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Événements contenant la ou les locutions cherchées



85 événements affichés, le premier en 937 - le dernier en 1818



Mariage de Foulques II d'Anjou avec Gerberge du Maine

Foulques II d'Anjou épouse en 937 Gerberge du Maine de Gâtinais, fille de Hervé, Comte de Bretagne et du Maine, et Godehilde du Maine. Leurs enfants sont :


Emma d'Italie

Mariage de Lothaire II de France avec Emma d'Italie

Lothaire II de France épouse en 965 Emma d'Italie, fille de Lothaire II d'Arles, Roi d'Italie et Marquis de Provence, et d'Adélaïde de Bourgogne. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis V le Fainéant

Louis V le Fainéant naît vers 967, fils de Lothaire II de France et d'Emma d'Italie. Il est le dernier Roi carolingien.

Il doit sans doute son surnom de Fainéant à la brièveté de son règne au cours duquel il ne réalise rien de remarquable.



Louis V le Fainéant associe au trône

Le dimanche de Pentecôte le 8 juin 978 ou 979, Lothaire II de France associe Louis V le Fainéant, son fils, au trône.

Il le fait couronner à l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne par Adalbéron, Archevêque de Reims.



Mariage de Louis V le Fainéant avec Adélaïde d'Anjou

Louis V le Fainéant épouse à Brioude en 982 Adélaïde d'Anjou, sa cousine.



Dissolution du mariage de Louis V le Fainéant et d'Adélaïde d'Anjou

Le mariage de Louis V le Fainéant et d'Adélaïde d'Anjou est dissout pour défaut de consommation en 983 ou 984.

Ce divorce est en fait dû à la trop grande différence d'âge et aux débauches du jeune époux.


Louis V le Fainéant Louis V le Fainéant selon Louis-Félix Amiel

Mort d'Eudes de France

Mort de Lothaire II de France

Louis V le Fainéant Roi des Francs

Eudes de France meurt avant 986.

Lothaire II de France meurt le 2 ou le 26 mars 986, probablement empoisonné par sa femme.

Plus que jamais Emma d'Italie doit subir l'assaut de ses adversaires.

Écartant Charles Ier le Gros, Duc de Basse-Lotharingie, traître à sa lignée, les grands du royaume choisissent pour lui succéder son fils Louis V le Fainéant qui devient alors Roi des francs en 986.

De fait, la réalité du pouvoir passe aux grands du royaume et notamment aux robertiens


Hugues Ier Capet Hugues Ier Capet

Accusation de trahison contre Adalbéron

Mort de Louis V le Fainéant Roi des Francs

Hugues Capet Roi de France

Sacre d'Hugues Capet

Louis V le Fainéant assiège Reims en mars 987.

Louis V le Fainéant convoque un plaid, une assemblée de Francs, à Compiègne pour le 18 mai 987 pour juger Aldalbéron, l'archevêque de Reims.

Il l'accuse d'avoir soutenu l'empereur Otton II le Roux dans sa querelle contre Lothaire II de France.

Après seulement 15 mois sur le trône, la veille de la réunion, Louis V le Fainéant meurt sur les terres d'Hugues Capet dans la forêt de Cuise près de Compiègne le 18 ou le 21 ou le 22 mai 987 d'une chute de cheval durant une chasse.

Il est inhumé dans l'abbaye Sainte-Corneille de Compiègne.

Louis V, dernier roi Carolingien, n'a pas de descendance male.

Son plus proche parent est Charles Ier le Gros, Duc de Basse-Lotharingie, son oncle qui n'a pas été associé au règne de son frère Lothaire II de France.

L'assemblée des Grands se réunit en juin 987 à Senlis pour discuter de la succession au trône de France.

Allié au comté de Nantes contre celui de Rennes, Geoffroy Ier Grisegonelle, par crainte des entreprises du Comte de Blois, est porté à l'alliance avec Hugues Capet.

Il est un des artisans de son avènement.

Eudes Ier de Blois soutient en coulisse Charles Ier le Gros et agit en liaison étroite avec son cousin Herbert IV de Vermandois le Jeune.

La situation se retourne en faveur d'Adalbéron.

L'archevêque de Reims prononce un discours rapporté par Richer en défaveur du Carolingien.

Il plaide en faveur de la candidature d'Hugues, Duc des Francs, issu du lignage des Robertides.

Conseiller d'Adalbéron, l'archevêque de Reims, Gerbert, futur Sylvestre II, soutient également la candidature d'Hugues Capet.

Les Grands élisent Hugues Capet le 1 juillet 987.

Albert Ier de Vermandois s'oppose à l'élection d'Hugues Capet, mais doit se soumettre.

Par solidarité carolingienne, Arnould II de Flandre soutient Charles Ier le Gros et son fils Othon face à Hugues Capet, et ne reconnaît pas le roi élu.

Le 3 juillet 987, dans la vieille cathédrale de Noyon, Hugues Capet devient Roi des Francs sous le nom d'Hugues Ier.

Il est sacré par l'évêque de Reims, Adalbéron, selon un rituel germanique inauguré par Pépin III le Bref en 751.

L'avènement d'Hugues Capet marque la vraie naissance de la France.

Au moment de son sacre, Hugues Ier est un homme mûr de 47 ans, issu de la famille des Robertiens qui domine la Francie (région entre Meuse et Loire) depuis un siècle.

Il est :

Le surnom de Capet vient du mot cappa , " chape ", et désigne le porteur d'un petit manteau.

Hugues et son père étant abbés laïques de nombreuses abbayes, peut-être le surnom fait-il allusion à ses nombreuses chapes d'abbés, dont celle, prestigieuse entre toutes, de Saint-Martin-de-Tours.

Au XIIe siècle, la chape étant devenue un chaperon ou chapeau, Hugues Capet fut considéré comme "l'homme au chapeau" et la légende, appuyée sur cette fausse étymologie, naquit, selon laquelle il n'avait pas pu ou voulu recevoir la couronne.

Le surnom fait sa première apparition vers 1030 dans la chronique d'Adémar de Chabanne, il s'applique alors au père d'Hugues Capet, le Duc Hugues Ier.

Il ne qualifie Hugues Capet qu'au début du XIIe siècle et le terme " capétien " apparaît pour la première fois chez le chroniqueur anglais Raoul de Diceto (Mort en 1202).

Les révolutionnaires le donnèrent par dérision à Louis XVI détrôné (le " citoyen Capet ") et à sa famille.



Mariage d'Henri II de Bar avec Philippa de Dreux

Henri II de Bar épouse le 12 novembre 1218 Philippa de Dreux, fille de Robert II de Dreux et de Yolande de Coucy. Leurs enfants sont :



Mariage d'Arnoul IV de Looz avec Jeanne de Chigny

Arnoul IV de Looz épouse en 1229 Jeanne de Chigny, fille de Louis IV de Chigny et de Mathilde d'Avesnes. Leurs enfants sont :

Arnoul IV de Looz devient Comte de Chiny sous le nom d'Arnoul II.

Ce mariage apporte à Arnoul IV de Looz les terres de Givet, d'Agimont et d'Embise.



Naissance de Louis V de Looz

Louis V de Looz naît vers 1235, fils d'Arnoul IV de Looz et de Jeanne de Chigny.



Mariage de Frédéric III de Hohenzollern avec Élisabeth de Méranie

Frédéric III de Hohenzollern épouse en 1251 Élisabeth de Méranie, fille d'Othon Ier de Méranie. Leurs enfants sont :



Mariage de Louis V de Looz avec Jeanne de Bar

Jeanne de Bar est veuve de Frédéric de Blâmont.

Louis V de Looz épouse vers 1258 Jeanne de Bar, fille d'Henri II de Bar et de Philippa de Dreux.



Louis V de Looz Comte de Chiny

Arnoul IV de Looz et de Jeanne de Chigny confient à Louis V de Looz le comté Chiny en 1268.


Tournoi de Chauvency

Tournoi de Chauvency

En 1285, Louis V de Looz, Comte de Chiny, donne une brillante fête chevaleresque, à Chauvency-le-Château, près de Montmédy.

Pendant 6 jours, plus de 500 chevaliers vont se défier dans des joutes et au cours de la mêlée d'un tournoi.

Jacques Bretel, un trouvère, raconte les festivités et dédicace ce texte au comte Henri IV de Salm (ruines de son château: commune de La Broque).

Le tournoi se tient juste aux limites de la France et de l'Allemagne, à la frontière des langues romanes et des dialectes germaniques.

Les territoires de Montmédy et de Chauvency-le-Château sont terres d'Empire. Mais, une fois passé le pont qui enjambe la Meuse sous les remparts de Sathenay (aujourd'hui Stenay, à 9 km à vol d'oiseau, plus à l'Ouest), c'est le royaume de France.

La chevalerie lorraine, allemande, flamande ou anglaise, réunie à Chauvency, ne parle qu'une seule et même langue : le français.

Étienne II de Sancerre est le héros de la 11ème joute contre Geoffroi d'Âpremont... et le malheureux rival des Luxembourg dans la mêlée du Jeudi.



Mort de Louis V de Looz Comte de Chiny,

Arnoul V de Looz Comte de Chiny

Louis V de Looz meurt à fin 1299 sans enfant.

Arnoul V de Looz, son neveu, devient Comte de Chiny sous le nom d'Arnoul III de Chiny.



Mort de Venceslas III de Bohême

Mariage d'Henri de Görtz avec Anne de Bohême

Henri de Görtz Roi de Bohême

En route vers la Pologne pour revendiquer la couronne, à la tête d'une armée, Venceslas III de Bohême est assassiné à Olomouc le 4 août 1306.

Il est inhumé en l'abbaye des Cisterciens de Zbraslav, près de Prague.

Avec sa disparition s'éteint la dynastie des Premyslides.

Élizabeth Ryksa devient de nouveau un parti intéressant pour qui veut monter sur le trône de Bohême et de Pologne.

Suite à la disparition de la dynastie tchèque, Albert Ier de Habsbourg proclame que le royaume de Bohême n'est qu'un fief du Saint-Empire.

Albert Ier de Habsbourg, soutient la candidature au trône de Bohême de Rodolphe III de Habsbourg.

Albert Ier de Habsbourg tente de prendre le contrôle de la Bohême et l'envahit.

Henri de Görtz épouse en 1306 Anne de Bohême, fille de Venceslas II de Bohême et de Judith de Habsbourg. Leur enfant est :

Henri de Görtz est le plus proche héritier de Venceslas III de Bohême.

Henri de Görtz est élu Roi de Bohême par la noblesse fin août 1306

Henri de Görtz doit s'effacer en face à son neveu Rodolphe III de Habsbourg.



Mariage de Christophe II de Danemark avec Euphémia de Poméranie

Christophe II de Danemark épouse en 1307 Euphémie ou Euphémia de Poméranie, fille de Boguslaw IV de Poméranie. Leurs enfants sont :



Mariage de Louis IV de Wittelsbach avec Béatrix de Silésie

Louis IV de Wittelsbach épouse en 1309 Béatrix de Silésie dite de Shlesien-Glogau. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis V de Bavière

Louis V de Bavière dit l'Ancien naît en 1313, fils de Louis IV de Wittelsbach et de Béatrix de Silésie.

Il est membre de la dynastie des Wittelsbach.


Louis IV de Wittelsbach - pierre tombale - Frauenkirche Munich

Diète de Francfort

Louis IV de Wittelsbach Roi des Romains

Frédéric III le Bel Anti-Roi des Romains

Titre d'empereur germanique vacant

Coexistence pacifique de Louis IV de Wittelsbach et Frédéric III le Bel

Jean Ier de Luxembourg est évincé de l'élection impériale parce qu'il est trop jeune.

Le 18 octobre 1314, lors de la Diète de Francfort, les Princes Électeurs du Saint Empire romain germanique ne parviennent pas à choisir un empereur.

Les votes se partagèrent entre deux prétendants :

Le pape Jean XXII refuse de choisir entre les deux élus.

Il déclare le titre d'empereur germanique vacant parce qu'il refuse que les Princes Électeurs (Kurfürsten) élisent l'empereur sans son approbation.

Le titre demeurera vacant pendant la plus grande partie de la décennie suivante.

À l'instigation de l'Archevêque de Mayence, c'est Louis IV de Wittelsbach qui est élu par 4 sur 7 des Princes Électeurs en octobre 1314.

Louis IV de Wittelsbach est alors couronné à la hâte comme Roi de Germanie ou Roi des Romains par l'Archevêque de Cologne, sous le nom de Louis V.

Louis IV de Wittelsbach s'opposera fermement à la Papauté, notamment à Jean XXII.

Thierry VIII de Clèves se montre un fidèle partisan de Louis IV de Wittelsbach.

Othon II de Brunswick-Lunebourg se range du côté de Louis IV de Wittelsbach, son beau-frère.

Frédéric Ier de Habsbourg devient en 1314 Anti-Roi des Romains, sous le nom de Frédéric III le Bel.

L'Allemagne du sud devint le champ de bataille entre les deux prétendants.

Ferry IV de Lorraine combat pour Frédéric Ier de Habsbourg, qui est son beau-frère.

Les deux cousins antagonistes se fréquentent pendant 8 années et s'échangent des politesses.



Louis V de Bavière Margrave de Branderbourg

Après 3 ans d'interrègne, Louis IV de Wittelsbach donne comme fief le Brandebourg à Louis V de Bavière, son fils, qui devient Électeur et Margrave de Brandebourg en 1323.

La Poméranie annexe une grande partie de la Marche.

Louis V de Bavière veut récupérer les territoires perdus.



Mariage de Louis V de Bavière avec Marguerite de Danemark

Louis V de Bavière épouse en 1324 Marguerite de Danemark, fille de Christophe II de Danemark et d'Euphémia de Poméranie. Leur enfant est :



Réconciliation des ducs poméraniens avec Louis V de Bavière

En 1326, les ducs poméraniens se réconcilient avec Louis V de Bavière.



Guerre de Louis V de Bavière contre le duché de Poméranie

À partir de 1328, Louis V de Bavière entre en guerre contre le duché de Poméranie, qu'il veut s'approprier.



Fin de la Guerre de Louis V de Bavière contre le duché de Poméranie

La Guerre de Louis V de Bavière contre le duché de Poméranie se termine en 1333 quand Louis V de Bavière doit abandonner.



Bataille de Taphede

Le 7 octobre 1334, lors de la bataille de Taphede dans le diocèse de Vibourg, une armée menée par Othon de Danemark est battue par les forces de Gérard III de Holstein.

Othon de Danemark est capturé et emprisonné au Holstein.

Valdemar IV de Danemark, son frère, doit s'exiler au Brandebourg chez Louis V de Bavière, son beau-frère.



Déclaration de Rhens

Louis V de Bavière contribue à la déclaration de Rhens en tant que Margrave de Branderbourg en 1338.



Mort de Marguerite de Danemark

Marguerite de Danemark, épouse de Louis V de Bavière, meurt en 1340.



Mariage de Louis V de Bavière avec Marguerite de Carinthie

Afin d'acquérir le Tyrol pour la famille Wittelsbach, Louis V de Bavière épouse en 1342 Margarete de Carinthie, fille d'Henri de Görtz et d'Anne de Bohême. Leurs enfants sont :

Margarete Maultasch n'a alors pas encore divorcé de Jean-Henri de Moravie, son précédent époux.

Guillaume d'Ockham et Marsile de Padoue défendent le premier Mariage civil du Moyen-âge.

Toutefois le Pape excommunie le couple et le scandale est connu à travers l'Europe entière.

Le Tyrol est également puni par un interdit.



Naissance de Meinhard III de Bavière

Meinhard III de Bavière naît à Landshut le 9 février 1344, fils de Louis V de Bavière et de Margarete Maultasch.



Destitution de Louis IV de Wittelsbach

Charles Ier de Luxembourg Roi des Romains

Charles Ier de Luxembourg Roi de Germanie

Pendant la vacance du trône, Charles Ier de Luxembourg, Comte de Moravie et de Bohême sous le nom de Wenceslas, âgé de 30 ans, promet d'annuler les mesures prises par son grand-père, Henri VII de Luxembourg, et reconnaît au Saint-Père Clément VI le vicariat d'empire.

Après de solides préparatifs diplomatiques et militaires, le pape enjoint le 28 avril 1346 à l'Empire d'élire un nouveau roi.

Le 11 ou le 26 juillet 1346, les princes électeurs se réunissent.

Le duc de Saxe et les trois électeurs ecclésiastiques, mené par Baudouin de Trèves, destituent l'empereur Louis IV de Wittelsbach.

Quelques semaines après la mort de Jean Ier de Luxembourg, Charles Ier de Luxembourg est élu roi des Romains et couronné Roi de Germanie, à Bonn sous le nom de Charles IV du Saint-Empire.

Louis V de Bavière, banni, ne peut pas prétendre à la couronne germanique et son parti essaie de décider Frédéric II de Misnie, Margrave de Misnie, à accepter la couronne germanique. Toutefois, celui-ci n'a pas confiance en l'inconstance de son électorat et rejette la demande.



Attaque de Charles Ier de Luxembourg contre le Tyrol

Louis V de Bavière repousse avec succès une attaque de Charles Ier de Luxembourg contre le Tyrol en 1347.


Louis V de Bavière - par Ernst Herter -1899 - Siegesallee, Berlin

Mort de Louis IV de Wittelsbach Empereur germanique

Louis V de Bavière, Louis VI le Romain, Otto V le bavarois, Étienne II de Bavière, Guillaume Ier de Bavière-Straubing et Albert Ier de Bavière Co-Duc de Bavière

Louis V de Bavière, Louis VI le Romain, Otto V le bavarois, Étienne II de Bavière, Guillaume Ier de Bavière-Straubing et Albert Ier de Bavière Co-Comte de Hollande et de Hainault

Louis IV de Wittelsbach meurt en Allemagne le 11 octobre 1347 d'un incident cardiaque lors d'une partie de chasse. Cette disparition subite évite à Charles Ier de Luxembourg d'entrer en guerre avec l'empereur encore très puissant.

Louis V de Bavière, Louis VI le Romain, Otto V le bavarois, Étienne II de Bavière, Guillaume Ier de Bavière-Straubing et Albert Ier de Bavière, ses fils lui succède en commun comme Duc de Bavière et Comte de Hollande et de Hainault.

Marguerite II de Hainaut, veuve de Louis IV de Wittelsbach, décide alors de s'occuper de ses comtés de Hainaut, de Hollande et de Zélande.



Édouard III d'Angleterre Anti-Roi germanique

Louis V de Bavière négocie avec l'allié de son père, Édouard III d'Angleterre, pour rivaliser avec Charles Ier de Luxembourg.

Édouard III d'Angleterre est élu Anti-Roi germanique le 10 janvier 1348 à Lahnstein mais démissionne seulement 4 mois plus tard.



Guerre civile au Brandebourg

Allié au Danemark et à la Poméranie, Louis V de Bavière repousse ensuite une révolte de 1348 à 1350 causé par le faux Waldemar, un imposteur qui réclame le Brandebourg avec le soutien de plusieurs villes et de Charles Ier de Luxembourg.

La guerre civile dévaste le Brandebourg.



Grande Peste

L'épidémie de la grande peste sévit en Allemagne en 1349.

La guerre de Cent Ans connaît une période de trêve depuis la grande peste.

En 1349, Louis V de Bavière délivre un décret pour dissiper les conséquences de la peste.



Division des possessions des Wittelsbach

En 1349, la Bavière et les possessions des Wittelsbach aux pays-Bas sont divisées :



Fin de la Guerre civile au Brandebourg

En mars 1350, Louis V de Bavière arrive à un accord avec Charles Ier de Luxembourg et le conflit prend fin.



Louis VI le Romain Margrave de Brandebourg

Otto V le bavarois Margrave de Brandebourg

En 1351, Louis V de Bavière cède sa marche du Brandebourg à Louis VI le Romain et à Otto V le bavarois, ses frères, en échange de leur renonciation à la Haute-Bavière.

Louis VI le Romain et Otto V le bavarois deviennent Margrave de Brandebourg.

Louis V de Bavière combinera ensuite l'administration de la Haute-Bavière et du Tyrol.



Nouveau décret lié à la peste

En 1351, Louis V de Bavière délivre un décret pour dissiper les conséquences de la peste.


Bulle d'Or de Metz

Promulgation de la Bulle d'Or de Metz

Les travaux commencés la Diète de Nuremberg reprennent à Metz.

Le jour de Noël 1356, un code impérial (Kaiserliches Rechtsbuch) est promulguée, qui sera appelé communément à partir du XVe siècle Bulle d'Or de Metz.

Elle établit la procédure des élections impériales germanique afin d'empêcher les guerres pour la couronne impériale.

Jusqu'au XIXe siècle, elle sera la loi fondamentale de l'empire germanique.

Les électeurs sont :

3 électeurs ecclésiastiques :

La chambre doit être toujours présidée par le prince archevêque de Mayence et qui est chancelier de l'empire.

Au XVII siècle viendront s'ajouter les ducs de Bavière et de Hanovre.

La bulle fixe exactement et en détail les droits de chacun des 7 électeurs, ainsi que les formalités de vote et de l'installation du nouveau roi.

Afin d'éviter à l'avenir confusions et disputes, les électorats sont déclarés indivisibles.

Ils sont transmis par primogéniture en ligne directe.

En cas de minorité, l'oncle le plus âgé du prince vote à sa place jusqu'à ce qu'il ait dix-huit ans.

Si le lignage s'éteint, l'empereur est libre d'en désigner un autre à sa guise, sauf en Bohême, car le droit d'élire un nouveau monarque dans ce pays appartient à ses états.

Plus de prétextes légaux à la désignation d'un antiroi !

La Bulle d'Or fait des électeurs les associés de l'empereur qui, une fois au moins par an, délibère avec eux des affaires du royaume.

Attaquer des électeurs, c'est s'exposer aux peines prévues pour les crimes de lèse-majesté.

Les électorats sont dotés de prérogatives si larges qu'ils ressemblent de près à des États souverains.

L'empire est désormais un assemblage de principautés dotées à tout le moins d'une très large autonomie et dans sept cas d'une quasi-souveraineté.

L'empereur est en quelque sorte le président d'un organisme que les constitutionnalistes actuels appelleraient fédération.

La bulle ne souffle mot du pape, dans la continuité des lois anti-papales promulguées par les Diètes tenues sous Louis IV de Wittelsbach.

Charles aurait bien voulu poursuivre ses travaux législatifs, mais il y renonce, car il est de plus en plus souvent entraîné dans la guerre de Cent Ans.

Notons que seule la branche palatine des Wittelsbach et Louis VI le Romain en qualité de Margrave de Brandebourg sont investis de la fonction élective.

Cela engendre un nouveau conflit entre Louis V de Bavière et Charles Ier de Luxembourg.



Annulation de l'excommunication de Louis V de Bavière et de Margarete Maultasch

Louis V de Bavière a de bonnes relations avec les Habsbourg et arbitre les conflits entre Albert II d'Autriche, Duc d'Autriche, et la Suisse.

Avec le support d'Albert II d'Autriche, l'excommunication de Louis V de Bavière et de Margarete Maultasch est annulée en 1359.



Mort de Louis V de Bavière

Meinhard III de Bavière Duc de Haute-Bavière

Louis V de Bavière meurt à Zorneding près de Munich le 18 septembre 1361 pendant une chevauchée entre le Tyrol et Munich.

Il repose dans la Cathédrale Notre-Dame de Munich.

Meinhard III de Bavière, son fils, lui succède et devient Duc de Haute-Bavière.



Mariage de Philippe Ier du Palatinat avec Marguerite de Bavière-Landshut

Philippe Ier du Palatinat épouse le 21 février 1474 Marguerite de Bavière-Landshut, fille de Louis IX de Bavière. Leurs enfants sont :

Philippe Ier du Palatinat reçoit l'Oberpfalz : le district du Haut-Palatinat.



Naissance de Louis V du Palatinat

Louis V du Palatinat, dit le Pacifique, naît à Heidelberg le 2 juillet 1478, fils de Philippe Ier du Palatinat et de Marguerite de Bavière-Landshut. Il est issu de la famille des Wittelsbach.


Cunégonde d'Autriche en veuve - par Beham

Mariage d'Albert IV de Bavière avec Cunégonde d'Autriche

Albert IV de Bavière épouse à Innsbruck le 3 janvier 1487 Cunégonde d'Autriche, fille de Frédéric III de Habsbourg et d'Éléonore de Portugal. Leurs enfants sont :



Mort de Sidonie de Bavière

Sidonie de Bavière est fiancée à Louis V de Palatinat.

Sidonie de Bavière meurt en 1505.



Mort de Philippe Ier du Palatinat

Louis V du Palatinat Électeur palatin du Rhin

Philippe Ier du Palatinat meurt à Germersheim le 22 ou le 28 février 1508.

Il fut inhumé à l'Église du Saint-Esprit de Heidelberg.

Louis V du Palatinat, son fils, lui succède et devient Électeur palatin du Rhin.

Louis V du Palatinat doit limiter les conséquences de la Guerre de succession de Landshut.



Mariage de Louis IV de Rohan-Guémené avec Marie de Rohan

Louis IV de Rohan-Guémené épouse en 1511 Marie de Rohan (morte en 1542). Leur enfant est :



Mariage de Louis V du Palatinat avec Sibille de Bavière

Louis V du Palatinat épouse à Heidelberg le 23 février 1511 Sibille de Bavière, fille d'Albert IV de Bavière et de Cunégonde d'Autriche.



Naissance de Louis V de Rohan-Guémené

Louis V de Rohan-Guémené naît vers 1513, fils de Louis IV de Rohan-Guémené et de Marie de Rohan.



Naissance de Louis V de Rohan-Guémené

Louis V de Rohan-Guémené naît en 1513.



Mariage de Guy XVI de Laval avec Anne de Montmorency

Guy XVI de Laval est veuf de Charlotte d'Aragon-Naples.

Guy XVI de Laval épouse le 5 mai 1517 Anne de Montmorency.

Leurs enfants sont :

Anne de Montmorency est la sœur du connétable Anne de Montmorency.

La nouvelle comtesse, Anne de Montmorency, fait son entrée à Laval le 4 juin 1517.

La nouvelle comtesse, Anne de Montmorency, fait son entrée à Vitré le 18 juin 1517.



Levée de la mise au ban du Palatinat du Rhin

Lors de la Diète d'Augsburg de 1518, Louis V du Palatinat obtient la levée de la mise au ban du Palatinat du Rhin.


Charles Quint Charles Quint,,Charles Quint Détail d'un tableau du Titien - 1548

Charles Quint Empereur Germanique

Marguerite d'Autriche gouverneur des Pays-Bas

Pour le titre d'empereur qui assure une supériorité sur les autres souverains; sont en lutte :

Pour cela faut-il convaincre les électeurs : 4 princes laïcs et 3 ecclésiastiques.

Henri VIII Tudor quitte prématurément la compétition.

Charles Quint dépense 800 000 florins, François Ier de France la moitié.

Robert III de la Marck est envoyé en Allemagne afin d'inciter les Électeurs à donner leurs voix à François Ier.

Il échoue dans cette mission diplomatique difficile.

Marguerite d'Autriche refait son apparition sur la scène publique.

Elle trouve de l'argent pour Charles Quint, achète les électeurs, fait des promesses.

Frédéric III de Saxe est le candidat soutenu par le pape Léon X, ce dernier ne voulant ni de François Ier, ni de Charles Quint, tous deux considérés comme trop dangereux pour les États pontificaux.

Après que le camp français se soit rangé à son côté, Frédéric III de Saxe a les meilleures chances d'être élu, mais refuse cette élection.

Frédéric III de Saxe prépare des capitulations électorales qui accroissent le pouvoir de décision des princes au sein de l'Empire.

Charles Quint doit les signer pour recevoir le soutien de Frédéric III de Saxe.

Louis V du Palatinat vote pour Charles Quint après avoir reçu de grandes quantités d'argent des Habsbourg.

Le crédit des Fugger, des banquiers italiens et espagnols, garanti par les trésors du Nouveau Monde, contribue à hisser Charles Quint sur le trône du Saint Empire romain germanique.

Charles Quint est alors élu à l'unanimité le 28 juin 1519 sous le nom de Charles V d'Allemagne.

Charles Quint confie de nouveau le gouvernement des Pays-Bas à Marguerite d'Autriche, sa tante.

À la nouvelle de la proclamation de Charles Quint, Guillaume Gouffier sort du château qui lui sert d'asile aux environs de Francfort, et s'enfuit à Coblence.

Nicolas Perrenot de Granvelle devient homme de confiance de Charles Quint qui le surnomme son Lit de repos.

Nicolas Perrenot de Granvelle est fait chancelier ce qui va contribuer à lui faire acquérir une immense fortune familiale et lui donner tous les pouvoirs, au nom de Charles Quint, dans le comté de Bourgogne.



Liaison de Louis V du Palatinat

Louis V du Palatinat a une liaison.

Leur enfant est :



Bataille de Frankenhausen

Mort de Thomas Münzer

En 1525, Louis V du Palatinat essaie de négocier avec les paysans. Il échoue.

Allié à l'archevêque de Trèves, Louis V du Palatinat participe à plusieurs combats contre les paysans.

Lorsque Martin Luther voit l'ampleur de la révolte des paysans et l'accusation des princes qui le désignent comme responsable de cette révolte, il envoie Philippe Ier de Hesse réprimer le mouvement conduit par le millénariste Thomas Münzer.

Martin Luther choisit à cette occasion de passer d'une réforme sans fil directeur à une réforme institutionnalisée par le haut, c'est-à-dire avec l'aide du pouvoir civil.

Il décide dès lors d'attribuer un pouvoir de réforme au prince, le jus reformandi, grâce auquel tout un territoire est converti lorsque le détenteur de l'autorité civile choisit la religion réformée et devient ainsi garant de l'autorité religieuse pouvant contrôler l'action des pasteurs dans son territoire.

La bataille de Frankenhausen est la conclusion de la Guerre des paysans, le 15 mai 1525.

Environ 6 000 personnes trouvent la mort.

Thomas Münzer est capturé.

Thomas Münzer meurt le 27 mai 1525 exécuté.



Mariage de Louis V de Rohan-Guémené avec Marguerite de Laval

Louis V de Rohan-Guémené épouse le 18 mai 1529 Marguerite de Laval (morte en 1540), Dame de Perrier. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis VI de Rohan-Guémené

Louis VI de Rohan-Guémené naît le 3 avril 1540, fils de Louis V de Rohan-Guémené et de Marguerite de Laval.


Frédéric II du Palatinat en 1546

Mort de Louis V du Palatinat

Frédéric II du Palatinat Comte Palatin du Rhin et Électeur palatin

Louis V du Palatinat meurt à Heidelberg le 16 mars 1544.

Frédéric II du Palatinat devient Comte Palatin du Rhin et



Mort de Louis V de Rohan-Guémené Baron de Lanvaux, Seigneur de Guémené

Louis V de Rohan-Guémené meurt en 1557.


Élisabeth d'Anhalt-Zerbst

Mariage de Jean II Georges de Brandebourg avec Élisabeth d'Anhalt-Zerbst

Jean II Georges de Brandebourg est veuf de Sabine de Brandebourg.

Jean II Georges de Brandebourg épouse en 1577 Élisabeth d'Anhalt-Zerbst (25 septembre 1563-5 octobre 1607), fille de Joachim-Ernest d'Anhalt. Leurs enfants sont :



Mariage de Louis IV Henri de Bourbon-Condé avec Caroline von Hessen-Rheinfels-Rotenburg

Louis IV Henri de Bourbon-Condé épouse à Sarry le 23 juillet 1728 Caroline von Hessen-Rheinfels-Rotenburg (1714-1741), fille d'Ernest Léopold de Hesse-Rheinfels-Rotenburg. Leur enfant est :



Naissance de Louis V Joseph de Bourbon-Condé

Louis V Joseph de Bourbon-Condé naît à Paris le 9 août 1736, fils de Louis IV Henri de Bourbon-Condé et de Caroline von Hessen-Rheinfels-Rotenburg.


Louis V Joseph de Bourbon-Condé

Mort de Louis IV Henri de Bourbon-Condé

Louis V Joseph de Bourbon-Condé Prince de Condé

Louis V Joseph de Bourbon-Condé Grand maître de France

Louis IV Henri de Bourbon-Condé meurt à Chantilly le 27 janvier 1740.

Louis V Joseph de Bourbon-Condé devient 8e Prince de Condé et Grand maître de France.

Charles de Bourbon est nommé gouverneur de Louis V Joseph de Bourbon-Condé, son neveu.



Mariage de Louis V Joseph de Bourbon-Condé avec Charlotte Godefride de Rohan-Soubise

Louis V Joseph de Bourbon-Condé épouse à Versailles le 3 mai 1753 Charlotte Godefride de Rohan-Soubise (1737-1760), fille de Charles de Rohan-Soubise, Duc de Rohan-Rohan, et d'Anne-Marie de La Tour d'Auvergne. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé

Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé Duc d'Enghien

Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé naît à Paris le 13 avril 1756, fils de Louis V Joseph de Bourbon-Condé et de Charlotte de Rohan-Soubise. Il est Duc d'Enghien.



Louis V Joseph de Bourbon-Condé lieutenant général des armées du Roi

Louis V Joseph de Bourbon-Condé est nommé lieutenant général des armées du Roi en 1758.



Bataille de Mauheim-Johanisberg

François Gaston de Lévis reprend son poste à l'armée du Rhin.

Il s'illustre à la Bataille de Mauheim-Johanisberg en Hesse en s'emparant des canons de l'ennemi alors qu'il y commande l'avant-garde de Louis V Joseph de Bourbon-Condé.

Il quitte le service actif à la fin de la guerre, en 1763.



Démolition de l'hôtel de Condé à Paris

En 1764, ayant fait agrandir le Palais Bourbon, Louis V Joseph de Bourbon-Condé abandonne l'hôtel de Condé à Paris et le laisse démolir.

Louis V Joseph de Bourbon-Condé fait aussi embellir le château de Chantilly.



Louis V Joseph de Bourbon-Condé Colonel général de l'Infanterie

En 1780, Louis V Joseph de Bourbon-Condé est nommé Colonel général de l'Infanterie par Louis XVI.



Faillite d'Henri Louis Marie de Rohan-Guémené

Henri Louis Marie de Rohan-Guémené et Victoire Armande Josèphe de Rohan, son épouse, se signalent par l'éclat des fêtes qu'ils donnent, la somptuosité de leur maison et par de folles prodigalités.

Henri Louis Marie de Rohan-Guémené n'a pas moins de 2 000 000 de rente.

On dit qu'ils empruntent de l'argent à charge de rentes viagères.

Ils vivent dans un milieu où la considération pour les personnes du monde dépend de la noblesse de leur naissance et celle de leur caractère, et est indépendante de la richesse.

Avec un passif de 33 millions de livres, Henri Louis Marie de Rohan-Guémené fait une faillite retentissante, le 2 octobre 1782.

Guillaume Imbert de Boudeaux, explique que de nombreux prêteurs sont ruinés.

Les gens plus atteints sont des domestiques, de petits marchands, des portiers, qui portent leurs épargnes au prince ... il a des recruteurs d'argent à Brest et dans tous les ports de Bretagne pour séduire les pauvres matelots ... Ils les éblouissent par l'apparence d'un placement avantageux et accaparent ainsi tout leur argent.

Il semble qu'Henri Louis Marie de Rohan-Guémené ait agi en connaissance de cause.

Victoire Armande Josèphe de Rohan est obligée de se démettre de sa charge de gouvernante des Enfants de France et de quitter la Cour.

Les rentes échues sont payées par les autres membres de la famille Rohan, par Louis V Joseph de Bourbon-Condé, et surtout par la princesse de Guémenée dont les biens sont importants.

La liquidation ne sera terminée qu'en 1792.



Assemblée des Notables

L'Assemblée des notables, dont les membres sont nommés par le Roi, comprend :

soit au total 147 personnes.

Philippe de Noailles et Charles Eugène Gabriel de La Croix sont membres de cette Assemblée des notables.

Composée de propriétaires, elle est très majoritairement hostile aux réformes projetées.

La première Assemblée des Notables est prévue le 29 janvier 1787.

En raison d'une indisposition de Charles-Alexandre de Calonne, l'Assemblée ne tient sa première réunion dans l'hôtel des Menus-Plaisirs de Versailles que le 22 février 1787.

Ce délai laisse à l'opposition tout le temps de s'organiser.

L'assemblée constitue 7 bureaux pour examiner le plan du ministre.

Un seul bureau l'approuve, celui que préside Charles X de France.

Le premier bureau, présidé par Louis XVIII, le déclare inconstitutionnel.

Les autres, sans rejeter les réformes, les déclarent inapplicables, et présentent des contre-propositions qui les dénaturent.

Tous feignent de découvrir l'ampleur du déficit et s'en insurgent à plaisir.

Charles-Alexandre de Calonne, irrité, fait imprimer ses rapports, ce qui achève de lui aliéner la Cour.

De tous les partis, c'est le clergé qui se montre le plus virulent.

Les gazetiers et les libellistes, de leur côté, raillent l'assemblée des notables, accusée d'être à la solde du pouvoir, piquant l'amour-propre de certains députés, encouragés dès lors à faire preuve d'indépendance.

Charles-Alexandre de Calonne soutenu simplement par Charles X de France et le clan Polignac, haï par Marie-Antoinette d'Autriche est lâché par Louis XVI le 10 avril 1787.

Loménie de Brienne reprend une partie du programme Charles-Alexandre de Calonne, corrigé dans un sens plus aristocratique.

L'Assemblée des Notables est remerciée le 25 mai 1787.



Exil des Bourbon-Condé

Dès 1789, Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé émigre avec Louis V Joseph de Bourbon-Condé, son père, et Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé, son fils.

Charles Ier Frédéric de Bade accueille sur ses terres les émigrés Français et notamment Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé, un temps fiancé à Frederica Caroline Wilhelmina de Bade, sa petite-fille, avant que la tournure des évènements lui fasse annuler les fiançailles.

Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé réside à Ettenheim.

Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé rejoint l'Armée des Émigrés qui se forme outre-Rhin Louis V Joseph de Bourbon-Condé, son père.

Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé combat dans l'armée de son père.

Le but de cette armée est de marcher sur la France pour restaurer l'Ancien Régime.



Mort de Louis Marie Eugène de Ghaisne

En 1791, Louis Auguste Victor de Ghaisne sert sur le Rhin comme aide de camp de Louis V Joseph de Bourbon-Condé.

Le 21 janvier 1791, Louis Marie Eugène de Ghaisne, son père, meurt à Turin

Louis Auguste Victor de Ghaisne revient quelques mois en France auprès de Joséphine Sophie Marie de Coutances, sa mère, puis rejoint Charles X de France à Coblence.

Le régiment des gardes françaises est reformé dans cette ville sous le nom d'hommes d'armes à pied.

Louis Auguste Victor de Ghaisney est nommé sous-lieutenant.



Invasion de la France

Bataille de Fontoy

Prise de Longwy

Prise de Verdun

Prise de Stenay

Le 12 août 1792, au lever du soleil les troupes légères prussiennes pénètrent sur le territoire français.

Le 15 août 1792, l'armée prussienne vient camper entre Sierck et Luxembourg, et le général François-Sébastien de Croix, à la tête des Autrichiens, coupe la communication entre Longwy et Montmédy.

Les forces anti ou contre-révolutionnaires envahissent la France le 18 août 1792.

Une armée de 150 000 hommes formée de troupes :

sous le commandement de Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick, représentant de Frédéric Guillaume II de Prusse, s'avance contre la France, sur toute la ligne de ses frontières, entre Dunkerque et la Suisse.

S'y sont joints 20 000 émigrés.

Victor-François de Broglie commande l'armée contre-révolutionnaire de Louis V Joseph de Bourbon-Condé en 1792 qui opère en Champagne.

Louis Auguste Victor de Ghaisne participe à cette campagne.

Le 17 août 1792, Nicolas de Luckner est attaqué par 22 000 Autrichiens qu'il écrase du feu de ses batteries.

Le 19 août 1792, Nicolas de Luckner résiste courageusement à une attaque de 22 000 Autrichiens à Fontoy.

Il est néanmoins rappelé et relégué dans un commandement secondaire.

De plus, Nicolas de Luckner est appelé à la barre de la Convention pour y rendre compte de sa conduite.

Il proteste de son dévouement à la France et n'en reçoit pas moins l'ordre de ne point s'éloigner de Paris.

Le 20 août 1792, les forces prussiennes battent les troupes françaises à Verdun.

Le 23 août 1792, après un bombardement de 3 jours, Longwy se rend aux alliés qui marchent alors lentement vers la Place de Verdun indéfendable.

Le colonel Beaurepaire, commandant de la place de Verdun, indigné de la lâcheté du conseil de guerre qui veut capituler, prend un pistolet et se suicide.

Le 2 septembre 1792, Verdun, place forte réputée imprenable, capitule. La route de Paris est alors ouverte.

Le jeune Marceau, qui veut comme Beaurepaire s'ensevelir sous les ruines de la place, finit par se rendre le 3 septembre 1792.

Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick prend possession de Verdun au nom du roi de France.

L'armée d'invasion réunie à Verdun est forte de 80 000 hommes.

Dès 4 septembre 1792, Frédéric Guillaume II de Prusse donne ordre à cette armée d'avancer à travers les plaines de la Champagne et de marcher droit sur Paris.

Il s'arrête cependant à quelques lieues de Châlons-sur-Marne, arrivé au terme de son voyage qui devait être une suite de fêtes et de triomphes.

François-Sébastien de Croix entre en Champagne et s'empare de Stenay

Les troupes françaises n'ont subi que des revers depuis la déclaration de guerre. Les commandants en chef des armées françaises deviennent suspects.

Aussi, avant qu'une action sérieuse puisse être entreprise, les trois armées :

sont réparties entre les généraux Charles François du Perrier du Mouriez et François Étienne Christophe Kellermann.



Combat de Bercheim

Jean-Charles Pichegru, commandant l'armée du Rhin, manœuvrant de concert avec Louis Lazare Hoche pour débloquer Landau, veut savoir qnelles sont les forces qui se trouvent à l'extrême gauche de l'armée prussienne, postée sur la Lauter.

En conséquence, le 2 décembre 1793 Jean-Charles Pichegru fait attaquer le village de Bercheim, quartier-général de Louis V Joseph de Bourbon-Condé, qui commande le corps d'émigrés français.

Bercheim est d'abord emporté par les républicains; mais les bataillons nobles qui forment l'infanterie du prince les en chassent, s'y maintiennent, et les forcent à la retraite, après leur avoir pris 7 canons.

Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé y est grièvement blessée.

Louis Auguste Victor de Ghaisne participe à ce combat dans les rangs des émigrés.



Prise de Mannheim

L'armée du Rhin franchit audacieusement le Rhin.

La place de Mannheim tombe entre les mains de Jean-Charles Pichegru en septembre 1795.

Mais à cette époque que Jean-Charles Pichegru entretient des relations amicales avec les monarchistes.

Jean-Charles Pichegru est contacté par Louis Auguste Victor de Ghaisne.

Jean-Charles Pichegru accueille les propositions qui lui sont faites au nom du Louis V Joseph de Bourbon-Condé, chef de l'émigration.

Le parti blanc lui promet :

L'inertie de Jean-Charles Pichegru contraint Jean-Baptiste Jourdan qui marche sur Düsseldorf à repasser sur la rive gauche du Rhin.



Charles César de Damas dans l'armée de Condé

De 1797 à 1801, Charles César de Damas suit l'armée de Louis V Joseph de Bourbon-Condé.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Ministre des Affaires étrangères

Coup d'État du 18 fructidor an V

Déportation de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

En 1797, lors du renouvellement annuel du tiers des Conseils, les royalistes, se présentant en défenseurs de l'ordre, se retrouvent majoritaires dans le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens, formant le pouvoir législatif.

Jean-Charles Pichegru est député des Cinq-Cents et président de ce corps.

Ils réussissent à faire nommer Balthazar François de Barthélemy comme directeur.

Les Conseils suppriment alors les lois contre les émigrés et les prêtres réfractaires.

Le Directoire se retrouve alors divisé en 2 camps :

Entre les deux Paul Barras tergiverse.

Il finit par se ranger du côté des républicains après la découverte de documents suspects portés par Emmanuel Henri Louis Alexandre de Launay, un agent royaliste, arrêté par Napoléon Ier.

Paul Barras obtient l'accord des autres Directeurs, qui sont pourtant hostiles à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord remplace Charles-François Delacroix comme ministre des Relations extérieures le 16 juillet 1797.

Lors de sa nomination, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord aurait dit à Benjamin Constant : Nous tenons la place, il faut y faire une fortune immense, une immense fortune.

De fait, et dès cet instant, cet homme d'infiniment d'esprit, qui manquait toujours d'argent prend l'habitude de recevoir d'importantes sommes d'argent de l'ensemble des États étrangers avec lesquels il traite.

Pour assurer leur puissance, Paul Barras, Jean-François Reubell et Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux qui forme une sorte de triumvirat, soutenus par l'armée, organisent le coup d'État du 18 fructidor an V soit le 4 septembre 1797 contre les modérés et les royalistes.

À l'aube, Pierre Augereau, envoyé d'Italie, fait occuper militairement Paris.

Le général Verdière arrête :

Ils sont incarcérés au Temple et déportés à Sinnamary en Guyane française.

Des affiches sont placardées dans Paris révélant, d'après les papiers d'Emmanuel Henri Louis Alexandre de Launay, la trahison de Jean-Charles Pichegru.

De nombreux députés, prêtres et journalistes sont eux aussi déportés en Guyane, et les élections de 49 départements sont annulées.

Lazare Carnot qui craint d'être arrêté, prend la fuite et s'exile en Allemagne.

Ce coup d'État marque un renforcement de l'exécutif au détriment du pouvoir législatif.

Une loi de déportation est votée qui frappe l'ensemble des membres de la maison de Bourbon.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti est conduit sous escorte armée jusqu'à la frontière espagnole, non sans avoir obtenu du Directoire une provision annuelle de 50 000 francs sur le produit de ses biens, grâce à une réclamation du citoyen Desgraviers, institué son légataire universel.

En 1797, Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara tente de faire rayer son nom de la liste des émigrés avec l'aide de ses amis royalistes comme Mathieu Dumas, mais le coup d'État de Fructidor lui ôte tout espoir.

Le sénat de Hambourg ordonne l'expulsion de Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara.

Après ce coup d'État, Joseph Bonaparte peut enfin siéger au Conseil des Cinq-Cents.



Mariage de Louis V Joseph de Bourbon-Condé avec Maria Caterina Brignole Sale

Marie-Catherine Brignole Sale est divorcée du Prince Honoré III de Grimaldi.

Louis V Joseph de Bourbon-Condé épouse le 24 octobre 1798 Maria Caterina ou Marie-Catherine Brignole Sale (1737-181).



Louis V Joseph de Bourbon-Condé et Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé à Londres

En 1801, Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé s'installe à Londres avec Louis V Joseph de Bourbon-Condé, son père.



Louis V Joseph de Bourbon-Condé Grand maître de la Maison du Roi

En 1814, Louis V Joseph de Bourbon-Condé et Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé reviennent en France avec Louis XVIII.

Louis V Joseph de Bourbon-Condé retrouve, malgré son grand âge, sa charge de Grand maître de la Maison du Roi, ce qui lui vaut d'être assidu à la cour des Tuileries, que Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé, son fils, déserte.

Sophie Dawes suit Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé en France. Il envisage un temps de s'en séparer.


Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé

Mort de Louis V Joseph de Bourbon-Condé

Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé Prince de Condé

Louis V Joseph de Bourbon-Condé meurt à Chantilly le 13 mai 1818.

Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé devient le 9e et le dernier Prince de Condé.


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