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Événements contenant la ou les locutions cherchées



100 événements affichés, le premier en 1115 - le dernier en 1223



Mariage de Louis VI le Gros avec Adélaïde de Maurienne

Louis VI le Gros épouse à Paris le 4 mai 1115 Adélaïde de Maurienne ou de Poitiers, Comtesse de Savoie, nièce de Calixte II. Leurs enfants sont :



Mariage Guillaume X de Poitiers avec Aénor de Châtellerault

Guillaume X de Poitiers épouse en 1118 ou en 1121 Aénor de Châtellerault, fille d'Aimery Ier, Vicomte de Châtellerault, et de Maubergeonne de l'Isle-Bouchard. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis VII Le Jeune

Louis VII Le Jeune naît en 1120, fils de Louis VI le Gros et d'Adélaïde de Maurienne.



Mariage de Thibault IV de Blois avec Mathilde de Carinthie

Thibault IV de Blois épouse en 1123 Mathilde de Carinthie, fille d'Engelbert II de Carinthie, Duc de Sponheim, et d'Uta de Passau de Putten. Parmi leurs 11 enfants citons :

Mathilde de Carinthie est la nièce de l'Archevêque de Cologne et de l'Évêque de Ratisbonne.



Mariage d'Alphonse VII le Bon avec Bérengère de Barcelone

Alphonse VII le Bon épouse à Saldana en Espagne le 17 novembre 1128 Bérengère de Barcelone, fille de Raymond-Bérenger III de Barcelone et de Douce Aldonza Ire de Provence. Leurs enfants sont :



Prise de Livry

Raoul Ier de Vermandois soutient les rois Louis VI le Gros et Louis VII le jeune contre les barons rebelles.

En 1129, à la prise de Livry, Raoul Ier de Vermandois perd un œil.



Sacre de Louis VII le Jeune

Louis VII le Jeune est sacré le 25 octobre 1131 à Reims, du vivant de son père.



Mariage d'Enguerrand II de Coucy avec Agnès de Beaugency

Enguerrand II de Coucy épouse en 1132 Agnès de Beaugency, fille de Raoul Ier de Beaugency et de Mahaut de Vermandois. Leur enfant est :

Agnès de Beaugency est cousine germaine de Louis VII le Jeune.



Mort de Guillaume X de Poitiers Duc d'Aquitaine et Comte de Poitiers

Aliénor d'Aquitaine Duchesse d'Aquitaine et Comtesse de Poitiers

Premier code maritime de l'humanité

Guillaume X de Poitiers meurt à Bouchet en Auvergne le Vendredi Saint le 9 avril 1137 lors d'un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle.

Guillaume X de Poitiers, dernier des comtes de Poitiers de la dynastie des Ramnulfides, prie dans ses dernières volontés le roi de France Louis VI le Gros de bien vouloir consentir à marier son fils Louis VII le jeune à sa fille aînée, Aliénor d'Aquitaine.

Aliénor d'Aquitaine devient duchesse d'Aquitaine et Comtesse de Poitiers.

Guyenne est une déformation populaire du mot Aquitaine qui est passé par le stade "Aguiaine" aux XIIe et XIIIe siècles, le "A" initial disparaissant peu à peu.

Guyenne est la forme qui est de loin la plus usitée et la plus populaire par les populations locales du XIIIe siècle au XVIIIe siècle. Aquitaine apparaissait comme un terme plus archaïsant et plus cultivé.

Des lois existaient depuis longtemps en Saintonge, mais elles n'avaient jamais été rédigées et réunies. Aliénor d'Aquitaine fait rédiger le premier code maritime de l'humanité. Ce code est connu sous le titre de "rôle et lois d'Oléron".

Ce code passe en Angleterre avec la Duchesse après sa répudiation par le roi de France en 1152.

D'Angleterre il passe en Hollande puis en mer Baltique et en Méditerranée. Il avait été précédé de l'abrogation de toutes les lois de Bris, d'Aubaine et d'épaves, qui faisaient désormais des naufrageurs écumant les côtes d'Aquitaine et de l'Aunis des hors la loi.

Quand on considère qu'encore actuellement sur certaines côtes les naufrageurs et pirates continuent leurs tristes aventures, on peut voir quelle avance culturelle cette Dame avait sur ses contemporains et même ses successeurs.



Mariage de Louis VII le Jeune avec Aliénor d'Aquitaine

Louis VI le Gros marie son fils aîné âgé de 16 ans. Louis VII le Jeune épouse à Bordeaux le 25 juillet 1137 Aliénor, fille et unique héritière du Duc d'Aquitaine. Leurs enfants sont :

Ce mariage ramène dans le giron du royaume de France tout le grand Sud Ouest de la Loire aux Pyrénées :

un quart du territoire actuel de la France…



Charte de succession de Louis VI Le Gros à Louis VII le Jeune

En 1137, le Château de Fontainebleau est mentionné pour la première fois de l'Histoire, dans la charte de succession de Louis VI Le Gros, détaillant les biens dont hérite son fils Louis VII le Jeune.



Installation d'un prévôt royal à Montlhéry

En 1137, Louis VII le Jeune installe un prévôt royal à Montlhéry.


Gisant de Louis VI le Gros - vers 1263 - église saint Denis Louis VII le Jeune Louis VII le Jeune

Mort de Louis VI le Gros Roi de France

Louis VII le Jeune Roi de France

Louis VI le Gros meurt à Paris le 1er août 1137.


Règne Louis VI le Gros

Le pouvoir royal s'affirme sur le domaine par l'élimination des seigneurs pillards d'Île-de-France.

Ce domaine est intelligemment mis en valeur suivant les conseils de Suger, abbé de Saint-Denis : création de villes neuves et privilèges fiscaux accordés aux communautés rurales contribuent à peupler l'Île-de-France.

La charte de Lorris en Gâtinais servira de modèle pendant tout le XIIe siècle.

Au-delà du domaine, Louis VI le Gros essaie d'affirmer l'autorité de la justice royale dans les grands fiefs : il intervient avec succès en Bourbonnais et en Auvergne, mais il ne peut s'imposer ni en Normandie, ni en Flandre.

Comme dans son domaine, Louis VI le Gros sait jouer des forces socio-économiques nouvelles : il soutient l'établissement des communes urbaines en Picardie et en Flandre, comme il soutient les efforts des réformateurs grégoriens pour soustraire l'élection des évêques à l'autorité des princes, mais non à la sienne propre.

Louis VII Le Jeune devient roi de France le 1er août 1137.

Raoul Ier de Vermandois soutient temporairement la cause d'Adélaïde de Maurienne qui craint de voir sa dot utilisée au service de l'État par Louis VII le Jeune.

Louis VII le Jeune écarte Adélaïde de Maurienne, sa mère, de la cour et gouverne avec Suger, le conseiller de son père, abbé de Saint-Denis.



Mathieu Ier de Montmorency Connétable de France

Mathieu Ier de Montmorency, Seigneur de Montmorency, d'Écouen, de Marly-le-Roi, de Conflans-Sainte-Honorine et d'Attichy, est fait Connétable de France en 1138 par Louis VII le Jeune.



Affaires d'élections épiscopales

En 1138, Louis VII le Jeune accorde son investiture pour l'évêché de Langres à un moine de Cluny et non au candidat de Bernard de Clairvaux.



Maurice de Sully à l'université de Paris

Bénéficiant de l'enseignement des moines bénédictins de l'abbaye de Fleury, Maurice de Sully, brillant élève, est envoyé étudier vers 1140 à l'université de Paris en compagnie du futur Louis VII le jeune.



Concile de Sens

Bernard de Clairvaux combat les positions de Pierre Abélard, approximatives d'un point de vue théologique. Il demande au concile de Sens et au pape Innocent II de le condamner pour le scepticisme et le rationalisme de ses écrits et de son enseignement en 1140.

Arnaud de Brescia est condamné avec Pierre Abélard. Bernard de Clairvaux recommande à Louis VII le Jeune d'expulser Arnaud de Brescia. Arnaud de Brescia s'enfuit alors à Zurich, où il exprime une fois encore ses sensibilités.



Mort d'Albéric Archevêque de Bourges

Pierre de la Châtre archevêque de Bourges

Louis VII le Jeune excommunié

En mai 1141, Louis VII accorde son investiture pour l'évêché de Langres à un moine de Cluny et non au candidat de Bernard de Clairvaux.

Aubry ou Albéric, 75ème archevêque de Bourges, meurt en 1141. Le pape Innocent II choisit Pierre de la Châtre pour lui succéder.

Louis VII le Jeune qui n'est pas favorable à la décision du pape vient à Bourges avec plusieurs gentilshommes berrichons et brûle l'abbaye de Saint-Satur.

Le pape excommunie le roi de France.

Pierre de la Châtre se réfugie en Champagne, sous l'invitation de Thibault IV de Blois, Comte de Champagne.



Siège de Toulouse

Aliénor d'Aquitaine, petite-fille de Guillaume IX le Troubadour et de Philippa de Toulouse, possède des droits sur le comté de Toulouse.

Louis VII le Jeune intervient en 1141 dans le Toulousain pour faire valoir les droits d'Aliénor d'Aquitaine, sa femme sur la région.

Louis VII le Jeune assiège Toulouse.

Alphonse Jourdain de Toulouse réussit à négocier le départ des troupes royales et accorde des franchises communales à la ville de Toulouse, probablement en récompense de la fidélité de la ville pendant le siège de la ville par le roi.



Répudiation de Éléonore de Blois par Raoul Ier de Vermandois

Mariage de Raoul Ier de Vermandois avec Pétronille d'Aquitaine

Campagne de Louis VII le Jeune en Champagne

Incendie de l'église de Vitry-en-Perthois

Pétronille d'Aquitaine suit sa sœur Aliénor d'Aquitaine à la cour de France, et y tombe amoureuse de Raoul Ier de Vermandois, un homme mûr déjà marié à Éléonore de Blois.

Pour lui faire plaisir, Aliénor d'Aquitaine et Louis VII le Jeune, son époux, proposent à Raoul Ier de Vermandois d'épouser Pétronille d'Aquitaine.

Raoul Ier de Vermandois, dévoué à la Couronne, répudie Éléonore de Blois en 1142 pour cause de consanguinité.

Raoul Ier de Vermandois épouse Pétronille d'Aquitaine. Leurs enfants sont :

Cela entraîne un conflit avec Thibault IV de Blois, frère d'Éléonore de Blois.

Ce conflit est aggravé par des motifs plus sérieux comme la désignation de l'Archevêque de Bourges Pierre de La Châtre et surtout les affaires d'Angleterre. Le trône de ce pays est l'enjeu d'une situation complexe entre les Barons Anglais et Normands et les familles de Blois et d'Anjou, ennemies traditionnelles.

Louis VII le Jeune s'appuie sur Eudes de Champlitte, le fils déshérité d'Hugues Ier de Champagne, pour attaquer Thibault IV de Blois.

Pierre de La Châtre s'étant réfugié en Champagne, Louis VII le Jeune envahit la Champagne durant l'été 1142.

Louis VII le Jeune prend et brule l'église de Vitry-en-Perthois dont est titulaire le protégé du pape Innocent II. Il y a de nombreux morts parmi les 1300 personnes qui y ont trouvé asile.

Louis VII le Jeune restera marqué par cet épisode tragique.

Le pape Innocent II annule le mariage de Raoul Ier de Vermandois et de Pétronille d'Aquitaine. Il excommunie les nouveaux époux ainsi que les évêques qui ont consenti à bénir leur union.



Don du château de Vitry à Eudes de Champlitte

Louis VII le Jeune donne le château de Vitry à Eudes de Champlitte en 1143.



Traité de Vitry-en-Perthois

Louis VII le Jeune signe à Vitry-en-Perthois un traité avec le comte Thibault IV à l'automne 1143.



Suger conseillé de Louis VII le Jeune

Suger exerce une grande influence auprès du roi Louis VII le Jeune à partir de 1144.



Conférence à Saint-Denis

Accord entre Thibault IV de Blois et Louis VII le Jeune

Louis VII le Jeune doit finalement accepter l'élection de Pierre de La Châtre pour faire lever l'interdit qui pèse sur le royaume. Le 22 avril 1144, Louis VII le Jeune participe à une conférence à Saint-Denis qui règle pratiquement le conflit entre le Saint-Siège et lui.

Bernard de Clairvaux prend la défense de Thibault IV de Blois contre Louis VII le Jeune et en juin 1144 un accord est trouvé, Louis VII le Jeune s'incline sur pratiquement tous les points de conflit.



Prise de Rouen

Geoffroy V Plantagenêt Duc de Normandie

Siège du château d'Arques-la-Bataille

Cession du Vexin normand au Roi de France

Geoffroy V Plantagenêt, aidé par Galerand IV de Beaumont-le-Roger, prend Rouen, la capitale ducale le 19 janvier 1144.

Le lendemain, il est intronisé Duc de Normandie dans la cathédrale, reconnu par tous les Seigneurs Normands.

Geoffroy IV Plantagenêt assiège le château d'Arques-la-Bataille.

Il contraint La garnison du château d'Arques-la-Bataille les occupant à se rendre3 mois plus tard.

Geoffroy V Plantagenêt s'attache alors à rétablir l'ordre dans le duché et accepte de laisser Philippe d'Harcourt prendre possession de son évêché de Bayeux.

Il consolide son contrôle en en réformant l'administration.

En échange de la reconnaissance par Louis VII le Jeune, Roi de France, Geoffroy V Plantagenêt lui cède la forteresse de Gisors et le Vexin normand.

Cet abandon porte en germes de nouveaux conflits à venir entre Plantagenêt et Capétien pour le contrôle du Vexin.



Hugues Ier de Vaudémont en croisade

Hugues Ier de Vaudémont accompagne Louis VII le jeune en croisade en 1145.

Il confie le comté de Vaudémont à Gérard II de Vaudémont, son fils.



Naissance de Marie de France

Marie de France naît en 1145, fille de Louis VII le Jeune et d'Aliénor d'Aquitaine.



Désire de Louis VII le Jeune de faire pèlerinage à Jérusalem

Louis VII le Jeune désire organiser un pèlerinage à Jérusalem pour expier ses fautes et notamment l'incendie de l'église de Vitry-en-Perthois en 1142.

Louis VII le Jeune annonce sa décision de partir en croisade pour porter secours aux états chrétiens de Palestine. Il convoque ses vassaux à Bourges à la Noël 1145, mais ces derniers se montrent plus que réticents à cette idée. Louis VII se voit alors contraint de reporter son pèlerinage dans la Ville Sainte.


Bernard de Clairvaux et Louis VII le Jeune Bernard de Clairvaux prêchant la 2e croisade- à Vézelay

Prédication de la deuxième croisade par Bernard de Clairvaux

Prise de la Croix par Louis VII le Jeune

Lorsque le royaume de Jérusalem est menacé, Eugène III, lui-même cistercien, envoie deux ambassades à Viterbe pour demander à Bernard de Clairvaux de prêcher la deuxième croisade dans le but de reprendre Édesse aux musulmans.

Le 31 mars 1146, vers Paques, il est à Vézelay.

Eugène III promulgue la bulle qui proclame l'organisation de la Deuxième Croisade.

Louis VII le Jeune prend la croix en même temps que de nombreux barons :

Robert III d'Auvergne laisse la garde de ses biens à son frère, Guillaume VIII d'Auvergne,

Marie de France assure la régence du comté de Champagne, au nom d'Henri Ier le Libéral, son époux.



Première mention du Château du Haut-Kœnigsbourg

Le château du Haut-Kœnigsbourg a été construit en toute illégalité sur les terres confiées aux moines de l'abbaye de Lièpvre. En 1147, Eudes de Deuil, moine de Saint-Denis presse Louis VII Le Jeune d'intervenir auprès du roi Conrad III de Hohenstaufen afin de réparer cette injustice.

C'est la première mention du Château du Haut-Kœnigsbourg dans un document écrit.

À cette date, le site comportait déjà deux tours permettant de surveiller la route d'Alsace du nord au sud, l'une appartenant à Conrad III de Hohenstaufen, l'autre à son neveu Frédéric Ier Barberousse.


Voyages de la deuxième croisade

Voyages de la deuxième croisade

Louis VII le Jeune et Conrad III de Hohenstaufen doivent se résigner à prendre le chemin qu'avaient pris avant eux les armées de Godefroy de Bouillon et traverser toute l'Europe, en passant par le Danube, les Balkans et enfin Constantinople.

Hermann III de Bade participe à la deuxième croisade.

Vladislav II de Bohême accompagne, Conrad III de Hohenstaufen à la deuxième croisade mais s'arrête en chemin à Byzance et retourne en passant par Kiev et Cracovie.

Othon III de Moravie accompagne Conrad III de Hohenstaufen.

Geoffroy III de Rancon accompagne Louis VII le Jeune et Aliénor d'Aquitaine lors de cette Croisade.

Guillaume Ier de Thouars accompagne Louis VII le Jeune à cette croisade.

Renaud Ier de Montbéliard s'engage dans la deuxième croisade avec ses fils Renaud II de Bar et Thierry.

Raoul Ier de Coucy et Évrard de Breteuil, son beau-frère, se croisent.

Ebles II de Ventadour et Ebles III de Ventadour, son fils, partent à la seconde Croisade.

Pendant ce temps Bernard de Ventadour déclare sa passion à Alix de Montpellier, épouse d'Ebles III de Ventadour.

Ladislas II de Pologne et Boleslas Ier le Long, son fils, accompagnent Conrad III de Hohenstaufen.



Départ de Louis VII le Jeune de Paris

L'abbé Suger, l'archevêque de Reims et Raoul Ier de Vermandois Régents du royaume de France

Louis VII le Jeune, accompagné d'Aliénor d'Aquitaine, quitte Paris le 12 mars 1147 pour Metz.

Louis VII le Jeune confie la régence du royaume à l'abbé Suger, assisté de l'archevêque de Reims et du sénéchal Raoul Ier de Vermandois.

Robert Ier de Dreux et Pierre Ier de Courtenay accompagnent Louis VII, leur frère, à la croisade.

Parmi les croisés, il y avait également Guillaume Ier le Bouteiller de Senlis, Hugues VII de Lusignan et Renaud de Courtenay, futur beau-père de Pierre Ier de France.



Départ de Louis VII le Jeune de Metz

Deuxième départ en croisade de Thierry III d'Alsace

Louis VII quitte Metz en juin 1147 à la tête de 300 chevaliers et plus de 150 000 pèlerins pour rejoindre Ratisbonne un mois après le départ de Conrad III.

Thierry III d'Alsace se croise à nouveau en 1147 et participe à la deuxième grande expédition en Orient.


Passage de la Deuxième croisade par Constantinople

Passage de la Deuxième croisade par Constantinople

Manuel Ier Comnène autorise le passage des armées de la Deuxième croisade à travers ses terres.

Lorsque Conrad III de Hohenstaufen arrive à Constantinople, Manuel Ier Comnène, lui demande de prêter serment d'allégeance comme les barons de la Première Croisade l'ont fait, mais il refuse et sans attendre Louis VII le Jeune, il s'enfonce en Anatolie.

Après être passé par Belgrade, Sofia et Andrinople, Louis VII le Jeune arrive en vue des murs de Constantinople avec le gros de son armée le 4 octobre 1147.

Certaines personnes à la cour byzantine se rappellent encore du passage de la Première croisade.

Beaucoup de Byzantins craignent la croisade.

Ce sentiment est amplifié par les nombreux actes de vandalisme et de vols perpétrés par les armées croisées indisciplinées alors qu'elles traversent le territoire byzantin.

Des troupes byzantines suivent les croisés, essayant de contenir leurs débordements tandis que d'autres troupes ont été positionnées à Constantinople pour défendre la capitale contre tout acte d'agression.

De nombreux épisodes d'hostilité sourde ou déclarée entre les byzantins et les Francs, pour lesquels les deux côtés semblent être à blâmer, amènent presque un conflit entre Manuel Ier Comnène et ses invités.

Plusieurs barons français tentent d'influencer l'attitude du roi et de lui faire attaquer Constantinople, mais celui-ci écarte sagement ces suggestions et tente de garder des relations calmes avec l'empereur.



Passage de Louis VII le Jeune à Nicée puis à Éphèse

Retour de Conrad III de Hohenstaufen à Constantinople

A la fin octobre 1147, Louis VII le Jeune parvient à faire passer son armée en Asie et installe son campement près de Chalcédoine. A ce moment, les byzantins exercent un chantage exécrable sur les francs à propos de ravitaillement et forcent tous les barons français à prêter serment pour la restitution à l'empire des villes conquises en terre asiatique.

Au début novembre 1147, les français se dirigent vers Nicée, où ils récupèrent les débris de l'armée de Conrad III de Hohenstaufen. Louis VII prend le chemin de la côte, encore gardé par quelques forteresses byzantines.

En passant par Pergame et Smyrne, il arrive enfin à Éphèse vers la fin novembre 1147. A ce moment, lassé par le second rôle que sa défaite et sa déroute lui ont conféré, Conrad III de Hohenstaufen quitte Louis VII et retourne à Constantinople.



Bataille d'Antioche-du-Méandre

Quittant Éphèse, les croisés se dirigent vers la vallée du Méandre, où des contingents menés par les comte Thierry III d'Alsace , Comte de Flandre, et Henry Ier de Champagne défont une armée turque près de la ville d'Antioche-du-Méandre. Les turcs survivants parviennent à se réfugier derrière les murs de la ville et la mettent en état de siège. Faute de machine de siège, Louis VII le Jeune doit se résigner d'abandonner la conquête de cette cité.



Halte de Louis VII le Jeune à Laodicée

Bataille en Pisidie

Louis VII le Jeune va vers Laodicée qu'il atteint vers le 4 janvier 1148. La ville, désertée par ses habitants offre une halte bienvenue aux troupes.

Louis VII le Jeune quitte l'endroit le 6 janvier 1148 et prend la direction du port de Sattalie d'où il pense qu'il pourra facilement continuer vers la Cilicie et de là à Antioche. Louis VII s'engage dans les défilés des chaînes de l'ancienne Pisidie et les contreforts du Kestel Dagh. Louis VII, avec l'aide des Templiers, impose une stricte discipline à ses troupes, mais ses instructions ne seront pas respectées par tous. Quelques jours après son départ de Laodicée, l'avant garde de l'armée, commandée par le poitevin Geoffroy de Rancon, passe outre les ordres et décide de camper dans une vallée au lieu d'attendre le gros des troupes au sommet du col.

Les Turcs, qui épiaient les francs, attaque alors et occupent d'abord les hauteurs, coupant ainsi l'armée en deux. Les turcs parviennent à encercler le gros des troupes qui est alors obligée de livrer bataille au fond des gorges ou encore à flanc de montagne. A un moment, Louis VII le Jeune et quelques chevaliers sont encerclés par une troupe turque qui parvient presque à s'emparer du roi, mais celui-ci est sauvé par l'arrivée d'un détachement conduit par Évrard de Barres, maître du Temple de France. La tombée de la nuit permet aux francs de se regrouper et de rallier l'avant garde qui campait tranquillement dans la vallée.

La vigueur et le courage des français force le respect des Seljûqides qui renoncent à poursuivre l'armée de Louis VII jusqu'à Sattalie.



Halte de Louis VII le Jeune à Sattalie

Départ de Louis VII pour Antioche

Combats d'Attalia

À Sattalie, les armées de Louis VII le Jeune pensent pouvoir récupérer des forces et prendre un peu de repos.

Mais, Landulphe, un émissaire byzantin, se présente au roi et lui fait rappelle des termes du serment de fidélité donné à Manuel Ier Comnène avant de pourvoir substantiellement au ravitaillement des troupes.

Louis VII le Jeune décide alors de ne plus continuer par la route terrestre et négocie avec Landulphe les modalités d'un transport maritime vers Saint-Siméon, le port d'Antioche.

Après avoir promis de fournir les embarcations nécessaires au voyage de toute l'expédition, Landulphe n'en donne qu'un nombre bien insuffisant.

Continuant néanmoins à placer sa confiance dans les byzantins, Louis VII le Jeune se résigne à embarquer avec son armée et laisse derrière lui à Sattalie ou Attalia les pèlerins non combattants ainsi que les soldats blessés et malades, sous la garde de Thierry III d'Alsace , Comte de Flandre, et d'Archambaud de Bourbon, Comte de Bourbon.

Pour une somme de 500 marcs, Landulphe s'engage même à s'occuper de tous les blessés et à mener les pèlerins en Cilicie en suivant une route terrestre protégée par des forteresses byzantines.

Dès le lendemain du départ du roi, les troupes restées sur place sont attaquées par des bandes turques sans aucune réaction des byzantins.

Les deux comtes organisent au mieux leur défense et parviennent à mettre les turcs en déroute, mais le manque d'effectifs et surtout de cavalerie les empêche de profiter de cette victoire.

Ils décident alors de rester à Sattalie et de s'y fortifier.

Landulphe leur promet de nouveaux vaisseaux pour les transporter tous à Saint Siméon.

Mais encore une fois ne leur fournit que quelques navires.

Le comte d'Alsace et le Comte de Bourbon s'embarquent avec les hommes valides sur ces vaisseaux et quittent le rivage turco-byzantin pour aller rejoindre Louis VII le Jeune.

Peu de temps après leur départ, les turcs et les grecs assaillent le camp français et en massacrent les derniers occupants.

Une poignée de survivants parviendra néanmoins à gagner Antioche où leur récit creusera de plus en plus le fossé entre les grecs et les latins.


Raymond Ier de Poitiers accueillant Louis VII à Antioche - d'après une enluminure de Jean Colombe pour Les Passages d'oultre mer de Sébastien Mamerot - vers 1473-1474

Halte de Louis VII le Jeune à Antioche

Inconduite d'Aliénor d'Aquitaine

Brouille entre Louis VII et Aliénor d'Aquitaine

L'arrivée à Saint-Siméon de la flotte de Louis VII le Jeune le 19 mars 1148 comble de joie le prince d'Antioche, Raymond de Poitiers, l'oncle d'Aliénor d'Aquitaine.

Raymond Ier de Poitiers entrevoit l'occasion de contrer les attaques de Nûr-al-Dîn et de conquérir Alep et Césarée.

Il tente de convaincre Louis VII le Jeune et ses barons que la menace la plus importante et la plus grave est représentée par les Zengîdes de Nûr-al-Dîn qui projettent de réunir toute la Syrie musulmane et de massacrer tous les éléments chrétiens.

Mais Louis VII le Jeune refuse.

Les relations de Raymond Ier de Poitiers avec Aliénor d'Aquitaine, sa nièce, sont si intimes que l'archevêque de Tyr insinue qu'il existe entre eux une relation charnelle.

Une brouille naît entre le roi et son épouse. Raymond Ier de Poitiers fait tout pour attiser les griefs d'Aliénor d'Aquitaine. Elle manifeste le désir de rester près de Raymond Ier de Poitiers et de demander le divorce

Louis VII le Jeune reçoit la visite de messagers envoyés par les 3 autres états latins d'Orient, afin de profiter de la croisade pour leur bénéfice propre.

Mélissende de Jérusalem, régente du royaume de Jérusalem, est la plus convaincante. Elle parvient à détourner à son profit le but de la croisade pour augmenter son seul domaine royal.

Louis VII le Jeune préfère continuer son pèlerinage vers Jérusalem bien que la ville ne soit aucunement menacée par l'empire Fâtimide qui tombe en poussière.

Il se résout à quitter Antioche la nuit, tel un voleur, après avoir fait enlever Aliénor d'Aquitaine, son épouse.



Louis VII le Jeune à Jérusalem

En arrivant à Jérusalem, Louis VII le Jeune rencontre l'empereur germanique Conrad III de Hohenstaufen qui vient de débarquer vers le 11 avril 1148. Louis VII, Conrad III et les barons hiérosolomitains convoquent une assemblée générale à Acre pour décider définitivement de l'orientation à donner à la Croisade.


Concile d'Acre - Guillaume de Tyr- Historia (BNF - Mss.Fr.68 - folio 251)

Assises d'Acre

Balian Ier d'Ibelin le Vieux Seigneur de Ramla

Siège de Damas

Les Assises d'Acre ont lieu le 24 juin 1148. Lors de cette assemblée, Louis VII le Jeune, Baudouin III d'Anjou et Conrad III de Hohenstaufen décident d'attaquer Mu'în-al-Dîn Unur, le régent de Damas, allié des Francs et ami de feu le roi Foulques V d'Anjou.

Guillaume de Tyr, dans sa chronique, énumère tous les barons et prélats qui y ont assisté et parmi eux, il cite le nom de Robert de Craon, Maître du Temple, et de Raymond du Puy, Maître de l'Hôpital.

En 1148 Balian Ier d'Ibelin le Vieux hérite de la seigneurie de Ramla par sa femme Helvis de Rama.

Balian Ier d'Ibelin le Vieux est également présent au conseil tenu à Acre.

Robert Ier de Dreux participe au siège de Damas.

À mi-juillet 1148, les troupes se dirigent vers Damas en passant par Bâniyâs (Panéas) et les contreforts méridionaux de l'Hermon.

Après avoir traversé le Nahr al-Sâbirâni à gué, les croisés établissent leur campement à Dâreiya, à 6 km au sud-ouest de Damas, à l'orée de la Ghûta, terrains irrigués par de nombreux canaux et composés de vergers, de haies et de jardins entourant la ville de Damas.

Les croisés veulent s'emparer de ces vergers, pour priver la ville d'une partie de ses défenses et de son ravitaillement. Une succession de petites escarmouches commence le 24 juillet 1148 entre la chevalerie franque maladroite sur ce type de terrain et les archers damasquins cachés dans chaque recoin des jardins. Obligés de battre en retraite, les francs entament alors une fouille et une destruction systématique de chaque abri potentiel pouvant servir aux musulmans. Ils s'emparent ainsi d'une partie de la Ghûta et occupent les positions de Mezzé, de Neirab et de Rabwé, se rapprochant ainsi de Damas.

Les troupes de Baudouin III d'Anjou, utilisées comme force principale dans ces combats sont arrêtés sur les rives de la rivière Baradâ que les turcs ont garnies de défenseurs.

Conrad III de Hohenstaufen, avisé de cet arrêt, se porte à la tête du combat et parvient à mettre l'ennemi en déroute et s'empare ainsi d'une importante position stratégique, car elle commande toute l'irrigation de l'oasis de Damas. Les habitants de la ville pris de panique, commencent à se barricader le mieux possible. Au même moment, Thierry III d'Alsace, comte de Flandre, parvient à se faire promettre par Louis VII le Jeune et Conrad III de Hohenstaufen l'investiture de la future principauté franque de Damas.

Mu'în-al-Dîn Unur ne s'avoue pas vaincu, et dès le 25 juillet 1148, il dirige vers le camp ennemi une vigoureuse sortie qui cause énormément de pertes humaines du côté franc. Les jours suivants, grâce aux renforts arrivés des provinces damasquines du nord-est, il peut rétablir le moral de ses troupes et lancer de nouvelles contre-attaques et recommencer une guérilla meurtrière pour les francs dans les jardins de la Ghûta. L'avantage reste cependant du côté des francs.

Le 26 juillet 1148 au soir, des barons syriens parviennent à convaincre Louis VII et Conrad III de Hohenstaufen que la prise de la ville est impossible par ce côté de la Ghûta et qu'il faut changer de position. Cette attitude des barons syriens est sans doute due à la jalousie causée par l'investiture de Thierry III d'Alsace. L'abandon des positions sur la Bâranâ et dans la Ghûta prive les francs de tout leur ravitaillement en eau et en nourriture. Le siège de la ville est levé. Dès que les francs ont eu abandonné la Ghûta, Mu'în-al-Dîn Unur y fait envoyer nombre de guerriers avec pour mission d'y rétablir un système de défense inexpugnable. La situation des francs devient de plus en plus précaire.

Mu'în-al-Dîn Unur à l'approche de l'armée chrétienne avait résolu d'alerter ses anciens ennemis zengides pour qu'ils viennent à son aide. L'arrivée de l'armée de Nûr al-Dîn à Homs risque de provoquer l'encerclement des francs. Ceux-ci se résignent à quitter définitivement l'endroit et à opérer leur retraite vers Jérusalem le 28 juillet 1148.

L'action des barons syriens refroidit pour longtemps les relations entre les latins de Syrie et les latins d'Occident.



Conspiration de Robert Ier de Dreux contre Louis VII le Jeune

Avant la fin de la croisade, Robert Ier de Dreux revient en France, et fomente une conspiration contre son frère Louis VII le Jeune, en espérant lui prendre le pouvoir.

Mais, son action est contrecarrée avec succès par l'abbé Suger de Saint-Denis, le Régent du royaume.



Retour en France de Louis VII le Jeune

Réconciliation de Louis VII et d'Aliénor d'Aquitaine

Louis VII le Jeune reste encore plusieurs mois en Palestine et ne s'embarque pour la France qu'après Pâques 1149.

De retour à Paris vers novembre 1149, Louis VII le Jeune et Aliénor envisagent de se séparer : le pape Eugène III et l'abbé Suger réussissent à les réconcilier. Suger dissuade Louis VII le jeune de déclarer la guerre aux Anglais.



Naissance d'Alix de France

Adélaïde ou Aélis ou Alix de France naît en 1150 ou 1151, fille de Louis VII le Jeune et d'Aliénor d'Aquitaine.



Cession du Vexin Normand à Louis VII le Jeune

Après une courte guerre avec Louis VII Roi de France, Geoffroy V Plantagenêt traite avec lui en août 1151 et lui confirme la cession du Vexin Normand.



Répudiation de Pétronille d'Aquitaine par Raoul Ier de Vermandois

Après le retour de Louis VII le Jeune, Raoul Ier de Vermandois répudie Pétronille d'Aquitaine en 1151.



Répudiation d'Aliénor d'Aquitaine par Louis VII le Jeune

Concile de Beaugency

Répudiée en fait pour inconduite, Aliénor d'Aquitaine est officiellement répudiée par Louis VII le Jeune le 18 mars 1152 pour ne lui avoir donné aucun fils.

Le mariage est annulé par le concile de Beaugency le 21 mars 1152 sous le prétexte que son mariage a été réalisé sans dispense de consanguinité alors qu'elle était cousine de son mari au 12è degré (pour la religion au 6è degré) car ils avaient pour ancêtre commun Robert le Pieux.



Mariage d'Henri II Plantagenêt avec Aliénor d'Aquitaine

Henri II Plantagenêt Duc d'Aquitaine

Moins de 2 mois après la répudiation d'Aliénor, Henri II Plantagenêt épouse à Poitiers le 18 mai 1152 Aliénor d'Aquitaine à Poitiers. Leurs enfants sont :

Cette union fonde les bases de l'empire angevin et remet en cause l'union contre nature du nord et du sud du royaume de France.

Déjà Duc de Normandie et Comte d'Anjou, Henri II Plantagenêt s'empare ainsi du duché d'Aquitaine et de l'ensemble des fiefs d'Aliénor.

L'Aquitaine lie son destin au royaume d'Angleterre sans toutefois en faire jamais partie.

La vicomté de Thouars se retrouve enclavée au milieu de l'Empire angevin.

Bientôt les régions côtières les plus accessibles de ses domaines deviennent les portes d'entrée en France des troupes anglaises qui agissent alors en terrain conquis… les agents du fils britannique viennent collecter les impôts de plus en plus lourd dans ces régions côtières, Aunis Saintonge et les îles de l'Archipel charentais.

Cela amène très rapidement des révoltes locales puis plus généralisées… la destruction de villages et de châteaux par les troupes anglaise amène Aliénor a se rebiffer et à émettre des protestations qui sont très mal prise par son roi d'époux qui affirme qu'en fait elle veut favoriser son fils aîné et préféré Richard Cœur de Lion qui d'ailleurs prend un temps la tête de la révolte, soutenu par Louis VII le Jeune.

Henri II Plantagenêt a également comme enfants :



Campagne contre la Normandie

En juin 1152, Louis VII le Jeune lance une offensive sur la frontière de l'Eure contre la Normandie d'Henri II Plantagenêt en compagnie du frère cadet d'Henri.

Mais l'un et l'autre sont tenus en échec par ce dernier.

A partir de 1152, Rotrou IV du Perche combat Henri II Plantagenêt aux côtés de Louis VII le Jeune.

Rotrou IV du Perche est contraint de céder Moulins et Bonsmoulins au roi d'Angleterre.



Mariage d'Étienne Ier de Champagne avec Alix Mathilde de Donzy

Siège du château-fort de Saint-Aignan

En 1153, Ancel ou Anseau de Traisnel, l'un des favoris d'Henri Ier le Libéral, doit épouser Hermansède ou Adélais ou Alix Mathilde de Donzy, fille de Geoffroy III de Donzy et de Garne de Toucy de Cosnes.

Étienne Ier de Champagne enlève Alix Mathilde de Donzy au matin de ce mariage, avec la complicité Geoffroy III de Donzy.

IL la ramène devant l'église. Étienne Ier de Champagne épouse publiquement Alix Mathilde de Donzy.

Il s'enfuit avec elle vers Sancerre puis Saint-Aignan.

Anseau de Traine et Hervé de Donzy, frère d'Alix Mathilde de Donzy, demandent justice à Henri Ier le Libéral, frère d'Étienne.

Henri Ier le Libéral en appelle à Louis VII Le Jeune, roi de France, car le comté de Sancerre, étant un arrière-fief de la couronne, ne peut être attaqué sans l'accord du roi.

Anseau de Traine, Hervé de Donzy, Henri Ier le Libéral, Thibault V de Blois et Louis VII Le Jeune, se dirigent vers le château-fort de Saint-Aignan et l'assiègent.

Une population innocente paie de son sang les méfaits de son seigneur. Il n'y a pas de combat mais un accord à l'amiable est trouvé.

L'union devant l'Église ayant été célébrée et le mariage ayant été consommé, Alix Mathilde de Donzy reste avec Étienne Ier de Champagne.

Hervé de Donzy récupère la seigneurie de Gien, faisant partie de la dot de sa sœur.



Mariage de Louis VII le Jeune avec Constance de Castille

Louis VII le Jeune épouse à Orléans au printemps 1154 Constance de Castille. Leurs enfants sont :

Constance de Castille est sacrée reine lors de la même cérémonie.


Henri II Plantagenêt La France en 1154

Mort d'Étienne de Blois Roi d'Angleterre

Henri II Plantagenêt Roi d'Angleterre

Étienne de Blois meurt au château de Douvres le 25 octobre 1154. Il est inhumé dans l'abbaye de Fervesham dans le Kent.

Henri II Plantagenêt est couronné Roi d'Angleterre à l'abbaye de Westminster le 19 décembre 1154.

Guillaume Ier, Baron de Courcy et Écajeul, est maitre d'hôtel d'Henri II Plantagenêt.

Dès lors, malgré une réconciliation passagère, les affrontements sont permanents entre Louis VII le Jeune et Henri II Plantagenêt.

Henri II Plantagenêt devenu roi d'Angleterre n'obéit au pas tout de suite au testament de son père car l'Anjou et le Maine coupent en deux ses possessions :

Henri II Plantagenêt ne donne pas l'Anjou et le Maine à Geoffroy VI d'Anjou, son frère.

Réginald de Dunstanville est l'un des plus proches conseillers laïcs d'Henri II Plantagenêt avec Robert III de Beaumont-le-Roger et Richard de Lucy.

Réginald de Dunstanville n'a pas de fonction officielle dans l'administration, mais son influence est aussi importante que celle du Robert III de Beaumont-le-Roger.

La position dans les Cornouailles de Réginald de Dunstanville n'est pas remise en question par Henri II Plantagenêt, alors que celui-ci a pour politique de réduire autant que possible les pouvoirs des barons de son royaume.

Réginald de Dunstanville est virtuellement indépendant, les shérifs du comté ne répondant que de lui.

Réginald de Dunstanville détient la troisième baronnie du royaume en termes de richesse.

Son contrôle s'étend aussi dans le comté voisin du Devon où ses alliés de la famille de Reviers sont comtes.

Les chroniqueurs contemporains le reconnaissent comme le plus puissant baron du royaume avec le Comte de Leicester.

Parmi ses nombreux neveux figurent:



Comtés de Viennois et de Grenoble Terre d'Empire

En 1155, à Rome, Guigues V d'Albon reconnaît la suzeraineté de l'empereur germanique Frédéric Ier Barberousse qui en échange lui confirme la possession des terres que les précédents Comtes d'Albon ont acquis de manière litigieuse.

Par cet acte, la province qu'on n'appelle pas encore Dauphiné est confirmée comme terre d'Empire.

Le Roi de France de l'époque, Louis VII le Jeune est donc un étranger pour les habitants de la vallée, voire un ennemi !

Frédéric Ier Barberousse le fait Chevalier de sa propre main

Frédéric Ier Barberousse lui fait don d'une mine d'argent qui est à Rame dans le Briançonnais avec pouvoir de battre monnaie.

Guigues V d'Albon est le premier de sa race qui prend le titre de Comte de Viennois en vertu de la cession que lui fait Berthold IV, Duc de Zeringen, de tous les droits que ses ancêtres ont possédés dans la ville de Vienne par acte passé en 1155, en présence de Frédéric Ier Barberousse.



Hommage de Henri II Plantagenêt à Louis VII le Jeune

Geoffroy VI d'Anjou Comte d'Anjou et du Maine

Henri II Plantagenêt prête hommage à Louis VII le Jeune pour la Normandie, le Maine, l'Anjou et l'Aquitaine lors d'une entrevue en 1156.

Henri II Plantagenêt attend 1156 pour donner l'Anjou et le Maine à Geoffroy VI d'Anjou, son frère.



Naissance de Marguerite de France

Marguerite de France naît en 1156, fille de Louis VII le Jeune et de Constance de Castille.



Promesse de mariage de Henri le Jeune avec Marguerite de France

En 1158, Thomas Becket négocie la promesse de mariage d'Henri le Jeune, fils d'Henri II Plantagenêt, avec Marguerite de France, fille de Louis VII le Jeune et de Constance de Castille.

Elle apportera en dot le Vexin avec Gisors.



Réconciliation de Henri II Plantagenêt et de Louis VII le Jeune

Henri II Plantagenêt rencontre Louis VII le Jeune à Paris.



Pèlerinage de Louis VII le Jeune au Mont-Saint-Michel

Louis VII le Jeune se rend en pèlerinage au Mont-Saint-Michel en 1158.



Siège de Toulouse

Annexion d'une partie du Quercy et de Cahors par Henri II Plantagenêt

Siège du château de Castelnau

La coalition entre l'Angleterre et l'Aragon rallie plusieurs barons languedociens, les Trencavel, Ermengarde de Narbonne, …

En mars 1159, poursuivant une politique expansionniste, Henri II Plantagenêt réclame la suzeraineté sur le comté de Toulouse et assiège Toulouse avec l'aide de Raymond Berenger IV de Barcelone.

Thomas Becket accompagne Henri II Plantagenêt en Aquitaine

Louis VII le Jeune vient au secours de Raymond VII de Toulouse, son beau-frère, et envoie une armée qui précédé l'anglais et rend Toulouse inexpugnable.

Henri II Plantagenêt trouve la ville fortement défendue.

Après quelques assauts, il l renonce et lève le siège durant l'été et annexe une partie du Quercy et Cahors.

Henri II Plantagenêt fait le siège du château de Castelnau qui dépend de Gerbert II de Castelnau et le force à capituler en 1159.



Naissance d'Adèle de France

Mort de Constance de Castille

Alix ou Adélaïde ou Adèle de France naît le 4 octobre 1160, fille de Louis VII le Jeune et de Constance de Castille.

Constance de Castille meurt le 6 octobre 1160 suite à la naissance d'Adèle de France.



Entrevues de Henri II Plantagenêt et et de Louis VII le Jeune

En 1160, lors des entrevues suivies est décidé que Henri II devra détruire le château d'Etrepagny



Mariage de Henry Plantagenêt le Jeune avec Marguerite de France

Henri le Jeune épouse le 2 novembre 1160 Marguerite de France, fille de Louis VII le Jeune, après obtention d'une dispense du pape Alexandre III.

Henri le Jeune prête hommage pour la Normandie.



Mariage de Louis VII le Jeune avec Adèle de Champagne

Louis VII le Jeune est veuf de Constance de Castille.

Louis VII le Jeune épouse à Paris le 13 novembre 1160 Adèle de Champagne, fille de Thibault IV de Blois et de Mathilde de Carinthie.

Leurs enfants sont :

Adèle de Champagne est sacrée Reine le jour de son mariage.

Étienne de la Chapelle, chanoine de l'église de Sens, assiste à ce sacre.

Adèle de Champagne joue un grand rôle dans la vie politique du royaume et pour mettre en avant ses frères :

Elle obtient pour Guillaume-aux-Blanches-Mains son premier siège, l'évêché de Chartres.

Louis VII le Jeune promet les deux filles qu'il a eues d'Aliénor d'Aquitaine aux frères de sa nouvelle femme :



Confiscation des châteaux de Galerand IV de Beaumont-le-Roger

En 1161, Henri II Plantagenêt s'empare des principaux châteaux normands de Galerand IV de Beaumont-le-Roger : Pont-Audemer, Beaumont-le-Roger, mais il les restitue.

Henri II Plantagenêt goûte peu le soutien du comte à Louis VII le Jeune.



Rencontre entre Frédéric Ier Barberousse et Louis VII le Jeune

Dans le conflit du sacerdoce et de l'Empire, Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune prennent le parti du pape Alexandre III.

En 1161, Frédéric Ier Ier Barberousse revient à Vesoul et à Besançon après que ses représentants ont rencontré ceux de Louis VII le Jeune à Saint-Jean-de-Losne pour échanger sur le schisme religieux de l'époque.

Ils se mettent d'accord sur une entrevue commune des souverains pontifes; mais celle-ci n'a pas lieu.



Exil d'Alexandre III en France

Négociations de Henri II Plantagenêt et et de Louis VII le Jeune avec Frédéric Ier Barberousse

En raison du schisme, Alexandre III et la curie pontificale s'installent à Sens en 1162 sous la protection de Louis VII le Jeune.

Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune ont des politiques discordantes dans les négociations avec l'Empereur Frédéric Ier Barberousse, en 1162.

Le pape Alexandre III cherche à dissiper la tension entre Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune.



Naissance d'Alix de France

Alix de France naît en 1163, fille de Louis VII le Jeune et d'Adèle de Champagne.


Cathédrale Notre-Dame de Paris Cathédrale Notre-Dame de Paris

Construction de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Fin de la Construction de la cathédrale Notre-Dame de Paris

En 1163, a lieu la pose de la première pierre de la cathédrale Notre-Dame de Paris par le pape Alexandre III alors réfugié à Sens, en présence du roi Louis VII le Jeune.

La date de fin de la Construction de la cathédrale Notre-Dame de Paris n'est pas connue avec exactitude :

Cette période de travaux, commencée en 1163, sembla une éternité aux Parisiens qui étaient las de ce chantier perpétuel sur l'île de la Cité.

Il semble que l'expression du langage courant "ne pas attendre 107 ans", employée lorsque quelque chose semble laborieux, trouve son origine dans la durée de ces travaux.



Fuite de Becket en France

Thomas Becket se rétracte à la demande du pape Alexandre III.

En 1164, malgré les concessions obtenues, Henri II Plantagenêt cite Thomas Becket à comparaître devant un parlement convoqué à Northampton, pour se justifier d'une série d'accusations portées contre lui, entre autres d'avoir détourné les deniers publics, pendant qu'il remplissait les fonctions de grand chancelier.

Avec Robert III de Beaumont-le-Roger, Réginald de Dunstanville agit comme intermédiaire entre Henri II Plantagenêt et Thomas Becket.

Thomas Becket est condamné pour forfaiture

Thomas Becket en appelle au pape et se réfugie en France :

Son séjour sur le Continent se prolonge pendant 6 ans.



Mariage d'Henri Ier le Libéral avec Marie de France

Henri Ier le Libéral épouse en 1164 Marie de France (1145-1198), fille de Louis VII le Jeune et d'Aliénor d'Aquitaine. Leurs enfants sont :



Mariage de Thibault V de Blois avec Alix de France

Thibault V de Blois est veuf de Sibylle de Châteaurenard.

Thibault V de Blois épouse en 1164 Alix de France (1150-1195), fille de Louis VII le Jeune et d'Aliénor d'Aquitaine. Leurs enfants sont :



Mariage de Albéric Taillefer de Toulouse avec Béatrice d'Albon

Raymond VII de Toulouse renforce sa position en Provence en mariant son fils.

Albéric Taillefer de Toulouse épouse en 1164 Béatrice d'Albon, Dauphine du Viennois.

Alphonse de Toulouse, son oncle, administre le Dauphiné.

Albéric Taillefer de Toulouse est le neveu du roi Louis VII le Jeune.

On voit s'amorcer un rapprochement du Dauphiné, terre d'Empire, avec le royaume de France.



Naissance de Philippe-Auguste

Dieudonné, dit Philippe-Auguste, naît à Gonesse le 21 ou le 22 août 1165, fils de Louis VII le Jeune et d'Adèle de Champagne et seul héritier mâle de Louis VII.

Il est surnommé Auguste parce qu'il est né en août.

Comme toute la France faisait des vœux pour la naissance d'un héritier de la couronne, Philippe reçut en naissant le surnom de Dieudonné.

L'éducation du Prince du royaume est Confiée à Clément de Metz;



Simon de Neauphle-le-Château Connétable de France

Simon de Neauphle-le-Château, Seigneur de Neufle-le-Châtel, est fait Connétable de France vers 1165 par Louis VII le Jeune.



Entrevue de Henri II Plantagenêt et de Louis VII le Jeune

Une nouvelle entrevue des deux rois a lieu à Gisors en 1165, mais Henri II se dérobe à une rencontre avec le pape Alexandre et négocie avec l'Empereur.



Entrevue de Henri II Plantagenêt et de Louis VII le Jeune

Une nouvelle entrevue des deux rois a lieu à Nogent-le-Rotrou en 1166.

Thomas Becket lance l'excommunication contre les partisans d'Henri II Plantagenêt.



Conflit entre Henri II Plantagenêt et de Louis VII le Jeune

Après une rencontre sans résultat des deux rois a lieu en 1167 une offensive française sur les Andelys et Pacy, pendant que les troupes d'Henri II ravagent le Perche. Le roi de France soutient les insurgés bretons contre Henri.



Trêves entre Henri II Plantagenêt et de Louis VII le Jeune

Des entrevues successives ont lieu entre les deux rois en 1168, sans autre résultat que la prolongation des trêves conclues.



Nouvelle entrevue entre Henri II Plantagenêt et de Louis VII le Jeune

Henri le Jeune Comte d'Anjou et Duc de Bretagne

Richard Cœur de Lion Duc d'Aquitaine

Une nouvelle entrevue a lieu à Montmirail en 1169. Mais l'intransigeance de Thomas Becket empêche toute réconciliation, même lors du pèlerinage d'Henri II Plantagenêt à Saint-Denis.

Henri le Jeune prête hommage pour l'Anjou et la Bretagne.

Son frère Richard Cœur de Lion prête hommage pour l'Aquitaine.



Fiançailles de Richard Cœur de Lion et d'Adèle de France

En 1169, Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune décident de marier leurs enfants.

Henri II Plantagenêt la fait venir en Angleterre, pour prendre possession des terres constituant sa dot : les comtés d'Aumale et d'Eu, mais, dès qu'elle est nubile, il abuse d'elle, en fait sa maîtresse et retarde le mariage.



Consécration de la chapelle Saint Saturnin

En 1169, Thomas Becket, Archevêque de Cantorbéry, alors en exil en France à Sens, consacre la chapelle du château de Fontainebleau, sous le double vocable de la Vierge et de Saint Saturnin.

En 1169, une charte de Louis VII le Jeune établit et dote un chapelain pour desservir la chapelle.



Henry Plantagenêt le Jeune associé au trône d'Angleterre

L'assassinat de l'archevêque de Cantorbéry

Henri II Plantagenêt associe son fils Henri le Jeune au trône. Le 14 juin 1170, Henri le Jeune est sacré roi d'Angleterre à Westminster par Roger de Pont-l'Évêque, Archevêque d'York.

Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry et primat d'Angleterre seul habilité à sacrer le roi trouve matière à excommunier les évêques ayant assisté au sacre.

En juillet 1170, Henri II et Thomas Becket semblent se réconcilier à Fréteval, par l'entremise de Louis VII le Jeune. En novembre 1170: Becket regagne l'Angleterre.

Mais les querelles reprennent de plus belle. Un jour, comme l'archevêque a excommunié tous les évêques qui ont pris le parti du roi, celui-ci s'écrie :

Eh ! Quoi, parmi tous ces lâches que je nourris, aucun n'est donc capable de me venger de ce misérable clerc !

Quatre chevaliers normands ne se le font pas dire deux fois et courent assassiner l'archevêque dans sa cathédrale le 29 décembre 1170.

Devant le scandale national et international que soulève le crime, Henri II fait amende honorable.



Départ d'Étienne Ier de Champagne d'Hugues III de Bourgogne pour la Terre Sainte

À fin 1170, Étienne Ier de Champagne se dirige vers la Terre Sainte, accompagné d'Hugues III de Bourgogne et d'un trésor, cadeau de Louis VII le Jeune.

Humbert II de Coligny accompagne en Terre-Sainte, avec plusieurs de ses vassaux, Hugues III de Bourgogne.



Naissance d'Agnès de France

Anna ou Anne ou Agnès de France naît vers 1171, fille de Louis VII le Jeune et d'Adèle de Champagne.



Aliénor d'Aquitaine Prisonnière

Révolte de ses fils contre Henri II Plantagenêt

Bataille de Fornham

En 1173, Henri II Plantagenêt fait arrêter et enfermer Aliénor d'Aquitaine dans la forteresse de Winchester dans le Sud de l'Angleterre, sans la répudier pour ne pas perdre le bénéfice de la dot… l'héritage poitevin et aquitain. Elle y restera 16 ans.

Pendant plusieurs années, Guillaume Ier le Maréchal mène une bande de chevaliers réunis autour d'Henri le Jeune de tournoi en tournoi dans le nord de la France actuelle.

Guillaume Ier le Maréchal est l'un des plus grands tournoyeurs de son temps.

Henri II Plantagenêt ne partage pas le pouvoir.

En avril 1173, Henri II Plantagenêt donne des territoires à Jean-Sans-Terre à l'occasion de ses Fiançailles.

Henri le Jeune proteste publiquement et revendique le gouvernement direct d'une partie des états de son père.

Richard Cœur de Lion et Geoffroy II de Bretagne s'allient à Henri le Jeune et se rebellent contre leur père. Ils se réfugient à la cour de Louis VII de France

Aliénor d'Aquitaine les soutient en sous-main avec l'aide de Guillaume Ier d'Écosse, de Thibault V de Blois, de Mathieu d'Alsace et de Philippe Ier d'Alsace.

Louis VII le Jeune n'a de cesse d'attiser les ambitions d'Henri le Jeune son gendre en lui faisant remarquer que bien qu'associé au trône, c'est son père qui exerce le pouvoir.

Dès lors Henri Le Jeune se comporte comme un roi et commence à distribuer des terres à Philippe Ier d'Alsace comte de Flandre et à son frère Mathieu d'Alsace, comte de Boulogne.

Henri Le Jeune abroge les Constitutions de Clarendon qui libère le clergé du contrôle royal.

Une révolte féodale a lieu dans l'ensemble des possessions des Plantagenêts.

En 1173 et 1174, Robert III de Beaumont-le-Roger et Guillaume Ier le Maréchal supportent Henri le Jeune dans sa révolte.

Henri II Plantagenêt stoppe une double offensive des Flamands et de Louis VII le Jeune contre les frontières nord et est de la Normandie.

Une rencontre entre Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune accompagné des fils de son adversaire ne donne aucun résultat.

Henri II Plantagenêt confisque les possessions de Robert III de Beaumont-le-Roger et brule Leicester le 28 juillet 1173.

Fin juillet 1173, avec Richard de Lucy, Réginald de Dunstanville assiège la ville de Leicester, quand Robert III de Beaumont-le-Roger se joint à la révolte. Le siège échoue toutefois.

Pendant qu'Henri II Plantagenêt bataille en France,

Henri le Jeune avec l'aide de Philippe Ier d'Alsace projette de porter la guerre en Angleterre.

Le retour rapide d'Henri II Plantagenêt en Angleterre les en empêche.

Robert III de Beaumont-le-Roger décide d'envahir l'Angleterre avec une force de mercenaires flamands.

Il débarque à Walton dans le Suffolk à fin septembre ou début octobre 1173.

Henri II Plantagenêt prend la forteresse de Breteuil le 25 septembre 1173.

Robert III de Beaumont-le-Roger tente de s'associer Hugh Bigod, Comte de Norfolk, qui est basé au château de Framlingham.

Après quelques combats concluants, Robert III de Beaumont-le-Roger décide de mener ses hommes chez lui à Leicester.

Ce mouvement est peut-être le résultat de frictions entre Robert III de Beaumont-le-Roger et Hugh Bigod et Gundreda, sa femme.

Les forces royales sont sous le commandement :

Les forces royales incluent au moins 300 chevaliers et leurs troupes ainsi que Roger Bigod, fils de Hugh Bigod, qui est restéfidèles au roi.

Les forces rebelles comportent 3 000 mercenaires.

La bataille a lieu le 17 octobre 1173 dans le Suffolk près des villes actuelles de :

au gué la rivière Lark à environ 6,4 km au nord de Bury St Edmunds.

La cavalerie de Robert III de Beaumont-le-Roger est capturée et ses mercenaires sont conduits dans les marécages à proximité, où les paysans locaux tuent la plupart d'entre eux.

Séparés de leurs forces, Robert III de Beaumont-le-Roger et Pétronille de Grandmesnil, son épouse qui a mis l'armure, sont capturés.

Vers la fin 1173, Henri II Plantagenêt et Louis VII le Jeune concluent une trêve provisoire.



Suite de la révolte des fils d'Henri II Plantagenêt

Henri II Plantagenêt retourne en France et force Louis VII le Jeune à une retraite précipitée devant Rouen, et rétablit l'ensemble de la situation en 1174 jusqu'à soumission de ses fils.

Louis VII le Jeune retire son soutien à Henri le Jeune. Celui-ci sollicite une trêve à son père qui est conclue à Montlouis.

Pendant un temps, Henri Le Jeune obéit à son père. Il l'aide notamment à réprimer une révolte de seigneur de Châteauroux en prenant Déols, Châteauroux et Issoudun.

Henri II Plantagenêt envahit l'Aquitaine deux fois, et à 17 ans, Richard Cœur de Lion est le dernier de ses frères à lui tenir tête. Finalement, il refuse un combat face-à-face et lui demande humblement son pardon.

En 1174, Richard Cœur de Lion renouvelle ses vœux de soumission à son père.

Après son échec, Richard Cœur de Lion s'occupe à mater les nobles mécontents d'Aquitaine, spécialement en Gascogne.

Richard Cœur de Lion se fait une affreuse réputation de cruauté, plus de nombreuses accusations de viols et de meurtres.



Raoul Ier de Clermont-en-Beauvaisis Connétable de France

Raoul Ier de Clermont-en-Beauvaisis, Comte de Clermont-en-Beauvaisis, Seigneur de Breteuil, est fait Connétable de France vers 1174 par Louis VII le Jeune.



Traité d'Ivry

Il faut l'autorité du pape Alexandre III pour imposer à Henri II Plantagenêt qui revendique le Vexin français, la conclusion du traité d'Ivry Le 21 septembre 1177.

Outre l'appui des papes qu'il a soutenus contre l'empereur, Louis VII le Jeune a trouvé contre Henri II Plantagenêt l'alliance du Comte de Flandre et du Comte de Champagne.

Louis VII le Jeune et Henri II Plantagenêt se jurent amitié. Henri II renouvelle à Louis VII, la promesse du mariage entre Adèle de France et son fils Richard Cœur de Lion, mais il ne s'y tient pas,



Première résidence royale à Vincennes

Une première résidence royale à Vincennes existe sans doute dès la fin du règne de Louis VII le Jeune, vraisemblablement sur le site de l'actuel château. Louis VII signe un acte daté de Vincennes en 1178.



Pèlerinage de Louis VII le Jeune au tombeau de Thomas Becket à Cantorbéry

Louis VII le Jeune se rend en pèlerinage au tombeau de Thomas Becket à Cantorbéry en 1179.



Philippe Ier d'Alsace Tuteur de Philippe-Auguste

Couronnement de Philippe-Auguste associé au trône

Louis VII le Jeune, malade, nomme Philippe Ier d'Alsace tuteur de son jeune fils, Philippe-Auguste.

Comme ses prédécesseurs, Louis VII le Jeune associe son fils à la monarchie pour assurer la continuité dynastique. Il le fait sacre à Reims le 1er novembre 1179.

Ce dernier exerce le pouvoir à partir de ce jour car son père est épuisé par la maladie.

Henri le Jeune assiste au sacre en tant que vassal du roi de France et rejoint sa femme au grand plaisir de Philippe-Auguste, très inquiet de la puissance de Henri II Plantagenêt.

Henri Ier de Bar est cousin germain de Philippe-Auguste, par sa mère, assiste également au sacre.



Interventions du Roi au Château de Lourdon

Au XIIe siècle, le Château de Lourdon à Lournand suscite la convoitise des seigneurs laïcs.

Louis VII le Jeune et Philippe-Auguste, protecteurs de l'abbaye, interviennent énergiquement. Ils posent ainsi les premiers jalons du rattachement du comté de Mâcon à la couronne.



Pacte de non-agression entre Louis VII le jeune et Henri II Plantagenêt

Le 22 juin 1180, Louis VII le Jeune et Henri II Plantagenêt signent un pacte de non-agression.


Philippe-Auguste

Mort de Louis VII Le Jeune Roi de France

Philippe-Auguste Roi de France

Louis VII Le Jeune meurt à Paris le 18 septembre 1180, après 43 ans de règne.

Adèle de Champagne est écartée du pouvoir par Philippe-Auguste.

Résidant le plus souvent à Paris, il poursuit la politique paternelle de soumission et de mise en valeur du domaine royal : il multiplie les concessions de privilèges aux communautés rurales (Reims, Sens, Compiègne, Auxerre), encourage les défrichements et favorise l'émancipation des serfs. Il prend appui sur les villes en accordant des chartes de bourgeoisie (Étampes, Bourges).

Il soutient l'élection d'évêques dévoués au pouvoir royal.

Philippe-Auguste est couronné, sous le nom de Philippe II, avec son épouse Isabelle de Hainaut le 29 mai 1180 à Saint Denis, par l'archevêque de Sens et assisté des évêques de Paris et d'Orléans.

Il viole ainsi le droit exclusif de l'archevêque de Reims.

Philippe-Auguste, âge de 15 ans, hérite à son avènement en 1180 un domaine florissant mais restreint, comprenant l'Île-de-France, l'Orléanais et une partie du Berry.

Le reste du royaume est partagé en une dizaine de fiefs sur lesquels le Roi n'a qu'un droit théorique de suzeraineté, surtout quand il s'agit des provinces de l'Ouest réunies dans la dépendance du Roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt.

Il entreprend immédiatement d'accroître son domaine et de tirer parti des rivalités entre les grands.



Mariage de Alexis II Comnène avec Agnès de France

Alexis II Comnène épouse en 1180 Agnès de France, fille de Louis VII le Jeune et d'Alix de Champagne.

Agnès est rebaptisée Anna.



Mariage de Béla III Arpad avec Marguerite de France

Béla III Arpad épouse en 1186 Marguerite de France, comtesse de Vexin, fille de Louis VII le Jeune et de Constance de Castille. Marguerite de France est la sœur de Philippe-Auguste.



Gauthier Ier de Villebéon Grand chambellan de France

Gauthier Ier de Villebéon devient Grand chambellan de France de Louis VII le Jeune en 1196.



Mort de Gauthier Ier de Villebéon Seigneur de Villebéon, de La Chapelle-en-Brie et de Nemours

Gauthier Ier de Villebéon est chambellan de France sous les rois Louis VII le Jeune et Philippe-Auguste.

Un chambellan est un gentilhomme de la cour chargé du service de la chambre du souverain, de l'administration de la Maison du Roi, et à qui est confié le sceau secret.

Gauthier Ier de Villebéon meurt le 25 octobre 1205.

Il est inhumé en l'abbaye de Barbeau à Fontaine le Port en Seine-et-Marne.



Mort d'Adèle de Champagne

Adèle de Champagne, veuve de Louis VII le Jeune, meurt au Palais de la Cité à Paris le 4 juin 1206. Elle est inhumée dans l'église abbatiale de Pontigny, près d'Auxerre.


Louis VIII le Lion Couronnement de Louis VIII le Lion - Grandes Chroniques de France - enluminées par Jean Fouquet Louis VIII le Lion par Henri Lehmann - musée national du Château Versailles

Mort de Philippe-Auguste

Louis VIII le Lion roi de France

Sacre de Louis VIII

Philippe-Auguste meurt à Mantes-la-Jolie le 14 juillet 1223. Il est inhumé le 15 juillet à l'abbaye de Saint-Denis. Philippe-Auguste a régné 43 ans, presque autant que son père Louis VII le Jeune et que son petit-fils Saint-Louis.

À sa mort, Philippe-Auguste est de loin le plus grand seigneur du royaume.

Il a agrandi le domaine royal de 7 provinces : Normandie, Maine, Anjou, Touraine, Poitou, Valois et Vermandois. Il met en place des méthodes nouvelles de gouvernement rendues nécessaires par l'extension du domaine. Il divise la France en bailliages et prévôtés et établit une administration directe par la couronne. Les baillis, officiers nommés et révoqués par le roi, le représentent dans toutes ses fonctions.

Les impôts restent exceptionnels (dîme saladine), mais la collecte plus soigneuse des revenus domaniaux et la vente de privilèges aux communes et aux métiers accroissent considérablement la trésorerie royale confiée aux Templiers.

Ces ressources permettent de rétribuer des mercenaires et d'élever de puissants châteaux (Dourdan, Issoudun, Gisors) : l'art de la guerre féodale en est transformé.

De même, le gouvernement central évolue : les sessions de la cour se spécialisent dans les affaires judiciaires et financières, préfigurant ainsi le Parlement et la Cour des comptes.

Les deux offices les plus importants : sénéchal et chancelier, sont supprimés, et d'une façon générale les grands féodaux laissent la place à des hommes d'extraction plus modeste, reconnus pour leurs compétences.

Ses rapports avec l'Église ont été souvent compliqués, comme ceux de plusieurs rois capétiens, à cause d'affaires de divorce.

Il adoucit les mœurs violentes du temps, en instituant la trêve appelée quarantaine-le-roi, en vertu de laquelle on ne pouvait tirer vengeance d'une injure avant quarante jours écoulés.

Philippe-Auguste embellit Paris, dont il bâtit les premiers remparts, bâtit l'Hôtel-Dieu et acheva Notre-Dame.

Pour la première fois depuis l'avènement des Capétiens, le prince royal n'a pas été associé au trône durant le vivant de son père.

Louis VIII le Lion a déjà 36 ans quand il se fait sacrer sans difficulté Roi à Reims avec sa femme Blanche de Castille, le 6 août 1223. Cela contribue à asseoir définitivement l'autorité royale. La cérémonie est aussi fastueuse que l'accueil des époux à Paris, où l'on festoie pendant une semaine.

Fort différent de son père, Louis est un être chétif, froid, mais un père prolifique (douze enfants) et un guerrier intrépide. Il doit d'ailleurs son surnom à la bravoure et à la cruauté, dont il a fait preuve à la guerre, soit en secondant Philippe-Auguste, soit en participant à la croisade contre les albigeois.


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