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Événements contenant la ou les locutions cherchées



17 événements affichés, le premier en 1755 - le dernier en 1805



Fin de la liaison de Louis XV avec Marie-Louise O'Murphy

Mariage de Jacques Pelet de Beaufranchet avec Marie-Louise O'Murphy

Femme de tête, musicienne, voltairienne, aventurière, humaniste, Marie-Louise O'Murphy de Boisfaily tente de discréditer la Marquise de Pompadour. Le roi décide alors d'éloigner Marie-Louise O'Murphy de la cour.

En 1755, afin d'offrir un avenir à la jeune fille et pour s'attirer les faveurs de l'Église, Louis XV décide de cesser sa liaison avec elle.

Jacques Pelet de Beaufranchet, Seigneur d'Ayat, un auvergnat, épouse en 1755 Marie-Louise O'Murphy. Leur enfant est :

Par ce mariage, Marie-Louise O'Murphy devient la tante du général Louis Charles Antoine Desaix.



Mariage de Gilbert Antoine Desaix avec Amable de Beaufranchet

Gilbert Antoine des Aix, Seigneur de Veygoux (1716-1783), épouse à Ayat-sur-Sioule dans le Puy-de-Dôme le 13 septembre 1758 Amable Pelet de Beaufranchet d'Ayat (morte en 1802). Leurs enfants sont :



Naissance de Louis Charles Antoine Desaix

Louis Charles Antoine Desaix naît au château d'Ayat à Saint-Hilaire d'Ayat, (actuellement Ayat-sur-Sioule) le 17 août 1768, fils de Gilbert Antoine Desaix et d'Amable de Beaufranchet.

Il est issu d'une famille noble, établie près de Riom en Auvergne.

Plusieurs membres de la famille se sont fait connaître au XVIIIe siècle.

Selon l'usage de l'époque, afin de se distinguer de son frère, il a ajouté à son nom celui du fief de sa famille et a pris pour nom Desaix de Veygoux.



Louis Charles Antoine Desaix à l'École royale militaire d'Effiat, dirigée par une congrégation d'oratoriens

Le 18 octobre 1776, Louis Charles Antoine Desaix entre à l'École royale militaire d'Effiat, dirigée par une congrégation d'oratoriens.



Louis Charles Antoine Desaix Sous-lieutenant dans le régiment de Bretagne

En 1791, Louis Charles Antoine Desaix est nommé sous-lieutenant dans le régiment de Bretagne.

En 1791, Louis Charles Antoine Desaix quitte le régiment de Bretagne pour retourner en Auvergne où il est nommé commissaire ordinaire des guerres à Clermont-Ferrand.



Louis Charles Antoine Desaix Aide de camp de Victor-François de Broglie

En 1792, la majeure partie de sa famille émigre, effrayée par la révolution.

Louis Charles Antoine Desaix se refuse à la suivre et part servir contre les forces de la coalition dans l'armée du Rhin. Il y est nommé aide de camp de Victor-François de Broglie, commandant en chef.


Kehl

Siège de Kehl

Mort de Jean Charles Abbatucci

Après une longue campagne et l'arrivée d'un hiver rigoureux, Jean-Victor Marie Moreau propose un armistice à Charles-Louis de Teschen. Le Rhin est pris comme frontière.

Kehl et Huningue, les deux têtes de ponts, restent aux mains françaises.

La nuit du 21 au 22 novembre 1796, les Autrichiens ouvrent une tranchée sur la rive droite de la Kintzig.

Les Français passant par l'île Erhlen-Rhine attaquent en 2 colonnes :

Elles doivent revenir après une contre-attaque, l'affaire est chaude. Louis Charles Antoine Desaix et Latour ont un cheval tué sous eux.

Le 6 décembre 1796, les Autrichiens prennent par un coup de force l'île aux bois, défendue par 300 hommes, et la redoute bonnet de prêtre.

Le village de Kehl tombe dans la nuit du 9 au 10 décembre 1796.

À partir du 20 décembre 1796, il y a plusieurs tentatives pour détruire le pont par des brûlots et autres machines incendiaires.

Le pont de Kehl est enlevé par une attaque sous les ordres du général Staader le 1er janvier 1797.

L'île d'Erhlen-Rhine est évacuée le 5 janvier 1797.

Le 8 janvier 1797 des tirs sur le pont de bateaux finissent par en couler plusieurs.

Louis Charles Antoine Desaix conclut une reddition pour le 10 janvier 1797 à 16 heures.

Laurent de Gouvion-Saint-Cyr participe à ce siège.

Les Autrichiens et les émigrés de Condés ont alors la possibilité de regrouper plus de forces vers Huningue.

Jusque là, le général Jean Charles Abbatucci menait une défense heureuse de Huningue devant les 20 000 hommes de troupe autrichienne.

Lors d'une sortie, Jean Charles Abbatucci est blessé le 30 novembre 1796.

Jean Charles Abbatucci meurt le 2 décembre 1796.

La place d'Huningue est alors sous le commandement de Dufour, elle doit se rendre le 5 février 1797.



Départ de la division de Louis Charles Antoine Desaix

Occupation de Malte

Charles Antoine Louis Alexis Morand s'embarque à Civita Vecchia, le 27 mai 1798, avec la division de Louis Charles Antoine Desaix.

Les 300 navires nécessaires au transport des 30 000 hommes ainsi que du matériel font une escale sur l'île de Malte.


Prise d'Alexandrie - bas relief de l'arc de triomphe à Paris

Prise d'Alexandrie

Après avoir pris l'île de Malte, la flotte française fait voile vers l'Égypte.

Napoléon Ier et l'amiral Brueys savent que la flotte anglaise de l'amiral Nelson est à leur recherche.

Le 21 juin 1798, la flotte anglaise dépasse la flotte française sans la voir.

La flotte anglaise reconnait la côte égyptienne le 26 juin 1798 puis reprend ses recherches en direction de la Grèce.

Ignorant le passage de l'escadre de Nelson, Napoléon Ier arrive en vue d'Alexandrie le 1er juillet 1798.

Pour éviter toutes mauvaises surprises venant de la mer, la décision est prise de débarquer immédiatement.

Les musulmans ont trop confiance dans leur armée pour attaquer les français pendant le débarquement.

Dans la nuit du 1er au 2 juillet 1798, 7 000 hommes, Charles Antoine Louis Alexis Morand, sont débarqués dans l'anse du Marabout à 13 km de la ville.

Sans attendre l'artillerie ou la cavalerie dont la houle retarde le débarquement, Napoléon Ier marche de nuit sur la ville à la tête de 4 000 à 5 000 hommes.

La tentative de pourparlers française est accueillie par une fusillade.

Devant le très mauvais état des fortifications, Napoléon Ier décide d'ordonner l'assaut sans attendre l'artillerie.

Les français se répartissent en 3 colonnes :

Jean-Baptiste Kléber reçoit une balle au front mais n'est que blessé.

Après une assez vive fusillade dans la ville, les français prennent le contrôle d'Alexandrie.

Après la prise de la ville, le corps expéditionnaire français bénéficie d'une base d'opérations.

Cependant, l'état de délabrement de la ville ainsi que l'aspect désertique des environs pousse l'armée française à s'engager rapidement vers l'intérieur des terres.

La division de Louis Charles Antoine Desaix prend, à l'avant-garde, la route du Caire, un épisode marqué par la soif et les souffrances.

Tandis qu'il marche vers le Nil, Napoléon Ier laisse à Alexandrie une garnison de 2 000 hommes sous les ordres de Jean-Baptiste Kléber, convalescent, tandis que Menou va prendre le commandement de Rosette.


Bataille des Pyramides

Bataille des Pyramides

L'armée française se dirige vers le Caire pour prendre cette ville. Les mamelouks de Mourad Bey l'y attendent.

Napoléon Ier dit alors : Soldats, du haut de ces pyramides, quarante siècles d'histoire vous contemplent,...

Napoléon Ier a bien étudié ces mamelouks : de fiers cavaliers, très puissants et habiles, des sabreurs implacables.

S'inspirant de l'armée romaine antique, Napoléon Ier opte pour une formation en carrés de 2000 hommes de côtés, répartis sur 5 lignes, trois mobiles et deux statiques, en soutien.

Le 21 juillet 1798, près des pyramides de Gizeh, la charge des mamelouks ou mamelucks, pourtant rapide et puissante, se heurte contre le mur de tirs des carrés français et sous le feu des canons placés aux angles.

Mourad Bey cherche à se replier, en bon ordre, et à galvaniser ses troupes pour lancer une seconde attaque. Mais il a oublié la présence du général Louis Charles Antoine Desaix au sud de ses positions.

Les ennemis sont divisés et écrasés séparément, suivant la méthode chère à Napoléon.

Le frère du général mamelouk, Ibrahim Bey, voyant la scène de l'autre côté, attend prudemment, puis ramène les fuyards après la bataille.

La victoire est totale. Jamais Napoléon Ier n'eut aussi peu de pertes : les français ont 40 morts et plus de 300 blessés contre... 20 000 mamelouks tués, 10 000 blessés ou fait prisonniers.

Sur le champ de bataille, Napoléon Ier nomme Charles Antoine Louis Alexis Morand chef de brigade provisoire de la 88e demi-brigade.

À cette occasion, Charles Antoine Louis Alexis Morand fait la connaissance de deux généraux qui marqueront sa carrière :

Napoléon continue l'expédition en remontant le Nil.

Les Français font leur entrée au Caire le 24 juillet 1798.



Bataille de Sédiman

Mourad Bey s'est replié sur la Haute-Égypte.

Le 25 août 1798, Louis Charles Antoine Desaix s'embarque à la tête de sa division sur une flottille et remonte le Nil.

Arrivé à Beni Souef, le 31 août 1798, Louis Charles Antoine Desaix commence à rencontrer des problèmes de ravitaillement mais remonte le Nil jusqu'à Behneseh puis progresse vers Minieh.

Les mamelouks refusent le combat et la flottille est de retour le 12 septembre 1798 près du couvent copte de Sédiman à l'entrée du canal de Joseph.

Louis Charles Antoine Desaix y apprend que les mamelouks se trouvent dans la plaine du Fayoum et s'engage dans le canal le 24 septembre 1798.

Au début de la campagne, Louis Charles Antoine Desaix commande 2 990 hommes issus de la 21e demi-brigade légère et des 61e et 88e demi-brigades de ligne et deux pièces de canons de 5 livres.

Mourad Bey commande à environ 4 000 cavaliers mamelouks auxquels s'ajoutent selon certaines sources 8 000 auxiliaire égyptiens. Les mamelouks disposent aussi de 4 canons.

Le premier contact est établi le 3 octobre 1798.

Un deuxième engagement mineur a lieu le 5 octobre 1798, ce qui commence à épuiser les vivres et les munitions du corps français.

Le 16 vendémiaire an VI ou le 7 octobre 1798, les troupes de Mourad Bey sortent des retranchements de Sédiman et attaquent les Français qui se disposent en 3 carrés, un grand et deux petits à ses angles.

Les mamelouks, comme aux Pyramides, chargent avec fureur mais sont repoussés par des salves tirées à 10 ou 20 pas.

Le petit carré de droite, composé des hommes de la 21e demi-brigade légère, manque de peu d'être enfoncé.

Les mamelouks tentent une innovation tactique en rassemblant leurs 4 canons en une batterie mais une attaque vigoureusement menée par le capitaine Jean Rapp la capture.

Après plusieurs heures de combat, les Français passent à l'offensive et les mamelouks s'enfuient vers le sud.

Les Français comptent 36 tués et 90 blessés que Jean Rapp escortent rapidement au Caire.

Les Turcs comptent environ 400 morts et blessés et abandonnent leur artillerie.

François-Xavier Donzelot se signale à la Bataille de Sédiman.

Mourad Bey tente alors de harceler les Français mais est de nouveau battu le 9 octobre 1798 au combat de Sédiman.

La Moyenne-Égypte est conquise mais les combats se poursuivent au sud.



Combat de Samhoud

Charles Antoine Louis Alexis Morand Gouverneur de la province de Girgeh

Nommé gouverneur des provinces de Haute-Égypte, Louis Charles Antoine Desaix continue sa remontée du Nil et affronte le 22 janvier 1799 au combat de Samhoud l'armée de Mourad Bey reconstituée avec l'aide de combattants venus de la région de La Mecque.

Il a entretemps reçu en renfort la cavalerie commandée par Louis Nicolas Davout.

Charles Antoine Louis Alexis Morand suit Louis Charles Antoine Desaix jusqu'à Assouan, atteint le 1er février 1799.

Louis Charles Antoine Desaix nomme Charles Antoine Louis Alexis Morand gouverneur de la province de Girgeh (au nord de Louxor) en Haute-Égypte.

Pendant 6 mois, Charles Antoine Louis Alexis Morand administre le pays, tout en poursuivant les Mamelucks.


Bataille terrestre d'Aboukir

Bataille terrestre d'Aboukir

Napoléon Ier a échoué dans sa tentative du siège de Saint-Jean-d'Acre et doit battre en retraite.

L'Angleterre pousse les sultans de la région à prendre les armes.

Mais les chefs arabes qui n'ont pas oublié la défaite du Mont Thabor du pacha de Damas, restent neutres. Ce dernier voue une haine incalculable pour les français et décide de reprendre le combat.

Une immense flotte anglaise se rue sur la presqu'île d'Aboukir, tenu par une petite garnison de 300 hommes dirigés par le chef de bataillon Godart. 15 000 hommes débarquent sur la plage et les attaquent. Napoléon Ier, présent, ne bouge pas ! Cependant, il envoie ses ordres partout en Égypte pour rapatrier le plus de troupes possibles.

Il envoie 300 hommes en soutien, commandés par Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont, pour faire bonnes figures devant des officiers atterrés. Ils se battent à 1 contre 60 et sont écrasés.

Les bateaux anglais, dirigés par Nelson, pilonne les positions françaises. Bientôt, la presqu'île a changé de camp et les étendards turcs flottent sur les bastions pris aux français.

Quand le gros de l'armée d'Égypte est là, Napoléon Ier met en place ses troupes :

Eugène de Beauharnais participe à cette bataille.

L'attaque est lancée le 25 juillet 1799, à midi.

Il place son artillerie et repousse les navires anglais de Nelson. L'appui naval des Turcs du Pacha est détruit.

Napoléon Ier peut se préparer en toute tranquillité à refouler les Turcs. Mais leur résistance est inattendue. Louis Charles Antoine Desaix piétine, Joachim Murat n'ose pas trop charger, vu la mitraille qui s'abat au-dessus de sa tête.

Louis Charles Antoine Desaix revient plus près de Napoléon pour attendre d'autres directives. Le pacha sort avec ces hommes et coupe les têtes des soldats français, morts ou vifs !

La haine s'empare des français, qui, sans ordre, se ruent vers les bastions et les prennent à la baïonnette.

Henri Gatien Bertrand est légèrement blessé à la tête à Aboukir, son cheval tué sous lui.

Le général en chef l'appelle pour remplacer son chef de brigade et Henri Gatien Bertrand, la tête enveloppée d'un bandage, s'élance à l'attaque du fort d'Aboukir, prend un drapeau et reçoit une blessure à la cuisse.

Les cavaliers de Joachim Murat chargent sans aucune crainte les hommes du Pacha. Le dernier fort, complètement au bout de la bande de terre, résiste farouchement et Jean Lannes butte.

Mais Joachim Murat trouve la faille, suivi de tous ces cavaliers. Il sabre tout ce qui bouge et parvient devant le pacha de Damas et lui coupe 3 doigts. Il lui lance :

Si tu refais ça à mes soldats, je te le jure par Allah, je te couperai d'autres choses...

La victoire lors de cette bataille finit la campagne d'Égypte en apothéose.

Napoléon Ier a confirmé ses talents de stratège, mais il apparaît aussi qu'il suffit d'un choc émotionnel de son armée pour soudain avoir l'impression qu'elle double de volume...



Tentative de débarquement des ottomans en Égypte

Négociations des Français avec les Ottomans et les Anglais

En septembre 1799, ayant achevé la conquête de la Haute-Égypte, Louis Charles Antoine Desaix est rappelé par Jean-Baptiste Kléber qui pense utiliser sa notoriété pour entreprendre les négociations avec Kör Yusuf Ziyaüddin Pasha, le vizir ottoman, dont l'armée commence à s'approcher des premières positions françaises en Égypte.

De son côté, William Sidney Smith, commandant la flotte britannique qui patrouille devant l'Égypte, commence le convoyage des troupes turques (8 000 janissaires) destinées à prendre Damiette.

Un premier débarquement de 4 000 janissaires a lieu le 1er novembre 1799, mais il est aisément repoussé par les 1 000 soldats français de Jean Antoine Verdier, qui empêchent ainsi le débarquement des 4 000 janissaires restant.

Les pertes turques sont considérables, 3 000 hommes périssent et les 1 000 autres sont faits prisonniers, alors que les Français ne comptent que 2 tués et 100 blessés dans leurs rangs.

Malgré cette victoire, Jean-Baptiste Kléber continue d'envisager l'évacuation du pays.

Jean-Baptiste Kléber envoie donc un émissaire auprès du vizir en Syrie, qui assez bien accueilli notamment grâce à l'influence de l'amiral britannique William Sidney Smith.

Ce dernier se présente comme ministre plénipotentiaire de la Couronne Britannique, fonction qu'il n'a jamais eue, d'autant plus qu'un ambassadeur, lord Elgin vient d'arriver à Constantinople.

Jean-Baptiste Kléber entame donc des négociations avec un interlocuteur dont il ignore complètement le statut exact.

Les négociations commencent sur le vaisseau amiral de William Sidney Smith, le Tigre, aux abords de Damiette.

Le plénipotentiaire français est Louis Charles Antoine Desaix, pourtant opposé à l'évacuation de l'Égypte.

Il expose les conditions de Jean-Baptiste Kléber exigeant :

William Sidney Smith refuse catégoriquement ces conditions qui, relevant de la compétence de plusieurs nations, ne peuvent être accordées par un simple plénipotentiaire.

Les négociateurs traitent donc les sujets les plus urgents : l'évacuation des blessés et des savants d'Égypte.

Ce point relève directement des compétences de William Sidney Smith, qui y consent sans trop de pourparlers.

Quant à l'armistice, William Sidney Smith déclare qu'en attendant l'arrivée des plénipotentiaires, il fera part des conditions françaises au vizir, stationné près de Gaza.

William Sidney Smith accepte donc une trêve.



Pourparlers entre Charles Antoine Louis Alexis Morand et William Sidney Smith

En novembre 1799, Charles Antoine Louis Alexis Morand négocie avec William Sidney Smith, commandant l'escadre anglaise, mais ces pourparlers, relayés par Louis Charles Antoine Desaix, seront désavoués par le ministère anglais.


Arrivée de Louis Charles Antoine Desaix à Marengo Mort de Desaix - par Jean Broc

Bataille de Zurich

Siège de Gênes

Bataille de Marengo

Mort de Louis Charles Antoine Desaix

Alors qu'il mène un long travail de réorganisation, Napoléon Ier est menacé par une coalition formée de l'Autriche et de l'Angleterre.

Napoléon Ier dirige son armée vers les Vosges, et attaque en Suisse.

La victoire de Zurich affole les Autrichiens.

Napoléon Ier passe le col du Grand-Saint-Bernard et fond sur les autrichiens mais ne parvient pas à les écraser.

On apprend qu'André Masséna a capitulé à Gênes, en sauvant ses hommes c'est vrai, mais en perdant une place stratégique importante.

André Burthe d'Annelet reçoit 2 blessures graves au siège de Gênes, le 10 avril 1800.

Le 4 juin 1800, André Burthe d'Annelet est chargé par André Masséna de porter à Napoléon Ier les drapeaux pris à l'ennemi.

Les troupes autrichiennes se lancent à l'assaut à Marengo le 14 juin 1800, prenant en tenaille l'armée française.

Les troupes françaises qui attendent patiemment près de San Guliano, sont réveillées par le canon à 8 heures le 14 juin 1800.

Les lignes sont enfoncés, mais les français, galvanisés par un chef qui a compris l'issu de la bataille, tiennent bon.

Napoléon Ier envoie des messages à ces armées disséminées partout en Italie.

Il reprend confiance et enraye l'attaque autrichienne sur son flanc gauche.

Mais voici qu'Ott, un général autrichien, attaque une nouvelle fois avec beaucoup plus de force.

Napoléon Ier fait donner la Garde consulaire sans succès. À une 13 heures la situation se stabilise. Mais à 15 heures, elle est critique pour les français. Jean Lannes et Victor se replie.

Mélas, très heureux de sa victoire n'ordonne la poursuite qu'à partir de 17 heures. Napoléon Ier s'apprête à faire sonner la retraite.

Envoyé sur ordre de Napoléon Ier à la recherche de l'armée ennemie sur la route de Gênes, Louis Charles Antoine Desaix revient sur ses pas en entendant tonner des canons sur ses arrières, à moins que ce ne soit sur réception d'un contrordre (les deux versions ont leurs partisans).

Arrivant avec environ 10 000 hommes, Louis Charles Antoine Desaix prend la tête de la 9e brigade d'infanterie légère et rentre dans la bataille.

Les hommes vaincus se redressent et reprennent le combat sans se soucier de leurs souffrances.

Le bataillon autrichien de poursuite, un flot de soldats atterrés, fuit l'artillerie de Louis Charles Antoine Desaix, le feu des enfers comme la nomme Napoléon Ier.

La troupe de Napoléon Ier a été fortement éprouvée et il est difficile de reconstituer un semblant d'armée.

Mélas est maintenant dans une mauvaise passe. Il envoie la colonne de Zachs contre les français. Le combat est d'une fureur absolue.

Mais la charge de cavalerie de Kellermann (fils du futur maréchal) écrase les positions autrichiennes.

Mélas, à son tour, fait sonner la retraite, et repasse la Bormida, avec 10 000 hommes en moins.

Louis Charles Antoine Desaix meurt pendant cette bataille mortellement blessé d'une balle en plein cœur.

Eugène de Beauharnais est fait chef d'escadron sur le champ de bataille.

Bonaparte bien que victorieux, n'est pas fier de lui car il a commit une série d'erreurs. Néanmoins, cette victoire met fin à la deuxième coalition.



Inhumation de Louis Charles Antoine Desaix

Napoléon Ier, Premier Consul, fait transporter la dépouille mortelle de Louis Charles Antoine Desaix au couvent du Grand-Saint-Bernard.

Elle est inhumée dans la chapelle des Hospitaliers du Grand Saint-Bernard le 19 juin 1805.

Louis Alexandre Berthier, ministre de la Guerre, représentant l'Empereur, prononce son éloge funèbre.

Une perte vivement sentie et qui le sera par toute la République est celle du général Desaix, revenu d'Égypte et arrivé au Quartier général deux jours avant la bataille, frappé d'une balle lors de la charge de sa division.

Il est mort sur le coup et n'a proféré que ces mots, adressés au jeune le Brun qui était avec lui au plus fort du danger : " Allez dire au Premier Consul que je meurs avec le regret de n'avoir pas assez fait pour vivre dans la postérité " - Bulletin de l'armée de réserve, 26 Prairial an VIII (Archives Départementales de Saône et Loire).


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