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Événements contenant la ou les locutions cherchées



33 événements affichés, le premier en 1720 - le dernier en 1844


Charlotte-Aglaé d'Orléans en Hébé - par Pierre Gobert - Château de Versailles

Mariage de François III de Modène avec Charlotte-Aglaé d'Orléans

Renaud III de Modène tente un rapprochement avec la France.

François III de Modène épouse en 1720 Charlotte-Aglaé d'Orléans. Leurs enfants sont :

Charlotte-Aglaé d'Orléans reçoit une dot de 1,8 million de livres, constituée pour moitié par son cousin le roi Louis XV de France sous tutelle de Philippe II d'Orléans.

Ce mariage n'est pas des plus paisibles, en raison du comportement licencieux de la jeune épouse.

Renaud III de Modène leur fait construire une résidence séparée à Rivalta, dans les environs de Reggio d'Émilie.



Mariage de Louis François Ier de Bourbon-Conti avec Louise Diane d'Orléans

Louis François Ier de Bourbon-Conti épouse le 22 janvier 1732 Louise Diane d'Orléans. Leur enfant est :



Naissance de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

Louis François Ier de Bourbon-Conti rentre à Paris par permission spéciale du Roi pour assister à la naissance de son fils.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti naît à Paris le 1er septembre 1734, fils de Louis François de Bourbon-Conti et de Louise Diane d'Orléans.

Il manque de mourir à sa naissance et restera toute sa vie de santé délicate.



Baptême de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

Louis François Joseph de Bourbon-Conti est baptisé le 29 novembre 1742 dans la chapelle royale du château de Versailles, avec pour parrain Louis XV et pour marraine la reine Marie Leszczynska.



Louis François Joseph de Bourbon-Conti Chevalier du Saint-Esprit

Le 17 mai 1750, Louis François Joseph de Bourbon-Conti est fait chevalier de l'ordre du Saint-Esprit.



Bataille de Hastenbeck

L'armée de Hanovre (pour 60 %) et de Hesse-Cassel (25 %) et quelques troupes de Brunswick forment l'armée hanovrienne d'observation d'environ 40 000 hommes. Elle est commandée par le prince William Augustus de Grande-Bretagne.

La Prusse étant occupée ailleurs, seuls 6 régiments d'une garnison participent à cette campagne.

William Augustus de Grande-Bretagne concentre d'abord son armée à Bielefeld, puis fait retraite à Brackwede avant de traverser la Weser au sud de Minden.

L'idée est d'utiliser la rivière comme ligne de défense mais en été elle est facilement passable à gué.

Pendant la nuit du 7 juillet 1757 un fort détachement français traverse la Weser près de la ville de Beverungen.

Elle va vers le nord et établit une tête de pont à Höxter permettant au reste de l'armée de passer.

William Augustus de Grande-Bretagne n'a d'autre choix que de déployer ses forces au sud de Hamelin et engager l'armée de Louis Charles César Le Tellier sans pouvoir compter sur l'appui de Frédéric II de Prusse

Les deux armées se rencontrent finalement au matin du 25 juillet 1757 près du village d'Hastenbeck.

Augustin-Joseph de Mailly se trouve à la bataille de Hastenbeck.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti et Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle participent à la bataille de Hastenbeck

François de Chevert, commandant l'aile droite française, est chargé d'engager les troupes hanovriennes mais ne parvient pas à les repousser.

Louis Charles César Le Tellier décide alors de repousser la bataille au lendemain car l'aile gauche française, sous le commandement de Victor-François de Broglie est encore en train de traverser la Weser près d'Hamelin.

Le 26 juillet 1757, les Hanovriens tiennent une ligne de Hamelin jusqu'au village de Voremberg, avec leur centre au nord d'Hastenbeck et leur gauche sur l'Obensburg, une colline que William Augustus de Grande-Bretagne considère comme infranchissable et ne défend que faiblement en y déployant 3 compagnies.

À 9h du matin, François de Chevert, à la tête de 4 brigades, se lance à l'assaut de l'Obensburg et submerge rapidement ses adversaires.

William Augustus de Grande-Bretagne, voyant sa position menacée par l'arrière, fait donner :

Quand les Français donnent l'assaut sur les batteries de canons, celles-ci repoussent plusieurs attaques mais finissent par être prises faute de défenseurs.

Dans le même temps, les Hanovriens arrivent sur l'Obensburg et l'occupent à nouveau mais William Augustus de Grande-Bretagne a alors déjà commencé à battre en retraite et ils ne peuvent tenir bien longtemps leur position désormais isolée.

Cette victoire de l'armée française commandée par Louis Charles César Le Tellier débouche sur la convention de Klosterzeven et l'occupation de Hanovre.

Philippe Henri de Ségur participe à cette bataille.



Bataille de Krefeld

Mort de Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle

Louis de Bourbon-Condé commande l'armée du Rhin en 1758.

Chargé du commandement de l'armée de Bohême, Louis de Bourbon-Condé est vaincu à la bataille de Krefeld ou Crefeld le 23 juin 1758.

Louis de Bourbon-Condé est l'ami de la Marquise de Pompadour, dont il porte la cocarde en montant au feu.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti participe à cette bataille en qualité de Maréchal de camp.

Philippe Henri de Ségur participe à cette bataille.

Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle commande le Régiment Royal-Carabiniers lors de cette bataille.

Il charge bravement et inutilement l'ennemi et est mortellement blessé.

Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle meurt à Nuys peu après.

Il ne reste plus alors aucun héritier à Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle.

L'oraison funèbre de Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle est solennellement prononcée à la cathédrale de Metz, le 9 août 1758.

Hommage posthume de la place forte de Metz, la Lunette de la cheneau sera baptisée en son honneur fort Gisors.

Louis Georges Érasme de Contades est nommé commandant en chef à la place Louis de Bourbon-Condé.



Mariage de Louis François Joseph de Bourbon-Conti avec Marie Fortunée d'Este-Modène

Rappelé en France par Louis François de Bourbon-Conti, son père, Louis François Joseph de Bourbon-Conti épouse par procuration le 7 février 1759 et en personne, à Nangis-en-Brie, le 27 février 1759 Marie Fortunée d'Este-Modène (1731-1803), fille de François III de Modène et de Charlotte-Aglaé d'Orléans.

À cette occasion, Louis François Joseph de Bourbon-Conti reçoit de Louis XV un don de 150 000 livres.

Ce mariage est une catastrophe. Louis François Joseph de Bourbon-Conti refuse de cohabiter avec son épouse, femme pourtant sage, douce et vertueuse mais trop intelligente, discrète et austère pour une cour aussi superficielle que la cour de France.



Liaison de Louis François Joseph de Bourbon-Conti avec Marie Anne Véronèse

Brouille de Louis François Joseph de Bourbon-Conti et de Marie Fortunée d'Este-Modène

Louis François Joseph de Bourbon-Conti a une liaison avec Marie Anne Véronèse, dite Mlle Coraline, artiste du Théâtre-Italien. Leurs enfants sont :

Louis François Joseph de Bourbon-Conti prétend imposer à Marie Fortunée d'Este-Modène, sa femme, la présence auprès de lui de son fils naturel. Les deux époux ne tardent pas à se brouiller.



Don de l'Hôtel de Conti

Mort de Louise Élisabeth de Bourbon-Condé

Peu avant sa mort, Louise Élisabeth de Bourbon-Condé fait don de l'hôtel de Conti à son petit-fils, Louis François Joseph de Bourbon-Conti.

Louise Élisabeth de Bourbon-Condé meurt en 1775.



Séparation amiable de Louis François Joseph de Bourbon-Conti et de Marie Fortunée d'Este-Modène

Louis François Joseph de Bourbon-Conti et Marie Fortunée d'Este-Modène se séparent à l'amiable à la fin 1775.



Nouvelle cession de l'Hôtel de Conti

En 1776, Louis François Joseph de Bourbon-Conti cède l'Hôtel de Conti à Louis-Marie-Athanase de Loménie, Comte de Brienne.

La demeure prend alors le nom d'Hôtel de Brienne, qu'il conserve encore de nos jours.


Louis François Joseph de Bourbon-Conti en habit de chasse - par Louis Petit – 1774 - musée Condé à Chantilly

Mort de Louis François Ier de Bourbon-Conti

Louis François Joseph de Bourbon-Conti Prince de Conti

Ramené à Paris vers la fin juin 1776, Louis François Ier de Bourbon-Conti se réconcilie avec son fils Louis François de Bourbon-Conti.

L'avant-veille de sa mort, Louis François Ier de Bourbon-Conti reconnait par testament les enfants qu'il a eu de Marie-Claude Gauché.

Louis François Ier de Bourbon-Conti refuse de recevoir les secours de la religion et meurt à Paris le 2 août 1776 dans l'impénitence. Son corps est inhumé provisoirement à L'Isle-Adam.


Monument funéraire de Louis François Ier de Bourbon-Conti

Transfert du corps de Louis François Ier de Bourbon-Conti

Le corps de Louis François Ier de Bourbon-Conti est transféré en 1777 dans la chapelle funéraire construite sur ordre de Louis François Joseph de Bourbon-Conti à l'extrémité nord du transept de l'église de L'Isle-Adam.



Vente des collections du palais du Temple

Louis François Joseph de Bourbon-Conti, nouveau prince de Conti, se retrouve à la tête d'une fortune très compromise par les dilapidations de son père.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti doit vendre de nombreux biens.

Les célèbres collections du palais du Temple sont notamment dispersées en 1777.



Séparation définitive de Louis François Joseph de Bourbon-Conti et de Marie Fortunée d'Este-Modène

La séparation de Louis François Joseph de Bourbon-Conti et de Marie Fortunée d'Este-Modène est définitive le 12 juin 1777.


Hôtel de Salm

Construction de l'Hôtel de Salm

Frédéric de Salm-Kyrbourg souhaite acquérir une résidence plus grande que l'hôtel parisien qu'il louait jusqu'alors.

Frédéric de Salm-Kyrbourg achète un terrain à Paris à Louis François Joseph de Bourbon-Conti et y fait construire entre 1782 et 1787 l'Hôtel de Salm par l'architecte Pierre Rousseau.

La construction de cet hôtel est suspendue à de nombreuses reprises, faute de paiements de la part de Frédéric de Salm-Kyrbourg.

Frédéric de Salm-Kyrbourg s'y ruine. En 1787, Pierre Rousseau, pour se payer de ses travaux, rachète l'hôtel, et le prince n'y est plus que locataire.

Frédéric de Salm-Kyrbourg songe même, selon la Gazette des Deux-Ponts, à marier son neveu, poitrinaire et qui ne peut raisonnablement espérer avoir d'enfants, à la fille de son entrepreneur Thévenin, dans l'espoir qu'un titre de princesse apaise les exigences financières de ce dernier.

Il s'y installe en 1788, alors que les travaux de décoration intérieure ne sont pas encore terminés.

Le domicile parisien de la famille princière allemande devient bientôt un point de rencontre de la haute société de la Révolution française.

L'Hôtel de Salm est aujourd'hui le Palais de la Légion d'honneur.



Vente des biens de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

Louis François Joseph de Bourbon-Conti ambitionne de faire de l'Isle-Adam le plus beau domaine cynégétique de France.

Il y engage à des dépenses considérables qui le contraignent, en octobre 1783, à vendre le reste de ses biens à Louis XVIII, agissant comme prête-nom de Louis XVI, pour 11 000 000 livres.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti se réserve toutefois la jouissance de ses châteaux de L'Isle-Adam, Stors et Trie.



Cession du château de Vauréal

En 1786, Louis François Joseph de Bourbon-Conti cède le château de Vauréal à Adélaïde de Galard de Brassac de Béarn (1739-1829).

Adélaïde de Galard de Brassac de Béarn est veuve du marquis Bertrand Nompar de Caumont (1724-1773).

Elle est surintendante de la maison des enfants de Charles X de France.



Assemblée des notables à Versailles

Aimar-Charles-Marie de Nicolaï à l'assemblée des notables

Débat entre Charles-Alexandre de Calonne et Jacques Necker

Étienne-Charles de Loménie Contrôleur général des finances

Exil du Parlement de Paris à Troyes

L'Assemblée des notables, dont les membres sont nommés par le Roi, comprend :

soit au total 147 personnes.

Philippe de Noailles et Charles Eugène Gabriel de La Croix sont membres de cette Assemblée des notables.

Composée de propriétaires, elle est très majoritairement hostile aux réformes projetées.

La première Assemblée des Notables est prévue le 29 janvier 1787.

En raison d'une indisposition de Charles-Alexandre de Calonne, l'Assemblée ne tient sa première réunion dans l'hôtel des Menus-Plaisirs de Versailles que le 22 février 1787.

Ce délai laisse à l'opposition tout le temps de s'organiser.

L'assemblée constitue 7 bureaux pour examiner le plan du ministre.

Un seul bureau l'approuve, celui que préside Charles X de France.

Le premier bureau, présidé par Louis XVIII, le déclare inconstitutionnel.

Les autres, sans rejeter les réformes, les déclarent inapplicables, et présentent des contre-propositions qui les dénaturent.

Tous feignent de découvrir l'ampleur du déficit et s'en insurgent à plaisir.

Charles-Alexandre de Calonne, irrité, fait imprimer ses rapports, ce qui achève de lui aliéner la Cour.

De tous les partis, c'est le clergé qui se montre le plus virulent.

Les gazetiers et les libellistes, de leur côté, raillent l'assemblée des notables, accusée d'être à la solde du pouvoir, piquant l'amour-propre de certains députés, encouragés dès lors à faire preuve d'indépendance.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti n'y joue qu'un rôle relativement effacé, mais insiste sur le délabrement des finances du royaume. Ses interventions montrent qu'il pressent la gravité de la crise que traverse la monarchie.

Aimar-Charles-Marie de Nicolaï est appelé à siéger à l'assemblée des notables. Il s'y fait remarquer par son éloquence.

Devant l'Assemblée des notables, Charles-Alexandre de Calonne accuse Jacques Necker d'avoir trompé l'opinion en publiant de faux renseignements dans son Compte-rendu au Roi : selon lui les comptes de l'année 1781, loin de révéler un excédent, comme Jacques Necker l'avait affirmé, accusaient en réalité un déficit de 50 millions.

Jacques Necker réplique en contestant les chiffres de Charles-Alexandre de Calonne. Cette réponse lui vaut d'être exilé hors de Paris et est à l'origine d'un vif débat public entre les deux hommes.

Charles-Alexandre de Calonne soutenu simplement par Charles X de France et le clan Polignac, haï par Marie-Antoinette d'Autriche est lâché par Louis XVI le 10 avril 1787.

Étienne-Charles de Loménie est nommé président de l'Assemblée des notables, et c'est en cette qualité qu'il attaque la politique fiscale de Charles-Alexandre de Calonne.

Étienne-Charles de Loménie succède comme contrôleur général des finances, le 1er mai 1787, avec l'appui de la reine Marie-Antoinette.

L'Assemblée des Notables est remerciée le 25 mai 1787.

Loménie de Brienne reprend une partie du programme Charles-Alexandre de Calonne, corrigé dans un sens plus aristocratique.

Une fois au pouvoir, Étienne-Charles de Loménie réussit à faire enregistrer par le parlement de Paris des décrets établissant le libre-échange à l'intérieur du pays et prévoyant l'instauration d'assemblées provinciales ainsi que le rachat des corvées.

Lorsque les parlementaires refusent d'enregistrer les décrets qu'il propose d'appliquer au droit de timbre et au nouvel impôt foncier général, Étienne-Charles de Loménie persuade Louis XVI de tenir un lit de justice pour les y contraindre.

Le 18 août 1787, le Parlement de Paris est transféré de Paris à Troyes.

Les parlementaires ne sont rappelés à Paris qu'après avoir consenti à étendre l'impôt direct à toutes les formes de revenus.

Une nouvelle tentative visant à contraindre le parlement à enregistrer un décret autorisant un emprunt de 120 millions de livres rencontre une opposition déterminée.



Louis François Joseph de Bourbon-Conti ennemi de la patrie

Peu avant le 14 juillet 1789, Louis François Joseph de Bourbon-Conti, hostile au doublement du tiers, fait partie des personnes désignées comme ennemis de la patrie par les bandes révolutionnaires du Palais-Royal.



Exil de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

Louis François Joseph de Bourbon-Conti émigre dès le 18 juillet 1789.



Retour en France de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

Louis François Joseph de Bourbon-Conti rentre en France dès le 2 avril 1790. Il se présente devant Louis XVI et Marie-Antoinette d'Autriche avec une cocarde tricolore à son chapeau.

Les habitants de L'Isle-Adam le nomment commandant de la garde nationale.



Louis François Joseph de Bourbon-Conti à Paris

Au mois de janvier 1792, Louis François Joseph de Bourbon-Conti s'installe à Paris, rue de Grenelle, où il séjourne sans discontinuer jusqu'au 10 juillet 1792.



Louis François Joseph de Bourbon-Conti à Villiers-sur-Marne

Le 15 octobre 1792, Louis François Joseph de Bourbon-Conti prête le serment civique devant la municipalité de Villiers-sur-Marne et vit paisiblement à l'écart de Paris dans sa terre de La Lande, sans se cacher et sans prendre part aux intrigues de la contre-révolution.



Louis François Joseph de Bourbon-Conti Prisonnier

Un décret de la Convention nationale décide l'arrestation de Louis François Joseph de Bourbon-Conti le 6 avril 1793.

Il est pris le 7 avril 1793 pour être conduit à Marseille avec d'autres membres de la maison de Bourbon.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti arrive à Marseille le 24 avril 1793 et est incarcéré au fort Saint-Jean.



Libération de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

Louis François Joseph de Bourbon-Conti est libéré le 25 juin 1794 après plusieurs pétitions adressées à la Convention.



Dotation de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

Le 29 avril 1795, sur proposition du Comité des finances, la Convention accorde à Louis François Joseph de Bourbon-Conti même la somme de 12 000 livres pour subvenir à ses besoins.



Demande de levée du séquestre des biens de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

En août 1795, retrouve sa propriété de La Lande à Villiers-sur-Marne et adresse au Conseil des Cinq-Cents une pétition pour obtenir la levée du séquestre de ses biens.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Ministre des Affaires étrangères

Coup d'État du 18 fructidor an V

Déportation de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

En 1797, lors du renouvellement annuel du tiers des Conseils, les royalistes, se présentant en défenseurs de l'ordre, se retrouvent majoritaires dans le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens, formant le pouvoir législatif.

Jean-Charles Pichegru est député des Cinq-Cents et président de ce corps.

Ils réussissent à faire nommer Balthazar François de Barthélemy comme directeur.

Les Conseils suppriment alors les lois contre les émigrés et les prêtres réfractaires.

Le Directoire se retrouve alors divisé en 2 camps :

Entre les deux Paul Barras tergiverse.

Il finit par se ranger du côté des républicains après la découverte de documents suspects portés par Emmanuel Henri Louis Alexandre de Launay, un agent royaliste, arrêté par Napoléon Ier.

Paul Barras obtient l'accord des autres Directeurs, qui sont pourtant hostiles à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord remplace Charles-François Delacroix comme ministre des Relations extérieures le 16 juillet 1797.

Lors de sa nomination, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord aurait dit à Benjamin Constant : Nous tenons la place, il faut y faire une fortune immense, une immense fortune.

De fait, et dès cet instant, cet homme d'infiniment d'esprit, qui manquait toujours d'argent prend l'habitude de recevoir d'importantes sommes d'argent de l'ensemble des États étrangers avec lesquels il traite.

Pour assurer leur puissance, Paul Barras, Jean-François Reubell et Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux qui forme une sorte de triumvirat, soutenus par l'armée, organisent le coup d'État du 18 fructidor an V soit le 4 septembre 1797 contre les modérés et les royalistes.

À l'aube, Pierre Augereau, envoyé d'Italie, fait occuper militairement Paris.

Le général Verdière arrête :

Ils sont incarcérés au Temple et déportés à Sinnamary en Guyane française.

Des affiches sont placardées dans Paris révélant, d'après les papiers d'Emmanuel Henri Louis Alexandre de Launay, la trahison de Jean-Charles Pichegru.

De nombreux députés, prêtres et journalistes sont eux aussi déportés en Guyane, et les élections de 49 départements sont annulées.

Lazare Carnot qui craint d'être arrêté, prend la fuite et s'exile en Allemagne.

Ce coup d'État marque un renforcement de l'exécutif au détriment du pouvoir législatif.

Une loi de déportation est votée qui frappe l'ensemble des membres de la maison de Bourbon.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti est conduit sous escorte armée jusqu'à la frontière espagnole, non sans avoir obtenu du Directoire une provision annuelle de 50 000 francs sur le produit de ses biens, grâce à une réclamation du citoyen Desgraviers, institué son légataire universel.

En 1797, Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara tente de faire rayer son nom de la liste des émigrés avec l'aide de ses amis royalistes comme Mathieu Dumas, mais le coup d'État de Fructidor lui ôte tout espoir.

Le sénat de Hambourg ordonne l'expulsion de Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara.

Après ce coup d'État, Joseph Bonaparte peut enfin siéger au Conseil des Cinq-Cents.



Dotation de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

Réfugié à Barcelone, Louis François Joseph de Bourbon-Conti y reçoit en 1804 une provision de 100 000 francs.



Mort de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

Louis François Joseph de Bourbon-Conti, dernier Prince de Conti, meurt à Barcelone le 13 mars 1814. Il est inhumé dans l'église Saint-Michel de Barcelone.

La maison de Bourbon-Conti s'éteint avec lui.



Tranfert du corps de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

Louis-Philippe Ier de France, ayant apprenant que l'église Saint-Michel de Barcelone doit être démolie, ordonne à Ferdinand de Lesseps, Consul de France, de faire procéder à l'exhumation du corps de Louis François Joseph de Bourbon-Conti.

Embarqué sur le Lavoisier, il est transporté à Dreux et ré inhumé le 2 avril 1844 dans la chapelle royale.


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