter de la succession au trône de France.

Allié au comté de Nantes contre celui de Rennes, Geoffroy Ier Grisegonelle, par crainte des entreprises du Comte de Blois, est porté à l'alliance avec Hugues Capet.

Il est un des artisans de son avènement.

Eudes Ier de Blois soutient en coulisse Charles Ier le Gros et agit en liaison étroite avec son cousin Herbert IV de Vermandois le Jeune.

La situation se retourne en faveur d'Adalbéron.

L'archevêque de Reims prononce un discours rapporté par Richer en défaveur du Carolingien.

Il plaide en faveur de la candidature d'Hugues, Duc des Francs, issu du lignage des Robertides.

Conseiller d'Adalbéron, l'archevêque de Reims, Gerbert, futur Sylvestre II, soutient également la candidature d'Hugues Capet.

Les Grands élisent Hugues Capet le 1 juillet 987.

Albert Ier de Vermandois s'oppose à l'élection d'Hugues Capet, mais doit se soumettre.

Par solidarité carolingienne, Arnould II de Flandre soutient Charles Ier le Gros et son fils Othon face à Hugues Capet, et ne reconnaît pas le roi élu.

Le 3 juillet 987, dans la vieille cathédrale de Noyon, Hugues Capet devient Roi des Francs sous le nom d'Hugues Ier.

Il est sacré par l'évêque de Reims, Adalbéron, selon un rituel germanique inauguré par Pépin III le Bref en 751.

L'avènement d'Hugues Capet marque la vraie naissance de la France.

Au moment de son sacre, Hugues Ier est un homme mûr de 47 ans, issu de la famille des Robertiens qui domine la Francie (région entre Meuse et Loire) depuis un siècle.

Il est :

Le surnom de Capet vient du mot cappa , " chape ", et désigne le porteur d'un petit manteau.

Hugues et son père étant abbés laïques de nombreuses abbayes, peut-être le surnom fait-il allusion à ses nombreuses chapes d'abbés, dont celle, prestigieuse entre toutes, de Saint-Martin-de-Tours.

Au XIIe siècle, la chape étant devenue un chaperon ou chapeau, Hugues Capet fut considéré comme "l'homme au chapeau" et la légende, appuyée sur cette fausse étymologie, naquit, selon laquelle il n'avait pas pu ou voulu recevoir la couronne.

Le surnom fait sa première apparition vers 1030 dans la chronique d'Adémar de Chabanne, il s'applique alors au père d'Hugues Capet, le Duc Hugues Ier.

Il ne qualifie Hugues Capet qu'au début du XIIe siècle et le terme " capétien " apparaît pour la première fois chez le chroniqueur anglais Raoul de Diceto (Mort en 1202).

Les révolutionnaires le donnèrent par dérision à Louis XVI détrôné (le " citoyen Capet ") et à sa famille.



Liaison de Louis V du Palatinat

Louis V du Palatinat a une liaison.

Leur enfant est :



Fin du Siège de Valenciennes

Henri de Guise-Lorraine reçoit un commandement dans l'armée royale et fait ses premières armes au siège de Valenciennes.

César III Auguste de Choiseul participe à ce siège.

L'usage est de n'attaquer les bastions, demi-lunes et autres ouvrages, que de nuit, afin de ne pas être aperçu de l'ennemi.

Toutefois, contre l'avis des maréchaux, et pour le plus grand étonnement du roi, Sébastien Le Prestre préconise une attaque de jour, pour créer la surprise et ne pas laisser à l'ennemi le temps de récupérer d'une nuit de veille.

Le 17 mars 1677, à 9 heures du matin, deux compagnies de Mousquetaires, une centaine de grenadiers, un bataillon des gardes, un du régiment de Picardie, montent à l'assaut du Grand Couronné, avec la seule intention d'y demeurer.

Mais la surprise est totale, on tue et poursuit l'ennemi.

Les mousquetaires baissent le pont-levis qui relie l'ouvrage aux autres, et pénètrent de retranchement en retranchement, à la suite des assiégés.

Avant que le roi ne soit seulement informé que le premier ouvrage est tombé, les mousquetaires sont déjà dans la ville et progressent de maison en maison.

Le conseil de la ville s'assemble et envoie des députés auprès du roi.

Celui-ci fait prisonnière toute la garnison et, encore étonné d'en être maître, entre dans Valenciennes.

Jean-Aymard de Nicolaï, âgé de 21 ans, sert comme guidon dans la compagnie des mousquetaires du roi.

Peu de jours avant l'assaut, Louis XIV, qui dirige en personne les travaux du siège, lui annonce qu'il lui accorde la survivance de la première présidence laissée vacante par la mort de son frère aîné, et lui enjoint de quitter immédiatement l'armée pour occuper son nouveau poste.

J'accepte avec reconnaissance les dons de Votre Majesté, répondit-il, mais qu'elle me permette d'y mettre une condition : ne quitter l'armée que lorsque la ville sera prise.

Le jour de l'assaut Jean-Aymard de Nicolaï, escaladant les remparts de Valenciennes, y plante le guidon de sa compagnie.

En souvenir, le roi l'autorise à se présenter à la cour dans n'importe quelle résidence royale, et lui accorde même les entrées de Marly, dérogeant ainsi à la loi qu'il s'est faite de ne point y recevoir de magistrats.

Louis XV et Louis XVI accorderont privilèges à son fils et son petit-fils.



Mariage de François III Étienne de Lorraine avec Marie-Thérèse de Habsbourg

François III Étienne de Lorraine épouse le 12 février 1736 Marie-Thérèse de Habsbourg, fille de Charles VI de Habsbourg et d'Élisabeth Christine de Brunswick-Wolfenbüttel. Leurs enfants sont :

Marie-Thérèse est une épouse très amoureuse. On l'a dite parfois envahissante!

Ils sont les fondateurs de la Maison de Habsbourg-Lorraine.

Les époux vont ensuite prendre possession de la Toscane où ils ne restent que 3 mois.

Marie-Thérèse décide qu'elle sera la marraine de la fille aînée de chacun de ses enfants, qui tous devront donner à leur fille aînée le prénom de leur grand-mère.



Mariage de Louis-Ferdinand de France avec Marie-Josèphe de Saxe

Louis-Ferdinand de France est veuf de Marie-Thérèse-Raphaëlle d'Espagne. La raison d'état oblige Louis-Ferdinand de France à avoir des enfants mâles aptes à accéder au trône.

Louis-Ferdinand de France épouse à Versailles le 9 février 1747 Marie-Josèphe de Saxe, fille de Frédéric-Auguste II de Saxe et de Marie-Josèphe d'Autriche. Leurs enfants sont :

Louis-Ferdinand de France, toujours attaché à Marie-Thérèse-Raphaëlle d'Espagne, ne montre d'abord à la jeune princesse allemande que froideur voire mépris.

Mais Marie-Josèphe de Saxe est une femme d'un esprit supérieur et est soutenue par ses belles-sœurs.

Anne-Henriette de France se prend d'affection pour Marie-Josèphe de Saxe et, avec succès, s'emploie à faire changer les sentiments de Louis-Ferdinand de France, son frère.

Conseillée par son oncle le Maréchal de Saxe, Marie-Josèphe de Saxe apprivoise son mari, modère ses excès de dévotion et de rigueur morale tout en étant elle-même très pieuse. Leur couple sera finalement très uni.



Naissance de Louis XVI

Louis-Auguste de France, futur Louis XVI, naît le 23 août 1754, fils de Louis-Ferdinand de France et de Marie-Josèphe de Saxe.

Il porte le titre de Duc de Berry.

Louis XVI est élevé dans une éducation religieuse stricte et est formé à des principes conservateurs sous la tutelle du duc de La Vauguyon.

Élève studieux, il se passionne pour plusieurs disciplines scientifiques et révèle dans ses temps de loisirs un talent caché pour la serrurerie.


Victor Riqueti de Mirabeau

Publication de l'Ami des hommes ou Traité sur la population

En 1756, Victor Riqueti de Mirabeau débute la parution de l'Ami des hommes ou Traité sur la population : l'ouvrage va contribuer à la renommée de son auteur comme économiste politique.

Il y paraphrase en partie François Quesnay (1694-1774) et ses amis de l'école des Physiocrates.

D'après lui, la vraie richesse ne consiste que dans la population. Or la population dépend de sa subsistance, et la subsistance ne se tire que de l'agriculture. Ainsi tout dépend de l'agriculture : elle reste le premier des arts. Il se range derrière l'idée que Plus vous faites rapporter à la terre et plus vous la peuplez.

Louis-Ferdinand de France qualifie l'ouvrage de Victor Riqueti de Mirabeau : l'Ami des hommes, de bréviaire des honnêtes gens et le cite sans cesse. Il veut même confier l'éducation du futur Louis XVI à Victor Riqueti de Mirabeau, mais finalement un militaire très catholique et conservateur lui est préféré.



Mort de Louis de France

Louis de France, Duc de Bourgogne, fils aîné de Louis-Ferdinand de France, enfant précoce et prometteur, meurt en 1761.

Cela cause à Louis-Ferdinand de France un immense chagrin. Il ne reporte pas son affection sur Louis-Auguste de France, son fils suivant le futur Louis XVI mais sur Louis-Stanislas, le cadet, plus ouvert et spirituel, le futur Louis XVIII.

Marie Louise de Bourbon-Parme est alors promise à Charles IV d'Espagne.



Naissance de Charles Alain Gabriel de Rohan-Guémené

Charles Alain Gabriel de Rohan-Guémené naît au château de Versailles le 18 janvier 1764, fils d'Henri Louis Marie de Rohan-Guémené et de Victoire Armande Josèphe de Rohan.

Il est baptisé le jour même à Notre Dame.

Son parrain est Charles de Rohan-Soubise, son grand-père maternel.

Sa marraine est Julie Louis-René-Édouard de Rohan-Guémené, son arrière-grand-mère maternelle.

Son éducation est confiée à Marguerite Laurent, la femme de Jean-Baptiste Cant Hanet dit Cléry, valet de Louis XVI.


Allégorie de la mort du Dauphin Louis-Ferdinand de France - par Louis Jean François Lagrenée – 1765 - huile sur toile de 129 x 97 cm - Musée national du château de Fontainebleau

Mort de Louis-Ferdinand de France Dauphin de France

Louis-Ferdinand de France confie à Jean-Aymard II de Nicolaï ses instructions secrètes qui ne devront être soumises à Louis XVI, son fils, que le jour ou ce dernier montera sur le trône.

Aimar-Chrétien-François-Michel de Nicolaï est si proche de Louis-Ferdinand de France et de Marie-Josèphe de Saxe que la cour pense qu'il serait nommé Premier ministre à l'avènement du prince.

Dans son testament, Louis-Ferdinand de France recommande à Louis XVI, la famille de Nicolaï qui a été de tout temps fidèle et dévouée à la nôtre.

Paul d'Albert de Luynes est ami de Louis-Ferdinand de France.

Il l'assiste dans ses derniers moments.

Louis-Ferdinand de France, Dauphin de France, meurt au château de Fontainebleau le 20 décembre 1765, de la tuberculose.

Il est inhumé dans la cathédrale Saint-Étienne à Sens.

Sa vie morale irréprochable édifie, Louis XV, son père.

Le bruit court qu'Étienne-François de Choiseul l'a fait empoisonner.

Louis XVI devient alors l'héritier au trône de France et devient le Dauphin.



Port-Vendres Port en eau profond

Louis XVI confie à Augustin-Joseph de Mailly l'installation d'un port puissant et fortifié qui, sans pour autant négliger Collioure, soit capable d'assurer enfin un trafic régulier avec l'Europe entière, voire jusqu'aux Indes lointaines et jusqu'aux Amériques.

De 1770 à 1785 Augustin-Joseph de Mailly :


Anne-Claudine-Louise d'Arpajon

Anne-Claudine-Louise d'Arpajon Dame d'honneur de Marie-Antoinette d'Autriche

Arrivée de Marie-Antoinette d'Autriche

Anne-Claudine-Louise d'Arpajon est nommée dame de compagnie de Marie-Antoinette d'Autriche.

Anne-Claudine-Louise d'Arpajon part à sa rencontre à la frontière avec l'ensemble de l'entourage français à l'arrivée de la dauphine en France le 7 mai 1770.

Elle a la responsabilité de veiller à ce que la dauphine à Versailles respecte bien les us et coutumes de la cour de Versailles.

Marie-Antoinette d'Autriche ne lui accorde pas sa faveur, ayant le sentiment de ne pouvoir faire tout ce qu'elle aurait aimé, et lui donne le surnom de Madame l'Étiquette.

Philippe de Noailles et Anne-Claudine-Louise d'Arpajon occupent une position éminente à la cour de Louis XVI.


Marie Antoinette et ses enfants - par Élisabeth Vigée Le Brun en 1787 - Château de Versailles - A l'origine, dans le berceau se trouvait peint Madame Sophie décédée à l'âge de 11 mois.

Mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche

Pour consolider l'alliance franco-autrichienne, Florimond-Claude de Mercy-Argenteau négocie le mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche.

Florimond-Claude de Mercy-Argenteau essaie vainement de refréner les goûts dispendieux de la jeune femme devenue reine.

Louis XVI épouse dans la chapelle royale à Versailles le 16 mai 1770 Marie-Antoinette d'Autriche, fille de François III Étienne de Lorraine et de Marie-Thérèse de Habsbourg. Leurs enfants sont :

Cette union est la concrétisation d'une alliance visant à améliorer les relations entre le royaume de France et l'Autriche. Le mariage ne sera consommé que 7 ans plus tard.

Lors de ce mariage, Marie-Louise de Savoie-Carignan rencontre Marie-Antoinette d'Autriche.

L'Opéra Royal est inauguré à Versailles à l'occasion du festin royal.

Le 31 mai 1770, un feu d'artifice est tiré sur la future place de la Concorde à Paris pour le mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche.

Les décorations en bois prennent feu.

La foule applaudit, lorsque les cris des ouvriers, périssant au milieu des flammes, l'avertissent.

Un mouvement de terreur se déclenche parmi les 100 000 de spectateurs qui entourent les échafaudages

Le principal débouché de cette place, la rue royale est alors en construction. Elle est encombrée de matériaux, des fossés profonds sont demeurés ouverts.

Une demi-heure est nécessaire pour que la foule s'écoule.

On trouva 133 cadavres et un grand nombre de blessés. Lorsqu'on a recueilli tous ceux qui sont tombé dans les fossés et tous ceux qui sont étouffés dans d'autres endroits encombrés, on porte à 1 200 le nombre de victimes.

Louis Antoine de Gontaut-Biron est pris dans la bagarre et va périr étouffé. Des soldats des gardes le reconnaissent dans cette foule affolée. Aussitôt ces braves font à leur vieux colonel un rempart de leur corps et, au prix de mille périls, le tirent de la presse sain et sauf.



Naissance de Clément-Wenceslas de Metternich

Clément-Wenceslas-Népomucène-Lothaire ou Clément-Wenceslas de Metternich (en allemand : Klemens Wenzel Nepomuk Lothar Fürst von Metternich-Winneburg zu Beilstein) naît à Coblence dans l'électorat de Trèves le 15 mai 1773, fils de Franz Georg Karl von Metternich et de Marie-Béatrice de Kageneck.

Il est issu de la Maison de Metternich qui fait partie de la haute noblesse rhénane.

Il est le filleul et porte le prénom de Clément Wenceslas de Saxe, archevêque-électeur.

Clément Wenceslas de Saxe est oncle de Louis XVI de France, de Charles IV d'Espagne et de Ferdinand IV de Naples.


Marie-Thérèse de Sardaigne - par Jean-Baptiste-André Gautier d'Agoty - 1775

Mariage de Charles X de France avec Marie-Thérèse de Sardaigne

Marie-Thérèse de Sardaigne arrive au château de Fontainebleau le 14 novembre 1773.

Charles X de France épouse au château de Versailles le 16 novembre 1773 Marie-Thérèse de Sardaigne. Leurs enfants sont :

Ils sont les derniers Bourbon en ligne directe.

Les noces ne semblent convenir à aucun des deux intéressés. Charles devait épouser sa cousine Mademoiselle de Condé. Marie-Thérèse reste muette et lasse durant toutes les fêtes. Elle ne sera pas aimée à la Cour.



Mort de Louis XV de France

Louis XVI Roi de France et de Navarre

Le 26 avril 1774 se déclarent les symptômes de la petite vérole, alors que Louis XV est au Petit Trianon.

Le parlement de Paris envoie le dimanche 1er mai 1774, Nicolas Félix Vandive, conseiller notaire secrétaire de la Maison et Couronne de France, greffier au Grand Conseil, pour s'enquérir de la santé du roi, comme nous l'apprend en son fameux journal le libraire parisien Siméon-Prosper Hardy :

La nouvelle cour du Parlement n'avait pas manqué, suivant l'usage ordinaire, de députer le nommé Vandive, l'un des premiers principaux commis au greffe de la Grand Chambre et de ses notaires secrétaires, pour aller à Versailles savoir des nouvelles de la santé du Roi. Mais ce secrétaire ne pouvoit rendre compte de sa mission à l'inamovible compagnie que le mardi suivant, attendue la vacance accoutumée du lundi 2 mai.

Dans l'indifférence du peuple et la réjouissance d'une partie de la cour, Louis XV de France meurt à Versailles le 10 mai 1774, à 15 heures 30, des suites de sa maladie : septicémie aggravée de complications pulmonaires.

Louis Auguste de France, petit-fils de Louis XV, devient Roi de France et de Navarre le 10 mai 1774 sous le nom de Louis XVI.

Louis XVI décidé d'éloigner la Comtesse Du Barry et la confie aux religieuses de l'abbaye de Pont-aux-Dames. Elle y restera 11 mois, bien traitée par l'abbesse.

À l'avènement de Louis XVI, son beau-frère, Marie-Joséphine-Louise de Savoie devient la seconde dame de France après la reine et reçoit suivant l'usage l'appellation " Madame ".

Sans enfants, sans influence politique, Marie-Joséphine-Louise de Savoie intrigue contre Marie-Antoinette d'Autriche, la reine, mais sans grand succès, tandis que Louis XVIII, son époux, orchestre une véritable campagne de libelles contre Marie-Antoinette d'Autriche.


Jean Frédéric Phélypeaux Comte de Maurepas

Jean Frédéric Phélypeaux Ministre d'État

À l'accession de Louis XVI, Jean Frédéric Phélypeaux devient ministre d'État dès mai 1774.

Il n'est pas nommé principal ministre, mais il a la préséance dans le Conseil.

Lui-même se présente comme le Mentor du jeune roi.

Le comte de Maurepas, note le prince de Montbarrey, le premier 1/4 de son installation, a l'air d'occuper une place qu'il n'a jamais quittée.



Retour de Étienne-François de Choiseul à Paris

À l'avènement de Louis XVI, Étienne-François de Choiseul espère son rappel. Il est expérimenté et populaire et a été l'homme de l'alliance avec l'Autriche.

Marie-Antoinette d'Autriche apprécie Étienne-François de Choiseul et souhaite son retour.

Mais Louis XVI ne lui pardonne pas de s'être vivement opposé à son père, Louis-Ferdinand de France, à propos de l'expulsion des Jésuites en 1764.

Le Roi ne rappelle pas Étienne-François de Choiseul mais, cédant aux instances de la Reine, il met fin à son exil et lui permet de revenir à Paris.

Étienne-François de Choiseul reparaît à la Cour le 12 juin 1774.

À cette date, Maurepas domine le Conseil et Charles Gravier occupe le poste de secrétaire d'État aux Affaires étrangères.

Louis XVI lui réserve un accueil maussade, se bornant à lui dire : Monsieur de Choiseul, vous avez perdu une partie de vos cheveux.

Étienne-François de Choiseul comprend qu'il n'y a rien à espérer et repart dès le lendemain pour Chanteloup.



Guerre des farines

Publication d'un Essai sur la législation et le commerce de grains

Le 19 avril 1775, Jacques Necker publie son Essai sur la législation et le commerce de grains, dans lequel il dénonce la liberté du commerce des grains, préconisée par les physiocrates, au premier rang desquels Morellet et Anne Robert Jacques Turgot.

Énorme succès de librairie, l'ouvrage paraît au moment où Turgot doit faire face à la guerre des farines, violentes émeutes provoquées par sa politique libérale qui facilite les opérations des spéculateurs.

L'ascension de Jacques Necker est soutenue par les habitués du salon de Mme Necker et, plus largement, par le parti philosophique dont Jacques Necker a embrassé plusieurs des doctrines.

Jacques Necker est appuyé auprès de Maurepas, principal conseiller de Louis XVI, par le marquis de Pezay, amant de Mme de Montbarrey, amie intime de Mme de Maurepas, et par la cousine du ministre, la duchesse d'Enville.



Antoine-Chrétien de Nicolaï Maréchal de France

Antoine-Chrétien de Nicolaï, Comte de Nicolaï, est fait Maréchal de France le 24 mars 1775 par Louis XVI.


Louis XVI en costume de sacre

Sacre de Louis XVI

Gaspard de Clermont-Tonnerre Duc et Pair de France

Jean-François-Joseph de Rochechouart, pair du royaume, et l'évêque de Beauvais cherchent le roi pour le conduire à la cathédrale.

Louis XVI est sacré en la cathédrale de Reims le 11 juin 1775.

Il est organisé par Gaspard-Louis Rouillé d'Orfeuil.

Charles X de France assiste au sacre de son frère.

Il représente Louis XVII, Duc de Normandie et Pair du Royaume.

Gaspard de Clermont-Tonnerre en sa qualité de doyen des maréchaux du royaume, a l'honneur de tenir pendant la cérémonie, comme il est d'usage, Joyeuse, l'épée de Charlemagne.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord assiste à ce sacre.

Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord, son oncle, y assiste comme coadjuteur de l'évêque consécrateur.

Charles-Daniel de Talleyrand-Périgord, son père, y assiste comme otage de la sainte Ampoule.

Jean-Louis-Roger de Rochechouart est l'un des 4 otages de la Sainte Ampoule.

Louis XVI, à cette occasion, élève Gaspard de Clermont-Tonnerre à la dignité de Duc et de Pair de France.

Jean-Louis-Roger de Rochechouart est reçu chevalier des ordres du roi en 1775.



Annulation de la cession des biens de de Bourbon

Mort de Louis Charles de Bourbon

Louis Jean Marie de Bourbon Duc d'Aumale

Louis Jean Marie de Bourbon Comte de Dreux

Louis XV n'a pas réglé l'achat des biens de Louis Charles de Bourbon.

Louis XVI s'entend avec Louis Jean Marie de Bourbon pour annuler cette transaction trop onéreuse pour les finances royales.

Louis Charles de Bourbon meurt au château de Sceaux le 13 juillet 1775 célibataire et sans enfant. Il est inhumé dans l'église Saint-Jean-Baptiste de Sceaux.

Louis Jean Marie de Bourbon, son cousin, hérite de tous ses biens et notamment le château de Bizy.

Louis Jean Marie de Bourbon devient Duc d'Aumale et Comte de Dreux et prend possession du château de Sceaux, du château d'Anet, du château de Gisors.

Gouverneur de Bretagne, Grand amiral de France, Louis Jean Marie de Bourbon réunit entre ses mains tous les biens dont Louis XIV a comblé ses deux fils légitimés.

Ses revenus annuels sont évalués à 6 millions de livres, soient 17 millions d'euros, ce qui faisait de lui l'un des hommes les plus riches d'Europe.

Il passe beaucoup de temps au château de Rambouillet, dont il fait embellir les jardins en les mettant à la mode du temps.

Vertueux et charitable, simple et affable, Louis Jean Marie de Bourbon qui partage sa vie entre la cour, l'Hôtel de Toulouse qu'il possède à Paris et ses nombreux châteaux en province, se plaît particulièrement à Anet où il séjourne fréquemment entouré de l'affection des populations et de quelques familiers parmi lesquels le chevalier de Florian, ce doux poète qui chante souvent Anet dans ses vers,

Anet, ce charmant séjour,

Ce vallon où la Nature

Epuisa ses trésors

Pour contenter l'Amour...

Pendant cette période, le château est parfaitement entretenu et ne subit aucune modification.



Anne Pierre d'Harcourt Maréchal de France

Anne Pierre d'Harcourt, Duc d'Harcourt, est fait Maréchal de France en 1775 par Louis XVI.



Charles de Fitz-James Maréchal de France

Charles de Fitz-James, Duc de Fitz-James, est fait Maréchal de France en 1775 par Louis XVI.


Louis de Noailles Philippe de Noailles Philippe de Noailles - Miniature à la gouache et aquarelle sur ivoire de forme ovale - par François Louis Lonsing - collection Thirgartner dit Duparc

Louis de Noailles Maréchal de France

Philippe de Noailles Maréchal de France

Louis de Noailles, Duc de Noailles, est fait Maréchal de France le 24 mai 1775 par Louis XVI.

Philippe de Noailles, Duc de Mouchy, est fait Maréchal de France le 24 mai 1775 par Louis XVI.

Il n'aura jamais commandé en chef une armée importante, mais aura montré des capacités militaires bien supérieures à celles de Louis de Noailles, son frère aîné, nommé le même jour.



Emmanuel Félicité de Durfort Maréchal de France

Emmanuel Félicité de Durfort, Duc de Duras, est fait Maréchal de France en 1775 par Louis XVI.



Louis Nicolas Victor de Félix d'Ollières Maréchal de France

Louis Nicolas Victor de Félix d'Ollières, Comte du Muy, est fait Maréchal de France en 1775 par Louis XVI.



Claude de Saint-Germain Maréchal de France

Claude de Saint-Germain, Comte de Saint-Germain, est fait Maréchal de France en 1775 par Louis XVI.


Claude-Louis-Robert

Claude-Louis-Robert Ministre de la Guerre

Claude-Louis-Robert est alors présenté à la Cour par Anne Robert Jacques Turgot et Malesherbes.

Claude-Louis-Robert est nommé ministre de la Guerre par Louis XVI, le 25 octobre 1775.

Claude-Louis-Robert s'efforce de réduire le nombre des officiers et d'établir ordre et régularité dans le service, rappelle le général de Gribeauval en disgrâce pour réformer l'artillerie de campagne.



L'abbaye de Pontlevoy École royale militaire

En 1776, par décret du roi Louis XVI, l'abbaye de Pontlevoy devient École royale militaire, offrant une formation tant civile que militaire aux boursiers de petite noblesse choisis par le roi.

À la Révolution elle deviendra École militaire nationale.



Rencontre de Charles Marie Bonaparte avec Louis XVI

Charles Marie Bonaparte rencontre Louis XVI en 1776.



Reconnaissance du mariage de François-Xavier de Saxe avec Claire Spinucci

En 1777, Louis XVI, neveu de François-Xavier de Saxe, fait reconnaitre en France la validité du mariage de François-Xavier de Saxe avec Claire Spinucci et la légitimité des enfants qui en sont issus.

Le titre de comtesse de Lusace ou von Lausitz est conféré Claire Spinucci.



Jean-Claude-Louis de Quélen Professeur des enfants royaux

Admis aux honneurs de la Cour le 26 octobre 1777, Jean-Claude-Louis de Quélen est professeur des enfants royaux, les futurs Louis XVI, Louis XVIII et Charles X.



Nicolas de Luckner Baron

Nicolas de Luckner est fait baron par Louis XVI en 1778,



Rencontre de Charles Marie Bonaparte avec Louis XVI

Napoléon Ier à l'École royale militaire de Brienne-le-Château

En qualité de député de la noblesse de Corse, Charles Marie Bonaparte part pour Versailles où Louis XVI le reçoit en audience le 15 décembre 1778.

À l'occasion de cette venue en France, Charles Marie Bonaparte conduit le jeune Napoléon Ier à l'École royale militaire de Brienne-le-Château dans l'Aube. Les visites de à son fils sont rares.

L'objectif de Charles Marie Bonaparte est d'assurer un avenir à sa famille dans le cadre d'une Corse devenue française. Ses enfants sont acceptés dans des écoles pour jeunes garçons et jeunes filles de la noblesse française.



Naissance de Marie-Thérèse de France

Marie Thérèse Charlotte ou Marie-Thérèse de France, dite Madame Royale, naît à Versailles le 19 décembre 1778, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche, premier enfant du couple après plus de 8 ans de mariage

Baptisée dans la chapelle du château de Versailles le jour de sa naissance, elle est appelée Madame ou Madame Royale.

Sa mère l'appelait toutefois par le surnom de Mousseline.

Madame Royale connut une enfance normale de fille de France dans le château de Versailles.

De nombreux écrits témoignent du caractère orgueilleux de la jeune Princesse, les mémoires de la Baronne d'Oberkirch notamment, que Marie-Antoinette se soucie beaucoup de corriger.



Aglaé de Polignac dotée

En 1779, Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron obtient que Louis XVI dote Aglaé de Polignac, sa fille, à hauteur de 800 000 livres, somme colossale et d'autant plus surprenante que les dots du roi ne dépassaient pas les 8 000 livres.



Camille-Louis-Apollinaire de Polignac Évêque de Meaux

Camille-Louis-Apollinaire de Polignac est nommé Évêque de Meaux par Louis XVI en 1779, diocèse pour lequel il perçoit 22 000 livres de rente annuelle.



Louis Philippe Joseph d'Orléans Colonel général des troupes légères

En 1779, Louis Philippe Joseph d'Orléans commande l'escadre d'évolutions qui fait le tour des îles britanniques et revient par les Pays-Bas.

À son retour, Louis Philippe Joseph d'Orléans trouve Louis Jean Marie de Bourbon, son beau-père, inquiet car on l'a persuadé que Louis Philippe Joseph d'Orléans veut le dépouiller de sa charge de grand amiral.

Louis Philippe Joseph d'Orléans écrit à Louis XVI pour le détromper et, dans un souci d'apaisement, renonce à la marine en sollicitant Louis XVI de créer pour lui un emploi de colonel général des troupes légères, ce à quoi le Roi consentit.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Agent général du clergé de France

Au printemps 1780, grâce à Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord, son oncle, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord devient Agent général du clergé de France.

Cette charge l'amène à défendre les biens de l'Église face aux besoins d'argent de Louis XVI.



Philippe Henri de Ségur Secrétaire d'État à la Guerre

Philippe Henri de Ségur devient Secrétaire d'État à la Guerre de Louis XVI en 1780,



François Gaston de Lévis Gouverneur d'Arras

François Gaston de Lévis est nommé gouverneur d'Arras par Louis XVI en 1780.



Louis V Joseph de Bourbon-Condé Colonel général de l'Infanterie

En 1780, Louis V Joseph de Bourbon-Condé est nommé Colonel général de l'Infanterie par Louis XVI.



Abolition de la torture

La torture est abolie sous le règne de Louis XVI, en 1780.



Départ du corps expéditionnaire de Rochambeau pour l'Amérique

En 1780, Louis XVI refuse à Louis Philippe Joseph d'Orléans la permission de faire partie du corps expéditionnaire de Rochambeau qui part pour l'Amérique.



Démission de Jacques Necker

Jacques Necker s'est fait de nombreux ennemis :

Au printemps de 1781, une cabale s'est mise en place pour obtenir la tête de Jacques Necker.

Le parti de la Cour, emmené par les frères du Roi, par les princes du sang et par de grands seigneurs, agite l'opinion par l'intermédiaire de libellistes qui criblent le ministre de pamphlets.

La Lettre du marquis de Caracciole à M. d'Alembert, un pamphlet paru le 1er mai 1781, est sans doute dû à Charles-Alexandre de Calonne, protégé de Vergennes et du comte d'Artois, qui aspire à prendre la place Jacques de Necker.

À la fin avril 1781, le Parlement de Paris refuse d'enregistrer l'édit de création d'une nouvelle assemblée provinciale en Bourbonnais.

La création de ces assemblées répond notamment à l'objectif de priver les parlements d'une partie de leurs prérogatives extrajudiciaires.

Jacques Necker l'avait exposé dans un mémoire manuscrit remis confidentiellement au Roi en 1776 dont plusieurs copies circulent parmi les six recensées alors ; l'une d'entre elles ayant appartenu au président du parlement de Guyenne de Gasq dont le fils naturel, Antoine Nicolas Waldec de Lessard, maître des requêtes, est le collaborateur de Jacques Necker.

Or un pamphlet, adressé le 20 avril 1781 à six membres du Parlement de Paris, révèle les intentions du ministre en citant ce mémoire.

Les parlementaires se déchaînent et poussent de hauts cris.

Convoqué au château de Marly, le Premier président d'Aligre se voit intimer par Louis XVI, sur un ton sec, d'interdire toute discussion du mémoire de 1778.

Mais, pour Jacques Necker, il ne s'agit que d'un répit.

Louis XVI est ébranlé par le retournement de l'opinion, et Maurepas préconise désormais le renvoi du Genevois.

Le 16 mai 1781, Necker, cherchant à forcer le destin, demande au Roi l'enregistrement forcé de l'édit, son entrée au Conseil et la direction des marchés de la Guerre et de la Marine.

Trois jours plus tard, Louis XVI oppose à ces trois demandes un refus catégorique.

Jacques Necker, effondré, démissionne le 19 mai 1781.

La nouvelle provoque la consternation dans Paris : les habitants de la capitale se pressent au Château de Saint-Ouen, résidence de campagne de Jacques Necker, pour saluer le ministre déchu, qui peut ainsi mesurer ce qui lui reste de popularité.

Jacques Necker se retire à Saint-Ouen.



Mort de Christophe de Beaumont

Christophe de Beaumont, Archevêque de Paris, meurt en 1781.

Étienne-Charles de Loménie affiche alors son incroyance. Il est soutenu par une partie importante de l'opinion publique, notamment des femmes, mais est écarté par Louis XVI qui déclare:

Il faudrait au moins que l'archevêque de Paris crût en Dieu.



Naissance de Louis Joseph de France

Louis Joseph Xavier François ou Louis Joseph de France naît le 22 octobre 1781, fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche. Il est dauphin de France.

Cela ne sert pas forcément Marie-Antoinette, car les libelles ont vite fait d'accuser l'enfant de n'être pas de Louis XVI.



Guy André Pierre de Montmorency-Laval Maréchal de France

Guy André Pierre de Montmorency-Laval, Duc de Laval, est fait Maréchal de France le 13 juin 1783 par Louis XVI.


Augustin-Joseph de Mailly

Augustin-Joseph de Mailly Maréchal de France

Augustin-Joseph de Mailly, Comte de Mailly, est fait Maréchal de France en 1783 par Louis XVI.

Louis XVI nomme Augustin-Joseph de Mailly chevalier de ses ordres.

Il est membre de l'Académie des Sciences, des Lettres et des Arts d'Amiens.



Henri Bouchard de Lussan Maréchal de France

Henri Bouchard de Lussan, Marquis d'Aubeterre, est fait Maréchal de France en 1783 par Louis XVI.



Charles Juste de Beauvau-Craon Maréchal de France

Charles Juste de Beauvau-Craon, Prince de Beauvau, est fait Maréchal de France en 1783 par Louis XVI.


Noël Jourda de Vaux

Noël Jourda de Vaux Maréchal de France

Noël Jourda de Vaux, Comte de Vaux, est fait Maréchal de France en 1783 par Louis XVI.

La devise inscrite sur son bâton de maréchal est : Terror belli, Decus pacis.


Le maréchal Philippe Henri de Ségur - Portrait par Élisabeth Vigée-Lebrun - 1789

Philippe Henri de Ségur Maréchal de France

Philippe Henri de Ségur, Marquis de Ségur, est fait Maréchal de France en 1783 par Louis XVI.

Philippe Henri de Ségur crée en 1783 un état-major général permanent et prend des règlements remarquables concernant les casernes et les hôpitaux militaires.


Jacques Philippe de Choiseul-Stainville

Jacques Philippe de Choiseul-Stainville Maréchal de France

Jacques Philippe de Choiseul-Stainville est créé Maréchal de France le 13 juin 1783 par Louis XVI.



Anne Emmanuel de Croÿ Maréchal de France

Anne Emmanuel de Croÿ, Duc de Croÿ, est fait Maréchal de France en 1783 par Louis XVI.


François Gaston de Lévis

François Gaston de Lévis Maréchal de France

François Gaston de Lévis est fait Maréchal de France en 1783 par Louis XVI.



Vente des biens de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

Louis François Joseph de Bourbon-Conti ambitionne de faire de l'Isle-Adam le plus beau domaine cynégétique de France.

Il y engage à des dépenses considérables qui le contraignent, en octobre 1783, à vendre le reste de ses biens à Louis XVIII, agissant comme prête-nom de Louis XVI, pour 11 000 000 livres.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti se réserve toutefois la jouissance de ses châteaux de L'Isle-Adam, Stors et Trie.



Cession de Rambouillet

À fin 1783, Louis XVI veut un vaste domaine de chasse dans la forêt des Yvelines et trouve son château de Saint-Hubert trop exigu.

Louis Jean Marie de Bourbon doit céder à Louis XVI Rambouillet, où il est né et qu'il a tant aimé.

Le 25 novembre 1783, Louis Jean Marie de Bourbon fait transférer dans la collégiale Saint-Étienne du château de Dreux les cercueils de :

La collégiale devient ainsi la nécropole familiale des Orléans

En contrepartie, Louis Jean Marie de Bourbon, qui possède déjà de vastes domaines en Normandie et dans le Perche, exige La Ferté-Vidame.

Louis Jean Marie de Bourbon fait de fréquents séjours au château de Bizy à partir de 1783.



Cession du château de La Ferté-Vidame

Louis XVI contraint le banquier Jean-Joseph de Laborde à céder à Louis Jean Marie de Bourbon le château de La Ferté-Vidame pour 5 500 000 livres, le 4 janvier 1784.

Jean-Joseph de Laborde ne conserve que le titre de vidame de Chartres, les meubles et objets d'art et les statues du parc, dont Louis Jean Marie de Bourbon ne veut pas.



Cession du château de Saint-Cloud

Marie-Antoinette d'Autriche est persuadée que l'air de Saint-Cloud serait bon pour ses enfants.

Le 24 octobre 1784, Louis-Philippe Ier d'Orléans qui ne va plus à Saint-Cloud depuis son mariage morganatique, doit consentir à céder à Louis XVI le château de Saint-Cloud, pour 6 millions de livres.



Honneur accordé à Aymard-Pierre-Georges de Nicolaï

Aymard-Pierre-Georges de Nicolaï est Chevalier de Saint-Louis, Colonel du régiment d'Angoumois.

En 1785, Aymard-Pierre-Georges de Nicolaï a l'honneur de monter dans les carrosses de louis XVI.



Naissance de Louis XVII

Louis XVII Duc de Normandie

Louis-Charles de France ou Louis XVII naît au château de Versailles le 27 mars 1785, fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche.

Il reçoit le titre de Duc de Normandie.

Il passe sa première enfance à Versailles, avec sa nourrice Agathe de Rambaud et Louise-Élisabeth de Croÿ de Tourzel comme gouvernante.



Fermeture de l'abbaye de Chaalis

Le manque d'argent interrompt les travaux de l'abbaye Chaalis et entraîne sa fermeture de l'abbaye, en situation de quasi-liquidation judiciaire, sur ordre de Louis XVI en 1785.

Les religieux sont dispersés dans d'autres monastères.



Naissance de Sophie Béatrice de France

Sophie Béatrice de France naît en 1786, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche.



Louis-Joseph de Montmorency-Laval Grand aumônier de France

Louis-Joseph de Montmorency-Laval Commandeur de l'ordre du Saint-Esprit

Après la scandaleuse affaire du collier de la reine, Louis-Joseph de Montmorency-Laval est choisi par Louis XVI pour succéder à Louis-René-Édouard de Rohan-Guémené et devient Grand aumônier de France en 1786.

Louis-Joseph de Montmorency-Laval est fait commandeur de l'ordre du Saint-Esprit en 1786.



Naissance de Louis Ier de Bavière

Louis Ier de Bavière naît à Strasbourg le 25 août 1786, fils de Maximilien Ier Joseph de Bavière et de Wilhelmine de Hesse-Darmstadt.

Son père est alors officier au service de la France.

Louis XVI de France est son parrain.


Charles-Alexandre de Calonne - en 1784 par Élisabeth Vigée Lebrun

Convocation de l'Assemblée des Notables

Le 20 août 1786, Charles-Alexandre de Calonne, son ministre, expose à Louis XVI son plan pour combler le déficit.

Il propose l'établissement d'un impôt, la subvention territoriale, s'appliquant sur les terres jusqu'alors libre de droits.

Le programme comprend aussi l'impôt du timbre et la suppression des corvées.

Le parlement refuse d'enregistrer ces mesures, prétextant qu'aux États généraux seuls appartient le droit de les établir.

Louis XVI convoque la première Assemblée des Notables le 29 décembre 1786 dans le but de soumettre le programme de redressement financier proposé par Charles-Alexandre de Calonne.



Assemblée des notables à Versailles

Aimar-Charles-Marie de Nicolaï à l'assemblée des notables

Débat entre Charles-Alexandre de Calonne et Jacques Necker

Étienne-Charles de Loménie Contrôleur général des finances

Exil du Parlement de Paris à Troyes

Louis François Joseph de Bourbon-Conti est l'un des 7 princes du sang qui prennent part à l'Assemblée des notables convoquée à Versailles entre le 22 février et le 25 mai 1787.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti n'y joue qu'un rôle relativement effacé, mais insiste sur le délabrement des finances du royaume. Ses interventions montrent qu'il pressent la gravité de la crise que traverse la monarchie.

Aimar-Charles-Marie de Nicolaï est appelé à siéger à l'assemblée des notables. Il s'y fait remarquer par son éloquence.

Devant l'Assemblée des notables, Charles-Alexandre de Calonne accuse Jacques Necker d'avoir trompé l'opinion en publiant de faux renseignements dans son Compte-rendu au Roi : selon lui les comptes de l'année 1781, loin de révéler un excédent, comme Jacques Necker l'avait affirmé, accusaient en réalité un déficit de 50 millions.

Jacques Necker réplique en contestant les chiffres de Charles-Alexandre de Calonne. Cette réponse lui vaut d'être exilé hors de Paris et est à l'origine d'un vif débat public entre les deux hommes.

En 1787, Étienne-Charles de Loménie est nommé président de l'Assemblée des notables, et c'est en cette qualité qu'il attaque la politique fiscale de Charles-Alexandre de Calonne.

Étienne-Charles de Loménie succède comme contrôleur général des finances, le 1er mai 1787, avec l'appui de la reine Marie-Antoinette.

Une fois au pouvoir, Étienne-Charles de Loménie réussit à faire enregistrer par le parlement de Paris des décrets établissant le libre-échange à l'intérieur du pays et prévoyant l'instauration d'assemblées provinciales ainsi que le rachat des corvées.

Lorsque les parlementaires refusent d'enregistrer les décrets qu'il propose d'appliquer au droit de timbre et au nouvel impôt foncier général, Étienne-Charles de Loménie persuade Louis XVI de tenir un lit de justice pour les y contraindre.

Le 18 août 1787, le Parlement de Paris est transféré de Paris à Troyes.

Les parlementaires ne sont rappelés à Paris qu'après avoir consenti à étendre l'impôt direct à toutes les formes de revenus.

Une nouvelle tentative visant à contraindre le parlement à enregistrer un décret autorisant un emprunt de 120 millions de livres rencontre une opposition déterminée.



Assemblée des Notables

L'Assemblée des notables, dont les membres sont nommés par le Roi, comprend :

soit au total 147 personnes.

Philippe de Noailles et Charles Eugène Gabriel de La Croix sont membres de cette Assemblée des notables.

Composée de propriétaires, elle est très majoritairement hostile aux réformes projetées.

La première Assemblée des Notables est prévue le 29 janvier 1787.

En raison d'une indisposition de Charles-Alexandre de Calonne, l'Assemblée ne tient sa première réunion dans l'hôtel des Menus-Plaisirs de Versailles que le 22 février 1787.

Ce délai laisse à l'opposition tout le temps de s'organiser.

L'assemblée constitue 7 bureaux pour examiner le plan du ministre.

Un seul bureau l'approuve, celui que préside Charles X de France.

Le premier bureau, présidé par Louis XVIII, le déclare inconstitutionnel.

Les autres, sans rejeter les réformes, les déclarent inapplicables, et présentent des contre-propositions qui les dénaturent.

Tous feignent de découvrir l'ampleur du déficit et s'en insurgent à plaisir.

Charles-Alexandre de Calonne, irrité, fait imprimer ses rapports, ce qui achève de lui aliéner la Cour.

De tous les partis, c'est le clergé qui se montre le plus virulent.

Les gazetiers et les libellistes, de leur côté, raillent l'assemblée des notables, accusée d'être à la solde du pouvoir, piquant l'amour-propre de certains députés, encouragés dès lors à faire preuve d'indépendance.

Charles-Alexandre de Calonne soutenu simplement par Charles X de France et le clan Polignac, haï par Marie-Antoinette d'Autriche est lâché par Louis XVI le 10 avril 1787.

Loménie de Brienne reprend une partie du programme Charles-Alexandre de Calonne, corrigé dans un sens plus aristocratique.

L'Assemblée des Notables est remerciée le 25 mai 1787.


Louis-Jules Mancini-Mazarini -sculpté par Jean-Antoine Houdon vers 1780 - Musée des Beaux-Arts de Besançon

Louis-Jules Mancini-Mazarini Ministre d'État de Louis XVI

Louis-Jules Mancini-Mazarini est ministre d'État de Louis XVI en 1787.



L'édit de Tolérance de Versailles

L'édit de Versailles ou édit de tolérance est un édit de tolérance signé par Louis XVI le 7 novembre 1787.

Nicolas-Chrestien de Lamoignon, fils de Nicolas de Lamoignon est à l'origine de cet édit.

La religion catholique demeure la religion officielle du Royaume de France.

Cet édit permet aux personnes non catholiques de bénéficier de l'état civil : actes de naissances, mariages, décès, sans devoir se convertir au catholicisme.

Les principaux concernés sont les protestants mais aussi les juifs.

Il ne s'agit aucunement d'une reconnaissance de la religion protestante, mais d'une étape importante dans la pacification religieuse du pays : la fin officielle des persécutions.

Les persécutions du Royaume de France contre les protestants cessent alors définitivement.



Hyacinthe-Hughes Timoléon Ier de Cossé-Brissac Maréchal de camp

Hyacinthe-Hughes Timoléon Ier de Cossé-Brissac devient Maréchal de camp de Louis XVI en 1788.



Philippe Louis Marc Antoine de Noailles Maréchal de camp

En 1788, Philippe Louis Marc Antoine de Noailles est élevé par Louis XVI au grade de maréchal de camp et commande en Alsace une brigade de chasseurs.



Goût de Louis XVI pour les travaux manuels

Nicolas Gamain est un serrurier fort habile, entrepreneur des bâtiments du roi. Il fait de François Gamain, son fils, un ouvrier adroit et le charge de la serrurerie de l'intérieur du château de Versailles.

Louis XVI a du goût pour les travaux manuels.

Rencontrant souvent François Gamain dans les appartements, il se plait à causer avec lui de ses travaux et à lui demander des explications sur ses ouvrages.

Louis XVI nomme François Gamain serrurier de ses cabinets, ce qui lui donne l'entrée de ses appartements.

Lorsque Nicolas Gamain meurt, François Gamain reçoit la charge de serrurier des bâtiments du Roi.

Louis XVI fait construire un petit atelier dans les combles du château et s'y enferme fréquemment pendant des heures entières et s'essaye, sous sa direction, à fabriquer des serrures et quelques objets d'art à son usage.

Cet atelier existe encore aujourd'hui.

Durey, garçon du château de Versailles, sert de garçon de forge quand le roi travaille avec François Gamain dans son atelier.

L'affection de Louis XVI pour François Gamain choque l'entourage du roi. Ainsi, Thierry de Ville-d'Avray, intendant du Roi, lui aurait dit : Sire, quand les rois s'occupent des ouvrages du peuple, le peuple s'empare des fonctions des rois.



Jacques Necker Directeur général des finances et Ministre d'État

Après l'échec de l'expérience Charles-Alexandre de Calonne, la monarchie se trouve en état de faillite virtuelle. La nécessité de trouver des fonds contraint alors Louis XVI à rappeler Jacques Necker, qui est nommé le 25 août 1788.

Deux jours plus tard, Jacques Necker reçoit le titre de ministre d'État qui lui donne accès aux Conseils.

Face à une grave pénurie de blé, Jacques Necker abroge les mesures libérales prises par Loménie de Brienne en matière de commerce des grains.

Jacques Necker interdit l'exportation des céréales le 7 septembre 1788.

Jacques Necker interdit l'achat des grains en dehors des marchés le 23 novembre 1788.

Jacques Necker fait rappeler le Parlement de Paris, dont les membres ont été exilés.



Assemblée des Notables

Louis XVI et Jacques Necker convoquent la seconde Assemblée des Notables pour traiter quelques questions préliminaires sur l'organisation des États généraux.

Elle a lieu du 6 novembre 1788 au 12 décembre 1788.

Il s'agit de savoir :

L'Assemblée des notables se déclare contre le doublement du tiers.

Mais la Cour, cédant à l'opinion publique, décide le contraire le 27 décembre 1788.

En décembre 1788, Jacques Necker décide de soutenir ce doublement ce qui conforte sa popularité.

Jacques Necker avance la date de convocation des États généraux.



Mort de Charles-Daniel de Talleyrand-Périgord Comte de Talleyrand

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Évêque d'Autun

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Abbé de Celles-sur-Belle

Le 2 novembre 1788, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est nommé Évêque d'Autun grâce à la requête que Charles-Daniel de Talleyrand-Périgord, son père ,mourant a adresse à Louis XVI.

Cela le corrigera, aurait déclaré Louis XVI en signant la nomination.

Charles-Daniel de Talleyrand-Périgord meurt à Paris le 4 novembre 1788.

Le 3 décembre 1788, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord reçoit le bénéfice de l'Abbaye Royale de Celles-sur-Belle.



Exil de Jeanne-Marguerite Gallois à Lille

Louis XVIII reproche à Jeanne-Marguerite Gallois d'être de jour comme de nuit, près de Marie-Joséphine-Louise de Savoie et de l'inciter à son penchant secret pour la boisson.

Au début de 1789, Louis XVIII surprend au milieu de la nuit Jeanne-Marguerite Gallois en train d'apporter un bouillon à Marie-Joséphine-Louise de Savoie.

Persuadé qu'il s'agit de liqueur, Louis XVIII fait envoyer par Louis XVI, son frère, le 19 février 1789 une lettre de cachet qui enjoint à Jeanne-Marguerite Gallois de rejoindre Lille où vit Charles-Florent de Gourbillon, son époux.

Marie-Joséphine-Louise de Savoie tombe malade : battue par la fièvre, en proie à des vomissements, et à des crises nerveuses, elle dépérit à vue d'œil.



Pierre Thiroux de Monregard Premier valet de chambre de Louis XVI

Pierre Thiroux de Monregard devient premier valet de chambre de Louis XVI en 1789.



Aimar-Charles-Marie de Nicolaï Membre de l'Académie française

Aimar-Charles-Marie de Nicolaï est un magistrat français, conseiller du roi en tous ses conseils, premier président de la Chambre des comptes, Chancelier et garde des sceaux de l'Ordre du Saint-Esprit.

Aimar-Charles-Marie de Nicolaï est élu membre de l'Académie française le 9 mars 1789. Il remplace le marquis de Chastellux et est reçu par Claude-Carloman de Rulhière.

Dans son discours de réception, il fait l'éloge de Louis XVI et suscite les murmures du public.


Réunion des États généraux à Versailles dans la salle de l'hôtel des Menus Plaisirs.

Réunion des états généraux

Louis XVI convoque les états généraux pour obtenir d'eux de l'argent.

Ils se réunissent à Versailles le 5 mai 1789.

À leur ouverture, les États généraux doivent se composer de :

Adam Philippe de Custine est député de la noblesse de Metz. Il vote souvent avec la noblesse libérale de La Fayette, et fait partie des premiers à se rallier au Tiers état.

Pierre-Marc-Gaston de Lévis, Grand bailli d'épée du bailliage de Senlis, et François VII de Beauharnais sont députés de la noblesse.

Alexandre de Beauharnais est envoyé par le bailliage de Blois comme représentant de la noblesse.

Honoré-Gabriel Riqueti est élu aux États généraux par le Tiers-État d'Aix-en-Provence.

Achille Pierre Dionis du Séjour est élu député de la noblesse de Paris.

Lors de la messe d'ouverture, Monseigneur de La Fare, qui est à la chaire, attaque Marie-Antoinette d'Autriche à mots à peine couverts, dénonçant le luxe effréné de la cour et ceux qui, blasés par ce luxe, cherchent le plaisir dans une imitation puérile de la nature, allusion évidente au Petit Trianon.

À l'ouverture des États généraux, les députés n'ont en tête que la question du vote.

Deux questions animent alors les débats : celle de la vérification du pouvoir des députés et celle de la modalité du vote - par tête ou par ordre.

Le discours de Necker, centré sur les questions financières, est mal accueilli.

Le 6 mai 1789, le Tiers prend le nom d'Assemblée des communes et demande la vérification des pouvoirs en commun.

La Noblesse et le Clergé refusent de siéger avec le tiers.

Le 11 mai 1789, les députés de la Noblesse se réunissent en assemblée d'ordre, autonome.

Le Clergé temporise, le Tiers refuse tout compromis, l'absence du roi interdit tout arbitrage.



Mort de Louis Joseph de France

Louis XVII Dauphin de France

Louis Joseph de France, le petit dauphin, meurt le 4 ou le 9 juin 1789 de fièvre lente. Pour éviter la dépense, on sacrifie le cérémonial de Saint-Denis.

Deuxième fils de Louis XVI, Louis XVII devient Dauphin de France.



Création de l'Assemblée nationale

Le 11 juin 1789 une motion est déposée par l'abbé Emmanuel-Joseph Sieyès qui invite Noblesse et Clergé à rejoindre les députés des Communes.

Le 13 juin 1789, 3 curés du Poitou rejoignent les Communes.

Le 16 juin 1789, 19 ecclésiastiques rejoignent les Communes qui deviennent :

L'abbé Sieyès est l'auteur de Qu'est-ce que le Tiers État ?

Membre d'une loge maçonnique, Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau défend les droits de liberté de la presse avec la publication de son Courrier de Provence.

Honoré-Gabriel Riqueti participe à la rédaction de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen et soutient la réquisition des biens du clergé.

Partisan d'une monarchie constitutionnelle, il essaye de concilier ses théories avec les principes révolutionnaires.

Devant l'absence de réaction de la majeure partie des privilégiés, les députés du tiers se constituent d'eux-mêmes en assemblée délibérante, et considérant qu'ils représentent les 96 centièmes au moins de la nation ils prennent le nom d'Assemblée nationale, appellation proposée par le député Legrand le 17 juin 1789.

Louis XVI constatant que les États généraux sont en train de lui échapper complètement, décide d'ajourner les travaux et fait fermer la salle où ils se réunissent à Versailles.

Le 20 juin 1789, devant les portes closes, des représentants du clergé proposent qu'on se réunisse à l'église Saint-Louis à Versailles. 149 représentants du clergé et 2 représentants de la noblesse se joignent aux députés du tiers état.

Jacques Necker refuse d'assister à la séance royale du 23 juin 1789 dans laquelle Louis XVI fixe les limites des concessions qu'il est prêt à accorder aux députés du tiers état.

Lors de cette séance royale, Henri-Évrard, marquis de Dreux-Brézé, grand maître des cérémonies, vient apporter l'ordre de dissolution de l'Assemblée constituante signé par le roi Louis XVI.

Honoré-Gabriel Riqueti prend à parti l'officier du roi. Le Moniteur rapporte son discours 2 jours plus tard :

…Oui, Monsieur, nous avons entendu les intentions qu'on a suggérées au Roy. Vous qui ne sauriez être son organe auprès des États-Généraux, vous qui n'avez ici ni place ni voix, ni droit de parler, vous n'êtes pas fait pour nous rappeler son discours. Cependant, pour éviter toute équivoque et tout délai, je vous déclare que si l'on vous a chargé de nous faire sortir d'ici, vous devez demander des ordres pour employer la force, car nous ne quitterons nos places que par la puissance des baïonnettes.

La tradition le ramène à :

Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes!


Serment du Jeu de paume - par Jacques-Louis David - Versailles - musée de l'Histoire de France - Barère - assis à gauche du groupe central de 3 députés - tient un cahier sur ses genoux et s'apprête à consigner le serment prononcé par Jean Sylvain Bailly

Serment du Jeu de Paume

Au coup de force de Louis XVI répond un véritable coup d'État.

Le 20 juin 1789, les 578 députés du Tiers état se réunissent à la salle du Jeu de paume, à Versailles et jurent de ne se séparer qu'après avoir donné une constitution à la France.

C'est le député Joseph Ignace Guillotin qui signale aux députés, la présence de la salle du Jeu de paume, non loin du château de Versailles.

Jean-Baptiste-Pierre Bevière (1723-1807) rédige le serment du Jeu de Paume.

Sont présents les députés suivants :

Achille Pierre Dionis du Séjour fait partie du groupe des 47 députés de la Noblesse qui se réunissent au Tiers état le 25 juin 1789.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord se rallie au tiers état le 26 juin, avec la majorité du clergé.

Le 27 juin 1789, Louis XVI, désespérant de vaincre leur résistance, dit

Eh bien, dit-il, s'ils ne veulent pas s'en aller, qu'ils restent !

et ordonne aux privilégiés des deux autres ordres de se joindre au tiers, en une seule chambre.



Victor-François de Broglie Secrétaire d'État à la Guerre

Victor-François de Broglie commande les troupes que Louis XVI a rassemblées autour de Versailles au début de la Révolution.

Victor-François de Broglie devient maréchal général des camps et armées du roi.

Louis XVI nomme Victor-François de Broglie Secrétaire d'État à la Guerre le 11 juillet 1789.

Il ne le reste que quelques jours.



Limogeage de Jacques Necker

S'apprêtant à prendre des mesures de fermeté à l'égard de l'Assemblée nationale, Louis XVI congédie Jacques Necker le 11 juillet 1789 à cause de sa condescendance extrême à l'égard des États généraux.

Jacques Necker quitte aussitôt la France et rejoint Bruxelles le 13 juillet 1789.

Lors du rappel de Jacques Necker, Victor-François de Broglie émigre le 16 juillet 1789

Jacques Necker rejoint Bâle le 20 juillet 1789.



Fuite de la famille de Polignac

Pensant que Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron, violemment insultée depuis des années, peut courir un danger, Louis XVI et Marie-Antoinette d'Autriche lui demandent avec insistance de prendre la route de l'exil.

Le 16 juillet 1789, dans un désordre indescriptible, la famille de Polignac quitte Versailles, avec une bourse de 500 louis, donnés par Marie-Antoinette d'Autriche.

Comme il n'y a que peu de place dans la berline, chaque voyageur n'emmène que quelques chemises et mouchoirs.

Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron part rongée de chagrin.

La famille de Polignac commence une vie errante, allant de pays en pays, en Suisse, en Italie, à Turin, et à Rome.

À chaque fois, Gabrielle Yolande Claude Martine de Polastron écrit à Marie-Antoinette d'Autriche et reçoit des missives de Marie-Antoinette d'Autriche ou de Louis XVI montrant leur attachement.



Jacques Necker Premier Ministre des finances

Dès le 16 juillet 1789, Louis XVI doit se résoudre à rappeler Jacques Necker qui prend le titre de Premier ministre des finances.

Rapidement, Jacques Necker s'oppose à l'Assemblée constituante, en particulier à Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau.

Les députés récusent les propositions financières de Jacques Necker, fondées sur ses méthodes traditionnelles d'anticipations et d'emprunts, tandis que Jacques Necker s'oppose au financement du déficit par l'émission d'assignats.



Rencontre de Louis XVI et de Bailly

Louis XVI se rend de son plein gré à Paris, le 17 juillet 1789, où il est accueilli par Bailly, le maire de la nouvelle municipalité.

Le roi accepte la cocarde bleu et rouge, aux couleurs de la ville de Paris, que lui offre Bailly et la place sur son couvre-chef orné de blanc.

Par cette visite et ce geste, le roi entérine ainsi les conséquences de la journée révolutionnaire du 14 juillet.



Abrogation de la loi salique ratifiée par les Cortes

Ferdinand VII d'Espagne Prince des Asturies

L'abrogation de la loi salique est ratifiée par les Cortes de 1789 mais ne sera pas promulguée.

Ferdinand VII d'Espagne est reconnu comme prince des Asturies par les Cortes contrôlées par le José Moñino y Redondo lors d'une cérémonie célébrée au monastère San Jeronimo el Real de Madrid le 13 septembre 1789.

Lorsque les nouvelles de France parviennent en Espagne, la nervosité de la couronne s'accroit et Charles IV d'Espagne renvoie les Cortes.

L'isolement semble être le meilleur moyen d'éviter les propagations des idées révolutionnaires à l'Espagne.

José Moñino y Redondo, face à la gravité des faits, suspend les Pactes de famille, établit des contrôles à la frontière pour empêcher l'expansion révolutionnaire et exerce une forte pression diplomatique en appui à Louis XVI.

Il met fin aux projets réformistes du règne précédent et les remplace par le conservatisme et la répression, essentiellement aux mains de l'Inquisition :



Installation forcée de la famille royale aux Tuileries

Du Palais-Royal part le 5 octobre 1789 une députation qui s'élève contre le veto royal.

Le 5 octobre 1789, Louis XVI accepte de signer les décrets consacrant les décisions prises en août :

Le même jour, plusieurs milliers de femmes partent du Palais-Royal et marchent sur le château de Versailles en réclamant du pain.

Thomas de Mahy se fait remarquer en proposant de réunir des hommes et des chevaux afin de protéger Versailles et Louis XVI des émeutiers, ce qui échoue.

Le 6 octobre 1789, les émeutières contraignent la famille royale à quitter Versailles et ramènent au palais des Tuileries, sous bonne escorte :

Thomas de Mahy escorte Louis XVI et sa famille jusqu'à Paris afin de le protéger de la foule agitée.

Marie-Louise de Savoie-Carignan et Marie-Joséphine-Louise de Savoie rentrent à Paris avec l'ensemble de la famille royale.

Marie-Louise de Savoie-Carignan reste l'un des derniers soutiens de Marie-Antoinette d'Autriche et leur amitié s'en trouve renforcée.

Thomas de Mahy et sa famille s'installent dans un pied à terre mis à leur disposition par Monsieur Le Roy de la Roullé, ancien conseiller au Parlement de Paris et fidèle ami de la famille.

Il leur propose d'ailleurs de venir le rejoindre en Auvergne mais Thomas de Mahy reste à Paris.

Ayant été influencé par la lecture des philosophes, Charles Marie Casimir de Saulx est bien disposé pour une libéralisation du régime mais il désapprouve les atteintes au roi telles celles des Journées des 5 et 6 octobre 1789.



Louis XVI Roi des Français

Le 10 octobre 1789, lors de la discussion sur le mode de promulgation des lois, l'Assemblée constituante décrète que la formule serait :

Louis, par la grâce de Dieu, et la loi constitutionnelle de l'État, Roi des Français à tous présents et à venir, salut.

À partir du 6 novembre 1789, Louis XVI, se conformant à ce décret, fait commencer ses actes officiels : lettres patentes, lois,… par la formule ci-dessus.



Guy XXVI de Laval Émigré

Au cours de la Révolution, Guy XXVI de Laval reste fidèle à Louis XVI.

Guy XXVI de Laval est éloigné de son château, qui est réquisitionné et transformé en prison pour femmes monarchistes.

Guy XXVI de Laval émigre dès 1789.

Guy XXVI de Laval se rend d'abord à Nice.



Complot de Thomas de Mahy

Thomas de Mahy élabore le projet de lever une garnison capable de protéger Louis XVI et sa famille en cas d'émeute.

Il fait appel à deux racoleurs nommés Tourcaty et Morel ainsi qu'à un officier des gardes françaises nommé Marquier, fervent royaliste à qui il remet un pamphlet intitulé Ouvrez donc les yeux dont il aura charge de transmettre à ses hommes dans le but de les recruter.

À la suite des dénonciations de ses racoleurs, Thomas de Mahy est placé sous surveillance et ses projets sont révélés.

Dans la nuit du 24 au 25 décembre 1789 Thomas de Mahy est mis en état d'arrestation ainsi que Victoria de Anhalt-Bernburg-Schaumburg, son épouse.

Des billets sont diffusés dans tout Paris l'accusant lui et Louis XVIII d'avoir ourdi un complot destiné à :

D'après Tulard, La Fayette aurait monté l'affaire pour mettre en cause Louis XVIII mais la provocation n'aboutit pas.

Il en résulte que Louis XVIII se rend à l'hôtel de ville le lendemain et y prononce un discours où il affirme que son lien avec Thomas de Mahy ne tient qu'à son souhait de contracter un emprunt afin de financer ses frais de maison.

La chose est invraisemblable au vu de sa fortune qui fait de lui un des plus riches particuliers de France.

Dans sa captivité, Victoria de Anhalt-Bernburg-Schaumburg aurait en réalité révélé à Jacques-Mathieu Augeard que Thomas de Mahy s'est coalisé avec plusieurs gentilshommes dont :

À cette fin, Louis XVIII aurait mandaté Thomas de Mahy pour négocier un emprunt de 2 millions avec le banquier Chomel.

Le tribunal du Châtelet est chargé d'instruire le procès de Thomas Mahy qui est l'occasion de violentes émeutes jusqu'aux abords de sa prison tant le sujet est devenu brûlant à Paris.

Thomas de Mahy, rassuré par le soutien de Louis XVIII, s'obstine à innocenter ce dernier et se déclare prêt à endosser la responsabilité du projet d'évasion du roi.

Durant son procès, Thomas de Mahy sait se défendre avec calme et présence d'esprit.

Mais lorsqu'il entend le réquisitoire de l'avocat général qui demande pour lui la sentence de mort, Thomas de Mahy comprend que Louis XVIII s'est joué de lui et, dès lors, il songe à dénoncer ses complices.

Thomas de Mahy informe un lieutenant civil par un écrit rédigé de sa main que non seulement le Louis XVIII est le principal incitateur du complot, mais que Marie-Antoinette d'Autriche elle- même s'y trouve mêlée.

Antoine Omer Talon sait être convaincant.

Il demande à Thomas Mahy de faire le sacrifice de sa vie en lui certifiant :

Selon une autre source, Antoine Omer Talon lui aurait donné sa parole qu'une lettre lui apporterait la grâce de Louis XVI à l'instant où il monterait les marches de l'échafaud.



Nouveau sceau royal

Le nouveau sceau royal, utilisé à partir de février 1790, porte l'inscription :

Louis XVI par la grâce de Dieu et par la loy constitutionnelle de l'État Roy des François.


Exécution du marquis de Favras

Mort de Thomas de Mahy Marquis de Favras

Thomas de Mahy est mené en place de Grève.

Thomas de Mahy use de tous les moyens pour faire reculer le moment de son exécution, dans l'attente du courrier promis. Mais il attendera en vain.

Thomas de Mahy meurt à Paris le 19 février 1790 exécuté par pendaison.

Une légende veut que, après avoir pratiqué une saignée sur Thomas de Mahy, il se soit réveillé pour un court instant, ouvrant les yeux et rendant un dernier soupir.

L'abbé Le Duc aurait aussitôt accouru au Palais du Luxembourg où réside alors Louis XVIII pour lui transmettre la nouvelle du décès de Thomas de Mahy.

Louis XVIII qui reçoit cela avec soulagement aurait dit alors en se frottant les mains

Allons, nous pouvons nous mettre à table et souper de bon appétit,

ce qu'il fit effectivement.

Thomas de Mahy est inhumé au cimetière Saint-Jean en Grève.

Victoria de Anhalt-Bernburg-Schaumburg, son épouse, apprend l'exécution de Thomas de Mahy le lendemain, de la bouche d'un marchand de journaux qui crie la nouvelle sous la fenêtre à barreaux de sa cellule.

Sortie de sa prison ce même jour, Victoria de Anhalt-Bernburg-Schaumburg se retrouve dans une situation précaire car elle ne dispose que de la rente de 1 000 livres de son père et est privée de ses meubles qui ont été saisis.

Louis XVI et Marie-Antoinette d'Autriche la protègent ainsi que ses enfants et lui accordent une rente de 4 000 livres.

Au vu des circonstances, elle doit quitter la France pour l'Autriche avec Caroline de Mahy de Cormeré de Favras, sa fille.



Retour en France de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

Louis François Joseph de Bourbon-Conti rentre en France dès le 2 avril 1790. Il se présente devant Louis XVI et Marie-Antoinette d'Autriche avec une cocarde tricolore à son chapeau.

Les habitants de L'Isle-Adam le nomment commandant de la garde nationale.



Démission d'Augustin-Joseph de Mailly

En 1790, Louis XVI donne à Augustin-Joseph de Mailly le commandement d'une des 4 armées décrétées par l'assemblée nationale et celui des 14 et 15e divisions militaires.

Mais l'assemblée ayant exigé un serment civique, Augustin-Joseph de Mailly donne sa démission.



Démission de Jacques Necker

Le 1er septembre 1790 Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau dit à Louis XVI :

le Ministre actuel des finances ne se charge point de diriger, comme elle doit l'être, la grande opération des assignats-monnaie.

Jacques Necker est déterminé à la combattre. Il ne gouverne plus l'opinion publique.

On attend de lui des miracles et il ne peut sortir d'une routine contraire aux circonstances.

Jacques Necker démissionne le 3 septembre 1790.

Jacques Necker se retire en Suisse au château de Coppet, où il poursuit l'écriture de plusieurs ouvrages.



Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac Commandant en chef de la Garde constitutionnelle de Louis XVI

Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac est nommé commandant en chef de la Garde constitutionnelle de Louis XVI en 1791.



Projet de fuite de la famille royale

Un plan de fuite est étudié par la reine à la fin de 1790.

En avril 1791, une manifestation empêche physiquement Louis XVI de se rendre au château de Saint-Cloud. Les révolutionnaires s'opposent à ce qu'il fasse ses Pâques avec un prêtre réfractaire à la constitution civile du clergé.

Alexandre de Beauharnais est alors président de l'Assemblée Nationale.

Le comte de Fersen, prétendu amant de la Reine, convainc Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche de s'enfuir.

Marie-Antoinette d'Autriche informe Marie-Louise de Savoie-Carignan de sa fuite et l'enjoint de quitter la France.



Retraite de Louis-Joseph de Montmorency-Laval de la cour

Fin avril 1791, Louis-Joseph de Montmorency-Laval doit se retirer de la cour.

Louis-Joseph de Montmorency-Laval s'installe :



Fabrication de l'armoire de fer de Louis XVI

Décidé au voyage de Varennes et ne sachant à qui confier des papiers qu'il ne peut emporter, Louis XVI fait fabriquer une armoire de fer au mois de mai 1791. Il confie cette tâche à François Gamain.

François Gamain assurera plus tard que ces travaux ont eu lieu en mai 1792 mais c'est peut probable car Louis XVI est alors surveillé dans ses moindres mouvements.

L'armoire est pratiquée dans l'épaisseur d'un mur, près de la chambre à coucher du roi.

Elle est fermée par une porte en tôle de fer recouverte d'une couche de peinture imitant la pierre.

L'ouverture de la serrure se trouve dissimulée dans les rayures de la pierre et il est impossible de découvrir cette cachette.

Y sont placés des documents qui attestent de tractations secrètes avec des cours européennes et des correspondances de Louis XVI avec Honoré-Gabriel Riqueti, Charles François du Perrier du Mouriez et La Fayette.



Fuite de Louis XVIII

En mai 1791, Louis XVIII, préparant sa fuite, met Charles Marie Casimir de Saulx dans le secret pour lui demander son conseil.

Charles Marie Casimir de Saulx, prévoyant que les recherches se concentreront sur Louis XVI, conseille à Louis XVIII de ne pas s'enfuir avec lui mais en empruntant un autre chemin.

Le 20 juin 1791, Louis XVIII s'enfuit vers les Pays-Bas autrichiens, via Avesnes et Maubeuge, accompagné de quelques proches dont Charles Marie Casimir de Saulx, récemment promu lieutenant.

Ils se réfugient à Bruxelles puis à Coblence, capitale de l'Électorat de Trèves.



Fuite de la famille royale

Louis XVI déguisé en valet quitte Paris le 20 juin 1791.

Il est accompagné de :

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul est Colonel du régiment Royal Dragons en 1791.

En 1791, Charles César de Damas est en garnison à Saint-Mihiel mais son régiment ne compte plus guère que 80 hommes, en raison de la désorganisation de l'armée.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul, sur ordre du marquis de Bouillé, charge Charles César de Damas d'assurer la sécurité du roi entre Clermont-en-Argonne et Varennes-en-Argonne.

Cantonné à Clermont-en-Argonne, la troupe de dragons Charles César de Damas se fait remarquer et attire les soupçons de la population qui alerte celle de Varennes-en-Argonne où le roi est arrêté.

Lorsqu'arrive la berline de la famille royale, Charles César de Damas d'Antigny ne peut rien faire, à cause de l'entêtement du Roi et de la Reine, qui refusent la discrétion, et ensuite refusent de lui confier Louis XVII, que Charles César de Damas d'Antigny veut protéger en priorité.

Ils sont arrêtés à Varennes-en-Argonne le 21 juin 1791 malgré la présence de 60 hussards de Lauzun commandés par le sous-lieutenant Röhrig.

Charles César de Damas propose au roi de le faire enlever mais celui-ci refuse et se laisse reconduire à Paris, non sans risque pour la vie de sa famille.

Au matin du 22 juin 1791, Charles César de Damas est arrêté, détenu à Verdun, puis à La Merci, à Paris, décrété d'accusation.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul est arrêté à Varennes avec le roi

Une déclaration, laissée par Louis XVI à Paris, stigmatisant les Jacobins et leur emprise croissante sur la société française, est bloquée par l'Assemblée et ne sera jamais diffusée dans son intégralité.

Les caricaturistes révolutionnaires s'en donnent à cœur joie.

Un mouvement important parmi les révolutionnaires commence à réclamer le départ du roi.

Les Cordeliers rédigent plusieurs pétitions contre lui, soutenus par des journaux comme Le Républicain.

Les Jacobins décident de suivre les Cordeliers, ce qui crée une rupture en leur sein.

Une partie de leurs membres créent le club des Feuillants.

Alexandre de Beauharnais fait parti des Jacobins qu'il préside.

Alexandre de Beauharnais occupe le fauteuil de la présidence de l'assemblée constituante lors de la fuite du roi.


Alexandre de Beauharnais

Louis XVI démis de ses fonctions royales

Alexandre de Beauharnais Régent de la Nation

Le 25 juin 1791, suite à la fuite de Varennes, Louis XVI est démis de ses fonctions royales.

Alexandre de Beauharnais est Régent de la Nation du 21 juin au 12 juillet puis du 31 juillet au 12 août 1791.



Louis XVI remis en fonction

Le 15 juillet 1791, Louis XVI est remis en fonction et l'inviolabilité du roi est instituée.



Don de la pompe de la Samaritaine à la municipalité

Le 26 août 1791, le roi Louis XVI abandonne la pompe de la Samaritaine à la municipalité de Paris.

L'édifice est dépouillé de sa façade. Les sculptures du Christ et de la Samaritaine sont envoyées à la fonte.

L'édifice, devenu un poste de la garde nationale, se délabrera.


Louis XVII par Alexandre Kurchaski – 1792 -.Château de Versailles

Première constitution

Louis XVII Prince royal

La Constitution française est promulguée par l'assemblée nationale le 3 septembre 1791.

Ce texte transfère la souveraineté du Roi à la Nation.

Les prérogatives du roi deviennent les prérogatives de la nation que le Roi exerce au nom de cette dernière.

Fondée sur les principes de la souveraineté de la Nation et de la séparation des pouvoirs ou, plus précisément, de la balance des pouvoirs, elle institue en France une monarchie constitutionnelle.

Louis XVI n'est plus roi par la grâce de Dieu, mais roi des Français, c'est-à-dire non plus un souverain de droit divin, mais en quelque sorte le chef, le premier représentant du peuple français.

Il conserve la totalité des pouvoirs exécutifs, qu'il exerce en vertu de la loi humaine.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est signataire de cette Constitution.

Elle est acceptée par Louis XVI le 13 septembre 1791.

Cette constitution maintient en outre le changement du titre du dauphin en prince royal.

Le 14 septembre 1791, Louis XVI jure fidélité à ladite constitution.

Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul recouvre la liberté lors de cette acceptation.

Chevalier d'honneur de Marie-Antoinette d'Autriche, Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul restera auprès d'elle jusqu'à son incarcération à la prison du Temple.



Marie-Adélaïde de France et Victoire Louise Marie Thérèse à Rome

En 1791, Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara accompagne à Rome les tantes de Louis XVI : Marie-Adélaïde de France et Victoire Louise Marie Thérèse.


Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara - par Lerminier ou Herminie Déhérain (1798-1839)

Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara Ministre de la guerre

Maréchal de camp nommé par Louis XVI, Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara devient ministre de la guerre le 6 décembre 1791.

Ni Louis XVI ni Marie-Antoinette d'Autriche ne l'apprécient, mais sa nomination doit barrer la route à La Fayette que la famille royale déteste.

En vue de la guerre prochaine, Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara visite les frontières du royaume pendant son ministère, et fait, à la suite de ce voyage, un brillant rapport à l'Assemblée législative sur les ressources militaires de la France.

Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara organise 3 armées sous les ordres :


Nicolas de Luckner - par Auguste Couder (1790-1873) - musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

Nicolas de Luckner se Commandant de l'armée du Rhin

Nicolas de Luckner Maréchal de France

Nicolas de Luckner se voit confier le commandement de l'armée du Rhin en décembre 1791.

Nicolas de Luckner est fait Maréchal de France le 28 décembre 1791 par Louis XVI.


Jean-Baptiste Donatien de Vimeur

Jean-Baptiste Donatien de Vimeur Maréchal de France

Jean-Baptiste Donatien de Vimeur est fait Maréchal de France en 1791 par Louis XVI.



Claude François Ferey dans la Garde constitutionnelle du Roi Louis XVI

Le 9 décembre 1791, Claude François Ferey passe dans la Garde constitutionnelle du Roi Louis XVI, où, d'abord simple garde, il devient rapidement brigadier et maréchal-des-logis.



François Gamain Membre du conseil général de la commune de Versailles

François Gamain est influencé par son entourage. Il adopte avec enthousiasme les principes de la Révolution.

Le 7 janvier 1792, il est nommé Membre du conseil général de la commune de Versailles.

Marie-Antoinette d'Autriche ayant appris que François Gamain est devenu jacobin et haït la royauté sinon le roi, met Louis XVI en garde contre lui. Sur ses instances, le roi consent à retirer de l'armoire de fer les pièces les plus compromettantes, surtout celles qui ont trait aux subsides accordés à Honoré-Gabriel Riqueti.

Madame Campan raconte qu'elle assiste à cette opération et reçoit du roi en dépôt un grand nombre de pièces.


Pedro Pablo Abarca de Bolea

Pedro Pablo Abarca de Bolea Premier ministre

José Moñino y Redondo est disgracié par Charles IV d'Espagne en 1792.

Il restera plusieurs années emprisonné à Pampelune.

Pedro Pablo Abarca de Bolea est nommé le 28 février 1792 secrétaire d'État, équivalent de premier ministre, par Charles IV d'Espagne.

Pedro Pablo Abarca de Bolea est ami de Voltaire et d'autres révolutionnaires français. Il doit faire face a la France révolutionnaire et essaie de sauver Louis XVI.



Destruction du château de Madrid

En 1787, un arrêt du Conseil signé de Louis XVI ordonne que soient vendus en vue d'être démoli, le château de Madrid, le château de la Muette, le château de Vincennes et le château de Blois.

Le château de Madrid est adjugé le 27 mars 1792 à une société d'entrepreneurs de démolition qui le paient en assignats.


Jean-Marie Roland

Jean-Marie Roland Ministre de l'intérieur

Le parti girondin se constitue chez les Roland.

Grâce aux relations de sa femme Jean-Marie Roland entre en mars 1792 dans le ministère Girondin où il devient ministre de l'intérieur.

Son aspect bourgeois ne manque pas de choquer les courtisans et les huissiers du palais.

Le 10 juin 1792, Jean-Marie Roland adresse une lettre à Louis XVI rédigée par Manon Roland, son épouse, dans laquelle il adjure le roi de renoncer à son véto et de sanctionner les décrets.

Sa lettre rendue publique, Jean-Marie Roland est renvoyé le 13 juin 1792, ainsi que Clavière.

Jean-Marie Roland, plutôt favorable jusqu'alors à une monarchie constitutionnelle, rejoint le camp des Républicains.


Frédéric Josias de Saxe-Cobourg

Guerre entre la France et l'Autriche

Le 20 avril 1792, l'Assemblée législative, sur proposition du roi Louis XVI, déclare la guerre à François Ier d'Autriche.

Il est le neveu de la reine Marie-Antoinette d'Autriche.

Il n'a pas encore été couronné Empereur et est notre allié depuis 1756.

Cette guerre durera 23 ans

Alexandre de Beauharnais rejoint l'armée et fait venir son fils auprès de lui.

Eugène de Beauharnais partage alors son temps entre un collège strasbourgeois et le quartier général de Wissembourg.

Frédéric Josias de Saxe-Cobourg est mis à la tête de l'armée autrichienne dans la première coalition destinée à envahir la France en 1792.

François-Sébastien de Croix est mis à la tête d'un corps de 12 000 Autrichiens pour attaquer la France de concert avec l'armée prussienne.



Dissolution de la Garde constitutionnelle du Roi Louis XVI

La Garde constitutionnelle du Roi Louis XVI est dissoute le 30 mai 1792.



Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara à Paris

La Fayette et Nicolas de Luckner à Paris

À l'été 1792, Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara intrigue auprès du roi pour retrouver son ministère.

Nicolas de Luckner accompagne La Fayette à Paris en juillet 1792 pour manifester sa sympathie à Louis XVI.


Louis XVI traversant les rangs des troupes défendant le palais des Tuileries avec Augustin-Joseph de Mailly avant les combats du 10 août 1792 - par Yan' Dargent

Suspension de Louis XVI

Emprisonnement de la famille royale

Le 9 août 1792, quand Augustin-Joseph de Mailly apprend les dangers qui environnent la famille royale, il se rend aux palais des Tuileries.

François-Athanase Charette de La Contrie revient en France pour défendre la famille royale aux Tuileries, le 10 août 1792.

Le 10 août 1792 le bataillon d'Henri Gatien Bertrand se porte aux Tuileries pour défendre la royauté constitutionnelle.

Augustin-Joseph de Mailly se voit confier par le roi le commandement des troupes devant défendre les Tuileries.

Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara, revenu à Paris, assiste au 10 août aux côtés de Louis XVI.

Le 10 août 1792, la foule envahit le palais des Tuileries. La défense est balayée, et Augustin-Joseph de Mailly échappe au massacre et reçoit de l'aide pour s'enfuir.

François-Athanase Charette de La Contrie échappe au massacre.

La prise des Tuileries choque particulièrement Charles-François Lebrun qui reste royaliste.

Marie-Louise de Savoie-Carignan suit la famille royale qui se réfugie à l'Assemblée législative.

Louis XVI est suspendu par l'Assemblée législative. La déchéance du roi est prononcée.

Louis XVI confie à Aimar-Charles-Marie de Nicolaï les sceaux de France, en lui demandant de les remettre plus tard au dauphin.

Louis XVI, Marie-Antoinette d'Autriche et Louis XVII sont emprisonné à la Prison du Temple. Marie-Louise de Savoie-Carignan fait partie du convoi.

Louis XVII est confié à la garde de son père qui poursuit son éducation.

Nicolas de Luckner perd toute sa popularité et est regardé comme suspect après le 10 août 1792.

Augustin-Joseph de Mailly est dénoncé puis arrêté peu de jours après sa fuite et conduit devant la section, qui veut l'envoyer à la prison de l'Abbaye. Son passé, son âge et ses idées généreuses du temps des Lumières, font qu'un commissaire réussit à s'y opposer. Augustin-Joseph de Mailly échappe donc de peu aux massacres de Septembre dans cette prison.

Augustin-Joseph de Mailly se réfugie avec sa famille dans leur château de Mareuil-Caubert, près d'Abbeville.

Sur le chemin du retour, François-Athanase Charette de La Contrie est arrêté à Angers et relâché grâce à l'intervention de Charles François du Perrier du Mouriez.



Démission de Charles Louis Victor de Broglie

Charles Louis Victor de Broglie donne sa démission après le 10 août 1792, refusant de reconnaître le décret de déchéance porté contre Louis XVI.

Charles Louis Victor de Broglie se retire à Bourbonne-les-Bains.

Bien qu'il eût protesté de son civisme dans une lettre adressée au Président de l'Assemblée Législative Charles Louis Victor de Broglie est arrêté peu de temps après et enfermé dans les prisons de Langres.



Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara émigré

Décrété d'accusation le 14 août 1792, Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara émigre à Londres avec l'aide Madame de Staël.

Catherine Jeanne Tavernier de Boullongne connaît l'émigration et vit en coquetterie avec Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara.

De Londres Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara écrit à la Convention pour lui demander un sauf-conduit afin de venir assumer sa part de responsabilité dans les actes du gouvernement de Louis XVI.

Cette dangereuse faveur lui est refusée.

L'Angleterre étant entrée en guerre contre la France, Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara passe en Suisse puis en Allemagne, à Hambourg.


Massacre de Marie-Louise de Savoie-Carignan

Mort de Marie-Louise de Savoie-Carignan

Le 20 août 1792, on vient chercher à la Prison du Temple tous ceux qui n'appartiennent pas à la famille royale stricto sensu.

Marie-Antoinette d'Autriche et Marie-Louise de Savoie-Carignan doivent se dire adieu. Marie-Louise de Savoie-Carignan est conduite à la prison de la Force.

Les 2 et 3 septembre 1792, une foule armée de barres de fer, de piques et de bûches encercle les prisons de Paris.

En place au moment des massacres de septembre 1792 Jean-Marie Roland se distingue par son inertie, ne prenant que des mesures bien trop tardives.

Élu à la Convention, Jean-Marie Roland refuse son siège de député, préférant conserver son portefeuille au Ministère.

Marie-Louise de Savoie-Carignan, tirée de sa cellule au matin du 3 septembre 1792.

D'après la reconstitution des procès-verbaux de la section des Quinze-Vingts, Marie-Louise de Savoie-Carignan est introduite devant une commission improvisée en hâte par les membres du comité de surveillance de la Commune du 10 août, et sommée de nommer ceux qu'elle a reçu à sa table.

On lui demande de témoigner sur la réalité des connivences de Louis XVI et de Marie-Antoinette avec les puissances de la Coalition.

Dans les minutes qui suivent ce semblant d'interrogatoire, elle est élargie.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, qui était encore à Paris et qui devait embarquer pour Londres le surlendemain, indiquera à lord Grenville, secrétaire du Foreign Office, que Madame de Lamballe a été tuée à la suite d'une atroce méprise.

En sortant dans la cour de la prison, elle aurait eu, selon lui, un malaise, et les tueurs aux aguets, armés de bûches et de piques, croyant qu'elle avait reçu un premier coup, la lynche.

Sa tête est promenée au bout d'une pique jusqu'à la tour du Temple. Adam Pitt raconte que son corps est transporté sur des kilomètres, profané, jusqu'au comité civil de la section des Quinze-Vingts.

Enfin, la tête est portée à son tour au comité, à 7 heures du soir, après avoir été repoudrée, afin d'être inhumée auprès du corps dans une tombe du cimetière des Enfants-Trouvés.

Quelques heures plus tard, Louis Jean Marie de Bourbon dépêche en vain son fidèle valet Fortaire pour retrouver sa dépouille.

Il est possible qu'on ait voulu éviter un procès équitable au cours duquel elle aurait pu mettre en cause un certain nombre de pêcheurs en eaux troubles soudoyés par la cour, comme par exemple Dossonville, Stanislas Marie Maillard ou le général Antoine Joseph Santerre, partie prenante dans les massacres de septembre avec son beau-frère Étienne-Jean Panis.


Bataille de Valmy Carte de la bataille de Valmy Charles François du Perrier du Mouriez

Bataille de Valmy

Abolition de la royauté en France

Charles François du Perrier du Mouriez entraîne ses nouvelles troupes à Valenciennes avec des engagements fréquents mais réduits dans le dessein d'envahir la Belgique.

Il comprend que les Prussiens vont vers Paris et se porte dans l'Argonne par une marche rapide et osée presque sous les yeux de l'avant-garde prussienne.

Charles François du Perrier du Mouriez barre la route de Paris, enjoignant à François Étienne Christophe Kellermann de l'assister depuis Metz.

L'objectif de Charles François du Perrier du Mouriez, qui s'en vante, est de faire des clairières de l'Argonne par lesquelles les colonnes étrangères doivent traverser la forêt, un nouveau Thermopyles pour la France.

François Étienne Christophe Kellermann se rapproche lentement et, avant qu'il n'arrive, la partie nord de la ligne de défense de Charles François du Perrier du Mouriez est enfoncée.

Charles François du Perrier du Mouriez fait une remarquable manœuvre de nuit qui regroupe ses troupes en changeant le front pour faire face au nord, avec son aile droite dans l'Argonne et sa gauche s'allongeant vers Châlons-sur-Marne.

C'est sur cette position que François Étienne Christophe Kellermann fait sa jonction à Sainte-Menehould le 19 septembre 1792.

Charles François du Perrier du Mouriez campe à une lieue en avant de Sainte-Menehould, sur un plateau peu élevé au-dessus des prairies à droite du chemin qui conduit à Châlons.

Cette position s'appuie sur la droite à l'Aisne qui descend de Sainte-Menehould, des prairies marécageuses et un étang en couvrent la gauche. Une vallée étroite sépare le camp des hauteurs de l'Iron et de la Lune où campent les Prussiens. Entre ces deux élévations se trouve un bassin de prairies d'où sortent quelques tertres dont le plus élevé est celui qui se trouve couronné par le moulin de Valmy. Deux petites rivières séparent cet espace qui tombent dans l'Aisne au-dessus et au-dessous de Sainte-Menehould. L'Auve est au sud et la Bionne est au nord.

Le quartier général est placé à Sainte-Menehould à une égale distance du corps d'armée et de l'avant-garde commandée par Arthur Dillon, sur la rive droite de l'Auve.

Joseph de Miaczynski commande une brigade de la division d'Arthur Dillon.

Un bataillon de troupes de ligne se trouve dans le château de Saint-Thomas.

Vienne-le-Château, Moiremont et La Neuville-au-Pont sont occupés par 3 autres bataillons d'infanterie et de la cavalerie.

Le front du camp est couvert de batteries qui couvrent le vallon dans tous ses prolongements.

La gauche du camp se termine sur le chemin de Châlons-sur-Marne, la rive droite de l'Auve est laissée à l'armée de François Étienne Christophe Kellermann.

François Étienne Christophe Kellermann, arrivé le 18 septembre 1792 à Dampierre-le-Château, y reçoit le soir une dépêche de Charles François du Perrier du Mouriez lui indiquant en arrière et sur la gauche une position excellente, formant équerre avec la sienne, ce qui sera déterminant pour couvrir une attaque sur François Étienne Christophe Kellermann en la canonnant par les flancs depuis les positions de Charles François du Perrier du Mouriez.

Le lendemain, François Étienne Christophe Kellermann obéit et fait passer l'Auve à ses troupes.

Mais à peine est-il rendu sur l'emplacement désigné par Charles François du Perrier du Mouriez que, frappé par ses inconvénients, il court à Sainte-Menehould pour faire observer au général en chef combien cette position est dangereuse :

François Étienne Christophe Kellermann prévient Charles François du Perrier du Mouriez qu'il est décidé à repasser l'Auve le lendemain 20 septembre 1792, à la pointe du jour, mais il n'a pas le temps de s'exécuter.

L'armée prussienne, instruite de son arrivée et jugeant bien la difficulté de sa position, est déjà en marche pour l'attaquer.

Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick a en effet passé les défilés du nord et pivoté pour couper Charles François du Perrier du Mouriez de Châlons.

La manœuvre prussienne est presque achevée.

François Étienne Christophe Kellermann, commandant en l'absence momentanée de Charles François du Perrier du Mouriez, fait avancer son aile gauche et prend position sur le plateau adossé au moulin entre Sainte-Menehould et Valmy.

À 3 heures du matin, le 20 septembre 1792, les Prussiens et les Autrichiens sont déjà en mouvement et bientôt l'avant-garde prussienne, commandée par le prince de Hohenlohe-Singelfingen, rencontre celle du général François Étienne Christophe Kellermann, sous les ordres du général Després-Crassier, établie en avant du village de Hans pour éclairer cette partie et couvrir la gauche de l'armée.

L'attaque de l'ennemi fait prendre conscience qu'il s'agit d'une affaire sérieuse et non d'une escarmouche d'avant-postes, les coalisés veulent en finir et écraser d'un seul coup les deux petites armées qui s'opposent à leur marche.

L'avant-garde prussienne se porte directement sur Hans, entre la Bionne et la Tourbe, tandis que le gros de l'armée remonte la rivière à Somme-Tourbe suivi des Autrichiens du général Clairfayt.

À la première nouvelle de l'attaque de son avant-garde, François Étienne Christophe Kellermann ordonne de plier les tentes, de prendre les armes et de déblayer la route en arrière en faisant filer les équipages par le grand chemin de Sainte-Menehould.

Il n'est plus question de repasser l'Auve, le temps presse.

L'avant-garde, vigoureusement attaquée, se replie déjà sur l'armée.

François Étienne Christophe Kellermann prend aussitôt ses dispositions pour une bataille en règle.

Jusque vers 7 heures, un brouillard épais empêche les deux armées de connaître leurs dispositions respectives.

Lorsqu'il se dissipe un peu, l'artillerie commence à tirer de part et d'autre, et le feu se soutient avec vivacité, sans être vraiment meurtrier pour aucun parti.

Vers 10 heures, François Étienne Christophe Kellermann, placé au centre de la ligne, étudie les manœuvres de l'ennemi lorsque son cheval est tué sous lui d'un coup de canon.

Presque dans le même temps, des obus éclatent au milieu du dépôt de munitions et font sauter deux caissons d'artillerie, blessant beaucoup de monde alentour.

Dans le désordre ainsi causé, les conducteurs s'enfuient avec leurs caissons.

Faute de munitions, le feu diminue d'intensité.

Une partie de l'infanterie opère alors un mouvement de recul et ajoute à la confusion générale.

François Étienne Christophe Kellermann s'y rend en personne, et reprend la première position.

Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick voyant que le feu de son artillerie n'a pas réussi à ébranler les troupes françaises, veut essayer une attaque de vive force.

Vers 11 heures, le feu de ses batteries redouble.

Il forme 3 colonnes d'attaque soutenues par la cavalerie.

Les 2 colonnes de gauche se dirigent sur le moulin de Valmy, la droite se tenant à distance.

Ces attaques en ordre oblique sont la tactique habituelle des Prussiens.

François Étienne Christophe Kellermann comprend que dans cet état d'esprit, il n'est pas non plus possible de maintenir la discipline tout en restant statique.

Aussi, il ordonne d'avancer.

Il dispose son armée en colonnes par bataillon.

Quand elles sont formées, il les parcourt et leur adresse cette courte harangue :

Camarades, voilà le moment de la victoire; laissons avancer l'ennemi sans tirer un seul coup de fusil, et chargeons-le à la baïonnette.

L'armée, pleine d'enthousiasme et déjà aguerrie par une canonnade de quatre heures, répond aux paroles de son général par des cris multipliés de : Vive la nation ! François Étienne Christophe Kellermann lui-même, et alors que soufflé par l'explosion d'un convoi français il est tombé de cheval, met son chapeau au bout de son sabre et répète : Vive la nation ! en passant devant les troupes sur un cheval trouvé.

En un instant, tous les chapeaux sont sur les baïonnettes et un immense cri s'élève de tous les rangs de l'armée.

Ces mouvements, cet enthousiasme, annonce une armée qui brûle de combattre.

L'ennemi s'étonne, ses colonnes s'arrêtent : " La victoire est à nous ! " crie François Étienne Christophe Kellermann, et l'artillerie, dont le feu redouble, foudroie les têtes de colonnes prussiennes.

Devant tant de détermination, Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick donne le signal de la retraite.

Le feu continue jusqu'à 4 heures du soir.

Encore une fois l'ennemi reforme ses colonnes et essaie une nouvelle attaque.

Mais la bonne contenance de l'armée française, son ardeur manifestée par de nouveaux cris, suffit à l'arrêter une seconde fois.

Vers 7 heures du soir, les coalisés regagnent leurs premières positions, laissant aux Français le champ de bataille jonché de morts.

Le lendemain, 21 septembre 1792, François Étienne Christophe Kellermann, dont la position, malgré la retraite de l'ennemi, n'en est pas moins hasardeuse, s'établit sur les hauteurs de Voilemont, son front couvert par l'Auve et sa droite appuyée sur la gauche de Charles François du Perrier du Mouriez.

La bataille est marquée surtout par une intense canonnade (les Français tirent 20 000 coups de canon) au cours de laquelle la nouvelle artillerie française créée par Gribeauval montre sa supériorité.

Les 2 armées ont assisté à la bataille sans vraiment y prendre part.

Le 1er bataillon de la Haute Vienne combat l'ennemi à la côte de Brienne.

Charles François du Perrier du Mouriez a pris toutes ses dispositions pour venir au secours de François Étienne Christophe Kellermann en cas d'échec, ou pour prendre part à l'affaire si elle devenait générale.

François-Sébastien de Croix s'est contenté de montrer 3 têtes de colonnes vers Valmy et Maffrievart pour tenir les Français dans l'incertitude et menacer en même temps la tête du camp de Sainte-Menehould et les derrières de la droite de François Étienne Christophe Kellermann.

Avec ses 100 000 Austro-Prussiens engagés contre seulement 24 000 Français, Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick est si sûr de vaincre, qu'il a cru pouvoir se passer de l'assistance efficace de François-Sébastien de Croix et des Autrichiens.

Il n'y a finalement que 300 morts côté français, 184 chez les Prussiens.

Francisco de Miranda, général dans l'armée de Dumouriez, participe à la bataille de Valmy.

Goethe assiste à la bataille aux côtés du duc de Saxe-Weimar.

Le 21 septembre 1792, la nouvelle parvient à Paris.

Lors de sa première séance, la Convention nationale est assurée de la sauvegarde du pays et est sûre de sa force.

Elle décrète que la royauté est abolie en France et que l'An I de la République française part de ce jour.

Louis XVI est donc détrôné.

François Étienne Christophe Kellermann passe pour le sauveur de la patrie.

80 000 ennemis, qui avaient marché comme en triomphe, reculent alors et l'armée française inexpérimentée, devant des soldats aguerris et disciplinés, s'aperçoit que le courage et le patriotisme peuvent la rendre redoutable.

La bataille de Valmy est donc à l'origine du mythe du citoyen en arme qui fonde la conscription (ou service militaire).

Les conséquences de cette bataille est l'évacuation du territoire français par l'armée coalisée le 22 octobre 1792.



Démission de Bertrand de Clauzel

La déchéance de Louis XVI pousse Bertrand de Clauzel à démissionner le 15 septembre 1792.



Mort de Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac

Le 29 mai 1792 l'Assemblée décrète la dissolution de la Garde constitutionnelle de Louis XVI soupçonné d'opinions excessivement royalistes.

L'assemblée accuse Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac, son chef, d'y faire régner un esprit contre-révolutionnaire et d'avoir fait prêter à ses hommes le serment d'accompagner le roi partout où il se rendrait.

Emprisonné à Orléans en attendant d'être jugé par la Haute-Cour, Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac est transféré à Versailles.

Au cours de ce transfert, les prisonniers sont séparés de leur escorte, et livrés le 9 septembre 1792 à une bande d'égorgeurs qui les réclament.

Homme de grande force et de grand courage, Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac résiste longtemps à ses assassins et reçoit plusieurs blessures.

Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac meurt à Versailles le 9 septembre 1792 finalement abattu par un coup de sabre.

Son cadavre est mutilé et dépecé.

Sa tête ensanglantée est lancée de l'extérieur dans le salon de la comtesse du Barry, sa maitresse.

Il est inhumé au cimetière Saint-Louis à Versailles.

Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac s'est toujours distingué par son dévouement à Louis XVI, et il répond à quelqu'un qui lui témoigne beaucoup d'admiration pour sa conduite :

Je ne fais que ce que je dois à ses ancêtres et aux miens.

Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac est un homme d'esprit, à la fois bibliophile et amateur d'art.

La collection de son hôtel parisien contient nombre de tableaux de maîtres hollandais qui sont maintenant au musée du Louvre.


Révélation de l'existence de armoire de fer de Louis XVI - Gravure satirique de l'époque

Révélation de l'existence de l'armoire de fer de Louis XVI

François Gamain agit soit par scrupule, soit par crainte, soit dans l'espérance d'une récompense

Le 18 novembre 1792, il dévoile l'existence de l'armoire de fer de Louis XVI au citoyen Heurtier, inspecteur général des Bâtiments nationaux.

Le 19 novembre 1792, Jean-Marie Roland, Ministre de l'intérieur, prévenu par Heurtier, se rend aux Tuileries sans même prendre le temps de prévenir la commission des papiers des Tuileries récemment instituée.

Les Montagnards accuseront Jean-Marie Roland d'avoir fait disparaître des papiers compromettants pour la Gironde.

L'Inventaire et description sommaire des documents qu'il sort de l'armoire est enregistré dans un fort volume. Il formera le tome neuvième des pièces du procès de Louis XVI.

Dans une gravure satirique de l'époque apparaissent :

Il semble que les portraits de Jean-Marie Roland et de François Gamain soient conformes à la réalité comme la représentation de la célèbre armoire

Le 20 novembre 1792, Jean-Marie Roland dépose sur le bureau de la Convention les papiers découverts.

Le 1er décembre 1792, François Gamain confirme sa révélation par une déclaration écrite qui restera longtemps inédite.

Elle s'est peut-être trouvée mêlée aux papiers de Roland, qui seront déposés à la Bibliothèque Nationale.

Heurtier atteste par écrit qu'il n'a pas perdu les papiers de vue depuis leur découverte jusqu'à leur dépôt à la Convention et que leur ordre n'a pas été dérangé.


Louis XVI conduit à l'assemblée de la Convention

Procès de Louis XVI

Jean-Baptiste Robert Lindet rédige le Rapport sur les crimes imputés à Louis Capet, qu'il présente le 10 décembre 1792 devant la Convention nationale.

La Convention nationale s'auto-institue tribunal et accuse Louis XVI de conspiration contre la liberté publique et la sûreté générale de l'État.

Le 11 décembre 1792, Louis XVI est conduit dans la salle de la Convention nationale. Sur un simple habit bleu, il porte une redingote noisette.

Un fauteuil est placé pour lui devant la barre, mais Bertrand Barère de Vieuzac le tient un instant debout :

Louis, la nation vous accuse, l'Assemblée nationale a décrété le 3 décembre que vous serez jugé par elle.

Le 6 décembre, elle a décidé que vous seriez conduit à la barre.

On va vous lire l'acte énonciatif des délits qui vous sont imputés... Vous pouvez vous asseoir.

Après lecture des chefs d'accusation, Louis XVI y répond, demande communication des pièces justificatives, la facilité de choisir un conseil pour se défendre, et déclare ignorer l'existence de l'armoire de fer aux Tuileries.

Le 24 décembre 1792, François Gamain est appelé à Paris, par une commission de la Convention, pour vérifier si l'une des clefs remises par Louis XVI à Thierry de Ville-d'Avray et trouvée dans le secrétaire de ce dernier, s'adapte à la serrure de l'armoire de fer.

La première séance du procès de Louis XVI a lieu le 26 décembre 1792.

Jean-Marie Roland essaie d'obtenir l'appel au peuple. Cette attitude augmente encore la haine que lui portent les Montagnards.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès proteste que la convention n'a pas le pouvoir de siéger comme tribunal et exige que le roi dispose des moyens nécessaires pour sa défense.



Charles François du Perrier du Mouriez à Paris

Charles François du Perrier du Mouriez repart fin décembre 1792, pour Paris, pour essayer de sauver Louis XVI dont le procès, juge-il, a été précipité.


Éxecution de Louis XVI

Condamnation à mort de Louis XVI

Mort de Louis XVI

Louis XVII Roi de France

Le 15 janvier 1793, lors d'un premier vote, Louis XVI est déclaré coupable par 707 voix pour 718 votants.

La Convention nationale se réunit au manège du château des Tuileries, en séance permanente les mercredi 16 et jeudi 17 janvier 1793.

La Convention nationale procède à un scrutin rectificatif le 18 janvier 1793.

Le vote nominal, suivi d'une justification des votants à la tribune, donne 387 votes pour la peine de mort, dont 26 demandant un éventuel sursis.

Charles-François Delacroix, Jean-Baptiste Robert Lindet, Pierre Joseph Cambon, Antoine Christophe Saliceti et Lazare Carnot vote la mort de Louis XVI.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès ne vote pas la mort, mais demande que Louis XVI soit gardé en otage jusqu'à la paix, et qu'en cas d'invasion du territoire, il soit exécuté.

Joseph Fouché voter la mort de Louis XVI et bascule vers les bancs des Montagnards.

La majorité requise étant de 361 voix, Louis XVI le roi est condamné à mort pour un unique vote.

Ce scrutin ne souffre cependant pas de contestations du fait de sa nature nominale.

On commence à le surnommer Louis le dernier.

Marie-Thérèse de France commence à écrire ses mémoires peu avant l'exécution de son père.

Louis XVI meurt le 21 janvier 1793, guillotiné à Paris sur la place de la Révolution, ancienne place Louis XV, aujourd'hui place de la Concorde.

Les bourreaux veulent dépouiller Louis XVI de ses habits. Il les repousse fièrement, se déshabille lui-même et défait le col de sa chemise.

Ils veulent lui lier les mains. Cette dernière humiliation le révolte : Que prétendez-vous ?, demande-t-il. " Vous lier ", lui est-il répondu. Louis XVI reprend : Me lier ? Non, je n'y consentirai jamais. Faites ce qui vous est commandé, mais vous ne me lierez pas ; renoncez à ce projet. Avec un mouchoir, Sire demande le bourreau Sanson avec respect, montrant un morceau de soie.

Louis XVI, qui n'avait plus été appelé Sire depuis bien longtemps, accuse le coup. Il hésite quand il se tourne vers son confesseur. Les bourreaux vont l'empoigner quand l'abbé Henri Edgeworth de Firmont lui dit : Sire, dans ce nouvel outrage je ne vois qu'un dernier trait de ressemblance entre Votre Majesté et le Dieu qui va être votre récompense.

Louis XVI lève les yeux au ciel : Assurément, dit-il, il ne faut rien de moins que son exemple pour que je me soumette à un tel affront. Et se tournant vers les bourreaux : Faites ce que vous voudrez, je boirai le calice jusqu'à la lie. Il se laisse dès lors lier les mains et couper les cheveux. S'appuyant sur l'abbé Henri Edgeworth de Firmont il monte calmement les marches qui conduisent à l'échafaud. L'abbé Henri Edgeworth de Firmont craint que le courage commence à lui manquer, et il ajoute, ému : Fils de Saint-Louis, montez au Ciel !

Mais, parvenu au pied de la guillotine, Louis XVI, placide, considère un instant les instruments de son supplice et demande si les tambours s'arrêteront de battre. Il s'avance pour dire : Je meurs innocent des crimes qu'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez verser ne retombe pas sur la France.

Il veut poursuivre mais les tambours couvrent ses dernières paroles. On crie aux bourreaux de faire leur office. Le roi déchu redevint silencieux, et n'oppose plus aucune résistance à l'exécution.

Le couperet siffle à 10 heures 22, sous les yeux de 5 ministres du conseil exécutif provisoire et de quelques autres personnes, invitées par le ministre de la Marine dans son bureau, pour assister à l'exécution.

Il est inhumé au cimetière de la Madeleine, rue d'Anjou-Saint-Honoré.

Louis XVII est séparé de Louis XVI, le matin du 21 janvier 1793.

En vertu du principe selon lequel la continuité dynastique est automatique en France, Louis XVII succède à son père et devient Roi de France.

Il est reconnu comme tel par Louis XVIII alors émigré à Hamm, près de Düsseldorf en Westphalie.

Les Vendéens et les Chouans, mais aussi de fidèles royalistes dans d'autres provinces, se battront et mourront en son nom. Leurs étendards portent l'inscription : Vive Louis XVII.

Le jeune Louis XVII est confié à sa mère, également emprisonnée au Temple.



Charles François du Perrier du Mouriez à Amiens

Déclaration de guerre du Royaume-Uni à la France

Impuissant à sauver le monarque, Charles François du Perrier du Mouriez veut s'assurer de faire ratifier certains marchés avec les Belges.

Charles François du Perrier du Mouriez est mal reçu des Montagnards et notamment de Jean-Nicolas Pache, ministre de la Guerre, qu'il accuse de désorganiser l'approvisionnement des troupes.

Charles François du Perrier du Mouriez se lie aux Girondins.

Eux comptent sur lui, lui espère d'eux.

Charles François du Perrier du Mouriez quitte Paris le 26 janvier 1793.

Après l'exécution de Louis XVI, le Royaume-Uni déclare la guerre à la France.

Arrivé à Amiens, Charles François du Perrier du Mouriez y apprend la rupture de la France avec l'Angleterre, et conséquemment avec la Hollande.

Pour prendre de vitesse les armées de la coalition, Charles François du Perrier du Mouriez entreprend l'invasion de la Hollande avec 13 500 hommes mal équipés et mal nourris, la faute en incombant à l'administration de Jean-Nicolas Pache.



Destitution de la municipalité de Versailles et de François Gamain

Pétition de François Gamain à la Convention Nationale

Après la mort de Louis XVI, la Convention envoie des députés en mission dans tous les départements, afin de donner aux autorités l'énergie nécessaire aux circonstances.

La loi du 17 septembre 1793 déclare suspects tous les fonctionnaires révoqués, qui peuvent être pour ce seul fait traduits devant le tribunal révolutionnaire.

Le représentant Crassous est envoyé dans le département de Seine-et-Oise. Il ne trouve pas la municipalité de Versailles à la hauteur des circonstances. Il la destitue par son arrêté du 30 septembre 1793. François Gamain est ainsi destitué.

François Gamain peut ainsi d'un instant à l'autre être traduit devant le terrible tribunal

Il n'a plus de travail et est tombé dans la misère.

Il adresse une pétition à la Convention Nationale pour lui demander des secours.



Mort de la Comtesse du Barry

À son retour, les révolutionnaires arrêtent la Comtesse du Barry est à Saint-Vrain.

Elle est et condamnée à mort pour avoir dissipé les trésors de l'État, conspiré contre la République et porté le deuil de Louis XVI.

Jeanne Bécu, Comtesse du Barry, meurt à Paris le 8 décembre 1793 guillotinée.

Avant d'être guillotinée, elle supplie : Encore un moment, messieurs les bourreaux.



Mort de François Clary

Au cours de la Révolution, les couvents sont fermés.

Bernardine Eugénie Désirée Clary et Julie Clary doivent retourner vivre avec leurs parents.

François Clary meurt le 20 janvier 1794.

Les autorités découvrent que, François Clary, souhaitait acquérir un titre de noblesse sous le règne de Louis XVI.

Ce que le Comité de surveillance omet de signaler ou ignore, c'est que la demande d'anoblissement a été refusée.

En cette période troublée, la répression consécutive à la Loi des suspects est féroce. Étienne Clary, frère aîné de Bernardine Eugénie Désirée Clary, à présent chef de famille est suspecté à la place de son père.

En février 1794, Étienne Clary est incarcéré sur ordre du Tribunal révolutionnaire

À la veille de comparaître devant ses juges, Bernardine Eugénie Désirée Clary accompagne Marcelle Guey, sa belle-sœur, qui intervient auprès d'Antoine Louis Albitte, représentant en mission, député, pour faire libérer son époux.

Dans la salle d'attente, Bernardine Eugénie Désirée Clary, accablée, s'endort et Marcelle Guey se rend seule à l'audience pour plaider sa cause.

Sa mission couronnée de succès, Marcelle Guey ne réussit pas à rejoindre Bernardine Eugénie Désirée Clary, pressée d'apporter à la prison l'ordre d'élargissement de son mari.

Bernardine Eugénie Désirée Clary seule et désemparée est découverte par Joseph Bonaparte, commissaire de la marine à Marseille, qui la rassure sur le sort d'Étienne Clary, son frère.

Ils font connaissance et Joseph Bonaparte lui propose de la raccompagner à son domicile.

Le lendemain, Joseph Bonaparte retourne chez les Clary pour être présenté à la famille.

Sous le charme de Bernardine Eugénie Désirée Clary, Joseph Bonaparte la courtise et lui promet le mariage dès qu'elle aura atteint sa majorité.

Napoléon Ier, frère cadet de Joseph Bonaparte, chargé de l'organisation de la défense de Marseille et l'inspection de la côte provençale, arrive.

Napoléon Ier jette son dévolu sur Bernardine Eugénie Désirée Clary et sans ambages impose sa volonté : dans un bon ménage, il faut que l'un des 2 époux cède à l'autre.

Toi, Joseph, tu es d'un caractère indécis et il en est de même de Désirée ; tandis que Julie et moi savons ce que nous voulons. Tu feras donc mieux d'épouser Julie Clary. Quant à Désirée, elle sera ma femme ".

En réalité Napoléon s'est aperçu de l'amour que porte Julie Clary à Joseph Bonaparte.



Un pacte secret de Parme avec l'Autriche

Les changements apportés par la Révolution française et l'exécution de Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche, dont Marie-Amélie d'Autriche était très proche font de Ferdinand Ier de Parme et de Marie-Amélie d'Autriche des ennemis irréductibles des révolutionnaires.

Si le danger de guerre contraint Ferdinand Ier de Parme à se déclarer neutre, dans le même temps, il signe un pacte secret avec l'Autriche, le 13 mai 1794.



Projet de mariage de Charles-Louis de Teschen avec Marie-Thérèse de France

En 1796, il est question de marier Charles-Louis de Teschen à Marie-Thérèse de France, sa cousine, fille de Louis XVI et Marie-Antoinette d'Autriche.

La jeune princesse déclare avec noblesse qu'elle ne peut épouser un homme ennemi de son pays.


Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche à la Basilique de Saint-Denis

Transfert de Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche à Saint-Denis

Les 18 et 19 janvier 1815, Louis XVIII fait exhumer les restes de Louis XVI et ceux de Marie-Antoinette d'Autriche.

Il les faire inhumer à la basilique Saint-Denis le 21 janvier 1815.



Exil Pierre Joseph Cambon

Sous la Seconde restauration, Pierre Joseph Cambon est proscrit pour avoir voté la mort de Louis XVI.



Exil de Joseph Fouché

Frappé par la loi du 12 janvier 1816, ayant voté la mort de Louis XVI, Joseph Fouché est exilé en tant que régicide.



Monument à la mémoire de Louis XVI

Le 3 mai 1826 place de la Concorde, Charles X de France pose la première pierre du monument à la mémoire de Louis XVI. Mais la statue ne sera en fait jamais édifiée.



Installation de l'obélisque de Louxor

Le socle du monument à Louis XVI, place de la Concorde, sert de base à l'obélisque de Louxor dressé en 1836.



Travaux au château de Saint-Cloud

Au château de Saint-Cloud, Napoléon III fait démolir l'orangerie en 1862.

Eugénie de Montijo fait transformer en un salon de style Louis XVI l'ancienne chambre d'Henriette-Anne Stuart.


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