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Événements contenant la ou les locutions cherchées



24 événements affichés, le premier en 1273 - le dernier en 1356



Mariage de Robert II de Bourgogne avec Agnès de France

Robert II de Bourgogne épouse en 1273 Agnès de France, fille de Saint-Louis. Leurs enfants sont :



Mariage de Charles Ier d'Anjou-Sicile avec Clémence de Habsbourg

Charles Ier d'Anjou-Sicile épouse à Vienne le 11 janvier 1281 Clémence de Habsbourg, fille de Rodolphe Ier de Habsbourg et de Gertrude de Hohenberg, Leurs enfants sont :



Mariage de Philippe IV le Bel avec Jeanne Ire de Navarre

Philippe IV le Bel Roi de Navarre

Philippe IV le Bel Comte de Champagne

Rattachement de la Champagne et la Navarre à la France

Philippe IV le Bel épouse à Paris le 16 août 1284 Jeanne Ire de Navarre, fille d'Henri III de Champagne. Leurs enfants sont :

Jeanne Ire de Navarre apporte la Navarre et la Champagne à Philippe IV le Bel qui devient Roi consort de Navarre, sous le nom de Philippe Ier de Navarre, et Comte de Champagne.

La Champagne et la Navarre sont ainsi définitivement rattachées au royaume de France.

Cela place le Barrois dans le voisinage immédiat du domaine royal.

Philippe IV le Bel devient propriétaire du fief de Château-Porcien par son mariage.



Naissance de Louis X le Hutin

Louis X, dit le Hutin ou le Querelleur, naît à Paris le 4 octobre 1289, fils de Philippe IV le Bel et de Jeanne Ire de Navarre. Son surnom lui vient de son caractère querelleur.



Mort de Jeanne Ire Reine de Navarre

Fondation du collège de Navarre

Louis Ier le Hutin Roi de Navarre

Louis X le Hutin Comte de Champagne et de Brie

Jeanne Ire de Navarre meurt à Vincennes le 2 ou le 4 avril 1305.

Elle est inhumée à Paris.

Par son testament, Jeanne fonde le collège de Navarre à Paris. Elle lègue son hôtel de la rue Saint-André-des-Arts pour y établir un collège destiné à recevoir des étudiants de sa province. L'entrée pouvait en être ouverte, sans condition de naissance, de famille ou d'âge, à tout français pauvre qui se destinait à l'étude de la grammaire, de la logique ou de la théologie.

Louis Louis X le Hutin hérite des possessions personnelles de Jeanne.

Louis X le Hutin devient Roi de Navarre sous le nom de Louis Ier de Navarre et Comte de Champagne et de Brie.

Pour l'heure, l'héritage maternel doit rester sous la tutelle de son père, le roi Philippe IV le Bel, conformément à une clause du testament prévoyant qu'il ne peut en disposer que lorsqu'il aura atteint l'âge de la majorité, fixé à 21 ans.

De fait, Philippe IV le Bel exerce le pouvoir effectif en Champagne et en Brie jusqu'en 1308.

Mais, en Navarre, les villes n'entendent pas se soumettre à son autorité !

Les villes de Navarre commencent à s'agiter : elles veulent conserver leurs fueros, leurs coutumes particulières, et se défaire de règlements institués par le gouverneur qui représentait la reine défunte.

Dans cette lutte, elles comptent obtenir une aide précieuse du prince Louis (un souverain si jeune doit être facilement influençable) et réclament sa venue pour qu'il prête le traditionnel serment coutumier.

Elles espèrent rétablir une sorte de conseil de 12 membres chargé d'assurer le gouvernement jusqu'à la majorité du roi.

Un certain nombre de villes se lient au sein d'une Hermandad juramentada, se jurant de préserver leurs coutumes, privilèges et franchises et de se porter une assistance mutuelle.

A la fin juin 1305, elles envoient leurs chartes à Philippe IV le Bel et au prince Louis, dont elles requièrent la présence en Navarre afin qu'elles le reçoivent et le reconnaissent pour seigneur et roi.

Mais Philippe IV le Bel entend bien continuer à gouverner comme du vivant de son épouse.

Aussi répond-il aux Navarrais qu'ils doivent obéissance au gouverneur Alphonse de Rouvray, toujours en place.



Mariage de Louis X le Hutin avec Marguerite de Bourgogne

Louis X le Hutin épouse à Vernon le 23 septembre 1305 Marguerite de Bourgogne, fille de Robert II de Bourgogne et d'Agnès de France. Leurs enfants sont :



Voyage de Louis X le Hutin en Navarre

Sacre de Louis X le Hutin

Les Navarrais menace de se révolter si leur souverain refuse de rejoindre son royaume. Prenant la mise en garde au sérieux, Philippe IV le Bel autorise son fils à se rendre en Navarre.

Gaucher V de Châtillon-sur-Marne, était jusqu'alors chargé de l'éducation de Louis X le Hutin. Comme la ville de Pampelune, est divisée en deux partis, on craint quelque soulèvement. Gaucher V de Châtillon-sur-Marne accompagne Louis dans son voyage, avec le comte de Boulogne et une foule de noblesse.

En août 1307, Louis le Hutin est à Toulouse.

Fin septembre1307, il fait son entrée dans le royaume de Navarre et prie ses sujets d'obéir au gouverneur désigné en son nom. Les Navarrais répliquent qu'ils ne l'accueillent qu'en tant qu'héritier et qu'ils ne l'accepteront comme roi que quand il aura prêté le serment traditionnel garantissant la préservation de leurs coutumes.

Le 1er octobre1307, à Pampelune, le prince Louis X le Hutin est couronné Roi de Navarre sous le nom de Louis Ier de Navarre et jure de garder les fueros.

À la mi-octobre octobre1307, une Cour générale est convoquée, cette fois-ci avec les représentants des villes, qui prêtent serment de fidélité au fils aîné du roi de France et de par la grâce de Dieu roi de Navarre et Comte de Champagne et de Brie.

Le roi Louis Ier de Navarre s'installe à Estella pour un mois, avant d'entreprendre une tournée de reconnaissance dans son royaume. Il confirme les privilèges et les possessions des institutions religieuses, les coutumes des bonnes villes, ainsi que celles de la plupart des communes qui ne se sont pas manifestées.

Par ailleurs, il maintient les Juifs dans tous leurs droits, compagnies et biens, se démarquant ainsi de la politique de son père. Cet acte suscite l'installation en Navarre de nombreux Juifs chassés de France.

La nombreuse suite de Louis X le Hutin inquiète d'abord Jacques II le Juste, le Roi d'Aragon. Il craint que Louis n'entreprenne de lui faire la guerre, mais voyant que ce Prince se contente de visiter ses terres, il se rassure.

Le jeune roi séjourne encore une semaine dans sa capitale de Pampelune puis, en décembre 1307, par Roncevaux et Saint Jean Pied de Port, il quitte la Navarre.

À son retour, Gaucher V de Châtillon-sur-Marne est blâmé, car il n'a pas attaqué les Aragonais.



Publication de l'histoire de Louis IX

Jean de Joinville publie la "Vie de Saint-Louis" en 1309 le dédiant à Louis X le Hutin, fils de Jeanne Ire de Navarre, sa commanditaire.



Prise de Lyon

En 1311, Louis X le Hutin, fils aîné du roi, s'empare de Lyon.



Naissance de Jeanne II de France

Jeanne II de France naît 1305 ou 1311 ou le 28 janvier 1312, fille de Louis X le Hutin et de Marguerite de Bourgogne.


Louis X Le Hutin Louis X Le Hutin

Mort de Philippe IV le Bel

Louis X Le Hutin roi de France

Philippe IV le Bel meurt à Fontainebleau le 29 novembre 1314, suite à une chute de cheval.

Philippe IV le Bel a accru le domaine royal de Lyon, du Barrois, de Lille, et préparé l'annexion de la Champagne par son mariage avec Jeanne Ire de Navarre.

Le royaume de France apparaît alors au sommet de sa puissance médiévale : c'est le plus peuplé de la Chrétienté, de 13 à 15 millions d'habitants, le tiers de la Chrétienté latine.

Il connaît une grande prospérité économique (extension maximale des défrichements, apogée des foires de Champagne), le pouvoir monarchique accomplit de grands progrès.

À la fin du règne, les foires de Champagne déclinent, concurrencées par le commerce maritime direct des Italiens avec l'Europe du Nord.

Une série de procès et de scandales, mi-politiques, mi-privés, entourent la figure du roi d'un halo douteux.


Les problèmes financiers du règne

Les guerres et la diplomatie royale coûtent cher.

Or les revenus du domaine ne suffisent pas.

Philippe cherche d'autres moyens financiers.

Il tente d'établir sur ses sujets une fiscalité régulière.

Pour cette raison, notamment, il convoque des assemblées où les représentants des villes siègent aux côtés des barons et des clercs pour donner leur consentement à la levée de subsides: ce sont les premières assemblés d'états du royaume.

Philippe échoue, car la bureaucratie royale ne peut, faute de renseignements démographiques précis, établir une assiette de l'impôt viable.

La mainmise sur les décimes levés par la papauté sur le clergé procure des ressources non négligeables mais insuffisantes.

En cas de détresse, on pouvait toujours espérer tirer quelque argent des boucs émissaires traditionnels: juifs et usuriers de toutes sortes, ceux qu'on appelle les cahorsins ou les lombards: expulsion, confiscation de biens, puis rappel après composition financière.

Philippe IV le Bel et ses conseillers ont innové en spéculant sur la valeur de la monnaie.

Ces "mutations" monétaires présentent deux aspects.

Le roi peut changer la valeur des pièces en circulation (rappelons qu'elles ne comportent aucune indication chiffrée), modifiant ainsi le rapport entre monnaie réelle et monnaie de compte.

Mais, et c'est le cas le plus fréquent, le roi peut décider de retirer les pièces en circulation et de les remplacer par de nouvelles, dont le poids et la composition sont différents (la proportion de métal précieux est modifiée): le roi, qui a le monopole de la frappe, touche sur chaque pièce un droit; la multiplication des émissions monétaires fait entrer de l'argent frais dans les caisses royales.

Dans l'un ou l'autre cas, l'opération entraîne dévaluation ou réévaluation.

Jean II de Châtillon est nommé parmi les exécuteurs du testament de Philippe IV le Bel.

Grâce à Gaucher V de Châtillon-sur-Marne, Louis X Le Hutin devient roi de France.

Comme Louis X Le Hutin se trouve en Navarre à la mort de Philippe IV le Bel, c'est son oncle Charles Ier de Valois qui gouverne jusqu'à son arrivée.

Marguerite de Bourgogne, toujours emprisonnée à Château-Gaillard suite au scandale de la tour de Nesle, devient Reine de France.

Louis X hérite d'un domaine agrandi : la Champagne et le royaume de Navarre, d'une souveraineté renforcée, mais aussi des problèmes qui ont freiné l'action de son père à la fin de son règne.

Louis X Le Hutin fait de Gaucher V de Châtillon-sur-Marne son principal et presque unique ministre.



Grande famine

Négociation avec les Ligues nobiliaires

Octroie Charte provinciales

La crise de subsistance de 1315 à 1317 marque le retournement de la conjoncture.

Des milliers de personnes meurent de faim dans le nord du royaume.

La hausse des prix, encore accélérée par la crise, provoque un mécontentement général.

Mais les confédérés agissent séparément et n'obtiennent peut-être pas suffisamment l'appui des communes.

Plutôt que de briser la résistance, Louis X le Hutin choisit de négocier.

La tactique de la royauté, conseillée surtout par Charles Ier de Valois, consiste à faire immédiatement aux ligueurs le plus de concessions possibles afin de dissoudre les ligues.

Des commissaires sont envoyés partout avec ordre de réunir des assemblées provinciales et de donner satisfaction pour tous les griefs, en réservant certains cas pour le roi et son conseil; les frais des réformes sont seulement à la charge de ceux qui en profitent, et la royauté favorise plus volontiers les prétentions de la petite noblesse que celles des grands feudataires.

Avec habileté, Louis X le Hutin met les abus sur le compte des officiers royaux qui sont l'objet de plaintes universelles et prend des dispositions contre eux.

Jouant sur les particularismes locaux, Louis X octroie une série de chartes provinciales : à la Normandie, à la Bourgogne, à la Champagne, à la Picardie, au Languedoc, à l'Auvergne, à la Bretagne et jusqu'à l'université de Paris.

Dans ces chartes, il prend soin de réserver ses droits de roi.

Ainsi Louis X le Hutin octroie t'il la Charte aux Normands, le 19 mars 1315.

Aux nobles, comme aux ecclésiastiques et aux clercs, Louis X Le Hutin accorde des garanties.

Les seigneurs reconquièrent leurs droits de haute et basse justice et autres privilèges.

Le mouvement, peu cohérent, est vite désamorcé.



Mise à l'écart des ministres de Philippe IV le Bel

Pierre de Latilly et Raoul de Presles Prisonniers

Étienne de Mornay Chancelier

Condamnation d'Enguerrand III de Marigny

Les principaux ministres de Philippe IV le Bel sont éloignés ou poursuivis, Charles Ier de Valois et les princes du sang voulant se venger d'avoir été écartés des affaires par les légistes et les favoris.

Charles Ier de Valois prive d'abord Pierre de Latilly de sa charge de chancelier, qu'il attribue à Étienne de Mornay, son chambellan, et le fait ensuite jeter en prison avec Raoul de Presles, avocat principal au parlement, les accusant de crimes imaginaires.

Poursuivi par la haine populaire, et plus encore par la haine de Charles Ier de Valois, Enguerrand III de Marigny, qui avait été tout-puissant sous Philippe IV le Bel, est pris comme bouc émissaire.

Enguerrand III de Marigny est arrêté sur l'ordre de Louis X le Hutin, répondant à la demande de Charles Ier de Valois.

On porte sur lui 41 chefs d'accusation (la totalité de ceux-ci sont répertoriés dans les Grandes Chroniques de France).

On refuse de l'entendre.

Mais comme ses comptes sont en ordre et ne présentent aucune irrégularité, Louis X le Hutin souhaite seulement condamner l'ancien bras droit de son père au bannissement dans l'île de Chypre.

Charles Ier de Valois présente alors une accusation de sorcellerie qui, bien que totalement fausse, est plus efficace.

Enguerrand III de Marigny refuse de se défendre face à un tribunal où l'accusateur principal n'est autre que son propre frère cadet, l'évêque Jean de Marigny.

Cette trahison, selon toute vraisemblance, le rend très amer.

La seule déclaration d'Enguerrand III de Marigny est d'affirmer avec énergie que, dans tous ses actes, il n'a fait que servir son roi, Philippe IV le Bel.


Exécution d'Enguerrand III de Marigny

Mort d'Enguerrand III de Marigny Seigneur de Marigny, d'Écouis, de Mainneville, de Gaillefontaine, Comte de Longueville

Enguerrand III de Marigny est condamné.

Enguerrand III de Marigny meurt le 30 avril 1315 pendu au gibet de Montfaucon à Paris par Neuville.

Son ami Paviot est pendu avec lui, mais l'arrêt précise de pendre Enguerrand a la plus haute traverse du gibet et de punir Paniot de pareille punition, excepté qu'il sera attaché au-dessous d'Enguerrand.

Enguerrand III de Marigny restera pendu pendant 2 ans !

Louis X le Hutin laisse les enfants d'Enguerrand III de Marigny prendre possession de l'héritage de leur père.



Jean IV de Beaumont Maréchal de France

Jean IV de Beaumont, dit le Déramé, est fait Maréchal de France en 1315 par Louis X le Hutin.



Liberté accordée aux serfs des domaines royaux

Expédition en Flandre

Les Flamands se soulèvent.

Robert de Béthune, qui se refuse sous différents prétextes à exécuter le traité de 1312, est condamné par arrêt de la cour des pairs.

Pour se procurer l'argent permettant de lever une armée, Louis X le Hutin prend des mesures certainement à contrecœur :

Louis X le Hutin ayant sommé toute la noblesse de le rejoindre à Arras pour aller combattre les Flamands, Jean de Joinville répond à cet appel quoique âgé de plus de 92 ans.

Guy Ier de Blois-Châtillon et Bernard VI d'Armagnac participent à cette campagne.

Louis X le Hutin marche contre la Flandre vers mi août 1315.

Malgré les conventions signées avec le Hainaut, le Brabant, l'Angleterre, Louis X le Hutin ne peut bloquer complètement la Flandre.

Entre Lille et la Lys, les inondations et les maladies le contraignent à s'arrêter et il revient sans avoir combattu.



Couronnement de Louis X Le Hutin

Louis X Le Hutin est couronné à Reims en août 1315.



Mort de Marguerite de Bourgogne

Le 15 août 1315, Marguerite de Bourgogne est retrouvée étranglée ou étouffée à l'aide de ses cheveux, à Château-Gaillard où elle est emprisonnée.

L'ordre vient-il de Louis X Le Hutin, son mari, ou de Charles Ier de Valois ?

Une légende, raconte que Marguerite de Bourgogne ne serait pas morte au Château-Gaillard mais aurait survécu en cachette au château de Couches.

Il faut rappeler que Marguerite de Bourgogne faisait partie d'une famille très puissante et que dans le cadre de relation avec le royaume de France un accord aurait pu être trouvé.

Certains écrits dateraient sa mort en 1333, mais les preuves sont très faibles.



Mariage de Louis X le Hutin avec Clémence de Hongrie

Louis X le Hutin épouse le 19 août 1315 Clémence de Hongrie, fille de Charles Ier d'Anjou-Sicile, Roi de Hongrie, et de Clémence de Habsbourg.

Leur enfant est :



Rappel des juifs en France

Louis X le Hutin prend une mesure de rappel des juifs en France en 1315.



Ordonnance de réforme des privilèges du clergé

En décembre 1315, Louis X Le Hutin rend une ordonnance de réforme qui sanctionne les privilèges du clergé.



Mort de Louis X le Hutin Roi de France

Philippe V le Long Régent du royaume de France

Louis X le Hutin meurt à Vincennes le 4 ou le 5 juin 1316, pour avoir bu du vin glacé, après s'être échauffé au jeu de paume.

Il est inhumé le 7 juin dans la basilique de Saint-Denis.

Mahaut d'Artois et de Bourgogne, est accusée d'avoir empoisonné le roi pour faciliter à ses enfants l'accès du trône de France.

L'œuvre de Philippe IV le Bel est compromise par Louis X le Hutin, son fils.

Son gouvernement est avant tout le gouvernement de Charles Ier de Valois

Louis X, aux yeux de l'opinion largement informée, apparaît plutôt comme un roi fragile et malchanceux.

Son avènement favorise une recrudescence de l'agitation.

En fait, face à une situation économique et politique difficile, l'apparente résignation du roi le sert.

Période de réaction violente sur un arrière-plan de crise, le règne de Louis X le Hutin marque le pas dans les progrès de la monarchie.

L'expansion de la société féodale atteint alors ses limites.

Le dialogue du roi et de la nation est devenu nécessaire.

Gaucher V de Châtillon-sur-Marne a été nommé exécuteur testamentaire par le roi décédé et Régent.

Philippe V le Long ne revient à Paris que le 28 juin 1316.

A peine arrivé, Philippe V le Long fait célébrer les obsèques du roi à basilique de Saint Denis le 12 juillet 1316.

Gaucher V de Châtillon-sur-Marne, lors du Conseil de Régence, réuni quelques semaines après la mort du roi propose alors de décréter l'impossibilité pour les filles d'accéder à la couronne, bien qu'aucune coutume du passé ne semble légitimer cette solution.

Gaucher V de Châtillon-sur-Marne déclare alors :

En vérité, ce serait folie que de laisser fille monter au trône ! Voyez-vous dame ou donzelle commander les armées, impure chaque mois, grosse chaque année ? Et tenir tête aux vassaux, alors qu'elle ne sont point capables de faire taire les chaleurs de leur nature ? Non, moi je ne vois point cela, et je vous le dis, la France est trop noble royaume pour tomber en quenouille et être remis à femelle.

Les lis ne filent pas !

Son oncle, Charles Ier de Valois, soutenu par le parti féodal, veut s'emparer de la régence, mais le connétable Gaucher V de Chatillon arme les bourgeois de Paris qui n'aiment pas Charles et avec eux chasse du Louvre ses gens d'armes.

Alors, Philippe V le Long se saisit du palais, agit en maître.

Clémence de Hongrie, la reine, qui retirée au château de Vincennes, lui annonce sa grossesse.

Il est décidé dans une assemblée de barons que si la reine accouche d'un fils, Philippe V le Long sera gouverneur du royaume jusqu'à ce que son neveu atteigne ses 18 ans.

Gaucher V de Châtillon-sur-Marne défend les intérêts de la reine, quand Philippe V le Long veut abuser de ses pouvoirs.

Philippe V le Long prend le titre de fils du roi des Français, régent des royaumes de France et de Navarre et prépare son avènement au trône.

Robert de France intervint une dernière fois sur la scène politique en se ralliant à Philippe V le Long, son neveu, pour l'obtention de la régence.

Louis Ier de Bourbon prend également le parti Philippe V le Long contre les menées de Charles IV Le Bel et d'Eudes IV de Bourgogne qui soutiennent la candidature au trône de Jeanne II de France.

Louis Ier de Bourbon vend à Philippe V le Long ses droits de battre monnaies d'or et d'argent sur ses terres pour 15 000 livres.

Très bien en cour, Louis Ier de Bourbon fait son entrée au Conseil du Roi.



Naissance de Jean Ier le Posthume

Jean Ier dit le Posthume Roi de France

Jean Ier dit le Posthume Roi de Navarre

Mort de Jean Ier le Posthume

Le sort de la monarchie est suspendu à l'héritier qu'attend Naissance de Clémence de Hongrie.

Jean Ier le Posthume naît le 15 ou le 19 novembre 1316, fils de Louis X le Hutin et de Clémence de Hongrie.

Jean Ier le Posthume est Roi de France et de Navarre

Philippe V le Long doit continuer d'être le régent jusqu'à la majorité du nouveau roi.

Gaucher V de Châtillon-sur-Marne et Jean de Joinville sont les parrains de Jean Ier le Posthume.

Jean Ier le Posthume meurt en 1316 dans des conditions douteuses, 5 jours après sa naissance.

Des accusations sont portées contre Mahaut d'Artois, marraine de Jean Ier le Posthume, soupçonnée de l'avoir empoisonné.

Diverses légendes circulèrent sur cet enfant royal :



Usurpation de l'identité de Jean Ier le Posthume par Giannino Baglioni

Cola di Rienzo rencontre Giannino Baglioni en 1354, Cola di Rienzo fait fabriquer des faux qui attestent que Giannino Baglioni est Jean Ier le Posthume, puis tente de le placer sur le trône de France afin de renforcer son pouvoir à Rome.

Cola di Rienzo est assassiné.

Giannino Baglioni attend 1356 avant de faire état de ses prétentions.

Giannino Baglioni se rend à la cour de Hongrie où le roi Louis Ier de Hongrie, neveu de Clémence de Hongrie, le reconnaît comme le fils de Louis X le Hutin et de Clémence de Hongrie.


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