Listes Recherche par nom de personne, de lieu,... Recherche par Année Carte

Page précédente Accueil du site Mode d'emploi Nous écrire



De l'année à l'année
Sans mise en forme










Événements contenant la ou les locutions cherchées



579 événements affichés, le premier en 780 - le dernier en 1949



Fondation de l'abbaye de Münsterschwarzach

Une communauté religieuse féminine est fondée vers 780 par Fastrade de Franconie, sous le patronage du Saint-Sauveur, de la Vierge Marie et de sainte Félicité.

Les abbesses étaient choisies dans la famille carolingienne; la première étant Théodrade, fille de Charlemagne et de Fastrade de Franconie, la dernière Berthe, la fille de Louis II le Germanique.



Mariage de Welf Ier de Bavière avec Heilwige de Saxe

Welf Ier de Bavière épouse vers 794 Heilwige de Saxe, fille de Widukind Ier de Saxe et de Théodrade de Herstal. Leurs enfants sont :



Mort de Theudelinde de Sens

Mariage de Louis Ier le Pieux avec Ermengarde de Hesbaye

Theudelinde de Sens meurt en 794.

Louis Ier le Pieux épouse en 794 Ermengarde de Hesbaye. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis II le Germanique

Louis II le Germanique, dit aussi le Pieux ou le Vieil, naît en 805 ou 806, fils de Louis Ier le Pieux et d'Ermengarde de Hesbaye..



Ordinatio Imperii

Lothaire Ier Roi des Francs

Pépin Ier d'Aquitaine Roi d'Aquitaine

Louis II le Germanique Roi de Bavière et de l'Ostmark.

Louis Ier le Pieux tente dans un premier temps de préserver l'essentiel de son héritage.

Par un texte connu sous le nom d'Ordinatio imperii, en juillet 817, Louis Ier le Pieux associe ses 3 fils en partageant l'héritage entre eux:

En cas de décès des 2 rois, leurs fils hériteraient.

En cas de décès de Lothaire Ier, l'un de ses frères lui succèderait.

Pépin Ier d'Aquitaine assisté de ses parents Gérard, Comte d'Auvergne, et de Bernard de Septimanie, Comte de Toulouse, commet rapidement de nombreuses maladresses, écartant et disgraciant des seigneurs locaux.



Mariage de Lothaire Ier avec Ermengarde de Tours

Lothaire Ier épouse à Thionville en octobre 821 Ermengarde de Tours, fille d'Hugues le Peureux et d'Ava de Morvois d'Alsace. Parmi leurs 8 enfants dont 3 fils, sitons :



Naissance de Louis II le Jeune

Louis II le Jeune naît vers 822 ou en 825, fils de Lothaire Ier et d'Ermengarde de Tours.



Mariage de Louis II le Germanique avec Emma de Bavière

Louis II le Germanique Roi de Bavière

Louis II le Germanique épouse en 827 Emma de Bavière, fille de Welf Ier de Bavière et d'Heilwige de Saxe. Leurs enfants sont :

Louis II le Germanique devient Roi de Bavière en 827.



Naissance de Carloman Ier de Bavière

Carloman Ier de Bavière naît en 828 ou en 830, fils de Louis II le Germanique et d'Emma de Bavière.



Naissance d'Hildegarde de Bavière

Hildegarde de Bavière naît en 828, fille de Louis II le Germanique et d'Emma de Bavière.



Mariage de Gui Ier de Spolète avec Adélaïde d'Italie

Gui Ier de Spolète épouse en 829 Adélaïde d'Italie, fille de Pépin Ier d'Italie et d'Ingeltrude d'Autun de Toulouse.

Leurs enfants sont :


Lothaire Ier chef de la résistance

Rébellion de Lothaire Ier, Pépin Ier d'Aquitaine et Louis II le Germanique contre Louis Ier le Pieux

Louis Ier le Pieux prisonnier

Judith de Bavière et Charles II le Chauve otages

La Loire moyenne est le principal théâtre des guerres durant 5 ans à partir de 830.

Lothaire Ier s'instaure chef de la résistance, soutenu par son frère Pépin Ier d'Aquitaine.

Hugues le Peureux et son frère Mainfroi d'Orléans (Les Etichonides) sont pour Lothaire Ier.

Lothaire Ier est marié à Ermengarde de Tours, fille d'Hugues le Peureux.

Leurs adversaires, soutenant l'Empereur Louis Ier le Pieux, sont les fils de Guillaume Ier le Grand :

En 830, Pépin Ier d'Aquitaine et Louis II le Germanique capturent leur père qui promet de ne plus rien faire sans l'accord de ses fils.

Ils veulent tonsurer leur père mais Lothaire Ier s'y oppose.

Heribert ou Herbert, fils de Guillaume Ier le Grand, est aveuglé sur ordre de Lothaire Ier en 830.

Lambert Ier de Nantes prend en otage Judith de Bavière, ainsi que Charles II le Chauve, et les enferme à l'abbaye de Sainte-Croix de Poitiers.

Bernard de Septimanie s'enfuit à Barcelone.

Lothaire Ier entreprend de restaurer le gouvernement et annule le partage qui favorisait Charles II le Chauve.

Pépin Ier d'Aquitaine et Louis II le Germanique sont lésés.

Hilduin de Saint-Denis prend le parti des princes, en particulier de Charles II le Chauve contre Louis Ier le Pieux.

Hilduin de Saint-Denis perd le bénéfice de ses abbayes et est banni.

Il s'enfuit d'abord à Paderborn puis rejoint l'abbaye de Corvey (près d'Höxter sur la Weser), où il est enfermé sur ordre de Louis Ier le Pieux.

En réalité, l'abbé Warin le reçoit généreusement.

En retour, Hilduin de Saint-Denis lui remet des reliques de Saint Vit, qui feront par la suite l'objet d'une vénération particulière à Corvey.

Avant 831, Hilduin de Saint-Denis regagne la faveur de Louis Ier le Pieux.

Hilduin de Saint-Denis retrouve la direction de l'abbaye de Saint-Denis, qu'il réforme.



Reprise du pouvoir par Louis Ier le Pieux

En 831, Louis Ier le Pieux reprend le pouvoir en utilisant Pépin Ier d'Aquitaine et Louis II le Germanique qui trahissent Lothaire Ier pour mieux hériter.

Judith de Bavière et Charles II le Chauve sont rendus à Louis Ier le Pieux.



Rébellion de Lothaire Ier

Exil de Lothaire Ier

Pépin Ier d'Aquitaine et Louis II le Germanique se rebellent pour occuper la première place du royaume.

Ils sont vaincus par leur père.

Judith de Bavière envisage de partager son empire entre Charles II le Chauve et Lothaire Ier, ayant évincé Pépin Ier d'Aquitaine et Louis II le Germanique.



Le Champ du Mensonge

Louis Ier le Pieux déposé

Louis Ier le Pieux, Charles II le Chauve et Judith de Bavière prisonniers

Mais Lothaire Ier se révolte.

Ses frères se rallient à lui.

Lothaire Ier demande à Grégoire IV d'arbitrer le conflit entre son père et lui.

Près de Colmar, en un lieu qui sera appelé Le Champ du Mensonge (Lügenfeld), Louis Ier le Pieux, en mauvaise posture, est déposé par ses fils :

Ils sont mécontents du partage successoral.

En 833, devant l'assemblée de Soissons, Louis Ier le Pieux est déposé et enfermé avec Charles II le Chauve.

Judith de Bavière est enfermée à Tortona en Italie.

Grégoire IV séjourne à Colmar en juillet 833.



Naissance de Gisèle Carolingien

Gisèle Carolingien naît en 833, fille de Louis II le Germanique et d'Emma de Bavière.



Révolte de Eudes Ier d'Orléans et de Guillaume de Blois

Mort d'Eudes Ier d'Orléans

Mort de Guillaume de Blois

Guillaume d'Orléans Comte d'Orléans

Après la seconde déposition de Louis Ier le Pieux en 834, Eudes Ier d'Orléans et Guillaume de Blois soulèvent les contrées de la Loire en faveur de Louis Ier le Pieux et marchent contre Mainfroi d'Orléans et Lambert II de Nantes.

Ces derniers sont vainqueurs quelque part en Touraine.

Eudes Ier d'Orléans et Guillaume de Blois sont tués ainsi que l'Abbé de Marmoutiers et de nombreux fidèles de l'Empereur.

Guillaume d'Orléans devient Comte d'Orléans.

Louis Ier le Pieux est replacé sur le trône le 1er mars 834.

L'Empereur lève une nouvelle armée et ses deux fils Pépin Ier d'Aquitaine et Louis II le Germanique se rallient à lui.



Naissance de Louis III le Jeune

Louis III le Jeune naît en 835, fils de Louis II le Germanique et d'Emma de Bavière.



Naissance de Charles III le Gros

Charles III le Gros naît à Neidingen en 839, fils de Louis II le Germanique et d'Emma de Bavière.



Assemblée de Worms

En 839, Louis Ier le Pieux se réconcilie avec Lothaire Ier.

Le royaume est de nouveau partagé :

Louis II le Germanique, se sentant lésé, tente de se rebeller mais s'enfuit rapidement.



Prise de la Germanie par Louis II le Germanique

Mort de Louis Ier le Pieux

Lothaire Ier Empereur d'Occident

Louis II le Germanique, voyant Judith de Bavière se rapprocher de l'ambitieux Lothaire Ier, pense que ce rapprochement entre deux ennemis mortels a pour but de l'exclure de l'héritage.

Il se saisit donc de ce qui devait lui revenir et prend les armes contre Louis Ier le Pieux et s'empare, en 840 :

Ainsi on ne lui objectera pas plus tard les prétendues dispositions que l'empereur aurait faites à sa mort.

Il se crée lui-même Roi de Germanie.

Louis II le Germanique hâte ainsi la mort de son père.

Louis Ier le Pieux meurt à sur une île du Rhin à Ingelheim-Am-Rhein près de Mayence le 20 juin 840.

Lothaire Ier devient Empereur d'Occident en 840.

Louis II le Germanique et Charles II le Chauve refusent de reconnaître Lothaire Ier comme suzerain.

Lothaire Ier désire subordonner :

Il envisage de les combattre et de les vaincre séparément.

Hilduin de Saint-Denis rejoint le camp de Lothaire Ier, l'aîné, qu'il suit à Cologne et à Prüm.

Dès juillet 840, Lothaire Ier arrive en Francie avec une véritable armée et s'enfonce dans les terres de Charles II le Chauve : Reims, la Meuse.

Lothaire Ier essaie de soudoyer les vassaux de Charles II le Chauve et reçoit l'appui des Grands, dont les Bretons et les Aquitains.

Nominoë entre en rébellion contre Charles II le Chauve, Roi de Francie.

Charles II le Chauve revenant d'Aquitaine sillonne son royaume : Tours, Orléans, Quierzy...

Avant l'hiver la situation est telle que Charles II le Chauve négocie avec Lothaire Ier une trêve.

Il lui envoie une assemblée l'exhortant à respecter les dernières volontés de Louis Ier le Pieux.

Charles II le Chauve en profite pour se rapprocher de Lambert II de Nantes et de ses partisans au Mans.



Bataille de Fontenay-en-Puisaye

Mort de Gérard Ier de Vergy Comte d'Auvergne

Mort de Gui de Vannes

Mort de Ricouin Préfet de la marche de Bretagne

En 841, Charles II le Chauve et Louis II le Germanique se promettent assistance.

Lothaire Ier marche vers Louis II le Germanique qui fuit en Bavière.

Charles II le Chauve et Louis II le Germanique se dirigent l'un vers l'autre, avec les renforts de Judith de Bavière et se rejoignent à Auxerre.

Ils demandent à négocier avec Lothaire Ier mais celui-ci attend l'arrivée de Pépin II d'Aquitaine pour les attaquer.

L'affrontement a lieu à Fontenay-en-Puisaye ou Fontonoy-en-Puisaye, près d'Auxerre, le 25 juin 841.

Baudouin Ier Bras-de-Fer et Girard II de Paris participe à la bataille, dans le camp de Lothaire Ier.

Charles II le Chauve doit sa victoire à Guérin de Provence.

Lothaire Ier vaincu est obligé de fuir et continue malgré tout à tenter d'attaquer séparément ses frères.

Girard II suit sans aucun doute Lothaire Ier à Aix.

Gérard Ier de Vergy, Comte d'Auvergne, Gui de Vannes, Ricouin, préfet de la marche de Bretagne, meurent lors de la bataille.

Pépin II d'Aquitaine abandonne Lothaire Ier.



Mariage de Charles II le Chauve avec Ermentrude d'Orléans

Couronnement d'Ermentrude d'Orléans

Adalard de Fézansac incite Charles II le Chauve à épouser la fille de sa sœur Engeltrude de Fézensac.

Charles II le Chauve épouse au Palais de Quierzy ou à à Crécy-en-Ponthieu ou Crécy sur Oise le 13 décembre 842 Ermentrude d'Orléans, fille d'Eudes Ier d'Orléans et d'Engeltrude de Fézensac.

Leurs enfants sont :

Ermentrude d'Orléans est couronnée à Saint-Médard de Soissons.


Serment de Strasbourg

Serment de Strasbourg

Le 14 février 842, à Strasbourg, probablement dans la Cathédrale carolingienne de Strasbourg, Louis II le Germanique et Charles II le Chauve s'allient contre leur frère aîné Lothaire Ier et se prêtent serment d'assistance mutuelle :

En prêtant un double serment devant leurs armées, Charles II le Chauve et Louis II le Germanique, sans s'en rendre compte, renforcent le pouvoir des Grands, en ayant associé les troupes et les nobles à leur victoire sur Lothaire Ier.

Le serment est repris par les soldats présents dans leur langue habituelle.

C'est que les habitants du "Regnum francorum" (le royaume des Francs) ont pratiquement oublié le latin et commencent à se distinguer par leurs idiomes selon qu'ils se trouvent à l'ouest ou à l'est de la Meuse.

Ce grand moment de l'Histoire occidentale, qui voit l'émergence des langues européennes, nous a été rapporté par e chroniqueur Nithard, mort en 844, dans son Histoire des fils de Louis Ier le Pieux.

Cette miniature montre Charles II le Chauve béni par la main de Dieu, avec à ses pieds la personnification des principales provinces de son royaume.

Elle est extraite du Codex aureus ou Évangile de saint Emmeran de Rastibonne (Bibliothèque de Munich).

Une assemblée d'évêques décide que Lothaire Ier n'est plus apte à régner et partage son royaume entre Charles II le Chauve et Louis II le Germanique.

Pendant ce temps :

Les Grands sont mécontents.

Les deux frères regrettent d'avoir spolié Lothaire Ier alors que Louis Ier le Pieux avait partagé son royaume entre tous.


Le royaume franc après le Traité de Verdun Louis II le Germanique Charles II le Chauve Charles II le Chauve Charles II le Chauve

Traité de Verdun

Lothaire Ier Empereur d'Occident

Lothaire Ier Roi de Francia Média

Louis II le Germanique Roi de Francia orientalis

Charles II le Chauve Roi de Francia occidentalis

Charles II le Chauve, Louis II le Germanique et Lothaire Ier négocient afin de partager le royaume en 3 parts égales.

En août 843, le conflit entre les trois frères s'achève provisoirement par un compromis : le traité de Verdun.

Lothaire Ier, l'aîné, garde le titre, purement honorifique, d'empereur d'Occident et se contente de la partie centrale de l'empire, la Francia Média.

La Lotharingie, le domaine de Lothaire Ier consiste en une frange de territoires étirée des bouches de l'Escaut à la plaine du Pô, en Italie, en passant par le couloir rhénan et le sillon rhodanien.

Après moult déformations, le nom de Lotharingie deviendra ... Lorraine.

La Provence et la Bourgogne Transjurane sont englobées à la Lotharingie qui suscite la convoitise de ses deux puissants voisins : la Francie occidentale et la Francie orientale.

L'un des vassaux le plus important du roi est Hucbert d'Arles, Marquis de Transjurane, frère de Theutberge de Bourgogne, épouse de Lothaire II de Lotharingie.

Les comtés de la Haute-Bourgogne, c'est à dire Portois, Varais, Escuens, Amous et Ajoie sont incorporés dans le royaume de Lotharingie.

Louis II le Germanique devient Roi de Francia orientalis ou Roi de Germanie.

Son domaine comporte la Bavière, la Carinthie et la Saxe.

Adalard de Fézansac suit alors Louis II le Germanique en Francie Orientale.

Charles II le Chauve a la Francia occidentalis, future France.

Son royaume est délimité entre la Meuse, la Saône, les Cévennes et les Pyrénées.

Il doit son surnom au fait qu'il se soit fait rasé le crâne lors d'une cérémonie religieuse en signe de soumission à l'église, à l'encontre de la tradition franque exigeant que le roi ait les cheveux longs.

Suite au traité de Verdun, Eudes Ier de Troyes-Robertien et Robert IV de Hesbaye, possessionné en Austrasie, quittent leurs biens pour rejoindre Charles II le Chauve.



Enfants de Théodoric de Vergy

Mariage de Bivin de Vienne avec Richilde d'Arles de Bourgogne

Théodoric de Vergy ou d'Ardennes est le conseiller du roi Charles II le Chauve, le Chambellan de Louis II le Bègue, il est tuteur de Louis III de France et de Carloman II de France.

Il aurait eu pour enfants :

Les historiens sont d'accord sur le fait que Richard le justicier, Boson V de Provence et Richilde d'Ardennes soient frères et sœurs.

Mais ils divergent sur leurs parents.

Bivin de Vienne épouse en 844 Richilde d'Arles de Bourgogne.

Leurs enfants sont :



Louis II le Jeune Roi d'Italie

Louis II le Jeune, fils aîné de Lothaire Ier, est associé par son père au royaume d'Italie en 844.

Il est envoyé à Rome pour y faire respecter l'autorité impériale.

Il est sacré par le pape Serge II.



Campagne de Louis II le Jeune contre les Sarrasins

Les musulmans ont été introduits dans le duché de Bénévent par deux princes rivaux et, y font des progrès effrayants.



Bataille de Gaëte

Les Sarrasins défont les troupes de Louis II le Jeune, en 845, près de Gaëte.



Mariage de Eudes Ier de Troyes-Robertien avec Wandilmodis

Eudes Ier de Troyes-Robertien épouse Wandilmodis ou Wandelmodis, fille d'Aléran de Troyes, Comte de Troyes.

Leurs enfants sont :



Naissance de Louis II le Bègue

Louis II, dit le Bègue ou le Fainéant, naît le 1er novembre 846, fils de Charles II le Chauve et d'Ermentrude d'Orléans.

Comme l'indique son surnom, Louis II bégaie, ce qui l'empêche de s'exprimer en public et nuit à son autorité.



Bataille de Bénévent

Louis II le Jeune à son tour remporte, en 848, une grande victoire sur eux près de Bénévent. En même temps, il rétablit la paix dans ce grand duché en le divisant entre les deux compétiteurs.



Naissance d'Adélaïde de Frioul

Aélis de Paris ou Adélaïde de Frioul naît entre 850 et 853, fille :

Elle est l'arrière petite-fille du comte Bégon de Paris et d'Alpaïs.

Alpaïs pourrait être fille du roi Louis Ier le Pieux ou selon certaines sources beaucoup plus sûres une fille illégitime de Charlemagne et de l'une de ses nombreuses concubines.

Si Alpaïs n'est ainsi pas la fille de Louis Ier le Pieux, Adélaïde de Frioul est nièce de Charles II le Chauve et cousine de son fils, Louis II le Bègue.

Si Alpaïs est une fille illégitime de Charlemagne, Adélaïde de Frioul est une demi-sœur de Charles II le Chauve et tante de Louis II le Bègue.



Louis II le Jeune associé à l'empereur d'Italie

Louis II le Jeune est associé à l'empire par Lothaire Ier en 850.



Mort de Gauzbert Comte du Maine

L'exécution du Comte du Maine Gauzbert (le frère de Bilchilde épouse de Ramnulf) mécontente les grandes familles Comtales qui au début des années 850 font appel à Louis II le Germanique.



Mariage de Louis II le Jeune avec Engelberge de Spolète

Louis II le Jeune épouse le 5 octobre 851 Engelberge de Spolète. Leurs enfants sont :



Naissance d'Ermengarde d'Italie

Ermengarde d'Italie, dite d'Occident, naît en 852, fille de Louis II le Jeune et d'Engelberge de Spolète.



Expédition de Louis II le Jeune en Aquitaine

Mort de l'Évêque Ebroin

Évasion de Pépin II d'Aquitaine

Devant l'impassibilité royale, Robert IV de Hesbaye se rebelle et appelle à son secours Louis II le Germanique qui lui envoie son fils Louis le Jeune en 854 avec une armée pour s'approprier l'Aquitaine

L'Évêque Ebroin, toujours partisan de Charles II le Chauve, est tué lors d'une émeute. Ramnulf Ier de Poitou prend alors la direction effective du Comté de Poitou.

L'évasion de Pépin II d'Aquitaine engendre le ralliement et la mobilisation de ses fidèles contre Charles II le Chauve qui est chassé de ce royaume et déchu de sa couronne.

Cependant, la maladresse de Pépin II d'Aquitaine et son incapacité à exercer un bon gouvernement le privent rapidement de tous ses soutiens.


Lothaire II de Lotharingie Lothaire II de Lotharingie

Abdication Lothaire Ier

Traité de Prüm

Mort de Lothaire Ier

Louis II le Jeune Empereur d'Occident

Louis II le Jeune Roi d'Italie

Lothaire II de Lotharingie Roi de Lotharingie

Charles de Provence Roi de Provence ou de Bourgogne Cisjurane

Girard II de Paris Précepteur de Charles de Provence et Régent du royaume de Provence

À la fin de sa vie, Lothaire Ier comble les abbayes de Murbach, de Lièpvre, d'Erstein, de Saint-Étienne à Strasbourg et de Munster.

En 855, Lothaire Ier abdique et convoque ses grands vassaux.

Selon la tradition germanique, par le traité de Prüm, il partage ses possessions entre ses fils, en leur présence pour éviter tous troubles au moment de la vacance du trône.

Ce dernier domaine va s'appeler la Lotharingie, nom issu du latin Lotharii Regnum, le royaume de Lothaire.

Puis Lothaire Ier s'enferme dans l'abbaye de Prüm.

Lothaire Ier meurt à Prüm le 29 septembre 855.

Les frères de Lothaire Ier, Charles II le Chauve et Louis II le Germanique, s'emparent et se partagent une partie des possessions de Lothaire Ier. Le reste est partagé comme prévue entre les fils de Lothaire Ier.

Louis II le Jeune l'aîné demeure empereur d'Occident et Roi d'Italie.

Lothaire II de Lotharingie est couronné premier Roi de Lotharingie en 855.

Son territoire est situé entre la Meuse et le Rhin allant des Vosges à la Frise, comprenant notamment la future Lorraine et le futur Brabant. Il fixe sa capitale à Metz. Les comtés de Haute Bourgogne sont légués à Lothaire II de Lotharingie.

Lothaire II de Lotharingie, après avoir reçu le serment de fidélité de ses nouveaux sujets, va, à Francfort, voir son oncle Louis II le Germanique, dont il désire se faire un appui.

Charles de Provence hérite du royaume de Provence, appelée aussi Bourgogne Cisjurane. Ses territoires s'étendent de la Méditerranée à la Bourgogne actuelle, en incluant la Provence, Lyon et la Suisse.

Mais Charles de Provence n'est qu'un enfant et il est épileptique. Le véritable maître du royaume est son précepteur Girard II de Paris qui agit en régent du royaume.

Les velléités d'indépendance de la Provence en 848 expliquent peut-être quelques années plus tard l'apparition de ce royaume de Provence.



Rencontre de Louis II le Jeune, Lothaire II de Lotharingie et Charles de Provence

Lothaire II de Lotharingie se rend ensuite à Orbe, en Bourgogne Transjurane, pour régler avec ses frères quelques contestations qui se sont déjà élevée entre eux.



Mort du Léon IV Pape

Benoît III Pape

Anastase Antipape

Léon IV meurt le 17 juillet 855. Il est fait Saint.


Construction de la cité léonine

Pour protéger l'ensemble des constructions religieuses de la menace d'invasion des Sarrasins, Léon IV fait élever un rempart, de 3 kilomètres de tour, de tuf et de brique, haut de 12 m, qui s'appuyait au mausolée d'Hadrien (château Saint-Ange), courant au Sud-ouest jusqu'à une tour adossée à la colline et qui subsiste encore, pour de là se rabattre sur le Tibre. Cet ensemble deviendra la Cité Léonine, un quartier de Rome qui s'étend sur la rive droite du Tibre, au pied de la colline du Vatican. Le rempart était percé de 3 portes : Porta Castelli, Sancti Peregrini et Saexonum.

Benoît III est élu 104e Pape et est couronné le 29 septembre 855 malgré l'opposition de Lothaire II de Lotharingie et de Louis II le Jeune.

Adrien II refuse le pontificat. Anastase III est antipape en 855 contre Benoît III.



Mariage de Léopold de Bavière avec Hildegarde de Bavière

Léopold de Bavière épouse Hildegarde de Bavière, fille de Louis II le Germanique et d'Emma de Bavière.



Mort de Waltbert de Saxe Comte de Ringelheim

Waltbert de Saxe meurt en 856.

Waltbert de Saxe reçoit des terres de Louis II le Germanique.

Waltbert de Saxe et Aldburge fonde une église à Wildeshausen en Basse-Saxe.



Louis II le Bègue Comte du Mans

Révolte des grands d'Aquitaine contre Charles II le Chauve

En 856, Charles II le Chauve donne à son fils Louis II le Bègue une sorte de vice-royauté sur une Marche à l'est de la Bretagne entre la Seine et la Loire pour défendre le pays contre les Vikings, les Bretons et les Aquitains. Louis II le Bègue devient Comte du Mans.

Mais la présence dans le Maine de l'héritier du trône, Louis II le Bègue, réduit considérablement l'autonomie et le pouvoir des comtes de cette région. C'est le soulèvement général des Grands, dont Eudes Ier de Troyes-Robertien et Robert IV de Hesbaye.

Les Comtes du centre ouest sont pour la plupart apparentés à la femme de Charles II le Chauve, Ermentrude d'Orléans.



Projet avorté de mariage de Louis II le Bègue avec une fille d'Erispoë

Charles II le Chauve entreprend de sceller une alliance avec Erispoë pour faire cesser les raids bretons contre le royaume. Erispoë est marié à Marmohec de Poher et a un fils nommé Conan et une fille. En 856, est négocié le mariage de Louis II le Bègue, fils de Charles II le Chauve, avec la fille d'Erispoë contre une restitution de terres. Le projet n'aboutit pas.


Nicolas Ier Pape

Mort du Pape Benoît III

Nicolas Ier Pape

Anastase III Chancelier pontificale

Benoît III meurt en 858.

Benoît III établit en Angleterre le denier de Saint Pierre.

Adrien II refuse à nouveau le pontificat. Nicolas Ier, dit le Grand, est élu 105e pape le 24 avril 858 grâce à l'appui de l'empereur Louis II le Jeune.

Anastase III est nommé par Nicolas Ier à la Chancellerie pontificale dont il devient un des plus brillants rédacteurs.



Invasion de la Francia occidentalis par Louis II le Germanique

En 858, Adalard de Fézansac offrent la couronne à Louis II le Germanique. Répondant à cet appel, Louis II le Germanique envahit la Francia occidentalis.

Charles II le Chauve se trouve dans une situation désespérée puisque abandonné par l'ensemble de son aristocratie qui le méprise, et ne disposant d'aucun soutien ni de ressources financières suffisantes.

Échard de Mâcon participe à la révolte des grands du royaume contre Charles II le Chauve.

Charles II le Chauve requiert l'arbitrage de Nicolas Ier.

Louis II le Germanique cherche à acheter les clercs et évêques afin qu'ils acceptent de le sacrer. Hincmer ou Hincmar, archevêque de Reims, reconnu comme le principal chef de l'église après le roi, refuse de le faire.

Hincmar organise la résistance du royaume contre Louis II le Germanique et les Grands.

Il offre au roi une aide précieuse tant financière que militaire.



Victoire de Charles II le Chauve sur Louis II le Germanique

Cession du pays entre Jura et Alpes au roi d'Italie

En 859, Louis II le Germanique est repoussé par Charles II le Chauve qui le bat.

Louis II le Jeune se fait céder par Charles II le Chauve le pays situé entre le Jura et les Alpes.

Robert IV de Hesbaye est encore allié à Pépin, Roi d'Aquitaine, et à Salomon de Bretagne contre Charles II le Chauve dont il se trouve ainsi être un adversaire dangereux.



Réconciliation de Charles II le Chauve avec Robert IV de Hesbaye

Traité de Meung-sur-Loire

Robert IV de Hesbaye Duc des Francs ou de Neustrie

Robert IV de Hesbaye Comte d'Anjou, de Blois, du Maine, de Tours

Robert IV de Hesbaye Marquis de la Marche bretonne

Comme son fils Louis II le Bègue s'avère incapable d'affronter efficacement les vikings, Charles II le Chauve se réconcilie avec Robert IV de Hesbaye et par conséquent avec les Grands.

En 861, Charles II le Chauve, par le traité de Meung-sur-Loire, détache Robert IV de Hesbaye de Salomon et s'assure ses services.

Chargé de résister aux deux grands ennemis de Charles II le Chauve, les Bretons et les Vikings, il devient un des principaux conseillers du roi pour tout ce qui concerne la Neustrie.

Charles II le Chauve nomme Robert IV de Hesbaye :

Il lui donne entre la Seine et la Loire un commandement militaire analogue à celui qu'avait déjà exercé Louis II le Bègue.



Révolte de Carloman Ier de Bavière

Adalard le Sénéchal Marquis de la Marche normande

Révolte des rorgonides

Compromis en 861, lors de la révolte de Carloman Ier de Bavière contre Louis II le Germanique, son père, Adalard de Fézansac s'enfuit de Germanie avec ses parents Udo, Bérenger et l'abbé Waldo pour se réfugier à la cour de Charles II le Chauve.

Charles II le Chauve donne à Adalard de Fézansac et à ses cousins la marche de Neustrie, avec la mission de la défendre contre les Normands.

La nomination d'Adalard de Fézansac et de ses cousins comme Marquis de la marche normande est perçue par Rorgon II du Maine, Ragenold d'Herbauges et Gauzfrid du Maine, son frère, comme une menace pour leur puissance. Ils se révoltent et s'allient à Salomon de Bretagne.



Campagne de Charles II le Chauve contre la Provence et la Bourgogne

Charles de Provence, épileptique, a une mauvaise santé. Ses deux oncles, Charles II le Chauve et Louis II le Germanique, convoitent son héritage. À l'automne 861, Girard II de Paris, régent de Charles de Provence et de Bourgogne, défend ces royaumes contre les prétentions de Charles II le Chauve, ce dernier s'avance jusqu'à Mâcon mais ne dépasse pas cette limite.



Louis II le Bègue Comte de Meaux

Louis II le Bègue devient Comte de Meaux en 862.



Mariage de Louis II le Bègue avec Ansgarde d'Hiémois

Louis II le Bègue épouse secrètement en 862 Ansgarde d'Hiémois. Leurs enfants sont :

Louis II le Bègue a 16 ans, Ansgarde a 20 ans de plus que lui.



Enlèvement de Judith de France par Baudouin Ier Bras-de-Fer

Mariage de Baudouin Ier Bras-de-Fer avec Judith de France

Lors d'un séjour à la Cour royale à Senlis, en décembre 862, Baudouin Ier Bras-de-Fer enlève la princesse Judith de France, veuve d'Ethelbald et d'Ethelbert de Wessex. Afin de commettre le rapt, Baudoin s'est assuré de l'aide de Louis II le Bègue, frère de Judith. Amour ou calcul politique ? Toujours est-il que Judith semble l'avoir suivi de son plein gré, sous un déguisement. Baudouin Ier Bras-de-Fer épouse secrètement à Harlebeke en 862 Judith de France. Leurs enfants sont :

Le couple, effrayé des conséquences de ses actes, se réfugie auprès de Louis II de Lotharingie, tandis que Louis II le Bègue se met en sécurité en Bretagne.



Révolte des Bretons et Louis II le Bègue

En 862, Robert IV de Hesbaye défait une troupe de Vikings au service de Salomon, en prend une autre à sa solde et la lance contre Salomon.

En 862, Robert IV de Hesbaye a à lutter contre Louis II le Bègue, le propre fils de Charles II le Chauve, qu'il a supplanté dans son commandement, et qui, uni aux Bretons et aux seigneurs neustriens, jaloux de la situation prépondérante faite à Robert, ravage l'Anjou. Charles II le Chauve réussit à ramener le calme en combattant sur certains fronts et en payant tribu aux autres.



Répudiation de Theutberge de Bourgogne par Lothaire II de Lotharingie

Mariage de Lothaire II de Lotharingie avec Waldrade de Wormsgau

Annulation du mariage de Lothaire II de Lotharingie avec Waldrade de Wormsgau

Excommunication de Waldrade de Wormsgau

Theutberge de Bourgogne, sa femme, ne lui ayant pas donné d'enfant, Lothaire II de Lotharingie la répudie en 862 avec la connivence de quelques évêques.

Lothaire II de Lotharingie fait condamner Theutberge sous l'inculpation d'inceste, celle-ci est accueillie par Charles II le Chauve.

Lothaire II de Lotharingie épouse le 15 octobre 862 sa concubine Valdrade ou Waltrade ou Waldrade de Wormsgau, fille de Walachon IV, Comte de Wormsgau, et d'Ida de Wormsgau. Leurs enfants sont :

Charles II le Chauve reproche à son neveu Lothaire se remariage. Pour gagner à ce projet ses oncles et ses frères, il se montre très complaisant notamment en assistant Charles II le Chauve dans sa lutte contre les Normands.

Les frères de Theutberge de Bourgogne interviennent auprès du pape Nicolas Ier. Le pape Nicolas Ier refuse ce remariage et envoie ses légats à Metz où réside le roi, pour le contraindre à renoncer. Nicolas Ier excommunie Waldrade de Wormsgau.

Le pape excommunie les archevêques de Trèves et de Cologne, qui avaient annulé le premier mariage et résiste même aux assauts armés de Louis II le Jeune, frère de Lothaire II de Lotharingie.



Alliance de Boris Ier de Bulgarie avec Louis II le Germanique

Invasion de la Servie par les Bulgares

Boris Ier de Bulgarie s'allie avec Louis II le Germanique contre le Prince Rastislav du royaume slave de Grande Moravie et le souverain de la Croatie.

Les alliés obtiennent quelques succès en 863, mais Boris est battu lors de son invasion de la Serbie, ce qui amène le monarque à signer la paix à la fois avec la Croatie et la Serbie. Malgré ces revers, Boris parvient à maintenir l'intégrité territoriale de son royaume.



Paix d'Entrammes

Robert défait deux fois Louis II le Bègue, l'oblige à prendre la fuite et contraint ainsi Salomon à signer avec Charles II le Chauve la paix d'Entrammes en 863.



Conflit entre Nicolas Ier et Photius Ier

En 863, Nicolas Ier dépose Photius Ier, qui riposte en décrétant la rupture avec Rome et exhorte dans une encyclique le roi Louis II le Jeune à déposer le pape.



Projet de conversion au Christianisme de Boris Ier de Bulgarie

Le prince Boris est instruit de la foi chrétienne grâce à l'influence d'une de ses sœurs. Désirant pour diverses raisons se convertir au Christianisme, Boris Ier de Bulgarie s'enquiert dans ce but auprès de Louis II le Germanique en 863.



Mort de Charles de Provence

Louis II le Jeune Roi de Provence

Accord de Mantaille

Lothaire II de Lotharingie Duc de Lyon

Girard II de Paris Conseiller de Lothaire II de Lotharingie

Charles de Provence meurt en 863 sans enfants. Charles II le Chauve voit le royaume de Charles de Provence lui échapper. Louis II le Jeune, frère de Charles de Provence, arrive le premier pour s'octroyer la Provence. Lothaire II de Lotharingie arrivé trop tard, ne peut pas faire respecter l'accord de 859 faisant de lui l'héritier unique.

Un accord est signé le 30 avril 863 au château de Mantaille :

Girard, le régent de l'ex-royaume du défunt, devient le premier conseiller de Lothaire II de Lotharingie.



Naissance de Louis III de France

Louis III de France naît vers 863, fils de Louis II le Bègue et d'Ansgarde d'Hiémois.



Retour de Lothaire II de Lotharingie à son épouse Theutberge de Bourgogne

En 865, Charles II le Chauve, avec le soutien de Louis II le Germanique et du pape, menace Lothaire II de Lotharingie de châtiments, s'il ne revient pas sur son attitude maritale inconvenante pour un monarque. Lothaire II de Lotharingie, de peur de perdre son royaume, accepte toutes les exigences.

Il renvoie sa concubine et reprend son épouse légitime : Theutberge de Bourgogne.

En juillet 865, il rencontre son oncle Charles II le Chauve à Attigny, les deux souverains se sont raccommodés.



Pillage de Fleury-sur-Loire, Orléans et Poitiers

Robert IV de Hesbaye Comte d'Autun, d'Auxerre et de Nevers

En 865 Robert IV de Hesbaye défait une nouvelle bande de Vikings qui, après avoir pillé Fleury-sur-Loire, Saint-Benoit-sur-Loire, Orléans et Poitiers, regagne la Loire avec son butin.

Au milieu de ces succès, avec son propre consentement, Robert IV de Hesbaye est remplacé dans son commandement par Louis II le Bègue et envoyé dans l'Est où le roi lui donne les comtés d'Autun, d'Auxerre et de Nevers.



Naissance de Carloman II de France

Carloman II de France naît en 866 ou 867, fils de Louis II le Bègue et d'Ansgarde d'Hiémois.



Pillage du Mans

Bataille de Brissarthe

Mort de Robert IV de Hesbaye

Mort de Ramnulf Ier de Poitou Duc d'Aquitaine

Louis II le Bègue Comte d'Autun

Hugues l'Abbé tuteur de Robert Ier de France et Eudes Ier de France

Eudes Ier de France Marquis de Neustrie

En 866, le prince breton Salomon s'est allié au Danois Hasting (Hásteinn) pour une expédition contre l'Anjou, le Maine, et la Touraine. La ville du Mans est saccagée et toute la contrée est ravagée. Louis II le Bègue n'ayant pas su empêcher ce pillage, Robert IV de Hesbaye est rappelé en Neustrie et y reprend ses possessions. Il reçoit, en outre, l'abbaye de Saint-Martin de Tours. Robert IV de Hesbaye parvient à réunir une armée franque alors que les Bretons et Scandinaves se replient avec leur butin. Il a avec lui Ramnulf Ier, Comte de Poitiers, Gauzfrid, Comte du Maine, et Hervé du Maine. Gauzfrid, comte du Maine bat les vikings entre la Loire et le Mans.

Robert, Ramnulf Ier de Poitou et Gauzfrid assiègent les vikings d'Hasting à Brissarthe près Angers.

Une bataille oppose les Francs aux Normands le 15 septembre 866.

Robert IV de Hesbaye et Ramnulf Ier de Poitou sont tués au combat. Robert est tué en repoussant sans casque ni cuirasse une sortie des Vikings qu'il avait enfermés dans l'église.

Hasting n'est pas né en Scandinavie mais dans les environs de Troyes. Toutefois, Hasting préfère embrasser une carrière de mercenaire et de Prince pillard à la tête d'une bande de vikings, au noble métier de paysans qu'exerçaient ses parents sous le joug du servage.

En 866, Charles II le Chauve attribue le comté d'Autun à Louis II le Bègue, son fils, malgré les tentatives de prise du pouvoir par Bernard Plantevelue, toujours présent dans la région.

Eudes n'a que 6 ans. En 866, Hugues L'Abbé, beau-fils de Robert IV de Hesbaye, se voit confier par Charles II le Chauve la tutelle de Robert Ier de France et Eudes Ier de France, les enfants de Robert IV de Hesbaye, ceux-ci étant trop jeunes pour assumer les charges et honneurs de leur père.

Eudes Ier de France hérite du titre de marquis de Neustrie.

Hugues l'Abbé s'acquitte fort bien de son rôle de tuteur et fortifie leur position quant aux places fortes héritées de leur père : Orléans, Meung sur Loire, Blois, et Châteaudun.



Divorce de Louis II le Bègue et d'Ansgarde d'Hiémois

Le roi Charles II le Chauve parvient à faire casser le premier mariage de Louis II le Bègue et d'Ansgarde d'Hiémois par le pape Jean VIII.



Campagne de Louis II le Jeune contre les sarrasins

Les démêlés de Louis II le Jeune avec ses frères donnent aux Sarrasins le temps de se fortifier dans le duché de Bénévent et de mettre en danger toute l'Italie. Louis II, par un édit publié en 866, rassemble toutes les forces de son royaume pour repousser les infidèles.

En juin 866, Louis II le Jeune entre dans la Campanie avec sa femme Angelberge, et fait reconnaître son autorité par les trois princes de Bénévent, de Salerne et de Capoue, qui affectaient l'indépendance.



Louis II le Bègue Roi d'Aquitaine

En 867, Charles II le Chauve confit le royaume d'Aquitaine à Louis II le Bègue, son fils.



Eudes Ier Comte d'Autun

En 867, Charles II le Chauve remplace Louis II le Bègue sur le comté d'Autun par Eudes Ier, fils d'Arduin Ier.



Attaqué des Sarrasins contre Louis II le Jeune

En 867, Lothaire II de Lotharingie conduit en Italie une armée au secours de Louis II le Jeune, son frère, attaqué par les Sarrasins.

Lothaire II de Lotharingie a le projet d'aller à Rome, se flattant de vaincre l'inflexibilité de Nicolas Ier et de le faire consentir à son divorce d'avec Theutberge de Bourgogne.



Bataille de Bari

En 867, Louis II le Jeune va chercher les Sarrasins dans la Pouille. Louis II le Jeune subit une grande défaite devant Bari mais il ne renonce pas.



Mort de Nicolas Ier Pape

Adrien II Pape

Pillage de Rome par Lambert de Spolète

Excommunication et destitution de Lambert de Spolète

Nicolas Ier meurt à Rome, le 13 novembre 867. Il est fait Saint.

Adrien II est élu 106e pape le 14 décembre 867. Il a plus de 76 ans au moment de son élection. Le soutien unanime du peuple romain et du clergé l'empêche de refuser une troisième fois. Lors de l'élection, quoiqu'ils n'y aient pas été invités, les envoyés de l'empereur Louis II le Jeune sont présents. Ils veulent se plaindre de n'avoir pas été conviés, on leur répond que cela n'est pas fait par mépris pour eux ou pour l'empereur, mais pour éviter que l'on prenne l'habitude d'attendre l'arrivée des envoyés du prince pour procéder à l'élection. Louis II le Jeune est par ailleurs très satisfait de cette élection.

Pendant les cérémonies du sacre, Lambert, Duc de Spolète, entre dans Rome pour la piller. Il est aussitôt excommunié, et l'empereur lui retire son duché.



Prise de Matera, Venosa et Canosa

En 868, Louis II le Jeune prend Matera, Venosa et Canosa aux sarrasins.



Bernard II le Veau Comte d'Autun

Bernard II le Veau Marquis de Bourgogne

Louis II le Bègue confie à Bernard II le Veau, fils de Childebrand III et de Dunna, le comté d'Autun et le Marquisat de Bourgogne en 868.



Naissance de Gisèle de France

Gisèle de France naît en 869, fille de Louis II le Bègue et d'Ansgarde d'Hiémois.



Voyage de Lothaire II de Lotharingie à Rome

Mort de Lothaire II de Lotharingie

Invasion de la Lotharingie par Charles II le Chauve

Charles II le Chauve Roi de Lotharingie

En 869, Lothaire II de Lotharingie a une entrevue à Rome avec le pape Adrien II et lui fait des présents considérables, et en reçoit de grands témoignages d'amitié.

Avant de l'admettre à la communion, le pape lui fait jurer sur l'hostie, ainsi qu'aux seigneurs de sa suite, qu'il a suivi exactement les ordres de Nicolas Ier son prédécesseur, et que sa rupture avec Waldrade de Wormsgau est sincère et sans retour.

Le serment sur l'eucharistie est alors au nombre des épreuves ou jugements de Dieu.

En vertu des paroles de saint Paul, celui qui reçoit indignement le corps et le sang de Jésus-Christ mange et boit son jugement.

On croit en conséquence que quiconque ose ainsi se parjurer mourra infailliblement dans l'année.

Lothaire II de Lotharingie et ses Français, trop avancés pour pouvoir reculer, prononcent le serment redoutable; et Lothaire II de Lotharingie reçoit du pontife :

En quittant Rome, Lothaire II de Lotharingie est atteint d'une fièvre violente.

Il se fait transporter à Plaisance ou Piacenza en Italie.

Lothaire II de Lotharingie meurt le 8 août 869, d'une maladie contagieuse.

On ne manque pas, d'après les préjugés du temps, d'attribuer cette mort à son parjure.

La reine Theutberge de Bourgogne se retire au monastère de Sainte-Glossinde de Metz, dont elle est abbesse et où elle est enterrée.

Hincmar devient conseiller de Charles II le Chauve.

En 869, après la mort de son neveu Lothaire II de Lotharingie, Charles II le Chauve décide d'envahir son royaume.

Charles II le Chauve se laisse sacrer à Metz par Hincmar, Archevêque de Reims.

La lutte reprend entre Girard II de Paris et Charles II le Chauve.

Après des escarmouches dans le Berry, et l'Auxerrois, Girard II de Paris, conseiller de Lothaire II de Lotharingie, regagne ses terres Lyonnaises et s'enferme dans Vienne, car les deux oncles du défunt, Charles II le Chauve et Louis II le Germain, ont des prétentions sur le royaume de leur neveu.


Royaume franc après le Traité de Meerseen

Traité de Meerseen

Partage de l'héritage de Lothaire II de Lotharingie

Revendication de la Lotharingie par Hugues le Bâtard

Berthe de Lorraine et Hugues le bâtard, les enfants de Waldrade de Wormsgau, deuxième épouse de Lothaire II de Lotharingie, sont réputés bâtards.

L'héritage de Lothaire II de Lotharingie aurait dû revenir à ses frères.

Mais ses deux oncles, Louis II le Germanique et Charles II le Chauve se rencontrent à Meerseen ou Mersen, dans l'actuel Limbourg (près de Maastricht) le 8 ou le 9 août 870.

Ils se mettent d'accord pour se partager l'héritage de leur neveu Lothaire II.

Eudes, Comte de Troyes, d'Autun est l'un des artisans du traité.

Louis II le Germanique obtient la plus grande partie de la Lotharingie.

L'Alsace est retirée à Hugues le bâtard et est incluse dans la part de Louis II le Germanique.

Sur la Haute-Bourgogne, Charles II le Chauve récupère, le comté de Portois et une partie du comté de Varais avec Besançon.

La Francie occidentale de Charles II le Chauve et la Francie orientale de Louis II le Germanique ont désormais une frontière commune qui suit à peu près les cours de la Moselle et de la Meuse.

Cette frontière ne cessera de fluctuer au fil des siècles et des millions de soldats et de victimes civiles paieront jusqu'à nos jours la disparition de l'état tampon de Lotharingie.

Girard II de Paris refuse ce partage et entre en rébellion contre Charles II le Chauve.

Hugues le Bâtard revendique le royaume de Lothaire II de Lotharingie, son père, et entre en clandestinité.



Lutte de Louis II le Jeune contre les sarrasins

Le partage usurpé de la Lorraine par ses oncles Louis II le Germanique et Charles II le Chauve, ne suffit pas pour détourner Louis II le Jeune de sa lutte contre les sarrasins.

Louis II le Jeune remporte en 870 plusieurs avantages sur des bandes de Sarrasins qui dévastent les Calabres.



Capitulation des sarrasins de Bari

En 871, Louis II le Jeune contraignit les infidèles qui occupaient la ville de Bari à capituler.

Ce succès n'est été obtenu qu'après un séjour de 5 ans dans le duché de Bénévent avec une armée barbare et mal disciplinée.

Les violences des soldats, l'autorité arbitraire de l'empereur, l'orgueil et l'avarice d'Angelberge, sa femme, sont devenus insupportables au peuple et aux princes.



Louis II le Jeune prisonnier

Adelgise, prince de Bénévent, a l'audace de faire arrêter dans son palais l'empereur Louis II le Jeune le 23 août 871.

Tout l'empire d'Occident est soulevé à la nouvelle de cet attentat.

Adelgise, craignant d'être attaqué à la fois par tous les princes carolingiens, rend la liberté à l'empereur, lorsque celui-ci lui jure qu'il ne tirera aucune vengeance de l'affront qu'il a reçu.

Le pape se hâte de délier Louis II le Jeune de ce serment.

Il envoie contre Adelgise une armée commandée par sa femme Angelberge sans succès.



Boson Comte d'Auvergne et du Berry

En 872, la montée en puissance de Boson V de Provence continue.

Charles II le Chauve, le nomme Conseiller et Chambrier de son fils Louis II le Bègue, Roi d'Aquitaine.

Boson récupère cette année là, les honneurs du comte Gérard d'Auvergne, déposé de ses fonctions, et reçoit le comté du Berry.



Borivoj Ier de Bohême Duc de Bohême

La famille des Premyslides tire ses origines de Premysl, le laboureur mythique qui aurait été choisi comme époux par Libuse, reine également légendaire.

Le duc Borivoj Ier est le premier prince historique de cette lignée.

Botivoj Ier de Bohême gouverne un petit État situé en Bohême occidentale centré autour du bourg de Levý Hradec.

En 872, Botivoj Ier de Bohême aide Svatopluk Ier de Grande-Moravie, roi de Grande-Moravie, lors d'une bataille contre Louis II de Germanie.

En échange, Borivoj Ier de Bohême reçoit les terres de Bohême-Centrale en fief et devient Duc de Bohême en 872.



Paix entre Louis II le Jeune et les princes de Bénévent

Louis II le Jeune en 873 attaque Adelgise à son tour.

Il n'est pas plus heureux.

Il accorde enfin la paix au prince de Bénévent par la médiation du pape Jean VIII.



Fondation du couvent de Casauria

En 873, Louis II le Jeune fonde, sur les bords du fleuve Pescara, le couvent de Casauria, qu'il enrichit par de grandes dotations.



Échard de Mâcon Comte d'Autun et de Mâcon

En 873, Louis II le Bègue, Roi d'Aquitaine, confie à Échard de Mâcon les comtés d'Autun et de Mâcon.



Paix entre les danois et les saxons

En 873, le nom de Siegfried III de Danemark apparait pour la première de dans les annales franques.

À cette date, Siegfried III de Danemark envoie des émissaires négocier la paix sur la frontière qui se trouve sur la rivière Eider entre les Saxons et son peuple.

Un glaive en or jusqu'au pommeau et d'autres cadeaux sont adressés à Louis II le Germanique à cette occasion.

Le 25 août 873, Halbden ou Halfdan, frère de Siegfried III de Danemark dépêche à son tour des envoyés à l'Assemblée Générale de Metz afin de demander à bénéficier des mêmes conditions que son frère.

Halfdan n'est pas désigné par le titre royal.



Aveuglement de Carloman

Exil de Carloman

Carloman Abbé d'Echternach

En 873, Charles II le Chauve ordonne l'aveuglement de son fils et son incarcération à Corbie.

Carloman réussit à se réfugier chez son oncle Louis II le Germanique qui le fait abbé d'Echternach.



Mariage de Louis II le Bègue avec Adelaïde de Frioul

Charles II le Chauve la choisit comme épouse pour son fils Louis II le Bègue que tout le monde s'accorde à reconnaître comme laid et bégayant.

Louis II le Bègue épouse en février 875 Aélis ou Adelaïde de Frioul ou de Paris, fille d'Adalard, Comte de Paris.

Leurs enfants sont :



Naissance d'Ermentrude Carolingien

Ermentrude Carolingien naît vers 875, fille de Louis II le Bègue et d'Adelaïde de Frioul.


L'Europe vers 875

Mort de Louis II le Jeune Roi d'Italie

Charles II le Chauve Empereur d'Occident

Charles II le Chauve Roi d'Italie

Boson V de Provence Duc d'Italie et de Provence

Louis II le Jeune retourne en Lombardie, où il meurt à Brescia le 12 août 875.

Il ne laisse qu'une fille nommée Ermengarde d'Italie.

Charles II le Chauve, accompagné de Richard le Justicier et de son frère Boson V de Provence, se rend à Rome.

Charles II le Chauve séjourne quelques jours à Besançon en 875, en attendant la succession de son neveu l'empereur Louis II le Jeune.

En 875, face aux appétits de Louis Ier le Germanique et de Charles II le Chauve et se défendant de l'aristocratie romaine, pour éviter toute guerre civile, le pape Jean VIII s'arroge le droit de choisir le nouvel empereur.

Son choix se porte sur Charles II le Chauve, le prince qui lui paraît le plus apte à défendre la papauté contre les raids des sarrasins.

Le 25 décembre 875, le pape Jean VIII consacre Charles II le Chauve et Richilde d'Ardennes du titre d'empereur et d'impératrice.

Charles II le Chauve est couronné roi d'Italie à Pavie.

Charles II réunit une partie de l'Empire carolingien sous son sceptre.

Louis Ier de Germanie refuse le fait accomplit et envahit le royaume jusqu'à l'Aisne mais ne recevant pas l'appuis des Grands qui demeurent fidèle à Charles II, Louis Ier doit battre en retraite.

Charles II le Chauve, nomme son beau-frère Boson V de Provence, Duc d'Italie et Duc de Provence.



Mariage de Boson V de Provence avec Ermengarde d'Italie

Boson V de Provence épouse en 876 Ermengarde d'Italie, fille de Louis II le Jeune.

Leurs enfants sont :



Mort de Louis II le Germanique

Louis III le Jeune Roi de Francie orientale

Carloman Ier de Bavière Roi de Bavière

Charles III le Gros Roi d'Alamannie

Louis II le Germanique meurt à Francfort-sur-le-Main le 28 août 876, âgé de 70 ans.

Il est inhumé au de Lorsch.

Il est inhumé dans le cloître du monastère de Lörsch en Hesse.

Louis II le Germanique montre beaucoup de modération, de courage et de talent à gouverner et sait :

Ses fils s'étant révoltés contre lui, il se souvient qu'il s'est lui-même révolté contre son père, et les ramène à l'obéissance sans employer la rigueur.

Des héritiers de Charlemagne, il était le seul capable de contenir les factions, de se former un grand parti, tant par la douceur et la fermeté de son caractère que par les grâces de sa personne et l'enjouement de son humeur.

En 876, les trois fils de Louis II le Germanique se partagent la Germanie, qui forme alors un immense royaume, puisque, outre l'ancienne France au delà du Rhin, elle comprend la Saxe, la Thuringe, la Bavière, la Pannonie, le pays des Grisons, la Lorraine et quelques provinces en deçà du Rhin.



Bataille d'Andernach

Charles II le Chauve, méconnaissant les droits du sang, combat ses neveux, les fils de Louis II le Germanique, pour essayer de conquérir la partie orientale de la Lorraine (Lotharii Regnum).

Mais les fils de Louis Ier refusent de se laisser déshériter par Charles II.

Louis III le Jeune est prêt à prouver, par 30 témoins, qu'il n'a pas contrevenu à l'accord passé avec son père.

Charles II le Chauve, feignant d'être disposé à écouter ses justifications, lui accorde une suspension d'armes pendant laquelle il jure de ne rien entreprendre mais il continue sa marche secrètement.

Charles II le Chauve s'avance près d'Andernach pour surprendre Louis III le Jeune et lui crever les yeux.

Mais Louis III le Jeune est averti de cette perfidie par l'archevêque de Cologne.

Le 8 octobre 876, Charles II le Chauve est vaincu par Louis III le Jeune à Andernach.

Charles II accepte de reconnaître la légitimité de ses neveux sur le trône de Germanie et retire ses prétentions.



Charles II le Chauve au secours du pape

En 876, Charles II le Chauve doit partir pour l'Italie, au secours du pape Jean VIII menacé par les Sarrasins du sud de la péninsule italienne.

Charles II le Chauve instaure son fils, Louis II le Bègue, chef du gouvernement du royaume, sous la tutelle d'évêques et de comtes.



Soulèvement en Francia occidentalis

Rébellion de Bernard de Gothie

Bernard de Gothie Comte d'Autun

Pendant le séjour de Charles II le Chauve en Italie, la Francia occidentalis se soulève.

En 877, Bernard de Gothie, Hugues l'abbé et de Bernard Plantevelue refusent de reconnaître Louis II le Bègue, fils de Charles II le Chauve, comme son nouveau souverain.

Bernard de Gothie devient Comte d'Autun en 877.

Bernard de Gothie, maître de la Gothie, de la Septimanie, du Berry et de l'Autunois, se comporte en véritable roi.


Louis II le Bègue Louis II le Bègue - Grandes Chroniques de France - Bibliothèque Nationale Paris Louis II le Bègue

Mort de Charles II le Chauve

Louis II le Bègue ou le Fainéant Roi de Francie occidentale

Sacre de Louis II le Bègue

Théodebert Comte de Meaux

Carloman Ier Roi d'Italie

Charles II le Chauve doit rentrer.

Il meurt à Avrieux, près de Modane, dans la vallée de Maurienne, avant d'être revenu le 6 octobre 877.

Il est enterré au monastère de Nantus.

Hincmar est son exécuteur testamentaire.

Sous son règne, la brillante culture carolingienne connut son apogée notamment grâce à ses largesses.

Prince raffiné et cultivé, il fit de sa cour le plus grand centre culturel de l'époque notamment avec Jean Scot Erigène qui y vécut et enseigna de 845 à 867.

Un nombre très important d'écrits date de cette période.

Il ne faut donc pas trop s'empresser de juger ce règne comme le début de la décadence.

Bien au contraire, la puissance carolingienne dura jusqu'à sa mort.

Les 5 enfants de Charles II le Chauve et Richilde sont morts en bas âge.

Les insurgés sont amenés a priori à refuser la couronne à Louis II le Bègue, qu'une santé faible et l'embarras qu'il a de s'exprimer rendent peu redoutable aux factieux.

Comme Louis II le Bègue n'est pas son fils, et que Richilde, veuve de Charles II le Chauve, a le plus vif désir de voir le duc Boson V de Provence, son frère, s'élever jusqu'à la souveraineté, elle se range du coté des mécontents, dans l'espoir que les divisions qui s'annonce servent l'ambition de son frère.

Louis II le Bègue, apprenant à la fois la mort de son père et les dangers qui menace le trône, part d'Orreville, maison de plaisance entre Arras et Amiens, distribue les places et les trésors de son père en faveur de ceux qu'il rencontre, et prodigue l'argent et les grâces pour se faire des partisans.

Cette conduite devient le premier grief qu'allèguent contre lui les seigneurs, convaincus qu'il ne peut rien accorder sans leur consentement.

En effet, depuis l'usurpation de Pépin III le Bref la couronne était devenue élective, et le sacre était regardé comme une condition nécessaire du pouvoir royal.

Louis, non reconnu par les seigneurs, non sacré par les évêques, n'est rien.

Ainsi la France est deux mois dans l'incertitude.

L'impératrice Richilde, s'aperçoit que les mécontents ne la flattent que pour l'éloigner du roi.

Craignant d'avancer la ruine de Boson V de Provence en se pressant trop de l'élever, Richilde montre le testament par lequel Charles II le Chauve appelle son fils Louis à lui succéder.

Richilde lui remit l'épée de Charlemagne, la couronne, le sceptre, le manteau royal.

Ces signes du pouvoir ayant rapproché de lui les esprits divisés, Louis II le Bègue est sacré à Compiègne par Hincmar, Archevêque de Reims, le 8 décembre 877.

Hincmar garde toute son influence.

Théodebert, frère d'Anscharic Évêque de Paris, succède à Louis II le Bègue comme Comte de Meaux en 877.

Carloman Ier de Bavière hérite et devient Roi d'Italie en 877.



Jean VIII prisonnier de Lambert, Duc de Spolète

Voyage du pape Jean VIII en France

Concile de Troyes

Le pape Jean VIII est forcé de se reconnaître tributaire des Sarrasins qui dévastent l'Italie.

Le pape devient prisonnier de Lambert, Duc de Spolète, qui protège par la force des armes l'Etat papal des appétits de ses voisins.

En 878, parvenu à s'échapper, Jean VIII publie un manifeste contre son persécuteur Lambert de Spolète.

Sa conclusion est sans ambiguïté : même s'il dispose de la noblesse et de la force, Lambert est face au pape tel un enfant face à son père, il lui doit obéissance et contrition.

Il y déclare que les cruautés exercées contre lui l'obligent à passer en France pour réunir les rois et demander leur protection.

Il écrit en même temps à Louis II le Bègue pour le prier d'avoir pitié de ses larmes, et le nomme son conseiller secret, comme l'avait été l'empereur son père, lui déclarant qu'en cette qualité le roi peut convoquer un concile à Troyes, où il se trouvera incessamment.

En mai 878, Boson V de Provence, Ermengarde, sa femme, et Rostang, Évêque Arles, reçoivent à Arles, le pape Jean VIII.

Boson escorte jusqu'à Troyes le pape, qui réunit un grand concile qui décide sur les troubles dans l'empire notamment :

Le pape Jean VIII condamne cette révolte et excommunie Bernard de Gothie.

Louis II le Bègue, retenu à Tours par la faiblesse de sa santé, n'arrive que lorsque le concile est près de sa fin.

Le pape sacre à nouveau Louis II le Bègue le 7 septembre 878 mais il refuse de couronner Adélaïde de Frioul car son mariage avec Louis II le Bègue est consanguin.

Jean VIII demande à Louis II le Bègue de l'accompagner à Rome pour le couronner empereur, mais le roi refuse, trop malade pour un tel déplacement.



Révolte de Bernard Plantevelue

Thierry le Chambrier Comte d'Autun

En 878, Bernard Plantevelue, Comte d'Auvergne, de Toulouse, d'Autun et d'autre lieu se révolte.

Louis II le Bègue donne le comté d'Autun à Thierry le Chambrier et le charge d'en chasser Bernard Plantevelue.


Guifred Ier le Velu à Madrid par L.S. Carmona - 1750-53

Destitution de Bernard de Gothie

Ramnulf II de Poitou Comte de Poitou

Guifred Ier le Velu Marquis d'Espagne

Guifred Ier le Velu Comte de Barcelone, de Bésalu, de Gérone, d'Ausone

Miron Ier Comte du Roussillon.

Louis II le Bègue destitue Bernard de Gothie de tous ses domaines.

Hugues l'Abbé nomme Comte de Poitou Ramnulf II, fils de Ramnulf Ier de Poitou, le demi-frère de Bernard de Gothie en 878.

Hugues fait également la fortune des deux frères de Ramnulf :

Louis II le Bègue nomme Guifred Ier le Velu, Marquis d'Espagne et Comte de Barcelone, de Bésalu, de Gérone, d'Ausone, au concile de Troyes en 878.

Miron Ier, frère Guifred Ier le Velu, est nommé Comte du Roussillon.

Guifred développe la plaine de Vic.



Traité entre Louis II le Bègue et Gosfrid, Comte du Mans

Jean VIII fait d'autres concessions, il accepte d'excommunier quelques seigneurs rebelles, qui, néanmoins, ne déposent pas les armes.

Louis II le Bègue est obligé de signer avec eux, et notamment avec Gosfrid ou Gauzfrid, Comte du Mans, des traités honteux.



Mort de Gauzfrid du Maine

Ragenold d'Herbauges Comte du Maine et Marquis de la marche normande

Gauzfrid du Maine meurt en 878.

Gauzfrid du Maine a comme enfant :

Ses enfants étant trop jeunes pour lui succéder.

Louis II le Bègue confie ses "honores" : le comté du Maine et la marche normande à un cousin Ragenold d'Herbauges.



Révolte de Bernard de Gothie et d'Émenon de Poitiers

Expédition contre Bernard de Gothie

Mort de Bernard de Gothie

Bernard Plantevelue Comte de Berri et de Gothie

Bernard de Gothie et son frère Émenon de Poitiers, isolés et excommuniés, ne peuvent s'opposer en 879 à Bernard Plantevelue qui mène une expédition contre eux et les soumet.

Bernard de Gothie se retire en Bourgogne, où il possède les comtés d'Autun et de Mâcon.

Une expédition pour l'en chasser, à la tête de laquelle doit se mettre Louis II le Bègue.

Mais la maladie de langueur qui le consume depuis longtemps l'arrête à Troyes, d'où il se fait ensuite porter à Compiègne.

La réaction du roi est sans appel, Bernard de Gothie est exécuté, et ses honneurs sont distribués entre plusieurs familles.

Bernard Plantevelue, Comte d'Auvergne, est récompensé par l'attribution du Berri et de la Gothie.


Louis III et Carloman II - peint vers1837 par Charles Auguste Guillaume Henri François Louis de Steuben - Musée national du château et des Trianons à Versailles

Mort de Louis II le Bègue

Louis III de France Roi de Francie occidentale

Carloman II de France Roi de Francie occidentale

Naissance de Charles III le Simple

Alors qu'il prépare une expédition punitive contre les comtes de Poitiers et du Mans, Louis II le Bègue, malade, meurt à Compiègne le 10 ou 11 avril 879.

Il est inhumé le 14 avril dans l'église Notre-Dame de Paris.

De nombreuses concessions ont été faites par Louis II le Bègue aux grands seigneurs.

Son règne est l'époque où s'établissent beaucoup de seigneuries, de duchés et de comtés.

Les seigneurs démembrent la France pour ajouter à leurs domaines, et les plus puissants ou les plus habiles se créent des royaumes.

A la mort de Louis II le Bègue :

Charles III de France, dit le Simple, naît, après la mort de son père, le 17 septembre 879, fils de Louis II le Bègue et d'Adelaïde de Frioul.

Le simple ne signifie pas sot, mais honnête.

Cette naissance d'un enfant mâle remet en cause l'héritage des fils d'Ansgarde d'Hiémois.

Louis III de France et Carloman II de France sont couronnés simultanément en septembre 879 au monastère de Ferrières-en-Gâtinais et règnent ensemble :

Louis III le Jeune veut s'emparer du trône de France, sous prétexte que les deux fils de Louis II le Bègue n'étant pas légitimes, n'y ont aucun droit.

Ramnulf II de Poitou prête serment au nouveau souverain du sud de la Loire, Carloman II de France.

Le mariage d'Adélaïde de Frioul est attaqué par Ansgarde d'Hiémois de Bourgogne et ses deux fils, qui n'hésitent pas à l'accuser d'adultère.



Exactions de Charles III le Gros en Italie

Charles III le Gros s'aliène aussi le cœur de ses sujets d'Italie :

Charles III le Gros exile d'Italie en Allemagne Engelberge de Spolète, veuve de l'empereur Louis II le Jeune.

Lothaire II constitue de nouveau cette province en duché et la donne à un de ses bâtards du nom de Hugues qui s'efforçait de maintenir par les armes son titre de duc de Lotharingie.

Charles III le Gros s'empare par trahison de son neveu, lui fit crever les yeux et le jette dans un monastère.



Mort de Louis III le Jeune

Charles III le Gros Roi de Francie orientale

Louis III le Jeune meurt de chagrin le 20 février 882, sans enfant mâle, à Francfort, où il s'est rendu pour lever de nouvelles troupes.

Il est inhumé près de son frère Carloman Ier de Bavière, dans l'abbaye de Lorsch ou Lauresheim.

Carloman Ier de Bavière et Louis III le Jeune, ses frères, étant mort sans descendance mâle, Charles III le Gros hérite de la Germanie et la Francia orientalis et réunit ainsi tous les territoires de Louis II le Germanique, son père.



Nouveau siège de Vienne

Mort de Louis III de France

Défaite de Boson V de Provence

Boson V de Provence Roi de Provence

Carloman II de France Roi de Francie occidentale

La guerre reprend en août 882 contre Boson V de Provence.

Les troupes Carloman II de France entament à nouveau le siège de Vienne.

Au cours d'une aventure amoureuse, Louis III de France se serait fracassé le crâne contre le linteau d'une porte trop basse alors qu'il poursuivait à cheval la fille d'un certain Germund.

Son corps est inhumé le 5 août 882 à Saint-Denis.

Sans héritier, il laisse son frère Carloman II de France seul roi.

Carloman II de France lève le camp devant Vienne pour recueillir la succession.

Les troupes impériales de Charles III le Gros se présentent devant la ville de Vienne et réussissent à s'en emparer.

La ville est pillée et incendiée.

Richard le Justicier, prend sous sa protection :

et les emmène à Autun, alors que Boson se réfugie en Provence.

On pense que Charles III le Gros reconnaît Boson V de Provence comme Roi de Provence sous la simple condition d'hommage.

Car à la mort de Boson il était encore qualifié de roi.

C'est de là que viennent les prétentions de souveraineté des empereurs germaniques sur la couronne de Provence.

Cette suzeraineté sera constamment contestée durant 3 siècles et demi par les véritables administrateurs de la province : les Comtes de Provence...

Carloman II de France restaure l'unité de la Francia occidentalis.

Carloman II de France lutte contre Hugues le Bâtard, fils de Lothaire II de Lotharingie, qui revendique le royaume de son père.



Mariage de Robert Ier de Troyes avec Gisèle de France

Robert Ier de Troyes épouse Gisèle de France, fille de Louis II le Bègue ou le Fainéant et d'Ansgarde d'Hiémois de Bourgogne.


Carloman blessé à mort dans la forêt de Bézu - 1821 par Jean-Charles-Joseph Rémond -Musée du Louvre

Mort de Carloman II de France Roi de Francie occidentale

Charles III le Gros Roi de Francie occidentale

Carloman II de France meurt le 6 ou le 12 décembre 884.

Il est involontairement blessé par un des vassaux au cours d'une partie de chasse dans la forêt d'Ivelines (l'actuelle forêt de Lyons en France entre Rouen et Gournay-en-Bray).

Il est inhumé à Saint-Denis.

II n'a pas d'héritier.

Le successeur en titre est normalement Charles III le Simple, demi-frère de Carloman II de France, fils posthume de Louis II le Bègue, âgé de 5 ans, placé sous la garde de Ramnulf II de Poitou.

Au terme d'un long et difficile procès, Adélaïde de Frioul finit par l'emporter et son fils Charles III le Simple est reconnu comme enfant légitime et seul héritier de la couronne de France.

Les Grands du royaume, ayant à leur tête Hugues l'Abbé, l'écartent cependant du trône car il est trop jeune et choisissent Charles III le Gros, empereur d'Occident en titre, afin d'assurer la régence de la "Francia Occidentalis" pendant la minorité de Charles III le Simple.



Louis III l'Aveugle Roi d'Italie

Louis III l'Aveugle a des droits sur ce royaume car son grand-père maternel était l'empereur Louis II le Jeune.

Les grands d'Italie recherchent un roi pour les protéger, considérant que le roi Bérenger Ier de Frioul n'agit pas assez vigoureusement contre les envahisseurs hongrois, ils appellent Louis en 900.

La conquête de l'Italie est difficile, il doit guerroyer, à la tête de ses troupes, contre son cousin Bérenger de Frioul. Louis III l'Aveugle prend Pavie et chasse le roi Bérenger de Frioul. Louis III l'Aveugle se fait couronner roi d'Italie, le 12 octobre 900.



Mariage de Wigéric de Bidgau avec Cunégonde de Gand

Wigéric de Bidgau épouse avant 909 Cunégonde de Gand, fille de X de Gand et d'Ermentrude Carolingien. Leurs enfants connus sont :

Cunégonde de Gand est la petite-fille de Louis II le Bègue.



Mariage de Louis Ier de Chiny avec Adélaïde de Saint-Varne

Louis Ier de Chiny épouse en 1004 Adélaïde de Saint-Varne.

Leur enfant est :



Naissance de Louis II de Chiny

Louis II de Chiny ou de Chigny naît en 1005, fils de Louis Ier de Chiny et d'Adélaïde de Saint-Varne.



Naissance de Louis II de Montbéliard

Louis II de Montbéliard ou de Scarpone naît en 1010, fils de Louis Ier, Seigneur de Mousson, et de Lutzelbourg.



Mariage de Frédéric II de Lorraine avec Mathilde de Souabe

Frédéric II de Lorraine épouse vers 1015 ou en 1019 Mathilde de Souabe, fille d'Herman ou Hermann II de Wetterau, Duc de Souabe, et de Gerberge des Deux-Bourgognes.

Leurs enfants sont :



Mariage de Louis II de Chiny avec Sophie de Verdun

Louis II de Chiny épouse en 1035 Sophie de Verdun, fille de.

Leur enfant est :



Naissance d'Arnoul II de Chiny

Arnold ou Arnoul II de Chiny ou de Chigny naît en 1035, fils de Louis II de Chiny et de Sophie de Verdun.



Mariage de Louis II de Montbéliard avec Sophie de Bar

Louis II de Montbéliard épouse le 4 mai 1037 Sophie de Bar, fille de Frédéric II de Lorraine et de Mathilde de Souabe.

Leurs enfants sont :



Naissance de Thierry Ier de Montbéliard

Thierry Ier de Montbéliard naît en 1040, fils de Louis II de Montbéliard et de Sophie de Bar.



Mort de Louis II de Chiny

Louis II de Chiny meurt en 1068.



Mort de Gérard Ier d'Alsace Duc de Lorraine, Comte de Metz et Châtenois

Thierry II d'Alsace Duc de Lorraine

Gérard Ier de Vaudémont Comte de Vaudémont

Gérard Ier d'Alsace meurt le 6 mars 1070 à Remiremont alors qu'il s'apprête à mater une révolte des nobles lorrains.

Un empoisonnement n'est pas à exclure.

Il est inhumé le 20 avril dans l'abbaye de Remiremont.

Tout le règne Gérard Ier d'Alsace est marqué par la fidélité aux empereurs Henri III le Noir, puis Henri IV de Franconie, et par une collaboration régulière avec l'Église.

Thierry II d'Alsace devient Duc de Lorraine.

La succession du duché lui est contestée par Louis II de Montbéliard et de Bar, qui a épousé Sophie de Bar.

Gérard Ier de Vaudémont revendique une partie des terres paternelles, et se comporte en seigneur brigand, ravageant les terres au sud de la Lorraine

Thierry II d'Alsace, pour confirmer ses droits convoque une assemblée de la noblesse lorraine.

Pour gagner l'appui de Gérard Ier de Vaudémont, son frère, Thierry II d'Alsace lui donne le Saintois, Pagus suggentesis ou suentesis) situé autour du bourg de Vaudémont.

L'empereur Henri IV de Franconie nomme Gérard Ier de Vaudémont comte de Vaudémont.

Les comtes de Vaudémont seront des vassaux des ducs de Lorraine.

L'assemblée choisit Thierry II d'Alsace comme Duc.

À partir de ce moment, Gérard Ier de Vaudémont collabore étroitement avec Thierry II d'Alsace, son frère, combattant les Louis II de Montbéliard et gardant ainsi la frontière sud du duché de Lorraine.



Mort de Louis II de Montbéliard

Thierry Ier de Montbéliard Comte de Montbéliard, d'Altkirch et de Ferrette

Fondation de l'abbaye d'Haguenau

Louis de Montbéliard meurt en 1074.

Thierry Ier de Montbéliard devient Comte de Montbéliard, d'Altkirch et de Ferrette.

Il réclame à son tour le duché de Lorraine.

L'arbitrage de l'empereur Henri IV de Franconie confirme à Thierry II d'Alsace la possession du duché.

En représailles, Thierry Ier de Montbéliard ravage l'évêché de Metz, mais il est vaincu par Adalbéron III, Évêque de Metz, et Thierry II d'Alsace.

Thierry Ier de Montbéliard fonde une abbaye à Haguenau en 1074.



Mariage de Louis Ier de Thuringe avec Edwige de Gudensberg

Louis Ier de Thuringe épouse en 1127 Hedwige ou Edwige de Gudensberg (1110 ou1113-vers 1148 ou 1149), Dame d'Hessen, héritière de la Hesse, fille de Gison IV de Gudensberg et d'Hedwige. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis II de Thuringe

Louis II de Thuringe, dit de Fer, naît vers 1128, fils de Louis Ier de Thuringe et d'Hedwige de Gudensberg, Dame d'Hessen.



Mariage de Frédéric II le Borgne avec Agnès de Saarbrück

Frédéric II le Borgne épouse en 1134 Agnès de Saarbrück ou Sarrebruck, dite de Saargau, fille de Frédéric Ier Saarbrück, Comte de Saarbrück, et de Gisèle de Haute-Lorraine. Leurs enfants sont :



Mariage de Louis II de Thuringe avec Judith de Hohenstaufen

Louis II de Thuringe épouse en 1150 ou 1157 Judith de Hohenstaufen. Leurs enfants sont :



Mort de Louis II de Thuringe Landgrave de Thuringe

Louis II de Thuringe meurt le 14 octobre 1172.



Mariage de Gérard II de Looz avec Adélaïde de Gueldre

Gérard II de Looz épouse vers 1179 Adélaïde de Gueldre, fille d'Henri Ier de Gueldre et de Laurette de Lorraine. Leurs enfants sont :



Mariage de Thierry VII de Hollande avec Adélaïde de Clèves

Thierry VII de Hollande épouse en 1186 Adélaïde de Clèves, fille d'Arnould Ier de Clèves et d'Ide de Louvain. Leurs enfants sont :


Siège de Saint-Jean-d'Acre Blason des Comtes de Flandre Reddition de Saint-Jean-d'Acre

Bataille de Saint-Jean d'Acre

Mort de Jean Ier de Ponthieu Comte de Ponthieu et de Montreuil

Mort de Gérard II de Looz

Louis II de Looz Comte de Looz

Mort de Thibault V de Blois

Alix de France Régente des comtés de Blois et de Chartres

Mort de Philippe Ier d'Alsace

Intégration du Vermandois à la couronne de France

Marguerite d'Alsace Comtesse de Flandre

Mort de Raoul Ier de Clermont-en-Beauvaisis

Louis de Blois Comte de Clermont-en-Beauvaisis

Louis de Blois Comte de Blois, de Chartres, de Châteaudun

Mort de Galéran V de Meulan

Mort de Raoul Ier de Coucy

Abandon de la croisade par Philippe-Auguste

Richard Cœur de Lion arrive à Saint-Jean d'Acre le 7 juin 1191.

Jean Ier de Ponthieu meurt le 30 juin 1191 à Acre en Palestine. Il est inhumé dans l'abbaye Dommartin-des-Prémontrés de Saint-Josse dans le Pas-de-Calais.

Gérard II de Looz meurt à Saint-Jean-d'Acre. Louis II de Looz devient Comte de Looz.

Richard Cœur de Lion prend Saint-Jean-d'Acre le 13 juillet 1191, mettant fin au siège de la ville par Saladin.

Hugues IV de Saint-Pol, Raymond-Roger de Foix, Robert II de Dreux et Gaucher III de Châtillon-sur-Marne participent au Siège de Saint-Jean-d'Acre.

Philippe d'Aumont est mentionné dans la charte d'Acre. Il semble donc qu'il participe à ce siège.

Thibault V de Blois participe à la troisième croisade et meurt lors de ce siège. Il est inhumé dans l'abbaye de Pontigny en Bourgogne.

Alix de France assume la régence des comtés de Blois et de Chartres pendant la minorité de son fils Louis.

Arrivé à Saint-Jean-d'Acre, Philippe Ier d'Alsace est frappé par l'épidémie de peste et meurt le 1er juin ou juillet 1191. Son corps est rapatrié par Mathilde de Portugal et enterré à Clairvaux.

Philippe Ier d'Alsace conservant le Vermandois à titre viager depuis 1186, le Vermandois revient définitivement à la couronne de France.

Marguerite d'Alsace devient Marguerite Ire de Flandre, Comtesse de Flandre. Baudouin V de Hainaut dit le Courageux, son mari, devenu Baudouin VIII de Flandre, gouverne le comté.

La Flandre est amputée de l'Artois en 1191.

Connétable de France, Raoul Ier de Clermont-en-Beauvaisis accompagne Philippe-Auguste pendant la Troisième croisade.

Raoul Ier de Clermont-en-Beauvaisis meurt à Acre le 15 octobre 1191.

Louis de Blois devient Comte de Clermont-en-Beauvaisis en 1191.

Louis de Blois devient Comte de Blois, de Chartres, de Châteaudun en 1191.

Galéran V de Meulan, sous les ordres de Richard Cœur de Lion, meurt en 1191, au siège de Saint-Jean-d'Acre.

Raoul Ier de Coucy meurt à Saint-Jean d'Acre (Ptolèmaïs pendant l'antiquité) en novembre 1191 durant le siège.

Son corps est rapporté et il est inhumé en l'abbaye de Foigny en Thiérache.

Philippe-Auguste, soi-disant malade, rentre précipitamment en France en 1191.


Ada de Hollande Louis II de Looz et Ada de Hollande Guillaume Ier de Hollande - dans un ouvrage du XVIe siècle

Mort de Thierry VII de Hollande

Ada de Hollande Comtesse de Hollande

Guillaume Ier de Hollande Comte de Hollande

Mariage de Louis II de Looz avec Ada de Hollande

Ada de Hollande Prisonnière

Thierry VII de Hollande meurt en 1203.

Ada de Hollande devient Comtesse de Hollande, soutenue par Baudouin VI de Hainaut et les évêques de Liège et d'Utrecht.

Guillaume Ier de Hollande, son oncle, Seigneur de Frise, revendique la Hollande, soutenu par Henri Ier de Brabant et une majorité du peuple hollandais.

Guillaume entre en guerre contre sa nièce.

Othon IV de Brunswick confirme Guillaume Ier de Hollande comme comte de Hollande en 1203, parce qu'il est un partisan des Guelfes.

Ada se marie pour consolider sa position.

Louis II de Looz épouse en 1203 Ada de Hollande.

Louis II de Looz entre donc en lutte contre Guillaume Ier de Hollande.

Ada de Hollande est capturée peu après par des partisans de Guillaume et retenue prisonnière dans la citadelle de Leyde.



Traité de Bruges

Louis II de Looz et Ada de Hollande sont vaincus.

Par le traité de Bruges, Ada de Hollande doit accepter de renoncer à son héritage en 1207 pour recouvrer sa liberté.

Louis II de Looz et Ada de Hollande ne tiennent pas leur promesse et la guerre reprend.

Cette guerre civile devient rapidement une partie d'un important conflit international:

Louis II de Looz et Ada de Hollande renoncent à leurs prétentions sur la Hollande.

Guillaume Ier de Hollande réussit à conserver la Hollande en louvoyant entre les deux camps

De 1207 à 1214, Arnoul III de Looz est retenu en otage en Angleterre, pour garantir les engagements de Louis II de Looz, son frère, et d'Ada de Hollande, sa belle-sœur, à renoncer au comté de Hollande.



Mort d'Adalbert II de Nordgau

Adalbert II de Nordgau meurt en 1212.

Louis II de Looz combat Henri Ier, Duc de Brabant, à propos de la succession de son parent Adalbert II de Nordgau, Comte de Moha, sur les villes de Maestricht et de Saint-Trond.

Louis II de Looz obtient les droits sur les deux villes, parce qu'il est régent du comté de Duras.



Bataille de Steppes

Louis II de Looz soutient Hugues de Pierrepont, Prince-évêque de Liège et l'aide à remporter la bataille de Steppes en 1213.



Mariage d'Henri II de Brabant avec Marie de Hohenstaufen

Henri II de Brabant épouse avant 1215 Marie de Hohenstaufen, fille de Philippe Ier de Souabe et d'Irène Ange de Byzance. Leurs enfants sont :



Mort de Louis II de Looz

Henri de Looz Comte de Looz

Mort d'Henri de Looz

Arnoul III de Looz Comte de Looz

Louis II de Looz meurt le 29 ou le 30 juillet 1218 empoisonné, sans avoir eu d'enfants.

Les fils de Gérard III de Rieneck, son frère cadet, sont trop jeune.

Henri de Looz, son second frère, devient Comte de Looz durant quelques jours.

Henri de Looz meurt le 2 août 1218 peut-être empoisonné.

Arnoul III de Looz devient Comte de Looz en 1218.


Otton II de Wittelsbach et Agnès Welf de Hanovre

Mariage d'Otton II de Wittelsbach avec Agnès Welf de Hanovre

Otton II de Wittelsbach épouse le 24 mars 1225 Agnès Welf de Hanovre, fille d'Henri Ier Welf, Duc de Brunswick, et d'Agnès de Hohenstaufen. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis II de Wittelsbach

Louis II de Wittelsbach dit le Sévère naît en 1229, fils d'Otton II de Wittelsbach et d'Agnès Welf de Hanovre.



Mariage de Rodolphe Ier de Habsbourg avec Gertrude de Hohenberg

Rodolphe Ier de Habsbourg épouse en 1245 Gertrude de Hohenberg, fille de Bouchard III de Hohenberg et de Mechtilde de Tübingen.

Leurs enfants sont :



Mort d'Otton II de Wittelsbach

Louis II de Wittelsbach Duc de Bavière

Henri Ier de Wittelsbach Duc de Bavière

À partir de 1253 Landshut devient le fief des Wittelsbach, et de facto la capitale de Bavière.

Otton II de Wittelsbach meurt à Landshut en Bavière le 27 ou 29 novembre 1253.

Louis II de Wittelsbach et Henri Ier de Wittelsbach, son frère, deviennent conjointement Duc de Bavière.

Munich devient la capitale de la Haute Bavière.

Landshut est capitale de la Basse Bavière.



Mariage de Louis II de Wittelsbach avec Marie de Brabant

Louis II de Wittelsbach épouse en 1254 Marie de Brabant, fille d'Henri II de Brabant et de Marie de Hohenstaufen.


Louis II de Wittelsbach - XVIIIe siècle - abbaye de Fürstenfeldbruck

Louis II de Wittelsbach Duc de Haute-Bavière

Louis II de Wittelsbach Comte Palatin du Rhin

Henri Ier de Wittelsbach Duc de Basse-Bavière

En 1255, Louis II de Bavière et Henri Ier de Wittelsbach, ne réussissant pas à s'entendre et à régner de concert, décident de partager la Bavière en Haute et Basse-Bavière :


Louis II de Wittelsbach avec ses 2 épouses Marie de Brabant (au milieu) et Anne de Glogau (à droite)

Mariage de Louis II de Wittelsbach avec Anne de Glogau

Louis II de Wittelsbach est veuf d'Anne de Brabant.

Louis II de Wittelsbach épouse en 1260 Anna ou Anne de Glogau, fille de Conrad II de Glogow et de Salomé de Pologne.

Leurs enfants sont :



Mariage de Jean Ier de Chalon-Arlay avec Marguerite de Bourgogne

Jean Ier de Chalon-Arlay épouse le 26 septembre 1272 Marguerite de Bourgogne, Dame de Vitteaux, fille d'Hugues IV de Bourgogne et de Béatrice de Champagne. Leurs enfants sont :



Mort de Baudouin II de Courtenay ex Empereur Latin de Constantinople

Baudouin II de Courtenay meurt à la cour de Sicile en 1273, âgé de 56 ans.

Le titre impérial passe successivement à :

Le testament de Jacques de Baux (du 15 juillet 1383) est aux Archives nationales. Il s'y qualifie "par la grâce de Dieu, empereur de Constantinople, Despote de Romanie, Prince d'Achaïe et de Tarente", comme "héritier de sa mère, l'impératrice Marguerite de Tarente".



Rodolphe Ier de Habsbourg Roi des Romains

Ottokar II de Bohême pose sa candidature au titre de Roi des Romains mais en est écarté.

Ferry III de Lorraine est un partisan d'Alphonse X le Sage, mais il y a peu de combats.

Grégoire X favorise Rodolphe Ier de Habsbourg au détriment d'Alphonse X le Sage.

Frédéric III de Hohenzollern participe à l'élection de l'empereur Rodolphe Ier de Habsbourg, qui lui accordera par la suite le titre de prince pour son burgraviat de Nuremberg.

Rodolphe Ier de Habsbourg est élu Roi des Romains en 1273 et est sacré à Aix la Chapelle comme Empereur du Saint Empire. Il refuse l'invitation du pape, il n'ira jamais à Rome pour se faire couronner de ses mains.

Comme Rodolphe Ier de Habsbourg craint le refus des 7 princes électeurs concernant la succession de son fils au trône impérial, il imagine d'obtenir leurs voix en mariant 4 de ses six filles aux quatre princes électeurs laïcs.

Rodolphe Ier de Habsbourg succède à Richard de Cornouailles et met fin à la période du Grand Interrègne.



Mariage de Louis II de Wittelsbach avec Mathilde de Habsbourg

Louis II de Wittelsbach est veuf d'Anne de Schlesien-Glogau.

Louis II de Wittelsbach épouse en 1273 Mathilde de Habsbourg, fille de Rodolphe Ier de Habsbourg et de Gertrude de Hohenberg. Leurs enfants sont :



Naissance de Rodolphe Ier du Palatinat

Rudolf Ier de Haute-Bavière ou Rodolphe Ier du Palatinat, dit Le Bègue, naît en 1274, fils de Louis II de Wittelsbach et de Mathilde de Habsbourg.



Naissance de Louis IV de Wittelsbach

Louis IV de Wittelsbach naît à Munich le 1er avril 1282, fils de Louis II de Wittelsbach et de Mathilde de Habsbourg.



Mariage d'Othon II de Brunswick-Lunebourg avec Mathilde de Bavière

Othon II de Brunswick-Lunebourg épouse en 1288 Mathilde de Bavière, fille de Louis II de Wittelsbach et de Mathilde de Habsbourg. Leurs enfants sont :



Mort de Louis II de Wittelsbach

Louis IV de Wittelsbach Co-Duc de Haute-Bavière

Rodolphe Ier du Palatinat Co-Duc de Haute-Bavière

Rodolphe Ier du Palatinat Comte palatin du Rhin

Louis II de Wittelsbach meurt en 1294.

Rodolphe Ier du Palatinat et Louis IV de Wittelsbach deviennent Co-Duc de Haute-Bavière en 1294.

Louis IV de Wittelsbach prend le nom de Louis IV de Bavière.

Rodolphe Ier du Palatinat devient Comte palatin du Rhin en 1294.

Rodolphe Ier du Palatinat est le premier membre de la dynastie du Palatinat.



Naissance de Louis II de Sancerre

Louis II de Sancerre naît vers 1305, fils de Jean II de Sancerre, Comte de Sancerre, et de Louise de Beaumetz.



Mariage de Jean III de Brabant avec Marie d'Évreux

Jean III de Brabant épouse en 1311 ou vers 1314 Marie d'Évreux (1303-1335), fille de Louis de France, Comte d'Évreux et de Marguerite d'Artois.

Leurs enfants sont :

Il laisse également de nombreux enfants illégitimes.



Mariage de Louis Ier de Dampierre avec Marguerite Ire de France

Robert III de Flandre fait épouser à son petit-fils la fille de Philippe V le Long et de Jeanne II de Bourgogne.

Louis Ier de Dampierre épouse en 1317 ou en juillet 1320 Marguerite Ire de France.

Leur enfant est :

Louis Ier de Dampierre a également comme enfant :


Blason des Comtes de Flandre Louis Ier de Dampierre

Réconciliation de Robert III de Flandre et de Louis Ier de Nevers

Mort de Louis Ier de Nevers

Mort de Robert III de Flandre

Louis Ier de Dampierre Comte de Flandre, de Nevers et de Rethel

Les déboires avec son fils Louis Ier de Nevers s'achèvent par une réconciliation peu avant les morts successives du fils et du père.

Louis Ier de Nevers meurt à Paris le 22 juillet 1322.

Robert III de Flandre meurt à Ypres le 17 septembre 1322.

Louis Ier de Dampierre devient Comte de Flandre, sous le nom de Louis Ier de Flandre.

Il devient également Comte de Nevers et de Rethel, sous le nom de Louis II.



Naissance de Louis II de Mâle

Louis de Dampierre, dit Louis II de Mâle ou de Maele naît au château de Mâle en Flandre-Occidentale en 1324 ou le 25 ou 29 novembre 1330, fils de Louis Ier de Dampierre et de Marguerite Ire de France. Il est baptisé par l'évêque d'Arras Pierre Roger, futur pape Clément VI.



Mort de Jean II de Sancerre

Louis II de Sancerre Comte de Sancerre

Louis II de Sancerre Seigneur de Meillant, de Charenton.

Jean II de Sancerre meurt en 1326. Louis II de Sancerre devient Comte de Sancerre, Seigneur de Meillant, de Charenton.



Confirmation des coutumes de Lorris pour les habitants de Sancerre

Par une charte de février 1327, Louis II de Sancerre confirme les coutumes de Lorris, pour les habitants de la ville de Sancerre, dont un droit annuel de faitage sur chaque propriétaire de maison.



Mariage de Louis II de Sancerre avec Béatrix de Roucy

Louis II de Sancerre épouse en juillet 1329 Béatrix de Pierrepont, dite de Roucy (1310-1349), Dame de Bommiers, de Condé, de Montfaucon-en-Poitou, de Mirebeau, et de Villebeon, fille du Jean V de Roucy (1285-1346), Comte de Roucy, de Braines, et de Rochefort, et de Marguerite de Beaumetz, Dame de Bommiers, de Châteaumeillant, de Blaison et de Mirebeau. Leurs enfants sont :



Vente de rente de Jean de Mondreville à Geoffroi de Beaumont

En 1333, Jean de Mondreville, procureur de Louis II de Sancerre, réalise une vente de rente à Geoffroi de Beaumont, Chambellan du roi.



Naissance de Louis II Gonzague

Louis II Gonzague, en italien Luigi ou Ludovico Gonzaga, naît en 1334, fils de Guy Gonzague et de Béatrice de Bar.



Mariage de Jacques Ier de Bourbon avec Jeanne de Châtillon

Jacques Ier de Bourbon épouse en 1335 Jeanne de Châtillon, Dame de Condé et de Carency (1320-1371). Leurs enfants sont :



Mariage de Pierre Ier de Bourbon avec Isabelle de Valois

Pierre Ier de Bourbon épouse le 25 janvier 1336 Isabelle de Valois, fille de Charles Ier de Valois et de Mathilde de Châtillon-Saint-Pol. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis II de Bourbon

Louis II de Bourbon, dit le Bon, naît à Vincennes le 3 février ou le 4 août 1337, fils de Pierre Ier de Bourbon et d'Isabelle de Valois.



Mariage de Raoul II de Brienne avec Catherine de Savoie

Raoul II de Brienne épouse en 1340 Catherine de Savoie, fille de Louis II de Vaud et d'Isabelle de Chalon. Ils n'ont pas d'enfant.



Mariage de Louis Ier de Blois-Châtillon avec Jeanne de Hainaut

Louis Ier de Blois-Châtillon fils de Guy Ier de Blois-Châtillon et de Marguerite de Valois, épouse à Soissons en 1336 ou en 1340 Jeanne de Hainaut, Comtesse de Soissons, Dame de Chimay, fille de Jean de Hainaut et de Marguerite de Nesle. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis de Sancerre

Louis de Sancerre naît en 1342, fils de Louis II de Sancerre et de Béatrix de Roucy.



Mariage de Guy Gonzague avec Béatrice de Bar

Guy Gonzague épouse en 1342 Béatrice de Bar, fille d'Édouard Ier de Bar, Comte de Bar. Leurs enfants sont :



Débarquement d'Édouard III d'Angleterre dans le Cotentin

Siège de Caen

Raoul II de Brienne Prisonnier

Jean II de Melun Prisonnier

Début de la guerre de Cent Ans

Édouard III d'Angleterre réunit un millier de navires dans la rade de Portsmouth et met à la voile pour Bordeaux le 7 juillet 1346.

Jeanne-Louise de Belleville aide à maintenir la Manche libre de navires de guerre français.

Mais la tempête rejette la flotte sur la côte de Cornouailles et c'est finalement dans le Cotentin, sur la plage de Saint-Vaast-la-Hougue, que débarquent ses 20 000 soldats le 12 juillet 1346.

Cette armée, menée par le duc de Kent, bouscule sans mal les premières résistances. Robert VIII Bertrand de Bricquebec tente en vain de résister à l'armée anglaise.

À l'été 1346, Louis II de Sancerre aurait été à Harfleur et à Caen sous les ordres du connétable de France, Raoul II de Brienne.

Lors du siège de Caen, Raoul II de Brienne et Jean II de Melun sont fait prisonniers par les forces anglaises de Thomas Ier Holland.

Le duc de Kent s'empare de Caen qu'elle met au pillage.

Le Roi de France Philippe VI de Valois ne tarde pas à mobiliser ses troupes.

À la tête de 50 000 hommes, il se dispose à aller à la rencontre de l'assaillant.

Édouard III d'Angleterre, ne se souciant pas de l'attendre, traverse la Seine à Poissy, contourne Paris et remonte en direction des Flandres où il bénéficie d'appuis nombreux parmi les habitants des villes.

L'abbaye Joyenval est incendiée lors de la chevauchée d'Édouard III d'Angleterre.

La guerre de Cent Ans commence.

Des travaux de défense sont effectués au château de Caen après la prise de la ville :


Bataille de Crécy-en-Ponthieu Bataille de Crécy-en-Ponthieu - les Français à droite (fleur de lys), les Anglais à gauche (lion)

Bataille de Crécy-en-Ponthieu

Mort de Jean II d'Auxy

Mort de Louis Ier de Dampierre Comte de Dampierre et de Nevers et de Flandre

Mort de Jean V de Roucy Comte de Pierrepont, de Braines, de Roucy et de Rochefort

Mort de Jean IV d'Harcourt

Mort de Jean IV de Ghistelles

Mort de Jean Ier de Luxembourg Comte de Luxembourg et Roi de Bohême

Mort de Charles II d'Alençon

Mort de Henri IV de Vaudémont

Mort de Louis de La Cerda

Mort de Louis II de Sancerre

Mort de Louis Ier de Blois-Châtillon

Mort de Raoul de Lorraine Duc de Lorraine

Mort d'Enguerrand VI de Coucy Sire de Coucy, de Marle, de la Fère, d'Oisy, d'Havrincourt

Le 24 août 1346, l'armée anglaise, sous le commandement d'Édouard III d'Angleterre et de son fils, le futur Prince Noir, alors à peine âgé de 15 ans, dresse ses tentes sur la rive droite de la Somme, en bordure de la forêt de Crécy-en-Ponthieu.

Les Anglais s'établissent sur une hauteur et creusent des fossés en prévision des assauts de la cavalerie ennemie. Guillaume de Bohun commande des troupes anglaises avec succès.

Les Français arrivent en provenance d'Abbeville.

Le choc survient au matin du samedi 26 août 1346. Le capitaine Le Moine de Bâle, envoyé en reconnaissance, rapporte au Roi de France que les Anglais sont affamés et ne pourront longtemps tenir derrière leurs fossés. La piétaille française est elle-même épuisée par sa marche. La sagesse voudrait que l'on diffère l'attaque... mais la chevalerie française ne l'entend pas de cette oreille.

Du fait de leur infériorité numérique, Édouard III d'Angleterre et son fils ne vont pas hésiter à bousculer les règles traditionnelles du combat.

Ce sont d'abord les arbalétriers génois du Roi de France qui tirent leurs carreaux. Mais si l'on en croit la chronique, un orage survient, qui détend les cordes des arbalètes et celles-ci perdent une bonne partie de leur efficacité. C'est au tour des archers anglais de tirer. Ceux-là ont pris soin de protéger leurs arcs dans des sacs pendant l'orage. De leur ligne située en hauteur, ils arrosent de traits les troupes françaises.

Le Roi anglais et ses chevaliers, en arrière, les laissent tirer sans discontinuer et ne se soucient pas de les déranger.

Thomas de Beauchamp se distingue lors de cette bataille, côté anglais.

Les chevaliers français, quant à eux, constatant l'impuissance des arbalétriers génois, les bousculent sans ménagement pour monter eux-mêmes à l'assaut malgré le sol boueux.

Qui plus est, au cours de la bataille, les cavaliers du Roi de France déciment leurs alliés génois, lorsqu'ils entendent le cri du Roi : "Tuez la piétaille."

Mais ces chevaliers se montrent aussi inefficaces. Ils montent à l'assaut des lignes ennemies avec le soleil dans les yeux et sont en peine de répliquer aux flèches des archers. La journée durant, les coutiliers gallois s'en donnent à cœur joie. Ils coupent les jarrets des chevaux, désarçonnant et égorgeant les orgueilleux chevaliers embarrassés par leurs armures et leurs caparaçons; négligeant de les capturer et d'en tirer rançon. De nombreux piétons et pas moins de 1 500 chevaliers restent sur le terrain.

Participent à la bataille :

Tous périssent ainsi que le raconte le chroniqueur Jean Froissart :

Li vaillans et gentilz rois de Behagne, qui s'appeloit messires Jehans de Lussembourch, car il fu filz a l'empereour Henri de Lussembourch, entendi par ses gens que li bataille estoit commencie; car quoique il fust la armés et en grant arroy, il ne veoit goutes et estoit aveules...

Adonc dist li vaillans rois a ses gens une grant vaillandise : "Signeur, vous estes mi homme et mi ami et mi compagnon.

A le journee d'ui, je vous pri et requier tres especialement que vous me menés si avant que je puisse ferir un cop d'espee." Et cil qui dalès lui estoient, et qui se honneur et leur avancement amoient, li accorderent : si ques, pour yous acquitter, et que il ne le perdesissent en le presse, il s'alloierent par les frains de leurs chevaus tous ensamble; et missent le roy leur signeur tout devant, pour mieulz acomplir son desirier.

Et ensi s'en alerent il sus leur ennemis...

Ne onques nulz ne s'en parti, et furent trouvé a l'endemain, sus le place, autour dou roy leur signeur et leurs chevaus tous alloiiés ensamble."

Enguerrand VI de Coucy meurt au cours de la bataille de Crécy. Enguerrand VII de Coucy, son fils, lui succède et devient Seigneur de Coucy.

Louis II de Sancerre aurait été l'un des seuls capitaines français à être rentré dans les lignes anglaises. Son corps ayant été relevé par ordre du roi Édouard III, il aurait été inhumé au monastère de Maintenay près Crécy.

Pierre Ier de Bourbon et Jacques Ier de Bourbon sont également présent et ils sont blessés.

Charles Ier de Montmorency se distingue lors de cette bataille.

Philippe VI de Valois lui-même se jette dans la mêlée avec une témérité inconséquente. Il est blessé d'une flèche au visage et voit deux chevaux mourir sous lui. Il ne doit qu'à l'insistance de ses proches de ne pas être pris ou tué. Finalement, il s'enfuit avec quelques chevaliers et une quarantaine de sergents d'armes.

Jean de Hainaut réussit à sortir Philippe VI de Valois de la mêlée et du champ de bataille.

Après la défaite, Philippe heurte à la porte d'un château et crie, lorsqu'on lui demande qui il est, qu'il est "l'infortuné Roi de France".

Les historiens modernes ont longtemps insisté sur la présence de canons à Crécy, pour la première fois dans l'histoire militaire. Ces bouches à feu rudimentaires et très lourdes (appelées "bombardes" à partir des années 1375) auraient été employées par Édouard III d'Angleterre pour semer la panique dans les rangs ennemis et effrayer les chevaux. Mais les chroniqueurs anglais n'en disent mot. Le fait est rapporté seulement par un chroniqueur italien qui n'assista pas à la bataille et par le célèbre chroniqueur Froissart qui y fait allusion au détour d'une phrase (d'une certaine manière pour ajouter des excuses à la défaite inqualifiable de la chevalerie française). Au début du XIVe siècle, à l'époque de la bataille de Crécy, les canons ne sont encore employés que de façon accessoire, notamment sur des bateaux.

C'est un siècle plus tard, à la bataille de Castillon, que l'artillerie sera pour la première fois employée à grande échelle et avec efficacité...

Philippe VI de Valois fait de Bernard VI de Moreuil son lieutenant après la journée de Crécy.


Blason des Comtes de Flandre

Mort de Louis Ier de Dampierre

Louis II de Mâle Comte de Flandre, de Rethel et de Nevers

Louis Ier de Dampierre meurt le 26 août 1346, massacré comme tant d'autres chevaliers français au cours de la bataille de Crécy-en-Ponthieu. Son corps est enterré par Édouard III d'Angleterre à l'abbaye de Saint-Riquier.

Il sera plus tard ramené à Bruges par son fils et successeur Louis II de Mâle, qui lui fait édifier un mausolée dans l'église Saint-Donat.

Blessé, mais vivant à l'issue de la bataille de Crécy où il a assisté à la mort de son père, Louis II de Mâle est armé chevalier le jour même par Philippe VI de Valois, réfugié à Amiens. Louis II de Mâle devient :

Louis II de Mâle rompt avec sa politique systématiquement profrançaise, pour adopter une attitude plus proche de ses sujets, louvoyant cyniquement mais lucidement entre les intérêts contradictoires des rois de France et d'Angleterre.



Louis II de Blois-Châtillon Comte de Blois et de Châteaudun

Louis Ier de Blois-Châtillon meurt à la bataille de Crécy le 26 août 1346.

Ses 3 fils se partage les immenses domaines des seigneurs de Blois

Louis II de Blois-Châtillon, son fils ainé, devient Comte de Blois et de Châteaudun en 1346. Il est sous la tutelle de sa mère Jeanne de Hainaut.

Guy II de Blois-Châtillon, son fils cadet, reçoit les terres de Soissons, Dargies et Beaumont.



Retour en Flandre de Louis II de Mâle

Révolte de Gand

Dès novembre 1346, Louis II de Mâle nouveau comte est en Flandre, permettant à la vieille dynastie comtale de renouer avec les Flamands. Mais les Gantois, dominés par la puissante corporation des tisserands, veulent imposer au comte un mariage anglais, garantie d'un approvisionnement des laines insulaires.

Retenu en garde courtoise dans sa capitale, Louis II de Mâle profite d'une chasse au faucon pour s'enfuir en France, puis au Brabant.



Mariage de Louis II de Mâle avec Marguerite de Brabant

Mariage de Renaud III de Gueldre avec Marie de Brabant

Jean III de Brabant s'éloigne de l'alliance anglaise, préférant s'allier à la France en mariant ses filles à des alliés du royaume de France.

Louis II de Mâle épouse le 6 juin 1347 Marguerite de Brabant, fille de Jean III le Triomphant (allié du roi de France), Duc de Brabant et Limbourg, et de Marie d'Évreux. Leur enfant est :

Renaud III de Gueldre épouse à Tervueren le 1er juillet 1347 Marie de Brabant, Dame de Turnhout, fille de Jean III de Brabant, Duc de Brabant et de Marie d'Évreux.

Renaud III de Gueldre a une fille illégitime :



Traité entre Louis II de Mâle et Édouard III d'Angleterre

Contre toute attente, Louis II de Mâle signe un traité de neutralité avec Édouard III d'Angleterre le 25 août 1348, et appuyé sur les petites villes (Grammont, Termonde, Audenarde), reprend pied victorieusement en Flandre.


Château des vicomtes de Turenne

Mariage de Guillaume III Roger de Beaufort avec Aliénor de Comminges

Guillaume III Roger de Beaufort Vicomte de Turenne

Au début de janvier 1350, Clément VI écrit à sa nouvelle nièce : Hâte-toi, ma fille, de te mettre en route.

Hâte-toi le plus rapidement possible, car nous voulons te voir, mû par une affection paternelle.

Ce désir est un ordre.

Aliénor de Comminges arrive escortée par Gaudemar du Fay, Sénéchal de Beaucaire, que Philippe VI de Valois a chargé de sa protection.

Guillaume III Roger de Beaufort épouse officiellement le 7 février 1350 Aliénor de Comminges, fille de Bernard VIII de Comminges et de Mathé de l'Isle-Jourdain. Leurs enfants sont :

Clément VI met dans la corbeille des jeunes époux la vicomté de Turenne, l'une des plus prestigieuses et des plus riches du Limousin.

De plus le Souverain Pontife engage dans la maison de sa nouvelle nièce un clerc originaire de Liège.

C'était un musicien de renom, Johannes Ciconia.



Naissance de Marguerite de Mâle

Marguerite de Mâle ou de Maele, dite de Dampierre, naît à Mâle en Flandre-Occidentale le 13 avril 1350, fille de Louis II de Mâle, comte de Flandre et Rethel, et de Marguerite de Brabant.


Jean II le Bon - aurait été peint par Girard d'Orléans à Londres en 1359 -musée du Louvre - premier portrait connu de la peinture occidentale

Mort de Philippe VI de Valois

Jean II le Bon Roi de France

Philippe VI de Valois meurt à Nogent-le-Roi (Eure-et-Loir) le 22 août 1350.

Le pouvoir des Valois est largement contesté : Édouard III d'Angleterre et Charles II le Mauvais, tous deux descendants de Philippe IV le Bel par les femmes, peuvent revendiquer la couronne.

Fils aîné de Philippe VI de Valois et de Jeanne de Bourgogne, Jean II le Bon, Duc de Normandie, succède à Philippe VI et devient Roi.

Excellent chevalier, sa bravoure lui interdit la fuite qui avait sauvé son père à Crécy.

D'intelligence probablement médiocre, il ne peut éviter de graves maladresses qui lui aliènent le plus souvent le concours des états généraux, maîtres de lui refuser les ressources financières pourtant indispensables au gouvernement.

Hésitant entre la noblesse réformatrice, les bourgeois avides de promotion et les officiers au dévouement intéressé, il ne sait ni choisir ni jouer de leurs rivalités, et c'est à la faveur de sa captivité que la noblesse prit pour un temps le contrôle des rouages essentiels de l'État.

En 1350, Louis II de Mâle refuse l'hommage à Jean II le Bon, réclamant le retour des villes de Flandre wallonne au comté.

Cela lui permet de récupérer la suzeraineté directe sur la seigneurie de Termonde.



Mariage de Guillaume Ier de Namur avec Catherine de Savoie

Guillaume Ier de Namur est veuf de Jeanne de Hainaut.

Guillaume Ier de Namur épouse en mars 1352 Catherine de Savoie (morte en 1388), fille de Louis II de Savoie, Baron de Vaud, et d'Isabelle de Chalon. Leurs enfants sont :

Guillaume Ier de Namur laisse plusieurs fils illégitimes.



Première cour plénière de l'ordre de l'Étoile

La première cour plénière de l'ordre de l'Étoile se réunit à Saint-Ouen, le 6 janvier 1352.

Sont présents :



Naissance de Louis II de Poitiers

Louis II de Poitiers naît en 1354 fils d'Aymar VI le Gros et de Guyotte d'Uzès.



Mariage de Béraud II Dauphin avec Jeanne de Forez

Béraud II Dauphin épouse vers 1355 Jeanne de Forez, Dame d'Ussel, fille de Guigues VII de Forez, Comte de Forez, et de Jeanne de Bourbon (morte le 1 novembre 1373).

Leur enfant est :


Wenceslas Ier de Luxembourg - Maison des Ducs de Brabant - Grand-Place de Bruxelles

Bataille de Scheut

Louis II de Mâle Duc de Brabant

Révolte des Brabançons

Prise de Bruxelles par les Flamands

Afin de garantir l'indivisibilité du duché de Brabant, Wenceslas Ier de Luxembourg signe en janvier 1356 le Blijde Inkomst afin d'éviter un partage entre les filles de Jean III.

Jeanne de Brabant, en tant qu'aînée, devient Duchesse de Brabant et de Limbourg.

Wenceslas Ier de Luxembourg, son époux, devient aussi Duc de Brabant et de Limbourg mais il doit se battre contre Louis II de Mâle, marié à Marguerite de Brabant, qui revendique sa part de duché.

Louis II de Mâle réclame les arriérés de paiement de la vente de Malines et le paiement de la dot de sa femme, ce qui lui est refusé.

Louis II de Mâle envahit alors le Brabant.

Après la bataille de Scheut, les Flamands de Louis II de Mâle prennent Bruxelles le 17 août 1356 et s'empare du duché de Brabant.

Mais les Brabançons, avec à leur tête un certain Everard t'Serclaes, se révoltent du 24 au 29 octobre 1356 et par un coup d'audace parviennent à chasser les Flamands de la ville.

Avec le soutien de l'empereur Charles Ier de Luxembourg, le frère aîné de Wenceslas, Wenceslas Ier de Luxembourg et Jeanne de Brabant réussissent à faire valoir leurs droits et à conserver le duché moyennant la cession de quelques seigneuries à la Flandre.

Par la suite, Wenceslas Ier de Luxembourg devra faire face à des troubles intérieurs.


Bataille de Poitiers

Bataille de Poitiers

Jean II le Bon prisonnier

Charles V Régent du Royaume de France

Mort de Gautier VI de Brienne

Mort de Geoffroy Marcel de Longueil

Mort de Louis Ier de Brosse

Mort de Pierre Ier de Bourbon

Mort de Pierre de Vendôme,

Louis II de Bourbon Duc de Bourbon et Grand chambrier de France

Mort de Robert de Morée

Mort de Geoffroy Ier de Charny

Mort d'Hugues III de Castelnau-Calmont

Henri V de Joinville Prisonnier

Jacques Ier de Bourbon Prisonnier

Tandis que les Anglais remontent de leur possession de Bordeaux vers la Loire pour une nouvelle chevauchée, le Roi de France peut enfin lever une armée pour se porter à leur rencontre.

L'armée anglaise compte à peine 7 000 hommes mais elle est solidement retranchée sur le plateau de Maupertuis.

Archambaud de Grailly combat aux côtés du Prince Noir.

Thomas de Beauchamp participe à cette bataille, côté anglais.

Le Roi de France, de son côté, aligne pas moins de 15 000 hommes.

Participent à la bataille :

Libéré par Louis Ier de Hongrie, Robert de Morée combat pour Jean II le Bon.

Arnaud de Cervole participe à la bataille où il est fait prisonnier et discrètement libéré.

Amaury IV de Craon participe à la bataille et est fait prisonnier.

Henri V de Joinville est fait prisonnier.

Jean II de Melun et Guillaume II de Melun sont fait prisonniers.

Le 19 septembre 1356, l'armée française est écrasée par les archers anglais près du bourg de Nouaillé à une dizaine de kilomètres au sud-est de Poitiers.

Placé à la tête d'un corps d'armée, Jean Chandos, capitaine anglais, joue un rôle décisif dans la victoire anglaise.

Malgré la charge folle des chevaliers, la bataille tourne très vite à la déroute française.

Beaucoup de chevaliers sont faits prisonniers.

D'autres se replient lâchement et abandonnent leur Roi à son sort.

Le Roi Jean II le Bon, surnommé ainsi en raison de sa bravoure, ose se lancer à la poursuite du Prince Noir mais il est lui-même fait prisonnier.

Une belle légende garde le souvenir du dévouement légendaire de Philippe II le Hardi, jeune fils de Jean II le Bon.

Au cœur de la bataille, lorsque les chances de vaincre sont quasiment anéanties, Jean II le Bon ordonne à ses 3 fils aînés, Charles V le Sage, Louis Ier d'Anjou et Jean Ier de Berry, de prendre la fuite.

Le Roi veut protéger sa descendance, et donc sa succession.

Seul Philippe II le Hardi, âgé de 14 ans, reste auprès de son père, pour le soutenir jusqu'au bout, non par les armes, mais par les paroles :

Père, gardez-vous à droite, père, gardez-vous à gauche !"

Il en gardera son surnom.

Charles V le Sage, lieutenant du Roi, assume la régence du royaume dès 1356, à 18 ans.

Pierre Ier de Bourbon meurt durant la bataille, en faisant rempart de son corps devant son Roi.

Louis II de Bourbon devient Duc de Bourbon et reçoit la charge de Grand chambrier de France.

Meurt durant la bataille :

Philippe de Chambly est inhumé au couvent des Cordeliers de Poitiers.

Jacques Ier de Bourbon est blessé et fait prisonnier.

Isabeau de Brienne hérite des titres et revendications de la famille de Brienne après la mort de Gautier VI de Brienne, son frère, les transmettant à la famille de Gauthier III d'Enghien, son mari,



Jean Ier de Berry Comte de Poitiers

En 1356, Jean II le Bon nomme Jean Ier de Berry, son fils, lieutenant du Roi en Languedoc, Auvergne, Périgord et Poitou.

Il lui adjoint Louis II de Bourbon pour le seconder.

Jean Ier de Berry devient Comte de Poitiers.



Paix d'Ath

À la paix d'Ath le 4 juin 1357, Louis II de Mâle conserve à titre viager et honorifique le titre de duc de Brabant et ses droits à succéder, reprend Malines et gagne Anvers au comté de Flandre.



Siège de Reims

Louis II de Bourbon commence ses faits d'armes en secourant Reims assiégé par Édouard III d'Angleterre en 1359.


Paix de Brétigny

Paix de Brétigny

Libération de Jean II le Bon

Louis II de Bourbon, Louis d'Évreux et Jean Ier de Berry Otages

Comté de Ponthieu rendu aux Anglais

À l'initiative d'Innocent VI, Androin de la Roche, abbé de Cluny, fait accepter, le 4 mars 1360, le principe d'une négociation entre la France et l'Angleterre.

Sur le chemin du retour, se voyant en mauvaise position et craignant que sa chevauchée ne s'achève sur un désastre, Édouard III d'Angleterre consent à revenir sur les accords de Londres.

Les ennemis se retrouvent au début mai 1360 dans le village de Brétigny, un hameau qui est aujourd'hui situé sur la commune de Sours, près de Chartres.

Une stèle a été dressée à proximité des lieux présumés de la négociation.

Les négociations débutent sous la présidence de Raymond de Canillac.

Jean Chandos négocie pour Édouard III d'Angleterre, durant 7 jours, en présence d'Henry de Grosmont.

Parmi les négociateurs français Jean de Dormans, évêque de Beauvais, chancelier du royaume de France, et son frère Guillaume, deux éminents juristes, défendent âprement la cause royale.

Jean II de Melun est l'un des plénipotentiaires français

Louis II de Bourbon et Charles Ier de Montmorency sont négociateurs pour la France.

Jean Ier le Meingre, Maréchal Boucicaut, est l'un des signataires du côté français.

Le 8 mai 1360 des préliminaires de paix sont signés, mettant fin à plus de deux décennies de combats.

La rançon est ramenée à 3 millions d'écus d'or, ce qui reste un montant énorme.

Les Anglais obtiennent par ailleurs une pleine souveraineté, sans hommage féodal, sur une région côtière qui comprend :

Les vicomtés de Turenne et de Thouars deviennent notamment anglaises.

En échange, Édouard III d'Angleterre convient de ne plus revendiquer le trône de France et renonce à afficher les lys capétiens sur ses armoiries.

Jean II le Bon quitte sa prison, pour quelques mois seulement.

Louis II de Bourbon, Louis d'Évreux et Jean Ier de Berry sont donnés comme otage pour garantir le traité de Brétigny.

Enguerrand VII de Coucy, Guy II de Blois-Châtillon, Jean II de Melun et Pierre II d'Alençon font aussi partie des Seigneurs donnés en otages aux Anglais.

Jean VI d'Harcourt est donné en otage et pleige.

Suit une période où le Comté de Blois est occupé et traversé par des armées créant pillage et désolation.

En décembre 1360, les premiers francs sont frappés pour aider à payer la rançon du roi Jean II le Bon.

Dénommé le Franc à cheval, il s'agit en fait d'un écu qui va être tiré à 3 millions d'exemplaires.

Il pèse 3,82 grammes d'or fin et vaut une livre tournois ou 20 sols.

Le roi y est représenté sur un destrier, armé d'un écu à fleur de lys et brandissant l'épée, avec le terme "Francorum Rex" (Roi des Francs).

Jacques Ier de Bourbon perd le Ponthieu qui est rendu aux Anglais.

Après le traité, Robert Knolles retourne en Bretagne et assiste à nouveau Jean IV le Conquérant dans sa lutte pour la possession du duché.

La lutte contre les compagnies est l'un des enjeux majeurs du retour de Jean II le Bon.

Il tente d'utiliser les unes contres les Autres.



Chaos dans le duché de Bourbon

Pendant la captivité de Louis II de Bourbon, le duché de Bourbon est dirigé par sa mère Isabelle de Valois et le duché de Bourbon sombre dans le chaos.

Les compagnies s'y installent et répandent la terreur, tandis que les seigneurs, loin de les combattre, les laissent faire ou même participent à leurs brigandages.

La justice est impuissante face à ces bandes, et Huguenin Chauveau, grand procureur de Bourbon, ne peut que consigner les méfaits opérés par les vassaux du Duc dans un ouvrage qu'il appelle le Livre Peloux.



Ravage de la Bourgogne

En 1360, Arnaud de Cervole rassemble de nouveau ses Routiers, part ravager la Bourgogne et force Louis II de Mâle, Comte de Nevers, à traiter avec lui.


Blason des Ducs d'Anjou

Louis Ier d'Anjou Duc d'Anjou

Mariage de Louis Ier d'Anjou avec Marie de Blois-Châtillon

L'Anjou est érigé en duché.

Louis Ier d'Anjou devient Duc d'Anjou en 1360.

Louis Ier d'Anjou épouse le 9 juillet 1360 Marie de Blois-Châtillon de Guise (1343 ou 1345-12 novembre 1404), Dame de Mayenne-la-Juhel, de Longjumeau en août 1360, Comtesse de Guise, fille de Charles de Blois-Châtillon, Comte de Blois.

Leurs enfants sont :



Mort d'Ugolino Gonzague

Le 14 octobre 1362, Ugolino Gonzague, fils de Guy Gonzague, et époux de Catherine Visconti, fille de Mathieu II Visconti, est assassiné par des gibelins, probablement ses frères Louis II Gonzague et Francesco Gonzague qui lui reprochent son mariage hérétique.

Galéas II Visconti et Barnabé Visconti Coseigneurs de Milan nourrissent alors une haine féroce contre la famille Gonzague et rapatrie Catherine Visconti.



Mariage de Louis II Gonzague avec Alda d'Este

Louis II Gonzague épouse en 1365 Alda d'Este.

Leurs enfants sont :



Naissance de François Ier Gonzague

François Ier Gonzague, en italien Francesco Gonzaga, naît en 1366 fils de Louis II de Gonzague et d'Alda d'Este.



Libération de Louis II de Bourbon

Louis II de Bourbon est libéré en 1366.

En son absence, son autorité a été gravement mise à mal par les compagnies et les barons.



Fondation de l'Ordre de l'Écu d'or

Rétablissement de la concorde en Bourbonnais

Plutôt que de combattre les compagnies et les barons, Louis II de Bourbon choisit de se les rallier en fondant un ordre de chevalerie, l'Ordre de l'Écu d'or, pour récompenser les principaux gentilshommes de ses domaines.

La devise de l'ordre est "Espérance".

Le 1er janvier 1367 a lieu une fête célébrant la création de l'ordre.

Selon le chroniqueur Cabaret d'Orville, apparaît ce jour-là à la cour ducale Huguenin Chauveau qui, espérant faire justice, présente au Prince son Livre Peloux.

Il ajoute qu'avec les amendes et autres confiscations prononcées comme châtiments, Louis II de Bourbon pourrait renflouer ses caisses.

Mais Louis II de Bourbon préfère jeter l'ouvrage au feu et accuse à juste titre le procureur de vouloir compromettre la noblesse de ses états.

Louis II de Bourbon prononce donc de fait l'amnistie pour tous les crimes commis par ses vassaux durant son absence.

La concorde rétablie entre les seigneurs du duché, l'armée ducale peut écraser les compagnies lors de deux campagnes en 1367 et 1368.

L'un des barons turbulents que Louis II de Bourbon ramène alors en son giron est son ami le puissant Seigneur Goussaut de Thoury qu'il fait Maître d'Hôtel et qu'il sort d'affaires judiciaires plusieurs fois.



Mort de Francesco Gonzague

Mort de Guy Gonzague

Louis II Gonzague Capitaine du peuple de Mantoue

Francesco Gonzague meurt à l'été 1369 assassiné probablement par son frère Louis II Gonzague.

Guy Gonzague meurt à Mantoue le 22 septembre 1369, âgé de 79 ans, 2 mois 1/2 après son fils Francesco. Il est aussi probablement assassiné par son fils Louis II Gonzague

En raison des bruits qui courent sur son implication dans le parricide et pour montrer qu'il n'est pas aussi avide de pouvoir qu'on veut bien le dire, Louis II Gonzague a la finesse de ne pas réclamer de suite la succession de son père et préfère se laisser désirer par les mantouans dont les conseillers hésitent entre la politique "gonzaguienne" et le régime antérieur.

Six mois plus tard, le désordre et la discorde sociale contraignent le conseil de Mantoue à faire appel à lui pour perpétuer la fonction de capitaine du peuple et Louis II Gonzague devient le 3e Capitaine du peuple de Mantoue.

Louis II Gonzague est un homme plutôt renfermé et d'apparence insignifiante mais, en fait, il est rusé et machiavélique au possible.


Étapes de la reconquête par Charles V de France des territoires concédés au traité de Brétigny Interprétation du plan

Reconquête en Limousin, en Bretagne et en Guyenne

Louis II de Bourbon seconde Charles V le Sage lors de la reconquête des territoires conquis par les Anglais.

Suivant les consignes du roi et de Bertrand du Guesclin, de ne pas engager de bataille, mais de mener une guerre d'escarmouche, Louis II de Bourbon réussit à prendre une trentaine de places fortes entre 1369 et 1374, dans le Limousin, en Bretagne et en Guyenne.



Siège de Sainte Sévère

Les Anglais se sont emparés de Sainte Sévère en 1369.

Au terme d'un siège valeureux, Bertrand du Guesclin reprend la ville qu'il laisse aux mains de Louis II de Brosse, Seigneur légitime de Sainte Sévère.


Marguerite de Mâle ou Marguerite III de Flandres

Retour au sein de la Flandre de la Flandre wallonne

Mariage de Philippe II le Hardi avec Marguerite de Mâle

Longtemps favorable au mariage anglais, Louis II de Mâle marie sa fille au plus jeune frère du roi Charles V le Sage, en échange de quoi la Flandre wallonne (Lille, Douai, Orchies) fait retour au comté le 25 avril 1369. Une vieille revendication flamande était enfin satisfaite.

Marguerite de Mâle est veuve de Philippe Ier de Rouvres.

Philippe II le Hardi épouse à Gand le 19 juin 1369 Marguerite de Mâle, fille de Louis II de Mâle, Leurs enfants sont :

Marguerite de Mâle est nommée Marguerite III de Flandres ou Marguerite III de Dampierre.

Cela n'empêche pas Louis II de Mâle de continuer une politique indépendante, recevant les alliés d'Édouard III d'Angleterre ou prenant parti contre le pape d'Avignon pendant le Grand Schisme, pourtant favori du roi de France.


Charles V le Sage recevant l'hommage Louis II de Bourbon, son beau-frère pour le comté de Clermont

Louis II de Bourbon Comte de Clermont

Louis II de Bourbon devient Comte de Clermont-en-Beauvaisis en 1371.

Aux côtés de Charles V le Sage, on aperçoit ses fils :

À l'extrême-droite de la miniature, l'un au dessus de l'autre, les trois frères de Charles V le Sage, chacun reconnaissable également à ses armes sur sa tunique :

Derrière les deux jeunes fils du roi, la main sur le dossier du trône, Philippe de Valois, oncle du roi.

Jean IV de Mauquenchy est troisième en bas à droite



Hommage de Louis de Beaumont-Bressuire aux Anglais

Allégeance de Louis de Beaumont-Bressuire à Bertrand du Guesclin

En 1371, Louis de Beaumont-Bressuire se rend à Poitiers, rendre hommage aux Anglais. Le château de Bressuire est alors occupé par des garnisons anglaises.

En 1371, les frères de Charles V le Sage, en premier lieu Louis Ier d'Anjou qui est en première ligne pour les opérations militaires, Jean Ier de Berry et le cousin Louis II de Bourbon ont commencé la reconquête du Poitou.

La Guerre de Cent ans repart. La population se soulève contre les taxes et impôts imposé par le Prince de Galles.

En 1371, le connétable Bertrand du Guesclin assiège le fief de Bressuire.

Le château capitule. Bertrand du Guesclin prend possession du fief au nom du roi de France et y laisse une garnison. Louis de Beaumont-Bressuire fait allégeance à Bertrand du Guesclin.



Mariage de Louis II de Bourbon avec Anne d'Auvergne

Louis II de Bourbon Comte de Forez

Louis II de Bourbon épouse le 19 août 1371 Anne d'Auvergne (1358-1417), Comtesse de Forez, fille de Béraud II Dauphin et de Jeanne de Forez, Dame d'Ussel. Leurs enfants sont :

Par ce mariage Louis II de Bourbon devient Comte de Forez.

Il eut également plusieurs enfants illégitimes :



Mort de Louis II de Blois-Châtillon

Jean II de Blois-Châtillon Comte de Blois et de Châteaudun

Mariage de Jean II de Blois-Châtillon avec Mathilde de Gueldre

Louis II de Blois-Châtillon meurt en 1372, sans postérité. Il est inhumé dans l'Église Saint Sauveur de Blois.

Jean II de Blois-Châtillon succède à son frère et devient Comte de Blois et de Châteaudun.

Il hérite de Blois, d'Avesnes, de Nouvion, de Chimay, de Fumay et de Revin.

Mathilde de Gueldre est veuve de Jean de Clèves.

Jean II de Blois-Châtillon, fils de Louis Ier de Blois-Châtillon et de Jeanne de Hainaut, épouse en 1372 Mathilde de Gueldre.

Jean II de Blois-Châtillon passe alors son temps à faire la guerre pour le Duché de Gueldre.



Mort d'Aymar VI le Gros

Louis II de Poitiers Comte de Valentinois et de Diois

Aymar VI le Gros meurt en 1374. Louis II de Poitiers, cousin germain d'Aymar VI le Gros, devient Comte de Valentinois et de Diois en 1374.

Un contentieux naît entre Louis II de Poitiers et la branche des Poitiers-Saint-Vallier.



Trêve signée entre la France et l'Angleterre

Une trêve signée en 1374 entre la France et l'Angleterre permit à Louis II de Bourbon de vaincre des bandes de mercenaires en Bourbonnais.



Louis II de Bourbon en Castille

Louis II de Bourbon part en Castille combattre les Maures, mais le roi Henri de Trastamare voulant profiter de la présence des Croisés pour attaquer le Portugal, il refuse de continuer dans l'entreprise et revient en France.



Pèlerinage de Pierre Talhan sur la tombe du pape Urbain V

Le 23 novembre 1376, en mémoire de la guérison de Jean II d'Auvergne, Pierre Talhan, médecin de Jean II d'Auvergne qui est aussi chirurgien de Louis II de Bourbon, se rend en pèlerinage de Saint-Pourçain à Saint-Victor de Marseille et dépose sur la tombe du pape Urbain V une image d'argent d'un poids de 10 marcs.



Naissance de Louis II d'Anjou

Louis II d'Anjou naît à Toulouse en 1377, fils de Louis Ier d'Anjou et de Marie de Blois-Châtillon.



Rattachement des possessions de Charles II le Mauvais à la Couronne de France

Démantèlement du château fort d'Anet

Mort de Jacques de Rue

Mort de Pierre du Tertre

En 1378, Charles V le Sage envoie Louis II de Bourbon combattre Charles II le Mauvais en Normandie, où il prend la plupart de ses places fortes.

De mars à juin 1378, Charles V le Sage confisque et rattache à la Couronne les possessions de Charles II le Mauvais. Il reprend Montpellier et occupe les comtés d'Évreux et de Mortain.

Le château fort d'Anet est démantelé. Il n'en subsiste plus aujourd'hui que de rares vestiges : les fondations d'une tour, des emmarchements et des caves, dans les communs actuels.

Jacques de Rue, chambellan de Charles II le Mauvais, meurt en 1378 exécuté au gibet de Montfaucon.

Pierre du Tertre, secrétaire de Charles II le Mauvais, meurt en 1378, exécuté au gibet de Montfaucon.



Début de la révolte des Chaperons blancs

La révolte des Chaperons blancs, nommée ainsi à cause du signe de ralliement adopté par les Gantois, éclate en 1379. Les tisserands reprennent le pouvoir à Gand en août 1379, puis dans le reste de la Flandre septentrionale. Louis II de Mâle, se réfugie à Lille.



Mariage de Jean Ier d'Aragon avec Yolande de Bar

Jean Ier d'Aragon épouse à Montpellier le 2 février 1380 ou en 1382 Yolande de Bar, fille de Robert Ier de Bar et de Marie de France. Leurs enfants sont :



Mariage de Louis Ier de Chalon-Auxerre avec Marie de Parthenay

Louis Ier de Chalon-Auxerre épouse Marie de Parthenay, fille de Guillaume de Parthenay et de Jeanne de Mathefelon. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis II de Chalon-Auxerre

Louis II de Chalon-Auxerre naît en 1380, fils de Louis Ier de Chalon-Auxerre et de Marie de Parthenay.



Mariage de François Ier Gonzague avec Agnès Visconti

Louis II Gonzague met un point d'honneur (et d'intrigue) à marier son fils à la fille de Barnabé Visconti, son ex-ennemi juré. Ceci a pour effet d'apaiser les inimitiés entre Milan et Mantoue et met en valeur l'habileté diplomatique de Louis II Gonzague.

François Ier Gonzague, âgé de 14 ans, épouse en 1380 Agnès Visconti, âgée de 18 ans. Leur enfant est :



Exil de Louis II de Mâle à Bruges

Après la révolte des petits métiers de la ville contre les tisserands le 29 mai 1380, Louis II de Mâle se réfugie à Bruges.


Charles VI le Bien-aimé et le Fou Charles VI le Fou

Mort de Charles V Le Sage Roi de France

Charles VI le Fou Roi de France

Louis Ier d'Anjou, Jean Ier de Berry, Louis de Bourbon et Philippe II le Hardi Régents

Charles V le Sage meurt à Beauté-sur-Marne le 16 septembre 1380. Il est inhumé le 26 septembre dans la basilique de Saint-Denis.

La France a retrouvé la paix grâce à Charles V le Sage et à son connétable, le breton Bertrand du Guesclin. Elle a été débarrassée :

C'est le début d'une longue embellie dont témoignent les enluminures des Très riches Heures du duc de Berry. Le conflit entre les monarchies anglaise et française pourrait s'arrêter là.

Le Roi Charles VI le Fou n'a pas tout à fait 12 ans quand il succède à son père.

Pendant la minorité de Charles VI le Fou, ses puissants oncles :

assurent la régence.

Ils profitent de leur situation pour dilapider les ressources du royaume et instaurer de nouveaux impôts pour leur profit personnel.

Charles VI le Fou n'est qu'un simple figurant durant son enfance.

Louis Ier d'Anjou est président du conseil de régence du Roi Charles VI le Fou.

Jehan Pastoret est toujours Avocat royal et Président du Parlement de Paris.



Bataille de Nevele

Louis II de Mâle remporte la victoire à Nevele sur les Gantois en 1381.



Naissance de Jean Ier de Bourbon

Jean Ier de Bourbon naît en mars 1381, fils de Louis II de Bourbon et d'Anne d'Auvergne.



Louis II de Poitiers bat monnaie

Mariage de Louis II de Poitiers avec Cécile Roger de Beaufort

En 1382, Louis II de Poitiers transporte au troisième étage de la Tour de Crest sa fabrique de monnaie.

Louis II de Poitiers épouse en premières noces Cécile Roger de Beaufort (morte en 1410).



Bataille de la plaine de Beeverhout

Les Gantois, menés par Philippe van Artevelde, attaquent Bruges le jour de la procession du Saint Sang le 3 mai 1382. La bataille a lieu dans la plaine de Beeverhout et Louis II de Mâle doit son salut à ses qualités de nageur. Il revient à Lille.



Mort de Marguerite Ire de France

Maison de Valois-Bourgogne

Louis II de Mâle Comte de Bourgogne et d'Artois

Louis II de Mâle Seigneur de Salins

Marguerite Ire de France meurt le 9 mai 1382. Louis II de Mâle, son fils, devient Comte de Bourgogne et Comte d'Artois, Seigneur de Salins sous le nom de Louis Ier.



Bataille de Roosebecque

Pierre Ier de Villiers est appelé à lever l'oriflamme avant la Guerre de Flandres par Charles VI le Fou en 1382.

Louis II de Mâle est finalement obligé de faire appel à l'ost royal commandée par Jean de Vienne pour mater la révolte des Gantois.

Olivier V de Clisson participe à cette bataille.

Guy II de Blois-Châtillon commande l'arrière garde.

Jean IV de Mauquenchy commande l'avant-garde de l'armée royale.

La bataille de Roosebecque ou Roosebeke près de Courtrai se révèle être une victoire éclatante pour l'armée française.

Charles VI le Fou écrase les révoltés le 27 novembre 1382.

Comme l'indique Jean Froissart, le ciel se dégage subitement alors que Pierre Ier de Villiers lève l'oriflamme, les Flamands, soudainement éblouis, sont massacrés.

Le prestige de la victoire revint à Philippe II le Hardi, qui commence dès lors à asseoir son autorité sur le comté.


François Ier Gonzague

Mort de Louis II de Gonzague

François Ier Gonzague Capitaine du peuple

Régence du conseil de Mantoue

Louis II Gonzague meurt à Mantoue le 4 octobre 1382.

François Ier Gonzague, son fils âgé de 16 ans, devient le 4e capitaine du peuple (capitano del Popolo) de la ville de Mantoue. Le conseil de Mantoue assure la régence.



Campagne dans la Flandre

Chevauchée de Bourbourg

Le Grand Schisme d'Occident relance sur le plan religieux la Guerre de Cent Ans dans la Flandre. Charles VI le Fou fait appel à tous ses barons pour combattre Flamands et Anglais partisans d'Urbain VI.

Guillaume III Roger de Beaufort rejoint l'armée royale à Orléans, le 6 août 1383.

Au début septembre 1383, le clan des Roger de Beaufort reprend Bourbourg. Participent à cette chevauchée :

Hugues de la Roche est démobilisé le 22 septembre1383, jour du cassement général. Ce fut sa dernière campagne.



Mort de Louis II de Mâle

Marguerite de Mâle Comtesse de Bourgogne, d'Artois, de Flandre, de Nevers, et de Rethel

Philippe II le Hardi Comte de Flandre, d'Artois, de Nevers et de Rethel

Philippe II le Hardi Seigneur de Salins

Louis II de Mâle meurt le 9 ou le 30 janvier 1384 à Saint-Omer. Il est enterré fastueusement avec Marguerite de Brabant (morte en 1380) en l'église Saint-Pierre à Lille par son gendre le 1er mars 1384.

L'œuvre administrative de Louis II de Mâle comte est considérable et prépare l'action future des dynastes bourguignons : afin d'équilibrer le pouvoir des villes, il associa aux trois "Membres" de Flandre une quatrième entité représentative émanant du Franc de Bruges, la campagne du plat pays environnant le port.

Il scinde le Conseil comtal (la Curie) en organes spécialisés (future Chambre du Conseil pour la surveillance des comptes des baillis, Audience du Conseil chargée de la haute juridiction,...), le Conseil se maintenant comme organe des affaires politiques, dissocié de la personne du comte.

Un souverain bailli, un receveur général et un procureur général furent également créés.

Le comte s'entoura de juristes spécialisés de noblesse récente.

Enfin le comte entreprit également une politique de grands travaux, décidant le percement du canal entre Bruges, dont il avait fait sa résidence principale, et la Lys.

Dans le domaine privé, Louis II de Mâle agit comme un prince de son temps. Il menait grand train, entretenait un zoo, s'entouraient d'une cour de saltimbanques et de bateleurs, organisaient des tournois, bref se ruinait en dépenses somptuaires. On lui comptait onze bâtards. Toujours à court d'argent, il obérait de plus en plus les villes flamandes, ce qui suscita des mécontentements, notamment à Ypres, Bruges et Gand.

Marguerite devient Comtesse de Bourgogne, d'Artois sous le nom de Marguerite II, de Flandre, de Nevers, et de Rethel en 1384.

Philippe II le Hardi devient Comte de Flandre et d'Artois et Seigneur de Salins en 1384.

Philippe II le Hardi devient également Comte de Nevers en 1384 jusqu'en 1385, Comte de Rethel jusqu'en 1393.

Philippe II le Hardi mène une double politique.

Il tente de détourner les Flamands de leur sympathie pour l'Angleterre, en veillant toutefois à sauvegarder les relations commerciales des marchands avec Londres.

Il étend son influence sur les autres principautés.



Libération d'Othon IV de Brunswick-Grubenhagen

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen sort de captivité en 1384.

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen passe au service de Louis II d'Anjou.


Louis II d'Anjou

Mort de Louis Ier d'Anjou

Louis II d'Anjou Roi de Naples et de Sicile

Louis II d'Anjou Roi titulaire de Jérusalem

Louis II d'Anjou Duc d'Anjou et Comte du Maine

Louis II d'Anjou Comte de Provence et de Forcalquier

Charles de Tarente Prince de Tarente, Duc de Calabre, Comte de Guise de Maine

Marie de Blois-Châtillon Régente

Louis Ier d'Anjou meurt le 20 septembre 1384 en son château de Biseglia, près de Bari sans avoir obtenu de résultat décisif contre son compétiteur Charles III de Durazzo , qui conserve le pouvoir effectif.

Louis Ier d'Anjou laisse ses domaines à son fils Louis, âgé de 7 ans.

Louis II d'Anjou est proclamé Roi titulaire de Naples et de Sicile dans la cathédrale de Bari en 1384.

Louis II d'Anjou devient Duc d'Anjou et Comte du Maine.

Louis II d'Anjou devient Comte de Provence et de Forcalquier.

Charles de Tarente devient Prince de Tarente, Duc de Calabre, Comte de Guise et Comte du Maine.

Marie de Blois-Châtillon assure la régence.



Coup d'État de Jean-Galéas Ier Visconti

Barnabé Visconti, Ludovico Visconti et Rodolfo Visconti Prisonniers

Jean-Galéas Ier Visconti Seigneur de Milan

Barnabé Visconti est sur le point de mener à bien son projet de marier sa fille Lucia Visconti à Louis II d'Anjou, devenu roi titulaire de Naples.

Aidé par sa mère Blanche-Marie de Savoie, Jean-Galéas Ier Visconti met au point un coup d'État au détriment de son oncle et beau-père.

Le 6 mai 1385, Jean Galéas Ier Visconti avec Jacopo dal Verme, Ottone di Mandello et Giovanni Malaspina est à la tête d'une troupe de 500 lances. Il fait prisonnier Barnabé Visconti et ses deux fils Ludovico Visconti et Rodolfo Visconti et les enferme dans le château de Porta Giovia à Trezzo sull'Adda.

Le 7 mai 1385, Jean-Galéas Ier Visconti se rend à la forteresse de la Porte Romaine (Porta Romana). Le Conseil général lui confère le pouvoir sur la cité.

Du 8 au 14 mai 1385, Jean-Galéas Ier Visconti occupe toutes les villes du fief. Seules les forteresses résisteront plus longtemps.

Les partisans de Barnabé Visconti s'enfuient de Milan et viennent trouver refuge à Mantoue auprès d'Agnès Visconti.

Malgré la prise de position d'Agnès Visconti contre Jean-Galéas Ier Visconti, François Ier Gonzague s'entend bien avec ce dernier et aura l'occasion de s'allier à lui dans divers conflits nord-italiens.



Actions de Philippe II le Hardi

Philippe II le Hardi veille dans la conduite des affaires du Grand Schisme d'Occident, aux intérêts économiques des villes drapantes. Philippe II le Hardi bénéficie à ce sujet des conseils d'hommes d'affaires parmi lesquels les Rapondi tiennent le premier rang.

Très actif à la cour de France, Philippe II le Hardi veille au gouvernement de Charles VI le Fou.

Philippe II le Hardi prend une part d'autant plus importante au gouvernement des oncles de Charles VI le Fou :



Campagne de Louis II de Bourbon en Guyenne

Louis II de Bourbon combat encore les Anglais en Guyenne en 1385.



Mariage de Jean III de Chalon-Arlay avec Marie des Baux

Jean III de Chalon-Arlay Prince d'Orange

Jean III de Chalon-Arlay, fils de Louis Ier de Chalon et de Marguerite de Vienne, épouse en 1386 Marie des Baux, fille de Raymond V des Baux et de Jeanne de Genève. Leur enfant est :

Jean III de Chalon-Arlay devient Prince d'Orange.



Prise du château d'Aureille

Attaque de la citadelle d'Orgon

Capture d'un convoi de poissonniers

Le 9 mars 1387, on apprend à Meyrargues que les gens d'armes de Marie de Blois-Châtillon, viennent d'investir le château d'Aureille, fief baussenc, appartenant à Raymond VIII de Turenne. Celui-ci, qui séjourne avec sa mère, dépêche un de ses écuyers à Apt pour demander raison à la régente.

Le 21 mars 1387, Bosquet et Jean Drogoul, gens de Raymond VIII de Turenne négocient toujours avec le chancelier de Marie de Blois-Châtillon.

Cette négociation aurait pu aboutir mais, le 3 avril 1387, les troupes de Marie de Blois-Châtillon ravitaille Aureille. Immédiatement, les pourparlers sont rompus et Raymond VIII de Turenne attaque Orgon, citadelle des comtes de Provence, et important péage sur la route d'Avignon à Aix.

Aliénor de Comminges ne veut pas être en reste. Le 8 avril 1387, Aliénor de Comminges fait arrêter un convoi de poissonniers qui remontent leur marée vers les Alpes arborant les oriflammes de Louis II d'Anjou comme laissez-passer. Sur ses ordres, ses gens les mettent en lambeaux, puis la dame les leur fait avaler et ordonne de rosser ceux qui hésitent à se lancer dans une telle ingestion.



Soumission de la Provence

Prise de Naples

Après la mort des deux protagonistes Louis Ier d'Anjou et Charles III de Durazzo, le conflit est poursuivi par leurs épouses Marguerite de Durazzo et Marie de Blois-Châtillon en qualité de régentes de leurs fils mineurs Ladislas Ier de Durazzo et Louis II d'Anjou.

La Provence est déchirée entre les deux parties :

La majorité des communes, dont Nice, est également favorables aux Durazzo.

À ces troubles politiques viennent s'ajouter encore le Grand Schisme de l'Église catholique :

Clément VII confie à Gantonnet d'Abzac la charge de protéger militairement l'archevêque Jean d'Agoult.

En 1387, suite à un retournement de situation, Aix-en-Provence se rallie à la maison d'Anjou.

Louis II d'Anjou obtient la soumission de la Provence en 1387.

D'une façon inattendue, la Provence à l'est du Var, c'est-à-dire le pays niçois, se retrouve seule face aux partisans des Anjou, maintenant très nombreux grâce aux avantages substantiels distribués généreusement par ces derniers.

Othon IV de Brunswick-Grubenhagen prend Naples en 1387 et punit ceux qui s'étaient déclarés contre Jeanne Ire d'Anjou.

Ladislas Ier de Durazzo chassé de sa capitale, se révèle incapable d'aider ce qui reste de ses partisans. Plusieurs seigneurs des montagnes niçoises rendent hommages à Louis II d'Anjou.

Louis II d'Anjou fait face aux divagations des routiers, soutient le pape d'Avignon Clément VII avant d'adhérer à la soustraction d'obédience, puis d'assurer à Benoît XIII fugitif une relative protection.



Capture des délégués de Tarascon auprès de Marie de Blois-Châtillon

Le 7 septembre 1387, Aliénor de Comminges repart à la charge. Les délégués de Tarascon, en route vers Aix, sont capturés par ses gens d'armes. Ils reviennent de Sisteron où ils ont informé Marie de Blois-Châtillon que leurs syndics sont disposés à rendre hommage à son fils Louis II d'Anjou. Faits prisonniers, ils sont aussitôt emprisonnés au château de Meyrargues.

Marie de Blois-Châtillon tente de négocier. Elle envoie, coup sur coup, deux émissaires à Aliénor de Comminges : Louis II de Bourbon et Raymond II d'Agoult. Rien n'y fait.

L'orgueil d'Aliénor de Comminges se doublant d'une grande violence de caractère, personne désormais n'ose trop se frotter à la Dame de Meyrargues.



Paix entre Raymond VIII de Turenne et Marie de Blois-Châtillon

Raymond VIII de Turenne fait la paix avec Marie de Blois-Châtillon le 28 janvier 1388.

Marie de Blois-Châtillon est alors diplomate. Le 18 mai 1388, Meyrargues est assiégé par... 12 Hospitaliers de Jean Sévin, Bailli de Manosque. Raymond VIII de Turenne intervient auprès de sa mère pour qu'elle dépose les armes et participe même au siège symbolique.

Aliénor de Comminges peut ainsi céder et rendre hommage sans perdre la face.

Aliénor de Comminges accepte le 23 mai 1388 de rendre hommage à Louis II d'Anjou et à Marie de Blois-Châtillon. Mais un mois plus tard la vicomtesse n'a toujours pas obtempéré.

Aliénor de Comminges est assiégée au château de Meyrargues par les troupes du sénéchal de Provence.

Lors d'une cérémonie d'allégeance confidentielle, Aliénor de Comminges rend hommage à Aix-en-Provence.



Dédition de Nice à la Savoie

Amédée VII de Savoie Comte de Nice et Vintimille

Au début 1388, Georges de Marle, Sénéchal de Louis II d'Anjou, concentre des troupes autour de Nice pour investir la cité.

Voyant cela, les édiles envoient une délégation auprès de Ladislas Ier de Durazzo pour demander de l'aide.

Il leur est répondu qu'il ne peut les aider et qu'en conséquence, il permet aux Niçois de se donner au seigneur qu'il leur plaira, et qui pourra assurer leur protection, à condition qu'il ne soit pas un adversaire des Durazzo.

Au retour de la délégation et après délibération, il est décidé de choisir Amédée VII de Savoie, Comte dit le Comte rouge.

Dès réception de l'ambassade niçoise, celui-ci se met immédiatement en marche pour Nice, saisissant l'aubaine d'ouvrir ses États montagnards sur un port méditerranéen.

Amédée VII arrive à l'abbaye de Saint-Pons, aux portes de Nice, le 27 septembre 1388 et le Conseil des Quarante donne mandat aux quatre Syndics d'aller demander la protection de la Savoie.

Le lendemain 28 septembre 1388, est rédigé par devant notaire le pacte de dédition aux termes duquel le comte de Savoie s'engage à gouverner et protéger Nice.

L'acte maintient pour Ladislas Ier de Durazzo la possibilité de récupérer son domaine dans les 3 ans à venir, à condition de rembourser au Comte de Savoie tous les frais par lui exposés dans cette affaire.

À défaut, la cession deviendra définitive et les habitants seront tenus de prêter serment d'hommage et fidélité.

L'original de la charte est perdu et le titre provient d'une copie du XVIe siècle intitulée Dedizione della città e vicaria di Nizza ad Amedeo VII conte di Savoia.

Le terme dédition est un terme juridique qui caractérise la soumission volontaire d'un peuple ou d'une commune à un souverain. Une dédition se réalise par l'établissement d'un contrat écrit établissant les droits et obligations de chacun.

Les 34 articles du texte font ressortir que le premier souci des Niçois est d'obtenir protection contre la maison d'Anjou et ses alliés locaux, les Comtes de Vintimille et de Tende. Il s'agit d'une protection militaire et juridique. Il y a, ensuite, le souhait de préserver les privilèges de la ville et le désir d'obtenir de la maison de Savoie de nouveaux avantages ; installation de la capitale de la Provence à Nice, concession de facilités portuaires.

Les vigueries constituant le futur comté de Nice sont celles de Nice, Puget-Théniers, Sospel et val de Lantosque et Barcelonnette.


Louis Ier d'Orléans dévoilant une maîtresse - Eugène Delacroix

Charles VI le Fou seul au pouvoir

Retour des Marmousets

Louis Ier d'Orléans proche de Charles VI le Fou

En 1388, majeur, Charles VI le Fou décide de gouverner par lui-même et prend en main les affaires du royaume. Il chasse ses oncles prévaricateurs :

Louis II de Bourbon est le seul de ses oncles à ne pas tomber en disgrâce.

Charles VI le Fou rappelle les sages conseillers de son père, que les princes surnomment avec mépris les Marmousets :

Ils font le serment de rester unis, solidaires l'un envers l'autre.

Louis II de Bourbon apparaît à leurs yeux comme le Prince idéal, serviteur de l'État, en opposition aux seigneurs ambitieux et tapageurs comme Philippe II le Hardi et Jean Ier de Berry.

Charles VI le Fou, Le jeune Roi est alors appelé par ses sujets Charles VI le Bien-Aimé.

Intime de Charles VI le Fou, son frère, Louis Ier d'Orléans devient, la folie du roi se confirmant, le rival du duc de Bourgogne : Philippe II le Hardi

Louis Ier d'Orléans montre son goût pour la fête et les plaisirs en faisant édifier à Paris de coûteux hôtels. C'est un séducteur dont ses ennemis diront qu'il "hennissait comme un étalon après presque toutes les belles femmes".



Couronnement de Louis II d'Anjou

À Avignon, le 1 ou le 3 novembre 1389, le pape Clément VII, assisté d'Hugues de Saint-Martial, sacre Roi de Naples et Comte de Provence Louis II d'Anjou, dans une nef moult grosse nota Froissart dans sa Chronique.

Charles VI le Fou est présent.

Louis II d'Anjou fait plusieurs tentatives, assez vaines, pour s'imposer à son royaume de Naples.



Naissance de Louis II de Chalon-Arlay

Louis II de Chalon-Arlay, dit le Bon, naît en 1389 ou 1390, fils de Jean III de Chalon-Arlay, Prince d'Orange, et de Marie des Baux .



Siège d'El Mahadia

Prise de Cagliari

En 1390, Louis II de Bourbon dirige, à la demande de la république de Gênes, une expédition contre le royaume de Tunisie.

Mathieu de Foix-Castelbon accompagne Louis II de Bourbon et embarque à Marseille le 1er juillet 1390.

Ils assiègent El Mahadia ou El Mahdia en Tunisie. La ville résiste, et ils doivent lever le siège.

Sur le chemin du retour, ils prennent Cagliari en Sardaigne pour le compte de la république de Gênes et rentre dans leurs terres en septembre 1390.

Louis II de Bourbon, par son attitude hautaine auprès des chevaliers, perd de sa popularité.



Séjour de Charles VI le Fou à Avignon

Les 27 et 28 janvier 1390, lors du séjour de Charles VI le Fou à Avignon, Clément VII insiste pour que l'armée royale neutralise Raymond VIII de Turenne. Les Marmousets ne l'entendent pas de cette oreille et conseillent au pape de traiter.

Dans ce cas seulement, Charles VI le Fou serait prêt à entrer dans Rome pour installer Clément VII sur le trône de Saint-Pierre.

Dans le même temps, le royaume de Naples reviendrait à Louis II d'Anjou, Cousin du roi, avec Raymond VIII de Turenne comme Capitaine Général, le comté de Provence devenant l'apanage de Louis II de Bourbon qui nommerait Guillaume III Roger de Beaufort sénéchal.

En 1390, dans le cadre de la guerre privée opposant les Roger de Beaufort à la papauté d'Avignon et à la seconde maison d'Anjou, Clément VII accepte de déléguer Hugues de Saint-Martial auprès de Raymond VIII de Turenne qui séjourne à Meyrargues chez sa mère Aliénor de Comminges.

Si sa mission réussit, l'intransigeance pontificale relance le conflit.



Paix de Saint-Rémy-de-Provence

Rupture de la trêve entre Raymond VIII de Turenne et Clément VII

Paul Triboulet ambassadeur auprès de Marie de Blois-Châtillon

Odon de Villars incite Alix des Baux, son épouse, à revenir à la charge contre Guillaume III Roger de Beaufort son grand-père. Alix de Baux lui fait savoir qu'elle lui conteste le droit de s'arroger le château des Baux, ses forts de Mont-Paon et de Saint-Martin-de-Castillon (aujourd'hui le Paradou) ainsi que le Castellas d'Éguilles dont il s'est emparé injustement.

Face à cette demande, Guillaume III Roger de Beaufort préfère se réconcilier avec son fils aîné et demande à Raymond VIII de Turenne de traiter avec sa nièce. Raymond VIII de Turenne arrête pour un temps ses guerres contre le pape et transige avec Alix.

Le 5 mai 1392, un traité de paix perpétuelle est signé à Saint-Rémy-de-Provence entre :

Raymond VIII de Turenne demande et obtient qu'Odon de Villars soit intégré dans ce traité.

Il se voit aussi accorder un sauf-conduit royal d'un an pour mener à bien la poursuite de ses procès aux Parlements.

Clément VII doit promettre de ne plus combattre Guillaume III Roger de Beaufort et Raymond VIII de Turenne, son fils. Ce dernier doit de plus recevoir de la Révérende Chambre Apostolique une rançon de 20 000 florins.

En attendant son versement, Odon de Villars, le recteur, au nom du pape, promet que son oncle Raymond VIII de Turenne aura la jouissance des revenus de l'abbaye de Montmajour à Pertuis et à Pelissanne, et ceux du prieuré de Saint-Pierre de Saint-Rémy, dépendant du chapitre de Notre-Dame des Doms à Avignon.

Fort de ce traité de paix, au début septembre 1392, Raymond VIII de Turenne obtient du pape et d'Odon de Villars un sauf-conduit pour traverser le Comtat Venaissin accompagné de 100 lances.

En septembre 1392, le parti pontifical rompt la trêve entre Raymond VIII de Turenne et Clément VII au bout de 4 mois par une provocation du recteur, autant dire avec la bénédiction papale.

Odon de Villars, Foulques de Pontevès, Seigneur de Buoux et de Lauris, et d'Elzéar, Seigneur d'Oraison et de Cadenet, attaquent Montpaon et Castillon, que le traité de Saint-Rémy a placé sous la sauvegarde de Marie de Blois-Châtillon, Comtesse de Provence.

Ils font en une journée 120 prisonniers à Saint-Rémy-de-Provence et aux Baux et se retranchent dans leurs forts de Lauris et Cadenet.

Face à cette provocation, Raymond VIII de Turenne dépose immédiatement des lettres de marques auprès des conservateurs de la trêve.

Il envoie son fidèle Paul Triboulet à Angers auprès de Marie de Blois-Châtillon et considère avoir l'accord tacite de la Régente et de ses officiers pour entrer en Provence et contre-attaquer.



Campagne de Louis II d'Anjou à Naples

Ladislas Ier de Durazzo a son baptême de feu en 1392 quand Louis II d'Anjou, qui prétend au trône de Naples, l'attaque dans ses états.

Louis II d'Anjou commence par remporter des succès.


Charles VI saisi de folie Charles VI saisi de folie non loin du Mans - enluminure du XVe siècle - Chroniques de Jean Froissart Philippe II le Hardi plus âgé

Tentative d'assassinat d'Olivier V de Clisson

Charles VI saisi de folie

Retour de Philippe II le Hardi au pouvoir

Dans la nuit du 13 au 14 juin 1392, Pierre de Craon fait attaquer Olivier V de Clisson par plusieurs hommes armés, au sortir de l'hôtel Saint-Pol à deux pas de chez lui.

Laissé pour mort, Olivier V de Clisson guérit de ses blessures.

Pierre de Craon se dit son ennemi personnel mais il est probable que Jean IV le Conquérant soit l'ordonnateur de cet attentat.

Jean IV le Conquérant ayant refusé de livrer Pierre de Craon au Roi, le 5 août 1392, Charles VI le Fou, âgé de 24 ans, prend la tête d'une armée pour une expédition contre le duc de Bretagne Jean IV, allié aux Anglais.

Lorsque le Roi traverse la forêt du Mans à la tête de ses troupes, un illuminé surgit soudain et saisit la bride de son cheval et lui crie :

Arrête, noble Roi, tu es trahi !". La lance d'un soldat heurte alors un bouclier. Au bruit, le Roi qui s'était assoupi sous l'effet de la chaleur, tire son épée et frappe ses compagnons. Six chevaliers sont tués avant qu'on ait pu le maîtriser !

Désormais les crises de folie ne vont plus quitter le jeune souverain mais seul son entourage immédiat est dans la confidence et ses retours intermittents à la raison empêchent la constitution d'une régence en bonne et due forme.

Isabeau de Bavière affectionne les grandes réceptions.

À partir du début de la folie de Charles VI le Fou, sa vie devient plus difficile, le Roi se montrant violent envers elle.

Malgré sa position au conseil de régence, Louis II de Bourbon ne peut empêcher l'anarchie qui s'installe à cause de la folie de Charles VI le Fou et des luttes entre Philippe II le Hardi et Louis Ier d'Orléans.

Robert Ier de Bar, dont les états sont frontaliers de la France et de la Bourgogne, soutient Louis Ier d'Orléans.

La maladie du Roi ramène au pouvoir Philippe II le Hardi qui entre alors en rivalité avec Louis Ier d'Orléans, le frère du Roi, dont les dépenses s'opposent aux convoitises de Philippe II le Hardi obligé de compter sur les ressources fiscales de la royauté pour faire face aux nécessités de son train de vie et du gouvernement de sa principauté.

Contre la prodigalité du duc d'Orléans, Philippe II le Hardi fait figure de prince réformateur et acquiert ainsi une réelle popularité à Paris.



Bal des Sauvages

Une fête, dite Bal des Sauvages ou Bal des Ardents, est donnée le 28 janvier 1393 à l'hôtel Saint-Pol (ou Saint-Paul), résidence habituelle du souverain.

Les princes et le Roi lui-même se déguisent avec un masque et un costume de toile cirée recouvert d'une épaisse couche de poix sur laquelle est collée de l'étoupe de lin.

Louis Ier d'Orléans, frère cadet du Roi, n'a pas été averti. Il entre dans la salle tandis que la fête bat son plein et s'irrite de cette mascarade qui peut aggraver la folie du Roi.

Il cherche Philippe II le Hardi pour lui demander de l'interrompre.

Comme Louis Ier d'Orléans tente de reconnaître un Sauvage, un valet s'approche avec une torche. Celle-ci met le feu à l'étoupe et à la poix. Plusieurs jeunes gens sont brûlés dans d'atroces douleurs. Le Roi lui-même, qui se tient à l'écart, échappe à la mort mais il voit tout et en reste commotionné.

Les Parisiens, plus ou moins informés du drame, manifestent autour de l'hôtel. Autant ils aiment le Roi, autant ils détestent ses oncles et appréhendent leur retour au pouvoir.

Le Roi tente de les rassurer en se montrant à la cathédrale Notre-Dame pour une messe d'actions de grâces. Mais sa folie est désormais de notoriété publique de même que la mainmise des grands seigneurs sur le pouvoir.

Les crises de démence du souverain sont toutefois passagères et entrecoupées de plusieurs semaines ou plusieurs mois durant lesquels le Roi recouvre tout son discernement et gouverne avec sagesse. Personne ne songe donc à placer le Roi sous tutelle. Cette situation malsaine va perdurer jusqu'à la mort du souverain.

Le Conseil de Régence gouverne le pays, présidé par Isabeau de Bavière. Y participe :

Ces princes du sang profitaient de la maladie du Roi pour mettre le pays en coupe réglée.


Jean II le Meingre et Antoinette de Turenne en prière

Mariage de Jean II le Meingre avec Antoinette de Turenne

Au début 1393, le pape Clément VII, Marie de Blois-Châtillon, et Guillaume III Roger de Beaufort pensent à marier Antoinette de Turenne.

Ils choisissent Charles de Tarente, frère de Louis II d'Anjou, fils de Marie de Blois-Châtillon.

Mais Raymond VIII de Turenne refuse, n'étant pas homme à s'agenouiller devant son gendre.

L'idée est abandonnée.

Charles VI de France et son Conseil proposent Jean II Le Meingre. Raymond VIII de Turenne est d'accord.

En présence de Raymond VIII de Turenne, Jean II le Meingre, maréchal Boucicaut, épouse en la chapelle du château des Baux-en-Provence le 23 décembre 1393 Antoinette de Turenne. Leur enfant est :

Jean II Le Meingre reçoit en dot :

Jean II Le Meingre affirme être prêt à soutenir la querelle de son beau-père qui l'oppose à Odon de Villars et Alix des Baux, nièce du vicomte, et même à lui céder son château de Boulbon à la date du 1er avril 1394. Ce qu'il ne fera jamais.

Ce mariage de raison est une réussite. Boucicaut aime Antoinette.

Sans doute la vie fort dévote que mènent le couple y est pour beaucoup.

Antoinette de Turenne vit au château d'Alès.



Hardouin de Fontaine-Guérin Prisonnier

En 1394, Aliénor de Comminges fait capturer et incarcérer à Meyrargues Hardouin de Fontaine-Guérin, Capitaine d'Anjou.

Pour tromper son ennui, celui-ci rédige son Trésor de Vénerie, qu'il dédie à Louis II d'Anjou et qu'il termine, écrivit-il, le 10 décembre 1394. Son ouvrage, divisé en deux parties, décrit les différentes scènes de chasse au cerf puis énumère les grands chasseurs de son temps dont Gaston III Phébus et Jean III de Tancarville.



Mort de Louis Ier de Chalon-Auxerre

Louis II de Chalon-Auxerre Comte de Tonnerre

Louis II de Chalon-Auxerre Seigneur de Rochefort, de Montaigu, de Châtelbelin et d'Arinthod

Louis Ier de Chalon-Auxerre meurt en 1398.

Louis II de Chalon-Auxerre devient Comte de Tonnerre en 1398 jusqu'à 1410.

Louis II de Chalon-Auxerre devient Seigneur de Rochefort, de Montaigu, de Châtelbelin et d'Arinthod en 1398 jusqu'à 1424.



Récupération des fiefs baussencs

Odon de Villars revient de Nice le 8 octobre 1399. Devant Louis II d'Anjou et au nom d'Alix des Baux, il rend hommage des fiefs des Baux, Montpaon, Saint-Martin-de-Castillon, Mouriès, Éguilles et Séderon que son épouse possède en Provence et dans les terres adjacentes.



Aliénor de Comminges Prisonnière

Libération d'Hardouin de Fontaine-Guérin Prisonnier

Pour mettre un terme à sa constante révolte contre Marie de Blois-Châtillon et son fils Louis II d'Anjou, en décembre 1399, Jean II Le Meingre capture Aliénor de Comminges qui est incarcérée à Aix.

Hardouin de Fontaine-Guérin est libéré en 1399.



Retour en France de Louis II d'Anjou

Ladislas Ier de Durazzo reprend l'avantage et force Louis II d'Anjou à repasser en France en 1399.



Hommage de Geoffroy de Latil à Louis II d'Anjou

En 1399, Geoffroy de Latil, co-seigneur de Saint-Jurs et de Chaudon, rend hommage à Louis II d'Anjou.



Naissance de Louis II de Pierre

Louis II de Pierre naît vers 1400, fils de Bertrand de Pierre, Seigneur de Ganges, et de Blanche de Sévérac .



Louis II de Bourbon héritier du Beaujolais

En 1400, Louis II de Bourbon hérite d'Édouard II de Beaujeu, son neveu dernier représentant de la famille de Beaujeu, du Beaujolais que convoite aussi Philippe II le Hardi.

Louis II de Bourbon devient Seigneurs de Beaujeu et de Dombes.



Louis II de Bourbon Baron de Combrailles

Louis II de Bourbon devient Baron de Combrailles en 1400.



Mariage de Louis II d'Anjou avec Yolande d'Aragon

Louis II d'Anjou épouse à Sainte-Trophime d'Arles le 2 décembre 1400 ou 1401 Yolande d'Aragon, Vicomtesse de Lunel. Leurs enfants sont :



Accrochage entre Philippe II le Hardi et Louis Ier d'Orléans

En 1401, lors du premier accrochage entre Philippe II le Hardi et Louis Ier d'Orléans, Louis II de Bourbon et Jean Ier de Berry obtiennent leur réconciliation.



Libération d'Aliénor de Comminges

Aliénor de Comminges est libérée sous conditions le 2 avril 1401. Louis II d'Anjou exige qu'elle soit placée sous la garde de Jean II Le Meingre et qu'elle lui remette son château.

En 1401, Aliénor de Comminges a réintégré son château de Meyrargues où elle est à nouveau assiégée par Elzéar Autric, Capitaine de la viguerie d'Apt.



Mariage de Frédéric Ier de Saxe avec Catherine de Brunswick-Lunebourg

Frédéric Ier de Saxe épouse le 7 février 1402 Catherine de Brunswick-Lunebourg, fille d'Henri II de Brunswick-Lunebourg et de Sophie de Poméranie. Leurs enfants sont :



Mariage de Louis II de Chalon-Auxerre avec Marie de la Trémouille

Louis II de Chalon-Auxerre épouse en 1402 Marie de la Trémouille, fille de Guy VI de la Trémouille, Comte de Guines, Seigneur de Trémouille, de Jonvelle et de Sully sur Loire, et de Marie de Sully, Comtesse de Guînes.



Naissance de Louis III d'Anjou

Louis III d'Anjou Duc de Calabre

Louis III d'Anjou naît en 1403, fils de Louis II d'Anjou et de Yolande d'Aragon. Louis III d'Anjou est Duc de Calabre.



Naissance de Marie d'Anjou

Marie d'Anjou naît à Angers le 14 octobre 1404, fille de Louis II d'Anjou et de Yolande d'Aragon. Elle connaît Charles VII de France dès son enfance qu'il passe ensemble en Anjou.



Louis II d'Anjou Comte de Guise

Louis II d'Anjou devient Comte de Guise en 1404.



Louis II de Bourbon pour Louis Ier d'Orléans

A partir de 1405, Louis II de Bourbon prend parti pour Louis Ier d'Orléans car il désapprouve la volonté de Jean sans Peur de partager le pouvoir avec les États provinciaux.


Assassinat du Duc d'Orléans Charles Ier d'Orléans Valentine Visconti pleurant la mort de Louis Ier d'Orléans - Musée de l'Ermitage

Mort de Louis Ier d'Orléans

Charles Ier d'Orléans Duc d'Orléans

Charles Ier d'Orléans Comte de Valois et de Blois

Charles Ier d'Orléans Seigneur de Coucy et de Chauny

Jean d'Orléans Comte d'Angoulême et de Périgord

Le 23 novembre 1407, Louis Ier d'Orléans sort de l'hôtel Barbette où réside la reine Isabeau de Bavière, sa belle-sœur.

Il est situé à Paris, rue Vieille du Temple, dans le quartier du Marais où sont situés les hôtels et les palais des Grands du royaume et du Roi lui-même.

Isabeau de Bavière est encore alerte et séduisante à 39 ans malgré une douzaine de grossesses. La connivence des grands est troublée par la complicité de Louis Ier d'Orléans avec la reine, qui fait craindre à certains que le frère du Roi ne prenne le dessus au Conseil.

Les rivaux du duc d'Orléans ne se font pas faute de répandre des rumeurs sur l'inconduite d'Isabeau de Bavière et sur ses relations coupables avec le séduisant Louis Ier d'Orléans.

Les historiens du XIXe siècle, reprochant à la reine son origine allemande, sont allés jusqu'à imaginer une conception adultérine du dauphin Charles VII de France avec le duc d'Orléans.

Louis Ier d'Orléans est assassiné par une bande de malfrats masqués. Ses valets et ses gardes, qui l'escortent, sont impuissants à le protéger. Il est inhumé le 24 novembre 1407.

On découvre que les meurtriers ont agi sur ordre de Jean sans Peur qui voit le pouvoir lui échapper. Le commanditaire du crime se fait d'abord discret car la population parisienne, forte de 300 000 âmes, est secouée par le drame et est portée à la révolte.

Puis des rumeurs circulent et le vent tourne... C'est que la veuve du duc d'Orléans, Valentine Visconti, fille du duc de Milan, n'inspire guère de confiance aux Parisiens. Le duc de Bourgogne est d'autre part très puissant et capable de beaucoup de choses imprévisibles. La ville, peu à peu, en arrive à pardonner aux assassins par crainte de plus graves ennuis.

L'assassinat du duc d'Orléans met fin à la guerre entre Louis Ier d'Orléans et Charles II de Lorraine. Charles II de Lorraine se rallie aux Bourguignons.

En sa qualité d'aîné, Charles Ier d'Orléans recueille la plus grande part de l'héritage dont le duché d'Orléans, les comtés de Valois et de Blois, et les seigneuries de Coucy et de Chauny.

Jean d'Orléans devient Comte d'Angoulême et de Périgord en 1407.

Bernard VII d'Armagnac reste attaché au parti d'Orléans.

D'abord partisan de Jean sans Peur, Jean Ier de Bourbon le désavoue après le meurtre de Louis Ier d'Orléans et se rapproche des Armagnacs, devenant un farouche adversaire du Duc de Bourgogne.

Louis II de Bourbon décide de se retirer dans ses terres et envisage de s'établir dans un couvent de Célestins.

Guillaume Cousinot devient Chancelier de Charles Ier d'Orléans. Sa position de premier plan du côté des Armagnacs, fait perdre à Guillaume Cousinot tous ses biens en France, qui sont confisqués par le parti des Bourguignons.



Charles VI le Fou à Tours

De retour à la Cour en novembre 1408, alors que l'on craint que Jean sans Peur marche sur Paris pour s'emparer du pouvoir, Louis II de Bourbon organise l'enlèvement de Charles VI le Fou, le conduit hors de la capitale et le met en sécurité à Tours.



Naissance de René Ier d'Anjou

René Ier d'Anjou dit le Bon Roi René naît le 16 janvier 1409 au château d'Angers, deuxième fils de Louis II d'Anjou et de Yolande d'Aragon.



Mariage de Charles Ier d'Orléans avec Bonne d'Armagnac

Guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons

Le parti d'Orléans devient le parti des Armagnacs à la ligue de Gien le 15 avril 1410.

Guillaume II de Narbonne adhère au parti des Armagnacs.

Bernard VII d'Armagnac marie sa fille au nouveau duc d'Orléans.

Le contrat de mariage est signé le 18 avril 1410 à Gien.

Charles Ier d'Orléans épouse Bonne d'Armagnac, fille de Bernard VII d'Armagnac.

Charles Ier d'Orléans, demande appui au Comte Bernard VII d'Armagnac.

Bernard VII est un seigneur brutal et redouté. Il commande à une soldatesque nombreuse, originaire des pays de l'Adour et de la Garonne. Sans trop hésiter, il se met au service de son gendre.

Pour cette raison, les partisans de Charles Ier d'Orléans se font connaître sous le nom d'Armagnacs et pendant des décennies, le malheureux royaume résonnera de la querelle des Armagnacs et des Bourguignons.

D'abord médiateur dans l'opposition entre Bourgogne et Orléans, Jean Ier de Berry favorise, à partir de 1410, les Armagnacs dans la guerre civile les opposant aux Bourguignons,

Jean V le Sage autorise Arthur III de Bretagne son frère, à recruter des troupes en Bretagne afin de servir la cause des Armagnacs contre les Bourguignons.

Louis II de Bourbon refuse dans un premier temps d'adhérer à la Ligue de Gien. Jean Ier de Bourbon, son fils, Comte de Clermont, ayant rejoint les Armagnacs, Louis II de Bourbon le tance très sévèrement.

Alliés aux Bourguignons, Guillaume II de Bavière intervient à leurs côtés dans la guerre civile.

Philippe de Morvilliers est un partisan de Jean sans Peur au cours de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.



Mort de Louis II de Bourbon

Jean Ier de Bourbon Duc de Bourbon

Jean Ier de Bourbon Comte de Forez

Au début de l'été 1410, Louis II de Bourbon se décide finalement à rejoindre les princes d'Orléans dans leur lutte contre Jean sans Peur

Louis II de Bourbon meurt au château de Montluçon le 19 août 1410, en chemin.

Louis II de Bourbon est considéré comme le premier fondateur de l'État Bourbonnais, celui qui a assuré sa puissance future.

Jean Ier de Bourbon devient Duc de Bourbon et Comte de Forez en 1410.



Mort de Martin Ier l'Humain Roi d'Aragon, de Valence et Comte de Barcelone et Roi de Sicile

Guerre de succession d'Aragon

Pour éviter de futurs conflits d'héritage, Martin Ier l'Humain veut poursuivre à tout prix le processus de légitimation de avec l'aide de Benoît XIII le pape d'Avignon.

Ils fixent le 1er juin de 1410 pour cette légitimation.

Mais Martin Ier l'Humain meurt à Barcelone le 31 mai 1410.

Ses enfants : Martin II de Sicile, Jacques, Jean et Marguerite sont tous morts avant leur père.

Benoît XIII refuse d'entériner la légitimation de Frédéric de Luna seul.

Cela déclenche une guerre de succession pour la couronne d'Aragon. Les postulants sont :

Archambaud de Grailly soutient les prétentions de Louis II d'Anjou. Jean Ier de Foix, son fils, lève alors des troupes pour soutenir les prétentions de Louis II d'Anjou.



Querelle entre Louis II de Chalon-Auxerre et Jean-sans-Peur

A la suite d'une querelle entre Louis II de Chalon-Auxerre, Comte de Tonnerre, et Jean-sans-Peur, les troupes bourguignonnes envahissent le comté en 1411.



Mariage de Louis II de Chalon-Arlay avec Jeanne de Montbéliard

Louis II de Chalon-Arlay épouse en 1412 Jeanne de Montbéliard, Dame de Montfaucon et de Montbéliard, fille d'Henri de Montbéliard, Comte de Montbéliard, Seigneur d'Orbe.... Leur enfant est :



Ordonnance cabochienne

Réunion des états généraux

Révolte des Parisiens

Jean Ier de Berry Capitaine de Paris

Jean Ier de Berry Lieutenant du roi en Languedoc

Charles Ier d'Albret à nouveau Connétable de France

Les Bourguignons, alliés des clercs et des docteurs de l'université, réclament la réforme du royaume.

Une commission est formée, chargée d'enquêter sur les abus de l'administration. Pierre Cauchon en fait partie.

Les universitaires, soutenus par Jean sans peur, prépare une réforme administrative connue sous le nom d'ordonnance cabochienne et qui tend à brider le pouvoir monarchique.

Jean sans peur s'aliène ainsi les modérés.

Exerçant nominalement le pouvoir au nom de Charles VI le Fou, son père toujours malade, Louis de France doit face au soulèvement d'une partie des Parisiens menés les bouchers de Simon Caboche, agent du parti Bourguignon.

Afin de récupérer des fonds destinés à la guerre contre les Anglais, Charles VI le Fou est obligé de convoquer les états généraux en janvier 1413 et de signer l'ordonnance. En signe d'acceptation, il coiffe même le capuchon des cabochiens.

Lors de l'émeute du 27 avril 1413, la foule parisienne vient réclamer sous ses fenêtres les têtes des traîtres, en premier lieu celle de Pierre des Essarts.

Louis de France réplique qu'il n'a pas de traîtres chez lui, mais il doit finalement céder et une liste de 50 personnes à châtier est lue sous la pression des émeutiers par son chancelier Jean Ier Jouvenel des Ursins.

Furieux, Louis de France se plaint de cet affront au véritable instigateur de cette émeute, Jean sans Peur, son beau-père.

Mais ce dernier étant maître à ce moment de la capitale, Louis de France est réduit à l'impuissance.

Il est ainsi contraint de s'entourer de conseillers bourguignons et de laisser ceux-ci mener des massacres dans la capitale.

Mais les exactions des Bourguignons et des cabochiens entraînent bientôt les habitants à se soulever.

Les Armagnacs débarquent à Paris pour y remettre de l'ordre.

Les cabochiens et tous les sympathisants bourguignons sont exterminés.

Jean sans peur doit quitter brusquement Paris en août 1413.

Valéran III de Luxembourg doit quitter Paris avec le parti bourguignon.

Louis de France appuie la chute des Cabochiens et le retour au pouvoir du parti des Armagnacs.

Bernard VII d'Armagnac conduit en province et à Paris la répression.

Jean Ier de Berry traite avec les Anglais et est nommé Capitaine de Paris et Lieutenant du roi en Languedoc en 1413.

Charles Ier d'Albret est rétabli dans sa charge de Connétable de France en 1413 quand les Armagnacs reprennent le pouvoir.

Louis II d'Anjou rejoint la faction des Armagnacs contre les Bourguignons

Yolande d'Aragon arrange le futur mariage de sa fille Marie d'Anjou avec Charles de Ponthieu qui deviendra Charles VII de France.



Prise de Rome

Bataille de Rocca-Secca

Le Grand Schisme d'Occident entraîne l'anarchie à Rome, et Ladislas Ier de Durazzo envisage de rattacher les États pontificaux à son royaume.

Appelé par les Colonna, Ladislas Ier de Durazzo se présente à Rome pour en demander la seigneurie, mais le peuple romain les chasse, lui et son escorte.

Ladislas Ier de Durazzo revient avec une armée de 12 000 hommes et conquiert Rome et sa région.

Puis Ladislas Ier de Durazzo s'attaque à Florence, voulant constituer un royaume d'Italie.

Mais Florence, par surenchère, achète une partie de ses mercenaires et obtient le concours de Louis II d'Anjou.

Ladislas Ier de Durazzo est battu à Rocca-Secca,

Louis II d'Anjou ne sait pas exploiter ses succès.



Naissance de Guillaume VII de Châlon

Guillaume VII de Châlon naît en 1414, fils de Louis II de Chalon-Arlay et de Jeanne de Montfaucon.



Naissance de Charles IV d'Anjou

Charles IV d'Anjou naît à Montils-les-Tours le 14 octobre 1414, fils de Louis II d'Anjou et de Yolande d'Aragon.



Mort de Louis II d'Anjou

Louis III d'Anjou Roi de Naples et de Sicile

Louis III d'Anjou Roi titulaire de Jérusalem

Louis III d'Anjou Duc d'Anjou et de Touraine et Comte du Maine

Louis III d'Anjou Comte de Provence et de Forcalquier

René Ier d'Anjou Comte de Guise

Louis II d'Anjou meurt le 29 avril 1417 au château d'Angers.

En 1417, Louis III, fils de Louis II d'Anjou, devient Roi de Naples et de Sicile et Roi titulaire de Jérusalem, Duc d'Anjou et de Touraine, Comte de Provence et de Forcalquier.

En 1417, René Ier d'Anjou reçoit la terre de Guise et en devient le seigneur jusqu'en 1425. Son beau-frère le futur Charles VII de France l'érigé alors en comté.

Yolande d'Aragon, veuve de Louis II d'Anjou, rejette la demande d'Isabeau de Bavière de renvoyer Charles VII de France à la cour. Elle lui répond

Nous n'avons pas nourri et chéri celui là pour que vous le fassiez mourir comme ses frères, devenir fou comme son père ou devenir anglais comme vous. Je le garde près de moi. Venez le prendre si vous l'osez.

Pierre de Beauvau est chambellan de Louis II d'Anjou et l'un de ses principaux exécuteurs testamentaires.


Château de Nozeroy surnommé La Perle du Jura au 16e siècle

Mort de Marie des Baux Princesse d'Orange

Louis II de Chalon-Arlay Prince d'Orange

Marie des Baux meurt en 1417.

Louis II de Chalon-Arlay devient Prince d'Orange.

Louis II de Chalon-Arlay fait rebâtir un château somptueux à Nozeroy, dans le style Renaissance, sur les fondations de l'ancien château-fort. Il fait également bâtir la Porte de l'Horloge et l'enceinte de la ville de Nozeroy.



Mariage de Louis II de Poitiers avec Guillemette de Gruyère

Louis II de Poitiers est veuf de Cécile Roger de Beaufort.

Louis II de Poitiers épouse en secondes noces en 1417 Guillemette de Gruyère.



Mort de Louis II de Poitiers Comte de Valentinois et de Diois

Louis II de Poitiers écarte les Poitiers-Saint-Vallier de la succession et institue Charles VII de France son héritier universel.

Louis II de Poitiers, dernier Comte de Valentinois, meurt le 4 juillet 1419 dans son château de Baix en Vivarais sans descendance.



Mort de Blanche de Bretagne

Mariage de Jean IV d'Armagnac avec Isabelle de d'Évreux

Blanche de Bretagne meurt en 1419.

Veuf, Jean IV d' Armagnac épouse le 10 mai 1419 Isabelle d'Évreux (1395-1450), fille de Charles III le Noble, Roi de Navarre, et d'Éléonore de Trastamare. Leurs enfants sont :



Mariage de Louis II avec Anne Brachet

Louis II de Pierre épouse en 1420 Anne Brachet. Leurs enfants sont :



Mort de Louis II de Chalon-Auxerre

Louis II de Chalon-Auxerre meurt en 1422 ou 1423.



Mariage de Charles VII de France avec Marie d'Anjou

Charles VII de France épouse à Bourges en 1422 Marie d'Anjou, fille de Louis II d'Anjou et de Yolande d'Aragon. Yolande d'Aragon joue un grand rôle dans l'entourage politique de son gendre Charles VII. Leurs enfants sont :



Liaison de Jean VIII d'Harcourt avec Marguerite de Preullay

Jean VIII d'Harcourt a une liaison avec Marguerite de Preullay, Vicomtesse de Dreux. Leur enfant est :



Naissance de Louis II d'Harcourt

Louis II d'Harcourt naît en 1424, fils naturel de Jean VIII d'Harcourt et de Marguerite de Preullay.



Alliance secrète de Louis II de Chalon-Arlay avec Amédée VIII de Savoie

Louis II de Chalon-Arlay, rêve de réunir son domaine de Franche-Comté à sa Principauté d'Orange, par la vallée rhodanienne, à travers le Dauphiné.

Dès 1426, Louis II de Chalon-Arlay, vassal franc-comtois de Philippe III le Bon, se lie par une convention secrète au duc de Savoie, Amédée VIII, en vue de dépecer le Dauphiné.



Agression du Dauphiné par Louis II de Chalon-Arlay

En novembre 1427, Louis II de Chalon-Arlay agit seul sans tenir compte de la trêve intervenue entre Charles VII de France et le Philippe III le Bon.

Louis II de Chalon-Arlay fait passer le Rhône à 200 hommes d'armes issus de bandes de routiers qui pénètrent en Dauphiné au port d'Anthon.



Occupation des châteaux d'Anthon, de Colombier et de Saint Romain

Le 1er mai 1428, les soldats Louis II de Chalon-Arlay ont raison des quelques troupes delphinales qui occupent les châteaux d'Anthon, de Colombier et de Saint Romain.

Ces forteresses reçoivent une garnison d'archers et d'arbalétriers bourguignons.

Antoine Ferrières et Jean Grand, lieutenants de Louis II de Chalon-Arlay, mettent en geôle plusieurs châtelains et fonctionnaires delphinaux dont :

Anne de la Chambre, veuve de Bertrand de Saluces, est chassée de son château d'Anthon.

Mais, le redressement du royaume de France, grâce aux initiatives de Jeanne d'Arc, contraint Louis II de Chalon-Arlay à accepter un compromis avec Raoul de Gaucourt, gouverneur du Dauphiné le 14 août 1428.

Les portes des châteaux de Pusignan, d'Anthon et de Colombier sont à nouveau ouvertes aux commissaires delphinaux et les garnisons orangistes doivent quitter les forteresses.

Louis II de Chalon-Arlay, quelque peu humilié, prépare en secret sa revanche.

Il fait preuve de bonne volonté mais continue à occuper les châteaux de la baronnie d'Anthon.



Bataille d'Anthon

Amédée VIII de Savoie rêve toujours d'une Grande Savoie s'étendant des Alpes à Lyon et espère sans doute récupérer ses possessions en Viennois et en Velin.

Amédée VIII de Savoie pense que la conquête du Dauphiné par Louis II de Chalon-Arlay est une chose tout à fait réalisable puisque l'élite dauphinoise a été complètement anéantie 6 ans plus tôt à Verneuil.

Amédée VIII de Savoie envoie à Louis II de Chalon-Arlay 300 cents lances triées sur ses réserves, tout en se tenant à l'écart.

Durant l'hiver de 1429 à 1430, Louis II de Chalon-Arlay fait fortifier le port d'Anthon et installe des garnisons dans les principaux châteaux de la baronnie.

Le château de Pusignan est occupé par ces troupes orangistes.

La Bâtie d'Azieu, forteresse delphinale, est prise d'assaut et conquise en quelques heures.

L'inquiétude se répand à travers tout le Dauphiné, même jusqu'à Vienne, qui se prépare à résister aux assauts des hommes d'armes du prince d'Orange.

Dès les premiers mois de 1430, on signale des levées d'hommes d'armes en Bourgogne.

Philippe III le Bon se décide à mener une guerre totale contre le Dauphiné et le royaume de France.

D'ailleurs, Louis II de Chalon-Arlay écrit à son châtelain d'Anthon, Antoine Ferrières :

Très chier et bien amé escuier? lettres de Monsieur de Bourgogne, lesquelles contiennent, qu'il veut que nous fassions la guerre au Dauphiné le plus fort que nous pouvons...

Il recommande cependant de faire comme si rien ne se préparait, obéissant ainsi aux gens du conseil delphinal.

Raoul de Gaucourt gouverneur du Dauphiné comprend rapidement les intentions de Louis II de Chalon-Arlay.

Le 20 mai 1430, Raoul de Gaucourt réunit les États du Dauphiné, à la Côte-Saint-André, pour voter un subside.

Raoul de Gaucourt se rend ensuite à Annonay où il engage les routiers espagnols de Rodrigue de Villandrando, qui traversent le Rhône à Vienne, le 26 mai 1430.

Le 27 mai 1430, Raoul de Gaucourt donne rendez-vous devant le château d'Auberive, à Humbert de Grolée, maréchal du Dauphiné et sénéchal du Lyonnais, qui amène avec lui :

Les Dauphinois prennent l'initiative de s'emparer des châteaux déjà occupés par les troupes orangistes.

La forteresse d'Auberive est prise et rasée le 27 mai 1430 par la petite armée delphinale

Les troupes dauphinoises se dirigent vers le nord et pénètre en Velin, où ils établissent leur camp sous les murs du château de Pusignan, le 7 juin 1430.

La garnison orangiste ne peut longtemps résister et capitule à la première attaque, dès le 9 juin 1430.

Le 8 juin 1430, la Bâtie-d'Azieu ou Assieu se rendit après un terrible assaut.

Le vendredi 9 juin 1430, l'armée delphinale doit faire face à une forte garnison orangiste devant le bourg fortifié de Colombier.

Le capitaine châtelain réside alors dans la puissante tour maîtresse circulaire dominant le village d'où des archers et arbalétriers peuvent tirer sur les assaillants.

Pour réduire cette place forte au plus vite, Sibuet de Rivoire, châtelain de Crémieu, est chargé de ramener les bombardes de la cité de Crémieu.

Le bourg est pris dans la journée mais une pluie torrentielle contraint les Dauphinois à renoncer au siège de la tour maîtresse où se trouvent les derniers défenseurs.

Le 10 juin 1430, vers 6 heures, la pluie cesse, permettant aux hommes d'armes de Raoul de Gaucourt de poursuivre leur attaque du dernier réduit. En milieu de journée, après une défense acharnée, les Orangistes déposent les armes.

Entre-temps, Louis II de Chalon-Arlay, qui a passé le Rhône la veille, dépêche un groupe de soldats à Colombier afin de savoir ce qui s'y passe. Ces hommes se heurtent aux Milanais de Burnon de Caqueran qui viennent à leur rencontre.

Au lieu d'engager la lutte, les orangistes préfèrent s'enfuir, persuadés que la position de Colombier, plus forte, peut repousser les assauts dauphinois. Ils ignorent alors que cette place forte est prise.

Selon les chroniqueurs, l'armée dauphinoise se compose d'un peu plus de 1 600 hommes :

Parmi les combattants, se trouvent :

Selon le rapport officiel, l'armée de Louis II de Chalon-Arlay compte environ 4 300 hommes dont :

Les nobles qui accompagnent Louis II de Chalon-Arlay sont :

Les troupes dauphinoises doivent faire face à une armée 3 fois plus importante et mieux organisée.

Le dimanche 11 juin 1430, l'armée dauphinoise entend au petit jour dans la plaine la messe célébrée par le chapelain du gouverneur du Dauphiné puis s'ébranle en direction d'Anthon.

Louis II de Chalon-Arlay, perplexe, décide de rassembler ses chevaliers et sa piétaille, puis d'Anthon se dirige vers Colombier, afin de porter secours à ses hommes.

La stratégie des dauphinois consiste à :

En ce temps-là, le grand bois des Franchises, dans lequel va se dérouler la bataille, est beaucoup plus étendu et plus compact qu'il ne l'est aujourd'hui. Il s'étend depuis les environs d'Anthon jusqu'à la maison-forte de Malatrait et la ferme de la Batterie situés un peu au sud de Janneyrias.

À l'est de ce village, se trouvent des marécages que l'on appelle aujourd'hui marécages de la Laichère.

En bon ordre, les forces dauphinoises vont prendre les positions d'embuscade assignées.

Le premier temps de l'offensive s'exécute de point en point :

Les premiers cavaliers de la colonne orangiste sont à la Batterie, prêts à sortir, quand les routiers de Villandrando se jettent, lance au poing, à leur tête.

Les chevaux blessés se cabrent, les hommes tombent. Le massacre commence alors dans un désordre indescriptible.

Dans la plus grande confusion, la tête de la colonne orangiste, empêtrée, décimée, cherchant une échappatoire, reflue et se retourne sur le reste de l'armée de Louis II de Chalon-Arlay.

Pour accentuer l'affolement parmi les Orangistes, les Dauphinois hurlent et les bombardes venues de Crémieu rajoutent au tumulte. La marche confiante de l'armée orangiste devient un sauve-qui-peut général.

Les cavaliers orangistes abandonnent dans les bois leurs destriers sellés et harnachés.

Les hommes de trait et d'armes laissent arcs, épées, lances et arbalètes à terre afin d'échapper à la fureur dauphinoise.

Les survivants se dirigeant vers Anthon, arrivés au passage de la route de Lyon-Crémieu, sont alors obligés de se découvrir devant les dauphinois.

Louis II de Chalon-Arlay perd la bataille entre 13 heures et 14 heures.

Les fuyards bourguignons sont massacrés : environ 300 morts. Des charniers sont constitués le long de la route du château des Burlanchères.

Le Dauphiné est sauvé et reste dans le Royaume de France.

Sur le champ de bataille gisent les corps :

Selon la chronique, pour échapper aux hommes d'armes de Grolée, détalèrent comme des lapins :

Le comte de Fribourg, récemment promu dans l'ordre de la Toison d'Or, est dégradé par Philippe III le Bon après avoir fait preuve de lâcheté au combat.

Sont fait prisonniers par les dauphinois:

François de la Palud, le nez emporté par un coup de hache, aura recours à sa mère Aynarde de la Baulme pour payer une rançon de 8 000 florins d'or.

Les pertes dauphinoises se limitent à quelques hommes d'armes.

Le 13 juin 1430, à Crémieu sont vendus 1200 chevaux harnachés récupérés.

L'étendard rouge et or d'Orange sera exposé à la cathédrale Saint-Jean à Lyon.

Une stèle commémorant cette bataille est érigée sur la route à l'est de Janneyrias.

Louis II de Chalon-Arlay s'enfuie et s'échappe grâce à la rapidité de son vigoureux destrier.

Selon Mathieu Thomassin, Louis II de Chalon-Arlay retraverse le Rhône à Anthon en se précipitant en armure dans le fleuve avec sa monture et réussit malgré le fort courant à gagner la rive opposée.

Selon les propos du héraut Berry, il aurait traversé le Rhône en bateau, à la faveur de la nuit.

Louis II de Chalon-Arlay est fait prisonnier après avoir traversé le Rhône.

Bien longtemps après, avoir payé une forte rançon, Louis II de Chalon-Arlay se rend dans l'un de ses châteaux jurassiens.

Louis II de Chalon-Arlay perd ses fiefs en Dauphiné et ne cessera de revendiquer, auprès du roi de France, ses possessions en Dauphiné.

Louis II de Chalon-Arlay doit faire hommage à Charles VII de France pour sa principauté d'Orange, ce qui lui évitera d'ailleurs de payer la totalité de sa rançon.

Philippe III le Bon retire à Louis II de Chalon-Arlay tous les privilèges liés à son appartenance à l'ordre de la Toison d'Or.

Raoul de Gaucourt confie la garde des châteaux de Colombier et d'Anthon à Gilet Richard, seigneur de Saint-Priest jusqu'au moment où Louis de Saluces sera reconnu comme légitime héritier de Bertrand de Saluces, son oncle.

La baronnie d'Anthon sera restituée à la maison de Saluces et Louis II de Chalon-Arlay n'obtient que de maigres compensations financières.

Charles VII de France confisque le château de Pusignan à Alix de Varax qui avait pris le parti de Louis II de Chalon-Arlay et en fait don à Rodrigue de Villandrando, dont la vaillance a été déterminante dans l'issue du combat.

600 chevaliers bourguignons et savoyards prisonniers seront libérés contre une forte rançon.



Mariage de François Ier le Fratricide avec Yolande d'Anjou

Yolande d'Aragon réside à Saumur où Charles VII tient son assemblée.

François Ier le Fratricide épouse en août 1431 Yolande d'Anjou, fille de Louis II d'Anjou et de Yolande d'Aragon.



Restitue de ses fiefs à Louis II de Chalon-Arlay

Charles VII de France restitue ses fiefs à Louis II de Chalon-Arlay en 1432 sur promesse de fidélité.



Mort de Louis II de Pierre Seigneur de Pierrefort, de Ganges et d'Hierles

Louis II de Pierre meurt vers 1435



Traité d'Arras

Opposition de Jean II d'Alençon à Charles VII de France

En 1435, à Arras s'ouvrent des discussions sur la fin de la Guerre de Cent Ans et le rétablissement de la paix entre la France et l'Angleterre.

Le chancelier Nicolas Rolin est l'âme et le cerveau de ces négociations.

Pierre, Seigneur de Boufflers est ambassadeur de Philippe III le Bon à Arras.

La conférence d'Arras est la première conférence européenne.

La délégation française est menée par :

Jean Chevrot accompagne Philippe III le Bon à Nevers, puis à Paris, aux préliminaires de paix.

La délégation bourguignonne est menée par Philippe III le Bon en personne, accompagné d'Isabelle de Portugal son épouse.

Sont présents :

Le congrès s'ouvre le 5 août 1435.

Les Anglais refusent l'annulation du traité de Troyes et quittent la négociation.

Pris dans l'étau franco-allemand, Philippe III le Bon, Duc de Bourgogne, se réconcilie avec Charles VII de France.

La traité d'Arras est signée le 20 ou le 21 septembre 1435 et met officiellement fin à la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.

Louis Ier de Bourbon-Vendôme est présent à la signature de ce traité.

Charles VII de France obtient la reconnaissance de son titre de roi de France.

Philippe III le Bon se voit contraint, de soutenir les Français face aux Anglais. Il reste Vassal du roi de France mais est exempté, à titre personnel, de tout hommage au Roi de France, obligation qui incombe à tout vassal.

La puissance européenne de Philippe est explicitement reconnue

Il est Grand-duc d'Occident. Le traité donne une indépendance de fait au duché de Bourgogne

Charles VII de France confirme les territoires conquis par Philippe III le Bon avec l'aide des Anglais et lui cède :

pour compenser l'assassinat de Jean sans Peur à Montereau.

Charles VII de France fait amende honorable pour ce meurtre et jure de punir les coupables.

Les villes de la Somme sont :

ainsi que les châtellenies de Roye-en-Vermandois, Péronne et Montdidier.

Le titre de Comte d'Étampes est reconnu à nouveau à Jean de Bourgogne.

La réconciliation de Charles VII de France et de Philippe III le Bon facilite la reprise des villes où l'adhésion au parti bourguignon ne soutenait plus la résistance militaire de garnisons anglaises souvent insuffisantes.

Le traité d'Arras jette Jean II d'Alençon dans l'opposition à Charles VII de France.

Jean II d'Alençon attendait de la victoire le dédommagement aux dépens des Bourguignons des pertes subies pendant la guerre, de sa rançon à la confiscation de son duché par Philippe III le Bon, et il s'estime joué.

Jean II d'Alençon entre alors dans tous les complots contre un gouvernement royal qui lui paraît faire la part très petite aux princes.

Jean II de Luxembourg-Ligny refuse de signer le traité d'Arras.

Au lendemain du traité d'Arras, Louis II de Chalon-Arlay renonce à la vie politique pour se consacrer à l'administration de ses vastes domaines.



Libération de Charles Ier d'Orléans

Mariage de Charles Ier d'Orléans avec Marie de Clèves

Don du Château de Châteaudun à Jean de Dunois

Philippe III le Bon envoie Philippe Pot comme ambassadeur à Londres, où il sert d'intermédiaire pour la libération de Charles Ier d'Orléans.

Charles Ier d'Orléans est libéré par les Anglais le 5 novembre 1440, contre une rançon de 220 000 écus d'or et la promesse d'épouser Marie de Clèves, la nièce de Philippe III le Bon, en gage d'alliance avec la France.

La rançon représente partiellement la dot de sa nouvelle épouse.

Charles Ier d'Orléans, 46 ans, épouse le 26 novembre 1440 Marie de Clèves, âgée de 14 ans, fille de Adolphe IV de La Marck, Duc de Clèves, et de Marie de Bourgogne. Leurs enfants sont :

Jean de Dunois reçoit le Château de Châteaudun en gage de ses actes pour avoir précipité la libération de Charles Ier d'Orléans, son demi-frère.

Charles Ier d'Orléans récupère sa terre de Brie-Comte-Robert.



Mort d'Yolande d'Aragon

Yolande d'Aragon veuve de Louis II d'Anjou, meurt dans le château de Tucé à Saumur le 14 novembre 1442.

Elle est inhumée dans le chœur de la Cathédrale de Angers.

Elle lègue à René Ier d'Anjou ses prétentions sur le royaume d'Aragon


Marie de Montauban

Mariage de Louis Ier de Rohan-Guémené avec Marie de Montauban

Louis Ier de Rohan-Guémené est le fils de Charles Ier de Rohan-Guémené et de Catherine du Guesclin.

Marie de Montauban est la fille de Jean de Montauban (mort en 1466) et d'Anne de Keranrais (vers 1410-vers 1499)

Louis Ier de Rohan-Guémené épouse le 24 avril 1443 Marie de Montauban.

Leurs enfants sont :

Marie de Montauban apporte le fief de Keranrais dans la maison de Rohan Guémené.



Mariage de Louis Ier de Bourbon-Montpensier avec Gabrielle de La Tour d'Auvergne

Louis Ier de Bourbon-Montpensier est veuf de Jeanne Ire Dauphine.

Louis Ier de Bourbon-Montpensier épouse le 15 ou le 16 février 1443 Gabrielle de La Tour d'Auvergne, fille de Bertrand V de La Tour et de Jacquette du Peschin.

Leurs enfants sont :

Gabrielle de La Tour est cousine germaine de Jeanne Ire Dauphine.



Naissance de Louis II de Rohan-Guémené

Louis II de Rohan-Guémené naît vers 1444, fils de Louis Ier de Rohan-Guémené et de Marie de Montauban.



Mariage de Louis II de Chalon-Arlay avec Éléonore d'Armagnac

Ce mariage est arrangé par Louis XI, selon son point de vue politique.

Louis II de Chalon-Arlay épouse en 1446 Éléonore d'Armagnac, fille de Jean IV d'Armagnac et d'Isabelle de d'Évreux.

Leur enfant est :



Mariage de Louis Ier de la Trémoïlle avec Marguerite d'Amboise

Louis Ier de la Trémoïlle épouse le 22 août 1446 Marguerite d'Amboise.

Leur enfant est :



Insoumission du dauphin Louis XI

Exil de Louis XI en Dauphiné

L'insoumission de Louis II du Viennois, dauphin, futur Louis XI, est flagrante dès 1447 et sans cesse aggravée.

Le fossé avec son père se creuse.

Louis XI consacre ses importants revenus à se constituer une clientèle.

À sa pension royale, il faut ajouter les subsides accordés par les États qu'il a débarrassés des routiers.

Cependant, il reste mécontent de sa situation.

Il est frustré de n'avoir retiré que le Dauphiné de la Praguerie.

Louis XI conspire contre Agnès Sorel et Pierre de Brézé.

Louis XI, pendant quelques mois, tente bien de faire des efforts et offre même à Agnès Sorel des tapisseries prises à Jean IV d'Armagnac.

Mais un jour, en 1446, ne supportant plus qu'elle prenne la place de sa propre mère, Louis XI laisse éclater sa rancœur et poursuit l'infortunée Agnès Sorel, l'épée à la main, dans les pièces de la maison royale.

Pour sauver sa vie, elle doit se réfugier dans le lit du roi.

Charles VII de France, courroucé par tant d'impertinence, chasse son fils de la Cour.

Furieux, Charles VII de France lève une armée pour marcher contre le Dauphiné et la Savoie.

Louis XI parvient cependant à négocier une trêve.

Ceci ne l'empêche pas de mener une campagne de libelles contre son père, l'accusant de mœurs dissolues.

Par prudence, Louis XI envoie plusieurs ambassades auprès du roi pour se justifier.

Charles VII de France ne s'en laisse pas conter, et envoie Antoine de Chabannes à la tête d'une armée pour lui arracher le Dauphiné.

Pendant 10 ans, Louis XI administre soigneusement le Dauphiné et y fait son apprentissage de Roi.

Louis XI accroit la cohésion territoriale en y rattachant les 2 comtés du Valentinois et du Diois et remplace les 7 bailliages d'avant 1349 par 3 circonscriptions :

Le Conseil delphinal est transformé en Parlement du dauphiné, des impôts sont progressivement établis.



Louis II d'Harcourt Évêque de Béziers

Louis II d'Harcourt est nommé Évêque de Béziers en 1451.



Mort de Jean de Harcourt

Louis II d'Harcourt Archevêque de Narbonne

Louis II d'Harcourt est chanoine et chantre de Narbonne et vicaire général de Jean de Harcourt, son oncle.

Jean de Harcourt meurt le 13 juin 1452.

Louis II d'Harcourt succède à Jean de Harcourt, son oncle, comme Archevêque de Narbonne.



Concession du château de Fallavier à Louis II de Chalon-Arlay

En 1456, Louis XI, alors dauphin, concède à Louis II de Chalon-Arlay le château de Fallavier.


Louis II d'Harcourt

Louis II d'Harcourt Évêque de Bayeux et Patriarche de Jérusalem

Louis II d'Harcourt est transféré et devient Évêque de Bayeux et est nommé Patriarche latin de Jérusalem en 1460.



Naissance de Louis II de La Trémoïlle

Louis II de La Trémoïlle ou de La Trimouille naît à Bommiers le 20 ou le 29 septembre 1460, fils de Louis Ier de la Trémoïlle et de Marguerite d'Amboise

Louis II de La Trémoïlle passe son enfance au château de Bommiers en Berry, où son père, Louis Ier, et sa mère, Marguerite d'Amboise, vivent dans un semi-exil.


Louis XI Louis XI

Mort de Charles VII de France Roi de France

Joachim Rouhault de Gamaches Maréchal de France

Louis XI de France Roi de France

Pierre de Brézé prisonnier

Jean de Montauban Amiral

Charles VII de France meurt à Mehun-sur-Yèvre le 22 juillet 1461.

Joachim Rouhault de Gamaches, Seigneur de Bois-menard, est fait Maréchal de France le 3 août 1461 par Louis XI de France.

Louis XI de France apprend la mort de son père au château de Genappe, propriété du duc de Bourgogne.

Il cache mal sa joie de devenir Roi.

Les obsèques royales de Charles VII de France sont célébrées le 8 août 1461 à Saint-Denis.

Louis XI n'y assiste pas.

Louis XI revient en France. Olivier Le Daim l'accompagne.

Le 15 août 1461, Jean II Jouvenel des Ursins sacre Louis XI de France Roi de France en la cathédrale de Reims.

Louis XI de France entre solennellement dans Paris le 30 août 1461.

Joachim Rouhault tient le rang de grand écuyer lors de cette l'entrée.

Philippe III le Bon est remarqué avec son escorte comptant pour la moitié du cortège, et comprenant une troupe en armes.

Le nouveau roi ne demeure pas longtemps à Paris. Dès le 25 septembre 1461, Louis XI de France s'installe à Tours, ville gagnée à sa cause.

A son arrivée au pouvoir, la France est un ensemble de fiefs qui doivent hommage au Roi.

Louis XI veut abattre les fiefs de Bretagne et de Bourgogne qui représentent des dangers pour l'unité française.

François II de Bretagne :

François II de Bretagne rend l'hommage simple - et non lige, au roi de France et Louis XI n'y voit étonnamment rien à redire.

Voulant restaurer le pouvoir royal, Louis prend rapidement ses distances avec le duc de Bourgogne.

Favori de Charles VII de France, Jean II de Bourbon doit subir la haine de Louis XI après l'avènement de ce dernier. Louis XI lui retire le gouvernement de la Guyenne.

Louis XI congédie les conseillers de son père comme Thomas Basin, et s'entoure de ses fidèles comme son conseiller Philippe de Commynes

Jean V de Bueil perd son titre d'amiral au profit de Jean de Montauban, et est forcé de se retirer de la Cour royale.

Pierre de Brézé prépare une expédition en faveur de Marguerite d'Anjou épouse de Henri VI Plantagenêt quand l'avènement de Louis XI le fait tomber en disgrâce

Pierre de Brézé est emprisonné pendant un moment.

Louis XI commence à tenir rigueur à Gaston IV de Foix-Béarn de sa fidélité à Charles VII de France mais renonce à son animosité, espérant utiliser Gaston pour retirer des avantages de la guerre civile ravageant le royaume d'Aragon.



Naissance de Louis XII

Louis II d'Orléans, futur Louis XII, surnommé le Père du peuple, naît au château de Blois le 27 juin 1462, fils de Charles Ier d'Orléans et de Marie de Clèves.



Mariage de Louis II de Rohan-Guémené avec Louise de Rieux

Louis II de Rohan-Guémené épouse le 12 juin 1463 Louise de Rieux (née en 1446), Dame de Criquebeuf. Leurs enfants sont :

Le contrat de mariage n'est que la ratification d'un contrat du 24 novembre 1455. À cette date, les futurs époux étaient très jeunes, même pour l'époque.



Mort de Louis II de Chalon-Arlay Seigneur d'Arlay et d'Arguel et Prince d'Orange

Guillaume VII de Châlon Prince d'Orange

Louis II de Chalon-Arlay meurt dans son château de Nozeroy le 3 décembre 1463.

Guillaume VII de Châlon, son fils, devient Prince d'Orange.

Il revendiquera lui aussi la terre d'Anthon



Mariage de Charles Ier d'Amboise avec Catherine de Chauvigny

Charles Ier d'Amboise épouse en 1464 ou en 1470 Catherine de Chauvigny. Leurs enfants sont :



Cession à Louis II de La Trémoïlle de droits sur la vicomté de Thouars

En mars 1468, Françoise d'Amboise se fait religieuse Carmélite. Elle cède à Louis II de La Trémoïlle, son neveu, tous ses droits sur la vicomté de Thouars.



Fiançailles de Nicolas d'Anjou avec Marie de Bourgogne

Nicolas d'Anjou est entré dans les intrigues de Charles le Téméraire et a participe à l'invasion de la Picardie et au siège de Beauvais.

Louis XI reprend à Nicolas d'Anjou la vicomté de Thouars et engage son attribution à Louis II de la Trémoïlle mais la restitution effective de la vicomté prend du temps.

Charles le Téméraire veut marier Nicolas d'Anjou à Marie de Bourgogne, sa fille.

Malgré ses fiançailles Nicolas d'Anjou ne se marie pas.

Nicolas d'Anjou a une fille :



Louis II de La Trémoïlle Page à la cour de Louis XI

Vers 1474, Louis II de La Trémoïlle est envoyé comme page à la cour de Louis XI. Et son oncle, Georges II de La Trémoïlle, seigneur de Craon, le prend alors sous sa protection.



Georges d'Amboise Évêque de Montauban

Georges d'Amboise s'attache à la fortune de Louis II d'Orléans , futur Louis XII.

En 1474, Georges d'Amboise est ordonné Évêque de Montauban et devient l'un des aumôniers de Louis XII.



Mariage de Louis XII avec Jeanne l'Estropiée

Louis XI force Louis II d'Orléans, futur Louis XII, à épouser sa fille. Louis XII épouse au château de Montrichard le 8 septembre 1476 Jeanne l'Estropiée, fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie.

Jeanne l'Estropiée est d'une laideur proverbiale, petite, contrefaite, malingre, et probablement stérile. Louis XI espère ainsi provoquer l'extinction de la branche d'Orléans, qui menace toujours la branche aînée des Capétiens. Au moment du mariage, Louis XI, toujours cynique, glisse à l'un de ses confidents :

... pour ce qu'il me semble que les enfants qu'ils auront ensemble ne leur coûteront point cher à nourrir...


Tour octogone de la cathédrale de Bayeux

Travaux à la Cathédrale de Bayeux

En 1477, Louis II d'Harcourt fait commencer la construction de la partie de la tour octogone à claires-voies de la cathédrale de Bayeux.

De base carrée, elle est décorée d'arcatures aveugles.

La balustrade de style flamboyant permet la transition du carré à l'octogone.

Ses quatre coins comportent les bustes de prophètes et d'une Vierge à l'enfant.

Le premier étage (1477-1479) comprend 6 baies aux remplages flamboyants.



Serment d'allégeance de Louis II d'Orléans

Louis XI, sentant sa mort approcher, fait prêter serment d'allégeance à Louis II d'Orléans, le futur Louis XII, le 17 octobre 1477. Celui-ci promet :


Pierre tombale de Louis II d'Harcourt dans le chœur de la cathédrale de Bayeux

Mort de Louis II d'Harcourt

Louis II d'Harcourt meurt à Rouen en 1479.



Mariage de Gilbert de Bourbon-Montpensier avec Claire de Gonzague

Gilbert de Bourbon-Montpensier épouse à Mantoue le 24 février 1482 Claire de Gonzague (1464-1503), fille de Frédéric Ier, Marquis de Mantoue, et de Marguerite de Bavière. Leurs enfants sont :



Affermissement de la monarchie en France

Louis XI tient son royaume de main ferme.

La monarchie française est débarrassée pratiquement pour toujours de la triple menace : anglaise, bourguignonne, féodale.

Louis croit neutraliser deux grands seigneurs Louis, Duc d'Orléans, et Pierre de Bourbon en les mariés d'autorité à ses deux filles.

Louis XI attribue Talmont et Berrie à Philippe de Commynes et attribue la Vicomté de Thouars à Louis II de la Trémoïlle.



Naissance de Louis II de Bourbon-Montpensier

Louis II de Bourbon-Montpensier naît en 1483, fils de Gilbert de Bourbon-Montpensier et de Claire de Gonzague.



Naissance de Charles de la Trémoïlle

Charles de la Trémoïlle naît en 1483 ou 1485, fils de Louis II de la Trémoïlle et de Gabrielle de Bourbon-Montpensier.



Mort de Louis Ier de la Trémoïlle

Louis Ier de la Trémoïlle meurt en 1483.

Le jeune Louis II de La Trémoïlle se retrouve chef du clan familial. Bien placé à la cour de France, il apparaît comme l'un des familiers de la régente Anne de France.


Cénotaphe de Louis XI reconstruit au XIXe siècle Charles VIII Charles VIII

Mort de Louis XI

Charles VIII de France Roi de France

Charles VIII de France Comte de Provence et de Forcalquier

Anne de France Régente du Royaume de France

Sa vie durant, Louis XI est un perpétuel malade : brûlures d'estomac, crises de foie, goutte, congestion hémorroïdaire qui l'empêche de marcher, eczéma purulent.

Louis XI subit une troisième attaque cérébrale le 28 août 1483.

Louis XI déclare Anne de France, sœur aînée de Charles VIII de France, de "femme la moins folle de France".

Louis XI souhaite sur son lit de mort qu'elle prenne la régence, avec son époux, Pierre II de Bourbon pendant la minorité de Charles VIII de France, son frère.

Il fait remettre les sceaux au dauphin Charles VIII de France.

Jacques Coitier assiste Louis XI jusqu'au dernier moment.

Louis XI meurt au Château de Plessis-Lès-Tours dans la commune de La Riche en Indre-et-Loire le 30 août 1483 d'une congestion cérébrale.

La mise en bière semble avoir eu lieu à Lyon.

La tradition dans la monarchie française voulait que les restes mortels des souverains reposent dans l'abbaye de Saint Denis.

Le 7 septembre 1483, il est inhumé selon son vœu en la basilique Notre-Dame de Cléry et non à Saint-Denis avec ses ancêtres.

Il recommande qu'on le représente sur son tombeau dans sa force, avec son chien, son cor de chasse, en habit de chasseur.

À la Révolution française, la municipalité de Cléry évitera la vente et la destruction de la basilique. Cependant beaucoup d'éléments sont vendus ou détruits comme la statue de Louis XI. Le tombeau de Louis XI est profané par un révolutionnaire de Beaugency.

Étienne Chevalier, Seigneur de Vignau, est son exécuteur testamentaire.

Louis XI a dû être un homme complexe assez proche de celui qu'a dépeint Philippe de Commynes: à la fois bon et haineux, dissimulé mais fin psychologue, méfiant mais lucide, sachant sacrifier l'accessoire à l'essentiel.

Louis XI a le sens de l'État, de la raison d'État. Il croit que la fin justifie les moyens.

C'est le premier roi à avoir ouvertement pris la défense du petit peuple contre les grands féodaux et même contre l'Inquisition.

Les paysans vaudois du Valpute, en Dauphiné, le remerciant par le nom de Vallouise donné à leur vallée.

Louis XI, de mauvaise foi et sans scrupules, est manipulateur :

Autoritaire et parfois cruel, il fait enfermer ses ennemis dans des cages de fer, ses "fillettes".

Louis XI n'est pas physiquement particulièrement avantagé. Il est pauvrement vêtu et très avare, a l'opposé de Charles VII de France qui vécut fastueusement.

C'est un homme qui aime se déplacer dans le royaume, peu enclin à une vie de Cour.

Bien que ne reniant pas la noblesse, Louis XI se plait dans la compagnie de personnes plutôt humbles comme :

avec qui il hante les tavernes et les filles,


Louis XI et l'Église

Louis XI est d'une nature pieuse, multipliant les actes de dévotion superstitieuse et les pèlerinages avec l'âge grandissant. Il est couvert de médailles.

Il montre de la souplesse dans son comportement vis-à-vis de l'Église. Il rompt avec la politique agressivement gallicane de son père et conclut un concordat qui remplace la Pragmatique Sanction, abolie en 1461, mais dont plusieurs articles furent conservés ou rétablis.


Louis XI et l'économie

Sur décombres de la guerre de Cent Ans et de la Grande Peste, sans que le Roi, ses conseillers, ses officiers n'interviennent, s'amorce la remontée démographique, économique, artistique de la France.

Face à une noblesse et à une Église désemparées, la bourgeoisie se développe.

Surtout absorbé par la diplomatie et la guerre, Louis XI perçoit toutefois l'importance de la prospérité économique pour la puissance des États. Il s'intéresse à l'intendance.

Louis XI incite, sans succès, les nobles à répudier le préjugé de dérogeance et à pratiquer industrie et surtout commerce.

Il montre beaucoup de souplesse dans la levée des impôts, l'attitude à l'égard des villes.

Il sait aussi accepter que la "décentralisation géographique" vienne limiter la "centralisation institutionnelle"

Il veut mettre une monnaie assainie au service de l'économie française en créant en 1475, une monnaie forte : l'écu au soleil.

Il favorise l'introduction de nouvelles activités économiques en France comme la soie à Lyon et Tours. Il bâtit la première manufacture de soierie.

Il favorise le développement des foires (Lyon contre Genève).

Il cherche aussi à renforcer l'infrastructure de l'unité du royaume :

Il améliore l'organisation militaire. Il améliore les routes.

La draperie se répand dans les petites villes et les campagnes et une ordonnance royale la réglemente, en 1469, pour tout le royaume.

Il développe l'imprimerie, à Paris en 1470, à Lyon en 1473.


Louis XI et l'Agriculture

Vers 1475 s'achève "la première restauration rurale", celle qui a affecté "les anciens terroirs riches".

La spécialisation agricole fait des progrès :


Louis XI et l'Art

De nouveaux traits culturels en grande partie italiens, apparaissent parmi les survivances "médiévales". Si le gothique flamboyant demeure le style dominant, la Renaissance s'instaure lentement : miniatures et peintures de Fouquet, sculptures de Michel Colombe.

En 1483, Charles VIII de France devient Roi et Comte de Provence.

Il est âgé de 13 ans et demi, la majorité royale étant fixée alors à 14 ans.

Cet enfant, plutôt disgracieux physiquement, connaît une puberté difficile et surtout un retard dans son développement intellectuel.

Cette décision déplait à Louis II d'Orléans, le futur Louis XII, cousin le plus proche du Roi, qui revendique la couronne.



Réunion des états généraux du royaume de France

Mort de Jean Doyat

Mort de d'Olivier Le Daim

Louis II de La Trémoïlle Au conseil royal

Louis II d'Orléans, futur Louis XII, demande la convocation des États Généraux, espérant obtenir le pouvoir.

Anne de France la régente les réunit à Tours pour leur éviter la pression de Paris du 15 janvier 1484 au 11 mars 1484.

Louis II de La Trémoïlle participe aux États Généraux de Tours et entre au conseil royal.

Philippe Pot y est député de la noblesse. Il se fit remarquer pour son éloquence et sa prestance. Cela lui vaut le nom de bouche de Cicéron. Dans son discours le plus célèbre, le 9 février 1484, il avance le principe de la souveraineté nationale en déniant le droit naturel des princes à gouverner.

Anne de France se sent néanmoins menacée par ce discours d'inspiration presque démocratique, selon lequel son pouvoir devrait être remplacé par celui de l'assemblée en attendant la majorité du roi.

Chaque ordre présente ses doléances. Si des avancées sont observées, notamment :

Pierre II de Bourbon et Anne de France, héritiers de la pensée de Louis XI, font échouer la tentative de prise du pouvoir par Louis II d'Orléans.

Pour se concilier les grands du royaume, Anne de France sacrifie deux conseillers de son père, Jean Doyat et Olivier Le Daim.

Condamné à mort, Olivier Le Daim est pendu au gibet de Montfaucon le 21 mai 1484.

Les députés, au nom de la Nation, décident de s'en remettre à la sagesse du roi, c'est-à-dire à la Régente. Aucune contestation du pouvoir absolu n'est admise par la majorité des États.

Philippe Pot est néanmoins maintenu dans sa fonction de gouverneur de Bourgogne.



Majorité de Charles VIII de France

Sacre de Charles VIII de France

Anne de France garde une influence profonde sur le gouvernement après la majorité du Roi, proclamée en 1484.

Dès avril 1484, Louis II d'Orléans, futur Louis XII, part en Bretagne pour s'allier à François II de Bretagne.

Louis II d'Orléans envoie une demande d'annulation de son mariage au pape, afin de pouvoir épouser Anne de Bretagne.

Informés, Anne de France et Pierre II de Bourbon font venir Louis II d'Orléans au sacre du roi.

Louis II d'Orléans, de retour 4 jours avant le sacre, arme Charles VIII de France, chevalier.

Le 30 mai 1484, à Reims, Charles VIII de France est sacré Roi de France par Pierre de Laval, revenu en cour.

Pierre de Rohan-Guémené assiste à ce sacre.

Pierre de Laval a des démêlés avec le chapitre de Reims pour le droit des offrandes.



Mariage de Louis II de La Trémoïlle avec Gabrielle de Bourbon-Montpensier

Louis II de La Trémoïlle épouse en Auvergne le 9 ou le 28 juillet 1484 Gabrielle de Bourbon-Montpensier, fille de Louis Ier de Bourbon-Montpensier (1402-1486) et de Gabrielle de La Tour-d'Auvergne. Leur enfant est :

Durant les trente années de son mariage, Gabrielle de Bourbon-Montpensier est le plus souvent seule pour représenter la toute-puissance des La Trémoïlle.

Princesse d'un château dont la bibliothèque, la collection d'œuvres d'art, la chapelle qu'elle fait construire à Thouars, sont les marques d'une grandeur aristocratique en même temps que d'un idéal spirituel.



Tentative d'enlèvement de Charles VIII de France

Louis II d'Orléans en résidence surveillée

À l'automne 1484, revenu à la cour, Louis II d'Orléans, futur Louis XII, tente d'enlever Charles VIII de France.

Philippe de Commynes joue un rôle actif dans cette coalition.

Mais Anne de France, prévenue, l'en empêche en faisant irruption en force dans la chambre du roi : elle arrête quelques seigneurs de la garde royale, et place Louis II d'Orléans en résidence surveillée à Gien.

Après un court séjour à Montsoreau, Philippe de Commynes se réfugie auprès du Jean Ier de Bourbon, à Moulins, d'où il tente de coaliser les princes, envoyant des missives à des destinataires dont les noms sont codés.



Méfiance de François II de Bretagne pour les seigneurs bretons

Premier complot contre Pierre Landais

Traité de Montargis

La méfiance de François II de Bretagne pour le vicomte de Rohan, son manque d'affinité pour les seigneurs bretons avec lesquels il n'a pas vécu sa jeunesse, lui fait préférer le conseil :

Les rancœurs nées de cette éviction sont pour beaucoup :

Pierre Landais se fait haïr de l'aristocratie bretonne, jaloux de sa puissance et de sa fortune. En 1484, Pierre Landais échappe à un premier complot.

Les conjurés bretons, parmi lesquels se trouve le prince d'Orange, se réfugient auprès d'Anne de France, Régente de France, et signent avec elle le traité de Montargis du 22 au 28 octobre 1484.

Le traité de Montargis stipule que si François II de Bretagne décède sans héritier mâle, Charles VIII de France devient son successeur comme Duc de Bretagne sous la condition que le duché subsistera comme possession particulière de l'un des fils que le roi pourrait avoir.

Louis II d'Orléans, futur Louis XII, signe le 23 novembre 1484 un traité avec François II de Bretagne, qui prévoit son mariage avec Anne de Bretagne.



La Guerre folle

Révolte contre Charles VIII

Traité de Bourges

La Guerre folle, de 1485 à 1488, oppose une coalition de princes apanagistes et féodaux à Anne de France. Du côté des princes, on trouve :

Cette révolte, à l'origine de la fin de l'indépendance de la Bretagne, est soutenue par les ennemis étrangers l'Angleterre, l'Espagne et l'Autriche.

L'expression guerre folle est due à Paul Émile, dans son Histoire des faicts, gestes et conquestes des roys de France, parue en 1581.

Le 17 janvier 1485, Louis II d'Orléans tente de soulever Paris, mais il échoue.

Simultanément, la noblesse bretonne se soulève, ramenée à l'ordre par les troupes royales.

Louis II d'Orléans parvient à s'enfuir le 3 février à Alençon, et fait amende honorable le 12 mars 1485. Des troupes royales placées autour d'Évreux l'empêchent de rejoindre la Bretagne, et il s'enferme à Orléans.

Le 9 août 1485 une trêve est négociée entre François II de Bretagne et Charles VIII de France.

Le 30 août 1485, Louis II d'Orléans lance un manifeste contre la régence. L'armée royale marche sur Orléans, et Louis II d'Orléans s'échappe à Beaugency, d'où il est délogé par le jeune La Trémoïlle en septembre.

Le 22 septembre 1485, Charles VIII de France entre dans Beaugency et Louis II d'Orléans se soumet au roi.

La trêve est signée pour un an à la paix de Bourges, le 2 novembre 1485.

René II d'Anjou prend part à la première phase de la guerre folle, mais se retire prudemment de la coalition des princes dès la paix de Bourges.



Guerre de Bretagne

Anne de France souhaite faire arrêter Louis II d'Orléans, futur Louis XII. Mais François II de Bretagne reçoit à sa cour les grands seigneurs révoltés, parmi lesquels François Ier d'Orléans-Longueville et Louis II d'Orléans.

François II de Bretagne est allié du nouveau Roi d'Angleterre, Henri VII Tudor qui souhaite reprendre la guerre avec les français.

La seconde phase de la guerre folle, de juin 1486 à novembre 1488, est parfois appelée Guerre de Bretagne.

Dès la fin de la trêve d'un an, les rebelles reprennent leur révolte.



Fuite de Louis II d'Orléans en Bretagne

Remplacement en Guyenne de Jean de de Lescun par Pierre II de Bourbon

Prise de Parthenay

Le 11 janvier 1487, Louis II d'Orléans, futur Louis XII, s'échappe du château de Blois, et poursuivi par les archers royaux, se réfugie de nouveau en Bretagne.

Anne de Beaujeu et Charles VIII de France mènent une campagne dans le Sud-ouest.

L'armée royale part de Tours début février 1487.

Elle est le 7 mars 1487 à Bordeaux.

Jean de Lescun, gouverneur de Guyenne, est démis et remplacé par Pierre II de Bourbon.

L'armée royale repart de Bordeaux le 15 mars 1487.

Elle prendre Parthenay le 30 mars 1487.

Les zones de Sainte à Bordeaux et de Bayonne à Parthenay sont ainsi soumises.

L'armée royale remonte ensuite vers la Bretagne.

François Ier d'Orléans-Longueville parvient à rejoindre Louis II d'Orléans à Nantes.


Louis II de la Trémoïlle par Benedetto Ghirlandaio (vers 1486-1487)

Louis II de La Trémoïlle Vicomte de Thouars

Louis II de La Trémoïlle devient 35ème Vicomte de Thouars en 1488.


Tombeau de François II de Bretagne et de Marguerite de Foix - début du XVI siècle - par Michel Colombe et Jean Perréal

Louis II d'Orléans et François II de Bretagne rebelles au Parlement de Paris

Prise de Vannes, Auray et Ploërmel

Confiscation des biens de Louis II d'Orléans

Prise de Fougères et de Dinan

Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier

Jean de Châlon et Louis II d'Orléans Prisonniers

Traité du Verger

Fin de l'indépendance bretonne

Mort de François II de Bretagne Duc de Bretagne

Le 20 janvier 1488, Louis II d'Orléans, futur Louis XII, et François II de Bretagne sont déclarés rebelles au Parlement de Paris. Eux et leurs complices ne sont plus considérés comme des vassaux rebelles, mais comme des sujets coupables de lèse-majesté.

Louis Malet de Graville est pendant la campagne de Bretagne, un véritable et habile ministre de la guerre.

Au printemps, Louis II d'Orléans reprend Vannes, Auray et Ploërmel pour François II de Bretagne. Le vicomte de Rohan est forcé de capituler.

Le 24 avril 1488 suivant, un arrêt de confiscation est rendu contre tous les biens de Louis II d'Orléans.

Alain d'Albret obtient un subside de la cour d'Espagne, et rejoint la Bretagne avec 5 000 hommes. Maximilien Ier de Habsbourg envoie lui aussi 1 500 hommes.

Pendant que Louis II de La Trémoïlle, Lieutenant général des armées royales, rassemble ses forces sur les limites du duché.

Jacques II de Chabannes fait partie de l'ost française;

Lord Scales débarque avec des renforts anglais.

Maximilien Ier de Habsbourg est occupé par une rébellion en Flandres, soutenue par le maréchal d'Esquerdes.

Les soutiens François II de Bretagne se disputent la main d'Anne de Bretagne : Louis II d'Orléans, Alain d'Albret et Maximilien Ier de Habsbourg étant tous candidats.

La guerre se poursuit avec notamment la prise de Fougères par les troupes royales le 12 juillet 1488, puis de Dinan.

L'armée française, commandée par Louis II de La Trémoïlle, bat les rebelles, commandés par Jean IV de Rieux, à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier le 28 juillet 1488, ce qui met fin à la guerre.

Louis Malet de Graville assiste à cette bataille.

François II de Bretagne et Louis II d'Orléans doivent se soumettre. Cette bataille est suivie de la prise de plusieurs places fortes : Ancenis, Châteaubriant, et Saint-Malo.

Jean de Chalon, Prince d'Orange, et Louis II d'Orléans sont faits prisonniers à Saint-Aubin-du-Cormier. Louis II d'Orléans est incarcéré en forteresse pendant 3 années, à Angers, Sablé, au château de Lusignan, à Poitiers, à Mehun-sur-Yèvre et à Bourges, dans des conditions très dures.

François II de Bretagne doit signer avec Charles VIII de France le traité du Verger le 19 août 1488. François II de Bretagne :

Ce traité de paix met fin à l'indépendance bretonne. François II reconnaît devoir l'hommage lige au roi de France et autorise l'appel des cours de justice au parlement de Paris.

Une amnistie est alors accordée à Jean de Lescun, François Ier d'Orléans-Longueville, et la plupart des conjurés.

Cette victoire française sur les bretons marque la fin de la Guerre Folle.

François II de Bretagne meurt à Couëron le 9 septembre 1488.

Son tombeau, initialement dans l'église des Carmes, a été transporté après la Révolution, dans la cathédrale Saint-Pierre de Nantes.

Le règne et la vie de François II de Bretagne montrent les efforts d'un duc persévérant pour assurer l'indépendance de sa principauté.

Ses échecs finaux sont essentiellement dus au renforcement considérable de la puissance du roi de France, diplomatiquement, financièrement et militairement, conséquence de la perte de tous ses alliés.



Prise du pouvoir par Charles VIII de France

Libération Louis II d'Orléans

Louis II d'Orléans Gouverneur de Normandie

En 1491, Anne de France achève sa régence. Charles VIII de France, alors qu'il commence à gouverner réellement, fait libérer Louis II d'Orléans, futur Louis XII, pour le réconcilier avec les Beaujeu. Gracié, il est nommé Gouverneur de Normandie.

A la majorité du roi, Pierre II de Bourbon se retire dans ses terres préférant diriger sa propre cour qu'avoir un rôle subalterne à celle de France.



Invasion de la Bretagne

Charles VIII de France et Anne de Bretagne libéré de leurs engagements précédents

L'union de Maximilien Ier de Habsbourg et d'Anne de Bretagne mécontente Charles VIII de France car la France se retrouve cernée à l'Est et à l'Ouest par une telle alliance.

Louis II de La Trémoïlle est à nouveau lieutenant général des armées royales..

En 1491, la France envoie ses troupes contre la Bretagne et soumet la plupart des villes bretonnes, puis assiège Rennes ou s'est réfugiée Anne de Bretagne.

Le peuple supplie la Duchesse de rompre avec Maximilien et de consentir à l'union avec Charles VIII de France, Roi des français.

À l'initiative de Louis II d'Orléans, futur Louis XII, Anne de Bretagne rencontre Charles VIII de France, de cette rencontre naît une sympathie, à la surprise de tous. Les deux jeunes gens se fiancent à Rennes.

Georges d'Amboise négocie le mariage de Charles VIII et d'Anne de Bretagne.

Rome consent à libérer les deux fiancés de leurs précédents engagements.

En 1491, le contrat de mariage d'Anne de Bretagne et de Maximilien Ier de Habsbourg est annulé pour non-consommation.

À l'automne, Charles VIII de France, lié par un mariage blanc avec Marguerite d'Autriche, la renvoie. Il renonce ainsi à la dot de Marguerite : le Franche-Comté et l'Artois.

Il prend congé d'elle le 25 novembre 1491 à Baugé. Marguerite d'Autriche regagne alors les Pays-Bas où l'attend la veuve de son grand-père, Marguerite d'York (veuve de Charles le Téméraire). Marguerite d'Autriche, meurtrie, gardera toute sa vie une dent contre la France.

Maximilien Ier de Habsbourg, fâché de ces évènements, excite les rois alentours contre la France.


Mariage de Charles VIII de France avec Anne de Bretagne

Mariage de Charles VIII de France avec Anne de Bretagne

Charles VIII de France fait enlever Anne de Bretagne.

Sans attendre l'annulation de leurs engagements précédents, Charles VIII de France épouse en catimini au château de Langeais à l'aube du 6 décembre 1491 Anne de Bretagne. Leurs enfants sont :

Afin de régler la succession de Bretagne, si l'union des époux demeurait stérile, on opte pour la formule de l'abandon mutuel au profit du dernier survivant :

Si le roi meurt avant sa femme, celle-ci redevient automatiquement duchesse de Bretagne mais doit s'engager :

Quelles que soient les circonstances, la Bretagne se trouve donc condamnée au rattachement à la France.

Louis II de La Trémoïlle n'est pas invité…



Mariage de Louis II de Lévis avec Blanche de Ventadour

Louis II de Lévis, baron de la Voulte épouse en 1492 Blanche de Ventadour, fille de Louis Ier de Ventadour et de Catherine Rogier de Beaufort. Leur enfant est :



Mariage de Louis Ier de Husson avec Françoise de Rohan

Louis Ier de Husson épouse Françoise de Rohan (née vers 1470), fille de Louis de Rohan, Baron de Lanvaux. Leur enfant est :



Mort de Ferdinand Ier de Naples

Alphonse II de Naples Roi de Sicile péninsulaire

Ferdinand Ier de Naples meurt le 20 ou le 25 janvier 1494 rongé de soucis peu de temps avant le déclenchement des Guerres d'Italie.

Ferdinand Ier de Naples laisse l'image d'un prince faux et cruel. Son peuple se soulève plusieurs fois contre lui ; mais il parvient à maintenir son autorité par la terreur.

Alphonse II de Naples devient Roi de Sicile péninsulaire.

Andrea Doria s'engage au service d'Alphonse II de Naples.

Charles VIII prend le titre de Roi de Naples et de Jérusalem.

Jean de Ganay conseille à Charles VIII de conquérir le Royaume de Naples, faisant valoir des droits que les derniers princes de la maison d'Anjou ont légués à sa famille.

Charles VIII de France envoie Jean de Ganay et Louis II de La Trémoïlle comme ambassadeurs auprès du pape Alexandre VI.

Cette mission diplomatique échoue.


Première guerre d'Italie L'Italie en 1494

Première guerre d'Italie

Conquête de la Savoie, du marquisat de Saluces et du Montferrat

Bataille de Rapallo

Bataille de Valenza

Bataille de Tortona

Bataille d'Alessandria

Prise de Mordano

Prise de Fivizzano

La première guerre d'Italie dure de 1494 à 1497.

Pour justifier son entrée dans la péninsule italienne, Charles VIII de France prétexte le soutien à Ludovic le More, Duc de Milan, pour mener une nouvelle croisade contre l'Empire ottoman afin de délivrer Jérusalem.

Même les contemporains ne croient pas à ce prétexte.

Charles VIII de France est à la tête d'une armée composée :

François II, Louis II d'Orléans, futur Louis XII, Gilbert de Bourbon-Montpensier, Jacques II de Chabannes, Guillaume Ier de Montmorency, Anne de Montmorency, Louis Malet de Graville, Jean de Ganay et Pierre de Rohan-Guémené participent à cette expédition.

Louis II de La Trémoïlle accompagne Charles VIII de France en tant que chambellan.

Charles VIII de France part le 25 janvier 1494.

Charles VIII de France arrive à Lyon le 6 mars 1494.

Charles VIII de France franchit le col de Montgenèvre le 2 septembre 1494 et arrive dans le Piémont.

L'expédition est d'abord une longue série de victoires, car le Roi de France apparaît en libérateur des villes italiennes, souvent soumises à de véritables tyrannies.

Parallèlement, le 6 septembre 1494, les troupes franco-milanaises commandées par Louis d'Orléans, futur Louis XII, appuyées par la marine française, mettent en déroute à Rapallo, près de Gênes, Alphonse II de Naples et une armée de 5 000 Aragonais, fraîchement débarqués dans le port de Gênes.

Charles VIII de France doit traverser les états de Charles II de Savoie pour mener sa campagne d'Italie.

Les Français avancent rapidement et atteignent la ville d'Asti le 9 septembre 1494. Il conquiert facilement la Savoie et le marquisat de Saluces et du Montferrat.

Jacques II de Chabannes combat d'abord dans le duché d'Asti à Valenza, Tortona et Alessandria.

Le 21 septembre 1494, Louis II d'Orléans tombe malade, atteint de paludisme

En octobre 1494, Jacques II de Chabannes est dans le Milanais dont le duc Ludovic Sforza est allié du roi de France.

Charles VIII de France qui est malade de la petite vérole, ne peut pénétrer dans Gênes avant le 6 octobre 1494.

L'armée française continue alors en direction de Naples. Le 20 octobre 1494, les Français prennent Mordano, en Romagne, et y massacrent civils et soldats

Le 26 octobre 1494, le bourg de Fivizzano subit le même sort.



Naissance de François Ier de France

François d'Angoulême naît à Cognac en Charente dans le château familial le 12 septembre 1494, fils de Charles d'Orléans, Comte d'Angoulême, chef des Valois Angoulême et de Louise de Savoie.

Il est prénommé François car un François de La Rochefoucauld est son parrain.

François n'est pas destiné à sa naissance à devenir Roi. Il est alors le plus proche cousin masculin de Louis II d'Orléans, futur Louis XII. Il faudrait une succession de décès improbable pour qu'il accède au trône.

La piété, des études solides, des jeux, des rires, un amour familial sont les composantes de la jeunesse de Marguerite d'Angoulême et de François Ier de France.

Leur éducation est confiée à :

Louise de Savoie a pour devise Libris et liberis: son penchant pour les livres rejaillira chez Marguerite d'Angoulême.



Abdication d'Alphonse II de Naples

Ferdinand II de Naples Roi de Naples

Prise de Naples

Charles VIII de France Roi de Naples et de Jérusalem

Prise de Monte San Giovanni

Andrea Doria reste fidèle à Alphonse II de Naples tant qu'il y a espoir de salut.

Alphonse II de Naples mal secondé par ses sujets, dont il s'est aliéné le cœur par ses vices, abdique en février 1495 en faveur de son fils Ferdinand II de Naples.

Il quitte Naples avant que les Français l'atteignent, et se retire en Sicile.

L'inimitié du peuple napolitain s'étend à Ferdinand II de Naples.

Il se retire dans l'île d'Ischia.

Charles VIII de France prend possession de Naples le 22 février 1495 où il vit dans une ambiance festive, fort de ses succès.

De nombreux soldats français contractent un mal jusqu'alors inconnu : la syphilis.

Jacques II de Chabannes, Artus Gouffier de Boissy et Jean II de Nicolaï participent à cette campagne.

Jean II de Nicolaï est alors chargé de plusieurs négociations avec les princes italiens.

Charles VIII de France est couronné Roi de Naples et de Jérusalem sans avoir eu à se battre.

Pour lui, Naples est une étape obligée pour une éventuelle croisade vers la ville sainte.

Charles VIII de France fait Jean II de Nicolaï Chancelier du royaume de Naples.

Jean de Ganay est nommé chancelier du Royaume de Naples.

On peut croire que la puissance française en Italie va redevenir ce qu'elle était au temps des premiers Angevins.

Mais l'arrogance des français provoque l'hostilité de la population.

L'armée royale se comporte comme en pays conquis et les Italiens souhaitent vite s'en débarrasser.

En 1495, Louis II de La Trémoïlle mène l'assaut de Monte San Giovanni, place forte du marquis de Pescara.

La prise est rapide et les 7 à 800 défenseurs sont tués.

Cela connaît un immense retentissement en Italie qui n'a plus l'habitude d'une telle sauvagerie.

Jean Caracciolo, un noble napolitain, s'attache aux Français pendant l'occupation de Naples par Charles VIII.



Constitution de la Ligue de Venise

Guerre contre la Ligue de Venise

Prise de Novare

Les souverains européens, quoique payés pour leur neutralité, veulent enfermer le Roi dans ses nouvelles conquêtes, laissant ainsi la France vulnérable.

À partir de fin mars 1495, sous l'impulsion de Ferdinand II d'Aragon et du pape Alexandre VI, une coalition, la Ligue de Venise, se forme contre la France, comprenant :

François II Gonzague est nommé gouverneur général des armées vénitiennes et prend la tête des armées de la coalition.

La Ligue de Venise rend aux Français le séjour en Italie impossible.

Ludovic le More attaque Louis II d'Orléans, futur Louis XII, sur le comté d'Asti le 6 avril 1495.

Charles VIII de France fête son titre le 12 mai 1495.

Prévenu par Philippe de Commynes, Charles VIII de France prend le chemin du retour prématurément avec seulement 9 000 hommes, le 20 mai 1495.

Il fait retraite vers la France afin de ne pas se retrouver pris au piège.

Ne pouvant se résoudre à abandonner totalement sa conquête, Charles VIII laisse de fortes garnisons dans les villes les plus importantes, réduisant d'autant l'effectif de son armée.

Gilbert de Bourbon-Montpensier y demeure à la tête d'une garnison française.

Louis II d'Orléans, futur Louis XII, reste en Lombardie avec une partie des troupes.

Il a reçu l'ordre de ne pas attaquer Ludovic le More, le duc de Milan.

Mais il ne peut résister à l'envie de s'emparer de Novare où il entre le 10 juin 1495.

Il y est très bien reçu par les habitants, mais ne pousse pas jusqu'à Milan, pourtant peu défendue et sans doute prête à l'accueillir de la même façon.



Bataille de Fornoue

Après avoir quitté Naples, l'armée française fait plusieurs haltes prolongées, notamment à Sienne puis à Pise, ce qui donne le temps à l'armée ennemie de la devancer et de l'attendre au débouché des Apennins, à proximité de Parme.

Charles VIII de France fait traverser à grand-peine les Apennins à son artillerie qu'il ne peut se décider à abandonner.

Il arrive devant les coalisés menés par François II Gonzague à Fornoue près de Parme le 5 juillet 1495.

L'armée française comporte 9 000 hommes dont 2 500 Suisses et 1 000 cavaliers

L'armée des coalisés comporte 35 000 hommes dont 5 000 chevau-légers et 2 600 cavaliers.

Le 6 juillet 1495, Charles VIII de France envoie Philippe de Commines proposer en vain aux coalisés de laisser l'armée française poursuivre son chemin vers la France.

En vain, les Français, à court de vivres, sont obligés d'accepter le combat.

Jacques de Trivulce et Pierre de Rohan-Guémené, Maréchal de Gyé, commandent l'avant-garde, Louis II de La Trémoïlle le corps de bataille et le Vicomte de Narbonne l'arrière-garde.

Ils sont dans un vallon d'où ils ne peuvent déboucher qu'en prêtant le flanc à l'armée ennemie située sur une colline de l'autre côté d'un torrent guéable à cette période de l'année.

Voyant les Français en mouvement, l'ennemi passe le torrent et attaque simultanément l'avant et l'arrière-garde française.

La charge italienne menace par deux fois Charles VIII de France qui fait preuve de bravoure et est encerclé.

Le roi risque de se faire capturer ou blesser.

Il crie : À la rescousse Montoison.

Philibert de Clermont dit le brave Montoison, Chambellan du Roi, Lieutenant général des armées du Roi, gouverneur de Ferrare, sauve alors le Roi.

S'emparant du bagage de l'armée française, les coalisés se mettent à le piller plutôt que de combattre.

Les coalisés perdent la bataille et s'enfuit en déroute.

Le combat dure moins d'une heure.

Les troupes françaises montrent un courage et une fougue que les Italiens reconnaissent en lui donnant le nom de furia francese.

Jacques II de Chabannes s'illustre lors de cette bataille.

Les Français ont 1 000 morts et les coalisés 2 000.

Les Français n'osent pas poursuivre les coalisés jusqu'à Parme pour tenter de leur infliger une défaite plus nette.

C'est une victoire de la Ligue de Venise dans la mesure où le bagage et le trésor de guerre napolitain de l'armée française est repris par les troupes de François II Gonzague.

Menacés par la disette, les Français lèvent le camp en secret pendant la nuit et prennent une certaine avance sur les coalisés.

Après s'être regroupés et avoir pris conscience du départ des Français, les coalisés sont bloqués par le torrent dont le débit a brusquement augmenté.

L'armée française poursuit sa retraite pour arriver à Asti dans un état de délabrement certain.

François II Gonzague est remercié par une nomination au grade de capitaine général et ses appointements sont augmentés.

Pierre de Rohan-Guémené conclut une trêve avec les Vénitiens.

Charles VIII de France regagne la France où il arrive en octobre 1495.

Les Napolitains ne tardent pas à rappeler Ferdinand II de Naples, leur roi.

Au retour cette expédition, Louis Malet de Graville est remboursé par Charles VIII, d'une somme de 23 175 livres qu'il avait avancé de ses deniers.

Charles VIII de France revient en France, nourri de l'art italien, faisant ainsi entrer la Renaissance en France.

Il ramène de prodigieuses collections dérobées à Florence et à Rome, qui vont enrichir les collections françaises.

Il fait connaître en France, sous de nouveaux aspects, l'Antiquité et la Renaissance italienne.



Paix de Verceil

Louis II d'Orléans, futur Louis XII, est enfermé avec ses troupes dans Novare par les 30 000 hommes de Ludovic le More.

En proie à la famine, Louis XII appelle son cousin à l'aide, qui part à son secours sans lui tenir rigueur de son insubordination.

Des négociations s'ouvrent entre les deux parties qui conduisent à la paix de Verceil signée le 9 octobre 1495.

Louis II d'Orléans évacue Novare avec ses 5 500 hommes, majoritairement suisses, dont un grand nombre, trop affaibli, meurt peu après.

Jean de Ganay est du nombre de ceux qui négocient la paix avec le duc de Milan.

Le traité de Verceil accorde à Charles VIII de France des espérances chimériques et laisse en réalité le champ libre au duc de Milan.



Mort de Jacques Ier Chabot

Jacques Ier Chabot meurt en 1496.

Veuve à 19 ans, Louise de Savoie se consacre l'éducation de ses enfants, aidée par son confesseur, Cristoforo Numai de Forlì.

Son unique objectif devient alors de bien préparer François Ier de France, son fils, son "César bien aimé", à l'accession au trône, car Louis II d'Orléans, futur Louis XII, n'a pas de descendant mâle.



Gilbert de Bourbon-Montpensier Vice-Roi de Naples

Mort de Gilbert de Bourbon-Montpensier

Louis II de Bourbon-Montpensier Dauphin d'Auvergne

Louis II de Bourbon-Montpensier Comte de Montpensier et de Clermont

Le trône de Naples à la famille d'Aragon

Gilbert de Bourbon-Montpensier devient Vice-roi de Naples.

Les Français laissés sur les débris du royaume de Naples combattent pour en conserver la possession.

Ferdinand II d'Aragon débarque en Calabre et les assiège dans Naples.

Gilbert de Bourbon-Montpensier s'enferme dans les châteaux en attendant les secours de France.

Ceux-ci tardent à arriver : Ludovic le More ne tient pas son engagement d'envoyer une flotte pour acheminer les troupes vers Naples et Charles VIII de France est à court d'argent.

Le coût de cette expédition en Italie aurait dû être partiellement couvert par des dons des Florentins, dons conditionnés au retour sous leur contrôle des places fortes prêtées au roi.

Ces places fortes sont finalement vendues à Lucques, Venise, Gênes ou Pise, après la trahison du commandant français en Toscane, Robert de Balsac.

Charles VIII de France se voit donc contraint à rembourser les prêts florentins et ne reçoit pas de nouveaux fonds de cette ville.

Gilbert de Montpensier, en désespoir de cause, embarque avec la quasi-totalité de sa garnison et se rend à Salerne.

Son armée, composée en grande partie de mercenaires allemands et italiens, manque souvent de vivres et n'a pas reçu sa solde depuis fort longtemps.

Elle se laisse enfermer par Ferdinand II d'Aragon dans la petite ville d'Atella.

Une partie des mercenaires allemands fait défection, poussant les Français à la capitulation.

L'armée française retenue prisonnière est décimée par les fièvres et la faim.

Gilbert de Bourbon-Montpensier meurt à Pouzzoles le 15 octobre 1496 de ces fièvres.

Louis II de Bourbon-Montpensier devient Comte de Montpensier, Dauphin d'Auvergne et Comte de Clermont.



Mariage de Philippe Ier le Beau avec Jeanne la Folle

Maximilien Ier de Habsbourg dans le but de lutter contre la France, se rapproche de Ferdinand II d'Aragon, et d'Isabelle Ire de Castille et négocie deux mariages unissant les maisons d'Autriche et d'Espagne :

Philippe Ier le Beau épouse à Lille le 18 ou le 22 octobre 1496 Jeanne la Folle.

Leurs enfants sont :

Marguerite d'Autriche part donc pour l'Espagne fin 1496.


Louis XII Louis XII Porc-épic - Symbole de Louis XI I- Hôtel de Bourgtheroulde à Rouen

Mort de Charles VIII de France

Anne de Bretagne à nouveau Duchesse de Bretagne

Dynastie des Valois Orléans

Louis XII Roi de France

Georges d'Amboise Principal conseiller de Louis XII

Pierre de Rohan- Guémené Lieutenant-général en Bretagne et Chef du Conseil

Charles VIII de France projette une nouvelle expédition sur le royaume italien.

Alors qu'il est dans sa résidence favorite, le château d'Amboise, jouant à la paume, il heurte le linteau d'une porte assez basse.

Il tombe à la renverse et meurt presque aussitôt à l'âge de 28 ans le 8 avril 1498.

Ses enfants étant morts en bas âge, la branche des Valois s'éteint, laissant le trône vaquant.

Anne de Bretagne profite de ce deuil pour frapper sa monnaie, rétablir la chancellerie et réunir ses états généraux.

Elle reprend avec énergie les rênes de son duché.

La mort de Charles VIII de France, permet à Louis II d'Orléans, le rebelle à l'accession de Charles VIII de France, de monter sans opposition sur le trône de France le 8 avril 1498.

Il devient alors Louis XII.

Cette branche des Valois-Orléans ne donne qu'un Roi.

Il apparaît comme un Roi bienveillant soucieux de venir en aide aux déshérités et aux victimes de la soldatesque.

Il prend ainsi une série de mesures qui humanisent la justice et l'emprisonnement.

Il fait participer des conseillers à ses décisions et se montre très soucieux de sa notoriété.

Sous Louis XII, le pouvoir du Roi se renforce.

Guillaume Briçonnet participe avec son père au couronnement de Louis XII à Reims en 1498.

Louis XII prend pour Principal conseiller Georges d'Amboise qui, jusqu'à sa mort, restera à la tête des affaires.

Pierre de Rohan-Guémené est très aimé de Louis XII qui le fait lieutenant-général en Bretagne et Chef du Conseil.

Louis XII conserve à Jacques Coitier les avantages acquis.


Anne de Bretagne (portrait extrait de ses Grandes Heures, livre de prière, par Jean Bourdichon, vers 1500-1508)

Mariage de Louis XII avec Anne de Bretagne

Anne de Bretagne est veuve de Charles VIII de France

Afin de garder le duché de Bretagne dans le domaine royal, Louis II d'Orléans, devenu Louis XII, propose le mariage à Anne de Bretagne.

Cette fois, ce n'est plus une duchesse vaincue qui épouse son vainqueur pour éviter un désastre à son peuple, mais une souveraine indépendante qui accepte librement de se donner au Roi de France sans pour autant avoir l'intention d'aliéner sa patrie.

Louis XII épouse dans la chapelle du château de Nantes le 7 ou 8 janvier 1499 Anne de Bretagne.

Leurs enfants sont:

Anne de Bretagne boite légèrement.


César Borgia – par Altobello Melone - Galerie de l'Accademia Carrara - Bergamo

Deuxième guerre d'Italie

Traité de Blois

Traité de Lucerne

Accord de Genève

César Borgia Duc de Valentinois et Comte de Die

Mariage de César Borgia avec Charlotte d'Albret

La deuxième guerre d'Italie dure de 1499 à 1500.

Louis XII, hérite des droits des Valois sur le Royaume de Naples et estime en avoir sur le Duché de Milan, par Valentine Visconti, sa grand-mère.

Conseillé par Georges d'Amboise, Louis XII prépare minutieusement sa campagne en Italie.

Louis XII renouvelle le traité d'Étaples de 1492 avec l'Angleterre.

Il reçoit l'hommage de Philippe Ier le Beau pour l'Artois et le Charolais.

Louis XII se rapproche de la République de Venise avec qui il signe le traité de Blois le 2 février 1499 par lequel il promet la région de Crémone si elle intervient au côté de la France.

Louis XII conclut à Angers une alliance offensive et s'allie avec Venise et Florence contre Ludovic le More le 9 février 1499.

Louis XII signe le traité de Lucerne le 16 mars 1499 avec le Pape Alexandre VI, l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg, et les suisses.

Les représentants des cantons suisses promettent leur appui et des soldats en échange d'une très confortable pension versée à la Confédération Helvétique.

Louis XII conclut un troisième accord à Genève en mai 1499 avec Philibert II de Savoie.

Celui-ci, moyennant pension, laisse libre accès aux cols des Alpes

Le 8 mai 1499, César Borgia prête hommage à Louis XII comme Duc de Valentinois et Comte de Die.

César Borgia épouse le 10 ou 12 mai 1499 Charlotte d'Albret, Dame de Chalus, fille d'Alain d'Albret et de Françoise de Blois-Châtillon, Comtesse de Périgord. Leur enfant est :

Charlotte d'Albret mène d'abord une vie brillante.



Retour de Ludovic le More

Révolte des Milanais

Ludovic le More à nouveau Duc de Milan

Ludovic le More Prisonnier

Ludovic le More quitte l'Autriche et revient sur Milan avec une armée de 20 000 hommes.

L'annonce de ce retour provoque le 25 janvier 1500 des soulèvements à Milan et dans d'autres villes, durement opprimée par Jacques de Trivulce.

Les Français se replient prudemment sur Novare.

De février à mars 1500, Ludovic le More reprend Milan puis Pavie, Parme, Vigevano et Novare que les Français sont autorisés à quitter, et Saint Ambroise.

Ludovic le More reprendre son trône de Duc de Milan.

Louis XII désigne Louis II de La Trémoïlle comme son lieutenant-général en Milanais pour reconquérir le duché.

D'autres troupes françaises franchissent les alpes.

Louis XII envoie aussi Georges d'Amboise.

Jacques de Trivulce mène une nouvelle campagne.

Ludovic le More n'ayant pas soldé ses mercenaires, ces derniers refusent de combattre les Français.

Au siège de Novare, Louis II de La Trémoïlle réussit à défaire l'armée milanaise.

Ludovic le More tente de quitter la ville caché parmi les mercenaires suisses, mais est trahi par l'un d'entre eux qui le vend aux français le 8 avril 1500.

Livré au général français Louis II de La Trémoïlle le 10 avril 1500, Ludovic le More est envoyé en France et enfermé au château de Loches.

En juin 1500, Louis II de La Trémoïlle estime qu'il a rempli sa mission et il rentre en France, en déclinant les offres de Louis XII, qui lui propose de devenir vice-roi ou gouverneur de la nouvelle province de Milan.

Georges d'Amboise fait nommer son neveu Charles II d'Amboise de Chaumont comme gouverneur du duché de Milan.

À Milan, un Sénat mi-français, mi-italien est mis en place.

Avec l'aide de la France, César Borgia prend possession de la totalité de la Romagne pontificale.



Prises de Merillano et de Capoue

Frédéric II de Naples Comte du Maine

Louis d'Armagnac Vice-roi de Naples

Mort de Louis II de Bourbon-Montpensier

Charles III de Bourbon Comte de Montpensier, de Clermont

Charles III de Bourbon Dauphin d'Auvergne

Le 1er juin 1501, l'armée française et les troupes de César Borgia quittent Milan pour Naples.

Jean de Poitiers participe à cette campagne.

Louis II de Bourbon-Montpensier prend part à la troisième guerre d'Italie en 1501, et participe aux prises de Merillano et de Capoue.

Pendant qu'ils descendent la Péninsule, les Espagnols prennent pied en Calabre et dans les Pouilles.

Jacques II de Chabannes s'empare de plusieurs places dans les Abruzzes et les Pouilles;

En août 1501, les Français sont devant Naples.

Frédéric II de Naples est abandonné par le pape Alexandre VI qui s'est allié avec Louis XII.

Plutôt que de soutenir un siège, Frédéric II de Naples négocie avec Louis XII et capitule le 26 septembre 1501.

Il se réfugie auprès de Louis XII qui lui attribue une pension et les titres de Duc d'Anjou et de Comte du Maine en contrepartie de son renoncement au royaume de Naples.

Louis d'Armagnac, Duc de Nemours, est nommé vice-roi de Naples

Louis II de Bourbon-Montpensier meurt à Naples en 1501.

Charles III de Bourbon, son frère, devient Comte de Montpensier et de Clermont et Dauphin d'Auvergne en 1501.


Anne de Foix

Mariage de Vladislas II Jagellon avec Anne de Foix

Ce mariage est la conséquence d'un rapprochement politique entre Louis XII et les Jagellon contre les avancées turques et l'expansion de la famille Habsbourg.

Le contrat de mariage est signé le 23 mars 1502.

Anne de Foix part en Hongrie le 29 septembre 1502, avant les noces.

Vladislas II Jagellon épouse en 1502 Anne de Foix.

Leurs enfants sont :

Anne de Foix est couronnée Reine de Hongrie à Székesfehérvár reine de Hongrie.

Fervente catholique, Anne de Foix a d'importants préjugés contre les utraquistes, et refusera d'entrer dans les terres de Bohême.



Batailles Cérignole

Mort de Louis d'Armagnac

Dans le cadre de la troisième guerre d'Italie, la bataille de Cérignole ou Cerinola ou Cerignola, petite ville Italienne dans le Comté d'Apulie (Royaume de Naples), oppose les armées françaises et espagnoles.

La bataille de Cérignole se déroule le 28 avril 1503.

L'armée française est commandée par Louis d'Armagnac, à la tête de 9 500 hommes et de 26 pièces d'artillerie.

Elle est organisée comme une armée médiévale :

L'armée espagnoles, commandée par Gonzalve de Cordoue, surnommé le Gran Capitán, comprend :

Gonzalve de Cordoue, connaissant le goût des Français pour la charge de la cavalerie lourde, décide de les attirer vers ses troupes retranchées derrière des fosses et des clôtures.

La cavalerie espagnole simule une charge mais bat en retraite rapidement, incitant la cavalerie française à se lancer à sa poursuite.

Les Français tombent dans le piège et se précipitent vers l'ennemi jusqu'à arriver à portée de tir des arquebuses et de l'artillerie.

La cavalerie française essaie de contourner l'obstacle du fossé et du talus par la gauche mais sont mitraillés pendant le mouvement.

Louis d'Armagnac tombe sous les tirs ennemis.

Le reste de l'armée française entre en action et, bien que l'artillerie espagnole soit brutalement anéantie par l'explosion de la réserve de munitions, les fantassins sont décimés par les tirs d'arquebuse.

Les arquebusiers espagnols finissent pas être menacés par l'avancée des fantassins français et doivent se retirer, pour laisser le champ libre aux piquiers allemands, qui finissent par repousser leurs assaillants suisses et gascons.

Gonzalve de Cordoue donne l'ordre de l'assaut final à l'ensemble de ses troupes.

Sa cavalerie légère met en fuite la cavalerie française et se joint aux autres unités pour submerger ce qu'il reste de l'infanterie française, qui finit par se rendre.

La bataille n'a duré qu'à peine une heure.

Les Français perdent 3 764 morts, les Espagnols 100 hommes.

Cette bataille caractérise un tournant dans l'organisation des armées et la conduite de la guerre.

C"est la première bataille pendant laquelle les arquebusiers tiennent un rôle majeur et l'organisation adoptée par Gonzalve de Cordoue, sur la base de coronelías, prépare la création des fameux tercios de l'armée espagnole.

En moins d'une semaine, les Espagnols s'emparent de la Capitanate et de la Basilicate, causes du litige.

Par la vigueur de son administration et l'énergique résistance qu'il oppose jusqu'au dernier instant aux progrès des Espagnols, Jean II de Nicolaï justifie la confiance du roi.

Le 6 mai 1503, Gonzalve de Cordoue entre dans Naples qui jure fidélité à Ferdinand II d'Aragon.

Le 12 juin 1503, Gonzalve de Cordoue force les Français à abandonner Naples.

En juillet 1503, Louis XII se hâte d'envoyer une armée de secours aux ordres de Louis II de La Trémoïlle qui passe les Alpes et fait route vers le Sud de l'Italie.

Mais le 13 juillet 1503, alors qu'il tient un conseil de guerre à Parme, Louis II de La Trémoïlle est terrassé par une attaque de fièvre, probablement une atteinte de paludisme, et manque de mourir.



Mariage de Louis Ier d'Orléans-Longueville avec Jeanne de Baden-Hochberg

Louis Ier de d'Orléans-Longueville épouse en 1504 Jeanne de Baden-Hochberg.

Leurs enfants sont :


Germaine de Foix

Mariage de Ferdinand II d'Aragon avec Germaine de Foix

Ferdinand II d'Aragon est veuf d'Isabelle Ire la Catholique.

Une dispense est accordée par Louis II d'Amboise, Évêque d'Albi.

Ferdinand II d'Aragon épouse le 19 octobre 1505 Germaine de Foix, fille de Jean V de Foix et de Marie d'Orléans. Leur enfant est :

Louis Malet de Graville est témoin à ce mariage.

La noce est célébrée, au château de Blois conformément aux accords de paix signés entre Louis XII et Ferdinand II d'Aragon dans le traité de Blois.

Le roi de France cède à sa nièce les droits dynastiques sur le Royaume de Naples et lui concède le titre de roi de Jérusalem, droits qui doivent revenir à la France si le mariage reste sans descendance.

En échange, Ferdinand II d'Aragon s'engage à désigner comme héritier le possible fils de ce mariage.

La célébration de ces noces provoque la colère des nobles de Castille, qui le voit comme une manœuvre de Ferdinand II d'Aragon pour empêcher que Philippe Ier le Beau et Jeanne la Folle héritent de la Couronne d'Aragon.



Naissance de Louis II de Hongrie

Mort d'Anne de Foix

Louis Jagellon ou Louis II de Hongrie naît le 1er juillet 1506, fils de Vladislas II Jagellon, Roi de Bohême et de Hongrie, et d'Anne de Foix.

Vladislas II Jagellon a enfin une descendance mâle.

Bien que de constitution faible, Louis II de Hongrie survit.

Par contre Anne de Foix meurt le 26 juillet 1506 des suites de l'accouchement.



Révolte à Gênes

Siège de Gênes

En 1507, les habitants de la ville de Gênes se révoltent. Louis XII est réclamé par la population.

En avril 1507, Bayard force le passage des Apennins devant Gênes.

Charles III de Bourbon accompagne Louis XII à Gênes. Charles IV d'Alençon y fait sa première campagne.

Louis II de La Trémoïlle et Charles de La Trémoïlle, son fils, se distingue lors de cette expédition de Gênes.

Favori de François Ier de France, Guillaume Gouffier se concilie sa faveur par le courage qu'il déploie lors de ce siège.

Jacques II de Chabannes commande en 1507 l'avant-garde de l'ost français au siège de Gênes, au cours duquel il est grièvement blessé.

Charles II d'Amboise réprime la révolte des Génois.



Mort de Louis II de Rohan-Guémené Seigneur de Guémené, Baron de Lanvaux

Louis II de Rohan-Guémené meurt le 25 mai 1508.



Bulle d'excommunication contre Venise

Bataille d'Agnadel

Bartolomeo d'Alviano Prisonnier

Prise de Brescia, Bergame, Crémone et Peschiera

Siège de Padoue

Jacques II de Chabannes est envoyé au secours de Maximilien Ier de Habsbourg.

Le 15 avril 1509, l'armée française quitte Milan.

Jules II fulmine une bulle d'excommunication contre Venise, le 27 avril 1509.

Les Vénitiens refusent de céder à l'ultimatum papal et la guerre éclate.

Commandées par Louis XII en personne, l'armée française franchit la frontière lombarde le 9 mai 1509.

Philippe de Savoie-Nemours, Antoine II de Lorraine, Charles III de Bourbon, Charles IV d'Alençon, Jacques de Trivulce, Charles II d'Amboise, Louis II de La Trémoïlle et son fils Charles de La Trémoïlle participent à cette Campagne.

Venise lève une armée de mercenaires commandée par Bartolomeo d'Alviano et Niccolò di Pitigliano, les cousins Orsini. Cette armée composée de 30 000 fantassins et 2 000 cavaliers, stationne devant Bergame. Ils reçoivent l'ordre d'éviter toute confrontation directe et de s'en tenir à des démonstrations et des escarmouches pour harceler l'ennemi.

Le 9 mai 1509, Louis XII, à la tête de 30 000 hommes dont 6 000 Suisses et 2000 cavaliers, fait traverser l'Adda à son armée, à hauteur de Cassano d'Adda. Charles II d'Amboise commande l'avant-garde.

Bartolomeo d'Alviano est partisan d'enfreindre les consignes des doges et d'attaquer de front l'envahisseur.

Mais finalement, Bartolomeo d'Alviano et Niccolò di Pitigliano qui campent sous les remparts de Treviglio, se décident à décrocher sur le Pô afin de tenir des positions plus solides.

Le 14 mai 1509, alors qu'il fait marche vers le sud, Bartolomeo d'Alviano se heurte à un détachement français commandé par Charles II d'Amboise, qui stationne ses troupes autour du village d'Agnadel.

Bartolomeo d'Alviano range son armée, environ 8 000 hommes, en ordre de bataille, sur un coteau surplombant un vignoble.

Les vénitiens engagent l'action qui est reçu par l'avant-garde Française.

Charles II d'Amboise répond par une charge de cavalerie, puis fait monter les piquiers suisses à l'assaut. Ses troupes sont ralenties dans l'ascension de la colline par le franchissement d'un fossé de drainage et par la pluie. Les positions vénitiennes soutiennent le premier choc.

Niccolò di Pitigliano est déjà plusieurs kilomètres au sud. Il reçoit un message de Bartolomeo d'Alviano l'appelant à la rescousse. Il fait répondre qu'il vaut mieux interrompre la bataille, et poursuit sa marche vers le sud.

Le gros de l'armée française arrive à Agnadel et encercle Bartolomeo d'Alviano.

Les bataillons Français et Vénitiens se combattent dans une terrible mêlée, sans pouvoir presque se reconnaitre, et dans un tel tumulte que les ordres sont à peine entendus par les soldats.

Louis XII fait disposer son artillerie dans les broussailles, hors de la vue des ennemis. Il les fait tirer, éclaircissant les rangs Vénitiens.

Il fait alors donner la gendarmerie Française, qui est alors la plus redoutable d'Europe, mettant en fuite les forces ennemies.

Bartolomeo d'Alviano est renversé de son cheval et reçoit un coup de lance qui lui fait perdre l'œil. Il est fait prisonnier.

Les Français, notamment le chevalier Bayard, s'illustrent aux côtés de leurs alliés.

La cavalerie vénitienne s'enfuit, puis en l'espace de 3 heures, l'armée vénitienne est détruite et compte 4 000 morts.

L'issue de la bataille est connue de Niccolò di Pitigliano dans la soirée. Au matin, la moitié de ses troupes ont déserté.

Une Chapelle des Morts ainsi qu'une stèle commémorative rappellent encore aujourd'hui la bataille d'Agnadel.

Confronté à l'avance inexorable de l'armée française, Niccolò di Pitigliano précipite se retraite sur Trévise et Venise, laissant Louis XII prendre possession de toute la Lombardie.

Louis XII s'empare immédiatement des villes lombardes qui lui reviennent : Brescia, Bergame, Crémone et Peschiera.

Charles IV d'Alençon participe aux prises de Bergame, de Caravaggio, de Borromeo et de Crémone.

La victoire française met la République de Venise à la merci d'une invasion, voire d'une disparition.

Machiavel a pu dire de cette bataille qu'en un jour les Vénitiens ont perdu ce qu'ils avaient mis 800 ans à arracher.

Maximilien Ier de Habsbourg fait de même avec les siennes et Jules II occupe la Romagne.

Les troupes vénitiennes se ressaisissent.

Le 15 juillet 1509, les Vénitiens qui s'étaient fortifiés dans Trévise, assiège Padoue sous les ordres d'Andréa Gritti.

En septembre 1509, ils reprennent Padoue.

Maximilien Ier de Habsbourg vient mettre le siège devant Padoue le 15 septembre 1509, mais doit le lever 17 jours plus tard.



Naissance de Louis II d'Orléans-Longueville

Louis II d'Orléans-Longueville naît à Blandy-les-Tours le 5 juin 1510, fils de Louis Ier de d'Orléans-Longueville et de Jeanne de Baden-Hochberg.


Bataille de Ravenne - Mort de Gaston de Foix-Nemours - par Ary Scheffer - vers 1824 Monument funéraire de Gaston de Foix - Castello Sforzesco à Milan

Bataille de Ravenne

Mort de Gaston de Foix Comte d'Étampes, de Foix, Duc de Nemours

Fernando de Avalos Prisonnier

Léon X Prisonnier

Évasion de Léon X

Maximilien Sforza Duc de Milan

Alphonse Ier d'Este s'allie alors avec la France.

Les français, sous les ordres de Gaston de Foix, Duc de Nemours, battent l'armée hispano-italienne le 11 avril 1512 à Ravenne au cours d'une bataille qui fait 10 000 morts.

Jacques II de Chabannes et Anne de Montmorency participent à cette bataille.

Charles IV de Bourbon-Vendôme fait ses premières armes en Italie au service de Louis XII.

Alphonse Ier d'Este coopère avec sa fameuse artillerie à la victoire.

Gaston de Foix, artisan de cette victoire, meurt au court du combat.

Le duché de Nemours revient à la Couronne.

Jacques II de Chabannes lui succède comme commandant en chef des armées d'Italie mais n'a pas ses talents de général

Fernando de Avalos est fait prisonnier lors de cette bataille.

Il compose dans sa prison un Dialogue de l'amour, qu'il dédie à son épouse.

Alors qu'il séjourne avec l'armée pontificale, Léon X est fait prisonnier à la suite de la bataille de Ravenne.

Au lieu de marcher sur Rome, les troupes françaises perdent du temps à piller Ravenne.

Après la Bataille de Ravenne, Robert III de la Marck participe à la prise d'Alessandria.

Les troupes espagnoles et pontificales ont le temps de se ressaisir et les 18 000 soldats suisses arrivent en Lombardie.

Les troupes de ses adversaires chassent les français de Lombardie.

Bayard s'illustre à nouveau, à Ravenne, lors du délicat retrait des troupes françaises.

En juin 1512, l'armée française, en déroute, recule. Les Français perdent le Milanais.

Léon X réussit à s'évader.

Les Médicis rentrent à Florence et les Sforza à Milan. Ils restituent Parme et Plaisance au Saint-Siège.

Les Suisses mettent Maximilien Sforza sur le trône de Milan. Il devient Duc de Milan en 1512.

Jules II est l'objet, en France, de représentations de plusieurs soties et moralités, dont les plus célèbres, Chasse du cerf des cerfs et le Jeu du Prince des Sots de Pierre Gringoire ou Gringore, datent de 1512.

Jean Lemaire de Belges publie un Traité des conciles et des schismes, qui prend la défense de Louis XII.

Louis XII envoie en Lombardie une nouvelle armée française avec Louis II de La Trémoïlle.



Bataille de Novare

Perte des possessions italiennes

Les français, dirigés par Louis II de La Trémoïlle et Jacques de Trivulce, lancent une nouvelle offensive et reprennent la plupart des villes du duché, dont Milan en mai 1513.

Le 5 ou le 6 juin 1513, l'armée de 10 000 hommes de Louis II de La Trémoïlle tombe dans une embuscade et se fait sévèrement battre par les Suisses à Novare.

Jacques de Trivulce participe à ce combat.

Robert III de la Marck s'échappe de justesse avec plus de 40 blessures.

Robert III de la Marck est sauvé par Robert II de la Marck, son père, et envoyé à Verceil, et de là à Lyon.

Les forces françaises quitte l'Italie, sonnant le glas des ambitions italiennes de Louis XII qui doit alors songer à défendre le territoire français.



Siège de Dijon

Traité de Dijon

Retraite de Jacques II de Chabannes

Les Suisses lancent l'offensive en Bourgogne. Louis II de La Trémoïlle est alors envoyé à Dijon et défend la ville lorsque les Suisses y mettent le siège en septembre 1513.

Louis II de La Trémoïlle grâce à une habile négociation, signe le traité de Dijon le 13 ou 14 septembre 1513.

Le traité est signé du côté suisse par Jacques de Watteville, avoué de Berne.

Le traité prévoit que Louis XII :

Louis XII refuse de ratifier ce traité, sous prétexte que Louis II de La Trémoïlle a agi sans avoir reçu les pouvoirs suffisants (ce qui était faux) et que certaines clauses étaient attentatoires à sa royale majesté : l'abandon du duché de Milan et du comté d'Asti était tout à fait inacceptable.

En fait il semble que Louis II de la Trémoïlle a signé ce traité pour mettre fin au siège de Dijon en ayant bien conscience qu'il ne serait jamais ratifié par le roi mais en estimant que c'était la seule façon d'éviter la prise de la ville.

Les Suisses, les Allemands et les Franc-comtois lèvent le siège en emmenant 5 otages dont Philippe de Maizière, Neveu de Louis II de la Trémoïlle qui attendirent en vain et dans de piètres conditions le versement des sommes promises.

Leurs familles doivent finalement payer elles-mêmes une rançon de 13 900 écus pour obtenir leur libération le 3 Octobre 1514.

Jacques II de Chabannes s'échappe peu après la conclusion de la paix et se retire sur ses terres, au château de La Palice.

L'hiver 1513 est remarquablement long et rigoureux.



Mariage de Claude de Lorraine-Guise avec Antoinette de Bourbon-Vendôme

En présence de François Ier de France, Claude de Lorraine-Guise épouse à l'Hôtel des Tournelles à Paris en 1513 Antoinette de Bourbon-Vendôme (1493-1583), fille de François de Bourbon-Vendôme et de Marie de Luxembourg, en présence du roi Louis XII. Leurs enfants sont :

Claude de Lorraine fonde l'illustre famille de Guise.


Bataille de Marignan Charles III de Bourbon, gravure de Thomas de Leu Charles III de Bourbon

Bataille de Marignan

Mort de Charles de Bueil

Mort de Charles de la Trémoïlle

Déposition de Maximilien Sforza

François Ier Duc de Milan, de Parme et de Plaisance

Charles III de Bourbon Connétable de France

Charles III de Bourbon Vice-roi du Milanais

Ce sont les piquiers suisses qui attaquent les français le 13 septembre 1515 et mettent en difficulté l'armée de François Ier de France.

Avec l'aide des vénitiens, François Ier de France réussit cependant à battre le 14 septembre 1515, grâce à la supériorité du feu français.

Cette bataille fait plus de 15 000 victimes.

participent à cette bataille.

Capitaine, Charles de Bueil commande une compagnie de gendarmerie à la bataille de Marignan.

Charles de Bueil meurt le 13 septembre 1515.

Charles de Bueil, et le duc de Châtellerault, d'Imbercourt, Jacques d'Amboise seigneur de Bussy, Hugues d'Amboise, baron d'Aubijoux, fondant la lance en arrêt sur le bataillon des Suisses, se font jour en deux ou trois endroits, culbutent et foulent aux pieds de leurs chevaux un grand nombre de combattants, mais périssent presque tous dans ce premier effort.

Louis IV de Bueil, son frère, est blessé lors de cette bataille.

Robert III de la Marck se distingue et contribue à la victoire des Français.

François Ier de France l'adoube de sa propre main.

Louis II de La Trémoïlle se distingue à Marignan.

Charles de la Trémoïlle, son fils, meurt le 13 septembre 1515.

Claude de Lorraine-Guise se conduit en héros et est grièvement blessé.

Charles IV de Bourbon-Vendôme combat à la tête de 70 lances.

Charles III de Bourbon dirige une armée.

François Ier de France tire une gloire de cet affrontement n'hésitant pas à se mêler lui-même à la bataille comme les héros de l'antiquité.

François Ier et François Ier de Bourbon-Saint-Pol se fait adouber Chevalier par Bayard sur le champ de bataille.

Cette victoire entraîne la facile conquête de l'Italie en un temps où l'arrivée de l'or américain diminue pour une courte période.

Maximilien Sforza se soumet au Roi français et est déposé de son duché de Milan.

Le 13 octobre 1515, François Ier de France est déclaré Duc de Milan, de Parme et de Plaisance.

François Ier de France nomme Charles III de Bourbon Connétable de France et vice-roi du Milanais.

Antoine Duprat est nommé chancelier du duché de Milan.

Plusieurs traités sont signés pour mettre fin à ces guerres d'Italie.

Il y a :


Louis II de Hongrie

Mort de Vladislas II Jagellon

Louis II de Hongrie Roi de Hongrie

Vladislas II Jagellon meurt à Buda le 13 mars 1516.

Louis II de Hongrie devient Roi de Hongrie en 1516.

Louis II de Hongrie est adopté par Maximilien Ier de Habsbourg et éduqué par son tuteur Georges de Hohenzollern, fils du margrave de Brandebourg-Ansbach.



Mariage de Louis II de La Trémoïlle avec Louise Borgia

Louis II de La Trémoïlle cherche à se remarier.

Louis II de La Trémoïlle épouse le 7 avril 1517 Louise Borgia.

La grande différence d'âge des deux époux semble avoir fait scandale, comme en témoigne la correspondance des ambassadeurs italiens.


Marie de Habsbourg

Mariage de Louis II de Hongrie avec Marie de Habsbourg

Louis II de Hongrie épouse en 1522 Marie de Habsbourg.

On l'appelle alors Marie de Hongrie.



Mort de Claude de Husson Comte de Tonnerre

Louis II de Husson Comte de Tonnerre

Claude de Husson meurt en 1524.

Louis II de Husson devient Comte de Tonnerre.

Louis II de Husson est évêque de Poitiers.

Il est relevé de son office en 1524 ou 1525 par une bulle papale.


Fernando de Avalos

Siège de Pavie

Mort de Claude de Longueville Duc de Longueville

Jacques II de Chabannes dirige l'armée française vers Milan abandonnée par les Espagnols.

François Ier de France entre facilement dans la ville de Milan et, contre l'avis de ses vieux conseillers, dont Louis II de La Trémoïlle veut s'emparer de Pavie.

Le 28 octobre 1524, Jacques II de Chabannes commence avec François Ier de France le siège de Pavie, défendue par les Espagnols d'Antonio de Leiva.

L'armée impériale, commandée par Fernando de Àvalos, Charles de Lannoy et Charles III de Bourbon arrive bientôt en renfort des Espagnols.

Mais l'hiver rigoureux pénalise les français.

Ces derniers sont pris en tenaille et François Ier de France ne sait plus quoi faire.

Claude de Longueville meurt à Pavie le 9 novembre 1524.


Bataille de Pavie - Tapisserie du XVIe siècle - Galleria Nazionale di Capodimonte à Naples

Bataille de Pavie

Mort de François de Lorraine

Mort de Guillaume Gouffier de Bonnivet

Mort de René de Savoie

Mort de Georges III d'Amboise

Mort de Louis II de La Trémoïlle

Mort de Jacques II de Chabannes

Mort de Just Ier de Tournon Seigneur de Tournon

François Ier de France Prisonnier

Anne de Montmorency Prisonnier

Fernando d'Avalos Généralissime

Le 23 février 1525, attaqué sous les murs de la Pavie, François Ier de France repousse les assaillants grâce à son artillerie.

Jacques II de Chabannes, proche conseiller du roi, ne parvient pas à empêcher ce dernier de sonner la charge des chevaliers, réduisant ainsi à néant le travail des artilleurs de Galiot de Genouillac.

La cavalerie française est battue par l'armée du marquis de Pescara, secondé par Charles III de Bourbon.

L'impétuosité de la cavalerie française et de son chef, "le Roi-Chevalier", est l'une des causes principales de la défaite le 24 février 1525.

Fernando de Avalos contribue puissamment à la victoire. Il est nommé généralissime.

François de Scépeaux fait ses premières armes lors de cette bataille.

Claude d'Annebault participe à cette bataille comme lieutenant de la compagnie de François de Saint-Pol.

Louis IV de Bueil, Robert III de la Marck, Claude d'Annebault sont fait prisonnier lors de cette bataille.

Gaspard de Saulx est auprès du roi en qualité de page à cette bataille.

Gaspard de Saulx y est fait prisonnier, mais relâché peu après car on n'en espère pas de rançon.

Charles Quint, irrité par la défection de Robert II de La Marck, son père, emprisonne Robert III de la Marck en Flandres où il reste quelques années.

Jean VIII de Créquy participe à cette bataille.

René de Montejean participe à cette bataille. Il est grièvement blessé et est fait prisonnier.

Le feu des arquebusiers espagnols provoque une hécatombe qui décime les nobles qui y participent. Sont tués :

Louis II de La Trémoïlle est surnommé le chevalier sans reproche, digne émule et compagnon d'armes de Bayard, le chevalier sans peur.

Jacques II de Chabannes, lancé à cheval, est mis à terre par des arquebusiers et doit combattre à terre dans une lourde armure, face à de légers lansquenets. Il est fait prisonnier par le capitaine italien Castaldi.

Buzarto, un officier espagnol, qui avait espéré faire lui-même prisonnier Jacques II de Chabannes, furieux de ce que l'Italien refuse de partager la rançon escomptée, appuie son arquebuse sur le front du maréchal et lui fait éclater la tête.

Just Ier de Tournon meurt lors de cette bataille.

Sont fait prisonnier :

Blaise de Lasseran est trop pauvre pour payer rançon, on doit le relâcher.

Charles IV d'Alençon combat à Pavie.

Après la capture du roi, Charles IV d'Alençon commande l'armée française.

Le respect du point d'honneur (ne point reculer) entraîne la captivité du Roi, qui déclare :

Tout est perdu, fors l'honneur

François Ier de France est d'abord emprisonné près de Crémone. Il est ensuite transféré à Naples, puis près de Valence et enfin à Madrid.

Il écrit à sa mère :

Madame, pour vous avertir comme se porte le ressort de mon infortune, de toutes choses, ne m'est demeuré que l'honneur et la vie sauve, et pour ce que mes nouvelles vous serons quelque peu de réconfort, j'ay prié qu'on me laissast vous escrire. Ceste grace m'a esté accordée, vous priant ne vouloir prendre l'extrémité de vos finz en usant de vostre accoutumée prudence ; car j'ay l'espérance à la fin que Dieu ne m'abandonnera point. Vous recommandant vos petits-enfants et les miens, vous suppliant faire donner sur passage pour aller et retourner en Espagne au porteur qui va devers l'Empereur pour scavoir comment il veut que je sois traicté. Et sur ce très humblement me recommande en vostre bonne grâce. Très humble et obéissant fils, Françoys.

Charles Quint a de fortes exigences : la Bourgogne, les Flandres et l'Artois. Il souhaite également pour Henri VIII Tudor l'ouest de la France et pour Charles III de Bourbon la Provence. François Ier de France juge ses demandes intolérables.

La Régente de Louise de Savoie organise la continuité du royaume et une contre-offensive diplomatique contre l'empereur Charles Quint, maîtrisant autant que possible les invasions. Heureusement les envahisseurs sont occupés par ailleurs.

Anne de Montmorency est libéré contre une rançon.

Fidèle de François Ier de France, Charles IV de Bourbon-Vendôme est nommé chef du Conseil lorsque celui-ci est prisonnier.

Claude de Lorraine-Guise est conseiller militaire de Louise de Savoie.

Pendant l'absence et la captivité de François Ier de France, Louise de Savoie ne gouverne que par les conseils d'Antoine Duprat.



Naissance de Wolfgang de Bavière

Wolfgang de Bavière naît à Deux-Ponts le 26 septembre 1526, fils de Louis II de Bavière et d'Élisabeth de Hesse (1503-1563).


Jean Ier de Hongrie - gravure du XVIe siècle Soliman le Magnifique apporte la Sainte Couronne à Jean Ier de Hongrie après la bataille de Mohács

Bataille de Mohács

Mort de Louis II de Hongrie

Jean Ier de Hongrie Roi de Hongrie

Ferdinand Ier de Habsbourg Roi de Bohême

Ferdinand Ier de Habsbourg Roi de Hongrie

La bataille de Mohács le 29 août 1526 se conclut par la défaite de Louis II de Hongrie.

Louis II de Hongrie meurt le 29 août 1526 lors de cette bataille.

La capitale Buda est prise momentanée par les Turcs.

La victoire des Ottomans entraîne la partition de la Hongrie entre :

Jean Ier de Hongrie se fait élire roi de Hongrie avec l'appui de la majorité des grands du pays et de la petite noblesse, par une diète réunie à Székesfehérvár le 10 novembre 1526.

Il est couronné le lendemain sous le nom de Jean Ier de Hongrie.

Ferdinand Ier de Habsbourg devient Roi de Bohême et de Hongrie.

Il est couronné roi de Hongrie le 16 décembre 1526 à Presbourg.



Prise de Buda

Bataille de Tokaj

Ferdinand Ier de Habsbourg Roi de Hongrie

Le 20 juin 1527, Ferdinand Ier de Habsbourg déclare la guerre à son compétiteur Jean Ier de Hongrie.

Il rentre dans Buda le 20 août 1527.

L'armée de mercenaires de Ferdinand Ier de Habsbourg écrase celle de Jean Ier de Hongrie près de Tokaj le 27 septembre 1527.

Une partie des nobles, dont Peter Perényi le nouveau voïvode de Transylvanie nommé par Jean Ier de Hongrie, se soumettent à l'empereur.

Jean Ier de Hongrie doit de se réfugier en Transylvanie.

Giorgio Martinuzzi rencontre Jean Ier de Hongrie en 1527. Il devient l'un de ses plus habiles conseillers et est nommé au conseil royal avec la charge de Trésorier.

Ferdinand Ier de Habsbourg, époux d'Anne Jagellon, sœur de Louis II de Hongrie, se considère comme l'héritier naturel du trône du fait de conventions entre les deux familles.

Ferdinand Ier de Habsbourg se fait élire Roi de Hongrie lors d'une diète réunie à Pozsony (Presbourg) le 25 octobre 1527.

Il est couronné le 3 novembre 1527.



Mariage de Philippe de Bourbon avec Louise Borgia

Louise Borgia est veuve de Louis II de la Trémoïlle.

Philippe de Bourbon, Baron de Busset, épouse le 3 février 1530 Louise Borgia.



Mariage de Louis II d'Orléans-Longueville avec Marie de Guise

Louis II d'Orléans-Longueville épouse au Louvre à Paris le 4 août 1534 Marie de Guise, fille de Claude de Lorraine-Guise, Duc de Guise, et d'Antoinette de Bourbon. Leur enfant est :



Naissance de François III d'Orléans-Longueville

François III d'Orléans-Longueville, dit Le Petit Duc, naît à Châteaudun le 30 octobre 1535, fils de Louis II de Longueville et de Marie de Guise.



Mort de Louis II d'Orléans-Longueville

Louis II d'Orléans-Longueville est Duc de Longueville, Comte de Montgommery, de Tancarville, Vicomte d'Abberville, Pair de France.

Louis II d'Orléans-Longueville meurt le 9 juin 1536 ou 1537.



Mort de Louis II de Husson

Anne de Husson Comtesse de Tonnerre

Les deux enfants de Louis II de Husson meurent en bas âge avant leur père en 1537.

Louis II de Husson meurt en 1537.

Anne de Husson devient Comtesse de Tonnerre.



Mariage de François Ier de Lorraine-Guise avec Anne d'Este

François Ier de Lorraine-Guise épouse à Saint-Germain-en-Laye le 29 avril 1548 ou le 4 décembre 1548 Anne d'Este, fille d'Hercule II d'Este et de Renée de France. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis II de Lorraine

Louis II de Lorraine naît à Dampierre le 6 juillet 1555, fils de François Ier de Lorraine-Guise et d'Anne d'Este.



Naissance de Tilly

Jean t'Serclaes, Comte de Tilly naît en 1559 au château de Tilly dans le Brabant fils de Martin, Seigneur de Montignies-sur-Sambre et de Tilly, Sénéchal héréditaire du comté de Namur et de Dorothée de Schierstaedt, fille de Meinhardt, Maréchal de la cour de Louis II, Roi de Hongrie; et Gouverneur de Charles Quint en Livonie et en Russie. Sa mère est l'ancienne dame d'honneur de Marie de Hongrie, la gouvernante générale des Pays-Bas.

Tilly est élevé dans la foi catholique et formé par les Jésuites qui lui inculquent la passion de la défense de la Contre-réforme.



Naissance de Louis II de Rouvroy

Louis II de Rouvroy naît vers 1568, fils de François de Rouvroy de Saint-Simon (mort en 1620), Seigneur de Rasse, et de Suzanne Popillon, Dame d'Ansac.



Louis II de Lorraine Abbé de Saint-Denis

Louis II de Lorraine est nommé abbé de Saint-Denis en 1574.



Mort du Charles Ier Cardinal de Lorraine

Louis II de Lorraine Archevêque-Duc de Reims

Charles Ier Cardinal de Lorraine arrête alors son voyage de retour de Rome à Avignon, où il meurt le 26 décembre 1574.

Louis II de Lorraine, son neveu, est nommé Archevêque-Duc de Reims le 26 décembre 1574.

Le Château de Meudon reste propriété de la famille de Guise et sera pillé pendant les guerres de religion.



François de La Rochefoucauld Abbé commendataire de l'abbaye Saint-Philibert de Tournus

En 1575, Louis II de Lorraine fait François de La Rochefoucauld Abbé commendataire de l'abbaye Saint-Philibert de Tournus.

Malgré son jeune âge, François de La Rochefoucauld se révèle excellent administrateur et emploie l'essentiel des revenus de l'abbaye à sa restauration et à l'aide aux pauvres.


Guillaume Ier d'Orange-Nassau par Adriaen Thomasz Key - 1575 Charlotte de Bourbon-Vendôme

Mariage de Guillaume Ier d'Orange-Nassau avec Charlotte de Bourbon-Vendôme

Guillaume Ier d'Orange-Nassau épouse le 24 avril ou 12 juillet 1575 Charlotte de Bourbon-Vendôme, Duchesse de Montpensier, fille de Louis III de Bourbon-Vendôme et de Jacqueline de Longwy. Leurs enfants sont :


Louis II de Lorraine

Louis II de Lorraine Cardinal

Louis II de Lorraine est fait cardinal par le pape Grégoire XIII le 21 février 1578. Il prend alors le nom de Cardinal de Guise.



Sacre de Louis II de Lorraine

Louis II de Lorraine est sacré le 13 mars 1580 par Charles Ier de Bourbon, cardinal de Vendôme, assisté de Mgrs Geoffroy de La Marthonie (évêque d'Amiens) et Claude d'Angennes de Rambouillet (Évêque de Noyon).



Naissance de Louis de Guise

Louis de Guise naît le 14 décembre 1588, fils illégitime de Louis II de Lorraine et de Marie Aymeric de Loscherenne, dame de Grimaucourt.


Charles III de Lorraine - Charles II de Mayenne - gravure de Dominicus Custos (1600-1602)

Assassinat du Duc de Guise

Mort d'Henri Ier de Guise

Mort de Louis II de Lorraine

Charles II de Mayenne Chef de la Ligue

Charles Ier de Lorraine Duc de Guise et Prince de Joinville

Le 23 décembre 1588, Henri III de France fait assassiner Henri Ier de Guise par des membres des "Quarante-cinq", sa garde personnelle au château de Blois dans la propre chambre d'Henri III de France.

On retrouve sur Henri Ier de Guise ce billet portant son écriture : "Pour entretenir la guerre en France, il faut 700 000 livres tous les mois".

Son corps est brûlé dans une des salles du château et ses cendres jetées dans la Loire.

Présent à Blois lors des évènements, Jean Héroard rédige le Récit de la mort des duc et cardinal de Guise.

Charles Ier de Lorraine, son fils, est arrêté avec le reste de la famille, mais s'évade de sa prison de Tours et se rend à Paris.

Charles Ier de Lorraine-Guise est arrêté.

L'assassinat du duc de Guise multiplie la haine et le fanatisme de Catherine-Marie de Lorraine à l'encontre du roi.

Le lendemain, le 24 décembre 1588, le Cardinal Louis II de Lorraine, frère d'Henri Ier de Guise, meurt au château de Blois assassiné sur ordre d'Henri III de France.

Son corps est aussi brûlé et ses cendres jetées dans la Loire.

Charles II de Mayenne devient chef de la Ligue.

Henri III de France tente de justifier ces actes en prétextant des dangers que les Guise auraient représentés pour la couronne.

Charles Ier de Lorraine devient 4e Duc de Guise et Prince de Joinville en 1588.

Prévenu par Louise de Lorraine-Vaudémont, la reine, sa sœur, Philippe-Emmanuel de Lorraine s'échappe et se réfugie en Bretagne.

L'assassinat de Henri Ier de Guise met fin à la tentative de rapprochement de Charles Ier d'Aumale et Henri III de France.

Henri III de France fait arrêter Charles Ier de Bourbon à Blois. Il est emprisonné un premier temps à Tours. Il finira sa vie enfermé au château de Fontenay-le-Comte.



Excommunication d'Henri III de France

Le pape Sixte V, sous prétexte qu'il ne peut accepter le crime perpétré sur le Cardinal Louis II de Lorraine, lance un monitoire d'excommunication contre Henri III de France le 5 mai 1589 (en guise d'avertissement).

Il s'agit surtout de mettre la pression sur Henri III de France pour l'empêcher de se réconcilier avec le protestant Henri IV de France.

Destitué de son trône, Henri III de France n'a plus d'autre solution que de s'allier aux protestants pour mettre fin à la puissance de la Ligue.



Naissance de Louis II de Clermont d'Amboise

Louis II de Clermont d'Amboise naît vers 1591, fils de Louis de Clermont d'Amboise et d'Anne Lallemant.



Mariage de Louis II de Rouvroy avec Denise de La Fontaine

Louis II de Rouvroy épouse le 24 avril 1594 Denise de La Fontaine (morte en 1648). Leurs enfants sont :



Naissance de Jean Louis II de Nassau

Johann Ludwig ou Jean Louis II de Nassau ou von Nassau naît en 1596, fils de Jean Louis Ier de Nassau et de Marie de Nassau-Dillenbourg.



Jean Louis II de Nassau Comte de Nassau-Wiesbaden et de Nassau-Idstein

Jean Louis II de Nassau devient Comte de Nassau-Wiesbaden et de Nassau-Idstein en 1599.



Naissance de Charles de Rouvroy

Charles de Rouvroy naît en 1601, fils de Louis II de Rouvroy de Saint-Simon et de Denise de La Fontaine (morte en 1648).

Il est baptisé à Chamant dans l'Oise le 19 avril 1601.



Mort de Jean Louis II de Nassau

Jean Louis II de Nassau meurt en 1605 célibataire.



Naissance de Claude de Rouvroy

Claude de Rouvroy naît le 16 août 1607, fils de Louis II de Rouvroy et de Denise de La Fontaine (morte en 1648).

Il est baptisé à Chamant dans l'Oise.

Louis de Rouvroy est un seigneur picard ruiné par les guerres de religion.


Charlotte-Marguerite de Montmorency

Henri IV de France séduit par Charlotte-Marguerite de Montmorency

Mariage d'Henri II de Bourbon-Condé avec Charlotte-Marguerite de Montmorency

En 1609, Charlotte-Marguerite de Montmorency entre au service de Marie de Médicis.

C'est en répétant un ballet qu'elle séduit le vieux Roi Henri IV de France. Il fait rompre les fiançailles de Charlotte-Marguerite de Montmorency avec le marquis de Bassompierre.

Escomptant la complaisance d'Henri II de Bourbon-Condé, réputé aimer les hommes, Henri IV de France le marie à sa propre maîtresse. Le contrat de mariage est signé le 2 mars 1609 au Louvre.

Henri II de Bourbon-Condé épouse à Chantilly le 17 mai 1609 Charlotte-Marguerite de Montmorency. Leurs enfants sont :

Henri IV de France se met à courtiser la jeune princesse de Condé, qui rit de bon cœur de ces empressements de barbon. Mais son mari, jaloux, quitte la Cour avec elle, l'emmenant en province. Henri IV les suit, et sous de multiples déguisements, tente d'approcher sa belle.

Henri II de Bourbon-Condé, fou de rage, emmène alors sa femme à Bruxelles, la plaçant sous la protection de l'Espagne, grande ennemie de la France, provoquant le début des tensions entre la France et l'Espagne.



Mariage de César de Bourbon avec Françoise de Lorraine-Mercœur

Marie de Luxembourg, duchesse-douairière de Mercœur, s'oppose longtemps à ce mariage, ne pouvant se résoudre à confondre son noble sang avec celui d'un bâtard, fût-il de sang royal mais les sommes payées par Henri IV de France pour la soumission (4 295 350 livres, évaluées par Maximilien de Béthune) et l'absence de soutien qu'elle trouve parmi ses proches ont sans doute raison de ses résistances

Pour conclure la paix entre Henri IV de France et Philippe-Emmanuel de Lorraine, qui dirige la Sainte-Ligue en Bretagne, César de Bourbon épouse en 1609 Françoise de Lorraine-Mercœur, fille de Philippe-Emmanuel de Lorraine et de Marie de Luxembourg. Leurs enfants sont :

Françoise de Lorraine-Mercœur, nièce de Louise de Lorraine-Vaudémont est la plus riche héritière du royaume.

Françoise de Lorraine-Mercœur est surtout connue pour sa grande piété. Françoise de Lorraine-Mercœur protège Vincent de Paul, et aidée de Élisabeth de Bourbon-Vendôme, sa fille, n'hésite pas à payer de sa personne pour aider les miséreux de Paris et de ses domaines.



Naissance de Louis II de Vendôme

Louis II de Vendôme Duc de Mercœur

Louis II de Vendôme naît à Paris en octobre 1612, fils de César de Bourbon et de Françoise de Lorraine-Mercœur.

Louis II de Vendôme devient Duc de Mercœur en 1612 du vivant de César de Bourbon, son père.



Naissance de Louis II de La Trémoïlle

Louis II de La Trémoïlle naît le 25 décembre 1612, fils de Louis Ier de La Trémoïlle (1586-1613), Marquis de Noirmoutier, et de Lucrèce Bouhier (1596-1666), Baronne du Plessis-aux-Tournelles.



Mort de Louis Ier de La Trémoïlle

Louis II de La Trémoïlle Seigneur de la Roche d'Iré

Louis Ier de La Trémoïlle meurt en 1613.

Louis II de La Trémoïlle devient Seigneur de la Roche d'Iré en 1613.

Le tuteur de Louis II de La Trémoïlle est son grand-père Vincent Bouhier.



Mariage d'Urbain de Maillé-Brézé avec Nicole du Plessis-Richelieu

Urbain de Maillé-Brézé épouse le 25 novembre 1617 Nicole du Plessis-Richelieu, fille de François IV du Plessis de Richelieu et de Suzanne de La Porte. Leurs enfants sont :



Mariage de Thomas Bernin avec Françoise de Longuemore

Thomas Bernin épouse en 1618 Françoise de Longuemore (née vers 1605). Leurs enfants sont :



Mariage de Guillaume V de Hesse-Cassel avec Amélie-Élisabeth de Hanau-Münzenberg

Guillaume V de Hesse-Cassel épouse le 21 septembre 1619 Amélie-Élisabeth de Hanau-Münzenberg (1602-1651), fille du Comte Philippe-Louis II de Hanau-Münzenberg. Leurs enfants sont :


Louis II de Clermont d'Amboise

Mariage de Louis II de Clermont d'Amboise avec Diane de Pontailler

Louis II de Clermont d'Amboise épouse en 1621 Diane de Pontailler. Leurs enfants sont :



Naissance de Louis II de Bourbon-Condé

Louis II de Bourbon-Condé Duc d'Enghien

Louis II de Bourbon-Condé, dit le Grand Condé ou Monsieur le Prince naît à Paris le 8 septembre 1621, fils d'Henri II de Bourbon-Condé et de Charlotte-Marguerite de Montmorency.

Louis II de Bourbon-Condé fait de solides études chez les Jésuites, à Bourges.

En 1621, ces premiers fils étant morts, Henri II de Bourbon-Condé donne à son fils nouveau-né Louis son titre de Duc d'Enghien.

L'usage est ainsi inauguré de nommer Duc d'Enghien le fils aîné du prince de Condé en titre.



Baptème de Louis II de Bourbon-Condé

Charlotte-Catherine de La Trémoïlle se tient à l'écart jusqu'en 1626 pour le baptème de Louis II de Bourbon-Condé, son petit fils, qui se tient à Bourges.



Louis II de Rouvroy Gouverneur de Senlis

Louis II de Rouvroy devient Gouverneur de Senlis en 1627.



Naissance de François-Henri de Montmorency-Bouteville

François-Henri de Montmorency-Bouteville Comte de Bouteville et de Luxe

François-Henri de Montmorency-Bouteville naît à Paris le 8 janvier 1628, fils de François de Montmorency-Bouteville. Il nait après la mort de son père.

François-Henri de Montmorency-Bouteville est Comte de Bouteville et Comte de Luxe.

Charlotte-Marguerite de Montmorency, sa tante, offre sa protection à François-Henri de Montmorency-Bouteville et l'élève avec Louis II de Bourbon-Condé, son fils.

François-Henri de Montmorency-Bouteville s'attache à Louis II de Bourbon-Condé, son cousin.



Naissance d'Armand de Bourbon-Conti

Armand de Bourbon-Conti Prince de Conti

Armand de Bourbon-Conti naît à Paris le 11 octobre 1629, fils d'Henri II de Bourbon-Condé et de Charlotte-Marguerite de Montmorency.

Le titre de prince de Conti est établi en faveur d'Armand de Bourbon-Conti en 1629.

De santé délicate, légèrement bossu, il est destiné par ses parents à l'état ecclésiastique. Il est formé par les Jésuites au collège de Clermont, où il a pour condisciple Molière.

Henri II de Bourbon-Condé quitte Charlotte-Marguerite de Montmorency, lui enlevant Louis II de Bourbon-Condé leur fils aîné qu'il se charge de faire élever chez les Jésuites en Bourgogne.

Charlotte-Marguerite de Montmorency, à l'hôtel de Condé, s'occupe avec soin de ses deux autres enfants. Charlotte-Marguerite de Montmorency, princesse de Condé, est une belle femme, pieuse (sans excès) cultivée, tolérante, qui fréquente la Cour (la reine Anne d'Autriche la tenant en grande estime), mais sans se lier à aucune coterie.



Mariage de Pierre de Gondi avec Françoise Catherine de Gondi

Henri de Gondi n'a que ses 2 filles pour héritières. Françoise Catherine de Gondi est promise à Louis II de Vendôme.

Mais Henri de Gondi arrange le mariage de son aînée de sorte que le duché de Retz ne sorte pas de la famille de Gondi.

Pierre de Gondi, Comte de Joigny, épouse à Machecoul le 3 août 1633 Françoise Catherine de Gondi, sa cousine. Leurs enfants sont :

Jean-François Paul de Gondi crée un scandale à Machecoul en courtisant en secret Marguerite-Françoise de Gondi rencontrée au mariage de Pierre de Gondi et de Françoise Catherine de Gondi.

Lorsque cela est découvert, Jean-François Paul de Gondi est renvoyé à Paris continuer ses études à la Sorbonne.



Mariage de Michel-Laurent Mancini avec Hiéronime Mazarin

Michele Lorenzo ou Michel-Laurent Mancini épouse le 6 août 1634 Hiéronime Mazarin, fille de Pierre Mazarin. Leurs enfants sont :



Retour de Louis II de Bourbon-Condé à Paris

Campagne de Franz Freiherr von Mercy en comté de Bourgogne

Prise de Pontailler-sur-Saône

Prise de Mirebeau-sur-Bèze

Siège de Saint-Jean-de-Losne

En 1636, les opérations en Italie piétinent, de même que celles d'Alsace.

En 1636, Louis II de Bourbon-Condé revient à Paris, puis part faire ses premières armes, rattrapant ainsi la médiocrité militaire d'Henri II de Bourbon-Condé, son père.

Bernard de Saxe-Weimar seconde les manœuvres d'Henri II de Bourbon-Condé en comté de Bourgogne en 1636.

En 1636, Franz Freiherr von Mercy commande les troupes de Charles IV de Lorraine, membre de la coalition regroupant l'Autriche, l'Espagne, la Bavière, le pape, en guerre contre la France de Louis XIII et de Richelieu.

Cette armée de de Charles IV de Lorraine fait partie des forces coalisées commandées par le général en chef Matthias Gallas.

Le 15 août 1636, Charles IV de Lorraine et Franz Freiherr von Mercy font une entrée triomphale à Dole en Franche-Comté qu'une armée française, commandée par 'Henri II de Bourbon-Condé, gouverneur de Bourgogne n'a pas réussi à prendre quelques semaines auparavant.

Une partie de l'armée lorraine, constituée essentiellement de 3 000 mercenaires croates se dirige alors sur Pontailler-sur-Saône dans le duché de Bourgogne.

La ville, après une belle résistance, est prise le 28 août 1636.

La répression infligée par l'armée de Franz von Mercy est effroyable : tous les habitants capturés sont brûlés vifs, toutes les maisons incendiées, les deux églises rasées.

Les forces croato-lorraines s'abattent alors sur les villages voisins :

Ils sontcomplètement détruits, y compris les églises et prieurés.

Tous les habitants qui ne peuvent se cacher au fond des forêts ou dans des îles reculées de la Saône sont passés au fil de l'épée, sans considération de sexe ou d'âge, une cruauté implacable.

L'armée det Franz Freiherr von Mercy se dirige alors sur Mirebeau-sur-Bèze qui offre une belle résistance le 2 septembre 1636 avant que la jonction de l'armée de Franz Freiherr von Mercy avec le gros des troupes de Matthias Gallas ne permette la prise de la ville.

Elle est traitée avec la même violence que les villages du bord de Saône.

Les armées impériales se dirigent alors vers le sud en continuant leurs massacres jusqu'à la ville de Saint-Jean-de-Losne.

Au passage, le prieuré de Saint Léger est dévasté et tous les habitants tués.

Là, les habitants, hommes et femmes, leur opposent une farouche et héroïque résistance jusqu'à l'arrivée de renforts français.

Le 28 octobre 1636, les troupes autrichiennes décident de s'établir à Saint-Jean-de-Losne pour l'hiver.

Le 2 novembre 1636, après deux assauts et malgré une brèche dans les fortifications, Saint-Jean-de-Losne n'est toujours pas prise et les habitants assiégés refusent catégoriquement toute reddition.

Un troisième assaut n'y suffit pas : les assiégeants ne prennent pas possession de la ville.

La pluie continue qui est tombée pendant le siège, fait entrer en crue la Saône.

Les assiégeants manquent de vivres.

Une avant-garde des troupes royales, dirigées par le maréchal Josias Rantzau, arrive en soutien des habitants.

Philippe de La Mothe-Houdancourt sert en qualité de sergent de bataille dans l'armée de Bourgogne.

Le camp des armées impériales est inondé.

Matthias Gallas et Franz Freiherr von Mercy décident de lever le camp et de se replier vers la Franche-Comté.

Les troupes autrichiennes et se replient.

La retraite, du 3 novembre à décembre 1636 dans le mauvais temps, est très pénible et l'armée impériale y laisse de nombreux canons et de nombreux morts.

Louis XIII récompensera le courage de Saint-Jean-de-Losne en l'exemptant d'impôts.

Deux drapeaux pris aux Autrichiens lors des assauts sont visibles dans l'église Saint-Jean-Baptiste.

Il faudra deux générations pour que les villages de Pontailler-sur-Saône, Maxilly-sur-Saône, Heuilley-sur-Saône, Talmay soient reconstruits et retrouvent une vie normale.



Mort de Louis II de Clermont d'Amboise Gouverneur de Chaumont Marquis de Reynel

Louis II de Clermont d'Amboise meurt après 1636.



Louis II de Bourbon-Condé Gouverneur du duché de Bourgogne

En 1638, Louis II de Bourbon-Condé, âgé de 17 ans, gouverne le duché de Bourgogne pour Henri II de Bourbon-Condé, son père.


Siège d'Arras - Arrivée du convoi et la reddition - Estampe

Siège d'Arras

Louis II de Vendôme blessé

En 1640, Honoré d'Albert d'Ailly et Gaspard III de Coligny font le siège d'Arras.

Antoine d'Aumont de Rochebaron sert lors de ce siège.

Louis-Charles d'Albert, Mestre de camp, se distingue à la tête de son régiment attaqué par les Espagnols devant Arras le 2 août 1640.

Arras se rend le 10 août 1640.

Honoré d'Albert d'Ailly ne servira plus après cette campagne.

Louis II de Vendôme a d'abord une carrière militaire et sert comme volontaire de 1630 à 1640.

Louis II de Vendôme est blessé lors de ce siège.


Louis II de La Trémoïlle

Mariage de Louis II de La Trémoïlle avec Renée Julie Aubéry

Louis II de La Trémoïlle épouse le 1er novembre 1640 Renée Julie Aubéry (1618-1679), Dame de Tilleport. Leurs enfants sont :



Mariage de Louis II de Bourbon-Condé avec Claire-Clémence de Maillé-Brézé

Pour plaire à Richelieu, Henri II de Bourbon-Condé marie son fils Louis à la nièce du cardinal de Richelieu.

Louis II de Bourbon-Condé épouse le 11 février 1641 Claire-Clémence de Maillé-Brézé, âgée de seulement 13 ans.

Leurs enfants sont :

Louis II de Bourbon-Condé aime ailleurs, et ne témoigne aucun amour à son épouse, la traitant par le mépris.

Charlotte-Marguerite de Montmorency n'apprécie pas sa belle-fille, mais ne dit rien, par charité.



Naissance de Marie-Anne de La Trémoïlle

Marie-Anne de La Trémoïlle naît à Paris en 1641 ou en 1642, fille de Louis II de La Trémoïlle et de Renée Julie Aubéry.



Naissance de Marie-Anne de La Trémoïlle

Marie-Anne de La Trémoïlle naît à Paris en 1642, fille de Louis II de La Trémoïlle, Marquis puis Duc de Noirmoutier, et de Renée de Tilleport.



Mort de Richelieu

Mazarin Principal Ministre de l'État

Démission de Sublet de Noyers

Richelieu meurt le 4 décembre 1642.

Ses grandes réformes ayant rendu Richelieu très impopulaire, à l'annonce de sa mort, le peuple allume des feux de joie pour fêter l'événement.

Réputé pour son habileté voire son caractère jugé retors, souvent critiqué pour sa fermeté intransigeante, Richelieu fait du concept moderne de raison d'État la clé de voûte de ses méthodes de gouvernement et de sa vision diplomatique et politique.

Par son testament, Richelieu nomme exécuteurs testamentaires :

Richelieu possède, à son décès, 20 millions de livres, une des fortunes les plus importantes de l'époque et, dit-on, la plus importante de tous les temps en France, après celle de Mazarin.

Richelieu lègue le Palais-Royal et un million et demi au roi Louis XIII.

A Marie-Madeleine de Vignerot hérite d'une partie des biens de Richelieu, entre autres, du château de Rueil et du petit Luxembourg.

Marie-Madeleine de Vignerot doit achever la construction de l'église de la Sorbonne que Richelieu a commencée et qui doit lui servir de tombeau.

Elle s'en acquittera parfaitement.

Richelieu recommande Mazarin à Louis XIII.

Le roi décide de se réconcilier avec certains des anciens conspirateurs comme César de Bourbon, son demi-frère, et ses fils, Louis II de Vendôme et François de Vendôme, Duc de Beaufort.

Louis XIII ne nomme pas de nouveau premier ministre et continue à faire la politique du Cardinal.

Louis XIII fait entrer Mazarin au conseil d'État.

Le 5 décembre 1642, Mazarin est nommé Principal Ministre de l'État, comme l'a recommandé Richelieu.

Il prend vite la place de Richelieu auprès du Roi.

La preuve en est que, quelques mois plus tard, lorsque le secrétaire d'État à la guerre, Sublet de Noyers démissionne.

Louis XIII nomme pour le remplacer un des protégés de Mazarin, Michel IV Le Tellier.

François VI de La Rochefoucauld revient à la cour, dans l'espoir de voir ses mérites récompensés.

Mais Mazarin a le même projet que Richelieu : rabaisser l'orgueil des Grands.



Mort de Louis II de Rouvroy Seigneur du Plessier, de Rasse, d'Invillé et de Vaux

Louis II de Rouvroy meurt à Paris le 10 juin 1643.

Il est inhumé en la Cathédrale Notre-Dame de Senlis.



Naissance de Louis II Phélypeaux de Pontchartrain

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain, dit le chancelier de Pontchartrain, naît rue Pierre Sarrasin à Paris le 29 mars 1643, fils de Louis Ier Phélypeaux de Pontchartrain.



Naissance d'Henri Jules de Bourbon-Condé

Henri Jules de Bourbon-Condé Duc d'Enghien

Henri Jules de Bourbon-Condé, surnommé Condé le Fol ou le singe vert, naît à Paris le 29 juillet 1643, fils de Louis II de Bourbon-Condé et de Claire-Clémence de Maillé-Brézé.

Il est baptisé le jour de sa naissance à l'église Saint-Sulpice de Paris.

Le cardinal Mazarin est son parrain

Henri Jules de Bourbon-Condé porte le titre de duc d'Enghien.


Bataille de Rocroi

Siège de Rocroi

Louis II de Bourbon-Condé Commandement de l'armée de Picardie

Bataille de Rocroi

L'armée espagnole des Flandres et leurs alliés, commandée par Francisco de Melo, envahissent le nord de la France pour aider l'armée espagnole de Catalogne et réduire la menace d'une invasion de la Franche-Comté.

Elle met le siège devant la place forte de Rocroi, qui a une garnison de 400 à 500 hommes, et qui garde la route de l'Oise.

Après de brillants débuts militaires, Louis II de Bourbon-Condé reçoit en 1643, à l'âge de 21 ans, le commandement de l'armée de Picardie, sous les ordres du maréchal de L'Hôpital.

Il s'agit de barrer la route à l'armée espagnole.

Au moment de l'attaque des Espagnols, l'armée française est réunie sur la Somme.

L'armée française réagit rapidement.

À la tête de 1 500 cavaliers, Jean de Gassion, commandant des chevau-légers, réussit à jeter quelques soldats dans Rocroi.

Le 17 mai 1643, Jean de Gassion rejoint Louis II de Bourbon-Condé à Bossu, à quatre lieues de la ville assiégée.

Louis II de Bourbon-Condé reçoit la nouvelle de la mort de Louis XIII qu'il garde secrète de peur que le maréchal de l'Hospital, placé près de lui pour le conseiller, ne retarde l'attaque.

L'armée française légèrement moins nombreuses que les espagnoles se déploie dès le 18 mai 1643 dans un champ au sud-ouest de la forteresse et commence des escarmouches.

Avec 17 000 fantassins, 6 000 cavaliers et 12 canons, les Espagnols se placent en face dans une formation en carrés massifs, à part un détachement pour bloquer toute sortie des assiégés.

Louis II de Bourbon-Condé attend des renforts de 1 000 cavaliers et 3 000 fantassins.

Il est obligé de livrer bataille avant leur arrivée.

Louis II de Bourbon-Condé suit les mouvements des Espagnols avec toute la célérité possible et lance l'intrépide Jean de Gassion avec ses chevau-légers.

Le 18 mai 1643, l'armée française s'avance à une lieue du camp ennemi.

La bataille n'est pas aisée à engager: Rocroi est située à l'entrée des Ardennes, sur un plateau qui à l'époque présente l'aspect d'une vaste clairière, de toutes parts entourée de bois et de marais.

C'est un vrai champ clos auquel on arrive par des défilés faciles à défendre.

Don Franscisco de Mello a pu tout à la fois poursuivre son siège et barrer le passage aux Français.

Mais se sachant supérieur en force, il veut la bataille autant que Louis II de Bourbon-Condé.

Il laisse les Français déboucher dans la plaine et lève le siège pour attendre le choc.

L'artillerie espagnole ouvre le feu.

Louis II de Bourbon-Condé veut y répondre en attaquant sur-le-champ, mais une fausse manœuvre d'un de ses lieutenants, La Ferté-Senneterre, qui écarte l'aile gauche du reste de l'armée oblige à remettre la bataille au lendemain.

Le soir vient à propos pour les Français qui souffrent cruellement de l'artillerie ennemie, mieux postée et mieux servie.

Sirot, un des chefs de l'armée française, assure que le soir, les Espagnols ont mis 2 000 hommes hors de combat.

La nuit, Louis II de Bourbon-Condé apprend que l'ennemi attend un renfort de près de 4 000 hommes conduits par le général Jean de Beck.

Il presse ses dispositions et le matin du 19 mai 1643, dès l'aube, les Français se mettent en mouvement :

L'aile gauche des Espagnols, face à Louis II de Bourbon-Condé, est commandée par le duc d'Albuquerque.

Garnie de 1 000 mousquetaires, elle est à l'abri d'un petit bois.

Louis II de Bourbon-Condé culbute ces tirailleurs et va, en tournant à la gauche du bois, attaquer de front Albuquerque que Jean de Gassion à son tour prend en flanc en contournant le bois en sens inverse.

Albuquerque est culbuté au premier choc.

Alors, par une très belle et très savante manœuvre, Louis II de Bourbon-Condé et Jean de Gassion se séparent :

Pendant ce temps, l'autre extrémité du champ de bataille offre un spectacle tout contraire :

La cavalerie est en pleine déroute.

Don Francisco de Mello attaque l'infanterie d'Espenan :

À ce moment l'issue de la bataille est indécise et les chances semblent à peu près égales.

Louis II de Bourbon-Condé, parvenu au centre de la ligne ennemie voit ce qui se passe.

Il abandonne le combat, passe derrière les fantassins espagnols et va charger en queue la cavalerie de l'aile droite et la réserve ennemies, pendant que Jean de Gassion achève de disperser la gauche espagnole.

La victoire est alors certaine mais encore incomplète: au centre de cette plaine jonchée de morts et parcourue en tous sens par les fuyards, un gros bataillon reste immobile au centre de la ligne ennemie.

Ce sont les Espagnols naturels, le noyau dur de cette armée.

Ils sont 4 500 vieux soldats de toutes nationalités, sous les ordres d'un général octogénaire perclus de douleurs mais d'une indomptable énergie, le Comte de Fontaines qui se fait porter en litière à la tête de ses troupes.

Louis II de Bourbon-Condé ramasse ce qui lui reste de cavalerie mais au moment où il fond sur l'infanterie espagnole, le bataillon s'ouvre et 18 canons vomissent la mitraille sur les Français.

La cavalerie recule en désordre :

Cependant la réserve de Sirot est arrivée avec l'artillerie française.

De son côté Jean de Gassion revient de la poursuite de Beck.

Les Espagnols sont cernés.

Le Comte de Fontaines est jeté mort à bas de sa civière.

Des officiers espagnols demandent quartier.

Louis II de Bourbon-Condé s'approche alors l'épée haute mais des soldats ennemis croyant qu'il va charger de nouveau font feu.

Des cris de trahison éclatent autour de lui.

Alors la cavalerie de Jean de Gassion d'une part et la réserve de Sirot se ruent sur les Espagnols qui sont finalement ébranlés puis culbutés.

Il y a au moins 7 000 morts dont 2 000 français sans compter, il est vrai, les morts de la veille et autant de prisonniers espagnols.

2 000 paysans des Ardennes, embusqués dans les défilés, contribuent beaucoup à ce carnage en assommant les fuyards.

Avec les Espagnols sont détruits les meilleurs régiments italiens et wallons.

Les armées espagnoles ne pourront jamais se remettre de ce coup terrible.

Le renom de supériorité militaire qu'avaient les Espagnols passe décidément aux Français.

Laurent V de la Baume le Blanc prend part à cette bataille sous les ordres de Louis II de Bourbon-Condé.

Henri II de La Ferté-Senneterre participe à cette bataille au cours de laquelle il commande en second l'aile gauche française et reçoit 4 blessures.



Bataille de Fribourg-en-Brisgau

Bien que les pourparlers de paix débutent à Münster dès août 1644 entre les belligérants, les combats se poursuivent, chaque protagoniste cherchant à obtenir un avantage monnayable dans le cadre des négociations.

Les Bavarois commandés par Franz Freiherr von Mercy occupent Fribourg-en-Brisgau sur le Rhin le 29 juillet 1644.

Louis II de Bourbon-Condé est envoyé sur le Rhin, aux côtés d'Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon, commandant l'armée d'Allemagne, pour reprendre cette position-clé.

Impériaux et Bavarois se sont retranchés sur les collines boisées ceinturant la ville.

Le 3 août 1644 à 5 heures du matin, les Français passent à l'offensive en attaquant les fortifications adverses.

Le soir, après de furieux mais coûteux combats, les armées royales s'emparent des lignes ennemies.

Profitant de l'épuisement des Français, Franz Freiherr von Mercy s'installe sur une deuxième ligne fortifiée.

Le 4 août 1644, les Français se lancent de nouveau à l'assaut mais sont stoppés, laissant 4 000 tués et blessés sur le terrain.

Il faut l'arrivée de 5 000 hommes supplémentaires pour que Louis II de Bourbon-Condé puisse emporter la décision.

Le 9 août 1644, malgré les pertes subies, l'armée royale se prépare à investir la ville où Franz Freiherr von Mercy a fait retrancher ses troupes, mais celui-ci abandonne la ville.

Jacques de Castelnau-Bochetel mène deux actions héroïques lors de la bataille de Fribourg.

La bataille de Fribourg ou des Trois jours se solde par le plus grand nombre de victimes de la guerre de Trente Ans, mais les estimations varient selon les sources.

La vue du champ de bataille jonché d'un aussi grand nombre de tués auraient inspiré à Jean de Werth, commandant la cavalerie bavaroise, ces propos :

En 22 ans de mon sanglant négoce, je n'ai jamais vu pareille boucherie.

Les Français occupent alors l'Alsace et prennent Philipsburg et 20 autres places en Allemagne.



Bataille de Mergentheim

Bataille d'Alerheim

Mort de Franz Freiherr von Mercy

Elles défont l'armée française commandée par Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon à la bataille de Mergentheim le 5 mai 1645 ce qui a pour conséquence de pousser les Français à prendre leur revanche.

La bataille d'Alerheim, aussi appelée seconde bataille de Nördlingen (ou Norlingue) a eu lieu le 3 août 1645 entre :

L'armée impériale, stationnée autour du village d'Alerheim près de Nördlingen en Bavière est attaquée par l'armée française.

Les Français, alliés à la Hesse, sont finalement vainqueurs et se retirent.

Le commandant en chef des armées de la coalition, Franz Freiherr von Mercy, est mortellement atteint d'un tir de mousquet.

La bataille ne dure qu'un seul jour, mais fait quelque 8 000 morts, soit 3 000 du côté allemand et 5 000 du côté français et est l'une des plus meurtrières de la guerre.

Cette victoire française, chèrement payée, est en fait une victoire à la Pyrrhus qui n'est en rien décisive, car la France n'est pas en mesure de l'exploiter en pénétrant plus avant en Bavière.

Elle est cependant un aiguillon pour accélérer les négociations de paix.

Le village martyr d'Alerheim est tellement dévasté que sa reconstruction ne sera menée à bien et terminée que 70 ans plus tard.

À la suite de la bataille, le camp Bavarois épuisé commence des négociations de paix qui conduiront à la trêve d'Ulm, 2 ans plus tard.

Jacques-Henri Ier de Durfort se distingue à Mariendal, à Alerheim.

À la suite de cette bataille, Philippe de Clérembault est promu mestre de camp général de la cavalerie légère.


Le Grand Condé du sculpteur français Antoine Coysevox en 1688 - musée du Louvre

Mort d'Henri II de Bourbon-Condé Prince de Condé

Louis II de Bourbon-Condé Prince de Condé

Louis II de Bourbon-Condé Duc de Bourbon, de Montmorency, de Châteauroux, de Bellegarde, de Fronsac

Louis II de Bourbon-Condé Gouverneur du Berry

Louis II de Bourbon-Condé Comte de Sancerre

Henri II de Bourbon-Condé meurt à Paris en 1646.

Charlotte-Marguerite de Montmorency n'en paraît pas affectée.

Louis II de Bourbon-Condé devient 4e Prince de Condé, Duc de Bourbon, de Montmorency, de Châteauroux, de Bellegarde, de Fronsac, Gouverneur du Berry, Comte de Sancerre.

Il sert le jeune roi avec fidélité, mais a du mal à supporter Mazarin.

Anne d'Autriche n'apprécie guère la fière Anne-Geneviève de Bourbon-Condé, Duchesse de Longueville.

Armand de Bourbon-Conti est soumis à la décision d'un conseil de famille qui décide de le maintenir un an de plus chez les Jésuites, à son grand déplaisir.


Plan de la forteresse de Mardyck et de ses attaques

Siège de Mardyck

Mort de Jean de Combourcier du Terrail

François VI de La Rochefoucauld Blessé

Les troupes françaises arrivent devant Mardyck le 4 août 1646.

Elles sont commandées par Gaston de France.

Deux tranchées sont ouvertes le 7 août 1646.

Des renforts arrivent de Dunkerque (alors aux mains des Espagnols), par la mer.

Le siège promet d'être long.

Jean de Combourcier du Terrail est Marquis du Terrail, Vicomte de Ravel et de Moissat dans le Puy-de-Dôme, Gouverneur de La Basse Auvergne

Jean de Combourcier du Terrail meurt le 23 août 1646 lors de ce siège

Jacques de Castelnau-Bochetel mène l'assaut lors du siège de Mardyck.

L'amiral Maarten Tromp vient compléter le blocus du côté de la mer avec 5 vaisseaux hollandais.

La place se rend le 25 août 1646.

La garnison, forte de 2 500 hommes est prisonnière de guerre.

Beaucoup de gentilshommes français La Rochefoucauld, Gourville, d'Albret, Bussy et Louis II de Bourbon-Condé participent à ce siège.

Beaucoup de gentilshommes français François VI de La Rochefoucauld, Charles Amédée II de Savoie-Nemours, Gourville, Bussy et Louis II de Bourbon-Condé participent à ce siège.

François VI de La Rochefoucauld reçoit un coup de mousquet à l'épaule.

C'est au siège de Mardyck que Bussy décrit le Grand Condé :

Un Mars dans la chaleur du combat. Il avait le poignet de sa chemise ensanglanté de la main dont il tenait l'épée. Je lui demandai s'il n'était point blessé. Non, me dit-il, c'est du sang de ces coquins.

Jugeant la campagne suffisamment remplie, Gaston de France repart aussitôt pour la cour, laissant le commandement au bouillant Louis II de Bourbon-Condé.

François VI de La Rochefoucauld reçoit un coup de mousquet à l'épaule.



Siège de Dunkerque

Devenu maitre de l'armée, Louis II de Bourbon-Condé entreprend aussitôt le siège de Dunkerque.

Louis II de Bourbon-Condé commence par isoler complètement la ville.

Louis II de Bourbon-Condé:

En quelques jours, Louis II de Bourbon-Condé trace ses lignes de circonvolution.

Louis II de Bourbon-Condé bouche les écluses que les Dunkerquois ont ouvertes pour inonder les plaines, et fait barrer la grève par une estacade.

Dans l'armée de siège, figurent 3 000 fantassins polonais, expédiés en France par leur reine Marie Louise de Mantoue qu'Anne d'Autriche et Mazarin ont marié l'hiver dernier au vieux roi de Pologne, Ladislas IV de Pologne.

C'est la première fois que les Polonais viennent servir la France et c'est le point de départ de la longue fraternité militaire des deux peuples.

Maarten Tromp est là malgré les coups de vent d'équinoxe, pour fermer la mer aux assiégés, avec 10 vaisseaux hollandais, auxquels se joignent 15 frégates normandes et picardes.

Les Espagnols ne tentent rien de sérieux pour conserver la première ville maritime de Flandre, si ce n'est de solliciter l'assistance du parlement d'Angleterre.

Les chefs de la révolution anglaise décident de ne pas rompre avec la France.

La résistance quoique courageuse et bien dirigée doit céder à la vigueur et à l'intelligence de l'attaque de Louis II de Bourbon-Condé.

Charles Amédée II de Savoie-Nemours est blessé durant ce siège.

Jacques de Castelnau-Bochetel mène l'assaut lors de ce siège.

Dunkerque ouvre ses portes le 11 octobre 1646.

Toute l'Europe est secouée par la nouvelle que le redoutable nid des corsaires dunkerquois, d'où s'étaient élancées tant d'escadres, est désormais français.

Le maréchal de Josias de Rantzau est nommé gouverneur de la ville.



Siège de Lérida

Louis II de Bourbon-Condé, Vice-royauté de Catalogne

Louis II de Bourbon-Condé, époux de Claire-Clémence de Maillé-Brézé, sœur de Jean Armand de Maillé-Brézé, revendique comme un héritage de famille, les charges de Brézé.

Ce serait donner trop de pouvoirs à un seul homme.

Anne d'Autriche et les ministres ne peuvent s'y résoudre.

Les Condé crient qu'on leur enlève leur patrimoine, et Louis II de Bourbon-Condé demande en manière de dédommagement, une armée pour conquérir la Franche-Comté, dont on le ferait prince souverain.

La proposition n'est pas de nature à calmer les inquiétudes d'Anne d'Autriche et de Mazarin.

On peut penser que le cardinal est fort soucieux d'occuper Louis II de Bourbon-Condé au dehors, et n'est pas fâché d'avoir à faire encore contre l'Espagne, une ou deux campagnes.

Mazarin explique à Louis II de Bourbon-Condé que l'échec de Lérida de l'année précédente, compromet la possession de la Catalogne, et que là où le vainqueur de Turin : Henri de Lorraine-Harcourt avait échoué, le conquérant de Dunkerque, peut seul réussir.

Il fait accepter à Louis II de Bourbon-Condé, la vice-royauté de Catalogne, en lui promettant tous les moyens d'exécution disponibles.

Louis II de Bourbon-Condé arrive à Barcelone en avril 1647, relevant par sa présence et par sa renommé, le courage abattu des Catalans.

Louis II de Bourbon-Condé marche droit sur Lérida, et l'investit le 12 mai 1647.

Le siège commence heureusement, bien que les forces dont dispose le prince soient peu considérables.

On retrouve presque intactes les lignes de circonvallation que Henri de Lorraine-Harcourt a été obligé d'abandonner 6 mois plus tôt, et que les Espagnols ont négligé de détruire.

Henri de Lorraine-Harcourt n'avait pas réussi à réduire la place par la famine, Condé résout de l'emporter de vive force.

Dans la nuit du 27 au 28 mai 1647, Louis II de Bourbon-Condé fait ouvrir la tranchée, au son des violons.

À cette bravade, empruntée dit-on aux coutumes espagnoles, le gouverneur de Lérida répond par une furieuse sortie qui n'est repoussée qu'après 2 heures de combat.

La tranchée, entamée si gaiement, est arrosée de bien du sang et de sueur.

Les travailleurs sont bientôt arrêtés par le roc vif, sur lequel la citadelle est construite.

François-Marie de Broglie se couvre de gloire lors de ce siège.

Chaque pouce de terrain gagné, est disputé avec héroïsme par le gouverneur don Gregorio Britto qui a déjà l'année précédente, si opiniâtrement, défendu la ville contre Henri de Lorraine-Harcourt.

Après chaque engagement, le courtois Espagnol envoie au prince français des glaces et de la limonade pour le rafraîchir.

Les pertes se multiplient dans l'armée assiégeante : l'élite des officiers et des soldats périt sous le feu de l'ennemi.

Les mineurs contraints de travailler à découvert se font tuer les uns après les autres.

Les vivres commencent à manquer, et les troupes, surtout les Catalans, se démoralisent.

Plus de 3 000 hommes désertent ou passent à l'ennemi.

Pendant ce temps, l'armée espagnole grossit à Fraga et s'apprête à secourir Lérida.

Un désastre est imminent si l'on continue à s'obstiner.

Louis II de Bourbon-Condé a le bon sens de juger sa position, et le courage de se résigner à la nécessité.

Il lève le siège le 17 juin 1647.

C'est son premier échec personnel.

Mazarin confie à Nicolas Fouquet une mission d'observation lors du siège de Lérida, en Espagne.


Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin ou de Marchin

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin Lieutenant général

En 1647, Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin est fait lieutenant général, général en chef de l'armée de Catalogne.

Jean-Gaspard-Ferdinand de Marsin sert l'Espagne quand Louis II de Bourbon-Condé fait sa paix avec la cour.


Bataille de Lens

Bataille de Lens

La dernière grande bataille de la guerre de trente ans est celle de Lens dans le Comté d'Artois le 19 août 1648.

Antoine d'Aumont de Rochebaron participe à cette bataille.

Louis II de Bourbon-Condé Condé y défait si sévèrement les Espagnols de l'archiduc Léopold Ier du Saint-Empire qu'elle détermine la signature de la paix avec l'empire germanique dont les négociations durent depuis 5 ans.

Louis II de Bourbon-Condé obtient la place forte de Stenay en lorraine, en contrepartie de l'aide qu'il a apportée à l'État royal.



Fronde Parlementaire

Dés le début de son gouvernement, Mazarin s'enrichit énormément en confondant les caisses de l'État avec sa caisse personnelle.

Il perçoit de nombreux pots de vin en échange de charges et profite de la faillite d'amis banquiers pour reconstituer à bon compte sa bibliothèque dispersée pendant la Fronde et enrichir sa collection d'œuvres de Titien, Caravage ou Raphaël, de statues, de médailles, de bijoux.

De cet enrichissement personnel naquirent les mazarinades, chansons créées par les ouvriers parisiens en signe de protestations.

Les difficultés financières s'aggravent, rendant les lourdes mesures fiscales de Mazarin de plus en plus impopulaires.

L'une d'elles déclenche la première Fronde, la Fronde Parlementaire en 1648.

Jean-François Paul de Gondi convoite le gouvernement de Paris, détenu par Hercule de Rohan-Guémené.

Par ambition, il désir aussi obtenir le chapeau de cardinal.

Par goût naturel pour l'intrigue, il se lance dans la Fronde dès son début.

En 1648, les cours souveraines : le Parlement, la Cour des aides, le Grand Conseil et la Chambre des comptes, se réunissent en Chambre Saint-Louis.

Les magistrats proposent 27 articles qui reviennent à établir une nouvelle constitution.

Dans le long conflit qui s'ensuit entre Anne d'Autriche et le Parlement, Mathieu Molé, sans rien céder des droits de la juridiction, joue un rôle de conciliation.

Jean-François Paul de Gondi tente au départ de s'imposer comme médiateur entre Anne d'Autriche et les parlementaires.

Anne d'Autriche le congédie sans ménagement, et le jette ainsi dans le camp des Frondeurs.

Louis II de Bourbon-Condé adopte une attitude ambiguë et soutient d'abord la cour de Louis XIV et Anne d'Autriche, la reine mère.

D'abord proche des Frondeurs, Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon se rallie à Mazarin et obtient le commandement des armées royales.

François VI de La Rochefoucauld défend d'abord les intérêts de la Cour.

Mais Mazarin n'est guère généreux avec François VI de La Rochefoucauld.

Il lui refuse le duché à titre personnel, et le tabouret à la Cour pour sa femme.

En décembre 1648, François VI de La Rochefoucauld rejoint donc la Fronde.

Louis II de Vendôme reste attaché au parti royal pendant la Fronde.



Mariage de Louis Charles Ier de Mailly-Nesle avec Jeanne de Monchy-Montcavrel

Louis Charles Ier de Mailly-Nesle épouse le 4 décembre 1648 Jeanne de Monchy-Montcavrel.

Leurs enfants sont :



Levée d'un régiment de cavalerie

Louis II de Vendôme lève un régiment de cavalerie en 1649.


Armand de Bourbon-Conti

Armand de Bourbon-Conti Commandant en chef de la Fronde

Siège de Paris

Bataille de Charenton

Mort de Frédéric Maurice de Durfort

Mort de Gaspard IV de Coligny Duc de Châtillon et Maréchal de France

Paix de Saint-Germain

Paix de Rueil

En janvier 1649, Anne-Geneviève de Bourbon-Condé est l'âme de cette Fronde parlementaire.

Elle amène Armand de Bourbon-Conti, son second frère, et Henri II de Valois-Longueville, son mari, aux mécontents.

Les frondeurs décident de renverser Mazarin à qui on reproche ses trop lourds impôts.

Charlotte-Marguerite de Montmorency ne se mêle pas de politique et reste fidèle à la reine,

Charlotte-Marguerite de Montmorency suit la Cour en janvier 1649 à St Germain.

Jean-François Paul de Gondi tente d'organiser la révolte en lui donnant un chef. Louis II de Bourbon-Condé refuse ce rôle. Jean-François Paul de Gondi doit se rabattre sur son frère cadet, Armand de Bourbon-Conti qui est reconnu pour généralissime par le Parlement.

Charles II de Lorraine-Guise offrit ses services aux Parisiens pendant la Fronde. Il se déclare général de l'armée du roi, sous l'autorité du Parlement, mais Charles II de Lorraine-Guise n'est qu'un des lieutenants d'Armand de Bourbon-Conti.

Paris est assiégée par l'armée royale, qui ravage les villages de la région parisienne par pillages, incendies, viols...

Pendant le siège de Paris, Nicolas Fouquet s'occupe du service des subsistances.

Bernardin Gigault empêche que des troupes normandes enrichissent les hommes de la Fronde assiégés à Paris par les soldats de Mazarin.

Armand de Bourbon-Conti est battu à Charenton le 8 février 1649 par Louis II de Bourbon-Condé, son frère, resté fidèle à la Cour.

Gaspard IV de Coligny meurt après la bataille de Charenton au Château de Vincennes le 9 février 1649.

Mademoiselle observe dans ses Mémoires que l'affliction de Mme de Châtillon fut modérée par l'amitié que son mari avoit pour Mlle de Guerchy, et même dans le combat il avoit une de ses jarretières nouée à son bras.

En février 1649, François VI de La Rochefoucauld est tiré à bout touchant.

Frédéric Maurice de Durfort, Comte de Rozan, est impliqué dans le blocus de Paris au cours duquel il est blessé le 19 février 1649.

Mathieu Molé négocie le Traité de Rueil en 1649.

Michel IV Le Tellier est chargé des négociations avec les princes et participe à la signature du Traité de Rueil le11 mars 1649.

Mathieu Molé évite un affrontement entre les partisans de Louis II de Bourbon-Condé et ceux de Jean-François Paul de Gondi dans l'enceinte même du Palais de justice.

N'obtenant pas la soumission de la capitale, les partis concluent la paix de Saint-Germain le 1 avril 1649. La Cour accorde l'amnistie générale.

Ce n'est qu'un répit.

Frédéric Maurice de Durfort meurt le 1er mai 1649 des suites de ses blessures.

Mazarin revient à Paris le 18 août 1649.

François de Vendôme joue un rôle important pendant la Fronde en 1649.

Jean-François Paul de Gondi négocie en hâte avec Anne d'Autriche un codicille, réservant honneurs et places à lui-même et à ses amis. Malheureusement, Mathieu Molé, président du Parlement de Paris, divulgue le contenu du codicille, faisant ainsi brusquement chuter la popularité de Jean-François Paul de Gondi.


Le Grand Condé par David Teniers le Jeune

La Fronde des princes

Louis II de Bourbon-Condé, Armand de Bourbon-Conti et Henri II de Valois-Longueville Prisonniers

Destruction du château de Verteuil

De 1650 à 1652, la Fronde des princes est une contestation de l'autorité royale par la haute noblesse. Elle va marquer durablement Louis XIV.

En réaction à ces événements, Louis XIV s'appliquera plus tard à affaiblir les membres de la noblesse d'épée en les obligeant à servir comme membres de sa cour en transférant la réalité du pouvoir à une administration très centralisée et à la noblesse de robe.

En 1650, par rivalité avec Mazarin, Louis II de Bourbon-Condé passe du côté des frondeurs, ce qui déchire le cœur de Charlotte-Marguerite de Montmorency.

La Fronde est dès lors codirigée par Armand de Bourbon-Conti, Louis II de Bourbon-Condé et Henri II de Valois-Longueville.

Louis II de Bourbon-Condé, avide de récompenses pour lui et sa clientèle, s'oppose aux appétits du Cardinal.

Anne d'Autriche ne peut que se tourner vers Jean-François Paul de Gondi et sa puissante coterie. Grâce à Charlotte de Lorraine, sa maîtresse, Jean-François Paul de Gondi se retrouve conseiller intime de Gaston de France, oncle du roi. Anne d'Autriche rencontre Jean-François Paul de Gondi au cloître Saint-Honoré. Jean-François Paul de Gondi accepte de faire défection à la Fronde, en échange du chapeau de Cardinal tant convoité.

Sur ordre de Mazarin, Armand de Bourbon-Conti, Louis II de Bourbon-Condé et Henri II de Valois-Longueville sont arrêtés au Palais-Royal le 14 ou 16 ou le 18 janvier 1650 et emprisonné au château de Vincennes, puis au château de Marcoussis et enfin au fort du Havre. Ils resteront 13 mois en détention.

Anne-Geneviève de Bourbon-Condé, Duchesse de Longueville, quitte la France.

Pendant la Fronde, Henri de Lorraine-Guise reste fidèle à la régente, mais il finit par se brouiller avec Mazarin, et se retire en Alsace.

Durant la Fronde des Princes, François VI de La Rochefoucauld joue un rôle important.

Le château de Verteuil est rasé, par mesure de représailles.

Mais François VI de La Rochefoucauld est amnistié en septembre 1650.

Le 25 novembre 1650, après avoir transféré les princes au Havre, hors de portée de Jean-François Paul de Gondi, Mazarin lui refuse la barrette de Cardinal.

De nouveau, Jean-François Paul de Gondi se retourne, entraînant Gaston de France avec lui. Il réclame le renvoi de Mazarin.

Informé qu'Anne d'Autriche va emmener Louis XIV à Saint-Germain où a fui le cardinal, Jean-François Paul de Gondi ameute la foule, qui va au Palais-Royal vérifier que le roi est bien dans son lit.

Deux meneurs surveillent le sommeil royal. Louis XIV ne pardonnera jamais cette humiliation à Jean-François Paul de Gondi.

Antoine II de Nicolaï défend avec énergie l'autorité du roi durant les troubles de la Fronde.

Les princes tentent d'entraîner la chambre des comptes dans leurs intérêts. Antoine II de Nicolaï fait à Louis II de Bourbon-Condé cette fière réponse : Quand un prince, monseigneur, souffre que l'on méprise l'autorité du roi, il instruit les peuples au mépris de lui-même.



Thomas-François de Savoie-Carignan Grand maître de France

Après la disgrâce de Louis II de Bourbon-Condé, Mazarin, qui a besoin de Thomas-François de Savoie-Carignan, lui donne la charge de grand maître de France.


Louis II de Vendôme - par Dumonstier

Mariage de Louis II de Vendôme avec Laure Mancini

Pour se concilier la cour, Louis II de Vendôme est contraint d'épouser une nièce de Mazarin.

Louis II de Vendôme épouse le 4 février 1651 ou en juillet 1651 à Brühl en Allemagne Laure Mancini, nièce de Jules Mazarin. Leurs enfants sont :

Ce n'est qu'avec ce mariage que César de Bourbon s'assagit.

Il restera fidèle à Anne d'Autriche durant toute la Fronde.



Exil de Mazarin

Libération de Louis II de Bourbon-Condé, Armand de Bourbon-Conti et Henri II de Valois-Longueville

Le 7 février 1651, devant l'union des Frondes et suite à des émeutes, Mazarin s'enfuit, obligé de s'exiler en Allemagne.

Le Parlement vote l'expulsion de Mazarin qui a pris les devants.

Louis II de Bourbon-Condé, Armand de Bourbon-Conti et Henri II de Valois-Longueville sont libérés.

Armand Jean de Vignerot du Plessis se range dans le parti de Louis II de Bourbon-Condé.

Dominique d'Estampes-Valençay est membre du conseil de Louis II de Bourbon-Condé, aux côtés d'Armand de Bourbon-Conti et de François VI de La Rochefoucauld en 1651.

Le 8 février 1651, Anne d'Autriche et le jeune Louis XIV essaient de rejoindre Mazarin en exil mais le peuple envahit le Palais du Louvre et empêche la famille royale de partir.

Officiellement, Nicolas Fouquet, procureur général, instruit contre Mazarin.

En sous-main, il tient Mazarin informé jusqu'à son retour en grâce, via son frère Basile Fouquet, dit l'abbé Fouquet, chef de la police secrète du cardinal.

Mazarin continue de gouverner par l'intermédiaire d'Anne d'Autriche et de fidèles collaborateurs comme Hugues de Lionne et Michel IV Le Tellier.

Adepte du népotisme, Michel IV Le Tellier crée un réseau important de clients qui lui permettront d'asseoir son pouvoir à la cour.

Louis II de Bourbon-Condé devenu incontournable dans la direction de l'État, empêche Armand de Bourbon-Conti, son frère, d'épouser Charlotte-Marie de Lorraine, fille de Claude de Lorraine et de Marie Aimée de Rohan.

Armand de Bourbon-Conti se retire à Pézenas, en Languedoc

François-Henri de Montmorency-Bouteville partage les succès et revers de Louis II de Bourbon-Condé, son cousin pendant la Fronde des Princes.

Claude de Rouvroy se tient à l'écart des affaires politiques, bien qu'il prenne le parti d'Anne d'Autriche et de Mazarin lors de la Fronde.



Exil de Louis II de Bourbon-Condé et François-Henri de Montmorency-Bouteville

En 1651, Louis II de Bourbon-Condé négocie avec Philippe IV d'Espagne et Oliver Cromwell, le Lord Protecteur Anglais.

Louis II de Bourbon-Condé et François-Henri de Montmorency-Bouteville s'exilent aux Pays-Bas espagnols.

Jacques-Henri Ier de Durfort suit le parti de Louis II de Bourbon-Condé.



Sébastien Le Prestre Cadet dans le régiment d'infanterie du prince de Condé

Sébastien Le Prestre est présenté à Louis II de Bourbon-Condé par un oncle maternel qui est dans son état-major.

Probablement vers avril 1651, Sébastien Le Prestre entre comme cadet dans le régiment d'infanterie du prince de Condé.

Il suit l'exemple de nombreux parents et voisins qui suivent les Condé, par fidélité quasi féodale. Les Condés sont gouverneurs de Bourgogne depuis 1631.

En 1651, Le Tellier le présente à son tour au cardinal Mazarin qui lui confie la gestion de sa fortune, l'une des plus importantes du royaume.



Majorité de Louis XIV

Le 7 septembre 1651, le lit de justice déclare la majorité légale du roi, âgé de 13 ans. Tous les grands du royaume viennent lui rendre hommage sauf Louis II de Bourbon-Condé qui, de Guyenne, lève une armée pour monter sur Paris.



Premières armes de Claude de Choiseul en Champagne

En 1652 et 1653, Claude de Choiseul fait ses premières armes en Champagne, où s'affrontent Mazarin et Louis II de Bourbon-Condé.

Claude de Choiseul y gagne la confiance de Louis XIV et devient un de ses principaux officiers.



Louis II de Vendôme Vice-Roi de Catalogne

Louis II de Vendôme devient Vice-Roi de Catalogne et commandement de l'armée et du pays de Provence en 1652.



Bataille de Bléneau

Siège d'Étampes

Exclu des traités de Westphalie, Charles IV de Lorraine reprend la guerre et est en position de menacer Paris en 1652.

Louis II de Bourbon-Condé, à la tête d'une armée espagnole, marche sur Paris.

Louis XIV réussit à persuader Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon de prendre la tête des troupes royales.

Louis II de Bourbon-Condé détruit une partie de l'armée royale à la Bataille de Bléneau le 7 avril 1652.

Charles de Monchy est battu lors de cette bataille.

Louis II de Bourbon-Condé échoue à exploiter sa victoire.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon regroupe ses forces et fait le siège des rebelles à Étampes en mai 1652.



Bataille du faubourg St Antoine

Charles Amédée II de Savoie-Nemours est blessé au combat près de Châtillon.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon poursuit les rebelles jusqu'au faubourg Saint-Antoine à Paris.

Anne-Marie-Louise d'Orléans fait tirer le canon sur les troupes royales pour permettre à Louis II de Bourbon-Condé, son cousin, de se réfugier dans Paris.

Par sa victoire du faubourg St Antoine, le 2 juillet 1652, Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon obtient définitivement le pardon de Louis XIV pour sa participation initiale à la fronde.

Charles Amédée II de Savoie-Nemours est blessé dans ce combat.

François VI de La Rochefoucauld est blessé à la tête par un coup de mousquet. On pense qu'il va perdre les yeux.



Siège de Sainte-Menehould

En novembre 1652, Sébastien Le Prestre expérimente, sur le terrain, ses talents d'ingénieur militaire

Il se trouve impliqué dans le siège de Sainte-Menehould et traverse l'Aisne à la nage sous le feu des ennemis

La ville est prise le 14 novembre 1652 par Louis II de Bourbon-Condé.

Sébastien Le Prestre est promu maistre (sous-officier) dans le régiment de Condé cavalerie.



Soumission de Sébastien Le Prestre

Au début de 1653, alors que Louis II de Bourbon-Condé est passé au service de l'Espagne, Sébastien Le Prestre, lors d'une patrouille, face aux armées royales se rend avec les honneurs. Il n'est pas démonté et on l'autorise à garder ses armes.

Conduit au camp, il comparaît devant Mazarin qui l'interroge et se montre immédiatement séduit par ce Morvandais râblé et trapu, vigoureux, plein de vie, à la vivacité d'esprit et la repartie remarquable.

Le cardinal ministre n'a, semble-t-il, aucune peine à le convertir. Sébastien Le Prestre change de camp.



Retraite de Jacques de Saulx

En 1653, mécontent de partager un commandement avec Henri Charles de La Trémoïlle, Jacques de Saulx prend congé de Louis II de Bourbon-Condé et se retire sur une de ses terres près de Langres.



Naissance de Louis II de Mailly-Nesle

Louis II de Mailly-Nesle naît vers 1653, fils de Louis Charles Ier de Mailly-Nesle, Marquis de Nesle, et de Jeanne de Monchy-Montcavrel.



Louis II de Vendôme Gouverneur de Provence

Louis II de Vendôme devient Gouverneur de Provence en 1654.



Naissance de Louis-Joseph de Vendôme

Louis-Joseph de Vendôme, dit le Grand Vendôme, naît à Paris le 1er juillet 1654, fils de Louis II de Vendôme, Duc de Mercœur, Duc de Vendôme, et de Laure Mancini.



Siège de Stenay

Sébastien Le Prestre Capitaine

Louis XIV fait mettre le siège devant Stenay, ville au centre du territoire contrôlé par Louis II de Bourbon-Condé.

Le siège, dirigé par Abraham de Fabert d'Esternay, durera 32 jours.

Sébastien Le Prestre est assez sérieusement blessé au neuvième jour du siège.

Rétabli, il est chargé de marquer l'emplacement où le mineur placera sa mine et il est à nouveau blessé par un coup de pierre.

La ville est finalement prise le 6 août 1654, en présence de Louis XIV.

Au lendemain de ce siège, Sébastien Le Prestre est promu capitaine, ce qui lui vaut une solde de 50 livres, que lui versera chaque mois le trésorier des fortifications au titre de sa fonction d'ingénieur ordinaire.



Cession dela Roche d'Iré

Louis II de La Trémoïlle vend en 1655 la Roche d'Iré à Abel Servien, Marquis de Sablé.



Naissance de Philippe de Vendôme

Philippe de Vendôme dit le grand prieur de Vendôme naît en 1655, fils de Louis II de Vendôme et de Laure Mancini.



Louis II de Vendôme commandant de l'armée de Lombardie

Louis II de Vendôme reçoit le commandement de l'armée de Lombardie en 1656.



Siège de Valenciennes

Mort de Louis d'Estrées

En 1656, les Français ne parviennent pas à s'emparer du Hainaut.

En juin et juillet 1656, le siège de Valenciennes voit l'affrontement des troupes :

Le siège est dirigé par Henri II de La Ferté-Senneterre.

Sébastien Le Prestre est blessé au début du siège.

Dans son Mémoire pour servir d'instruction à la conduite des sièges, il porte un jugement sévère sur cette opération : Jamais les lignes ne furent plus mal faites et plus mal ordonnées, et jamais ouvrage plus mal imaginé que la digue à laquelle on travailla prodigieusement pendant tout le siège, et qui n'était pas encore achevée lorsqu'on fut obligé de le lever.

Louis d'Estrées meurt devant Valenciennes.

Henri II de La Ferté-Senneterre est fait prisonnier.

Henri II de La Ferté-Senneterre voit sa rançon payée par Louis XIV.

Les Français perdent plusieurs milliers d'hommes.

Louis II de Bourbon-Condé, par sa contre-attaque, reprend Condé-sur-l'Escaut.

Louis II de Bourbon-Condé est près de faire tomber Saint-Ghislain qui est sauvée grâce à l'armée de relève d'Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon.



Mort de Laure Mancini

Laure Mancini meurt le 8 février 1657.

Louis II de Vendôme, son époux, entre dans les ordres.


Bataille des dunes - Au premier plan Turenne sur son cheval - par Charles-Philippe Larivière Plan de la bataille des Dunes avec blocus de la flotte anglaise Jacques de Castelnau-Bochetel - gravure par Robert Nanteuil

Bataille des Dunes

Prise de Dunkerque

Cession de Dunkerque aux Anglais

Jacques de Castelnau-Bochetel Maréchal de France.

Mort de Jacques de Castelnau-Bochetel Marquis de Castelnau

Prise de Bergues

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon marche sur Dunkerque défendue par le marquis de Leyde avec 800 cavaliers et 2 200 fantassins.

Après des détours, il y met le siège devant Dunkerque le 25 mai 1658.

L'archiduc Juan José d'Autriche, soutenu par un corps de gardes suisses aux ordres de Louis II de Bourbon-Condé, fait marcher au secours de la place, arrivant en vue des positions françaises le 13 juin 1658, fatigués, divisés et sans leur artillerie et bagages.

Ayant reçu de bons renseignements de ses éclaireurs, Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon laisse quelques bataillons face à la ville et marche sur l'armée espagnole avec 15 000 hommes.

Très jeune, François-Louis Rousselet participe à cette bataille.

Jacques de Castelnau-Bochetel commande l'aile gauche de l'armée française, assistée d'un contingent anglais, lors de cette bataille.

Nicolas II François de Vaudémont s'illustre avec son fils Charles V de Lorraine durant cette bataille.

L'affrontement à lieu dans les dunes de Leffrinckoucke le 14 juin 1658.

Le centre et la droite de l'archiduc sont enfoncés en un clin d'œil, mais la gauche avec Louis II de Bourbon-Condé, d'abord ébranlée, reprend une brillante offensive.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon peut concentrer sa cavalerie et aidé par les navires anglais repousse les gardes suisses.

Les Franco-Anglais ont perdu 500 hommes, par contre les Espagnols et le corps de Louis II de Bourbon-Condé laissent sur le terrain plus de 6 000 hommes dont 3 à 4 000 prisonniers.

C'est une des premières grandes victoires du jeune Louis XIV.

De retour à Dunkerque, avec ses troupes, Jacques de Castelnau-Bochetel enlève aux Espagnols le fort de Léon et y entame des travaux de consolidation pour s'y maintenir.

Henri Goyon de Matignon participe à la prise de Dunkerque.

Lors d'une inspection de ces travaux le 16 juin 1658, Jacques de Castelnau-Bochetel reçoit une balle de mousquet qui ne ressort pas.

Jacques de Castelnau-Bochetel est fait Maréchal de France le 20 juin 1658 par Louis XIV.

Le 23 juin 1658 Dunkerque, espagnole le matin, française à midi est finalement anglaise le soir, puisque Louis XIV la remet le jour même aux Anglais.

Jacques de Castelnau-Bochetel meurt le 15 juillet 1658 des suites de sa blessure.

Son corps est transporté à Bourges où il est inhumé en l'église des Jacobins.



Naissance de Joseph-Emmanuel de La Trémoïlle

Joseph-Emmanuel de La Trémoïlle naît le 7 juillet 1659, fils de Louis II de La Trémoïlle et de Renée Julie Aubéry.


Entrevue de Louis XIV et de Philippe IV d'Espagne dans l'Île des Faisans en 1659 - On distingue Marie-Thérèse d'Autriche derrière son père Philippe IV Conquêtes de Louis XIV de France sur l'Espagne et l'Empire

Traité des Pyrénées

Retour en France de Louis II de Bourbon-Condé et de François-Henri de Montmorency-Bouteville

Hugues de Lionne est le négociateur du traité des Pyrénées.

Le Traité des Pyrénées est signé entre l'Espagne et la France le 7 novembre 1659.

Il scelle la paix, et met fin à 30 ans de guerre entre la France et l'Espagne.

Il fixe les frontières entre la France et l'Espagne.

Une clause prévoit le mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse d'Autriche, fille de Philippe IV d'Espagne et d'Élisabeth de France.

Hugues de Lionne insiste pour insérer la clause de la dot de 500 000 écus d'or pour Marie-Thérèse d'Autriche en échange du renoncement à ses droits sur la couronne d'Espagne.

Le traité des Pyrénées assure à Louis II de Bourbon-Condé et à François-Henri de Montmorency-Bouteville le pardon royal, proclamé à Aix-en-Provence.

Louis II de Bourbon-Condé, François-Henri de Montmorency-Bouteville et Henri Jules de Bourbon-Condé reviennent alors en France.

Le Quesnoy devient officiellement français par ce traité.



Mariage de Sébastien Le Prestre avec Jeanne d'Aunay

Sébastien Le Prestre épouse au château d'Épiry le 25 mars 1660 Jeanne d'Aunay, Dame d'Épiry. Leurs enfants sont :



Louis II de Bourbon-Condé Duc de Bourbon

Louis II de Bourbon-Condé devient Duc de Bourbon en 1661.



Liaison de Louis II de Bourbon-Condé avec Élisabeth-Angélique de Montmorency-Boutteville

Mariage de François-Henri de Montmorency-Bouteville avec Madeleine Charlotte de Clermont-Tonnerre

François-Henri de Montmorency-Bouteville Duc de Piney-Luxembourg et Pair de France

Louis II de Bourbon-Condé a une liaison avec Élisabeth-Angélique de Montmorency-Boutteville, duchesse de Châtillon, sœur de François-Henri de Montmorency-Bouteville. Elle est connue à la cour pour sa beauté.

Louis II de Bourbon-Condé arrange, en 1661, le mariage de son cousin avec le plus beau parti de France.

François-Henri de Montmorency épouse le 17 mars 1661 Madeleine Charlotte de Clermont-Tonnerre, héritière du duché de Piney-Luxembourg, connu sous le nom de duché de Luxembourg, Princesse de Tingry, Comtesse de Ligny, Baronne de Dangu. Leurs enfants sont :

Ce mariage fait de François-Henri de Montmorency-Bouteville le dux jure uxoris ou Duc de Piney-Luxembourg et un pair de France.



Naissance de Louis II Bernin

Louis II Bernin est le fils de Louis Bernin (vers 1627-1709), Seigneur de Valentinay, et de Catherine Coudreau (1638-1713), Dame de Planchoury.

Louis II Bernin est baptisé à chapelle de la Reine-Mère le 21 juillet 1663.

Le Parrain est Louis XIV de France.

La marraine est Julie d'Angennes (1607-1671).



Naissance de François-Louis de Bourbon-Conti

François-Louis de Bourbon-Conti, dit le Grand Conti, naît à Paris le 30 avril 1664, fils d'Armand de Bourbon-Conti et d'Anne Marie Martinozzi.

Il est baptisé le jour de sa naissance en l'église Saint-Sulpice avec pour parrain Louis II de Bourbon-Condé, son oncle, et pour marraine Anne-Geneviève de Bourbon-Condé, sa tante.

Considéré comme un enfant intelligent, il reçoit une excellente éducation et se distingue à la fois par son indépendance d'esprit et par l'agrément de ses manières.



Louis II de Vendôme Duc de Vendôme

Louis II de Vendôme Duc d'Étampes

Louis II de Vendôme Comte de Penthièvre

Louis II de Vendôme devient deuxième Duc de Vendôme Duc d'Étampes et Comte de Penthièvre en 1665.



Mort de Louis II de La Trémoïlle

Louis II de La Trémoïlle est 1er Duc de Noirmoutier, Vicomte de Tours, Baron de Semblançay et de Châteauneuf, Seigneur de La Ferté-Millon, 34e Baron de Montmirail.

Louis II de La Trémoïlle est Lieutenant général des armées du roi.

Louis II de La Trémoïlle meurt à Châteauvillain en Haute-Marne le 12 octobre 1666.



Louis II Phélypeaux de Pontchartrain Marquis de Phélypeaux

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain devient Marquis de Phélypeaux en 1667.



Louis II de Vendôme Cardinal-diacre de Vendôme et légat de France

Louis II de Vendôme est créé Cardinal-diacre de Vendôme en 1667 par le pape Alexandre VII.

Louis II de Vendôme devient légat de France le 7 mars 1667.



Première partie de la guerre de Dévolution

La guerre de Dévolution qui dure de 1667 à 1668, est déclenchée à la suite de la mort de Philippe IV d'Espagne. C'est la première guerre de Louis XIV.

Suite au mariage entre Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche, fille aînée de Philippe IV d'Espagne, la dot de 500 000 écus n'a pas été payée.

En vertu du droit de dévolution, coutume ancestrale originaire du Brabant, Louis XIV réclame sur les possessions d'Espagne Mons, le Luxembourg, Anvers, Cambrai, le Brabant, Malines, Namur, la Franche-Comté, la Haute-Gueldre et le Limbourg,.

La première partie de la guerre de Dévolution se déroule dans les Pays-Bas espagnols de mai 1667 à août 1667.

Dès mars-avril 1667 Louis XIV débute ses préparatifs militaires en ne les cachant que pour la forme.

Le marquis de Castel-Rodriguo, alerte en vain Madrid sur les intentions du jeune roi quant à la province qu'il gouverne.

En mai 1667 Louis XIV fait parvenir au souverain d'Espagne le Traité des droits de la Reine Très-Chrétienne, sa femme Marie-Thérèse d'Autriche dans lequel il réclame pratiquement tous les Pays-Bas espagnols, un tiers de la Franche-Comté et la moitié du Luxembourg.

Louis XIV prend la tête de l'armée, secondé par Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon.

Peu après Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon se voit confier le commandement de l'armée d'invasion, sous la direction de Louis XIV qui quitte Saint-Germain-en-Laye. L'objectif est de marcher sur Bruxelles.

Louis II de Bourbon-Condé et François-Henri de Montmorency-Bouteville se trouvent sans affectation.

Bernardin Gigault commande plusieurs détachements et est nommé gouverneur du pays d'entre-Sambre-et-Meuse, blessé alors à 8 reprises lors de sièges ou de combats.



Seconde partie de la guerre de Dévolution

La seconde partie de la guerre de Dévolution se déroule de décembre 1667 à mai 1668.

Le 8 décembre 1667, Louis II de Bourbon-Condé obtient du roi le commandement des troupes stationnées à la frontière de la Bourgogne après être resté sans affectation durant la campagne en Flandre.



Baptême de Louis II de Mailly-Nesle

Louis II de Mailly-Nesle est baptisé le 24 mai 1668 à la chapelle du Vieux-Château de Saint-Germain-en-Laye.

Son parrain est Louis XIV. Sa marraine est Anne-Marie-Louise d'Orléans.



Mariage de Louis II Phélypeaux de Pontchartrain avec Marie de Maupeou

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain épouse en 1668 Marie de Maupeou, fille de Pierre de Maupeou. Leurs enfants sont :



Conquête du Comté de Bourgogne

Louis XIV ne se laisse pas impressionner et rejoint ses troupes en février 1668.

Charles-Paris d'Orléans prend part à l'expédition en Franche-Comté.

Louis II de Bourbon-Condé prend en un jour Besançon.

François-Henri de Montmorency-Bouteville qui a obtenu un grade de lieutenant général aux cotés de Louis II de Bourbon-Condé, prend en un jour Salins.

La ville de Dôle dans le Jura est prise après un siège de 4 jours. Pratiquement toute la Franche-Comté est ainsi conquise en 3 semaines.



Mort de Françoise de Lorraine-Mercœur

Louis-Joseph de Vendôme Prince d'Anet

Françoise de Lorraine-Mercœur meurt à Paris le 8 septembre 1669, quelques semaines après François de Vendôme, son fils cadet.

Elle laisse la principauté d'Anet à son petit-fils, Louis-Joseph de Vendôme, fils aîné de Louis II de Vendôme.

Il entreprend au château d'Anet des réfections importantes.

Claude Desgots, inspecteur des Bâtiments du Roi, neveu de Le Nôtre, est chargé de diriger ces travaux de rajeunissement.

Dans l'aile droite, au lieu de la galerie de Diane, on crée de nouveaux appartements.

Dans l'aile gauche, on y supprime plusieurs appartements pour faire, au rez-de-chaussée, un vaste vestibule et, à l'étage, une salle des fêtes que dessert un somptueux escalier d'une seule volée avec une rampe de fer forgé au chiffre du Duc. Dans les combles qu'on exhausse en modifiant la pente du toit, on installe des logements nouveaux.

La façade est ornée dans sa partie centrale de pilastres d'ordre ionique encadrant un trophée sculpté.

Les fenêtres du rez-de-chaussée sont privées de leurs meneaux de pierre, transformées en portes-fenêtres et les célèbres vitraux en grisaille disparaissent pour faire place à du verre incolore.

Aux pavements de carreaux émaillés, on substitue de larges dalles de marbre blanc et noir.

Derrière l'aile gauche, est édifié un bâtiment à toit brisé qu'un mur en hémicycle couronné de vases décoratifs relie à un bâtiment symétrique appuyé contre le pavillon d'angle dit du Gouvernement.

Pour décorer les intérieurs, Louis-Joseph de Vendôme fait appel à des artistes en renom.

Claude III Audran, dont la présence à Anet est attestée en 1690, peint les appartements du rez-de-chaussée dans le style grotesque. Le peintre animalier François Desportes participe à ses travaux.

L'aménagement des jardins est confiéà Le Nôtre. Celui-ci commence par faire place nette en jetant bas tous les communs se trouvant autour du château : jeu de paume, orangerie, volières disparaissent ainsi que la grande galerie qui entourait les jardins.

Le cryptoportique, cette galerie voûtée qui régne au pied du corps de logis central, et le grand escalier en forme de croissant sont remplacés par des terrasses à degrés qui compensent la dénivellation existant entre la cour d'honneur et les jardins.

Autour de ces derniers, on creuse un grand canal au-delà duquel s'étend un parc boisé percé d'allées rayonnantes.



Mort de Louis II de Vendôme

Louis II de Vendôme meurt à Aix-en-Provence le 12 août 1669.



Grâce de Louis II de Bourbon-Condé

Le 21 avril 1671, Louis II de Bourbon-Condé reçoit durant 3 jours Louis XIV alors âgé de 33 ans et les 3 000 membres de la cours de Versailles dans son Château de Chantilly.

Il y fait donner une fête fastueuse et des banquets somptueux organisés par François Vatel.

Louis II de Bourbon-Condé obtient de se réconcilier et d'obtenir la grâce et les faveurs de Louis XIV qui a besoin de son soutien.



Mort d'Anne Marie Martinozzi

Dans son testament, Anne Marie Martinozzi ordonne que l'éducation de ses fils soit confiée à leur tante Anne-Geneviève de Bourbon-Condé et nomme leur oncle, Louis II de Bourbon-Condé, en qualité de tuteur.

Anne Marie Martinozzi meurt le 4 février 1672 d'une attaque d'apoplexie. Elle est inhumée dans l'église Saint-André-des-Arfs, où ses fils lui font bâtir un tombeau par François Girardon, tandis que son cœur est placé chez les carmélites de la rue Saint-Jacques.



Troisième Guerre de Hollande

Troisième Guerre anglo-néerlandaise

Déclaration de guerre de l'Angleterre aux Provinces-Unies

Déclaration de guerre de la France aux Provinces-Unies

La guerre de Hollande de 1672 à 1678 oppose :

Après la guerre de Dévolution, Louis XIV comprend qu'il doit se débarrasser de la Triple alliance de La Haye s'il veut continuer à revendiquer les territoires espagnols, héritage de son beau père Philippe IV d'Espagne.

De plus, malgré les tarifs douaniers français très protectionnistes de 1664 et 1667, les Hollandais sont de redoutables concurrents pour les marchands et fabricants français. Une victoire sur la Hollande permettrait de réduire le problème. Aussi Jean-Baptiste Colbert, responsable de la politique économique, pousse à la guerre.

Il en est de même de Louvois, qui depuis 1670, dirige le secrétariat d'État à la guerre. La guerre contre les Provinces-Unies doit lui permettre de montrer au roi ses talents d'organisateur, voire de s'imposer face aux brillants chefs de guerre comme Louis II de Bourbon-Condé et Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon.

La Troisième Guerre anglo-néerlandaise qui a lieu de 1672 à 1674 est un conflit sous-jacent à la Guerre de Hollande.

Le 28 mars 1672, Charles II Stuart déclare la guerre aux Provinces-Unies.

Le 6 avril 1672, Louis XIV déclare la guerre aux Provinces-Unies.

Louis de Rohan-Guémené participe à cette guerre de Hollande de 1672 à 1673.



Charles-Paris d'Orléans Candidat au trône de Pologne

Prise d'Orsoy, Wesel, Rhinberg, Burick

Franchissement du Rhin au gué Tolhuis

Mort de Charles-Paris d'Orléans

Occupation de Zwolle

Siège de Groenlo

Prise d'Arnheim

Mort d'Alexandre de Choiseul du Plessis-Praslin

Prise de Nimègue

Tentative de négociation des Hollandais avec Louis XIV

Charles-Paris d'Orléans est Duc de Longueville, d'Estouteville, Prince de Neufchâtel et de Valangin, Comte de Dunois et de Saint-Pol.

François de Callières travaille à faire élire Charles-Paris d'Orléans sur le trône vacant de Pologne. Il est près de l'emporter sur son compétiteur, Michel Wiecnowiecki.

En 1672, évitant les Pays-Bas espagnols, les Français entrent dans les Provinces-Unies.

Johan de Witt ne peut empêcher cette invasion.

Le 1er juin 1672, les troupes commandées par Bernhard von Galen, prince-évêque de Münster, contournent les défenses néerlandaises par le sud et envahissent l'est des Pays-Bas, assiégeant les villes d'Enschede, Almelo, Borculo et Groenlo ou Groningue, où les rejoignent les forces de France et de Cologne.

Les forces alliées comportent quelque 100 000 hommes.

Entourée de remparts et de fossés, Groenlo est bien fournie en provisions, et défendue par dix compagnies d'infanterie et une compagnie de cavalerie, soit 600 soldats commandés par le lieutenant-colonel d'infanterie Gustaff Tungel, disposant de 22 canons montés sur des nouveaux affûts.

La ville se rend le 10 juin 1672.

Les troupes de Bernhard von Galen détruisent les plus importantes fortifications de Groenlo. Elles occuperont la ville jusqu'en 1674.

Les alliés se tournent alors sur Deventer et d'autres villes.

Commencent alors ce que les néerlandais appelleront la Rampjaar, la pire année pour la République néerlandaise.

Louis XIV et Louis II de Bourbon-Condé prennent Orsoy, Wesel, la place forte de Rheinberg ou Rhinberg, Burick.

Le dimanche 12 juin 1672, ils passent le Rhin au gué de Tolhuis.

Melchior II de Vogüé participe à la bataille de Wesel et au passage du Rhin.

Charles-Paris d'Orléans passe le Rhin à la nage avec la cavalerie française.

Au sortir de ce fleuve, il attaque un corps retranché au fort de Tolhuis ou Toluys.

Charles-Paris d'Orléans meurt durant ce combat.

Louis Victor de Rochechouart se trouve au passage du Rhin. Son cheval, appelé Jean Le Blanc, fait au milieu du fleuve un faux pas qui faillit renverser son maître dans les flots. Tout beau, Jean Le Blanc, dit tranquillement Vivonne, voudrais-tu faire mourir en eau douce un général des galères ? Au même moment, Louis Victor de Rochechouart reçoit à l'épaule gauche un coup de feu dont il ne guérira jamais, et qui le forcera toujours à porter son bras en écharpe, mais il supportra gaiement cette disgrâce.

Pendant ce temps, François-Henri de Montmorency-Bouteville occupe Zwolle.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon prend Arnheim.

César III Auguste de Choiseul et Alexandre de Choiseul du Plessis-Praslin, son frère aîné, participent à la bataille d'Arnheim.

Alexandre de Choiseul du Plessis-Praslin meurt le 14 juin 1672 tué d'un coup de canon.

César III Auguste de Choiseul prend alors le titre de comte du Plessis-Praslin.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon prend Nimègue.

Mais sur les conseils de Louvois, Louis XIV ne marche pas sur Amsterdam pourtant à portée.

Dès le 16 juin 1672, débordés, les Hollandais envoient des négociateurs qui proposent de céder les villes du Rhin, Maastricht, le Brabant et la Flandre hollandaise avec en sus une indemnité de 10 000 000 de livres.

Mais Louis XIV exige plus de terrain et le rétablissement de la liberté du culte catholique, c'est la rupture.

Le 20 juin 1672, les Hollandais rompent les écluses de Muyden et provoquent l'inondation du pays.

Les Français ne peuvent plus avancer.



Mort de Charles-Paris d'Orléans-Longueville

Lors d'un retour au camp après une soirée de plaisir passée à boire plus que de raison, Charles-Paris d'Orléans-Longueville aperçoit le bateau de Louis II de Bourbon-Condé, son oncle, s'apprêtant à traverser l'Issel.

Désespéré d'être laissé sur la rive et de ne point participer aux prochains combats, Charles-Paris d'Orléans-Longueville crie de la rive qu'on l'attende sinon il se jette à l'eau.

Louis II de Bourbon-Condé qui connait son neveu, donne l'ordre de retourner à terre et prend Charles-Paris d'Orléans-Longueville à bord.

À peine débarqué, Charles-Paris d'Orléans-Longueville se jette à bride abattue sur les ennemis vers Tolhuis aux Pays-Bas et attaque une barrière détenue par un régiment de frisons.

Charles-Paris d'Orléans-Longueville meurt le 12 juin 1672 tombant de cheval percé de 5 à 6 coups.



L'alliance anti-française

L'empereur Léopold Ier de Habsbourg décide de rompre la neutralité promise à Louis XIV.

Léopold Ier de Habsbourg s'allie à Frédéric Guillaume Ier de Brandebourg, le 23 juin 1672.

Léopold Ier de Habsbourg s'allie avec les Provinces-Unies le 25 juillet 1672.

Pour faire face et empêcher la jonction Allemands-Hollandais, Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon est envoyé en Westphalie et Louis II de Bourbon-Condé en Alsace.

Une alliance défensive s'est constituée en septembre 1672 entre :

L'alliance anti-française maintient une armée de 21 000 fantassins et 10 500 cavaliers.



Naissance de Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain

Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain naît en mars 1674, fils de Louis II Phélypeaux de Pontchartrain et de Marie de Maupeou.


Bataille de Sinsheim

Bataille de Sinsheim

En 1674, favorable à l'alliance autrichienne, Marie-Anne d'Autriche s'allie de nouveau aux puissances Européennes contre la France et s'engage dans la Guerre de Hollande.

L'essentiel des forces françaises est mobilisé :

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon, chargé de contenir les Impériaux, reste en Alsace avec de maigres effectifs.

En désaccord avec la stratégie de Louis XIV, Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon voit dans l'Alsace un lieu hautement stratégique dont il veut à tout prix éviter l'invasion.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon va donc attaquer plutôt que défendre, pour éviter que la guerre ne soit portée en Alsace.

Parti d'Haguenau, Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon passe le Rhin près de Philippsburg, sur un pont de bateaux, avec 6 000 cavaliers et 1 500 fantassins.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon accomplit 160 kilomètres en 5 jours pour rattraper les Lorrains d'Aeneas Sylvius de Caprara (7 000 cavaliers, 2 000 fantassins) et les empêcher de faire leur jonction avec l'armée des Cercles, commandée par Alexandre II Hippolyte Balthazar de Bournonville.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon oblige Aeneas Sylvius de Caprara à combattre, le 16 juin 1674, à Sinsheim ou Sinzheim (au sud-est de Heidelberg).

L'infanterie d'Aeneas Sylvius de Caprara s'aligne le long des haies et des jardins, à l'entrée de la ville.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon déploie ses fantassins et ses dragons à pied.

Ils forcent les avant-postes, traversent l'Elsenz, entrent dans Sinsheim.

Les Impériaux se replient à travers la ville.

Ils se mettent en ligne sur le plateau.

Pour y accéder, les Français doivent gravir un étroit défilé.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon dispose fantassins et dragons dans les haies qui flanquent le défilé, ainsi que dans le château et le vignoble.

La cavalerie française peut s'engager dans le défilé.

Une contre-attaque ennemie est enrayée par les tirs de l'infanterie présente dans le vignoble.

Les Impériaux sont repoussés du plateau.

Ils se retirent.

Il y a 2 000 à 3 000 morts, selon les sources.

La ville est entièrement détruite.

Alexis Bidal, César III Auguste de Choiseul et Édouard François Colbert participent à cette bataille.

Il s'agit pour Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon d'un succès limité, puisque les Allemands finiront tout de même par opérer leur jonction, près de Heidelberg.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon repart aussitôt surveiller le gros de l'armée impériale, stationné sur la Moselle.



Bataille de Seneffe

Durant la guerre de Hollande, Guillaume III d'Orange-Nassau, à la tête d'une armée austro-hispano-hollandaise, mène ses troupes à travers le sud des Pays-Bas espagnols vers le nord de la France.

L'armée française est placée sous le commandement de Louis II de Bourbon-Condé.

Pendant 5 semaines, les deux armées manœuvrent sans s'affronter.

Le 10 août 1674, Guillaume III d'Orange-Nassau se dirige vers Paris afin de forcer l'ennemi au combat.

Le 11 août 1674, Louis II de Bourbon-Condé envoie un détachement d'environ 500 cavaliers pour occuper l'avant-garde hollandaise près du village de Seneffe ou Senef, bloquant ainsi la progression de Guillaume III d'Orange-Nassau.

Avec les 45 000 hommes dont il dispose, Louis II de Bourbon-Condé tente ensuite d'encercler les 60 000 Hollandais.

Les cavaliers parviennent à distraire l'armée hollandaise mais la manœuvre d'encerclement échoue.

Henri Louis d'Aloigny, Jacques Éléonor Rouxel et Camille d'Hostun participent à cette bataille.

Le succès des différentes charges que Victor-Maurice de Broglie fait à la tête de ses troupes lui valent les éloges de Louis II de Bourbon-Condé

Victor-Maurice de Broglie se voit octroyer une compagnie de gendarmes bourguignons comme Capitaine-Lieutenant le 24 août 1674.

Après plus de 10 heures de combat, les 2 armées se retirent, laissant sur le champ de bataille :

Les 2 parties revendiquent la victoire mais, vu les pertes lourdes, il est difficile de désigner un vainqueur.

Pensant les Français affaiblis, Don Juan Domingo Zuniga y Fonseca, Comte de Monterey et gouverneur des Pays-Bas espagnols, tente de reprendre Audenarde.

Mais Louis II de Bourbon-Condé parvient à tenir ses troupes en échec.



Bataille de Salzbach

Mort d'Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon Maréchal de France

Louis II de Bourbon-Condé passe en Alsace

Louis XIV donne de nouveau à Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon le commandement de la campagne de 1675, où il se trouve de nouveau face à un vieil adversaire, Raimondo Montecuccoli.

Pendant 2 mois, tous deux déploient leurs plus beaux dons de manœuvriers.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon est sur le point d'amener son adversaire sur les positions qu'il juge souhaitables pour une bataille décisive.

Juste avant cette ultime bataille, s'adressant à sa jument "Carcasse", Turenne lui aurait dit, selon le mot légendaire: "Tu trembles, Carcasse ? Si tu savais où tu vas, tu tremblerais bien davantage".

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon, Turenne, meurt à la Bataille de Salzbach le 27 juillet 1675 tué par un boulet de canon.

Raimondo Montecuccoli, se serait alors écrié : Il est mort aujourd'hui un homme qui faisait honneur à l'homme !

Le boulet ayant tué Turenne est exposé au Musée de l'Armée à Paris et également au musée Turenne à Sasbach (Allemagne) !

Louis XIV accorde à Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon l'honneur posthume d'être enseveli à la basilique Saint-Denis, avec les rois de France.

Le tombeau sera profané pendant la Terreur (Révolution), en octobre 1793.

Napoléon Ier fera transférer sa dépouille à l'église Saint-Louis des Invalides, nécropole des gloires militaires de la France.

L'armée française bat en retraite et repasse le Rhin.

Louis XIV nomme Louis II de Bourbon-Condé pour remplacer Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon.

Louis II de Bourbon-Condé passe en Alsace pour défendre cette province contre Raimondo Montecuccoli dont il parvient à stopper l'avance.

Louis II de Bourbon-Condé fait lever les sièges d'Haguenau et de Saverne.

Alexis Bidal commande sa compagnie de dragons lors des secours d'Haguenau et de Saverne.

Tourmenté par la goutte, Louis II de Bourbon-Condé se retire à Chantilly pour prendre sa retraite.

Louis XIV reçoit Louis II de Bourbon-Condé en grande pompe en haut du grand escalier de marbre au milieu de toute la cour.

Condé, perclus de rhumatismes, a de la peine à monter et fait un peu attendre Louis XIV.

Alors qu'il présente des excuses, le roi lui dit avec politesse : Mon cousin, quand on est chargé de lauriers comme vous, on ne peut marcher que difficilement.



Disgrâce de François de Créquy

Bataille de Consarbrück

Bataille de Philippsburg

François de Créquy Prisonnier

François de Créquy ne veut pas servir sous les ordres d'Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon et il est disgracié.

En 1675 après le mort de Turenne et le retrait de Louis II de Bourbon-Condé, François de Blanchefort de Créquy de Bonne revient en service.

En août 1675, François de Blanchefort de Créquy de Bonne est battu par Charles IV de Lorraine au pont de Consarbrück ou Consarbruck ou Konz ou Konzer Brucke et à Philippsburg.

Jacques Éléonor Rouxel est blessé et fait prisonnier lors de cette bataille.

En septembre 1675, François de Créquy se laisse enfermer dans Trèves où il est fait prisonnier.



Reconstruction de L'abbaye Notre-Dame de Beauvoir

À l'époque de la fronde, lors de combats opposant Louis II de Bourbon-Condé à Louis XIV, une partie de l'abbaye Notre-Dame de Beauvoir est détruite.

En 1676, Louis XIV nomme Marie Chauvelin de Richemont Abbesse de Beauvoir.

Elle doit-être considérée comme la seconde fondatrice de l'abbaye de Beauvoir.

L'abbaye Notre-Dame de Beauvoir est reconstruite par Marie Chauvelin de Richemont à partir de 1676.

Ces travaux changent sans doute son apparence par des ouvertures plus grande, mais, semble-t-il, ne modifié pas son implantation au sol et sa disposition.



Affaire des sonnets

L'Affaire des sonnets désigne un échange de sonnets qui eut lie entre les ennemis et les amis de Racine durant la cabale contre Phèdre et Hippolyte en 1677.

On attribue la paternité du sonnet qui déclenche les hostilités à Philippe-Julien Mancini.

C'était une maligne et spirituelle analyse, aussi exacte que peut l'être une parodie.

Le premier tercet, à propos duquel la lutte prend le plus de vivacité,

L'affaire prend fin par l'intervention de Louis II de Bourbon-Condé, qui déclare hautement mettre Boileau et Racine menacés sous sa protection.



Mariage de Louis Ier de Rohan-Chabot avec Marie Élisabeth du Bec-Crespin de Grimaldi

Louis Ier de Rohan-Chabot épouse le 18 juillet 1678 Marie du Bec-Crespin de Grimaldi (1661-1743).

leur enfant est :



Mariage de Louis Ier de Rochechouart avec Marie-Anne Colbert

Louis Ier de Rochechouart épouse à Versailles le 14 février 1679 Marie-Anne Colbert, fille de Jean-Baptiste Colbert et de Marie Charron de Ménars. Leur enfant est :

Charles III de Créquy, Jean Baptiste Desmarets et Marie Colbert sont témoin à ce mariage.



Naissance de Louis II Bretagne Alain de Rohan-Chabot

Louis II Bretagne Alain de Rohan-Chabot naît le 26 septembre 1679, fils de Louis Ier de Rohan-Chabot et de Marie du Bec-Crespin de Grimaldi.


Marie Anne de Bourbon - Princesse de Conti

Mariage de Louis Armand Ier de Bourbon-Conti avec Marie Anne de Bourbon

Louis II de Bourbon-Condé, soucieux de rentrer en grâce, ne se retient pas de proposer au roi l'aîné de ses neveux, prince du sang, orphelins dont il a la charge.

Louis Armand Ier de Bourbon-Conti épouse à Saint-Germain-en-Laye le 16 janvier 1680 Marie Anne de Bourbon.

Marie Anne de Bourbon devient princesse de Conti.

C'est le premier mariage entre un prince du sang et un enfant naturel du Roi.

À cette occasion, Louis XIV consent à sa fille une dot d'un million de livres.

Il sait également qu'en mariant sa fille légitimée à un prince du sang, il déshonore pour longtemps les membres des branches cadettes de la famille royale qui se sont révoltées pendant sa minorité...

Après une nuit de noces catastrophique, le mariage restera stérile.

Louis Armand Ier de Bourbon-Conti, amoureux éconduit par sa propre épouse, est la risée de la cour.

Il quitte alors la dévotion et se réfugie dans la débauche puis part combattre les Turcs en Hongrie.


Conquêtes de Louis XIV de France sur l'Espagne et l'Empire

Louis II de Bourbon-Condé Comte de Charolais

Louis II de Bourbon-Condé devient Comte de Charolais en 1684.



Louis III de Bourbon-Condé et François-Louis de Bourbon-Conti Chevalier du Saint-Esprit

Louis III de Bourbon-Condé devient Chevalier du Saint-Esprit le 2 juin 1686.

Le 2 juin 1686, sur les instances de Louis II de Bourbon-Condé, son oncle, Louis XIV confère à François-Louis de Bourbon-Conti la qualité de Chevalier du Saint-Esprit avec les autres princes du sang.


Henri Jules de Bourbon-Condé

Mort de Louis II de Bourbon-Condé

Henri Jules de Bourbon-Condé Prince de Condé et Duc de Montmorency

Louis II de Bourbon-Condé finit sa vie dans son château de Chantilly, entouré de musiciens et de poètes, cultivant les lettres et conversant avec Jean Racine, Boileau et Molière.

Louis II de Bourbon-Condé meurt à Fontainebleau le 11 décembre 1686.

Toute sa vie, Louis de Condé avait été l'âme du parti libertin. Voltaire lui reproche comme un signe de sénilité sa conversion au parti dévot les deux dernières années de sa vie. En effet, signe non-équivoque de cette conversion, Jacques-Bénigne Bossuet prononce sur son cercueil une oraison funèbre qui est restée un chef-d'œuvre du genre : Oraison funèbre de très haut et très puissant prince Louis de Bourbon.

Henri Jules de Bourbon, son fils, lui succède comme 5e prince de Condé et troisième Duc de Montmorency sous le nom de Henri III de Bourbon-Condé.

Il s'installe à Chantilly.

Très instruit, Henri Jules de Bourbon-Condé poursuivit l'œuvre de son père à Chantilly.



Mariage de Louis II de Mailly-Nesle avec Marie de Coligny

Louis II de Mailly-Nesle épouse le 22 avril 1687 Marie de Coligny (vers 1667-1693). Leurs enfants sont :



Louis II Phélypeaux de Pontchartrain Comte de Maurepas

Louis Phélypeaux devient Comte de Maurepas en 1687.



Mariage de François-Louis de Bourbon-Conti avec Marie-Thérèse de Bourbon-Condé

Ce mariage se fait avec la permission de Louis XIV et une dispense du Pape Innocent XI, en raison de la parenté proche.

François-Louis de Bourbon-Conti épouse à Versailles le 28 juin 1688 Marie-Thérèse de Bourbon-Condé (1666-1732), fille de Henri Jules de Bourbon-Condé (1643-1709), son cousin, 5e prince de Condé et de la Princesse Palatine Anne de Bavière (1648-1723). Leurs enfants sont :

Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, petite-fille de Louis II de Bourbon-Condé, l'aime passionnément, mais lui, homosexuel notoire, s'intéresse fort peu à elle.



Mort de Louis II de Mailly-Nesle Marquis de Nesle

Louis II de Mailly-Nesle meurt à Spire le 18 novembre 1688.



Naissance de Louis III de Mailly-Nesle

Louis III de Mailly-Nesle naît le 27 février 1689, fils posthume de Louis II de Mailly-Nesle et de Marie de Coligny.



Louis II Phélypeaux de Pontchartrain Contrôleur général des finances

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain est d'abord remier président du parlement de Bretagne,

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain devient contrôleur général des finances en 1689.


Louis II Phélypeaux de Pontchartrain

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain Secrétaire d'État de la Marine

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain Secrétaire d'État de la Maison du Roi

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain devient secrétaire d'État de la Marine le 7 novembre 1690.

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain devient aussi secrétaire d'État de la Maison du Roi.

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain combat l'influence à la Cour du quiétisme, propagé par Fénelon et Mme Guyon.

Sa gestion de son département, longtemps décriée, a été réévaluée par l'historiographie récente qui montre que, dans une période difficile, il administra avec compétence un immense département qui réunissait la marine, le commerce, les colonies, le Clergé, Paris, la maison du Roi et les finances de l'État.



Mariage de Louis II Bernin avec Jeanne-Françoise Le Prestre

Louis II Bernin épouse le 8 janvier 1691 Jeanne-Françoise Le Prestre, fille de Sébastien Le Prestre et de Jeanne d'Aunay. Leur enfant est :


Bataille de Barfleur-la Hougue Bataille de la Hougue - par Richard Paton

Bataille de Barfleur

Mort du Contre-amiral Carter

Bataille de la Hougue

Pour aider Jacques II Stuart, son cousin, à retrouver son trône, Louis XIV lui propose une flotte et des hommes mis sous l'autorité d'Anne Hilarion de Costentin.

Bernardin Gigault est le commandant du corps expéditionnaire.

L'embarquement est prévu en Cotentin avec 20 000 hommes et 70 vaisseaux pour débarquer près de l'Île de Portland.

Une des conditions de la réussite de ce plan est qu'Anne Hilarion de Costentin entre en Manche avec une force navale suffisante pour tenir tête à la flotte coalisée.

L'opération est placée sous le commandement de Jacques II Stuart, de Bonrepaus et de Bellefonds, ce dernier doit commander le corps expéditionnaire.

Une flotte de protection et de transport basée à Brest doit venir à Saint-Vaast pour embarquer les troupes.

Devant l'ampleur de la tâche pour rassembler les troupes, de nombreuses difficultés surviennent notamment entre l'armée de terre et la marine.

Victor Marie d'Estrées à la tête de l'escadre du Levant appareille de Toulon le 21 mars 1692.

Le 26 mars 1692, Louis XIV adresse un courrier à Anne Hilarion de Costentin contenant les directives quant au déroulement de l'opération.

Bien qu'il commande à la flotte, Anne Hilarion de Costentin ne possède donc aucun pouvoir décisionnaire.

Il doit appareiller impérativement le 25 avril 1692 et aucun retard ne sera toléré quitte à laisser en arrières les vaisseaux non armés.

Il doit envoyer la partie de sa flotte la plus rapide au Havre prendre contact avec Bonrepaus pour le prévenir de son arrivée ensuite, il doit se rendre à la Hougue pour embarquer l'infanterie puis attendre l'arrivée des navires emportant le reste des troupes.

Par ce courrier, l'amiral apprend que le lieu du débarquement sera désigné par le roi Jacques II Stuart et qu'il lui obéira en tout point ainsi qu'à Bellefonds.

Une fois le débarquement terminé, il renverra les bâtiments de transport dans leurs ports respectifs et restera en Manche.

Toutefois, si Anne Hilarion de Costentin rencontre les anglais avant d'arriver à la Hougue, le roi lui donne l'ordre de les combattre.

Sa Majesté veut qu'il les combatte en quelque nombre qu'ils soient [...] et s'il a du désavantage, Sa Majesté se remet à lui de sauver l'armée le mieux qu'il pourra.

Victor Marie d'Estrées capture deux navires anglais le 15 avril 1692.

Alors qu'elle s'apprête à passer Gibraltar le 18 avril 1692, l'escadre du Levant traverse une violente tempête qui détruit 2 vaisseaux.

L'amiral est contraint de faire demi-tour pour s'abriter à Malaga et réparer les avaries.

En avril 1692, Jacques II Stuart, de Bonrepaus et de Bellefonds s'installent à Saint-Vaast.

Victor Marie d'Estrées apprend qu'un convoi anglais se trouve à proximité. Le 22 avril 1692, Victor Marie d'Estrées envoie 5 navires les attaquer. Pour éviter la capture, les anglais incendient leurs bateaux.

L'escadre du Levant ne franchit le détroit de Gibraltar que le 25 avril 1692.

À la date prévue du déclenchement de l'opération, manquent encore environ 2 500 hommes, les 20 navires de Chateaurenault et l'escadre du Levant.

Alors qu'initialement, Anne Hilarion de Costentin devait disposer de 70 vaisseaux, il n'en dispose que d'une quarantaine sous-armés en hommes et en équipement.

Le 12 mai 1692 sous les ordres d'Anne Hilarion de Costentin, la flotte du Ponant quitte Brest.

Les 16 navires de l'escadre du Levant mouille à Bertheaume le 29 mai 1692.

Le 29 mai 1692, la flotte du Ponant d'Anne Hilarion de Costentin se dirige vers la Hougue, pour embarquer l'armée de Jacques II Stuart. Mais on annonce la flotte anglo-hollandaise au large de Barfleur.

L'amiral n'est pas prévenu à temps que la flotte anglaise lui est supérieure :

Louis XIV ayant donné l'ordre d'attaquer quelles que soient les circonstances, Anne Hilarion de Costentin décide d'attaquer la flotte ennemie en plein centre, pendant près de 12 heures.

Anne Hilarion de Costentin fait jeu égal avec la flotte coalisée et parvient au prix de combats acharnés et de manœuvres habiles à ne perdre aucun bâtiment.

Par contre, les Anglais déplorent la mort du contre-amiral Carter et la perte de deux navires.

Philippe Le Valois commande avec le grade de vice-amiral une escadre de 6 vaisseaux : L'Ambitieux, Le Courageux, La Couronne, Le Maure, Le Henri et Le Fort.

Philippe Le Valois se distingue en protégeant le Soleil Royal, navire amiral sur lequel se trouve Anne Hilarion de Costentin, attaqué par 4 vaisseaux anglais, mais il est obligé de brûler L'Ambitieux, 92 canons, et Le Fort, 58 canons, pour éviter leur capture.

Pendant le combat, Philippe Le Valois endommage lourdement le HMS Royal Sovereign, commandé par l'Admiral Delaval.

Finalement, la flotte française renonce, et tente de se mettre à l'abri, profitant de la nuit et de la brume.

Faute de fortification sur la côte normande, Anne Hilarion de Costentin tente de rejoindre Brest ou Saint-Malo. Une majorité des navires, 27 navires, parviennent à franchir le Cap de la Hague, mais 13 ne peuvent franchir des courants du raz Blanchard. Ils sont contraints de revenir vers l'ennemi et de se réfugier dans la baie de Saint-Vaast-la-Hougue.

Le 1er juin 1692, 3 navires fortement touchés s'échouent au large de Cherbourg :

L'artillerie des fortifications de la ville tient pour quelque temps l'ennemi à distance. Le stock de poudre du Soleil Royal et du Triomphant, en s'embrasant, explose et les projections provoquent de gros dégâts matériels et humains dans la ville.

La proximité des côtes françaises permet de récupérer la quasi totalité des équipages ce qui relativise la perte subit. À l'époque, il est plus aisé de remplacer un navire qu'un équipage expérimenté.

Les 2 et 3 juin 1692, les Anglais, embarqués sur des chaloupes, incendient l'un après l'autre les navires en rade de la Hougue.

Jacques II Stuart regarde sur les hauteurs de Quinéville, ce spectacle qui signifie la fin de ses ambitions.

Louis XIV ne tiendra pas rigueur à Anne Hilarion de Costentin de cette défaite.

Après la défaite de La Hougue, la marine française ne fera jamais plus jeu égal contre la marine anglaise...

Cette sévère défaite révèle la nécessité de consolider la défense de la baie, avec deux tours similaires, l'une sur le fort de la Hougue et l'autre sur Tatihou.

Elle révèle aussi amèrement l'erreur commise par les adversaires de Sébastien Le Prestre, qui ont convaincu le Roi d'arrêter les travaux du port de Cherbourg et même de détruire ses fortifications.

On impute à Louis II Phélypeaux de Pontchartrain une part de responsabilité dans ce désastre de La Hougue.

Pendant quelques décennies, les vestiges de la flotte d'Anne Hilarion de Costentin serviront de mouillage pour les marins et de ressources en bois. Peu à peu oubliées, les épaves sont redécouvertes en 1985 et présentées en partie au musée maritime de Tatihou.



Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain Conseiller au parlement de Paris

Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain est reçu conseiller au parlement de Paris le 29 mars 1692. Il est associé par Louis II Phélypeaux de Pontchartrain son père à ses responsabilités ministérielles.



Recensement de la population française

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain fait réaliser le recensement de la population française de 1693.



Louis II Phélypeaux de Pontchartrain Chancelier de France

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain Comte de Pontchartrain

Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain Secrétaire d'État de la Maison du Roi

Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain Secrétaire d'État de la Marine

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain devient Chancelier de France du 5 septembre 1699.

Sa discrétion est fort appréciée de Louis XIV. Selon François Bluche, il redonne à la chancellerie une importance et un éclat oubliés depuis la vieillesse de Pierre II Séguier.

Louis Phélypeaux devient Comte de Pontchartrain en 1699.

Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain succéde à Louis II Phélypeaux de Pontchartrain, son père :

Sa gestion de la marine, longtemps décriée, tend à être largement réévaluée par l'historiographie la récente. Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain encourage notamment l'exploration et la colonisation de la Louisiane.



Louis II Phélypeaux de Pontchartrain Greffier de l'ordre du Saint-Esprit

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain devient greffier de l'ordre du Saint-Esprit en mai 1700.


Dessin représentant le château d'Ussé-1699

Louis II Bernin Marquis d'Ussé

En septembre 1700, la châtellenie d'Ussé est érigée en marquisat en faveur de Louis II Bernin de Valentinay, receveur général des finances à Tours.

Le domaine comprend également les terres de Rivarenne et Bréhémont.

Il est écrit dans le dossier : " La Seigneurie d'Ussé est très considérable, et d'une grande étendue, consistant en un château avec 5 grosses tours et fermé de fossés à fond de cave et pont-levis, dans l'enceinte duquel est une église (chapelle actuelle), qui en est la paroisse où il y a un Chapitre composé d'un Doyen et de 5 chanoines de la Fondation des Seigneurs du dit lieu, avec un parc de soixante arpents, clos de murs, et avec tous les ornements qui peuvent rendre une terre capable de porter un titre éminent ".

Ami de Charles Perrault, Louis II Bernin le reçoit plusieurs fois au château d'Ussé.

Sébastien Le Prestre vient plusieurs fois au château et plusieurs plans de fortification y sont réalisés.

Il est d'ailleurs l'auteur de la construction " italienne " et des terrasses du château, ainsi que de l'allée dite des Cavaliers.



Cession de l'hôtel de La Vrillière

En 1705, Louis II Phélypeaux de La Vrillière cède l'hôtel de La Vrillière à Louis Raullin-Rouillé, riche fermier des Postes.



Mariage de Louis II Bretagne Alain de Rohan-Chabot avec Françoise de Roquelaure

Françoise de Roquelaure est promise à Louis II Bretagne Alain de Rohan-Chabot.

La rumeur de la cour donne Françoise de Roquelaure pour une bâtarde de Louis XIV.

Selon Louis de Rouvroy de Saint-Simon :

Sur le point de signer, la duchesse de Roquelaure exige que Louis Ier de Rohan-Chabot donne plus à son fils.

Louis II Bretagne Alain de Rohan-Chabot enlève Mlle de Roquelaure.

Le mariage a lieu à Ménilmontant, dans une petite maison appartenant au Duc de Lorge.

Louis II Bretagne Alain de Rohan-Chabot épouse le 6 mars 1708 Françoise de Roquelaure. Leurs enfants sont :

La duchesse de Roquelaure se précipite à Marly pour demander l'intervention du Roi. Tout rentre finalement dans l'ordre par la volonté du Roi. En revanche, les deux familles en profitent pour diminuer considérablement les dots des jeunes mariés, qui passent les premières années de leur union dans une perpétuelle gêne financière.

Cette aventure romanesque, rapporte le président Hénault, continua de l'être par la singularité dont le mari et la femme vécurent ensemble.

Leur maison, où tout Paris abondait, qui avait le plus grand air du monde pour la compagnie dont elle était remplie, était fondée sur quinze mille livres de rente tout au plus dont ils jouissaient. Il y a loin de là à cent mille francs au moins qu'il leur aurait fallu pour leurs dépenses, car ils ne se refusaient rien dans ce genre.

Toute la matinée se passait entre eux à chercher les moyens. Il fallait amuser quelques marchands, en embarquer d'autres, fournir des inventions au cuisinier pour faire de rien quelque chose, caresser le maître d'hôtel pour l'engager à tirer des fournisseurs sur sa parole.

Le mari et la femme étaient remplis d'expédients sur lesquels ils ne s'accordaient pas.

On les entendait se disputer avec la plus grande violence de toutes les maisons voisines.

À six heures du soir, tout cessait. La cour, pleine de créanciers le matin, se remplissait de carrosses. On soupait gaiement et l'on jouait toute la nuit.



Naissance de Louis-Marie-Bretagne-Dominique de Rohan-Chabot

Louis-Marie-Bretagne-Dominique de Rohan-Chabot naît en 1710, fils de Louis II Bretagne Alain de Rohan-Chabot et de Françoise de Roquelaure.



Démission de Louis II Phélypeaux de Pontchartrain

Depuis quelque temps, Louis II Phélypeaux de Pontchartrain se sent mal à l'aise devant la dérive autoritariste de Louis XIV et désire se consacrer au salut de son âme.

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain démissionne de sa charge pour ne pas avoir à apposer les sceaux sur l'arrêt du conseil du 5 juillet 1714 condamnant un texte de Henri-Charles de Coislin, évêque de Metz, comme contraire à la Bulle Unigenitus.

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain se retire à l'institution de l'Oratoire.



Mort de Louis II Phélypeaux de Pontchartrain

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain se retire à l'institution de l'Oratoire.

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain meurt à Pontchartrain en Jouars le 22 décembre 1727.

Il est inhumé à Paris Saint-Germain l'Auxerrois.



Mort de Louis Ier de Rohan-Chabot

Louis II Bretagne Alain de Rohan-Chabot Duc de Rohan

Louis Ier de Rohan-Chabot meurt à Paris le 17 août 1727.

Louis Ier de Rohan-Chabot retire de la chapelle du château de Blain les restes des membres calvinistes de sa famille pour les placer dans un nouvel enfeu, et fait bénir la chapelle par M. Louis Guilhard, recteur.

Louis II Bretagne Alain de Rohan-Chabot succède à son père et devient quatrième Duc de Rohan.



Mariage de Jean-Baptiste François Desmarets avec Louise Marie Emmanuelle d'Alègre

Jean-Baptiste François Desmarets épouse en janvier 1731 Louise Marie Emmanuelle d'Alègre (née en 1692), fille d'Yves d'Alègre et de Jeanne de Garaud. Leurs enfants sont :



Mort de Louis II Bretagne Alain de Rohan-Chabot

Louis II Bretagne Alain de Rohan-Chabot meurt à Paris le 10 août 1738.



Mort de Louis II Bernin Seigneur d'Ussé

Louis II Bernin est Contrôleur général de la maison du Roi.

Louis II Bernin meurt à Lisieux dans le Calvados le mercredi 19 octobre 1740.


Charles Louis de Bade

Mariage de Charles Louis de Bade avec Amélie de Hesse-Darmstadt

Charles Louis de Bade épouse le 15 juillet 1774 Amélie de Hesse-Darmstadt, fille Louis IX de Hesse-Darmstadt. Leurs enfants sont :



Mariage de Joseph Bonaparte avec Julie Clary

Joseph Bonaparte reporte finalement son attention sur Julie Clary, l'ainée.

Joseph Bonaparte épouse à Cuges-les-Pins le 1er août 1794 Julie Clary, fille de François Clary et de Françoise Somis. Leurs enfants sont :


Hortense de Beauharnais par François-Pascal-Simon Gérard

Mariage de Louis-Bonaparte Ier de Hollande avec Hortense de Beauharnais

Tâchant de se concilier la famille Bonaparte qui la jalouse, voire la hait, Joséphine de Beauharnais marie sa fille à son beau-frère. Napoléon Ier accepte presque malgré lui.

Louis-Bonaparte Ier de Hollande (1778-1846) épouse le 4 janvier 1801 Hortense de Beauharnais, fille de Alexandre de Beauharnais et de Joséphine de Beauharnais. Leurs enfants sont :

La cérémonie est célébrée par le cardinal Caprara, rue de la Victoire.

Hortense devient ainsi la belle-sœur de sa mère.

Le mariage se révèle désastreux. Hortense de Beauharnais est follement éprise de Duroc, aide de camp de l'empereur. Certains prétendent qu'ils ont même été amants.

Louis-Bonaparte Ier de Hollande souffre d'une obsession de la persécution et d'une maladie vénérienne jamais soignée.

Napoléon Ier dit : Hortense, si bonne, si généreuse, si dévouée, n'est pas sans avoir quelques torts avec son mari. J'en dois convenir, en dehors de toute l'affection que je lui porte et du véritable attachement que je sais qu'elle a pour moi.

Hortense de Beauharnais ne veut pas rester longtemps en Hollande qu'elle trouve trop froide.

Hortense de Beauharnais revient en France. Puis le couple se sépare.



Naissance de Napoléon-Louis II Bonaparte

Napoléon-Louis II Bonaparte, en néerlandais Napoleon Lodewijk II Bonaparte, naît à Paris le 11 octobre 1804, fils de Louis-Bonaparte Ier de Hollande et d'Hortense de Beauharnais.



Napoléon-Louis II Bonaparte Grand-duc de Berg

Napoléon-Louis II Bonaparte est couronné Grand-duc de Berg en 1809.


Napoléon-Louis II Bonaparte

Abdication de Louis-Bonaparte Ier de Hollande

Napoléon-Louis II Bonaparte Roi de Hollande

Annexion de la Hollande à l'Empire français

En 1810, Louis revient vers ses sujets, mais peu de temps après les troupes françaises de surveillance étendent encore leur contrôle sur les villes de l'ouest du pays.

Louis-Bonaparte Ier de Hollande se rend compte que l'affaire est perdue.

Sans consulter son frère, Louis-Bonaparte Ier de Hollande abdique en faveur de son jeune fils Napoléon Louis II Bonaparte et s'enfuit à Vienne.

En 1810, Charles-François Lebrun est chargé d'organiser le rattachement à la France du royaume de Hollande mais devant son échec, l'empereur doit finalement envoyer Pierre-François Réal pour rétablir le calme.

Le royaume de Hollande est alors annexé à l'Empire français

Napoléon Ier institue un Conseil Général du Commerce à Paris.

Isaac Thuret décide de partir pour Paris où il représentera les intérêts d'Amsterdam à ce conseil.



Mariage de Napoléon-Louis II Bonaparte avec Charlotte Bonaparte

Napoléon-Louis II Bonaparte épouse en 1827 Charlotte Bonaparte, fille de Joseph Bonaparte et de Julie Clary.


Ludovica de Bavière en 1836 avec ses 2 aînés Louis Guillaume et Hélène

Mariage de Maximilien Joseph de Wittelsbach avec Ludovica de Bavière

D'un caractère fantasque voire misanthrope, Maximilien Joseph de Wittelsbach mène une vie plutôt bohème.

Passant ses étés dans son domaine de Possenhofen et ses hivers dans son palais de Munich, il ne fréquente la cour royale de Bavière que contraint et forcé, lors des cérémonies officielles ou familiales et préfère de loin la compagnie des gens simples.

Maximilien Ier Joseph de Bavière décide de réconcilier les différentes branches de la famille de Bavière.

Maximilien Joseph de Wittelsbach épouse à Tegernsee le 9 septembre 1828 Ludovica de Bavière, sa cousine, fille de Maximilien Ier Joseph de Bavière et de Frederica Caroline Wilhelmina de Bade. Leurs enfants sont :

Ludovica de Bavière passa sa nuit de noces enfermée dans une chambre, refusant d'aller retrouver son mari.

Maximilien Joseph de Wittelsbach se contentera de lui faire des enfants et lui laissera gérer la famille à sa guise, afin qu'elle le laisse vivre plus librement.

Veuve, la duchesse révélera que son mari n'eut aucune attention pour elle avant leurs noces d'or.

Fille du roi Maximilien Ier Joseph de Bavière, Ludovica de Bavière a à souffrir de ce mariage avec un prince de second rang alors que toutes ses sœurs épousent des têtes couronnées.



Complot à Rome

Affilié à la charbonnerie, Napoléon-Louis II Bonaparte et Napoléon III tente de contribuer à la cause de l'unité italienne en participant à un complot à Rome en 1830.

Ils projettent de faire prisonniers les cardinaux, afin de déposséder le Pape de son pouvoir séculier.

Ils sont expulsés en Suisse.



Mort de Napoléon-Louis II Bonaparte

En 1831, Napoléon-Louis II Bonaparte regagne l'Italie et prend part au soulèvement des duchés centraux en Italie.

Hortense de Beauharnais perd son fils. Napoléon-Louis II Bonaparte meurt à Forlì en Italie le 17 mars 1831 pendant la révolte italienne, sans doute au combat, contre les Autrichiens et les troupes papales.

Toutefois, la cause exacte de la mort n'est pas connue avec certitude, car il est victime au même moment d'une épidémie de rougeole qui atteint aussi son frère Napoléon III.



Naissance de Louis II de Bavière

Ludwig Otto Frederik Wilhelm von Wittelsbach ou Louis II de Bavière naît à Nymphenburg près de Munich le 25 août 1845, fils de Maximilien II de Bavière et de Marie de Hohenzollern.



Naissance d'Othon Ier de Bavière

Othon Ier de Bavière ou de Wittelsbach naît le 27 avril 1848, fils de Maximilien II de Bavière et de Marie de Hohenzollern.

Louis II de Bavière, son frère, enfant, le traite de vassal.



Mariage de Maximilien II de Bavière avec Marie de Hohenzollern

Maximilien II de Bavière épouse en 1848 Frédérique Françoise Auguste Marie Hedwige de Prusse (1825-1889), dite Marie de Prusse ou Marie de Hohenzollern. Leurs enfants sont :



Construire d'une église à Saint-Leu-la-Forêt

En 1851, Napoléon III fait construire à Saint-Leu-la-Forêt une église pour y réunir les sépulcres de sa famille. Dans la crypte reposent le père et les deux frères de Napoléon III :


Louis II de Bavière

Mort de Maximilien II de Bavière

Louis II de Bavière Roi de Bavière

Maximilien II de Bavière meurt le 10 mars k. Il est inhumé à l'église des Théatins à Munich auprès de son grand-père le Roi Maximilien Ier Joseph de Bavière.

Maximilien II de Bavière mène dans son Royaume une politique libérale et cherche à unir autour de la Bavière les petits États allemands face à la Prusse et à l'Empire d'Autriche.

Maximilien II de Bavière aime les lettres et s'entoure de scientifiques dont il promeut les travaux, dont ceux de Gregor Mendel qui, étudiant des petits pois découvrira les lois de l'hérédité, mais aussi ceux de Charles Liebig qui fut à l'origine de la chimie agricole et invente le chloroforme.

Louis II de Bavière devient Roi de Bavière en 1864.

Les Bavarois accueillent avec liesse ce jeune Roi à la beauté fascinante.

Dès le début de son règne, il a la tâche de gérer la politique audacieuse d'Otto von Bismarck.


Louis II de Bavière vers 20 ans- par Ferdinand von Piloty

Fiançailles de Louis II de Bavière avec Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach

Louis II de Bavière se fiance le 22 janvier 1867 avec Sophie Charlotte Augustine de Wittelsbach, sa cousine.

Le mariage est reporté à plusieurs reprises.


Château de Neuschwanstein

Construction du château de Neuschwanstein

Le château de Neuschwanstein est construit à partir de 1869 près du château de Hohenschwangau. Il ne sera terminé qu'en 1891, après la mort du Louis II de Bavière.

Le château de Hohenschwangau est construit par son père.



Construction du château de Linderhof

Le château de Linderhof est construit de 1869 à 1879 avec dans les jardins, le pavillon mauresque acquis par le Louis II de Bavière à l'exposition universelle de Paris et la grotte de Vénus qui évoque Lohengrin, l'opéra de Richard Wagner.



Mariage d'Albert Ier Grimaldi avec Marie-Victorine Hamilton

Par l'entremise d'Eugénie de Montijo, Albert Ier Grimaldi épouse au château de Marchais le 21 septembre 1869 Mary Victoria ou Marie-Victorine Hamilton, fille de William, Duc d'Hamilton et de Brandon. Leur enfant est :

Marie-Victorine Hamilton est la petite-fille de Stéphanie de Beauharnais, grande duchesse de Bade et cousine de Napoléon III.



Naissance de Louis II Grimaldi

Louis Honoré Charles Antoine ou Louis II Grimaldi naît à Baden-Baden le 12 juillet 1870, fils d'Albert Ier Grimaldi et de Marie-Victorine Hamilton.


Proclamation de l'Empire allemand dans la galerie des Glaces au château de Versailles - par Anton von Werner -Guillaume Ier de Prusse à gauche - Bismarck au centre, en uniforme blanc

Proclamation de l'empire Allemand

Guillaume Ier de Prusse Empereur allemand

Guillaume Ier de Prusse devient le premier Empereur allemand le 18 janvier 1871.

Othon Ier de Bavière représente Louis II de Bavière lors de la proclamation de l'empire Allemand à Versailles.

Cérémonie qu'il décrit à son frère, la mort dans l'âme en ces termes : Hélas Louis, je ne puis te dire avec quelle douleur infinie j'assistais à cette cérémonie. Combien chaque fibre de mon être se révoltait contre tous ce que je vis et entendis. Tout était si fier, si froid, si pompeux, si grandiloquent sans cœur et vide.

Jean Ier de Saxe doit intégrer l'Empire allemand en 1871.

Georges II de Saxe-Meiningen adhère à l'Empire allemand.



Construction du château de Herrenchiemsee

La construction du château de Herrenchiemsee débute en 1878 sur une île au milieu du Chiemsee entre Munich et Salzbourg. Il restera inachevé. Louis II de Bavière le veut à l'égal de Versailles.

On dit qu'il n'y vécu qu'une semaine.



Divorce d'Albert Ier Grimaldi et de Marie-Victorine Hamilton

Albert Ier Grimaldi ne fait la connaissance de Louis II Grimaldi, son fils, que lorsque Marie-Victorine Hamilton demande le divorce.

Albert Ier Grimaldi et Marie-Victorine Hamilton divorcent en 1880.


Louis II de Bavière en 1886 - photo par Joseph Albert Othon Ier de Bavière Léopold de Wittelsbach

Déposé de Louis II de Bavière

Othon Ier de Bavière Roi de Bavière

Léopold de Wittelsbach Régent

Mort de Louis II de Bavière

Déposé par un coup d'État du gouvernement en juin 1886, Louis II de Bavière est déclaré fou. Louis II de Bavière est interné au château de Berg, au sud de Munich.

Othon Ier de Bavière, son frère, lui succède et devient Roi de Bavière. Il ne jouera aucun rôle politique durant son règne.

Léopold de Wittelsbach, son oncle, est nommé régent le 10 juin 1886.

Louis II de Bavière meurt le 13 juin 1886, dans des circonstances jamais élucidées.

Officiellement, il s'est suicidé après avoir étranglé Bernhard von Gudden, un psychiatre réputé et son médecin. Cependant, les hypothèses de l'assassinat ou de la tentative d'évasion sont évoquées.

Leurs corps sont retrouvés à proximité de la berge dans le lac de Würm, actuellement le lac de Starnberg, près de Schloss Berg.

Louis II de Bavière est inhumé en l'église Saint-Michael à Munich.

Une cérémonie se tient chaque année le 13 juin dans la petite chapelle bâtie à cet endroit.

Rodolphe d'Autriche est très affecté par le sort tragique de Louis II de Bavière.



Louis II Grimaldi à l'école de Saint-Cyr

Louis II Grimaldi entre à l'école de Saint-Cyr, promotion du Soudan de 1891 à 1893 en qualité d'officier à titre étranger.



Louis II Grimaldi Il à Saumur

Louis II Grimaldi Il effectue son stage d'application à Saumur d'octobre 1894 à août 1895.

Sous lieutenant, Louis II Grimaldi est affecté, pour administration, au 1er régiment de la Légion étrangère et détaché au 2e régiment de chasseurs d'Afrique (RCA) en garnison à Tlemcen, puis à Mecheria et enfin à Aïn Sefra.

Louis II Grimaldi passe au 3e RCA à Constantine.



Liaison de Louis II Grimaldi avec Marie-Juliette Louvet

Louis II Grimaldi rencontre, dans une ville de garnison algérienne, Marie-Juliette Louvet, fille de modestes paysans de Seine-Maritime, qui exerce le métier de modèle pour photo d'art.

Louis II Grimaldi a une liaison avec Marie-Juliette Louvet. Leur enfant illégitime est :



Naissance de Charlotte Louise Juliette Grimaldi

Louis II Grimaldi est en garnison à Constantine, lieutenant au 3e Régiment de chasseurs d'Afrique.

Charlotte Louise Juliette Grimaldi naît à Constantine le 30 septembre 1898, fille de Louis II Grimaldi et de avec Marie-Juliette Louvet.



Retour de Louis II Grimaldi à Monaco

Louis II Grimaldi quitte l'armée en 1899 avec le grade de lieutenant, la médaille coloniale et la croix de chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire et revient à Monaco.



Louis II Grimaldi Engagé volontaire

En 1914, Louis II Grimaldi souscrit un contrat d'engagé volontaire pour la durée de la guerre dans l'armée française.

Capitaine à l'état-major de la 5e armée sous les ordres du général Franchet d'Espèrey, Louis II Grimaldi assiste à la victoire de la Marne.



Bataille de Craonne et du Chemin des Dames

Chef d'escadrons le 28 octobre 1916, Louis II Grimaldi se distingue à Craonne et au Chemin des Dames.

Louis II Grimaldi est 2 fois cité à l'ordre de l'armée et une fois à l'ordre de la 65e brigade.

Louis II Grimaldi reçoit également la croix de guerre italienne.



Adoption de Charlotte Louise Juliette Grimaldi

En 1919, Raymond Poincaré, ancien avocat de la famille princière, convainc Louis II Grimaldi d'officialiser la filiation de Charlotte Louise Juliette Grimaldi.

Charlotte Louise Juliette Grimaldi est adoptée par Albert Ier Grimaldi, son grand-père.

Elle devient princesse de Monaco et est titrée Mademoiselle de Valentinois.



Louis II Grimaldi Lieutenant-colonel

Louis II Grimaldi est promu lieutenant-colonel le 23 septembre 1919 et sert au service de renseignement du gouverneur militaire de Metz.



Louis II Grimaldi Grand Officier de la Légion d'honneur

En 1920, Louis II Grimaldi se voit confier plusieurs missions en Europe centrale, et gagne la croix de guerre des TOE.

Au cours d'une réception à la préfecture des Alpes-Maritimes, le 5 avril 1920, Paul Deschanel élève Louis II Grimaldi à la dignité de Grand Officier de la Légion d'honneur.

Louis II Grimaldi fait ensuite partie de la Commission interalliée qui siège en Haute Silésie.


Pierre de Polignac

Mariage de Pierre de Polignac avec Charlotte Louise Juliette Grimaldi

À l'occasion de ce mariage, et conformément aux lois régissant le trône de Monaco, Pierre de Polignac abandonne ses noms et titres français.

Pierre de Polignac est :

Pierre de Polignac épouse civilement le 18 mars 1920 et religieusement le 19 mars 1920 Charlotte Louise Juliette Grimaldi.

Leurs enfants sont :

Le mariage arrangé par Louis II Grimaldi, ne sera pas heureux.

Au cours des années 1920, lors des vacances de règne causées par les fréquentes absences de Louis II Grimaldi, Pierre de Polignac met en œuvre d'importantes réformes économiques, restaurant ainsi la confiance du peuple monégasque.

Bien que n'étant Grimaldi que par son mariage, il est bien plus prince que sa femme qui se désintéresse des affaires de la principauté.



Louis II Grimaldi Colonel

Louis II Grimaldi est promu colonel le 3 décembre 1921, puis admis en 2e section des officiers généraux.


Louis II Grimaldi

Mort d'Albert Ier Grimaldi

Louis II Grimaldi Prince de Monaco

Albert Ier Grimaldi meurt à Paris le 26 juin 1922.

Louis II Grimaldi, son fils, quitte l'armée française.

Louis II Grimaldi, surnommé le Prince-Soldat, monte sur le trône de la principauté de Monaco.



Divorce de Pierre de Polignac et de Charlotte Louise Juliette Grimaldi

Avec l'accord de Louis II Grimaldi, Pierre de Polignac et Charlotte Louise Juliette Grimaldi divorcent par ordonnance princière le 18 février 1933.

Mais ce mariage ne sera pas annulé religieusement par la Cour de Rome.

Pierre de Polignac et de Charlotte Louise Juliette Grimaldi se partage la garde des enfants : six mois avec le père, et six mois avec la mère.



Liens financiers entre Monaco et avec nazis

Dès 1936, des liens financiers sont établis avec les nazis.

Hjalmar Schacht, ministre des Finances allemand, rend visite à Louis II Grimaldi pour mettre en place un montage financier à partir de banques allemandes.

L'intérêt à avoir des liens financiers est mutuel.

Par la Suisse et par Monaco, l'Allemagne nazie réussira à contourner les embargos imposés par les Alliés.



Arrivée des troupes italiennes

L'arrivée des troupes italiennes en juin 1940 inquiète Louis II Grimaldi à titre personnel.

Il craint une annexion et une destitution.

Il se rapproche du gouvernement de Vichy.

Louis II Grimaldi demande assistance, avec succès, à Pierre Laval et au maréchal Pétain.

Le prince Louis II Grimaldi fait passer, sans contrainte ni de l'Allemagne nazie ni du régime pétainiste, des lois antisémites visant au recensement des juifs et à l'organisation de rafles.

Vis-à-vis de l'Allemagne, la principauté de Monaco exercera envers le Troisième Reich ce qui sera nommé plus tard une étrange neutralité.



Relations de Louis II Grimaldi avec l'Allemagne

Le 25 juin 1943, Louis II Grimaldi offre un banquet au consul d'Allemagne.

Il nomme Bernhard Bodenstein, membre du parti nazi, consul de Monaco à Berlin.

Les nazis arrivent à Monaco en septembre 1943.

Des Allemands prennent des participations dans la Société des bains de mer (SBM).

Le comportement du prince Louis II Grimaldi pendant la Seconde Guerre mondiale est parfois considéré comme germanophile.



Rejet du projet d'alliance d'Antoinette Grimaldi

Louis II Grimaldi fait savoir le 9 février 1944 qu'il refuse son consentement à tout mariage d'Antoinette Grimaldi pendant la durée des hostilités.

Les Allemands ne se montrent guère empressés car la faible instruction et les origines modestes de Winter, fils d'un employé des chemins de fer, font douter qu'il puisse jouer un rôle politique.



Études de Rainier III Grimaldi

Renoncement de Charlotte Louise Juliette Grimaldi à ses droits au trône de Monaco

Majorité de Rainier III Grimaldi

Rainier III Grimaldi étudie :

Rainier III Grimaldi poursuit ses études à l'Institut Le Rosey de Rolle en Suisse.

Rainier III Grimaldi rejoint l'École libre des sciences politiques dont il n'obtient pas le diplôme.

Selon des dispositions sans doute arrêtées bien avant, Charlotte Louise Juliette Grimaldi, renonce à ses droits au trône de Monaco et à son titre de princesse héréditaire le 30 mai 1944.

Rainier III Grimaldi, son fils, atteint ses 21 ans et devient majeur le 31 mai 1944.

Louis II Grimaldi nomme prince héritier Rainier III Grimaldi, son petit-fils, par ordonnance du 2 juin 1944.



Rainier III Grimaldi dans l'armée française

Pour compenser la politique de Louis II Grimaldi pendant l'occupation, le 28 septembre 1944, Rainier III Grimaldi s'engage dans l'armée française comme volontaire au titre d'étranger.

Il évite à la famille Grimaldi une accusation de collaboration avec les nazis.

Rainier III Grimaldi est affecté à l'état-major du 2e corps d'armée commandé par le général Joseph de Goislard de Monsabert.

Il devient soldat de deuxième classe au 7e régiment de tirailleurs algériens des troupes d'Afrique françaises.

Rainier III Grimaldi prend part aux opérations de la campagne d'Alsace.

Rainier III Grimaldi reçoit la croix de guerre 1939-1945 et la Bronze Star américaine.



Mariage de Louis II Grimaldi avec Ghislaine Dommanget

Louis II tombe amoureux d'une actrice qui joue L'Aiglon au théâtre de Monaco.

Louis II Grimaldi épouse le 25 juillet 1946 Ghislaine Dommanget, une comédienne française de 30 ans sa cadette.



Louis II Grimaldi Sergent-chef d'honneur de la Légion étrangère

Lors de son jubilé, le 13 mai 1947, Louis II Grimaldi est promu sergent-chef d'honneur de la Légion étrangère par OR 105, matricule 7.496 bis 12.13 bis affecté à la compagnie de commandement du DCRE.

Louis II Grimaldi est le seul à avoir accédé à ce grade.



Rainier III Grimaldi Chevalier de la Légion d'honneur

La paix revenue, Rainier III Grimaldi s'installe à Saint-Jean-Cap-Ferrat, à distance raisonnable de la fin de règne de Louis II Grimaldi, avec lequel les liens se sont tendus.

Une anecdote amusante provient d'une méconnaissance de l'italien du consul français.

Des documents officiels affirment selon ledit consul que Rainier III Grimaldi fut élevé par des nonnes...

En réalité il était écrit que son éducation avait été faite par il nonno c'est-à-dire le grand-père.

En 1947, en raison de ses états de service, Rainier III Grimaldi est nommé chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire par Léon Blum.

Il sera par la suite élevé à la dignité de grand-croix en tant que prince souverain de Monaco.



Mort de Louis II Grimaldi

Rainier III Grimaldi Prince de Monaco

Louis II Grimaldi meurt à Monaco le 9 mai 1949.

Ghislaine Dommanget ne remplit plus aucun rôle de représentation après 1949.

Ghislaine Dommanget, la princesse douairière naturalisée monégasque, est traînée en justice et accusée de dilapider la fortune de Louis II Grimaldi.

Elle perd son procès.

Antoinette Grimaldi est l'aînée mais la succession s'effectue chez les Grimaldi par ordre de primogéniture avec priorité masculine au même degré de parenté.

Rainier III Grimaldi, petit fils de Louis II Grimaldi, devient Prince de Monaco.

Le style de vie non conventionnel d'Antoinette Grimaldi ne l'empêche pas de tenir le rôle de première dame de la Principauté lors de l'accession au trône de son frère.


Menu contextuel

Si, dans le résultat d'une recherche, un nom de personne ou de lieu ou une date vous interpelle, sélectionnez-le et faites un clique droit pour lancer une nouvelle recherche.


Si ce site vous est utile, placez le dans vos favoris ou marques-pages !