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Événements contenant la ou les locutions cherchées



101 événements affichés, le premier en 1336 - le dernier en 1688



Mariage de Pierre Ier de Bourbon avec Isabelle de Valois

Pierre Ier de Bourbon épouse le 25 janvier 1336 Isabelle de Valois, fille de Charles Ier de Valois et de Mathilde de Châtillon-Saint-Pol. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis II de Bourbon

Louis II de Bourbon, dit le Bon, naît à Vincennes le 3 février ou le 4 août 1337, fils de Pierre Ier de Bourbon et d'Isabelle de Valois.



Première cour plénière de l'ordre de l'Étoile

La première cour plénière de l'ordre de l'Étoile se réunit à Saint-Ouen, le 6 janvier 1352.

Sont présents :



Mariage de Béraud II Dauphin avec Jeanne de Forez

Béraud II Dauphin épouse vers 1355 Jeanne de Forez, Dame d'Ussel, fille de Guigues VII de Forez, Comte de Forez, et de Jeanne de Bourbon (morte le 1 novembre 1373).

Leur enfant est :


Bataille de Poitiers

Bataille de Poitiers

Jean II le Bon prisonnier

Charles V Régent du Royaume de France

Mort de Gautier VI de Brienne

Mort de Geoffroy Marcel de Longueil

Mort de Louis Ier de Brosse

Mort de Pierre Ier de Bourbon

Mort de Pierre de Vendôme,

Louis II de Bourbon Duc de Bourbon et Grand chambrier de France

Mort de Robert de Morée

Mort de Geoffroy Ier de Charny

Mort d'Hugues III de Castelnau-Calmont

Henri V de Joinville Prisonnier

Jacques Ier de Bourbon Prisonnier

Tandis que les Anglais remontent de leur possession de Bordeaux vers la Loire pour une nouvelle chevauchée, le Roi de France peut enfin lever une armée pour se porter à leur rencontre.

L'armée anglaise compte à peine 7 000 hommes mais elle est solidement retranchée sur le plateau de Maupertuis.

Archambaud de Grailly combat aux côtés du Prince Noir.

Thomas de Beauchamp participe à cette bataille, côté anglais.

Le Roi de France, de son côté, aligne pas moins de 15 000 hommes.

Participent à la bataille :

Libéré par Louis Ier de Hongrie, Robert de Morée combat pour Jean II le Bon.

Arnaud de Cervole participe à la bataille où il est fait prisonnier et discrètement libéré.

Amaury IV de Craon participe à la bataille et est fait prisonnier.

Henri V de Joinville est fait prisonnier.

Jean II de Melun et Guillaume II de Melun sont fait prisonniers.

Le 19 septembre 1356, l'armée française est écrasée par les archers anglais près du bourg de Nouaillé à une dizaine de kilomètres au sud-est de Poitiers.

Placé à la tête d'un corps d'armée, Jean Chandos, capitaine anglais, joue un rôle décisif dans la victoire anglaise.

Malgré la charge folle des chevaliers, la bataille tourne très vite à la déroute française.

Beaucoup de chevaliers sont faits prisonniers.

D'autres se replient lâchement et abandonnent leur Roi à son sort.

Le Roi Jean II le Bon, surnommé ainsi en raison de sa bravoure, ose se lancer à la poursuite du Prince Noir mais il est lui-même fait prisonnier.

Une belle légende garde le souvenir du dévouement légendaire de Philippe II le Hardi, jeune fils de Jean II le Bon.

Au cœur de la bataille, lorsque les chances de vaincre sont quasiment anéanties, Jean II le Bon ordonne à ses 3 fils aînés, Charles V le Sage, Louis Ier d'Anjou et Jean Ier de Berry, de prendre la fuite.

Le Roi veut protéger sa descendance, et donc sa succession.

Seul Philippe II le Hardi, âgé de 14 ans, reste auprès de son père, pour le soutenir jusqu'au bout, non par les armes, mais par les paroles :

Père, gardez-vous à droite, père, gardez-vous à gauche !"

Il en gardera son surnom.

Charles V le Sage, lieutenant du Roi, assume la régence du royaume dès 1356, à 18 ans.

Pierre Ier de Bourbon meurt durant la bataille, en faisant rempart de son corps devant son Roi.

Louis II de Bourbon devient Duc de Bourbon et reçoit la charge de Grand chambrier de France.

Meurt durant la bataille :

Philippe de Chambly est inhumé au couvent des Cordeliers de Poitiers.

Jacques Ier de Bourbon est blessé et fait prisonnier.

Isabeau de Brienne hérite des titres et revendications de la famille de Brienne après la mort de Gautier VI de Brienne, son frère, les transmettant à la famille de Gauthier III d'Enghien, son mari,



Jean Ier de Berry Comte de Poitiers

En 1356, Jean II le Bon nomme Jean Ier de Berry, son fils, lieutenant du Roi en Languedoc, Auvergne, Périgord et Poitou.

Il lui adjoint Louis II de Bourbon pour le seconder.

Jean Ier de Berry devient Comte de Poitiers.



Siège de Reims

Louis II de Bourbon commence ses faits d'armes en secourant Reims assiégé par Édouard III d'Angleterre en 1359.


Paix de Brétigny

Paix de Brétigny

Libération de Jean II le Bon

Louis II de Bourbon, Louis d'Évreux et Jean Ier de Berry Otages

Comté de Ponthieu rendu aux Anglais

À l'initiative d'Innocent VI, Androin de la Roche, abbé de Cluny, fait accepter, le 4 mars 1360, le principe d'une négociation entre la France et l'Angleterre.

Sur le chemin du retour, se voyant en mauvaise position et craignant que sa chevauchée ne s'achève sur un désastre, Édouard III d'Angleterre consent à revenir sur les accords de Londres.

Les ennemis se retrouvent au début mai 1360 dans le village de Brétigny, un hameau qui est aujourd'hui situé sur la commune de Sours, près de Chartres.

Une stèle a été dressée à proximité des lieux présumés de la négociation.

Les négociations débutent sous la présidence de Raymond de Canillac.

Jean Chandos négocie pour Édouard III d'Angleterre, durant 7 jours, en présence d'Henry de Grosmont.

Parmi les négociateurs français Jean de Dormans, évêque de Beauvais, chancelier du royaume de France, et son frère Guillaume, deux éminents juristes, défendent âprement la cause royale.

Jean II de Melun est l'un des plénipotentiaires français

Louis II de Bourbon et Charles Ier de Montmorency sont négociateurs pour la France.

Jean Ier le Meingre, Maréchal Boucicaut, est l'un des signataires du côté français.

Le 8 mai 1360 des préliminaires de paix sont signés, mettant fin à plus de deux décennies de combats.

La rançon est ramenée à 3 millions d'écus d'or, ce qui reste un montant énorme.

Les Anglais obtiennent par ailleurs une pleine souveraineté, sans hommage féodal, sur une région côtière qui comprend :

Les vicomtés de Turenne et de Thouars deviennent notamment anglaises.

En échange, Édouard III d'Angleterre convient de ne plus revendiquer le trône de France et renonce à afficher les lys capétiens sur ses armoiries.

Jean II le Bon quitte sa prison, pour quelques mois seulement.

Louis II de Bourbon, Louis d'Évreux et Jean Ier de Berry sont donnés comme otage pour garantir le traité de Brétigny.

Enguerrand VII de Coucy, Guy II de Blois-Châtillon, Jean II de Melun et Pierre II d'Alençon font aussi partie des Seigneurs donnés en otages aux Anglais.

Jean VI d'Harcourt est donné en otage et pleige.

Suit une période où le Comté de Blois est occupé et traversé par des armées créant pillage et désolation.

En décembre 1360, les premiers francs sont frappés pour aider à payer la rançon du roi Jean II le Bon.

Dénommé le Franc à cheval, il s'agit en fait d'un écu qui va être tiré à 3 millions d'exemplaires.

Il pèse 3,82 grammes d'or fin et vaut une livre tournois ou 20 sols.

Le roi y est représenté sur un destrier, armé d'un écu à fleur de lys et brandissant l'épée, avec le terme "Francorum Rex" (Roi des Francs).

Jacques Ier de Bourbon perd le Ponthieu qui est rendu aux Anglais.

Après le traité, Robert Knolles retourne en Bretagne et assiste à nouveau Jean IV le Conquérant dans sa lutte pour la possession du duché.

La lutte contre les compagnies est l'un des enjeux majeurs du retour de Jean II le Bon.

Il tente d'utiliser les unes contres les Autres.



Chaos dans le duché de Bourbon

Pendant la captivité de Louis II de Bourbon, le duché de Bourbon est dirigé par sa mère Isabelle de Valois et le duché de Bourbon sombre dans le chaos.

Les compagnies s'y installent et répandent la terreur, tandis que les seigneurs, loin de les combattre, les laissent faire ou même participent à leurs brigandages.

La justice est impuissante face à ces bandes, et Huguenin Chauveau, grand procureur de Bourbon, ne peut que consigner les méfaits opérés par les vassaux du Duc dans un ouvrage qu'il appelle le Livre Peloux.



Libération de Louis II de Bourbon

Louis II de Bourbon est libéré en 1366.

En son absence, son autorité a été gravement mise à mal par les compagnies et les barons.



Fondation de l'Ordre de l'Écu d'or

Rétablissement de la concorde en Bourbonnais

Plutôt que de combattre les compagnies et les barons, Louis II de Bourbon choisit de se les rallier en fondant un ordre de chevalerie, l'Ordre de l'Écu d'or, pour récompenser les principaux gentilshommes de ses domaines.

La devise de l'ordre est "Espérance".

Le 1er janvier 1367 a lieu une fête célébrant la création de l'ordre.

Selon le chroniqueur Cabaret d'Orville, apparaît ce jour-là à la cour ducale Huguenin Chauveau qui, espérant faire justice, présente au Prince son Livre Peloux.

Il ajoute qu'avec les amendes et autres confiscations prononcées comme châtiments, Louis II de Bourbon pourrait renflouer ses caisses.

Mais Louis II de Bourbon préfère jeter l'ouvrage au feu et accuse à juste titre le procureur de vouloir compromettre la noblesse de ses états.

Louis II de Bourbon prononce donc de fait l'amnistie pour tous les crimes commis par ses vassaux durant son absence.

La concorde rétablie entre les seigneurs du duché, l'armée ducale peut écraser les compagnies lors de deux campagnes en 1367 et 1368.

L'un des barons turbulents que Louis II de Bourbon ramène alors en son giron est son ami le puissant Seigneur Goussaut de Thoury qu'il fait Maître d'Hôtel et qu'il sort d'affaires judiciaires plusieurs fois.


Étapes de la reconquête par Charles V de France des territoires concédés au traité de Brétigny Interprétation du plan

Reconquête en Limousin, en Bretagne et en Guyenne

Louis II de Bourbon seconde Charles V le Sage lors de la reconquête des territoires conquis par les Anglais.

Suivant les consignes du roi et de Bertrand du Guesclin, de ne pas engager de bataille, mais de mener une guerre d'escarmouche, Louis II de Bourbon réussit à prendre une trentaine de places fortes entre 1369 et 1374, dans le Limousin, en Bretagne et en Guyenne.


Charles V le Sage recevant l'hommage Louis II de Bourbon, son beau-frère pour le comté de Clermont

Louis II de Bourbon Comte de Clermont

Louis II de Bourbon devient Comte de Clermont-en-Beauvaisis en 1371.

Aux côtés de Charles V le Sage, on aperçoit ses fils :

À l'extrême-droite de la miniature, l'un au dessus de l'autre, les trois frères de Charles V le Sage, chacun reconnaissable également à ses armes sur sa tunique :

Derrière les deux jeunes fils du roi, la main sur le dossier du trône, Philippe de Valois, oncle du roi.

Jean IV de Mauquenchy est troisième en bas à droite



Hommage de Louis de Beaumont-Bressuire aux Anglais

Allégeance de Louis de Beaumont-Bressuire à Bertrand du Guesclin

En 1371, Louis de Beaumont-Bressuire se rend à Poitiers, rendre hommage aux Anglais. Le château de Bressuire est alors occupé par des garnisons anglaises.

En 1371, les frères de Charles V le Sage, en premier lieu Louis Ier d'Anjou qui est en première ligne pour les opérations militaires, Jean Ier de Berry et le cousin Louis II de Bourbon ont commencé la reconquête du Poitou.

La Guerre de Cent ans repart. La population se soulève contre les taxes et impôts imposé par le Prince de Galles.

En 1371, le connétable Bertrand du Guesclin assiège le fief de Bressuire.

Le château capitule. Bertrand du Guesclin prend possession du fief au nom du roi de France et y laisse une garnison. Louis de Beaumont-Bressuire fait allégeance à Bertrand du Guesclin.



Mariage de Louis II de Bourbon avec Anne d'Auvergne

Louis II de Bourbon Comte de Forez

Louis II de Bourbon épouse le 19 août 1371 Anne d'Auvergne (1358-1417), Comtesse de Forez, fille de Béraud II Dauphin et de Jeanne de Forez, Dame d'Ussel. Leurs enfants sont :

Par ce mariage Louis II de Bourbon devient Comte de Forez.

Il eut également plusieurs enfants illégitimes :



Trêve signée entre la France et l'Angleterre

Une trêve signée en 1374 entre la France et l'Angleterre permit à Louis II de Bourbon de vaincre des bandes de mercenaires en Bourbonnais.



Louis II de Bourbon en Castille

Louis II de Bourbon part en Castille combattre les Maures, mais le roi Henri de Trastamare voulant profiter de la présence des Croisés pour attaquer le Portugal, il refuse de continuer dans l'entreprise et revient en France.



Pèlerinage de Pierre Talhan sur la tombe du pape Urbain V

Le 23 novembre 1376, en mémoire de la guérison de Jean II d'Auvergne, Pierre Talhan, médecin de Jean II d'Auvergne qui est aussi chirurgien de Louis II de Bourbon, se rend en pèlerinage de Saint-Pourçain à Saint-Victor de Marseille et dépose sur la tombe du pape Urbain V une image d'argent d'un poids de 10 marcs.



Rattachement des possessions de Charles II le Mauvais à la Couronne de France

Démantèlement du château fort d'Anet

Mort de Jacques de Rue

Mort de Pierre du Tertre

En 1378, Charles V le Sage envoie Louis II de Bourbon combattre Charles II le Mauvais en Normandie, où il prend la plupart de ses places fortes.

De mars à juin 1378, Charles V le Sage confisque et rattache à la Couronne les possessions de Charles II le Mauvais. Il reprend Montpellier et occupe les comtés d'Évreux et de Mortain.

Le château fort d'Anet est démantelé. Il n'en subsiste plus aujourd'hui que de rares vestiges : les fondations d'une tour, des emmarchements et des caves, dans les communs actuels.

Jacques de Rue, chambellan de Charles II le Mauvais, meurt en 1378 exécuté au gibet de Montfaucon.

Pierre du Tertre, secrétaire de Charles II le Mauvais, meurt en 1378, exécuté au gibet de Montfaucon.


Charles VI le Bien-aimé et le Fou Charles VI le Fou

Mort de Charles V Le Sage Roi de France

Charles VI le Fou Roi de France

Louis Ier d'Anjou, Jean Ier de Berry, Louis de Bourbon et Philippe II le Hardi Régents

Charles V le Sage meurt à Beauté-sur-Marne le 16 septembre 1380. Il est inhumé le 26 septembre dans la basilique de Saint-Denis.

La France a retrouvé la paix grâce à Charles V le Sage et à son connétable, le breton Bertrand du Guesclin. Elle a été débarrassée :

C'est le début d'une longue embellie dont témoignent les enluminures des Très riches Heures du duc de Berry. Le conflit entre les monarchies anglaise et française pourrait s'arrêter là.

Le Roi Charles VI le Fou n'a pas tout à fait 12 ans quand il succède à son père.

Pendant la minorité de Charles VI le Fou, ses puissants oncles :

assurent la régence.

Ils profitent de leur situation pour dilapider les ressources du royaume et instaurer de nouveaux impôts pour leur profit personnel.

Charles VI le Fou n'est qu'un simple figurant durant son enfance.

Louis Ier d'Anjou est président du conseil de régence du Roi Charles VI le Fou.

Jehan Pastoret est toujours Avocat royal et Président du Parlement de Paris.



Naissance de Jean Ier de Bourbon

Jean Ier de Bourbon naît en mars 1381, fils de Louis II de Bourbon et d'Anne d'Auvergne.



Campagne de Louis II de Bourbon en Guyenne

Louis II de Bourbon combat encore les Anglais en Guyenne en 1385.



Capture des délégués de Tarascon auprès de Marie de Blois-Châtillon

Le 7 septembre 1387, Aliénor de Comminges repart à la charge. Les délégués de Tarascon, en route vers Aix, sont capturés par ses gens d'armes. Ils reviennent de Sisteron où ils ont informé Marie de Blois-Châtillon que leurs syndics sont disposés à rendre hommage à son fils Louis II d'Anjou. Faits prisonniers, ils sont aussitôt emprisonnés au château de Meyrargues.

Marie de Blois-Châtillon tente de négocier. Elle envoie, coup sur coup, deux émissaires à Aliénor de Comminges : Louis II de Bourbon et Raymond II d'Agoult. Rien n'y fait.

L'orgueil d'Aliénor de Comminges se doublant d'une grande violence de caractère, personne désormais n'ose trop se frotter à la Dame de Meyrargues.


Louis Ier d'Orléans dévoilant une maîtresse - Eugène Delacroix

Charles VI le Fou seul au pouvoir

Retour des Marmousets

Louis Ier d'Orléans proche de Charles VI le Fou

En 1388, majeur, Charles VI le Fou décide de gouverner par lui-même et prend en main les affaires du royaume. Il chasse ses oncles prévaricateurs :

Louis II de Bourbon est le seul de ses oncles à ne pas tomber en disgrâce.

Charles VI le Fou rappelle les sages conseillers de son père, que les princes surnomment avec mépris les Marmousets :

Ils font le serment de rester unis, solidaires l'un envers l'autre.

Louis II de Bourbon apparaît à leurs yeux comme le Prince idéal, serviteur de l'État, en opposition aux seigneurs ambitieux et tapageurs comme Philippe II le Hardi et Jean Ier de Berry.

Charles VI le Fou, Le jeune Roi est alors appelé par ses sujets Charles VI le Bien-Aimé.

Intime de Charles VI le Fou, son frère, Louis Ier d'Orléans devient, la folie du roi se confirmant, le rival du duc de Bourgogne : Philippe II le Hardi

Louis Ier d'Orléans montre son goût pour la fête et les plaisirs en faisant édifier à Paris de coûteux hôtels. C'est un séducteur dont ses ennemis diront qu'il "hennissait comme un étalon après presque toutes les belles femmes".



Siège d'El Mahadia

Prise de Cagliari

En 1390, Louis II de Bourbon dirige, à la demande de la république de Gênes, une expédition contre le royaume de Tunisie.

Mathieu de Foix-Castelbon accompagne Louis II de Bourbon et embarque à Marseille le 1er juillet 1390.

Ils assiègent El Mahadia ou El Mahdia en Tunisie. La ville résiste, et ils doivent lever le siège.

Sur le chemin du retour, ils prennent Cagliari en Sardaigne pour le compte de la république de Gênes et rentre dans leurs terres en septembre 1390.

Louis II de Bourbon, par son attitude hautaine auprès des chevaliers, perd de sa popularité.



Séjour de Charles VI le Fou à Avignon

Les 27 et 28 janvier 1390, lors du séjour de Charles VI le Fou à Avignon, Clément VII insiste pour que l'armée royale neutralise Raymond VIII de Turenne. Les Marmousets ne l'entendent pas de cette oreille et conseillent au pape de traiter.

Dans ce cas seulement, Charles VI le Fou serait prêt à entrer dans Rome pour installer Clément VII sur le trône de Saint-Pierre.

Dans le même temps, le royaume de Naples reviendrait à Louis II d'Anjou, Cousin du roi, avec Raymond VIII de Turenne comme Capitaine Général, le comté de Provence devenant l'apanage de Louis II de Bourbon qui nommerait Guillaume III Roger de Beaufort sénéchal.

En 1390, dans le cadre de la guerre privée opposant les Roger de Beaufort à la papauté d'Avignon et à la seconde maison d'Anjou, Clément VII accepte de déléguer Hugues de Saint-Martial auprès de Raymond VIII de Turenne qui séjourne à Meyrargues chez sa mère Aliénor de Comminges.

Si sa mission réussit, l'intransigeance pontificale relance le conflit.


Charles VI saisi de folie Charles VI saisi de folie non loin du Mans - enluminure du XVe siècle - Chroniques de Jean Froissart Philippe II le Hardi plus âgé

Tentative d'assassinat d'Olivier V de Clisson

Charles VI saisi de folie

Retour de Philippe II le Hardi au pouvoir

Dans la nuit du 13 au 14 juin 1392, Pierre de Craon fait attaquer Olivier V de Clisson par plusieurs hommes armés, au sortir de l'hôtel Saint-Pol à deux pas de chez lui.

Laissé pour mort, Olivier V de Clisson guérit de ses blessures.

Pierre de Craon se dit son ennemi personnel mais il est probable que Jean IV le Conquérant soit l'ordonnateur de cet attentat.

Jean IV le Conquérant ayant refusé de livrer Pierre de Craon au Roi, le 5 août 1392, Charles VI le Fou, âgé de 24 ans, prend la tête d'une armée pour une expédition contre le duc de Bretagne Jean IV, allié aux Anglais.

Lorsque le Roi traverse la forêt du Mans à la tête de ses troupes, un illuminé surgit soudain et saisit la bride de son cheval et lui crie :

Arrête, noble Roi, tu es trahi !". La lance d'un soldat heurte alors un bouclier. Au bruit, le Roi qui s'était assoupi sous l'effet de la chaleur, tire son épée et frappe ses compagnons. Six chevaliers sont tués avant qu'on ait pu le maîtriser !

Désormais les crises de folie ne vont plus quitter le jeune souverain mais seul son entourage immédiat est dans la confidence et ses retours intermittents à la raison empêchent la constitution d'une régence en bonne et due forme.

Isabeau de Bavière affectionne les grandes réceptions.

À partir du début de la folie de Charles VI le Fou, sa vie devient plus difficile, le Roi se montrant violent envers elle.

Malgré sa position au conseil de régence, Louis II de Bourbon ne peut empêcher l'anarchie qui s'installe à cause de la folie de Charles VI le Fou et des luttes entre Philippe II le Hardi et Louis Ier d'Orléans.

Robert Ier de Bar, dont les états sont frontaliers de la France et de la Bourgogne, soutient Louis Ier d'Orléans.

La maladie du Roi ramène au pouvoir Philippe II le Hardi qui entre alors en rivalité avec Louis Ier d'Orléans, le frère du Roi, dont les dépenses s'opposent aux convoitises de Philippe II le Hardi obligé de compter sur les ressources fiscales de la royauté pour faire face aux nécessités de son train de vie et du gouvernement de sa principauté.

Contre la prodigalité du duc d'Orléans, Philippe II le Hardi fait figure de prince réformateur et acquiert ainsi une réelle popularité à Paris.



Bal des Sauvages

Une fête, dite Bal des Sauvages ou Bal des Ardents, est donnée le 28 janvier 1393 à l'hôtel Saint-Pol (ou Saint-Paul), résidence habituelle du souverain.

Les princes et le Roi lui-même se déguisent avec un masque et un costume de toile cirée recouvert d'une épaisse couche de poix sur laquelle est collée de l'étoupe de lin.

Louis Ier d'Orléans, frère cadet du Roi, n'a pas été averti. Il entre dans la salle tandis que la fête bat son plein et s'irrite de cette mascarade qui peut aggraver la folie du Roi.

Il cherche Philippe II le Hardi pour lui demander de l'interrompre.

Comme Louis Ier d'Orléans tente de reconnaître un Sauvage, un valet s'approche avec une torche. Celle-ci met le feu à l'étoupe et à la poix. Plusieurs jeunes gens sont brûlés dans d'atroces douleurs. Le Roi lui-même, qui se tient à l'écart, échappe à la mort mais il voit tout et en reste commotionné.

Les Parisiens, plus ou moins informés du drame, manifestent autour de l'hôtel. Autant ils aiment le Roi, autant ils détestent ses oncles et appréhendent leur retour au pouvoir.

Le Roi tente de les rassurer en se montrant à la cathédrale Notre-Dame pour une messe d'actions de grâces. Mais sa folie est désormais de notoriété publique de même que la mainmise des grands seigneurs sur le pouvoir.

Les crises de démence du souverain sont toutefois passagères et entrecoupées de plusieurs semaines ou plusieurs mois durant lesquels le Roi recouvre tout son discernement et gouverne avec sagesse. Personne ne songe donc à placer le Roi sous tutelle. Cette situation malsaine va perdurer jusqu'à la mort du souverain.

Le Conseil de Régence gouverne le pays, présidé par Isabeau de Bavière. Y participe :

Ces princes du sang profitaient de la maladie du Roi pour mettre le pays en coupe réglée.



Louis II de Bourbon héritier du Beaujolais

En 1400, Louis II de Bourbon hérite d'Édouard II de Beaujeu, son neveu dernier représentant de la famille de Beaujeu, du Beaujolais que convoite aussi Philippe II le Hardi.

Louis II de Bourbon devient Seigneurs de Beaujeu et de Dombes.



Louis II de Bourbon Baron de Combrailles

Louis II de Bourbon devient Baron de Combrailles en 1400.



Accrochage entre Philippe II le Hardi et Louis Ier d'Orléans

En 1401, lors du premier accrochage entre Philippe II le Hardi et Louis Ier d'Orléans, Louis II de Bourbon et Jean Ier de Berry obtiennent leur réconciliation.



Louis II de Bourbon pour Louis Ier d'Orléans

A partir de 1405, Louis II de Bourbon prend parti pour Louis Ier d'Orléans car il désapprouve la volonté de Jean sans Peur de partager le pouvoir avec les États provinciaux.


Assassinat du Duc d'Orléans Charles Ier d'Orléans Valentine Visconti pleurant la mort de Louis Ier d'Orléans - Musée de l'Ermitage

Mort de Louis Ier d'Orléans

Charles Ier d'Orléans Duc d'Orléans

Charles Ier d'Orléans Comte de Valois et de Blois

Charles Ier d'Orléans Seigneur de Coucy et de Chauny

Jean d'Orléans Comte d'Angoulême et de Périgord

Le 23 novembre 1407, Louis Ier d'Orléans sort de l'hôtel Barbette où réside la reine Isabeau de Bavière, sa belle-sœur.

Il est situé à Paris, rue Vieille du Temple, dans le quartier du Marais où sont situés les hôtels et les palais des Grands du royaume et du Roi lui-même.

Isabeau de Bavière est encore alerte et séduisante à 39 ans malgré une douzaine de grossesses. La connivence des grands est troublée par la complicité de Louis Ier d'Orléans avec la reine, qui fait craindre à certains que le frère du Roi ne prenne le dessus au Conseil.

Les rivaux du duc d'Orléans ne se font pas faute de répandre des rumeurs sur l'inconduite d'Isabeau de Bavière et sur ses relations coupables avec le séduisant Louis Ier d'Orléans.

Les historiens du XIXe siècle, reprochant à la reine son origine allemande, sont allés jusqu'à imaginer une conception adultérine du dauphin Charles VII de France avec le duc d'Orléans.

Louis Ier d'Orléans est assassiné par une bande de malfrats masqués. Ses valets et ses gardes, qui l'escortent, sont impuissants à le protéger. Il est inhumé le 24 novembre 1407.

On découvre que les meurtriers ont agi sur ordre de Jean sans Peur qui voit le pouvoir lui échapper. Le commanditaire du crime se fait d'abord discret car la population parisienne, forte de 300 000 âmes, est secouée par le drame et est portée à la révolte.

Puis des rumeurs circulent et le vent tourne... C'est que la veuve du duc d'Orléans, Valentine Visconti, fille du duc de Milan, n'inspire guère de confiance aux Parisiens. Le duc de Bourgogne est d'autre part très puissant et capable de beaucoup de choses imprévisibles. La ville, peu à peu, en arrive à pardonner aux assassins par crainte de plus graves ennuis.

L'assassinat du duc d'Orléans met fin à la guerre entre Louis Ier d'Orléans et Charles II de Lorraine. Charles II de Lorraine se rallie aux Bourguignons.

En sa qualité d'aîné, Charles Ier d'Orléans recueille la plus grande part de l'héritage dont le duché d'Orléans, les comtés de Valois et de Blois, et les seigneuries de Coucy et de Chauny.

Jean d'Orléans devient Comte d'Angoulême et de Périgord en 1407.

Bernard VII d'Armagnac reste attaché au parti d'Orléans.

D'abord partisan de Jean sans Peur, Jean Ier de Bourbon le désavoue après le meurtre de Louis Ier d'Orléans et se rapproche des Armagnacs, devenant un farouche adversaire du Duc de Bourgogne.

Louis II de Bourbon décide de se retirer dans ses terres et envisage de s'établir dans un couvent de Célestins.

Guillaume Cousinot devient Chancelier de Charles Ier d'Orléans. Sa position de premier plan du côté des Armagnacs, fait perdre à Guillaume Cousinot tous ses biens en France, qui sont confisqués par le parti des Bourguignons.



Charles VI le Fou à Tours

De retour à la Cour en novembre 1408, alors que l'on craint que Jean sans Peur marche sur Paris pour s'emparer du pouvoir, Louis II de Bourbon organise l'enlèvement de Charles VI le Fou, le conduit hors de la capitale et le met en sécurité à Tours.



Mariage de Charles Ier d'Orléans avec Bonne d'Armagnac

Guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons

Le parti d'Orléans devient le parti des Armagnacs à la ligue de Gien le 15 avril 1410.

Guillaume II de Narbonne adhère au parti des Armagnacs.

Bernard VII d'Armagnac marie sa fille au nouveau duc d'Orléans.

Le contrat de mariage est signé le 18 avril 1410 à Gien.

Charles Ier d'Orléans épouse Bonne d'Armagnac, fille de Bernard VII d'Armagnac.

Charles Ier d'Orléans, demande appui au Comte Bernard VII d'Armagnac.

Bernard VII est un seigneur brutal et redouté. Il commande à une soldatesque nombreuse, originaire des pays de l'Adour et de la Garonne. Sans trop hésiter, il se met au service de son gendre.

Pour cette raison, les partisans de Charles Ier d'Orléans se font connaître sous le nom d'Armagnacs et pendant des décennies, le malheureux royaume résonnera de la querelle des Armagnacs et des Bourguignons.

D'abord médiateur dans l'opposition entre Bourgogne et Orléans, Jean Ier de Berry favorise, à partir de 1410, les Armagnacs dans la guerre civile les opposant aux Bourguignons,

Jean V le Sage autorise Arthur III de Bretagne son frère, à recruter des troupes en Bretagne afin de servir la cause des Armagnacs contre les Bourguignons.

Louis II de Bourbon refuse dans un premier temps d'adhérer à la Ligue de Gien. Jean Ier de Bourbon, son fils, Comte de Clermont, ayant rejoint les Armagnacs, Louis II de Bourbon le tance très sévèrement.

Alliés aux Bourguignons, Guillaume II de Bavière intervient à leurs côtés dans la guerre civile.

Philippe de Morvilliers est un partisan de Jean sans Peur au cours de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.



Mort de Louis II de Bourbon

Jean Ier de Bourbon Duc de Bourbon

Jean Ier de Bourbon Comte de Forez

Au début de l'été 1410, Louis II de Bourbon se décide finalement à rejoindre les princes d'Orléans dans leur lutte contre Jean sans Peur

Louis II de Bourbon meurt au château de Montluçon le 19 août 1410, en chemin.

Louis II de Bourbon est considéré comme le premier fondateur de l'État Bourbonnais, celui qui a assuré sa puissance future.

Jean Ier de Bourbon devient Duc de Bourbon et Comte de Forez en 1410.



Mariage de Gilbert de Bourbon-Montpensier avec Claire de Gonzague

Gilbert de Bourbon-Montpensier épouse à Mantoue le 24 février 1482 Claire de Gonzague (1464-1503), fille de Frédéric Ier, Marquis de Mantoue, et de Marguerite de Bavière. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis II de Bourbon-Montpensier

Louis II de Bourbon-Montpensier naît en 1483, fils de Gilbert de Bourbon-Montpensier et de Claire de Gonzague.



Gilbert de Bourbon-Montpensier Vice-Roi de Naples

Mort de Gilbert de Bourbon-Montpensier

Louis II de Bourbon-Montpensier Dauphin d'Auvergne

Louis II de Bourbon-Montpensier Comte de Montpensier et de Clermont

Le trône de Naples à la famille d'Aragon

Gilbert de Bourbon-Montpensier devient Vice-roi de Naples.

Les Français laissés sur les débris du royaume de Naples combattent pour en conserver la possession.

Ferdinand II d'Aragon débarque en Calabre et les assiège dans Naples.

Gilbert de Bourbon-Montpensier s'enferme dans les châteaux en attendant les secours de France.

Ceux-ci tardent à arriver : Ludovic le More ne tient pas son engagement d'envoyer une flotte pour acheminer les troupes vers Naples et Charles VIII de France est à court d'argent.

Le coût de cette expédition en Italie aurait dû être partiellement couvert par des dons des Florentins, dons conditionnés au retour sous leur contrôle des places fortes prêtées au roi.

Ces places fortes sont finalement vendues à Lucques, Venise, Gênes ou Pise, après la trahison du commandant français en Toscane, Robert de Balsac.

Charles VIII de France se voit donc contraint à rembourser les prêts florentins et ne reçoit pas de nouveaux fonds de cette ville.

Gilbert de Montpensier, en désespoir de cause, embarque avec la quasi-totalité de sa garnison et se rend à Salerne.

Son armée, composée en grande partie de mercenaires allemands et italiens, manque souvent de vivres et n'a pas reçu sa solde depuis fort longtemps.

Elle se laisse enfermer par Ferdinand II d'Aragon dans la petite ville d'Atella.

Une partie des mercenaires allemands fait défection, poussant les Français à la capitulation.

L'armée française retenue prisonnière est décimée par les fièvres et la faim.

Gilbert de Bourbon-Montpensier meurt à Pouzzoles le 15 octobre 1496 de ces fièvres.

Louis II de Bourbon-Montpensier devient Comte de Montpensier, Dauphin d'Auvergne et Comte de Clermont.



Prises de Merillano et de Capoue

Frédéric II de Naples Comte du Maine

Louis d'Armagnac Vice-roi de Naples

Mort de Louis II de Bourbon-Montpensier

Charles III de Bourbon Comte de Montpensier, de Clermont

Charles III de Bourbon Dauphin d'Auvergne

Le 1er juin 1501, l'armée française et les troupes de César Borgia quittent Milan pour Naples.

Jean de Poitiers participe à cette campagne.

Louis II de Bourbon-Montpensier prend part à la troisième guerre d'Italie en 1501, et participe aux prises de Merillano et de Capoue.

Pendant qu'ils descendent la Péninsule, les Espagnols prennent pied en Calabre et dans les Pouilles.

Jacques II de Chabannes s'empare de plusieurs places dans les Abruzzes et les Pouilles;

En août 1501, les Français sont devant Naples.

Frédéric II de Naples est abandonné par le pape Alexandre VI qui s'est allié avec Louis XII.

Plutôt que de soutenir un siège, Frédéric II de Naples négocie avec Louis XII et capitule le 26 septembre 1501.

Il se réfugie auprès de Louis XII qui lui attribue une pension et les titres de Duc d'Anjou et de Comte du Maine en contrepartie de son renoncement au royaume de Naples.

Louis d'Armagnac, Duc de Nemours, est nommé vice-roi de Naples

Louis II de Bourbon-Montpensier meurt à Naples en 1501.

Charles III de Bourbon, son frère, devient Comte de Montpensier et de Clermont et Dauphin d'Auvergne en 1501.


Charlotte-Marguerite de Montmorency

Henri IV de France séduit par Charlotte-Marguerite de Montmorency

Mariage d'Henri II de Bourbon-Condé avec Charlotte-Marguerite de Montmorency

En 1609, Charlotte-Marguerite de Montmorency entre au service de Marie de Médicis.

C'est en répétant un ballet qu'elle séduit le vieux Roi Henri IV de France. Il fait rompre les fiançailles de Charlotte-Marguerite de Montmorency avec le marquis de Bassompierre.

Escomptant la complaisance d'Henri II de Bourbon-Condé, réputé aimer les hommes, Henri IV de France le marie à sa propre maîtresse. Le contrat de mariage est signé le 2 mars 1609 au Louvre.

Henri II de Bourbon-Condé épouse à Chantilly le 17 mai 1609 Charlotte-Marguerite de Montmorency. Leurs enfants sont :

Henri IV de France se met à courtiser la jeune princesse de Condé, qui rit de bon cœur de ces empressements de barbon. Mais son mari, jaloux, quitte la Cour avec elle, l'emmenant en province. Henri IV les suit, et sous de multiples déguisements, tente d'approcher sa belle.

Henri II de Bourbon-Condé, fou de rage, emmène alors sa femme à Bruxelles, la plaçant sous la protection de l'Espagne, grande ennemie de la France, provoquant le début des tensions entre la France et l'Espagne.



Mariage d'Urbain de Maillé-Brézé avec Nicole du Plessis-Richelieu

Urbain de Maillé-Brézé épouse le 25 novembre 1617 Nicole du Plessis-Richelieu, fille de François IV du Plessis de Richelieu et de Suzanne de La Porte. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis II de Bourbon-Condé

Louis II de Bourbon-Condé Duc d'Enghien

Louis II de Bourbon-Condé, dit le Grand Condé ou Monsieur le Prince naît à Paris le 8 septembre 1621, fils d'Henri II de Bourbon-Condé et de Charlotte-Marguerite de Montmorency.

Louis II de Bourbon-Condé fait de solides études chez les Jésuites, à Bourges.

En 1621, ces premiers fils étant morts, Henri II de Bourbon-Condé donne à son fils nouveau-né Louis son titre de Duc d'Enghien.

L'usage est ainsi inauguré de nommer Duc d'Enghien le fils aîné du prince de Condé en titre.



Baptème de Louis II de Bourbon-Condé

Charlotte-Catherine de La Trémoïlle se tient à l'écart jusqu'en 1626 pour le baptème de Louis II de Bourbon-Condé, son petit fils, qui se tient à Bourges.



Naissance de François-Henri de Montmorency-Bouteville

François-Henri de Montmorency-Bouteville Comte de Bouteville et de Luxe

François-Henri de Montmorency-Bouteville naît à Paris le 8 janvier 1628, fils de François de Montmorency-Bouteville. Il nait après la mort de son père.

François-Henri de Montmorency-Bouteville est Comte de Bouteville et Comte de Luxe.

Charlotte-Marguerite de Montmorency, sa tante, offre sa protection à François-Henri de Montmorency-Bouteville et l'élève avec Louis II de Bourbon-Condé, son fils.

François-Henri de Montmorency-Bouteville s'attache à Louis II de Bourbon-Condé, son cousin.



Naissance d'Armand de Bourbon-Conti

Armand de Bourbon-Conti Prince de Conti

Armand de Bourbon-Conti naît à Paris le 11 octobre 1629, fils d'Henri II de Bourbon-Condé et de Charlotte-Marguerite de Montmorency.

Le titre de prince de Conti est établi en faveur d'Armand de Bourbon-Conti en 1629.

De santé délicate, légèrement bossu, il est destiné par ses parents à l'état ecclésiastique. Il est formé par les Jésuites au collège de Clermont, où il a pour condisciple Molière.

Henri II de Bourbon-Condé quitte Charlotte-Marguerite de Montmorency, lui enlevant Louis II de Bourbon-Condé leur fils aîné qu'il se charge de faire élever chez les Jésuites en Bourgogne.

Charlotte-Marguerite de Montmorency, à l'hôtel de Condé, s'occupe avec soin de ses deux autres enfants. Charlotte-Marguerite de Montmorency, princesse de Condé, est une belle femme, pieuse (sans excès) cultivée, tolérante, qui fréquente la Cour (la reine Anne d'Autriche la tenant en grande estime), mais sans se lier à aucune coterie.



Retour de Louis II de Bourbon-Condé à Paris

Campagne de Franz Freiherr von Mercy en comté de Bourgogne

Prise de Pontailler-sur-Saône

Prise de Mirebeau-sur-Bèze

Siège de Saint-Jean-de-Losne

En 1636, les opérations en Italie piétinent, de même que celles d'Alsace.

En 1636, Louis II de Bourbon-Condé revient à Paris, puis part faire ses premières armes, rattrapant ainsi la médiocrité militaire d'Henri II de Bourbon-Condé, son père.

Bernard de Saxe-Weimar seconde les manœuvres d'Henri II de Bourbon-Condé en comté de Bourgogne en 1636.

En 1636, Franz Freiherr von Mercy commande les troupes de Charles IV de Lorraine, membre de la coalition regroupant l'Autriche, l'Espagne, la Bavière, le pape, en guerre contre la France de Louis XIII et de Richelieu.

Cette armée de de Charles IV de Lorraine fait partie des forces coalisées commandées par le général en chef Matthias Gallas.

Le 15 août 1636, Charles IV de Lorraine et Franz Freiherr von Mercy font une entrée triomphale à Dole en Franche-Comté qu'une armée française, commandée par 'Henri II de Bourbon-Condé, gouverneur de Bourgogne n'a pas réussi à prendre quelques semaines auparavant.

Une partie de l'armée lorraine, constituée essentiellement de 3 000 mercenaires croates se dirige alors sur Pontailler-sur-Saône dans le duché de Bourgogne.

La ville, après une belle résistance, est prise le 28 août 1636.

La répression infligée par l'armée de Franz von Mercy est effroyable : tous les habitants capturés sont brûlés vifs, toutes les maisons incendiées, les deux églises rasées.

Les forces croato-lorraines s'abattent alors sur les villages voisins :

Ils sontcomplètement détruits, y compris les églises et prieurés.

Tous les habitants qui ne peuvent se cacher au fond des forêts ou dans des îles reculées de la Saône sont passés au fil de l'épée, sans considération de sexe ou d'âge, une cruauté implacable.

L'armée det Franz Freiherr von Mercy se dirige alors sur Mirebeau-sur-Bèze qui offre une belle résistance le 2 septembre 1636 avant que la jonction de l'armée de Franz Freiherr von Mercy avec le gros des troupes de Matthias Gallas ne permette la prise de la ville.

Elle est traitée avec la même violence que les villages du bord de Saône.

Les armées impériales se dirigent alors vers le sud en continuant leurs massacres jusqu'à la ville de Saint-Jean-de-Losne.

Au passage, le prieuré de Saint Léger est dévasté et tous les habitants tués.

Là, les habitants, hommes et femmes, leur opposent une farouche et héroïque résistance jusqu'à l'arrivée de renforts français.

Le 28 octobre 1636, les troupes autrichiennes décident de s'établir à Saint-Jean-de-Losne pour l'hiver.

Le 2 novembre 1636, après deux assauts et malgré une brèche dans les fortifications, Saint-Jean-de-Losne n'est toujours pas prise et les habitants assiégés refusent catégoriquement toute reddition.

Un troisième assaut n'y suffit pas : les assiégeants ne prennent pas possession de la ville.

La pluie continue qui est tombée pendant le siège, fait entrer en crue la Saône.

Les assiégeants manquent de vivres.

Une avant-garde des troupes royales, dirigées par le maréchal Josias Rantzau, arrive en soutien des habitants.

Philippe de La Mothe-Houdancourt sert en qualité de sergent de bataille dans l'armée de Bourgogne.

Le camp des armées impériales est inondé.

Matthias Gallas et Franz Freiherr von Mercy décident de lever le camp et de se replier vers la Franche-Comté.

Les troupes autrichiennes et se replient.

La retraite, du 3 novembre à décembre 1636 dans le mauvais temps, est très pénible et l'armée impériale y laisse de nombreux canons et de nombreux morts.

Louis XIII récompensera le courage de Saint-Jean-de-Losne en l'exemptant d'impôts.

Deux drapeaux pris aux Autrichiens lors des assauts sont visibles dans l'église Saint-Jean-Baptiste.

Il faudra deux générations pour que les villages de Pontailler-sur-Saône, Maxilly-sur-Saône, Heuilley-sur-Saône, Talmay soient reconstruits et retrouvent une vie normale.



Louis II de Bourbon-Condé Gouverneur du duché de Bourgogne

En 1638, Louis II de Bourbon-Condé, âgé de 17 ans, gouverne le duché de Bourgogne pour Henri II de Bourbon-Condé, son père.



Mariage de Louis II de Bourbon-Condé avec Claire-Clémence de Maillé-Brézé

Pour plaire à Richelieu, Henri II de Bourbon-Condé marie son fils Louis à la nièce du cardinal de Richelieu.

Louis II de Bourbon-Condé épouse le 11 février 1641 Claire-Clémence de Maillé-Brézé, âgée de seulement 13 ans.

Leurs enfants sont :

Louis II de Bourbon-Condé aime ailleurs, et ne témoigne aucun amour à son épouse, la traitant par le mépris.

Charlotte-Marguerite de Montmorency n'apprécie pas sa belle-fille, mais ne dit rien, par charité.



Naissance d'Henri Jules de Bourbon-Condé

Henri Jules de Bourbon-Condé Duc d'Enghien

Henri Jules de Bourbon-Condé, surnommé Condé le Fol ou le singe vert, naît à Paris le 29 juillet 1643, fils de Louis II de Bourbon-Condé et de Claire-Clémence de Maillé-Brézé.

Il est baptisé le jour de sa naissance à l'église Saint-Sulpice de Paris.

Le cardinal Mazarin est son parrain

Henri Jules de Bourbon-Condé porte le titre de duc d'Enghien.


Bataille de Rocroi

Siège de Rocroi

Louis II de Bourbon-Condé Commandement de l'armée de Picardie

Bataille de Rocroi

L'armée espagnole des Flandres et leurs alliés, commandée par Francisco de Melo, envahissent le nord de la France pour aider l'armée espagnole de Catalogne et réduire la menace d'une invasion de la Franche-Comté.

Elle met le siège devant la place forte de Rocroi, qui a une garnison de 400 à 500 hommes, et qui garde la route de l'Oise.

Après de brillants débuts militaires, Louis II de Bourbon-Condé reçoit en 1643, à l'âge de 21 ans, le commandement de l'armée de Picardie, sous les ordres du maréchal de L'Hôpital.

Il s'agit de barrer la route à l'armée espagnole.

Au moment de l'attaque des Espagnols, l'armée française est réunie sur la Somme.

L'armée française réagit rapidement.

À la tête de 1 500 cavaliers, Jean de Gassion, commandant des chevau-légers, réussit à jeter quelques soldats dans Rocroi.

Le 17 mai 1643, Jean de Gassion rejoint Louis II de Bourbon-Condé à Bossu, à quatre lieues de la ville assiégée.

Louis II de Bourbon-Condé reçoit la nouvelle de la mort de Louis XIII qu'il garde secrète de peur que le maréchal de l'Hospital, placé près de lui pour le conseiller, ne retarde l'attaque.

L'armée française légèrement moins nombreuses que les espagnoles se déploie dès le 18 mai 1643 dans un champ au sud-ouest de la forteresse et commence des escarmouches.

Avec 17 000 fantassins, 6 000 cavaliers et 12 canons, les Espagnols se placent en face dans une formation en carrés massifs, à part un détachement pour bloquer toute sortie des assiégés.

Louis II de Bourbon-Condé attend des renforts de 1 000 cavaliers et 3 000 fantassins.

Il est obligé de livrer bataille avant leur arrivée.

Louis II de Bourbon-Condé suit les mouvements des Espagnols avec toute la célérité possible et lance l'intrépide Jean de Gassion avec ses chevau-légers.

Le 18 mai 1643, l'armée française s'avance à une lieue du camp ennemi.

La bataille n'est pas aisée à engager: Rocroi est située à l'entrée des Ardennes, sur un plateau qui à l'époque présente l'aspect d'une vaste clairière, de toutes parts entourée de bois et de marais.

C'est un vrai champ clos auquel on arrive par des défilés faciles à défendre.

Don Franscisco de Mello a pu tout à la fois poursuivre son siège et barrer le passage aux Français.

Mais se sachant supérieur en force, il veut la bataille autant que Louis II de Bourbon-Condé.

Il laisse les Français déboucher dans la plaine et lève le siège pour attendre le choc.

L'artillerie espagnole ouvre le feu.

Louis II de Bourbon-Condé veut y répondre en attaquant sur-le-champ, mais une fausse manœuvre d'un de ses lieutenants, La Ferté-Senneterre, qui écarte l'aile gauche du reste de l'armée oblige à remettre la bataille au lendemain.

Le soir vient à propos pour les Français qui souffrent cruellement de l'artillerie ennemie, mieux postée et mieux servie.

Sirot, un des chefs de l'armée française, assure que le soir, les Espagnols ont mis 2 000 hommes hors de combat.

La nuit, Louis II de Bourbon-Condé apprend que l'ennemi attend un renfort de près de 4 000 hommes conduits par le général Jean de Beck.

Il presse ses dispositions et le matin du 19 mai 1643, dès l'aube, les Français se mettent en mouvement :

L'aile gauche des Espagnols, face à Louis II de Bourbon-Condé, est commandée par le duc d'Albuquerque.

Garnie de 1 000 mousquetaires, elle est à l'abri d'un petit bois.

Louis II de Bourbon-Condé culbute ces tirailleurs et va, en tournant à la gauche du bois, attaquer de front Albuquerque que Jean de Gassion à son tour prend en flanc en contournant le bois en sens inverse.

Albuquerque est culbuté au premier choc.

Alors, par une très belle et très savante manœuvre, Louis II de Bourbon-Condé et Jean de Gassion se séparent :

Pendant ce temps, l'autre extrémité du champ de bataille offre un spectacle tout contraire :

La cavalerie est en pleine déroute.

Don Francisco de Mello attaque l'infanterie d'Espenan :

À ce moment l'issue de la bataille est indécise et les chances semblent à peu près égales.

Louis II de Bourbon-Condé, parvenu au centre de la ligne ennemie voit ce qui se passe.

Il abandonne le combat, passe derrière les fantassins espagnols et va charger en queue la cavalerie de l'aile droite et la réserve ennemies, pendant que Jean de Gassion achève de disperser la gauche espagnole.

La victoire est alors certaine mais encore incomplète: au centre de cette plaine jonchée de morts et parcourue en tous sens par les fuyards, un gros bataillon reste immobile au centre de la ligne ennemie.

Ce sont les Espagnols naturels, le noyau dur de cette armée.

Ils sont 4 500 vieux soldats de toutes nationalités, sous les ordres d'un général octogénaire perclus de douleurs mais d'une indomptable énergie, le Comte de Fontaines qui se fait porter en litière à la tête de ses troupes.

Louis II de Bourbon-Condé ramasse ce qui lui reste de cavalerie mais au moment où il fond sur l'infanterie espagnole, le bataillon s'ouvre et 18 canons vomissent la mitraille sur les Français.

La cavalerie recule en désordre :

Cependant la réserve de Sirot est arrivée avec l'artillerie française.

De son côté Jean de Gassion revient de la poursuite de Beck.

Les Espagnols sont cernés.

Le Comte de Fontaines est jeté mort à bas de sa civière.

Des officiers espagnols demandent quartier.

Louis II de Bourbon-Condé s'approche alors l'épée haute mais des soldats ennemis croyant qu'il va charger de nouveau font feu.

Des cris de trahison éclatent autour de lui.

Alors la cavalerie de Jean de Gassion d'une part et la réserve de Sirot se ruent sur les Espagnols qui sont finalement ébranlés puis culbutés.

Il y a au moins 7 000 morts dont 2 000 français sans compter, il est vrai, les morts de la veille et autant de prisonniers espagnols.

2 000 paysans des Ardennes, embusqués dans les défilés, contribuent beaucoup à ce carnage en assommant les fuyards.

Avec les Espagnols sont détruits les meilleurs régiments italiens et wallons.

Les armées espagnoles ne pourront jamais se remettre de ce coup terrible.

Le renom de supériorité militaire qu'avaient les Espagnols passe décidément aux Français.

Laurent V de la Baume le Blanc prend part à cette bataille sous les ordres de Louis II de Bourbon-Condé.

Henri II de La Ferté-Senneterre participe à cette bataille au cours de laquelle il commande en second l'aile gauche française et reçoit 4 blessures.



Bataille de Fribourg-en-Brisgau

Bien que les pourparlers de paix débutent à Münster dès août 1644 entre les belligérants, les combats se poursuivent, chaque protagoniste cherchant à obtenir un avantage monnayable dans le cadre des négociations.

Les Bavarois commandés par Franz Freiherr von Mercy occupent Fribourg-en-Brisgau sur le Rhin le 29 juillet 1644.

Louis II de Bourbon-Condé est envoyé sur le Rhin, aux côtés d'Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon, commandant l'armée d'Allemagne, pour reprendre cette position-clé.

Impériaux et Bavarois se sont retranchés sur les collines boisées ceinturant la ville.

Le 3 août 1644 à 5 heures du matin, les Français passent à l'offensive en attaquant les fortifications adverses.

Le soir, après de furieux mais coûteux combats, les armées royales s'emparent des lignes ennemies.

Profitant de l'épuisement des Français, Franz Freiherr von Mercy s'installe sur une deuxième ligne fortifiée.

Le 4 août 1644, les Français se lancent de nouveau à l'assaut mais sont stoppés, laissant 4 000 tués et blessés sur le terrain.

Il faut l'arrivée de 5 000 hommes supplémentaires pour que Louis II de Bourbon-Condé puisse emporter la décision.

Le 9 août 1644, malgré les pertes subies, l'armée royale se prépare à investir la ville où Franz Freiherr von Mercy a fait retrancher ses troupes, mais celui-ci abandonne la ville.

Jacques de Castelnau-Bochetel mène deux actions héroïques lors de la bataille de Fribourg.

La bataille de Fribourg ou des Trois jours se solde par le plus grand nombre de victimes de la guerre de Trente Ans, mais les estimations varient selon les sources.

La vue du champ de bataille jonché d'un aussi grand nombre de tués auraient inspiré à Jean de Werth, commandant la cavalerie bavaroise, ces propos :

En 22 ans de mon sanglant négoce, je n'ai jamais vu pareille boucherie.

Les Français occupent alors l'Alsace et prennent Philipsburg et 20 autres places en Allemagne.



Bataille de Mergentheim

Bataille d'Alerheim

Mort de Franz Freiherr von Mercy

Elles défont l'armée française commandée par Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon à la bataille de Mergentheim le 5 mai 1645 ce qui a pour conséquence de pousser les Français à prendre leur revanche.

La bataille d'Alerheim, aussi appelée seconde bataille de Nördlingen (ou Norlingue) a eu lieu le 3 août 1645 entre :

L'armée impériale, stationnée autour du village d'Alerheim près de Nördlingen en Bavière est attaquée par l'armée française.

Les Français, alliés à la Hesse, sont finalement vainqueurs et se retirent.

Le commandant en chef des armées de la coalition, Franz Freiherr von Mercy, est mortellement atteint d'un tir de mousquet.

La bataille ne dure qu'un seul jour, mais fait quelque 8 000 morts, soit 3 000 du côté allemand et 5 000 du côté français et est l'une des plus meurtrières de la guerre.

Cette victoire française, chèrement payée, est en fait une victoire à la Pyrrhus qui n'est en rien décisive, car la France n'est pas en mesure de l'exploiter en pénétrant plus avant en Bavière.

Elle est cependant un aiguillon pour accélérer les négociations de paix.

Le village martyr d'Alerheim est tellement dévasté que sa reconstruction ne sera menée à bien et terminée que 70 ans plus tard.

À la suite de la bataille, le camp Bavarois épuisé commence des négociations de paix qui conduiront à la trêve d'Ulm, 2 ans plus tard.

Jacques-Henri Ier de Durfort se distingue à Mariendal, à Alerheim.

À la suite de cette bataille, Philippe de Clérembault est promu mestre de camp général de la cavalerie légère.


Le Grand Condé du sculpteur français Antoine Coysevox en 1688 - musée du Louvre

Mort d'Henri II de Bourbon-Condé Prince de Condé

Louis II de Bourbon-Condé Prince de Condé

Louis II de Bourbon-Condé Duc de Bourbon, de Montmorency, de Châteauroux, de Bellegarde, de Fronsac

Louis II de Bourbon-Condé Gouverneur du Berry

Louis II de Bourbon-Condé Comte de Sancerre

Henri II de Bourbon-Condé meurt à Paris en 1646.

Charlotte-Marguerite de Montmorency n'en paraît pas affectée.

Louis II de Bourbon-Condé devient 4e Prince de Condé, Duc de Bourbon, de Montmorency, de Châteauroux, de Bellegarde, de Fronsac, Gouverneur du Berry, Comte de Sancerre.

Il sert le jeune roi avec fidélité, mais a du mal à supporter Mazarin.

Anne d'Autriche n'apprécie guère la fière Anne-Geneviève de Bourbon-Condé, Duchesse de Longueville.

Armand de Bourbon-Conti est soumis à la décision d'un conseil de famille qui décide de le maintenir un an de plus chez les Jésuites, à son grand déplaisir.


Plan de la forteresse de Mardyck et de ses attaques

Siège de Mardyck

Mort de Jean de Combourcier du Terrail

François VI de La Rochefoucauld Blessé

Les troupes françaises arrivent devant Mardyck le 4 août 1646.

Elles sont commandées par Gaston de France.

Deux tranchées sont ouvertes le 7 août 1646.

Des renforts arrivent de Dunkerque (alors aux mains des Espagnols), par la mer.

Le siège promet d'être long.

Jean de Combourcier du Terrail est Marquis du Terrail, Vicomte de Ravel et de Moissat dans le Puy-de-Dôme, Gouverneur de La Basse Auvergne

Jean de Combourcier du Terrail meurt le 23 août 1646 lors de ce siège

Jacques de Castelnau-Bochetel mène l'assaut lors du siège de Mardyck.

L'amiral Maarten Tromp vient compléter le blocus du côté de la mer avec 5 vaisseaux hollandais.

La place se rend le 25 août 1646.

La garnison, forte de 2 500 hommes est prisonnière de guerre.

Beaucoup de gentilshommes français La Rochefoucauld, Gourville, d'Albret, Bussy et Louis II de Bourbon-Condé participent à ce siège.

Beaucoup de gentilshommes français François VI de La Rochefoucauld, Charles Amédée II de Savoie-Nemours, Gourville, Bussy et Louis II de Bourbon-Condé participent à ce siège.

François VI de La Rochefoucauld reçoit un coup de mousquet à l'épaule.

C'est au siège de Mardyck que Bussy décrit le Grand Condé :

Un Mars dans la chaleur du combat. Il avait le poignet de sa chemise ensanglanté de la main dont il tenait l'épée. Je lui demandai s'il n'était point blessé. Non, me dit-il, c'est du sang de ces coquins.

Jugeant la campagne suffisamment remplie, Gaston de France repart aussitôt pour la cour, laissant le commandement au bouillant Louis II de Bourbon-Condé.

François VI de La Rochefoucauld reçoit un coup de mousquet à l'épaule.



Siège de Dunkerque

Devenu maitre de l'armée, Louis II de Bourbon-Condé entreprend aussitôt le siège de Dunkerque.

Louis II de Bourbon-Condé commence par isoler complètement la ville.

Louis II de Bourbon-Condé:

En quelques jours, Louis II de Bourbon-Condé trace ses lignes de circonvolution.

Louis II de Bourbon-Condé bouche les écluses que les Dunkerquois ont ouvertes pour inonder les plaines, et fait barrer la grève par une estacade.

Dans l'armée de siège, figurent 3 000 fantassins polonais, expédiés en France par leur reine Marie Louise de Mantoue qu'Anne d'Autriche et Mazarin ont marié l'hiver dernier au vieux roi de Pologne, Ladislas IV de Pologne.

C'est la première fois que les Polonais viennent servir la France et c'est le point de départ de la longue fraternité militaire des deux peuples.

Maarten Tromp est là malgré les coups de vent d'équinoxe, pour fermer la mer aux assiégés, avec 10 vaisseaux hollandais, auxquels se joignent 15 frégates normandes et picardes.

Les Espagnols ne tentent rien de sérieux pour conserver la première ville maritime de Flandre, si ce n'est de solliciter l'assistance du parlement d'Angleterre.

Les chefs de la révolution anglaise décident de ne pas rompre avec la France.

La résistance quoique courageuse et bien dirigée doit céder à la vigueur et à l'intelligence de l'attaque de Louis II de Bourbon-Condé.

Charles Amédée II de Savoie-Nemours est blessé durant ce siège.

Jacques de Castelnau-Bochetel mène l'assaut lors de ce siège.

Dunkerque ouvre ses portes le 11 octobre 1646.

Toute l'Europe est secouée par la nouvelle que le redoutable nid des corsaires dunkerquois, d'où s'étaient élancées tant d'escadres, est désormais français.

Le maréchal de Josias de Rantzau est nommé gouverneur de la ville.



Baptême de Gabrielle-Louise de Rouvroy de Saint-Simon

Gabrielle-Louise de Rouvroy de Saint-Simon est baptisée en la paroisse Saint-Sulpice à Paris le 15 mars 1647.

Louis II de Bourbon-Condé est son parrain.

Charlotte-Marguerite de Montmorency est sa marraine



Siège de Lérida

Louis II de Bourbon-Condé, Vice-royauté de Catalogne

Louis II de Bourbon-Condé, époux de Claire-Clémence de Maillé-Brézé, sœur de Jean Armand de Maillé-Brézé, revendique comme un héritage de famille, les charges de Brézé.

Ce serait donner trop de pouvoirs à un seul homme.

Anne d'Autriche et les ministres ne peuvent s'y résoudre.

Les Condé crient qu'on leur enlève leur patrimoine, et Louis II de Bourbon-Condé demande en manière de dédommagement, une armée pour conquérir la Franche-Comté, dont on le ferait prince souverain.

La proposition n'est pas de nature à calmer les inquiétudes d'Anne d'Autriche et de Mazarin.

On peut penser que le cardinal est fort soucieux d'occuper Louis II de Bourbon-Condé au dehors, et n'est pas fâché d'avoir à faire encore contre l'Espagne, une ou deux campagnes.

Mazarin explique à Louis II de Bourbon-Condé que l'échec de Lérida de l'année précédente, compromet la possession de la Catalogne, et que là où le vainqueur de Turin : Henri de Lorraine-Harcourt avait échoué, le conquérant de Dunkerque, peut seul réussir.

Il fait accepter à Louis II de Bourbon-Condé, la vice-royauté de Catalogne, en lui promettant tous les moyens d'exécution disponibles.

Louis II de Bourbon-Condé arrive à Barcelone en avril 1647, relevant par sa présence et par sa renommé, le courage abattu des Catalans.

Louis II de Bourbon-Condé marche droit sur Lérida, et l'investit le 12 mai 1647.

Le siège commence heureusement, bien que les forces dont dispose le prince soient peu considérables.

On retrouve presque intactes les lignes de circonvallation que Henri de Lorraine-Harcourt a été obligé d'abandonner 6 mois plus tôt, et que les Espagnols ont négligé de détruire.

Henri de Lorraine-Harcourt n'avait pas réussi à réduire la place par la famine, Condé résout de l'emporter de vive force.

Dans la nuit du 27 au 28 mai 1647, Louis II de Bourbon-Condé fait ouvrir la tranchée, au son des violons.

À cette bravade, empruntée dit-on aux coutumes espagnoles, le gouverneur de Lérida répond par une furieuse sortie qui n'est repoussée qu'après 2 heures de combat.

La tranchée, entamée si gaiement, est arrosée de bien du sang et de sueur.

Les travailleurs sont bientôt arrêtés par le roc vif, sur lequel la citadelle est construite.

François-Marie de Broglie se couvre de gloire lors de ce siège.

Chaque pouce de terrain gagné, est disputé avec héroïsme par le gouverneur don Gregorio Britto qui a déjà l'année précédente, si opiniâtrement, défendu la ville contre Henri de Lorraine-Harcourt.

Après chaque engagement, le courtois Espagnol envoie au prince français des glaces et de la limonade pour le rafraîchir.

Les pertes se multiplient dans l'armée assiégeante : l'élite des officiers et des soldats périt sous le feu de l'ennemi.

Les mineurs contraints de travailler à découvert se font tuer les uns après les autres.

Les vivres commencent à manquer, et les troupes, surtout les Catalans, se démoralisent.

Plus de 3 000 hommes désertent ou passent à l'ennemi.

Pendant ce temps, l'armée espagnole grossit à Fraga et s'apprête à secourir Lérida.

Un désastre est imminent si l'on continue à s'obstiner.

Louis II de Bourbon-Condé a le bon sens de juger sa position, et le courage de se résigner à la nécessité.

Il lève le siège le 17 juin 1647.

C'est son premier échec personnel.

Mazarin confie à Nicolas Fouquet une mission d'observation lors du siège de Lérida, en Espagne.


Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin ou de Marchin

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin Lieutenant général

En 1647, Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin est fait lieutenant général, général en chef de l'armée de Catalogne.

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin sert l'Espagne quand Louis II de Bourbon-Condé fait sa paix avec la cour.


Bataille de Lens

Bataille de Lens

La dernière grande bataille de la guerre de trente ans est celle de Lens dans le Comté d'Artois le 19 août 1648.

Antoine d'Aumont de Rochebaron participe à cette bataille.

Louis II de Bourbon-Condé Condé y défait si sévèrement les Espagnols de l'archiduc Léopold Ier du Saint-Empire qu'elle détermine la signature de la paix avec l'empire germanique dont les négociations durent depuis 5 ans.

Louis II de Bourbon-Condé obtient la place forte de Stenay en lorraine, en contrepartie de l'aide qu'il a apportée à l'État royal.



Fronde Parlementaire

Dés le début de son gouvernement, Mazarin s'enrichit énormément en confondant les caisses de l'État avec sa caisse personnelle.

Il perçoit de nombreux pots de vin en échange de charges et profite de la faillite d'amis banquiers pour reconstituer à bon compte sa bibliothèque dispersée pendant la Fronde et enrichir sa collection d'œuvres de Titien, Caravage ou Raphaël, de statues, de médailles, de bijoux.

De cet enrichissement personnel naquirent les mazarinades, chansons créées par les ouvriers parisiens en signe de protestations.

Les difficultés financières s'aggravent, rendant les lourdes mesures fiscales de Mazarin de plus en plus impopulaires.

L'une d'elles déclenche la première Fronde, la Fronde Parlementaire en 1648.

Jean-François Paul de Gondi convoite le gouvernement de Paris, détenu par Hercule de Rohan-Guémené.

Par ambition, il désir aussi obtenir le chapeau de cardinal.

Par goût naturel pour l'intrigue, il se lance dans la Fronde dès son début.

En 1648, les cours souveraines : le Parlement, la Cour des aides, le Grand Conseil et la Chambre des comptes, se réunissent en Chambre Saint-Louis.

Les magistrats proposent 27 articles qui reviennent à établir une nouvelle constitution.

Dans le long conflit qui s'ensuit entre Anne d'Autriche et le Parlement, Mathieu Molé, sans rien céder des droits de la juridiction, joue un rôle de conciliation.

Jean-François Paul de Gondi tente au départ de s'imposer comme médiateur entre Anne d'Autriche et les parlementaires.

Anne d'Autriche le congédie sans ménagement, et le jette ainsi dans le camp des Frondeurs.

Louis II de Bourbon-Condé adopte une attitude ambiguë et soutient d'abord la cour de Louis XIV et Anne d'Autriche, la reine mère.

D'abord proche des Frondeurs, Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon se rallie à Mazarin et obtient le commandement des armées royales.

François VI de La Rochefoucauld défend d'abord les intérêts de la Cour.

Mais Mazarin n'est guère généreux avec François VI de La Rochefoucauld.

Il lui refuse le duché à titre personnel, et le tabouret à la Cour pour sa femme.

En décembre 1648, François VI de La Rochefoucauld rejoint donc la Fronde.

Louis II de Vendôme reste attaché au parti royal pendant la Fronde.


Armand de Bourbon-Conti

Armand de Bourbon-Conti Commandant en chef de la Fronde

Siège de Paris

Bataille de Charenton

Mort de Frédéric Maurice de Durfort

Mort de Gaspard IV de Coligny Duc de Châtillon et Maréchal de France

Paix de Saint-Germain

Paix de Rueil

En janvier 1649, Anne-Geneviève de Bourbon-Condé est l'âme de cette Fronde parlementaire.

Elle amène Armand de Bourbon-Conti, son second frère, et Henri II de Valois-Longueville, son mari, aux mécontents.

Les frondeurs décident de renverser Mazarin à qui on reproche ses trop lourds impôts.

Charlotte-Marguerite de Montmorency ne se mêle pas de politique et reste fidèle à la reine,

Charlotte-Marguerite de Montmorency suit la Cour en janvier 1649 à St Germain.

Jean-François Paul de Gondi tente d'organiser la révolte en lui donnant un chef. Louis II de Bourbon-Condé refuse ce rôle. Jean-François Paul de Gondi doit se rabattre sur son frère cadet, Armand de Bourbon-Conti qui est reconnu pour généralissime par le Parlement.

Charles II de Lorraine-Guise offrit ses services aux Parisiens pendant la Fronde. Il se déclare général de l'armée du roi, sous l'autorité du Parlement, mais Charles II de Lorraine-Guise n'est qu'un des lieutenants d'Armand de Bourbon-Conti.

Paris est assiégée par l'armée royale, qui ravage les villages de la région parisienne par pillages, incendies, viols...

Pendant le siège de Paris, Nicolas Fouquet s'occupe du service des subsistances.

Bernardin Gigault empêche que des troupes normandes enrichissent les hommes de la Fronde assiégés à Paris par les soldats de Mazarin.

Armand de Bourbon-Conti est battu à Charenton le 8 février 1649 par Louis II de Bourbon-Condé, son frère, resté fidèle à la Cour.

Gaspard IV de Coligny meurt après la bataille de Charenton au Château de Vincennes le 9 février 1649.

Mademoiselle observe dans ses Mémoires que l'affliction de Mme de Châtillon fut modérée par l'amitié que son mari avoit pour Mlle de Guerchy, et même dans le combat il avoit une de ses jarretières nouée à son bras.

En février 1649, François VI de La Rochefoucauld est tiré à bout touchant.

Frédéric Maurice de Durfort, Comte de Rozan, est impliqué dans le blocus de Paris au cours duquel il est blessé le 19 février 1649.

Mathieu Molé négocie le Traité de Rueil en 1649.

Michel IV Le Tellier est chargé des négociations avec les princes et participe à la signature du Traité de Rueil le11 mars 1649.

Mathieu Molé évite un affrontement entre les partisans de Louis II de Bourbon-Condé et ceux de Jean-François Paul de Gondi dans l'enceinte même du Palais de justice.

N'obtenant pas la soumission de la capitale, les partis concluent la paix de Saint-Germain le 1 avril 1649. La Cour accorde l'amnistie générale.

Ce n'est qu'un répit.

Frédéric Maurice de Durfort meurt le 1er mai 1649 des suites de ses blessures.

Mazarin revient à Paris le 18 août 1649.

François de Vendôme joue un rôle important pendant la Fronde en 1649.

Jean-François Paul de Gondi négocie en hâte avec Anne d'Autriche un codicille, réservant honneurs et places à lui-même et à ses amis. Malheureusement, Mathieu Molé, président du Parlement de Paris, divulgue le contenu du codicille, faisant ainsi brusquement chuter la popularité de Jean-François Paul de Gondi.


Le Grand Condé par David Teniers le Jeune

La Fronde des princes

Louis II de Bourbon-Condé, Armand de Bourbon-Conti et Henri II de Valois-Longueville Prisonniers

Destruction du château de Verteuil

De 1650 à 1652, la Fronde des princes est une contestation de l'autorité royale par la haute noblesse. Elle va marquer durablement Louis XIV.

En réaction à ces événements, Louis XIV s'appliquera plus tard à affaiblir les membres de la noblesse d'épée en les obligeant à servir comme membres de sa cour en transférant la réalité du pouvoir à une administration très centralisée et à la noblesse de robe.

En 1650, par rivalité avec Mazarin, Louis II de Bourbon-Condé passe du côté des frondeurs, ce qui déchire le cœur de Charlotte-Marguerite de Montmorency.

La Fronde est dès lors codirigée par Armand de Bourbon-Conti, Louis II de Bourbon-Condé et Henri II de Valois-Longueville.

Louis II de Bourbon-Condé, avide de récompenses pour lui et sa clientèle, s'oppose aux appétits du Cardinal.

Anne d'Autriche ne peut que se tourner vers Jean-François Paul de Gondi et sa puissante coterie. Grâce à Charlotte de Lorraine, sa maîtresse, Jean-François Paul de Gondi se retrouve conseiller intime de Gaston de France, oncle du roi. Anne d'Autriche rencontre Jean-François Paul de Gondi au cloître Saint-Honoré. Jean-François Paul de Gondi accepte de faire défection à la Fronde, en échange du chapeau de Cardinal tant convoité.

Sur ordre de Mazarin, Armand de Bourbon-Conti, Louis II de Bourbon-Condé et Henri II de Valois-Longueville sont arrêtés au Palais-Royal le 14 ou 16 ou le 18 janvier 1650 et emprisonné au château de Vincennes, puis au château de Marcoussis et enfin au fort du Havre. Ils resteront 13 mois en détention.

Anne-Geneviève de Bourbon-Condé, Duchesse de Longueville, quitte la France.

Pendant la Fronde, Henri de Lorraine-Guise reste fidèle à la régente, mais il finit par se brouiller avec Mazarin, et se retire en Alsace.

Durant la Fronde des Princes, François VI de La Rochefoucauld joue un rôle important.

Le château de Verteuil est rasé, par mesure de représailles.

Mais François VI de La Rochefoucauld est amnistié en septembre 1650.

Le 25 novembre 1650, après avoir transféré les princes au Havre, hors de portée de Jean-François Paul de Gondi, Mazarin lui refuse la barrette de Cardinal.

De nouveau, Jean-François Paul de Gondi se retourne, entraînant Gaston de France avec lui. Il réclame le renvoi de Mazarin.

Informé qu'Anne d'Autriche va emmener Louis XIV à Saint-Germain où a fui le cardinal, Jean-François Paul de Gondi ameute la foule, qui va au Palais-Royal vérifier que le roi est bien dans son lit.

Deux meneurs surveillent le sommeil royal. Louis XIV ne pardonnera jamais cette humiliation à Jean-François Paul de Gondi.

Antoine II de Nicolaï défend avec énergie l'autorité du roi durant les troubles de la Fronde.

Les princes tentent d'entraîner la chambre des comptes dans leurs intérêts. Antoine II de Nicolaï fait à Louis II de Bourbon-Condé cette fière réponse : Quand un prince, monseigneur, souffre que l'on méprise l'autorité du roi, il instruit les peuples au mépris de lui-même.



Thomas-François de Savoie-Carignan Grand maître de France

Après la disgrâce de Louis II de Bourbon-Condé, Mazarin, qui a besoin de Thomas-François de Savoie-Carignan, lui donne la charge de grand maître de France.



Exil de Mazarin

Libération de Louis II de Bourbon-Condé, Armand de Bourbon-Conti et Henri II de Valois-Longueville

Le 7 février 1651, devant l'union des Frondes et suite à des émeutes, Mazarin s'enfuit, obligé de s'exiler en Allemagne.

Le Parlement vote l'expulsion de Mazarin qui a pris les devants.

Louis II de Bourbon-Condé, Armand de Bourbon-Conti et Henri II de Valois-Longueville sont libérés.

Armand Jean de Vignerot du Plessis se range dans le parti de Louis II de Bourbon-Condé.

Dominique d'Estampes-Valençay est membre du conseil de Louis II de Bourbon-Condé, aux côtés d'Armand de Bourbon-Conti et de François VI de La Rochefoucauld en 1651.

Le 8 février 1651, Anne d'Autriche et le jeune Louis XIV essaient de rejoindre Mazarin en exil mais le peuple envahit le Palais du Louvre et empêche la famille royale de partir.

Officiellement, Nicolas Fouquet, procureur général, instruit contre Mazarin.

En sous-main, il tient Mazarin informé jusqu'à son retour en grâce, via son frère Basile Fouquet, dit l'abbé Fouquet, chef de la police secrète du cardinal.

Mazarin continue de gouverner par l'intermédiaire d'Anne d'Autriche et de fidèles collaborateurs comme Hugues de Lionne et Michel IV Le Tellier.

Adepte du népotisme, Michel IV Le Tellier crée un réseau important de clients qui lui permettront d'asseoir son pouvoir à la cour.

Louis II de Bourbon-Condé devenu incontournable dans la direction de l'État, empêche Armand de Bourbon-Conti, son frère, d'épouser Charlotte-Marie de Lorraine, fille de Claude de Lorraine et de Marie Aimée de Rohan.

Armand de Bourbon-Conti se retire à Pézenas, en Languedoc

François-Henri de Montmorency-Bouteville partage les succès et revers de Louis II de Bourbon-Condé, son cousin pendant la Fronde des Princes.

Claude de Rouvroy se tient à l'écart des affaires politiques, bien qu'il prenne le parti d'Anne d'Autriche et de Mazarin lors de la Fronde.



Exil de Louis II de Bourbon-Condé et François-Henri de Montmorency-Bouteville

En 1651, Louis II de Bourbon-Condé négocie avec Philippe IV d'Espagne et Oliver Cromwell, le Lord Protecteur Anglais.

Louis II de Bourbon-Condé et François-Henri de Montmorency-Bouteville s'exilent aux Pays-Bas espagnols.

Jacques-Henri Ier de Durfort suit le parti de Louis II de Bourbon-Condé.



Sébastien Le Prestre Cadet dans le régiment d'infanterie du prince de Condé

Sébastien Le Prestre est présenté à Louis II de Bourbon-Condé par un oncle maternel qui est dans son état-major.

Probablement vers avril 1651, Sébastien Le Prestre entre comme cadet dans le régiment d'infanterie du prince de Condé.

Il suit l'exemple de nombreux parents et voisins qui suivent les Condé, par fidélité quasi féodale. Les Condés sont gouverneurs de Bourgogne depuis 1631.

En 1651, Le Tellier le présente à son tour au cardinal Mazarin qui lui confie la gestion de sa fortune, l'une des plus importantes du royaume.



Majorité de Louis XIV

Le 7 septembre 1651, le lit de justice déclare la majorité légale du roi, âgé de 13 ans. Tous les grands du royaume viennent lui rendre hommage sauf Louis II de Bourbon-Condé qui, de Guyenne, lève une armée pour monter sur Paris.



Premières armes de Claude de Choiseul en Champagne

Claude de Choiseul prend la place de Louis de Choiseul, son père, en tant que capitaine au régiment de Condé.

En 1652 et 1653, Claude de Choiseul fait ses premières armes en Champagne, où s'affrontent Mazarin et Louis II de Bourbon-Condé.

Claude de Choiseul y gagne la confiance de Louis XIV et devient un de ses principaux officiers.



Bataille de Bléneau

Siège d'Étampes

Exclu des traités de Westphalie, Charles IV de Lorraine reprend la guerre et est en position de menacer Paris en 1652.

Louis II de Bourbon-Condé, à la tête d'une armée espagnole, marche sur Paris.

Louis XIV réussit à persuader Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon de prendre la tête des troupes royales.

Louis II de Bourbon-Condé détruit une partie de l'armée royale à la Bataille de Bléneau le 7 avril 1652.

Charles de Monchy est battu lors de cette bataille.

Louis II de Bourbon-Condé échoue à exploiter sa victoire.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon regroupe ses forces et fait le siège des rebelles à Étampes en mai 1652.



Bataille du faubourg St Antoine

Charles Amédée II de Savoie-Nemours est blessé au combat près de Châtillon.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon poursuit les rebelles jusqu'au faubourg Saint-Antoine à Paris.

Anne-Marie-Louise d'Orléans fait tirer le canon sur les troupes royales pour permettre à Louis II de Bourbon-Condé, son cousin, de se réfugier dans Paris.

Par sa victoire du faubourg St Antoine, le 2 juillet 1652, Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon obtient définitivement le pardon de Louis XIV pour sa participation initiale à la fronde.

Charles Amédée II de Savoie-Nemours est blessé dans ce combat.

François VI de La Rochefoucauld est blessé à la tête par un coup de mousquet. On pense qu'il va perdre les yeux.



Siège de Sainte-Menehould

En novembre 1652, Sébastien Le Prestre expérimente, sur le terrain, ses talents d'ingénieur militaire

Il se trouve impliqué dans le siège de Sainte-Menehould et traverse l'Aisne à la nage sous le feu des ennemis

La ville est prise le 14 novembre 1652 par Louis II de Bourbon-Condé.

Sébastien Le Prestre est promu maistre (sous-officier) dans le régiment de Condé cavalerie.



Soumission de Sébastien Le Prestre

Au début de 1653, alors que Louis II de Bourbon-Condé est passé au service de l'Espagne, Sébastien Le Prestre, lors d'une patrouille, face aux armées royales se rend avec les honneurs. Il n'est pas démonté et on l'autorise à garder ses armes.

Conduit au camp, il comparaît devant Mazarin qui l'interroge et se montre immédiatement séduit par ce Morvandais râblé et trapu, vigoureux, plein de vie, à la vivacité d'esprit et la repartie remarquable.

Le cardinal ministre n'a, semble-t-il, aucune peine à le convertir. Sébastien Le Prestre change de camp.



Retraite de Jacques de Saulx

En 1653, mécontent de partager un commandement avec Henri Charles de La Trémoïlle, Jacques de Saulx prend congé de Louis II de Bourbon-Condé et se retire sur une de ses terres près de Langres.



Siège de Stenay

Sébastien Le Prestre Capitaine

Louis XIV fait mettre le siège devant Stenay, ville au centre du territoire contrôlé par Louis II de Bourbon-Condé.

Le siège, dirigé par Abraham de Fabert d'Esternay, durera 32 jours.

Sébastien Le Prestre est assez sérieusement blessé au neuvième jour du siège.

Rétabli, il est chargé de marquer l'emplacement où le mineur placera sa mine et il est à nouveau blessé par un coup de pierre.

La ville est finalement prise le 6 août 1654, en présence de Louis XIV.

Au lendemain de ce siège, Sébastien Le Prestre est promu capitaine, ce qui lui vaut une solde de 50 livres, que lui versera chaque mois le trésorier des fortifications au titre de sa fonction d'ingénieur ordinaire.



Siège de Valenciennes

Mort de Louis d'Estrées

En 1656, les Français ne parviennent pas à s'emparer du Hainaut.

En juin et juillet 1656, le siège de Valenciennes voit l'affrontement des troupes :

Le siège est dirigé par Henri II de La Ferté-Senneterre.

Sébastien Le Prestre est blessé au début du siège.

Dans son Mémoire pour servir d'instruction à la conduite des sièges, il porte un jugement sévère sur cette opération : Jamais les lignes ne furent plus mal faites et plus mal ordonnées, et jamais ouvrage plus mal imaginé que la digue à laquelle on travailla prodigieusement pendant tout le siège, et qui n'était pas encore achevée lorsqu'on fut obligé de le lever.

Louis d'Estrées meurt devant Valenciennes.

Henri II de La Ferté-Senneterre est fait prisonnier.

Henri II de La Ferté-Senneterre voit sa rançon payée par Louis XIV.

Les Français perdent plusieurs milliers d'hommes.

Louis II de Bourbon-Condé, par sa contre-attaque, reprend Condé-sur-l'Escaut.

Louis II de Bourbon-Condé est près de faire tomber Saint-Ghislain qui est sauvée grâce à l'armée de relève d'Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon.


Bataille des dunes - Au premier plan Turenne sur son cheval - par Charles-Philippe Larivière Plan de la bataille des Dunes avec blocus de la flotte anglaise Jacques de Castelnau-Bochetel - gravure par Robert Nanteuil

Bataille des Dunes

Prise de Dunkerque

Cession de Dunkerque aux Anglais

Jacques de Castelnau-Bochetel Maréchal de France.

Mort de Jacques de Castelnau-Bochetel Marquis de Castelnau

Prise de Bergues

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon marche sur Dunkerque défendue par le marquis de Leyde avec 800 cavaliers et 2 200 fantassins.

Après des détours, il y met le siège devant Dunkerque le 25 mai 1658.

L'archiduc Juan José d'Autriche, soutenu par un corps de gardes suisses aux ordres de Louis II de Bourbon-Condé, fait marcher au secours de la place, arrivant en vue des positions françaises le 13 juin 1658, fatigués, divisés et sans leur artillerie et bagages.

Ayant reçu de bons renseignements de ses éclaireurs, Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon laisse quelques bataillons face à la ville et marche sur l'armée espagnole avec 15 000 hommes.

Très jeune, François-Louis Rousselet participe à cette bataille.

Jacques de Castelnau-Bochetel commande l'aile gauche de l'armée française, assistée d'un contingent anglais, lors de cette bataille.

Nicolas II François de Vaudémont s'illustre avec son fils Charles V de Lorraine durant cette bataille.

L'affrontement à lieu dans les dunes de Leffrinckoucke le 14 juin 1658.

Le centre et la droite de l'archiduc sont enfoncés en un clin d'œil, mais la gauche avec Louis II de Bourbon-Condé, d'abord ébranlée, reprend une brillante offensive.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon peut concentrer sa cavalerie et aidé par les navires anglais repousse les gardes suisses.

Les Franco-Anglais ont perdu 500 hommes, par contre les Espagnols et le corps de Louis II de Bourbon-Condé laissent sur le terrain plus de 6 000 hommes dont 3 à 4 000 prisonniers.

C'est une des premières grandes victoires du jeune Louis XIV.

De retour à Dunkerque, avec ses troupes, Jacques de Castelnau-Bochetel enlève aux Espagnols le fort de Léon et y entame des travaux de consolidation pour s'y maintenir.

Henri Goyon de Matignon participe à la prise de Dunkerque.

Lors d'une inspection de ces travaux le 16 juin 1658, Jacques de Castelnau-Bochetel reçoit une balle de mousquet qui ne ressort pas.

Jacques de Castelnau-Bochetel est fait Maréchal de France le 20 juin 1658 par Louis XIV.

Le 23 juin 1658 Dunkerque, espagnole le matin, française à midi est finalement anglaise le soir, puisque Louis XIV la remet le jour même aux Anglais.

Jacques de Castelnau-Bochetel meurt le 15 juillet 1658 des suites de sa blessure.

Son corps est transporté à Bourges où il est inhumé en l'église des Jacobins.


Entrevue de Louis XIV et de Philippe IV d'Espagne dans l'Île des Faisans en 1659 - On distingue Marie-Thérèse d'Autriche derrière son père Philippe IV Conquêtes de Louis XIV de France sur l'Espagne et l'Empire

Traité des Pyrénées

Retour en France de Louis II de Bourbon-Condé et de François-Henri de Montmorency-Bouteville

Hugues de Lionne est le négociateur du traité des Pyrénées.

Le Traité des Pyrénées est signé entre l'Espagne et la France le 7 novembre 1659.

Il scelle la paix, et met fin à 30 ans de guerre entre la France et l'Espagne.

Il fixe les frontières entre la France et l'Espagne.

Une clause prévoit le mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse d'Autriche, fille de Philippe IV d'Espagne et d'Élisabeth de France.

Hugues de Lionne insiste pour insérer la clause de la dot de 500 000 écus d'or pour Marie-Thérèse d'Autriche en échange du renoncement à ses droits sur la couronne d'Espagne.

Le traité des Pyrénées assure à Louis II de Bourbon-Condé et à François-Henri de Montmorency-Bouteville le pardon royal, proclamé à Aix-en-Provence.

Louis II de Bourbon-Condé, François-Henri de Montmorency-Bouteville et Henri Jules de Bourbon-Condé reviennent alors en France.

Le Quesnoy devient officiellement français par ce traité.

Fort de son alliance française, Alphonse IV d'Este reçoit la ville de Correggio.



Louis II de Bourbon-Condé Duc de Bourbon

Louis II de Bourbon-Condé devient Duc de Bourbon en 1661.



Liaison de Louis II de Bourbon-Condé avec Élisabeth-Angélique de Montmorency-Boutteville

Mariage de François-Henri de Montmorency-Bouteville avec Madeleine Charlotte de Clermont-Tonnerre

François-Henri de Montmorency-Bouteville Duc de Piney-Luxembourg et Pair de France

Louis II de Bourbon-Condé a une liaison avec Élisabeth-Angélique de Montmorency-Boutteville, duchesse de Châtillon, sœur de François-Henri de Montmorency-Bouteville. Elle est connue à la cour pour sa beauté.

Louis II de Bourbon-Condé arrange, en 1661, le mariage de son cousin avec le plus beau parti de France.

François-Henri de Montmorency épouse le 17 mars 1661 Madeleine Charlotte de Clermont-Tonnerre, héritière du duché de Piney-Luxembourg, connu sous le nom de duché de Luxembourg, Princesse de Tingry, Comtesse de Ligny, Baronne de Dangu. Leurs enfants sont :

Ce mariage fait de François-Henri de Montmorency-Bouteville le dux jure uxoris ou Duc de Piney-Luxembourg et un pair de France.



Naissance de François-Louis de Bourbon-Conti

François-Louis de Bourbon-Conti, dit le Grand Conti, naît à Paris le 30 avril 1664, fils d'Armand de Bourbon-Conti et d'Anne Marie Martinozzi.

Il est baptisé le jour de sa naissance en l'église Saint-Sulpice avec pour parrain Louis II de Bourbon-Condé, son oncle, et pour marraine Anne-Geneviève de Bourbon-Condé, sa tante.

Considéré comme un enfant intelligent, il reçoit une excellente éducation et se distingue à la fois par son indépendance d'esprit et par l'agrément de ses manières.



Première partie de la guerre de Dévolution

La guerre de Dévolution qui dure de 1667 à 1668, est déclenchée à la suite de la mort de Philippe IV d'Espagne. C'est la première guerre de Louis XIV.

Suite au mariage entre Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche, fille aînée de Philippe IV d'Espagne, la dot de 500 000 écus n'a pas été payée.

En vertu du droit de dévolution, coutume ancestrale originaire du Brabant, Louis XIV réclame sur les possessions d'Espagne Mons, le Luxembourg, Anvers, Cambrai, le Brabant, Malines, Namur, la Franche-Comté, la Haute-Gueldre et le Limbourg,.

La première partie de la guerre de Dévolution se déroule dans les Pays-Bas espagnols de mai 1667 à août 1667.

Dès mars-avril 1667 Louis XIV débute ses préparatifs militaires en ne les cachant que pour la forme.

Le marquis de Castel-Rodriguo, alerte en vain Madrid sur les intentions du jeune roi quant à la province qu'il gouverne.

En mai 1667 Louis XIV fait parvenir au souverain d'Espagne le Traité des droits de la Reine Très-Chrétienne, sa femme Marie-Thérèse d'Autriche dans lequel il réclame pratiquement tous les Pays-Bas espagnols, un tiers de la Franche-Comté et la moitié du Luxembourg.

Louis XIV prend la tête de l'armée, secondé par Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon.

Peu après Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon se voit confier le commandement de l'armée d'invasion, sous la direction de Louis XIV qui quitte Saint-Germain-en-Laye. L'objectif est de marcher sur Bruxelles.

Louis II de Bourbon-Condé et François-Henri de Montmorency-Bouteville se trouvent sans affectation.

Bernardin Gigault commande plusieurs détachements et est nommé gouverneur du pays d'entre-Sambre-et-Meuse, blessé alors à 8 reprises lors de sièges ou de combats.



Seconde partie de la guerre de Dévolution

La seconde partie de la guerre de Dévolution se déroule de décembre 1667 à mai 1668.

Le 8 décembre 1667, Louis II de Bourbon-Condé obtient du roi le commandement des troupes stationnées à la frontière de la Bourgogne après être resté sans affectation durant la campagne en Flandre.



Conquête du Comté de Bourgogne

Louis XIV ne se laisse pas impressionner et rejoint ses troupes en février 1668.

Charles-Paris d'Orléans prend part à l'expédition en Franche-Comté.

Louis II de Bourbon-Condé prend en un jour Besançon.

François-Henri de Montmorency-Bouteville qui a obtenu un grade de lieutenant général aux cotés de Louis II de Bourbon-Condé, prend en un jour Salins.

La ville de Dôle dans le Jura est prise après un siège de 4 jours. Pratiquement toute la Franche-Comté est ainsi conquise en 3 semaines.



Grâce de Louis II de Bourbon-Condé

Le 21 avril 1671, Louis II de Bourbon-Condé reçoit durant 3 jours Louis XIV alors âgé de 33 ans et les 3 000 membres de la cours de Versailles dans son Château de Chantilly.

Il y fait donner une fête fastueuse et des banquets somptueux organisés par François Vatel.

Louis II de Bourbon-Condé obtient de se réconcilier et d'obtenir la grâce et les faveurs de Louis XIV qui a besoin de son soutien.



Mort d'Anne Marie Martinozzi

Dans son testament, Anne Marie Martinozzi ordonne que l'éducation de ses fils soit confiée à leur tante Anne-Geneviève de Bourbon-Condé et nomme leur oncle, Louis II de Bourbon-Condé, en qualité de tuteur.

Anne Marie Martinozzi meurt le 4 février 1672 d'une attaque d'apoplexie. Elle est inhumée dans l'église Saint-André-des-Arfs, où ses fils lui font bâtir un tombeau par François Girardon, tandis que son cœur est placé chez les carmélites de la rue Saint-Jacques.



Troisième Guerre de Hollande

Troisième Guerre anglo-néerlandaise

Déclaration de guerre de l'Angleterre aux Provinces-Unies

Déclaration de guerre de la France aux Provinces-Unies

La guerre de Hollande de 1672 à 1678 oppose :

Après la guerre de Dévolution, Louis XIV comprend qu'il doit se débarrasser de la Triple alliance de La Haye s'il veut continuer à revendiquer les territoires espagnols, héritage de son beau père Philippe IV d'Espagne.

De plus, malgré les tarifs douaniers français très protectionnistes de 1664 et 1667, les Hollandais sont de redoutables concurrents pour les marchands et fabricants français. Une victoire sur la Hollande permettrait de réduire le problème. Aussi Jean-Baptiste Colbert, responsable de la politique économique, pousse à la guerre.

Il en est de même de Louvois, qui depuis 1670, dirige le secrétariat d'État à la guerre. La guerre contre les Provinces-Unies doit lui permettre de montrer au roi ses talents d'organisateur, voire de s'imposer face aux brillants chefs de guerre comme Louis II de Bourbon-Condé et Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon.

La Troisième Guerre anglo-néerlandaise qui a lieu de 1672 à 1674 est un conflit sous-jacent à la Guerre de Hollande.

Le 28 mars 1672, Charles II Stuart déclare la guerre aux Provinces-Unies.

Le 6 avril 1672, Louis XIV déclare la guerre aux Provinces-Unies.

Louis de Rohan-Guémené participe à cette guerre de Hollande de 1672 à 1673.



Charles-Paris d'Orléans Candidat au trône de Pologne

Prise d'Orsoy, Wesel, Rhinberg, Burick

Franchissement du Rhin au gué Tolhuis

Mort de Charles-Paris d'Orléans

Occupation de Zwolle

Siège de Groenlo

Prise d'Arnheim

Mort d'Alexandre de Choiseul du Plessis-Praslin

Prise de Nimègue

Tentative de négociation des Hollandais avec Louis XIV

Charles-Paris d'Orléans est Duc de Longueville, d'Estouteville, Prince de Neufchâtel et de Valangin, Comte de Dunois et de Saint-Pol.

François de Callières travaille à faire élire Charles-Paris d'Orléans sur le trône vacant de Pologne. Il est près de l'emporter sur son compétiteur, Michel Wiecnowiecki.

En 1672, évitant les Pays-Bas espagnols, les Français entrent dans les Provinces-Unies.

Johan de Witt ne peut empêcher cette invasion.

Le 1er juin 1672, les troupes commandées par Bernhard von Galen, prince-évêque de Münster, contournent les défenses néerlandaises par le sud et envahissent l'est des Pays-Bas, assiégeant les villes d'Enschede, Almelo, Borculo et Groenlo ou Groningue, où les rejoignent les forces de France et de Cologne.

Les forces alliées comportent quelque 100 000 hommes.

Entourée de remparts et de fossés, Groenlo est bien fournie en provisions, et défendue par dix compagnies d'infanterie et une compagnie de cavalerie, soit 600 soldats commandés par le lieutenant-colonel d'infanterie Gustaff Tungel, disposant de 22 canons montés sur des nouveaux affûts.

La ville se rend le 10 juin 1672.

Les troupes de Bernhard von Galen détruisent les plus importantes fortifications de Groenlo. Elles occuperont la ville jusqu'en 1674.

Les alliés se tournent alors sur Deventer et d'autres villes.

Commencent alors ce que les néerlandais appelleront la Rampjaar, la pire année pour la République néerlandaise.

Louis XIV et Louis II de Bourbon-Condé prennent Orsoy, Wesel, la place forte de Rheinberg ou Rhinberg, Burick.

Le dimanche 12 juin 1672, ils passent le Rhin au gué de Tolhuis.

Melchior II de Vogüé participe à la bataille de Wesel et au passage du Rhin.

Charles-Paris d'Orléans passe le Rhin à la nage avec la cavalerie française.

Au sortir de ce fleuve, il attaque un corps retranché au fort de Tolhuis ou Toluys.

Charles-Paris d'Orléans meurt durant ce combat.

Louis Victor de Rochechouart se trouve au passage du Rhin. Son cheval, appelé Jean Le Blanc, fait au milieu du fleuve un faux pas qui faillit renverser son maître dans les flots. Tout beau, Jean Le Blanc, dit tranquillement Vivonne, voudrais-tu faire mourir en eau douce un général des galères ? Au même moment, Louis Victor de Rochechouart reçoit à l'épaule gauche un coup de feu dont il ne guérira jamais, et qui le forcera toujours à porter son bras en écharpe, mais il supportra gaiement cette disgrâce.

Pendant ce temps, François-Henri de Montmorency-Bouteville occupe Zwolle.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon prend Arnheim.

César III Auguste de Choiseul et Alexandre de Choiseul du Plessis-Praslin, son frère aîné, participent à la bataille d'Arnheim.

Alexandre de Choiseul du Plessis-Praslin meurt le 14 juin 1672 tué d'un coup de canon.

César III Auguste de Choiseul prend alors le titre de comte du Plessis-Praslin.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon prend Nimègue.

Mais sur les conseils de Louvois, Louis XIV ne marche pas sur Amsterdam pourtant à portée.

Dès le 16 juin 1672, débordés, les Hollandais envoient des négociateurs qui proposent de céder les villes du Rhin, Maastricht, le Brabant et la Flandre hollandaise avec en sus une indemnité de 10 000 000 de livres.

Mais Louis XIV exige plus de terrain et le rétablissement de la liberté du culte catholique, c'est la rupture.

Le 20 juin 1672, les Hollandais rompent les écluses de Muyden et provoquent l'inondation du pays.

Les Français ne peuvent plus avancer.



Mort de Charles-Paris d'Orléans-Longueville

Lors d'un retour au camp après une soirée de plaisir passée à boire plus que de raison, Charles-Paris d'Orléans-Longueville aperçoit le bateau de Louis II de Bourbon-Condé, son oncle, s'apprêtant à traverser l'Issel.

Désespéré d'être laissé sur la rive et de ne point participer aux prochains combats, Charles-Paris d'Orléans-Longueville crie de la rive qu'on l'attende sinon il se jette à l'eau.

Louis II de Bourbon-Condé qui connait son neveu, donne l'ordre de retourner à terre et prend Charles-Paris d'Orléans-Longueville à bord.

À peine débarqué, Charles-Paris d'Orléans-Longueville se jette à bride abattue sur les ennemis vers Tolhuis aux Pays-Bas et attaque une barrière détenue par un régiment de frisons.

Charles-Paris d'Orléans-Longueville meurt le 12 juin 1672 tombant de cheval percé de 5 à 6 coups.



L'alliance anti-française

L'empereur Léopold Ier de Habsbourg décide de rompre la neutralité promise à Louis XIV.

Léopold Ier de Habsbourg s'allie à Frédéric Guillaume Ier de Brandebourg, le 23 juin 1672.

Léopold Ier de Habsbourg s'allie avec les Provinces-Unies le 25 juillet 1672.

Pour faire face et empêcher la jonction Allemands-Hollandais, Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon est envoyé en Westphalie et Louis II de Bourbon-Condé en Alsace.

Une alliance défensive s'est constituée en septembre 1672 entre :

L'alliance anti-française maintient une armée de 21 000 fantassins et 10 500 cavaliers.


Bataille de Sinsheim

Bataille de Sinsheim

En 1674, favorable à l'alliance autrichienne, Marie-Anne d'Autriche s'allie de nouveau aux puissances Européennes contre la France et s'engage dans la Guerre de Hollande.

L'essentiel des forces françaises est mobilisé :

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon, chargé de contenir les Impériaux, reste en Alsace avec de maigres effectifs.

En désaccord avec la stratégie de Louis XIV, Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon voit dans l'Alsace un lieu hautement stratégique dont il veut à tout prix éviter l'invasion.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon va donc attaquer plutôt que défendre, pour éviter que la guerre ne soit portée en Alsace.

Parti d'Haguenau, Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon passe le Rhin près de Philippsburg, sur un pont de bateaux, avec 6 000 cavaliers et 1 500 fantassins.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon accomplit 160 kilomètres en 5 jours pour rattraper les Lorrains d'Aeneas Sylvius de Caprara (7 000 cavaliers, 2 000 fantassins) et les empêcher de faire leur jonction avec l'armée des Cercles, commandée par Alexandre II Hippolyte Balthazar de Bournonville.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon oblige Aeneas Sylvius de Caprara à combattre, le 16 juin 1674, à Sinsheim ou Sinzheim (au sud-est de Heidelberg).

L'infanterie d'Aeneas Sylvius de Caprara s'aligne le long des haies et des jardins, à l'entrée de la ville.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon déploie ses fantassins et ses dragons à pied.

Ils forcent les avant-postes, traversent l'Elsenz, entrent dans Sinsheim.

Les Impériaux se replient à travers la ville.

Ils se mettent en ligne sur le plateau.

Pour y accéder, les Français doivent gravir un étroit défilé.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon dispose fantassins et dragons dans les haies qui flanquent le défilé, ainsi que dans le château et le vignoble.

La cavalerie française peut s'engager dans le défilé.

Une contre-attaque ennemie est enrayée par les tirs de l'infanterie présente dans le vignoble.

Les Impériaux sont repoussés du plateau.

Ils se retirent.

Il y a 2 000 à 3 000 morts, selon les sources.

La ville est entièrement détruite.

Alexis Bidal, César III Auguste de Choiseul et Édouard François Colbert participent à cette bataille.

Il s'agit pour Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon d'un succès limité, puisque les Allemands finiront tout de même par opérer leur jonction, près de Heidelberg.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon repart aussitôt surveiller le gros de l'armée impériale, stationné sur la Moselle.



Bataille de Seneffe

Durant la guerre de Hollande, Guillaume III d'Orange-Nassau, à la tête d'une armée austro-hispano-hollandaise, mène ses troupes à travers le sud des Pays-Bas espagnols vers le nord de la France.

L'armée française est placée sous le commandement de Louis II de Bourbon-Condé.

Pendant 5 semaines, les deux armées manœuvrent sans s'affronter.

Le 10 août 1674, Guillaume III d'Orange-Nassau se dirige vers Paris afin de forcer l'ennemi au combat.

Le 11 août 1674, Louis II de Bourbon-Condé envoie un détachement d'environ 500 cavaliers pour occuper l'avant-garde hollandaise près du village de Seneffe ou Senef, bloquant ainsi la progression de Guillaume III d'Orange-Nassau.

Avec les 45 000 hommes dont il dispose, Louis II de Bourbon-Condé tente ensuite d'encercler les 60 000 Hollandais.

Les cavaliers parviennent à distraire l'armée hollandaise mais la manœuvre d'encerclement échoue.

Henri Louis d'Aloigny, Jacques Éléonor Rouxel et Camille d'Hostun participent à cette bataille.

Le succès des différentes charges que Victor-Maurice de Broglie fait à la tête de ses troupes lui valent les éloges de Louis II de Bourbon-Condé

Victor-Maurice de Broglie se voit octroyer une compagnie de gendarmes bourguignons comme Capitaine-Lieutenant le 24 août 1674.

Après plus de 10 heures de combat, les 2 armées se retirent, laissant sur le champ de bataille :

Les 2 parties revendiquent la victoire mais, vu les pertes lourdes, il est difficile de désigner un vainqueur.

Pensant les Français affaiblis, Don Juan Domingo Zuniga y Fonseca, Comte de Monterey et gouverneur des Pays-Bas espagnols, tente de reprendre Audenarde.

Mais Louis II de Bourbon-Condé parvient à tenir ses troupes en échec.



Bataille de Salzbach

Mort d'Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon Maréchal de France

Louis II de Bourbon-Condé passe en Alsace

Louis XIV donne de nouveau à Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon le commandement de la campagne de 1675, où il se trouve de nouveau face à un vieil adversaire, Raimondo Montecuccoli.

Pendant 2 mois, tous deux déploient leurs plus beaux dons de manœuvriers.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon est sur le point d'amener son adversaire sur les positions qu'il juge souhaitables pour une bataille décisive.

Juste avant cette ultime bataille, s'adressant à sa jument "Carcasse", Turenne lui aurait dit, selon le mot légendaire: "Tu trembles, Carcasse ? Si tu savais où tu vas, tu tremblerais bien davantage".

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon, Turenne, meurt à la Bataille de Salzbach le 27 juillet 1675 tué par un boulet de canon.

Raimondo Montecuccoli, se serait alors écrié : Il est mort aujourd'hui un homme qui faisait honneur à l'homme !

Le boulet ayant tué Turenne est exposé au Musée de l'Armée à Paris et également au musée Turenne à Sasbach (Allemagne) !

Louis XIV accorde à Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon l'honneur posthume d'être enseveli à la basilique Saint-Denis, avec les rois de France.

Le tombeau sera profané pendant la Terreur (Révolution), en octobre 1793.

Napoléon Ier fera transférer sa dépouille à l'église Saint-Louis des Invalides, nécropole des gloires militaires de la France.

L'armée française bat en retraite et repasse le Rhin.

Louis XIV nomme Louis II de Bourbon-Condé pour remplacer Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon.

Louis II de Bourbon-Condé passe en Alsace pour défendre cette province contre Raimondo Montecuccoli dont il parvient à stopper l'avance.

Louis II de Bourbon-Condé fait lever les sièges d'Haguenau et de Saverne.

Alexis Bidal commande sa compagnie de dragons lors des secours d'Haguenau et de Saverne.

Tourmenté par la goutte, Louis II de Bourbon-Condé se retire à Chantilly pour prendre sa retraite.

Louis XIV reçoit Louis II de Bourbon-Condé en grande pompe en haut du grand escalier de marbre au milieu de toute la cour.

Condé, perclus de rhumatismes, a de la peine à monter et fait un peu attendre Louis XIV.

Alors qu'il présente des excuses, le roi lui dit avec politesse : Mon cousin, quand on est chargé de lauriers comme vous, on ne peut marcher que difficilement.



Disgrâce de François de Créquy

Bataille de Consarbrück

Bataille de Philippsburg

François de Créquy Prisonnier

François de Créquy ne veut pas servir sous les ordres d'Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon et il est disgracié.

En 1675 après le mort de Turenne et le retrait de Louis II de Bourbon-Condé, François de Blanchefort de Créquy de Bonne revient en service.

En août 1675, François de Blanchefort de Créquy de Bonne est battu par Charles IV de Lorraine au pont de Consarbrück ou Consarbruck ou Konz ou Konzer Brucke et à Philippsburg.

Jacques Éléonor Rouxel est blessé et fait prisonnier lors de cette bataille.

En septembre 1675, François de Créquy se laisse enfermer dans Trèves où il est fait prisonnier.



Reconstruction de L'abbaye Notre-Dame de Beauvoir

À l'époque de la fronde, lors de combats opposant Louis II de Bourbon-Condé à Louis XIV, une partie de l'abbaye Notre-Dame de Beauvoir est détruite.

En 1676, Louis XIV nomme Marie Chauvelin de Richemont Abbesse de Beauvoir.

Elle doit-être considérée comme la seconde fondatrice de l'abbaye de Beauvoir.

L'abbaye Notre-Dame de Beauvoir est reconstruite par Marie Chauvelin de Richemont à partir de 1676.

Ces travaux changent sans doute son apparence par des ouvertures plus grande, mais, semble-t-il, ne modifié pas son implantation au sol et sa disposition.



Affaire des sonnets

L'Affaire des sonnets désigne un échange de sonnets qui eut lie entre les ennemis et les amis de Racine durant la cabale contre Phèdre et Hippolyte en 1677.

On attribue la paternité du sonnet qui déclenche les hostilités à Philippe-Julien Mancini.

C'était une maligne et spirituelle analyse, aussi exacte que peut l'être une parodie.

Le premier tercet, à propos duquel la lutte prend le plus de vivacité,

L'affaire prend fin par l'intervention de Louis II de Bourbon-Condé, qui déclare hautement mettre Boileau et Racine menacés sous sa protection.


Marie Anne de Bourbon - Princesse de Conti

Mariage de Louis Armand Ier de Bourbon-Conti avec Marie Anne de Bourbon

Louis II de Bourbon-Condé, soucieux de rentrer en grâce, ne se retient pas de proposer au roi l'aîné de ses neveux, prince du sang, orphelins dont il a la charge.

Louis Armand Ier de Bourbon-Conti épouse à Saint-Germain-en-Laye le 16 janvier 1680 Marie Anne de Bourbon.

Marie Anne de Bourbon devient princesse de Conti.

C'est le premier mariage entre un prince du sang et un enfant naturel du Roi.

À cette occasion, Louis XIV consent à sa fille une dot d'un million de livres.

Il sait également qu'en mariant sa fille légitimée à un prince du sang, il déshonore pour longtemps les membres des branches cadettes de la famille royale qui se sont révoltées pendant sa minorité...

Après une nuit de noces catastrophique, le mariage restera stérile.

Louis Armand Ier de Bourbon-Conti, amoureux éconduit par sa propre épouse, est la risée de la cour.

Il quitte alors la dévotion et se réfugie dans la débauche puis part combattre les Turcs en Hongrie.


Conquêtes de Louis XIV de France sur l'Espagne et l'Empire

Louis II de Bourbon-Condé Comte de Charolais

Louis II de Bourbon-Condé devient Comte de Charolais en 1684.



Louis III de Bourbon-Condé et François-Louis de Bourbon-Conti Chevalier du Saint-Esprit

Louis III de Bourbon-Condé devient Chevalier du Saint-Esprit le 2 juin 1686.

Le 2 juin 1686, sur les instances de Louis II de Bourbon-Condé, son oncle, Louis XIV confère à François-Louis de Bourbon-Conti la qualité de Chevalier du Saint-Esprit avec les autres princes du sang.


Henri Jules de Bourbon-Condé

Mort de Louis II de Bourbon-Condé

Henri Jules de Bourbon-Condé Prince de Condé et Duc de Montmorency

Louis II de Bourbon-Condé finit sa vie dans son château de Chantilly, entouré de musiciens et de poètes, cultivant les lettres et conversant avec Jean Racine, Boileau et Molière.

Louis II de Bourbon-Condé meurt à Fontainebleau le 11 décembre 1686.

Toute sa vie, Louis de Condé avait été l'âme du parti libertin. Voltaire lui reproche comme un signe de sénilité sa conversion au parti dévot les deux dernières années de sa vie. En effet, signe non-équivoque de cette conversion, Jacques-Bénigne Bossuet prononce sur son cercueil une oraison funèbre qui est restée un chef-d'œuvre du genre : Oraison funèbre de très haut et très puissant prince Louis de Bourbon.

Henri Jules de Bourbon, son fils, lui succède comme 5e prince de Condé et troisième Duc de Montmorency sous le nom de Henri III de Bourbon-Condé.

Il s'installe à Chantilly.

Très instruit, Henri Jules de Bourbon-Condé poursuivit l'œuvre de son père à Chantilly.



Mariage de François-Louis de Bourbon-Conti avec Marie-Thérèse de Bourbon-Condé

Ce mariage se fait avec la permission de Louis XIV et une dispense du Pape Innocent XI, en raison de la parenté proche.

François-Louis de Bourbon-Conti épouse à Versailles le 28 juin 1688 Marie-Thérèse de Bourbon-Condé (1666-1732), fille de Henri Jules de Bourbon-Condé (1643-1709), son cousin, 5e prince de Condé et de la Princesse Palatine Anne de Bavière (1648-1723). Leurs enfants sont :

Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, petite-fille de Louis II de Bourbon-Condé, l'aime passionnément, mais lui, homosexuel notoire, s'intéresse fort peu à elle.


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