Listes Recherche par nom de personne, de lieu,... Recherche par Année Carte

Page précédente Accueil du site Mode d'emploi Nous écrire



De l'année à l'année
Sans mise en forme










Événements contenant la ou les locutions cherchées



34 événements affichés, le premier en 1753 - le dernier en 1889



Naissance de Lazare Carnot

Lazare Nicolas Marguerite Carnot ou Lazare Carnot surnommé l'organisateur de la victoire ou Le grand Carnot naît à Nolay en Côte-d'Or le 13 mai 1753.



Lazare Carnot Militaire

Lazare Carnot entre au service dans l'arme du génie en 1771.



Écriture l'Éloge de Vauban

Lazare Carnot n'a que le grade de capitaine au corps royal du génie en 1783, lorsqu'il écrit l'Éloge de Vauban qui est couronné par l'Académie de Dijon.

Entré très jeune dans l'arme du génie, il passe pour un original parmi ses camarades.

Lazare Carnot refuse des propositions de service dans l'armée prussienne.



Lazare Carnot est élu député du Pas-de-Calais

Lazare Carnot est élu député du Pas-de-Calais en 1791 à l'Assemblée législative,



Lazare Carnot élu à la Convention

Lazare Carnot est élu à la Convention en 1792.

Lazare Carnot siège d'abord avec les députés de la Plaine avant de rejoindre les Montagnards.

Membre du comité militaire, Lazare Carnot fait décréter l'armement d'une nombreuse garde nationale et le licenciement de la garde du roi.


Éxecution de Louis XVI

Condamnation à mort de Louis XVI

Mort de Louis XVI

Louis XVII Roi de France

Le 15 janvier 1793, lors d'un premier vote, Louis XVI est déclaré coupable par 707 voix pour 718 votants.

La Convention nationale se réunit au manège du château des Tuileries, en séance permanente les mercredi 16 et jeudi 17 janvier 1793.

La Convention nationale procède à un scrutin rectificatif le 18 janvier 1793.

Le vote nominal, suivi d'une justification des votants à la tribune, donne 387 votes pour la peine de mort, dont 26 demandant un éventuel sursis.

Charles-François Delacroix, Jean-Baptiste Robert Lindet, Pierre Joseph Cambon, Antoine Christophe Saliceti et Lazare Carnot vote la mort de Louis XVI.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès ne vote pas la mort, mais demande que Louis XVI soit gardé en otage jusqu'à la paix, et qu'en cas d'invasion du territoire, il soit exécuté.

Joseph Fouché voter la mort de Louis XVI et bascule vers les bancs des Montagnards.

La majorité requise étant de 361 voix, Louis XVI le roi est condamné à mort pour un unique vote.

Ce scrutin ne souffre cependant pas de contestations du fait de sa nature nominale.

On commence à le surnommer Louis le dernier.

Marie-Thérèse de France commence à écrire ses mémoires peu avant l'exécution de son père.

Louis XVI meurt le 21 janvier 1793, guillotiné à Paris sur la place de la Révolution, ancienne place Louis XV, aujourd'hui place de la Concorde.

Les bourreaux veulent dépouiller Louis XVI de ses habits. Il les repousse fièrement, se déshabille lui-même et défait le col de sa chemise.

Ils veulent lui lier les mains. Cette dernière humiliation le révolte : Que prétendez-vous ?, demande-t-il. " Vous lier ", lui est-il répondu. Louis XVI reprend : Me lier ? Non, je n'y consentirai jamais. Faites ce qui vous est commandé, mais vous ne me lierez pas ; renoncez à ce projet. Avec un mouchoir, Sire demande le bourreau Sanson avec respect, montrant un morceau de soie.

Louis XVI, qui n'avait plus été appelé Sire depuis bien longtemps, accuse le coup. Il hésite quand il se tourne vers son confesseur. Les bourreaux vont l'empoigner quand l'abbé Henri Edgeworth de Firmont lui dit : Sire, dans ce nouvel outrage je ne vois qu'un dernier trait de ressemblance entre Votre Majesté et le Dieu qui va être votre récompense.

Louis XVI lève les yeux au ciel : Assurément, dit-il, il ne faut rien de moins que son exemple pour que je me soumette à un tel affront. Et se tournant vers les bourreaux : Faites ce que vous voudrez, je boirai le calice jusqu'à la lie. Il se laisse dès lors lier les mains et couper les cheveux. S'appuyant sur l'abbé Henri Edgeworth de Firmont il monte calmement les marches qui conduisent à l'échafaud. L'abbé Henri Edgeworth de Firmont craint que le courage commence à lui manquer, et il ajoute, ému : Fils de Saint-Louis, montez au Ciel !

Mais, parvenu au pied de la guillotine, Louis XVI, placide, considère un instant les instruments de son supplice et demande si les tambours s'arrêteront de battre. Il s'avance pour dire : Je meurs innocent des crimes qu'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez verser ne retombe pas sur la France.

Il veut poursuivre mais les tambours couvrent ses dernières paroles. On crie aux bourreaux de faire leur office. Le roi déchu redevint silencieux, et n'oppose plus aucune résistance à l'exécution.

Le couperet siffle à 10 heures 22, sous les yeux de 5 ministres du conseil exécutif provisoire et de quelques autres personnes, invitées par le ministre de la Marine dans son bureau, pour assister à l'exécution.

Il est inhumé au cimetière de la Madeleine, rue d'Anjou-Saint-Honoré.

Louis XVII est séparé de Louis XVI, le matin du 21 janvier 1793.

En vertu du principe selon lequel la continuité dynastique est automatique en France, Louis XVII succède à son père et devient Roi de France.

Il est reconnu comme tel par Louis XVIII alors émigré à Hamm, près de Düsseldorf en Westphalie.

Les Vendéens et les Chouans, mais aussi de fidèles royalistes dans d'autres provinces, se battront et mourront en son nom. Leurs étendards portent l'inscription : Vive Louis XVII.

Le jeune Louis XVII est confié à sa mère, également emprisonnée au Temple.



Remaniement du Comité de salut public

Le Comité de salut public est jusqu'alors dominé par Georges Jacques Danton.

Le 10 juillet 1793, le Comité de salut public est remaniémarat.

Maximilien de Robespierre devient membre du Comité de salut public le 27 juillet 1793.

Jeanbon Saint-André et Prieur de la Marne entrent au Comité de salut public juste après.

Le 14 août 1793, Bertrand Barère fait entrer au Comité de salut public Lazare Carnot et Prieur de la Côte-d'Or, officiers de carrière, pour s'occuper plus particulièrement des affaires militaires.

Le 5 septembre 1793, la pression des sans-culottes fait entrer au Comité de salut public Billaud-Varennes et Collot d'Herbois.

Composé de 11 membres, le Comité de salut public se réunit au deuxième étage du pavillon de Flore, devenu le pavillon de l'Égalité et ses délibérations demeurent secrètes.

Maximilien de Robespierre en est le membre essentiel, dans la mesure où il sert de liaison avec :

Lazare Carnot dirige la guerre, Jean-Baptiste Robert Lindet les approvisionnements.

Bertrand Barère prend en charge la diplomatie, l'instruction publique et les arts.

Bertrand Barère a, comme d'autres, un bureau particulier où il peut coucher.

Grand travailleur Bertrand Barère s'occupe aussi du secrétariat et à ce titre est appelé à faire des comptes rendus à la Convention plusieurs fois par semaine.

Passé maître dans ce genre d'exercices grâce à sa rapidité d'assimilation, sa verve, son aisance à solliciter les faits et à en tirer tout le parti possible, Bertrand Barère devient le rapporteur attitré du Comité.



Louis Lazare Hoche devant le Comité de salut public

Appelé à Paris peu de temps après, Louis Lazare Hoche expose au Comité de salut public un plan de campagne très bien conçu.

Lazare Carnot se serait écrié : Voilà un officier subalterne d'un bien grand mérite. Le Comité tout entier se joint à lui pour admirer tant de savoir dans un jeune homme,

Louis Lazare Hoche a ainsi la possibilité d'une ascension rapide.



Loi d'Anéantissement de tous les biens des Vendéens

Lazare Carnot porte une responsabilité indéniable dans la décision des massacres perpétrés lors de la Guerre de Vendée.

Lazare Carnot prépare la loi d'Anéantissement de tous les biens des Vendéens votée par la Convention le 1er août 1793.


Louis Lazare Hoche - peinture anonyme - école de David - vers 1793 Jean Nicolas Houchard

Siège de Dunkerque

Bataille d'Hondschoote

Florent Duquesnoy Général

Jean-Victor Marie Moreau Adjudant général

En août 1793, Frédéric-Josias de Saxe-Cobourg occupe Condé, Valenciennes, Le Cateau.

Le 24 août 1793, les britanniques commandés par Frederick Augustus d'York se joignent aux coalisés et marchent vers la France par le nord.

C'est avec une armée britanno-hanovrienne d'environ 40 000 hommes qu'ils assiègent la ville de Dunkerque.

Cette armée est protégée à l'est par deux corps commandés :

Avec le titre d'adjudant-général, Louis Lazare Hoche reçoit le commandement de Dunkerque.

Le lieutenant-colonel Joseph Souham, secondé par Louis Lazare Hoche, défend Dunkerque et résiste vaillamment au siège mené par les troupes britanniques de Frederick Augustus d'York.

Louis Lazare Hoche organise la défense de la place : après avoir résolu les problèmes d'intendance et sélectionné les meilleurs éléments autour de lui, il fait inonder la campagne autour de la ville.

Louis Lazare Hoche opère plusieurs sorties qui rendent le siège difficile à conduire pour les Britanniques.

Lazare Carnot charge Jean Nicolas Houchard de délivrer Dunkerque. Pour cela, il reçoit 15 000 hommes supplémentaires de l'armée du Rhin.

Dominique-Joseph Vandamme conduit sa compagnie franche à l'armée du Nord. Elle est amalgamée au bataillon des chasseurs du Mont-Cassel. Dominique-Joseph Vandamme devient lieutenant-colonel commandant ce corps le 5 septembre 1793.

Ainsi, à la tête de 40 000 hommes, le 6 septembre 1793, Jean Nicolas Houchard marche sur Rexpoëde, Bambecque, Oost-Cappel et s'avance vers Dunkerque et Hondschoote.

La journée du 7 septembre 1793 Jean Nicolas Houchard reconnaît la position des alliés, solidement retranchés dans Hondschoote, occupée par les troupes de Hanovre commandées par le maréchal Freytag.

Jean Nicolas Houchard pense qu'il est imprudent de livrer la bataille de Hondschoote sans faire observer le camp de 20 000 Britanniques campés à une lieue derrière lui.

Il détache pour cela la division Landrin. Sa précaution peut paraitre inutile à cause de la diversion qu'on peut attendre de l'artillerie de Dunkerque et d'une sortie de la garnison.

Le 8 septembre 1793 au matin, l'armée française s'ébranle pour attaquer de front le village de Hondschoote :

Jean-Baptiste Jourdan commande, aidé de Collot, de Dominique-Joseph Vandamme et du représentant du peuple Levasseur,

Charles Antoine Louis Alexis Morand se distingue à Hondschoote, sous Dominique-Joseph Vandamme,

Jean-Baptiste Éblé commande une division lors de cette la bataille.

Le corps de gendarmerie du colonel Leclerc est détaché pour se glisser le long du Lang-Moor, sur le Flanc droit de l'ennemi.

Le corps de gendarmerie à pied de Paris est composé des anciennes Gardes-françaises.

Les troupes de la coalition sont concentrées sur une ligne aux ordres du général allemand Walmoden, car Freytag blessé, est hors d'état de commander. Ces troupes défendues par des batteries rasantes, attendent les Français.

Au début de la bataille une colonne britannique arrive sur les Français, mais elle est mise en déroute par la cavalerie que Jean Nicolas Houchard guide en personne.

Jean-Baptiste Jourdan rencontre dans un taillis les tirailleurs hanovriens couvrant Hondschoote. Les deux partis envoient successivement le gros de leurs forces pour soutenir les corps avancés.

Les fossés, les haies, dont le pays est couvert, sont attaqués et défendus au corps à corps.

Le régiment de Brentano et une brigade hessoise sont hachés par les Français. Le général Conhenhausen est mortellement blessé, la position est aux mains des Français.

Mais les redoutes qui entourent le village de Hondschoote sont encore occupées par 15 000 Britanniques ou Hanovriens qui ne cessent de foudroyer l'armée française.

Jean Nicolas Houchard, désespérant de la victoire, refuse à Jean-Baptiste Jourdan l'autorisation d'assaillir ces redoutes avec un corps de 10 000 hommes.

Mais celui-ci, voyant ses tirailleurs se retirer en désordre, sollicite et obtient du conventionnel Pierre Delbrel la permission que le général en chef lui a refusé.

Formant une colonne de 3 bataillons, Jean-Baptiste Jourdan et Pierre Delbrel s'avance vers les redoutes.

Blessé à 50 pas des redoutes, Jean-Baptiste Jourdan continue d'avancer au pas de charge.

Des soldats chantent avec gaieté le refrain vulgaire de La Carmagnole, qu'un vieux grenadier français, Georges, dont le bras venait d'être mutilé, faisait retentir d'une voix de tonnerre alors même que d'autres entonnaient La Marseillaise.

C'est alors que le colonel Leclerc, après avoir fait deux lieues au pas de course en longeant les marais de la Moere prend les retranchements à revers.

Jean-Baptiste Jourdan et Dominique-Joseph Vandamme parachèvent la victoire en prenant à la baïonnette les redoutes du centre et le village d'Hondschoote défendu par les Hanovriens.

Frederick Augustus d'York s'empresse de rejoindre Dunkerque et d'en lever le siège.

L'armée britannique s'enfuit en désordre sur Furnes, abandonnant aux vainqueurs 6 drapeaux britanniques et hanovriens, ses canons et ses bagages.

L'armée britannique n'est ralliée qu'à 10 km du champ de bataille par le général allemand Walmoden.

Walmoden introduit un peu d'ordre dans la retraite, qui s'exécute :

Walmoden fait ensuite prendre position en potence :

pour couvrir, autant qu'il était possible, la retraite du corps de siège.

Les pertes sont à peu près égale de chaque côté, les coalisés ont 4 000 hommes tués, blessés ou prisonniers.

Jean Nicolas Houchard est accueilli en triomphe à Dunkerque mais il commet l'erreur de ne pas poursuivre l'armée britannique.

Il attaque les Hollandais dans le village de Menin, il les repousse mais ses soldats sont épuisés et il décide de les laisser se reposer.

Florent Duquesnoy se signale lors de cette bataille et est nommé général.

Sous les ordres de Joseph Souham, Jean-Victor Marie Moreau se distingue dans la défense de Dunkerque et reçoit le grade de lieutenant-colonel, puis celui d'adjudant général.


Lazare Carnot à la bataille de Wattignies - peinture de Moreau de Tours

Siège de Maubeuge

Bataille de Wattignies

Le 28 septembre 1793, Frédéric Josias de Saxe-Cobourg met le siège devant Maubeuge.

Jean-Baptiste Jourdan quitte le camp de Gravelle à la tête de 45 000 hommes pour se porter au secours de la cité assiégée.

Frédéric Josias de Saxe-Cobourg, informé de ce mouvement de troupe décide en conséquence de prendre position entre Avesnes et Maubeuge sur le plateau de Wattignies.

Il ne dispose que de 21 000 Anglo-Autrichiens, militaires professionnels qu'il répartit comme suit :

François-Sébastien de Croix commande les troupes autrichiennes.

Les troupes françaises sont constituées de jeunes recrues encadrées par les soldats de métier de l'ex armée royale. Les Français disposent de peu d'équipement à l'exception des remarquables nouveaux canons de Gribeauval.

Le 14 octobre 1793 ont lieu les premières escarmouches entre les deux armées mais sans conséquences.

Lazare Carnot, connu également sous le nom de l'organisateur de la victoire, représentant du tout-puissant Comité de Salut Public, reconnait les positions ennemies en compagnie de Jean-Baptiste Jourdan.

Deux stratégies opposées se dessinent alors :

Finalement, le politique primant le militaire en France à cette époque, c'est la stratégie de Lazare Carnot qui est retenue.

Le 15 octobre 1793, les Français lancent l'assaut contre les positions autrichiennes mais sans succès probant.

La bataille s'étend sur un front de 20 kilomètres. Les deux armées se font face.

Vers 5 h du matin le 16 octobre 1793, Florent Duquesnoy lance l'aile droite française contre l'aile gauche autrichienne dans une manœuvre jugée irréalisable par les autrichiens; il profite de la brume matinale pour lancer ses artilleurs et ses fantassins le long de la pente menant sur la position autrichienne par son côté non protégé. Ils tirent et déplacent après chaque tir, les canons de Gribeauval. C'est la surprise complète chez les autrichiens.

Frédéric Josias de Saxe-Cobourg constate que ses propres canons sont pris au village de Wattignies et retournés contre lui par les hommes de Florent Duquesnoy.

Il est pris en tenaille entre :

L'inertie de la garnison de Maubeuge sera sévèrement reprochée à son commandant car une sortie aurait permis d'écraser les troupes de Frédéric Josias de Saxe-Cobourg.

Le 16 octobre 1793 à 13h les Autrichiens sont bousculés sur le plateau de Souvergeaux, les combats sont intenses et malgré les escarpements du terrain les Français réussissent à gravir les pentes sous une pluie de balles et de boulets.

Pendant ce temps de l'autre côté du village, d'autre combats se déroulent au lieu dit le Try Glarges où la cavalerie autrichienne entre en jeu. Cette attaque est repoussée par les Français.

Les Français ont des pertes plus élevés car ils affrontent un ennemi en position défensive sur des hauteurs très difficiles d'accès.

Charles Antoine Louis Alexis Morand prend part au combat de Wattignies.

Frédéric Josias de Saxe-Cobourg est contraint de se replier. Cette victoire permet de rétablir la situation militaire sur la frontière nord-est de la France.

La Convention ordonne alors à Jean-Baptiste Jourdan de reprendre la Belgique aux coalisés mais celui-ci échoue.

L'exploitation du succès obtenu à Wattignies ne peut se réaliser faute notamment d'armes et de munitions qui font alors cruellement défaut.



Loi d'Extermination totale des habitants de la Vendée

Lazare Carnot prépare la loi d'Extermination totale des habitants de la Vendée votée par la Convention le 1er octobre 1793.



Instructions de Lazare Carnot au général Turreau

Alors que le général Turreau, dans une lettre du 17 janvier 1794, lui demande de préciser la conduite à tenir vis-à-vis des populations :

Que doit-on faire des femmes, des enfants, des suspects, des prisonniers ?

Lazare Carnot répond le 8 février 1794 :

Tu te plains, citoyen général, de n'avoir pas reçu du Comité une approbation formelle à tes mesures... Tue, tue, extermine les brigands jusqu'au dernier, voilà ton devoir.

Ces décisions sont prises alors même que Jean-Baptiste Kléber propose au Comité de salut public des mesures de modération envers les populations vendéennes.



L'incarcération de Louis Lazare Hoche

Le 20 mars 1794, Louis Lazare Hoche se voit enlevé à l'armée de la Moselle dont il a le commandement en chef.

Il est jeté dans les prisons de Paris pour trahison, comme membre du club des Cordeliers, suite à un arrêté signé par :



Jean-Victor Marie Moreau Général de division

Lazare Carnot, qui est réputé pour avoir un œil quant aux qualités d'un chef, promeut Jean-Victor Marie Moreau général de division le 12 avril 1794 et lui donne le commandement de l'aile droite de l'armée sous Jean-Charles Pichegru dans les Flandres.


Exécution de Robespierre, Saint-Just, Couthon et Dumas

Complot du 9 Thermidor An II

Mort de Maximilien de Robespierre

Fin de la Terreur

Le Comité de salut public s'est divisé. Maximilien de Robespierre n'y paraît plus depuis plus d'un mois.

Collot d'Herbois, Billaud-Varenne, Carnot se sentent menacés et prennent contact avec d'autres groupes :

Le 5 thermidor An II soit le Bertrand Barère est à l'origine de la réunion de réconciliation des deux comités, réconciliation acceptée, semble-t-il, par Couthon et Saint-Just mais rejetée par Maximilien de Robespierre.

Au cours de la nuit du 8 et 9 Thermidor An II soit les 26 et 27 juillet 1794, se battant avec énergie pour sauver sa vie, Joseph Fouché joue un rôle décisif, dans les négociations avec les chefs de la Plaine, leur promettant la fin de la Terreur pour prix de leur alliance.

Modéré de cœur comme de raison, Lazare Carnot prend position contre Maximilien de Robespierre et Saint-Just.

Le 8 thermidor An II soit les 26 juillet 1794, Bertrand Barère adopte une attitude attentiste, tentant de jouer les conciliateurs.

Au soir du 9 Thermidor An II soit le 27 juillet 1794 Bertrand Barère présente le décret mettant ses partisans de Maximilien de Robespierre, hors la loi, mesure qui va largement contribuer à paralyser l'insurrection.

Maximilien de Robespierre Saint-Just, Couthon et Dumas meurent le 28 juillet 1794 exécutés.

La Grande Terreur s'achève par l'élimination des Robespierristes, du 9 au 12 thermidor an II soit du 27 au 30 juillet 1794.

Bertrand Barère, c'est la Plaine, ralliée au gouvernement révolutionnaire tant que celui-ci lui semble indispensable pour sauver la Révolution, mais désireuse d'effacer terreur et dictature dès lors que la Révolution lui semble sauvée.

Joseph Fouché est marginalisé.

Le sort de Louis XVII s'améliore relativement, même s'il demeure prisonnier dans la tour du Temple.

Thérésa Cabarrus est surnommée Notre-Dame de Thermidor parce qu'elle a poussé Tallien, le conventionnel, son amant d'alors, à renverser Maximilien de Robespierre.

Charles-François Delacroix se rallie à la réaction thermidorienne, et est envoyé en mission en Ardennes.



Lazare Carnot Directeur

Menacé d'arrestation, Lazare Carnot est définitivement sauvé le 9 prairial an III soit le 28 mai 1795 par Bourdon de l'Oise ou Lanjuinais, qui le présente comme celui qui avait organisé la victoire des armées de la République.

À sa suite, les Thermidoriens prétendent qu'au Comité de salut public, Lazare Carnot s'est occupé exclusivement des opérations militaires, lui attribuèrent la plus grande part aux succès des armes françaises, et le surnommèrent l'Organisateur de la victoire.

En 1795, Lazare Carnot est élu comme Directeur dans le nouveau gouvernement.

Défenseur des petites limites, c'est à dire d'une France comprise entre la Meuse, les Alpes et les Pyrénées, Lazare Carnot s'oppose à la vision alors dominante du Directoire.


Les directeurs de la France - Paul Barras au centre Paul Barras - Principal membre du Directoire

Paul Barras Directeur

Paul Barras est élu au Directoire dès sa création le 31 octobre 1795.

Sont choisis également :

Emmanuel-Joseph Sieyès, réticent, démissionne aussitôt, et est remplacé par Lazare Carnot.



Mariage de Lazare Carnot avec Jacqueline Sophie Dupont

Lazare Carnot épouse Jacqueline Sophie Dupont, née à Maninghem dans le Pas-de-Calais. Leurs enfants sont :



Lazare Carnot Membre de l'Académie des sciences

Lazare Carnot est élu membre de l'Académie des sciences en 1796.



Napoléon Ier général en chef de l'armée d'Italie

Barthélemy Louis Joseph Schérer est rappelé et remplacé par Napoléon Ier qui est nommé général en chef de l'armée d'Italie le 2 mars 1796 sur la proposition de Barras.

Grâce à Napoléon Ier, Joseph Bonaparte est nommé commissaire des guerres à l'armée d'Italie.

Le 6 mars 1796, Lazare Carnot remet à Bonaparte l'Instruction pour le général en chef de l'armée d'Italie :


Barthélémy-Catherine Joubert

Expédition du Tyrol

L'expédition du Tyrol le 20 mars 1797 a été qualifiée par Lazare Carnot de campagne de géants.

Pendant que Jean-Baptiste Jules Bernadotte marche sur Laybach, Napoléon Ier détache 16 000 hommes sous la conduite de Barthélémy-Catherine Joubert.

Les défilés redoutables du Tyrol, un des pays les plus âpres de l'Europe, sont défendus par 2 armées ennemies et plus encore par les habitants. Ces armées sont commandées par les généraux Alexis Laudon et Kerpen.

Les défilés sont forcés par Barthélémy-Catherine Joubert, à la tête de 3 divisions formant la gauche de l'armée d'Italie.

Barthélémy-Catherine Joubert prend tous les magasins des Autrichiens, leur fait 9 000 prisonniers et opère sa jonction avec la Grande Armée, pendant qu'à Vienne on chantait le Te Deum pour célébrer sa défaite et sa destruction.

En descendant du Tyrol, Barthélémy-Catherine Joubert se présente à l'entrée de la tente de Napoléon Ier. La sentinelle a ordre de ne laisser entrer personne. Barthélémy-Catherine Joubert insiste. Napoléon Ier se présente, le reconnaît, l'embrasse et dit au soldat: Va, le brave Joubert qui a forcé le Tyrol a bien pu forcer ta consigne.



Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Ministre des Affaires étrangères

Coup d'État du 18 fructidor an V

Déportation de Louis François Joseph de Bourbon-Conti

En 1797, lors du renouvellement annuel du tiers des Conseils, les royalistes, se présentant en défenseurs de l'ordre, se retrouvent majoritaires dans le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens, formant le pouvoir législatif.

Jean-Charles Pichegru est député des Cinq-Cents et président de ce corps.

Ils réussissent à faire nommer Balthazar François de Barthélemy comme directeur.

Les Conseils suppriment alors les lois contre les émigrés et les prêtres réfractaires.

Le Directoire se retrouve alors divisé en 2 camps :

Entre les deux Paul Barras tergiverse.

Il finit par se ranger du côté des républicains après la découverte de documents suspects portés par Emmanuel Henri Louis Alexandre de Launay, un agent royaliste, arrêté par Napoléon Ier.

Paul Barras obtient l'accord des autres Directeurs, qui sont pourtant hostiles à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord remplace Charles-François Delacroix comme ministre des Relations extérieures le 16 juillet 1797.

Lors de sa nomination, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord aurait dit à Benjamin Constant : Nous tenons la place, il faut y faire une fortune immense, une immense fortune.

De fait, et dès cet instant, cet homme d'infiniment d'esprit, qui manquait toujours d'argent prend l'habitude de recevoir d'importantes sommes d'argent de l'ensemble des États étrangers avec lesquels il traite.

Pour assurer leur puissance, Paul Barras, Jean-François Reubell et Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux qui forme une sorte de triumvirat, soutenus par l'armée, organisent le coup d'État du 18 fructidor an V soit le 4 septembre 1797 contre les modérés et les royalistes.

À l'aube, Pierre Augereau, envoyé d'Italie, fait occuper militairement Paris.

Le général Verdière arrête :

Ils sont incarcérés au Temple et déportés à Sinnamary en Guyane française.

Des affiches sont placardées dans Paris révélant, d'après les papiers d'Emmanuel Henri Louis Alexandre de Launay, la trahison de Jean-Charles Pichegru.

De nombreux députés, prêtres et journalistes sont eux aussi déportés en Guyane, et les élections de 49 départements sont annulées.

Lazare Carnot qui craint d'être arrêté, prend la fuite et s'exile en Allemagne.

Ce coup d'État marque un renforcement de l'exécutif au détriment du pouvoir législatif.

Une loi de déportation est votée qui frappe l'ensemble des membres de la maison de Bourbon.

Louis François Joseph de Bourbon-Conti est conduit sous escorte armée jusqu'à la frontière espagnole, non sans avoir obtenu du Directoire une provision annuelle de 50 000 francs sur le produit de ses biens, grâce à une réclamation du citoyen Desgraviers, institué son légataire universel.

En 1797, Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara tente de faire rayer son nom de la liste des émigrés avec l'aide de ses amis royalistes comme Mathieu Dumas, mais le coup d'État de Fructidor lui ôte tout espoir.

Le sénat de Hambourg ordonne l'expulsion de Louis-Marie-Jacques-Almeric de Narbonne-Lara.

Après ce coup d'État, Joseph Bonaparte peut enfin siéger au Conseil des Cinq-Cents.


Lazare Carnot – anonyme - vers 1815 - musée de l'Histoire de France

Lazare Carnot Ministre de la Guerre

Rappelé par le Premier Consul après le 18 brumaire an VIII Lazare Carnot reçoit le portefeuille de la Guerre en 1799.



Lazare Carnot à nouveau à l'Académie des sciences

Lazare Carnot est réélu à l'Académie des sciences en 1800.



Lazare Carnot élu au Tribunat

Lazare Carnot est élu au Tribunat en 1802.



Constitution du 2 floréal an XII

Napoléon Ier Empereur héréditaire des Français

Le Sénat vote à l'unanimité la Constitution le 2 floréal an XII soit le 18 mai 1804.

Cette constitution instaure le gouvernement impérial.

Lazare Carnot vote contre.

Ce jour, Napoléon Ier est proclamé empereur héréditaire des Français au château de Saint-Cloud.

Royaliste dans l'âme, Joséphine de Beauharnais supplie Napoléon de renoncer au trône.

Je t'en prie, Napoléon, ne te fais pas roi !

Ce sénatus consulte octroie le titre de prince impérial au futur fils aîné de l'empereur et celui de prince français aux autres princes dynastes.

Joseph Bonaparte est altesse impériale et porte le titre de prince français.

Eugène de Beauharnais est nommé colonel-général des chasseurs de la Garde.

Napoléon Ier lui fait confiance.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès est nommé prince-archichancelier.

Lors des nombreux déplacements de l'empereur sur les théâtres des opérations militaires, Jean-Jacques Régis de Cambacérès assurera la présidence du Sénat et du Conseil d'État, ainsi que la direction de l'administration.

Charles-François Lebrun devient prince-architrésorier du Premier Empire.



Lazare Carnot Général de division

Lazare Carnot reste sans emploi jusqu'à la campagne de Russie.

Il offre alors son épée à Napoléon Ier.

On s'aperçoit alors qu'il est toujours simple chef de bataillon.

En quelques instants, on le fait passer par les grades de lieutenant-colonel, colonel, général de brigade, et général de division.



Lazare Carnot Ministre de l'Intérieur

Lazare Carnot devient ministre de l'Intérieur du 20 mars au 22 juin 1815 pendant les Cent-Jours.

Lazare Carnot est fait comte de l'Empire le 20 mars 1815, mais il ne porta jamais ce titre et ne retira pas les lettres patentes de la chancellerie.



Lazare Carnot Pair des Cent-Jours

Charles Antoine Louis Alexis Morand Pair de France

Lazare Carnot est fait pair des Cent-Jours le 2 juin 1815.

Le 2 juin 1815, Charles Antoine Louis Alexis Morand est fait pair de France.


Napoléon II

Seconde abdication de Napoléon Ier

Napoléon II Empereur des Français

Louis XVIII Roi de France

À la fin des Cent-Jours, l'abdication faite au palais de l'Élysée le 22 juin 1815 indique :

Ma vie politique est terminée, et je proclame mon fils, sous le titre de Napoléon II, empereur des Français.

Cette proclamation est approuvée par les deux chambres du Parlement : la chambre des représentants et la chambre des pairs.

Lazare Carnot fait partie du gouvernement provisoire.

Une commission de gouvernement se met en place et désigne Napoléon II qui se trouve alors à Vienne, dans tous ses documents, comme l'empereur, avant de se dissoudre le 7 juillet 1815.

Napoléon II aura été de droit empereur des Français, en son absence et probablement sans qu'il en soit conscient, l'espace de 15 jours.



Lazare Carnot Exilé

Lazare Carnot est banni comme régicide en 1816 et se retire à Varsovie, puis à Magdebourg, où il consacrera le reste de ses jours à l'étude.



Mort de Lazare Carnot

Lazare Carnot meurt en exil à Magdebourg en Allemagne le 2 août 1823.



Transfert au Panthéon des cendres de Lazare Carnot, de Marceau, de La Tour d'Auvergne et de Baudin

Les cendres de Lazare Carnot, de Marceau, de La Tour d'Auvergne et de Baudin, sont transférées au Panthéon le 4 août 1889 au cours d'une imposante cérémonie, pendant le septennat de Sadi Carnot, petit-fils de Lazare Carnot.


Menu contextuel

Si, dans le résultat d'une recherche, un nom de personne ou de lieu ou une date vous interpelle, sélectionnez-le et faites un clique droit pour lancer une nouvelle recherche.


Si ce site vous est utile, placez le dans vos favoris ou marques-pages !