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Événements contenant la ou les locutions cherchées



38 événements affichés, le premier en 1513 - le dernier en 1569


Françoise d'Alençon

Mariage de Charles IV de Bourbon-Vendôme avec Françoise d'Alençon

Françoise d'Alençon est veuve de François II d'Orléans-Longueville.

Charles IV de Bourbon-Vendôme épouse à Châteaudun le 18 mai 1513 Françoise d'Alençon, fille de René d'Alençon, et de Marguerite de Lorraine-Vaudémont. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis Ier de Bourbon-Condé

Louis Ier de Bourbon-Condé naît à Vendôme le 7 mai 1530, fils de Charles IV de Bourbon-Vendôme et de Françoise d'Alençon.


Jacqueline de Rohan-Gyé Portrait par François Clouet

Mariage de François d'Orléans-Longueville avec Jacqueline de Rohan-Gyé

François d'Orléans-Longueville, fils de Louis Ier de d'Orléans-Longueville et de Jeanne de Baden-Hochberg, épouse à Lyon le 19 juillet 1536 Jacqueline de Rohan-Gyé. Leurs enfants sont :



Siège de Montmélian

Siège de Marseille

Prise du pays de Vaud par les Bernois

Les deux parties n'ont plus d'argent pour financer leurs ambitions.

Les troupes françaises de François Ier de France mettent le siège devant Montmélian en 1536.

Elles prennent la cité à la suite de la soumission rapide de son gouverneur.

Arrivé à Turin, François Ier de France ne souhaite pas utiliser les armes pour obtenir le Milanais, pensant l'obtenir de droit, par héritage.

Louis Ier de Bourbon-Condé et Armand de Gontaut-Biron font leurs premières armes en Piémont sous Charles Ier de Cossé.

Jean VI d'Aumont fait ses premières armes en Piémont comme capitaine de cavalerie sous Charles Ier de Cossé.

Blaise de Lasseran participe à la campagne de Piémont

Anne de Montmorency encourage la paix avec Charles Quint et persuade François Ier de France de pouvoir obtenir le milanais en unissant sa fille Marguerite au fils de l'empereur, Philippe.

Charles Quint reprend les armes, pour secourir son allié, le duc de Savoie, attaqué par François Ier de France.

Charles Quint porte les combats sur le territoire français et envahit la Provence avec une armée nombreuse en juin 1536. Il vient assiéger Marseille.

François Ier de France laisse à Paris Jean du Bellay, avec le titre de lieutenant général, et le commandement de la Picardie et de la Champagne.

Anne de Montmorency défend la Provence.

Sous ses ordres, Louis III de Bourbon-Vendôme et Charles de Bourbon-Montpensier défendent la Provence contre Charles Quint.

René de Montejean est défait à Brignolles en 1536 face aux troupes de Charles Quint qui envahissent la Provence et est de nouveau prisonnier.

Claude Gouffier est fait de nouveau prisonnier par les troupes de Ferrante de Gonzague près de Brignolles.

Anne de Montmorency inaugure la politique de la terre brûlée.

Gaspard de Saulx participe à l'expédition de Monluc visant à détruire le moulin d'Auriol, principale source d'approvisionnement de l'armée impériale et dont le camp se trouve à 4 lieues (13 km) de là.

Ce coup de main, mené avec 200 hommes, réussit.

En juillet 1536, les soldats de Charles Quint n'ont que peu à manger et sont atteints de dysenterie. Charles Quint est obligé de se retirer.

En septembre 1536, les Espagnols doivent également quitter le Nord de la France sans avoir livré la moindre bataille.

En 1536, les Bernois enlèvent au duc de Savoie le pays de Vaud.

Jean Caracciolo sert dignement la France dans la guerre de Provence du 18 août au 14 septembre 1536 contre Charles Quint.



Nicolas d'Aumale Chancelier de Louis Ier de Bourbon-Condé

Vers 1542, Nicolas d'Aumale, seigneur de Haucourt, Chignoles et Marcelcave est gouverneur et premier chancelier de Louis Ier de Bourbon-Condé.


Éléonore de Roye

Mariage de Louis Ier de Bourbon-Condé avec Éléonore de Roye

Louis Ier de Bourbon-Condé Prince de Condé

Louis Ier de Bourbon-Condé épouse le 22 juin 1551 Éléonore de Roye, Dame de Conti, fille de Charles de Roye et de Madeleine de Mailly. Leurs enfants sont :

Le Cardinal de Bourbon Vendôme donne Condé-en-Brie à son neveu Louis pour son mariage.

C'est précisément à dater de la mort du Cardinal que son neveu et héritier, Louis Ier de Bourbon, Comte de Soissons, prend le nom de Condé (si l'on en croit le Père Anselme, Louis se dit Prince de Condé dans un acte de 1556).

Ainsi l'adoption du nom de Condé par ce prince du sang coïncide avec sa prise de possession de la seigneurie de Condé-en-Brie et aucun doute ne peut s'élever sur l'origine de ce nom de famille.

Dès 1556, dans les actes féodaux, on n'hésite pas à donner à la terre de Condé-en-Brie le titre de Principauté.

Rappelons qu'à cette époque, Condé sur l'Escaut (Château de l'Hermitage) n'est plus en possession des Bourbon-Montpensier (cousins issus de germains de Louis Ier de Bourbon, Comte de Soissons).



Naissance d'Henri Ier de Bourbon-Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé naît à La Ferté-sous-Jouarre en 1552, fils de Louis Ier de Bourbon-Condé, premier Prince de Condé, et d'Éléonore de Roye.



Siège de Metz

Claude II de Lorraine Prisonnier

Artus de Cossé-Brissac Gouverneur de Metz.

Charles Quint a fait la paix avec les Princes allemands.

Irrité des conquêtes d'Henri II de France, il vient attaquer Metz.

Henri II de France fait fortifier la ville de Metz et nomme François Ier de Lorraine-Guise, gouverneur.

Le 10 novembre 1552, l'armée de Charles Quint, forte de 100 000 hommes, met le siège devant la ville. Emmanuel-Philibert de Savoie combat pour Charles Quint.

Metz est défendue par François Ier de Lorraine-Guise avec l'élite de la noblesse dont Claude II de Lorraine, René II de Lorraine-Guise, Jacques de Savoie-Nemours, Artus de Cossé-Brissac, Louis Ier de Bourbon-Condé, François Gouffier le Jeune, René de Rochechouart et François de Montmorency.

Antoine van Halewijn est l'un des seigneurs qui s'enferme dans Metz.

Libéré, Charles de Bourbon-Montpensier fait partie de l'expédition chargé de défendre Metz.

Claude II de Lorraine est fait prisonnier.

Anne de Montmorency ne réussit pas à faire lever le siège.

Alors Henri II de France s'oppose au ravitaillement des soldats de Charles Quint.

La disette, la fatigue et l'humidité pousse l'empereur à lever piteusement le siège le 26 décembre 1552.

Artus de Cossé-Brissac est fait gouverneur de Metz.



Siège Saint-Quentin

Anne de Montmorency, Jacques II de Goyon, Jacques d'Albon et Louis III de Bourbon-Vendôme Prisonnier

Construction du Palais de l'Escurial

Mort de François III de La Tour d'Auvergne

Mort de Jean de Bourbon Duc d'Estouteville

Mort de René II de Laval Seigneur du Bois-Dauphin, Vicomte de Bresteau, Seigneur de Précigné et de Saint Mars

En 1557, après la rupture de la trêve de Vaucelles passée avec Charles Quint, Philippe II d'Espagne fait ligue avec les Anglais et accompagne son cousin Emmanuel-Philibert de Savoie, sur le sol français avec 40 à 60 000 hommes.

Les espagnols assiègent la ville de Saint-Quentin.

Lamoral d'Egmont sert dans l'armée espagnole.

Peter Ernest Ier von Mansfeld-Vorderort prend part à cette bataille.

Philippe II d'Espagne se montre plus dévot que brave et passe en prière le temps de la bataille.

Les 8 000 habitants résistent 17 jours et 17 nuits.

Gaspard II de Coligny parvient dans la ville dans la nuit du 2 au 3 août 1557, avec 500 hommes armés et avec l'aide :

Chargé de conduire des secours à Gaspard II de Coligny, François Ier de Coligny-d'Andelot se trouve enfermé dans la place, contribue à en prolonger le siège.

Il ne se rendra que lorsqu'accablé par le nombre des ennemis qui pénétraient dans la ville par les brèches faites aux remparts, toute résistance aurait été inutile.

Honorat II de Savoie est blessé lors de ce siège.

Lors de cette bataille, François Gouffier le Jeune voit son cheval tué sous lui

François Gouffier le Jeune est fait prisonnier mais réussit à s'échapper.

Le 10 août 1557, le jour de la Saint Laurent, la ville est emportée d'assaut par les Espagnols de Emmanuel-Philibert de Savoie.

Gaspard II de Coligny doit se rendre. La ville s'abîme dans le sang et dans les flammes. Il y a plus de 9 000 morts.

Ferdinand Ier Gonzague fait une chute de cheval lors de la bataille de Saint Quentin.

Albert de Gondi, François de Montmorency et Louis Ier de Bourbon-Condé participent à ce combat.

Jean VI d'Aumont est blessé et fait prisonnier.

Guillaume V de Hautemer participe à cette bataille.

Louis III de Bourbon-Vendôme combat à Saint-Quentin en 1557 où son cheval est tué sous lui.

Philippe II de Montmorency-Nivelle commande l'aile droite de l'infanterie avec le comte de Mansfeld lors de l'assaut final contre Anne de Montmorency.

François Ier de Coligny-d'Andelot, Anne de Montmorency, Jacques II de Goyon, Louis III de Bourbon-Vendôme, Léonor d'Orléans-Longueville et Jacques d'Albon sont fait prisonnier.

Louis de Gonzague est fait prisonnier et ne sera libéré que contre une forte rançon.

René II de Laval meurtlors de la bataille.

François III de La Tour d'Auvergne et Jean de Bourbon meurent tué lors de cette bataille.

Henri de La Tour d'Auvergne est orphelin à l'âge de 2 ans. Henri II de France qui est son parrain fait nommer un curateur pour s'occuper de ses biens.

L'armée espagnole de Philippe II d'Espagne s'empare de Hamm, du Câtelet, …, déferle jusqu'à Noyon mais elle ne remporte pas de victoire décisive et ne peut pas marcher sur Paris faute de ravitaillement.

Philippe II d'Espagne fait ériger le magnifique palais de l'Escurial en l'honneur de la victoire de Saint-Quentin.

François de Clèves se retrouve à la bataille de St Quentin et combat avec vaillance, rallie les débris de l'armée française et ne néglige rien pour faire perdre à l'ennemi le fruit de sa victoire.

Ses qualités guerrières et de cœur le rendent cher à ses troupes.

Charles Ier de Cossé bat partout les ennemis lorsqu'il apprend la défaite des Français à Saint-Quentin.

Il reçoit l'ordre de faire partir 5 000 Suisses, 4 compagnies de gendarmerie, autant de cavalerie légère, et de se tenir en Piémont sur la défensive.

Henri II de France a perdu ses meilleurs capitaines et la route de Paris est ouverte à l'invasion.



Naissance de François de Bourbon-Condé

François de Bourbon-Condé naît au château de la Ferté-sous-Jouarre en 1558, fils de Louis Ier de Bourbon-Condé et d'Éléonore de Roye.



Grâce accordée à Bienheuré de Musset

De passage à Vendôme en 1559, Antoine de Créquy gracie le jeune Bienheuré de Musset que Louis Ier de Bourbon-Condé, a fait condamner à mort.


Exécution des conjurés d'Amboise

Siège de Pertuis

Conjuration d'Amboise ou Tumulte d'Amboise

À partir de 1560, en France, les tensions politiques, religieuses et militaires se font de plus en plus dures entre catholiques et protestants. Les protestants sont plus que jamais confiants dans leur avenir et espèrent obtenir enfin leur émancipation. Ils attendent du nouveau roi, le jeune François II de France, un retournement en leur faveur.

Plusieurs protestants souhaitent dès lors soustraire le roi à l'influence des Guise et organisent un complot pour enlever le roi et la reine mère, Catherine de Médicis, et placer au pouvoir le prince Louis Ier de Bourbon-Condé.

Le chef de la conjuration est Godefroy de Barry, Seigneur de La Renaudie, gentilhomme du Périgord, qui réunit d'autres gentilshommes venus de toute la France comme :

Sont également complices des marchands des villes d'Orléans, Tours et Lyon. Louis Ier de Bourbon-Condé, qui attend à Orléans de recueillir les fruits du complot, est désigné par le terme de capitaine muet dans les courriers des conjurés.

Gaspard II de Coligny, nouveau chef des huguenots, refuse cette voie de la violence, et empêche qu'une partie de la noblesse protestante de Normandie s'associe au complot.

Jurant de venger son frère Antoine, Paulon de Mauvans rallie les églises protestantes de Provence à la conjuration à Mérindol, et lève 2000 hommes et en envoie 100 à Nantes.

Le 1er février 1560, les conjurés se réunirent à Nantes pour décider d'un plan.

Quelques jours plus tard, le 12 février 1560, les Guise sont informés par Pierre des Avenelle, un avocat parisien.

En 1560, François Ier de Clèves est le premier à donner l'éveil de la conjuration d'Amboise à François II de France. François de Clèves restera fidèle à la famille royale

Le 22 février 1560, les Guise décident de transférer François II de France et la cour, du château de Blois à celui d'Amboise, bien mieux protégé. Les gardes sont changés et les défenses renforcées. Les Guise s'attendent à tout.

Avec sa troupe, Paulon de Mauvans fait le siège de Pertuis en mars 1560, puis s'en détourne.

Le 8 mars 1560, l'édit d'Amboise rapporte l'édit d'Écouen et accorde le pardon royal aux protestants.

Les conjurés ont prévu leur action principale pour le 1er mars mais la remettent au 16 mars 1560.

Grâce à des complicités sur place, certains conjurés arrivés en avance doivent préparer l'arrivée du gros des troupes protestantes. Mais les Guise font fouiller les alentours d'Amboise, et les premiers conjurés sont arrêtés le 10 mars. Jusqu'au 16 mars, les arrestations se multiplient.

À partir du 17 mars 1560 commencent les exécutions :

Le 19 mars 1560, La Renaudie est capturé. Il est écartelé et les parties de son corps sont exposées aux portes de la ville. La répression fait 1200 à 1500 morts.

Jacques d'Albon et François Ier de Clèves participent à la répression.

Louis Ier de Bourbon-Condé combat finalement la conjuration pour donner le change.

Louis Ier de Bourbon-Condé est mis en arrestation mais est libéré quelques semaines plus tard parce que les Guise n'ont pas de preuve de sa participation à la conjuration.

Les rois de France ne séjournent plus vraiment à Amboise ensuite.

Les enfants de France continuent cependant à y être élevés.



Louis Ier de Bourbon-Condé Prisonnier

Au cours de l'été 1560, Louis Ier de Bourbon-Condé prépare une seconde conjuration mais elle n'a pas lieu du fait de la nouvelle arrestation du prince.

Condamné à mort en novembre 1560, l'exécution est ajournée par le chancelier Michel de l'Hospital.


Charles IX Charles IX

Mort de François II de France Roi de France

Charles IX de France Roi de France

Catherine de Médicis Régente

Libération de Louis Ier de Bourbon-Condé

Le règne de François II de France qui ne dure que quelques mois est l'un des plus brefs de l'histoire des rois de France. Sa frêle constitution ne lui permet pas de supporter longtemps les excès sportifs auxquels il tente de se livrer. François II de France meurt à Orléans, des suites d'une méningite, le 5 décembre 1560.

En 1560, Charles IX de France, son frère, devient Roi.

Sa mère, Catherine de Médicis, reste régente du royaume pendant la minorité de Charles IX de France.

Elle manifeste d'éminentes qualités politiques tout en se montrant entièrement dénuée de scrupules.

François de Montmorency assiste aux États généraux tenus à Orléans, que François II de France avait convoqués, se déclarent incompétents et se dispersent.

François Ier de Lorraine-Guise, Charles Ier Cardinal de Lorraine et leur parti sont écartes de la cour et du pouvoir, assistant alors impuissant à l'introduction du protestantisme à la cour.

Jacques d'Albon parvient à rester en place.

Louis Ier de Bourbon-Condé est libéré par Catherine de Médicis, qui a besoin du contrepoids que représente un prince du sang face aux Guise.

François d'Alençon, initialement prénommé Hercule, reçoit le prénom de François.

Marguerite de Valois vit à la cour au côté d'Henri III de France et de François d'Alençon, ses deux frères ainés ainsi que du jeune Henri IV de France.

Jean II Babou de La Bourdaisière se retire la cour.


Louis Ier de Bourbon Prince de Condé

Louis Ier de Bourbon-Condé Chef du parti protestant

Proche de la Réforme, Antoine de Bourbon participe aux cérémonies protestantes mais sans véritables convictions religieuses, il oscille plusieurs fois, entre le catholicisme et le protestantisme.

Les désaccords conjugaux d'Antoine de Bourbon avec la très rigoureuse Jeanne III d'Albret et l'appel du pouvoir auprès de Catherine de Médicis l'amène à choisir le camp catholique en 1560.

Son frère cadet Louis Ier de Bourbon-Condé, prince de Condé devient alors le chef du parti protestant.

François Ier de Coligny-d'Andelot est parmi les premiers à rejoindre Louis Ier de Bourbon-Condé.

François Ier de Coligny-d'Andelot voit sa place de colonel-général confisquée au profit du Duc de Randari.



Naissance de Charles II de Bourbon

Charles II de Bourbon naît à Gandelu-en-Brie en 1562, fils de Louis Ier de Bourbon-Condé et d"Éléonore de Roye.

Son éducation est prise en charge par son oncle, le cardinal Charles de Bourbon.


Statue de Gaspard II de Coligny, oratoire du Louvre - contrairement à ce qu'indique la statue, il est bien né en 1519

Gaspard II de Coligny Lieutenant général protestant

Prise de Lyon, d'Orléans et de Rouen par les huguenots

Échec des huguenots à prendre Toulouse et à Bordeaux

Les huguenots prennent les armes sous la direction de Louis Ier de Bourbon-Condé.

Louis Ier de Bourbon-Condé obtient des promesses d'aide d'Allemagne.

Gaspard II de Coligny est nommé par le parti protestant lieutenant général.

En l'honneur de Gaspard II de Coligny a été bâti, en 1802, l'oratoire du Louvre, situé actuellement au croisement de la rue de l'Oratoire et de la rue de Rivoli, non loin du palais du Louvre.

Ils passent les premiers à l'offensive et l'attaque protestante est fulgurante.

Au bout d'un mois, les protestants parviennent à s'emparer d'un grand nombre de villes dont Lyon, Orléans ou Rouen la deuxième ville du pays.

À chaque prise, les protestants procèdent méthodiquement au saccage des églises, voire à leur destruction. Les pertes sont immenses mais les protestants échouent à Toulouse et à Bordeaux.

En mai 1562, Gabriel Ier de Montgomery prend la ville de Bourges que ses troupes saccagent.

René de Rochechouart est la prise de Bourges.

En Normandie, les protestants entrent de force dans l'hôtel de ville de Rouen et en chassent le bailli.

Le 10 mai 1562, les parlementaires catholiques quittent Rouen.

De retour en France, Nicolas Durand de Villegagnon poursuit sa polémique avec les calvinistes et prend part aux Guerres de Religion dans le camp catholique.

Nicolas Durand de Villegagnon est blessé au siège de Rouen en 1562.

En 1562, la Tour des pins de Montpellier sert de refuge aux catholiques assiégés par les protestants.


Jacques d'Albon Maréchal de Saint-André vers 1562 - Musée national du château et des Trianons à Versailles

Siège de Rouen

Prise de Blois

Prise de Poitiers

Prise de Bourges

À la fin mai 1562, Rouen est assiégée par les troupes catholiques.

Dès juin 1562, l'armée catholique commandée par Anne de Montmorency, forte d'une infanterie de 22 000 hommes et 6 000 cavaliers marche sur Rouen.

Charles de Bourbon-Montpensier, dans l'armée royale, prend part aux sièges de Bourges et de Rouen.

Gaspard II de Coligny et Louis Ier de Bourbon-Condé sont confrontés à la nécessité de protéger Rouen sans pouvoir quitter Orléans où ils sont bloqués par la nécessité de défendre cette ville.

Jacques d'Albon prend Blois aux protestants le 4 juillet 1562.

René de Rochechouart est la prise de Blois.

Jacques d'Albon prend Poitiers le 29 juillet 1562.

René de Rochechouart est la prise de Poitiers.

Jacques d'Albon prend Bourges le 31 août 1562, réprimant toute résistance avec une extrême brutalité.

La position centrale de Bourges empêche les protestants du sud de la France de joindre ceux du Nord.

Le 7 août 1562, Jacques d'Albon fait pendre Jacques Herbert, sieur de l'Isle, maire calviniste de Poitiers, et quelques autres protestants.

Louis Ier de Bourbon-Condé publie en août 1562 un manifeste où il proclame sa volonté de délivrer Charles IX de France et Catherine de Médicis des Guise.



Traité d'Hampton Court

Débarquement des Anglais au Havre

Siège de Dieppe

Briquemault (1502-1572), puis Jean II de Ferrière (1520-1586), Seigneur de Maligny et Vidame de Chartres et R. de la Haye sont chargés de négocier avec Cecil, Ministre d'Élisabeth Ire Tudor, l'aide de l'Angleterre protestante.

François de Scépeaux fait une infructueuse démarche auprès d'Élisabeth Ire Tudor pour empêcher son intervention en faveur des protestants.

Le traité d'Hampton Court est signé entre les Huguenots et Élisabeth Ire Tudor le 20 septembre 1562.

Selon les termes du traité :

Le jour même, Élisabeth Ire Tudor fait publier une déclaration justifiant ce traité par la nécessité de :

Aux mains des Anglais, Le Havre devient alors un redoutable foyer de guerre de course où s'illustrent nombre de corsaires huguenots pourchassant les vaisseaux catholiques, dont Sores, Bontemps, et surtout Leclerc, dit Pié de Palo (jambe de bois) qui rendent dangereuse la navigation dans la Manche.

Les 3000 hommes débarqués à la mi-octobre 1562 à Dieppe, d'où ils comptent rallier Rouen, y sont bientôt assiégés avant d'être autorisés à repasser la Manche.



Bataille de Vergt

Siège de Sarlat

N'ayant pas assez d'infanterie pour tenir une campagne contre l'armée royale, l'armée des réformés du midi, est attendue, avec impatience, par le prince Louis Ier de Bourbon-Condé et Gaspard II de Coligny.

Le recrutement se fait tout au long de la route, notamment dans la vallée de la Dordogne. Duras lève 10 000 ou 12 000 Gascons. Le comte de La Rochefoucauld est rejoint par Duras.

Louis III de Bourbon-Vendôme, croyant être attaqué, demande Blaise de Lasseran de le rejoindre à Barbezieux.

Le 11 octobre 1562, Blaise de Lasseran joint Mussidan, en passant par Grignols.

Le 15 octobre 1562, le hasard fait que les deux armées se rencontrent dans la vallée du Vern, près de Vergt, au lieu-dit Ponromieu (pont des Romains).

La bataille est comme une tornade ravageant tout sur son passage faisant près de 2000 morts.

Blaise de Lasseran bat les protestants.

Épilogue macabre: Il a été retrouvé, au siècle dernier, un squelette avec une hallebarde dans un arbre creux: un des soldats ayant cru pouvoir y trouver refuge contre ses agresseurs, s'y était retrouvé coincé. Preuve que cette bataille de Vergt fut d'une sauvagerie extrême.

Des troupes commandées par le chevalier de Turenne font pendant ce temps le siège de Sarlat et n'arrivent que le 16 octobre 1562 à Vergt pour s'emparer de la ville, une sorte de revanche.

Une fois le pays à peu près pacifié, on retire à Blaise de Lasseran la charge de Gouverneur de Guyenne.



Prise de Pithiviers par les Huguenots

Attaque de Corbeil

Pendant ces événements, Gaspard II de Coligny est parti recruter des mercenaires en Allemagne : 3 500 reîtres et 4 000 lansquenets.

Le 6 novembre 1562, l'armée huguenote fait sa jonction avec les mercenaires vers Pithiviers qui est assiégée.

Le 11 novembre 1562, Pithiviers se rend.

Les protestants attaquent ensuite Corbeil à la mi-novembre 1562, mais la ville défendue par Jacques d'Albon résiste.

En 1562, Timoléon de Cossé sert à la défense de Paris.

L'armée protestante ne peut assiéger la capitale faute d'effectifs suffisants.

Devant la menace d'une contre-attaque de l'armée royale, Louis Ier de Bourbon-Condé et Gaspard II de Coligny lèvent le camp. Ils pensent se replier au sud et attaquer Chartres.

Mais Faute de moyen, l'armée protestante est victime de désertion et d'indiscipline. Le 7 décembre 1562, les huguenots avec 7 000 fantassins, 5 000 cavaliers et une dizaine de pièces d'artillerie, remontent sur Le Havre où se trouve le fonds anglais promis par Élisabeth Ire Tudor destiné à payer les mercenaires allemands.


Bataille de Dreux

Bataille de Dreux

Anne de Montmorency et Louis Ier de Bourbon-Condé Prisonnier

Mort de Jacques d'Albon Maréchal de Saint-André

Mort de René d'Anglure

Mort de François II de Clèves

Jacques de Clèves Duc de Nevers

L'armée royale commandée par le connétable Anne de Montmorency constituée de 20 000 fantassins, 2 000 cavaliers et de 30 pièces d'artillerie, marche sur Dreux pour intercepter l'armée protestante et passe l'Eure sans être repérée le 18 décembre 1562.

À l'aube du 19 décembre 1562, les protestants commandés par Gaspard II de Coligny se retrouvent au sud-est de Dreux face à l'armée royale avec 3 fois moins d'infanterie et 2 fois plus de cavaliers ainsi que 3 fois moins de canons.

Armand de Gontaut-Biron et François de Montmorency prennent part à cette bataille dans l'armée catholique.

Claude de La Châtre, dans le camp catholique, se distingue à cette bataille.

Passé maréchal de camp, François II de Saint-Nectaire sert à cette bataille.

François de La Noue et Guillaume V de Hautemer sont du coté protestant.

Jean VI d'Aumont participe à cette bataille.

François Gouffier le Jeune participe à cette bataille.

Bien que souffrant de la fièvre, François Ier de Coligny-d'Andelot participe à cette bataille

Gaspard II de Coligny, conscient de son infériorité numérique veut se replier sur le village de Tréon, mais pendant la manœuvre, il présente le flanc aux troupes catholiques qui avancent et, se servant de leur artillerie, provoque la panique chez les lansquenets.

Louis Ier de Bourbon-Condé, avec ses cavaliers et 4 régiments de reîtres enfonce les suisses, mais ils se reforment et repoussent une deuxième attaque.

Gaspard II de Coligny s'élance successivement sur la gendarmerie, les vieilles bandes françaises et l'infanterie bretonne.

Anne de Montmorency, blessé à la mâchoire, est fait prisonnier au début de la bataille.

Les suisses réagissent devant les lansquenets qu'ils haïssent et les battent.

Lors de cette bataille, on remarqua la lenteur des reîtres allemands dans l'action, car ils devaient attendre la traduction des ordres.

François Ier de Lorraine-Guise jusqu'alors en réserve attaque à son tour Gaspard II de Coligny et Louis Ier de Bourbon-Condé. Celui-ci, occupé à rallier les allemands est fait prisonnier.

Gaspard II de Coligny rallie les gendarmes de Condé et 1 000 reîtres, et attaque la cavalerie catholique.

François Ier de Lorraine-Guise lance dans la bataille les vieilles bandes du Piémont. Gaspard II de Coligny, contraint de battre en retraite, le fait en ordre

Le bilan est lourd : 7 000 à 8 000 hommes sont hors de combat.

Du coté catholique sont tués :

Côté protestants sont morts :

René d'Anglure et François II de Clèves meurent lors de cette bataille.

Jacques de Clèves devient Duc de Nevers.

Louis Ier de Bourbon-Condé est traité courtoisement par François Ier de Lorraine-Guise, de même que Anne de Montmorency par Gaspard II de Coligny.

C'est surtout Catherine de Médicis qui tire profit de la bataille : le triumvirat est rompu, avec la mort Jacques d'Albon et la captivité d'Anne de Montmorency.



Édit de tolérance d'Amboise

Libération de Louis Ier de Bourbon-Condé

Catherine de Médicis signe le 19 mars 1563 l'édit de tolérance d'Amboise ou édit de pacification qui réconcilie pour un temps les deux parties.

Il garantit aux huguenots la liberté de conscience et une autorisation du culte, soigneusement limitée toutefois, l'édit faisait des conditions plus favorables aux gentilshommes réformés qu'aux roturiers.

Louis Ier de Bourbon-Condé accepte l'édit et est libéré.

Anne de Montmorency se rapproche après la paix de son neveu protestant, Gaspard II de Coligny, ayant contribué à la signature de la paix d'Amboise.

Plusieurs facteurs semblent amener à la construction du château de Maulnes en tant qu'investissement politique dans ce territoire. L'une des premières années importantes est 1563.

Elle marque la fin de la première guerre de religion (1560-1563), dans laquelle était engagé militairement.



Siège du Havre

L'Angleterre a fait insérer dans le traité d'Hampton Court la clause "sans que ce présent traité puisse préjudicier au droit de la reine d'Angleterre sur Calais " et tente de profiter de sa présence au Havre pour récupérer Calais en refusant de quitter Le Havre tant que Calais ne lui aura pas été restitué.

La cour, en paix avec les calvinistes, entreprend de chasser les Anglais de la Normandie.

En mai 1563, Catherine de Médicis déclare le Traité d'Hampton Court invalide et demande résolument le retour immédiat du Havre à la France.

Le refus d'Élisabeth amène des préparations militaires. La garnison anglaise est décimée par la maladie à raison d'environ 60 hommes par jour.

À l'été 1563, les troupes françaises où catholiques et protestants joignent leurs forces assiègent le Havre.

Charles Ier de Cossé commande sous le roi et Anne de Montmorency au siège du Havre: c'est sa dernière expédition.

François de Scépeaux participe à ce siège, sous les ordres d'Anne de Montmorency.

Malade, François Ier de Coligny-d'Andelot ne peut participer à ce siège.

François de Montmorency prend part à ce combat.

Le 27 juillet 1563, au bout de 8 jours, le connétable Anne de Montmorency, accompagné de son neveu Gaspard II de Coligny et de Louis Ier de Bourbon-Condé, obtient au nom de Charles IX de France la reddition d'Ambrose Dudley, 3e comte de Warwick.

Catherine de Médicis qui avait, jusque alors, cherché des arrangements avec l'amiral Gaspard II de Coligny et Louis Ier de Bourbon-Condé perd définitivement confiance en eux, bien qu'ils aient dénoncé le traité d'Hampton Court.

Les troupes anglaises ramènent la maladie à Londres où elle fait 21 000 morts. Ce désastre détermine par la suite la réticence de l'Angleterre à s'engager dans des conflits étrangers.


Château de Vallery

Mort d'Éléonore de Roye

Liaison de Louis Ier de Bourbon-Condé avec Marguerite de Lustrac

Liaison de Louis Ier de Bourbon-Condé avec Isabeau de la Tour d'Auvergne

Éléonore de Roye meurt le 23 juillet 1564.

Louis Ier de Bourbon-Condé est veuf d' Éléonore de Roye.

Marguerite de Lustrac est devenue protestante.

Louis Ier de Bourbon-Condé a une liaison avec Marguerite de Lustrac.

Dans l'espoir de l'épouser, Marguerite de Lustrac lui donne sa terre de Vallery et le château.

Louis Ier de Bourbon-Condé trompe Marguerite de Lustrac avec Isabeau de la Tour d'Auvergne, la belle Limeuil, une des demoiselles de l'Escadron Volant de la reine Catherine de Médicis.



Mariage de Louis Ier de Bourbon-Condé avec Françoise-Éléonore d'Orléans-Longueville

Louis Ier de Bourbon-Condé est veuf d'Éléonore de Roye.

Louis Ier de Bourbon-Condé épouse au château de Vendôme le 8 novembre 1565 Françoise-Éléonore d'Orléans-Longueville. Leurs enfants sont :

La maison de Savoie-Carignan est issue de ce mariage.



Maison de Bourbon-Condé

Changement de nom de Nogent-le-Rotrou

Enghien Duché-pairie

Lorsque le comté d'Enghien est inclus dans l'apanage constitué au profit de la maison de Condé.

Louis Ier de Bourbon-Condé,petit-fils de Marie de Luxembourg, transporte le nom d'Enghien-sur-l'Escaut sur sa seigneurie de Nogent-le-Rotrou qu'il fait renommer Enghien-le-Français, puis ériger en duché-pairie en 1566.



Naissance de Charles de Bourbon-Soissons

Charles de Bourbon-Soissons naît à Nogent-le-Rotrou le 3 novembre 1566, fils de Louis Ier de Bourbon-Condé et de Françoise-Éléonore d'Orléans-Longueville.


Michelade de Nîmes

Deuxième guerre de religion

La surprise de Meaux

Michelade de Nîmes

Bataille de Saint-Denis

Mort d'Anne de Montmorency

François de Montmorency Duc de Montmorency

Henri III de France Lieutenant général

Sentant monter les périls, Louis Ier de Bourbon-Condé décide de monter une action préventive malgré les réserves de Gaspard II de Coligny.

Prenant prétexte que le roi de France est menacé par les Italiens qui envisagent de le capturer, Louis Ier de Bourbon-Condé, François Ier de Coligny-d'Andelot et Renée de Rieux font investir, le 28 septembre 1567 le château de Monceaux en Brie ou Montceaux-les-Meaux, près de Meaux pour s'emparer de la personne de Charles IX de France.

Celui-ci et Catherine de Médicis, sa mère, ne parviennent à échapper aux protestants que d'extrême justesse et peuvent s'enfuir à Meaux puis gagner Paris.

Jacques de Savoie-Nemours commande les Suisses qui ramènent Charles IX de France à Paris.

Cette opération extravagante que l'histoire a retenue sous le nom de Surprise de Meaux ou Poursuite de Meaux est de nouveau le prétexte au déclenchement de nouvelles violences.

On range toute l'infanterie française en 6 régiments dont 3 sous les ordres de Timoléon de Cossé, colonel général de là les monts.

Dans le Midi, les protestants s'emparent de plusieurs villes, notamment Nîmes, où une vingtaine de catholiques sont tués le 30 septembre 1567, lors de la Saint-Michel, d'où le nom de "Michelade" donné à ce massacre.

L'armée de Louis Ier de Bourbon-Condé avec Gaspard II de Coligny assiège la capitale.

Le connétable Anne de Montmorency tente une sortie à Saint-Denis, le 10 novembre 1567, combat au cours duquel il est mortellement blessé d'un coup de fusil dans le dos.

Participent à cette bataille :

René de Rochechouart participe à cette bataille.

Antoine de Clermont d'Amboise signale sa valeur dans le parti protestant dans cette bataille.

Artus de Cossé-Brissac se distingue dans l'armée catholique lors de cette bataille, à la tête d'un corps de cavalerie.

Timoléon de Cossé sert à la tête de ses 3 régiments lors de cette bataille.

Participent à cette bataille dans l'armée catholique :

Guillaume V de Hautemer obtient une compagnie d'ordonnance et devient chevalier de l'ordre de Saint-Michel.

Anne de Montmorency meurt le 12 novembre 1567.

Henri III de France, alors duc d'Anjou, lui succède à la tête de l'armée royale dont il est nommé lieutenant général.

François de Montmorency devient Duc de Montmorency.

Les protestants se replient alors et se portent vers Chartres.

François de Montmorency participe à ce combat coté catholique et François III de la Noue coté protestant.

Jacques de Savoie-Nemours est chargé de s'opposer à l'entrée des troupes que Wolfgang de Bavière, duc de Deux-Ponts, envoie aux protestants.

Jacques de Savoie-Nemours échoue dans cette expédition par la faute du duc d'Aumale, son rival, et se retire dans son duché de Genève, où il se livre à la culture des lettres et des arts.



Prise d'Orléans

François III de la Noue s'empare d'Orléans et de Saumur à la tête de seulement 50 cavaliers en 1567.

Orléans devient le quartier général des huguenots.

Les protestants qui s'acharnent bientôt sur les églises.

Déplorant ces excès, Louis Ier de Bourbon-Condé, à la tête des protestants, fait murer les portes de la Cathédrale d'Orléans pour éviter de nouveaux saccages.



Construction du grand Château de Tanlay

François Ier de Coligny-d'Andelot entreprend la construction du grand château de Tanlay de 1550 à 1568.

Il reçoit pour cela le soutien financier de Gaspard II de Coligny, son frère.

Pendant les heures sombres des guerres de religion Gaspard II de Coligny choisit Tanlay pour réunir les chefs protestants.

Louis Ier de Bourbon-Condé y séjourne fréquemment, son château de Noyers étant voisin de Tanlay.



Destruction de la Cathédrale d'Orléans par les Huguenots

Cependant, un petit groupe de huguenots fanatiques, déçus de voir Louis Ier de Bourbon-Condé prêt à traiter avec les catholiques, s'introduit dans la cathédrale d'Orléans dans la nuit du 23 au 24 février 1568 et font sauter les 4 piliers de la croisée du transept.

Les piliers s'effondrent, entraînant :

Seules restent intactes les chapelles rayonnant autour du chœur, ainsi que les deux premières travées de la grande nef.



Siège de Tonnerre

En février 1568, l'armée de Louis Ier de Bourbon-Condé occupe les faubourgs de Tonnerre et assiège la ville, qui doit finalement payer une rançon.



Paix de Longjumeau

Disgrâce du chancelier Michel de L'Hospital

Ruinés, les deux partis doivent se résoudre une nouvelle fois à entamer des négociations.

Armand de Gontaut-Biron négocie la paix de Longjumeau.

La paix de Longjumeau est signée le 23 mars 1568 entre Charles IX de France et Louis Ier de Bourbon-Condé mettant fin à la deuxième guerre de religion.

Méchante petite paix " écrit François III de la Noue.

Le traité confirme les droits accordés aux protestants par la paix d'Amboise.

Ce n'est en fait qu'une simple trêve mise à profit pour reconstituer les forces militaires.

Pendant cette trêve, Louis Ier de Bourbon-Condé se retire à Noyers.

Cette paix entraîne la disgrâce du chancelier Michel de L'Hospital, et marque la fin des tentatives de tolérance religieuse.

Haï des Guise, Michel de l'Hospital est renvoyé et se retire alors dans son château de Vignay en Essonne.



Troisième guerre de religion

Édit de Saint-Maur

Siège de La Rochelle

Mais la trêve de Longjumeau est de courte durée.

Les réformés, envahis de craintes, cherchent des alliances extérieures.

En août 1568, les réformés concluent un accord avec les gueux en révolte aux Pays-Bas espagnols contre le roi d'Espagne Philippe II d'Espagne qui les réprime de façon terrible.

Gaspard II de Coligny et Louis Ier de Bourbon-Condé s'accordent avec Guillaume Ier d'Orange-Nassau et Louis de Nassau-Dillenbourg pour s'aider réciproquement.

On a parlé alors d'une internationalisation du conflit.

Ravie de cette mission, elle s'en acquitte consciencieusement mais, à son retour, il ne lui en témoigne aucune gratitude.

C'est du moins ce qu'elle raconte dans ses mémoires.

Charles IX de France prend la tête des factions catholiques intransigeantes, et veut faire arrêter en août 1568 Louis Ier de Bourbon-Condé rejoint avec Gaspard II de Coligny, alors en Bourgogne.

Gaspard de Saulx, chargé de cette mission, ne peut se saisir des chefs protestants.

Louis Ier de Bourbon-Condé fuit de Noyers le 23 août 1568, menacé par les troupes royales et rallume une troisième guerre de religion par un manifeste du 25 août 1568.

Louis Ier de Bourbon-Condé et Gaspard II de Coligny rejoignent La Rochelle le 19 septembre 1568.

Ils y retrouvent Jeanne d'Albret et ses Gascons, accompagnée du sieur de Piles et ses gentilshommes périgourdins, et des cavaliers du sénéchal de Poitou Fonteraille.

François III de Bricqueville prend la tête des Réformés normands aux côtés de Gabriel Ier de Montgomery, et se présente à leurs côtés à La Rochelle.

Le roi publie alors l'édit de Saint-Maur le 23 septembre 1568, qui interdit le culte réformé.

En 1568, Jeanne III d'Albret prend la tête du mouvement protestant et emmène son fils âgé de 15 ans participer au siège de La Rochelle.

Jeanne III d'Albret administre La Rochelle dans tous les domaines, à l'exception des affaires militaires.

Jeanne III d'Albret fait traduire en béarnais du Psautier de Marot, par Arnaud de Salette en 1568.



François III de la Noue Gouverneur de La Rochelle, du Poitou, d'Aunis et Saintonge

Bataille de Tonnay-Charente

Charles II de Quélennec Blessé

Le 20 février 1569, Louis Ier de Bourbon-Condé nomme François III de la Noue gouverneur de La Rochelle, du Poitou, d'Aunis et Saintonge.

Henri IV de France n'étant pas encore majeur, Jeanne III d'Albret adjoint Charles II de Quélennec à René II de Rohan, pour diriger les troupes huguenotes de l'Angoumois.

Les troupes de René II de Rohan et de Charles II de Quélennec triomphent à Tonnay-Charente, puis s'emparent de tout le littoral de la Saintonge.

Saintes se rend à eux.

Charles II de Quélennec est blessé à la mâchoire.


Henri Ier de Bourbon-Condé

Henri III de France Lieutenant général du royaume

Bataille de Jarnac

Mort de Louis Ier de Bourbon-Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Prince de Condé

Henri Ier de Bourbon-Condé Duc d'Enghien

Lorsqu'Henri III de France part en 1568 prendre le commandement des armées royales, il confie à Marguerite de Valois, sa sœur, la défense de ses intérêts auprès de Catherine de Médicis, leur mère.

François Ier de Coligny-d'Andelot passe la Loire, pénètre dans la Saintonge, s'empare de plusieurs villes.

Henri III de France est lieutenant général du royaume avec mission de vaincre les huguenots.

Il est secondé par Gaspard de Saulx.

Claude de La Châtre rejoint l'armée d'Henri III de France et participe à la bataille de Jarnac

Timoléon de Cossé sert à la tête de ses 3 régiments à la bataille de Jarnac.

François III de la Noue commande l'arrière garde huguenote lors de cette bataille.

Jacques II de Goyon s'illustre lors de cette bataille.

René de Rochechouart participe à cette bataille.

Louis III de Bourbon-Vendôme et Albert de Gondi participe à cette bataille.

Philippe Hurault assiste à à cette bataille.

François II de Saint-Nectaire sert à cette bataille.

Charles II de Quélennec est fait prisonnier.

Charles II de Quélennec parvient à s'échapper alors qu'il est prisonnier sur parole.

Le 27 février 1569, les éclaireurs royaux, aux ordres d'Henri Ier de Guise, parviennent à Jarnac et occupent la ville et le château sans avoir à combattre.

De son côté, l'avant-garde huguenote parvient au bourg voisin de Cognac.

S'étant découverts, les huguenots occupent Jarnac le 3 mars 1569.

Les royaux se replient sur la rive gauche de la Charente.

Le 12 mars 1569, Louis Ier de Bourbon-Condé vient à Jarnac pour protéger ses arrières dans le déplacement prévu de ses troupes vers Saint-Jean-d'Angély et le nord de la Saintonge.

Dans la nuit du 12 au 13 mars 1569, Henri III de France fait restaurer et doubler le pont de Châteauneuf sur la Charente et passe sur la rive droite.

Surpris, Gaspard II de Coligny peine, pendant 3 heures, à rassembler ses forces éparpillées.

Le 13 mars 1569, les royaux prennent le village de Bassac.

Gaspard II de Coligny le fait reprendre par François Ier de Coligny-d'Andelot qui doit vite replier devant les reîtres du Rhingrave et un millier d'arquebusiers sur le village de Triac.

Gaspard II de Coligny fait alors donner la cavalerie de Louis Ier de Bourbon-Condé.

L'ordre est annulé mais ne parvient pas au destinataire.

Ayant eu une jambe brisée par un coup de pied du cheval de son beau-frère La Rochefoucauld, Louis Ier de Bourbon-Condé n'envisage pas un instant de quitter le combat.

Après une première charge victorieuse, ses 300 cavaliers inférieurs en nombre aux 800 lances d'Henri III de France, sont pris à revers par les reîtres allemands payés par le trésor royal.

Son cheval est tué et sa jambe brisée l'empêche d'enfourcher une autre monture.

Gabriel Ier de Montgomery tente sans succès de dégager Louis Ier de Bourbon-Condé.

A terre, isolé, Louis Ier de Bourbon-Condé se résout enfin à rendre ses gantelets à deux gentilshommes catholiques qu'il connaît et qui essaient de le sauver.

Mais survient Roland de Montesquieu, l'un des capitaines des manteaux rouges d'Henri III de France qui sachant la haine de son maître et voyant le Prince à terre, s'approche au galop en criant "Tue, tue mordious" et lui tire, par derrière, un coup de pistolet dans la tête.

Théodore Agrippa d'Aubigné est témoin de la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé dont le cadavre est promené sur un âne et est la risée de toute l'armée catholique, puis exposé pendant 2 jours sur une table de marbre rouge au château de Jarnac.

Une partie de cette table est visible de nos jours à la mairie de Jarnac.

Son cadavre est finalement rendu à Léonor d'Orléans-Longueville, son beau-frère, frère de Françoise-Éléonore d'Orléans-Longueville, qui le fait inhumer à Vendôme dans la sépulture de ses ancêtres.

L'infanterie et l'artillerie huguenotes, qui n'ont pas participé au combat se replient sur Cognac.

La bataille n'a d'autre conséquence significative que la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé et le rôle accru de Gaspard II de Coligny.

S'ils n'ont pas remporté à Jarnac une bataille décisive, les catholiques n'en sont pas moins fort satisfaits.

Leur armée reconstituée vient de faire ses preuves sur le terrain : depuis le siège d'Orléans, jamais elle ne s'est aussi bien comportée.

En outre, la victoire vaut à Henri III de France d'être salué, en France et dans toutes les Cours européennes, comme un héros et un génie militaire.

Henri Ier de Bourbon-Condé, fils de Louis Ier de Bourbon-Condé, âgé de 17 ans et son cousin Henri de Navarre, le futur Henri IV de France âgé de 16 ans, sont présents à la bataille de Jarnac où ils font leurs premières armes sous la direction de Louis Ier de Bourbon-Condé.

À la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, les lettres patentes érigeant Enghien en duché-pairie ne sont pas encore enregistrées.

Le titre de duc de Bourbon s'éteint avec lui.

Le titre de Duc d'Enghien aurait donc dû s'éteindre, mais son fils Henri Ier de Bourbon-Condé continue de le porter conjointement avec le titre de prince de Condé.

Après la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, Jeanne III d'Albret assure la communication avec les princes étrangers alliés, dont elle tente de conserver le soutien.

Charles IX fait chanter un Te Deum à la cathédrale de Metz où il se trouve alors.

Pie V fait placer dans une chapelle de Saint-Pierre de Rome 26 des drapeaux pris aux huguenots à Jarnac.

Philippe II d'Espagne ordonne des fêtes pour célébrer cette grande victoire.


Philippe-Louis de Wittelsbach

Mort de Wolfgang de Bavière

Bataille de La Roche-l'Abeille

Philippe Strozzi Prisonnier

Philippe-Louis de Wittelsbach Duc du Palatinat-Neubourg

En 1569, à la tête d'une armée de mercenaires, Wolfgang de Bavière conduit une expédition destinée à venir en aide aux protestants français.

Cette armée traverse la Bourgogne et les provinces du centre de la France, détruisant sur son passage beaucoup d'églises et d'abbayes.

Gaspard II de Coligny prend le commandement de l'armée des protestants et la mène vers le Limousin afin d'y rejoindre Wolfgang de Bavière.

Après un bref combat contre un détachement de l'armée royale, Wolfgang de Bavière peut franchir la Vienne à Aixe.

La jonction entre troupes protestantes se fait en juin 1569 à Châlus, pour un total d'environ 25 000 hommes.

Wolfgang de Bavière meurt à Nexon le 11 ou le 18 juin 1569.

Sa tombe est érigée sur l'actuelle place de l'Église.

Ses entrailles sont déposées dans un tombeau qui sera retrouvé au XIXe siècle dans le jardin de la demeure ancestrale de Jean-Joseph de Verneilh-Puyraseau, Co-seigneurs de Nexon depuis 1600.

Henri III de France campe en avant de Saint-Yrieix pour protéger la ville, avec une armée sensiblement équivalente.

Claude de La Châtre participe à cette bataille dans l'armée d'Henri III de France

L'arrivée des protestants surprend Henri III de France, ce qui leur donne l'avantage au début de la bataille le 25 juin 1569.

Philippe Strozzi, colonel général de l'infanterie royale, réussit cependant à rétablir la situation.

Une manœuvre de Gaspard II de Coligny menace d'envelopper l'armée royale, qui doit battre en retraite et céder le passage aux protestants.

La victoire de Gaspard II de Coligny est loin d'être décisive, mais lui permet de s'ouvrir une route vers le Périgord.

L'armée protestante fait peu de prisonniers : le plus fameux est Philippe Strozzi.

Théodore Agrippa d'Aubigné et Charles-Louis de Téligny participent à ce combat.

Dans les jours qui suivent, l'armée protestante massacre des centaines de paysans, notamment :

en représailles de la mort de Louis Ier de Bourbon-Condé, et de Paulon de Mauvans.

Les possessions de Wolfgang de Bavière sont partagées entre ses fils :


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