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429 événements affichés, le premier en -590 - le dernier en 1867



Léon Roi de Sparte

Léon succède à Eurycratidès et devient Roi Agiade de Sparte en 590 avant Jésus-Christ.



Anaxandridas II Roi de Sparte

Anaxandridas II succède à Léon, son père, et devient Roi Agiade de Sparte en 560 avant Jésus-Christ.



Naissance de Léon Ier le Grand

Léon Ier le Grand naît naît en Toscane ou à Rome entre 390 et 400, fils d'un dénommé Quintianus.



Naissance de Léon Ier le Grand

Léon Ier le Grand naît en 401.


Célestin Ier Pape

Mort du Pape Boniface Ier

Célestin Ier Pape

Boniface Ier meurt le 4 septembre 422. Il est fait Saint.

Boniface Ier retire son mandat à Patrocle d'Arles, nommé par Zosime métropolite des provinces de Vienne et Narbonne. Ceci rassure le clergé gaulois. Il parvient à convaincre l'empereur d'Orient, Théodose II, de rendre à la juridiction de Rome la province d'Illyrie, alors qu'il l'a précédemment remise au patriarche de Constantinople.

Boniface Ier est l'auteur de décrets interdisant aux femmes, fussent-elles religieuses, de toucher les linges sacrés (y compris pour les laver) ou de venir à l'autel pour y brûler de l'encens. Il interdit également aux esclaves de devenir des clercs.

Célestin Ier devient le 43e Pape le 10 septembre 422. Probablement d'origine campanienne, il se fait remarquer comme diacre à Rome et vit un certain temps à Milan auprès d'Ambroise de Milan.

Léon Ier le Grand est archidiacre de Rome sous le pontificat de Célestin Ier.



Mort du Pape Célestin Ier

Sixte III Pape

Célestin Ier meurt le 27 juillet 432. Il est fait Saint.

Célestin Ier agit aussi vigueur contre le pélagianisme soutenant dans ce combat saint Augustin en Afrique du nord et envoyant Germain l'Auxerrois et Loup de Troyes en Grande-Bretagne et saint Patrick en Irlande en 432.

Après avoir semblé pencher pour le pélagianisme dans sa jeunesse, il se rallie à une stricte orthodoxie suite à un échange de lettres avec Augustin d'Hippone. Il est un membre influent de l'entourage des papes Zosime, Boniface Ier et Célestin Ier. Sixte III devient le 44e Pape le 31 juillet 432.

Léon Ier le Grand est archidiacre de Rome de Sixte III dont il est l'homme de confiance.


Léon Ier le Grand Pape

Mort du Pape Sixte III

Conflit entre le patrice Aetius et le préfet du prétoire Albinus

Léon Ier le Grand Pape

Sixte III meurt le 19 août 440. Il est fait Saint.

Sixte III construit :

Dans ses rapports avec les Églises d'Orient Sixte III cherche l'apaisement surtout après la crise du nestorianisme mais défend avec vigueur ses prérogatives sur l'Illyrie face aux revendications du patriarche de Constantinople.

À la mort de Sixte III, Léon Ier le Grand est en Gaule à la demande de la cour de Ravenne afin d'arbitrer un conflit entre le patrice Aetius et le préfet du prétoire Albinus.

La réputation et l'influence de Léon Ier le Grand sont si grandes qu'il est élu par le peuple romain pendant son absence en Gaule. Il rentre à Rome pour être sacré Pape le 29 septembre 440.

Léon Ier le Grand exerce sa juridiction sur 3 zones :



Synode de Rome

En 443, Léon Ier le Grand rassemble à Rome de nombreux évêques et prêtres pour mettre en garde contre les sectes et inviter ceux qui le souhaitent à se rétracter de leurs erreurs. Beaucoup, semble-t-il, se rétractent. Quant aux récalcitrants ils sont sanctionnés.

Léon oblige ainsi les évêques à assister chaque année au synode de Rome.



Tentative de déposition de Célidoine par Hilaire

Condamnation d'Hilaire

Vers 445, Hilaire, Évêque d'Arles, ami d'Aetius, va rendre visite à Germain, Évêque d'Auxerre, et s'arrête à Besançon. Il réunit les évêques voisins. Il décide de déposer Célidoine, Évêque de Besançon, sous le prétexte que celui-ci aurait épousé avant son entrée dans l'Église, une veuve et aurait présidé à des exécutions. Célidoine se rend à Rome auprès du pape Léon Ier le Grand, pour se défendre, et obtient satisfaction et retrouve son siège épiscopal.

Léon Ier le Grand exprime sa réprobation à Hilaire d'Arles qui s'arroge un pouvoir sur les évêques de Gaule. En 445, l'empereur Valentinien III reconnaît officiellement la primauté du pape à la suite de la condamnation d'Hilaire.



Mort de Grallon Roi d'Armorique

Audren Roi d'Armorique

Grallon meurt en 445.

En 445, Audren monte sur le trône d'Armorique.

Il apparaît dans l'Historia regum Britanniae de Geoffroi de Monmouth du XIIe siècle sous le nom d'Aldroenus comme le quatrième roi depuis Conan qui règne sur la Petite Bretagne.

Audren épouse une princesse irlandaise. On lui attribue comme enfants :

Selon la tradition il prend les armes contre les Romains et les chasse de Nantes, Guérande, Saint-Malo et Léon, puis s'avance jusque dans l'Orléanais.



Courrier de Léon à Flavien

Léon Ier le Grand est alerté par Flavien l'évêque de Constantinople. Léon adresse à Flavien le 13 juin 449 une lettre dogmatique, dite Tome de Léon, par laquelle il expose la doctrine romaine des deux natures du Christ, divine et humaine, réunies en une seule personne et réfute ainsi clairement le monophysisme. Des sanctions canoniques sont prises contre Eutychès.



Concile de Chalcédoine

En 451, après la mort de Théodose II, la nouvelle impératrice Pulchérie et son mari l'empereur d'Orient Marcien, favorables à l'Orthodoxie, convoquent un nouveau concile à Chalcédoine qui reconnaît les théories défendues par Léon Ier sur la nature du Christ.

Léon Ier le Grand y fait triompher son point de vue et à la lecture de son Tome à Flavien l'assemblée se lève s'écriant : "C'est Pierre qui parle par la bouche de Léon". Le triomphe doctrinal est complet.

Mais sur le plan politique, Léon Ier accuse un échec avec le 28e canon du concile qui affirme l'égalité de droit des sièges de Rome et de Constantinople, les deux villes étant Cités impériales. Pour Léon c'est inacceptable car sa primauté, estime-t-il vient non pas du prestige de la ville mais de sa qualité de successeur de Pierre.

Cette tension, source de bien des conflits dans l'avenir, reste pour l'instant contenue car Léon Ier est conscient de l'importance pour la papauté d'être présente à Constantinople.



Rencontre de Léon Ier le Grand avec Attila

En 452, Attila, après sa défaite aux Champs Catalauniques, réapparaît dans le Nord de l'Italie constituant une menace pour Rome : l'empereur, le Sénat et le peuple demandent à Léon Ier le Grand d'intervenir auprès d'Attila. Léon rencontre Attila près de Mantoue et r le persuade de faire demi-tour. Il est vrai que l'intervention de l'empereur Marcien sur les arrières des Huns n'est sans doute pas étrangère au retrait d'Attila.



Deuxième pillage de Rome

Mort de Petrone Maxime

Rome se trouve affaiblit par une nouvelle période d'instabilité politique. Profitant des troubles et de l'affaiblissement de l'empire d'occident, Genséric, le roi des Vandales qui avait établit son royaume en Afrique, débarque en Italie en 455. La Ville Éternelle est rapidement conquise et entièrement pillée. Léon Ier le Grand ne peut d'empêcher ce pillage. Tout au plus parvient-il à négocier que la ville ne soit pas incendiée et qu'il n'y ait ni meurtres, ni viols, ni violences.

Petrone Maxime est massacré par la foule, le 2 juin 455, lorsqu'il tente de s'échapper de Rome.



Naissance de Théodoric Ier d'Ostrogothie

Teodorico Amal o Grande ou Thiudoric ou Théodoric Ier d'Ostrogothie , dit le Grand, naît en 456, fils de Théodimir d'Ostrogothie, Roi des Ostrogoths et d'Erelieva.

Théodoric Ier d'Ostrogothie passe son enfance à Constantinople où il sert d'otage et de garantie du traité conclu par son père avec l'Empire byzantin.

Élevé comme un Romain, bien traité par les empereurs Léon Ier et Zénon, Théodoric Ier d'Ostrogothie apprend beaucoup sur le gouvernement et la conduite militaire d'un empire.

Théodoric Ier d'Ostrogothie participe à divers conflits, intrigues et guerres dans l'empire byzantin et il a comme rival Théodoric Strabo, un parent éloigné et fils de Triarius.

Ce Théodoric Strabo, plus âgé mais de moindre qualité, semble avoir été le chef et non le roi de la branche des Ostrogoths.



Mort de Marcien

Léon Ier le Grand Empereur romain d'orient

Marcien meurt en 457.

Aspar, "le faiseur d'empereur", est également à l'origine de l'accession au trône de Léon Ier le Grand en 457.



Vandales en Afrique du Nord

En 461, l'empereur d'orient Léon Ier lance une expédition de reconquête de l'Afrique du Nord.

Les Vandales y firent échec. Un traité fut signé reconnaissant la souveraineté des Vandales sur les terres qu'ils contrôlaient.

En Afrique du Nord, le roi Genséric a constitué un royaume Vandale.

Ses galères se livrent aux pillages sur les côtes d'Espagne, d'Italie, de Grèce, d'Asie mineure et d'Égypte.

Pour éliminer ces pirates Barbares, il est indispensable que toutes les forces romaines d'Occident et d'Orient s'unissent.

Ricimer entame donc des négociations avec l'Empereur d'Orient Léon Ier qui ne veut pas d'un Empereur d'Occident dévoué à Ricimer.



Mort de Léon Ier le Grand

Hilaire Pape

Léon Ier le Grand meurt le 10 novembre 461. Il est enseveli sous le portique de la basilique Vaticane. Il est, avec Grégoire Ier et Nicolas Ier, le seul pape auquel a été attribué le qualificatif de "grand". En 1751, Benoît XIV a déclaré Léon le Grand docteur de l'Eglise.

Léon Ier le Grand est énergique et serein, tenace et résolu. Il ignore probablement le grec, ne goûte guère la philosophie et les auteurs classiques dont on ne trouve quasiment pas de citations dans la centaine de sermons que l'on possède de lui.

Nous possédons de lui 173 lettres qui sont autant de documents sur la vie de l'Église chrétienne et de la papauté. Il est aussi le premier pape dont nous ayons les Sermons, 97 en tout, prononcés généralement lors des grandes fêtes de l'année liturgique, ou des temps privilégiés.

Ces sermons sont d'une une grande simplicité, clairs, souvent assez courts, ils exposent les mystères du Christ. Léon Ier le Grand y préconise le jeûne et la générosité. Certains sermons expliquent aussi sa conception du rôle du souverain pontife. Il est l'héritier de l'autorité conférée par Jésus à Pierre. Jésus est toujours présent dans l'Église et transmet à son successeur son autorité suprême. Il privilégie de façon claire la fonction plutôt que la personne qui l'assume. Seul le siège de l'Apôtre, c'est-à-dire Rome, doit recevoir la mission de diriger l'Église universelle (catholique). À la grandeur passée de la cité impériale doit succéder l'humilité de la Rome des apôtres Pierre et Paul. Ce principe ne sera plus réellement remis en question avant longtemps.

Hilaire, né en Sardaigne, devient Pape le 19 novembre 461.



Léon Ier sous l'emprise d'Aspar

Zénon se fait remarquer assez rapidement pour ses talents militaires par l'empereur Léon Ier dont il commande les troupes isauriennes. Léon Ier cherche au milieu des années 460 à échapper à l'emprise des mercenaires Alains et Alamans de son armée et à l'influence de leur chef le patrice Aspar.



Anthemius Empereur romain d'Occident

Ricimer signe le traité d'alliance avec Byzance en 467.

En avril 467, Léon Ier désigne Procopius Anthemius dit Anthemius comme Empereur d'Occident.

Anthemius était le gendre de l'Empereur d'Orient Marcien, destitué par Léon Ier. Anthemius scelle son alliance avec Ricimer en lui donnant la main de sa fille.



Mariage de Zénon Ier avec Ariane

Zénon renforce Ier sa position en épousant en 468 Ariane, fille de Léon Ier et de Vérine. Leur enfant est :

Tarasicodissa prend le nom de Zénon probablement pour se faire mieux accepter de la hiérarchie romaine et de la population grecque.



Mariage de Patricius avec Léontia

Le danger est perçu par Aspar, qui pousse son propre fils Patricius lequel vient aussi d'épouser une autre fille de Léon Ier, Léontia.



Naissance de Léon II

Léon II naît vers 470, fils de Zénon et d'Ariane.



Attentat d'Aspar contre Zénon

Alors que Zénon dirige une expédition militaire en Thrace en 471, Aspar organise un attentat contre lui qui échoue de justesse.

Léon Ier éloigne Zénon en le nommant maître de la milice des provinces d'Orient ou il lutte un temps contre le chef de guerre isaurien Indacus.

Mais Zénon s'installe rapidement à Chalcédoine pour éventuellement intervenir à Constantinople si la situation l'exige.



Mort d'Aspar Maître des milices d'orient

Des émeutes religieuses éclatent contre les ariens et bien sur, en premier lieu contre Aspar, Maître des milices d'orient.

En 471, Aspar est assassiné ainsi que son fils Ardaburius dans des conditions peu claires mais probablement à l'instigation de Zénon et avec la complicité, au moins passive, de Léon Ier.

Le meurtre d'Aspar conduit les Ostrogoths à rompre leurs relations avec les romains. Les Ostrogoths se divisent alors encore une fois :



Prise de Rome par Ricimer

Mort d'Anthemius

Olybrius Empereur romain d'Occident

En 472, Ricimer décide de reprendre le pouvoir. Ricimer demande de l'aide à Chilpéric Ier de Burgondie. Gondebaud de Burgondie, fils aîné de Gondioc, et neveu de Ricimer, part à la tête d'une troupe de Burgondes. La ville est prise.

Pour éviter une nouvelle guerre civile, Saint Épiphane, l'évêque de Pavie, tente de réconcilier les adversaires.

Mais Ricimer fonce sur Rome avec une imposante armée composée de Burgondes et de Suèves. Rome est assiégée, prise, pillée.

Anthemius est tué sur son trône le 11 juillet 472.

Anicius Olybrius dit Olybrius est l'époux de Galla Placidia la Jeune, la plus jeune fille de Valentinien III. Olybrius, sénateur, devient empereur romain d'Occident le 11 juillet 472, soutenu ouvertement par Genséric, le roi des vandales, et par l'Empereur d'Orient Léon Ier.

Ricimer abandonne Rome à l'Empereur et se retire, menaçant, à Milan.



Installation des Ostrogoths en Macédoine

Léon Ier signe un nouveau foedus en 473 dans lequel les Ostrogoths sont installés en Macédoine avec une très large autonomie. Théodoric Ier d'Ostrogothie reçoit même le titre de maître des milices de cette province et reçoit un tribut annuel de la part de l'empereur.



Couronnement de Léon II comme empereur associé

Léon II est couronné empereur associé par son grand-père Léon Ier en 473.



Julius Nepos Empereur romain d'Occident

L'Empereur d'Orient Léon Ier veut rétablir la situation à Rome. En 474, sur les conseils de son épouse, Vorine ou Vérine, l'Empereur d'Orient Léon Ier choisit Flavius Julius Nepos dit Nepos comme Empereur romain d'Occident. Nepos, gouverneur de la Dalmatie, était le fils de Marcellinus et le le mari d'une nièce de l'Impératrice Vorine.



Mort de Léon Ier le Grand Empereur romain d'orient

Léon II Empereur romain d'Orient

Zénon Ier Tarasius Co Empereur romain d'Orient

Les impératrices, Vérine et Ariane obtiennent de Léon Ier, peu avant sa mort que Zénon deviennent co-empereur. Léon Ier meurt le 3 février 474.

Léon II, petit-fils de Léon Ier, devient empereur d'Orient le 9 février 474. Il n'a que 4 ans. Léon II couronne aussitôt son père Zénon Ier pour le seconder

Zénon devient Co empereur d'Orient en 474. Zénon Ier est parfois considéré comme le dernier empereur romain d'Orient et le premier empereur byzantin. Zénon était très impopulaire car il ne descendait pas d'une ancienne famille sénatoriale de Rome ou de Constantinople.



Mort de Léon II Empereur romain d'orient

Léon II meurt de maladie le 17 novembre 474 après n'avoir régné que 9 mois. Zénon, père de Léon II, devient alors le seul Empereur romain d'Orient.



Mort de Vérine

Vérine, veuve de Léon Ier, meurt en fin 484.



Naissance de Léon III l'Isaurien

Léon III l'Isaurien naît en 675 à Germaniceia (aujourd'hui Maras en Turquie), issu d'un milieu modeste, sa famille aurait été transplantée en Thrace, dans le cadre du repeuplement de cette région, ravagée par les incursions bulgares et slaves.



Léon II Pape

Léon II, né en Sicile, fils d'un certain Paul, étudie à la Scola cantorum de Rome.

Léon II est élu Pape en janvier 682.

L'empereur Constantin IV refuse de reconnaître l'élection et demande en échange au IIIe concile de Constantinople, la condamnation du pape Honorius Ier, considéré comme partisan du monothélisme.



Fin du troisième Concile de Constantinople

Condamnation posthume du pape Honorius Ier

Ce concile condamne le monothélisme et réunifie la chrétienté.

Les tractations se poursuivent jusqu'en 683. Constantin IV obtient la condamnation du feu pape Honorius Ier qui subit l'anathème. En échange, Constantin IV accorde à Léon II, entre autres :



Mort de Léon II

Léon II meurt à Rome le 3 juillet 683. Son corps repose à la basilique Saint-Pierre. Il est fait saint.



Léon III l'Isaurien stratège du thèmes des Anatoliques

L'empereur Anastase II nomme Léon III l'Isaurien stratège du thème des Anatoliques.



Bataille de Nicomédie

Théodose III déposé

Le stratège Léon III l'Isaurien ne reconnaît pas Théodose III. Léon III l'Isaurien marche sur Constantinople. Après une brève lutte, les armées de Léon III sont victorieuses à Nicomédie en 717. Léon III n'a aucun mal à faire déposer Théodose, qui se retire avec son fils dans un monastère à Éphèse.



Dynastie isaurienne

Léon III l'Isaurien Empereur byzantin

Léon III l'Isaurien se proclame empereur, à l'approbation de tous, le 25 mars 717. Il fonde la dynastie isaurienne.



Second siège de Constantinople par les arabes

Les Arabes mettent une seconde fois le siège devant Constantinople, d'août 717 à août 718 mais Léon III l'Isaurien parvient à les repousser, s'étant préoccupé, dès son avènement, de renforcer les protections de la ville.

À chaque fois, les Arabes sont repoussés grâce à une arme secrète dont disposent les Byzantins : le feu grégeois (ou grec). Il s'agit d'un mélange de salpêtre, bitume, soufre,... qui a la particularité de brûler même sur l'eau. Propulsé en direction des navires ennemis, il permettait d'incendier ceux-ci à coup sûr (on n'en connaît pas la teneur exacte).



Accord entre Léon III l'Isaurien et le Khan Tervel

Léon III l'Isaurien met fin au danger bulgare, par un accord avec le Khan Tervel.



Soulèvement en Sicile

Léon III l'Isaurien réprime un soulèvement en Sicile en 718.



Mariage d'Artabasde avec Anne

Stratège d'Arménie et Général Byzantin, Artabasde ou Artavasde épouse Anne la fille de Léon III l'Isaurien.



Naissance de Constantin V Copronyme

Constantin V, dit Copronyme ou Caballinos, naît en 718, fils de Léon III l'Isaurien. La naissance de Constantin V retire à Artabasde l'espoir de régner. Constantin reçoit son surnom principal "Copronyme" au cours de son baptême, durant lequel il souille les fonts baptismaux au point d'incommoder l'assistance. Le patriarche Germain, qui présidait la cérémonie, se serait alors écrié : "cet enfant souillera l'Église". Plus tard, sa passion pour les chevaux lui vaudra le surnom, plus aimable, de Caballinos.



Constantin V associé au trône

En 720, Léon III l'Isaurien associe son jeune fils Constantin V Copronyme au trône.



Soulèvement à Thessalonique

Léon III l'Isaurien réprime un soulèvement à Thessalonique en 720.



Révolte d'Anastase II contre Léon III

En 720, Anastase II mène une révolte contre l'empereur Léon III, qui le fait arrêter.



Mort d'Anastase II ex Empereur byzantin

Léon III fait mettre à mort Anastase II en 721.



Publication de l'Ekloga

Léon III l'Isaurien s'emploie à réorganiser l'administration militaire, financière, et juridique de l'empire. Il publie ainsi, en 726, l'Ekloga, recueil de lois formant un code adapté aux nécessités pratiques et quotidiennes des magistrats et regardé comme une des plus importantes compilations de droit byzantin avec les codes de Justinien et de Théodose. Parmi les dispositions majeures de ce code figurent :



Apparition de l'iconoclasme

Le trait le plus marquant de la politique de Léon III est l'apparition de l'iconoclasme, qu'il impose peu de temps après son avènement. Léon III prend pour la première fois position contre les images en 726, sous l'influence de Constantin de Nacolia et de Thomas de Claudiopolis. La première manifestation significative de l'iconoclasme est la destruction du Christ de la Chalké, à Constantinople, qui provoque une émeute vite réprimée dans le sang.



Ralliement de Venise au Pape

En 727 les habitants des lagunes s'opposent à l'empereur iconoclaste byzantin Léon III l'Isaurien et se rangent aux côtés du Pape Grégoire II.



Promulguation de l'édit iconoclaste

L'édit iconoclaste est promulgué par Léon III l'Isaurien en janvier 730, prescrivant la destruction non seulement des icônes mais aussi des reliques. Cette politique reçoit l'opposition de Jean Damascène.

Plusieurs raisons semblent avoir motivé la décision de Léon III. Fondée sur un courant reconnaissant aux images une valeur éducative, certains religieux prônent le culte des images comme symbole du rapprochement de l'homme et de la divinité. Ce culte des images est cependant poussé à des extrêmes idolâtres confinant au paganisme. Dans ces conditions, apparaît au sein du peuple un phénomène de rejet des icônes. Se fondant sur le Deutéronome, certains exégètes de la Bible prônent l'iconomachie, comme combat de l'idolâtrie. Par ailleurs, issu de provinces orientales de l'Empire, demeurées fidèles au monophysisme et proches des régions musulmanes, Léon a pu être influencé par la doctrine islamique prohibant toute représentation divine : l'iconoclasme serait donc né de la rencontre entre le dogme musulman prohibant toute représentation de Dieu et du dogme monophysite de l'essence divine du Christ. La société byzantine associant l'image au pouvoir, l'icône symbolise le pouvoir de la divinité ou du Saint qu'elle représente. L'Empereur peut donc y voir une concurrence à son pouvoir temporel personnel. Il convient donc d'éradiquer toute image représentant un pouvoir autre que le sien.



Confiscation des biens pontificaux en Sicile et en Calabre

L'empereur Léon III tente de réduire l'autorité du Saint-Siège et la mainmise sur les propriétés de l'Église dans les villes de Sicile, de Calabre. Il envoie une flotte en Italie pour combattre les villes non soumises à ses ordres. Il étend les droits du patriarche de Constantinople sur toutes les régions de l'Italie du Sud et ne laisse au pape que la région du Nord que les Lombards ne cessent d'assaillir.



Bataille d'Afyon Karahissar

En 739, les Arabes qui avaient envahi l'Asie mineure sont écrasés par le basileus Léon III l'Isaurien près d'Afyon Karahissar. L'Asie Mineure orientale est dégagée.



Bataille d'Akroinon

En 740, Léon III l'Isaurien remporte une victoire décisive sur les Arabes à la bataille d'Akroinon en Phrygie (Afyon - Karahisar). Constantin V Copronyme, son fils, participe à la bataille.

Les Arabes évacuent toute la partie occidentale de l'Anatolie. C'est la fin de la Conquête arabe en Asie Mineure.



Mort de Léon III l'Isaurien Empereur byzantin

Constantin V Copronyme Empereur byzantin

Léon III l'Isaurien meurt en 741. Constantin V Copronyme devient empereur de Byzance en 741

Héritant de son père d'un Empire divisé, Constantin V s'emploie à le réunir et remporte un grand nombre de victoires militaires. C'est un combattant courageux, brillant tacticien et grand meneur d'hommes, particulièrement aimé de ses soldats.

La politique de Constantin V Copronyme se caractérise par une volonté de consolider durablement le centre de l'Empire, écartant de Constantinople les dangers qui pèsent sur elle, quitte à abandonner Rome.



Artabasde Empereur byzantin

Artabasde ou Artavasde, gendre de Léon III l'Isaurien, réussit un coup d'État, soutenu par les partisans des Images et le patriarche Anastase. En 742, Artabasde se fait couronner empereur et rétablit le culte des images.



Mariage de Constantin V Copronyme avec Irène

Constantin V épouse Irène, une princesse Khazare (morte en 750). Leur enfant est :



Naissance de Léon IV le Khazar

Léon IV le Khazar naît en 749, fils de Constantin V Copronyme et d'Irène la Khazare.



Naissance de Léon III Pape

Léon III, futur Pape, naît en 750 à Rome. Il vient d'un milieu modeste et a du mal à le reconnaître.



Naissance de Léon IV le Khazar

Léon IV le Khazar naît en 750.



Léon IV le Khazar associé au trône

Constantin V Copronyme associe Léon IV le Khazar au trône dès 751.



Assemblée œcuménique

Constantin de Sylaion Patriarche

Constantin V Copronyme éprouve la nécessité de réduire l'influence de la hiérarchie orthodoxe. Profondément monophysite, décidé à poursuivre la politique de son père Léon III, Constantin V Copronyme réunit le 10 février 754 une assemblée oecuménique qui déclare le Christ aperigraptos, c'est-à-dire incernable et donc impossible à représenter dans une image. Les images de la Vierge et des Saints frôlant l'idolâtrie païenne devaient donc, également être condamnées. À l'occasion de cette réunion, Constantin V Copronyme nomme au patriarcat oecuménique Constantin de Sylaion.

Constantin V Copronyme confirme les décrets iconoclastes de son père, Léon III, et fait excommunier les iconodules, multipliant contre eux les persécutions.



Mariage de Léon IV le Khazar avec Irène l'Athénienne

Léon IV le Khazar épouse le 3 août 768 Irène l'Athénienne. Leur enfant est :



Mariage de Michel II Psellos l'Amorien avec Thekla

Michel II Psellos l'Amorien épouse Thekla, fille de Bardanios, stratège des Anatoliques et de Dominika. Leur enfant est :

Bardanios est probablement le frère de Bardas, lequel est le père du futur Léon V.



Gisèle Religieuse

Constantin V Copronyme a précédemment souhaité marier Léon IV le Khazar, son fils, à Gisèle.

Didier de Lombardie, Roi des Lombards, a ensuite souhaité marier son fils à Gisèle.

Mais aucunes des alliances ne se réalise.

Il existe une légende concernant Gisèle : la légende de Sainte-Isbergue et de Saint-Venant.

Saint-Venant, fils du Duc de Lorraine, était officier de Pépin Le Bref. Après une carrière militaire, dont il hérite une méchante blessure à la jambe, se retire en ermite dans la forêt de Wastelau.

Gisèle ou Isbergue, vivant à Aire sur Lys, prend Saint-Venant comme confesseur. Ils se rencontrent régulièrement près de la fontaine Sainte-Isbergue afin d'échanger leurs réflexions sur les textes sacrés.

Pépin III le Bref décide de fiancer sa fille à un prince d'Écosse ou du pays de Galles, très amoureux d'elle, mais celle-ci, sur les conseils de Saint-Venant, ne désire pas se marier.

Elle prie donc de toutes ses forces, afin que le seigneur éloigne à tout jamais tous les prétendants et empêche cette union. Gisèle se voit alors défigurée par une lèpre hideuse.

Le prince d'Écosse, irrité, donne l'ordre d'exécuter Saint-Venant vers 776. L'ermite a la tête tranchée et on jeta son corps dans la Lys.

Afin de guérir Sainte-Isbergue, un médecin conseille à Pépin III le Bref de faire boire à sa fille une mixture composée d'un tiers de jus d'anguille, d'un tiers de vinaigre et d'un tiers de miel. Mais, rien n'y fait.

Gisèle, pendant ses prières, voit apparaître un ange qui lui dit qu'elle sera délivrée dès qu'elle aura consommé le premier poisson pêché dans la Lys.

Le roi ordonne immédiatement à ses hommes les plus sûrs de ramener la première anguille pêchée. Malheureusement, ils rentrent tous bredouilles.

Les pêcheurs conseillent d'attendre la prochaine lune, car les eaux seront plus poissonneuses.

Dès le levée de l'astre, ils trouvent dans un amoncellement de branchages dans les courants de la Lys, un cadavre sans tête sur lequel est posé une anguille. Ils la prennent et la rapportèrent au roi. Gisèle est guérie.

Une vieille dame, devenue aveugle, qui avait soignée la jambe de Saint-Venant, reconnait le cadavre, en palpant, la cicatrice de l'officier.

La vieille dame recouvre la vue. Le corps de Saint-Venant est transporter et vénérer en l'église St Pierre sur la Montagne.

Depuis la fontaine Sainte-Isbergue (soit disant creusée par Saint-Venant pour abreuver Sainte-Isbergue) a conservé sa réputation de guérir les maladies des yeux et de peau.

En 770, Gisèle entre dans la vie religieuse. Elle fonde un monastère à Aire-sur-la-Lys.



Naissance de Constantin VI l'Aveugle

Constantin VI, dit l'Aveugle, naît en 771, fils de Léon IV le Khazar et d'Irène l'Athénienne.



Exil d'Adalgise à Byzance

Après la capitulation de son père Adalgise fuit et se réfugie à Byzance en 775 auprès du basileus Léon IV. Il reçoit le titre de patrice.



Naissance de Léon V l'Arménien

Léon V l'Arménien naît en 775.



Mort de Constantin V Copronyme Empereur byzantin

Léon IV le Khazar Empereur byzantin

Constantin V Copronyme meurt en 775. Léon IV le Khazar devient empereur byzantin en 775.

Léon IV le Khazar poursuit la politique de son père mais apaise les tensions nées de la crise iconoclaste et permet le retour à un climat religieux plus modéré.



Baptême du Khan des Bulgares Telerig

Léon IV le Khazar surveille de près les Bulgares et obtient notamment le baptême du Khan Telerig.



Constantin VI l'Aveugle associé au trône

Constantin VI l'Aveugle est associé au trône par son père Léon IV le Khazar dès 776.



Rébellion de l'archevêque de Ravenne et du Duc de Frioul

Léon, archevêque de Ravenne, n'a pas accepté l'assujettissement au pape.

Aidé par le duc de Frioul, l'archevêque revendique l'indépendance de l'exarchat de Ravenne dont il sera le chef.

Début 776, Charlemagne retourne en Italie.

Léon a déjà imploré le pardon du pape mais le duc de Frioul s'entête.

Le duc de Frioul est décapité, comme tous ceux qui résistent, aussi les Lombards comprennent qu'il vaut mieux obéir au nouveau roi d'Italie.

Tassilon III de Bavière est désormais isolé : l'annexion du royaume des Lombards, puis du Frioul achève en effet l'encerclement de la Bavière.

Les duchés de Toscane (Tuscie), de Spolète et de Cividale (Frioul) sont supprimé en 776.

Un seul duché lombard résiste plus ou moins en Italie méridionale : le duché de Bénévent qui se considère comme l'héritier du royaume lombard et qui s'élève en principauté.

Le 6 octobre 776, Charlemagne est déclaré roi.



Campagne de Léon IV le Khazar contre les Arabes

Léon IV le Khazar combat les Arabes, en Syrie en 778. Léon IV le Khazar combat les Arabes, en Anatolie en 779.



Mort du patriarche Nicétas

Les derniers mois du règne de Léon IV le Khazar sont marqués par un renouveau de l'iconoclasme, notamment après la mort du patriarche Nicétas, le 6 février 780.



Mort de Léon IV le Khazar Empereur byzantin

Constantin VI l'Aveugle Empereur byzantin

Léon IV le Khazar meurt le 8 septembre 780. Constantin VI l'Aveugle, âgé que de 10 ans, devient empereur byzantin en 780.



Divorce entre Constantin VI l'Aveugle et Marie d'Arménie

Mariage de Constantin VI l'Aveugle avec Théodote

Constantin VI l'Aveugle divorce de Marie l'Arménienne qui est exilée dans un couvent. Constantin VI épouse Théodote. Leur enfant est :

Ce Mariage lui aliène le parti monastique, qui craint ses velléités de retour à l'iconoclasme.


Léon III Pape

Mort d'Adrien Ier Pape

Léon III Pape

Adrien Ier meurt, regretté des Romains, le 26 décembre 795. Charlemagne lui fait faire cette épitaphe :

Nomina jungo simul titulis, clarissime, nostra : Hadrianus, Carolus, rex ego, tuque pater. Quisque legas versus, devoto pectore, supplex Amborum mitis, dic, miserere Deus.

Léon III est élu pape le 26 décembre 795, le jour même de l'enterrement de son prédécesseur. Au moment de son élection, il est cardinal-prêtre de Sainte-Suzanne et trésorier pontifical. Mais des factions sont hostiles à son égard.

Aussitôt après son couronnement, Léon III envoie à Charlemagne :

et lui demande de lui envoyer un représentant pour recevoir le serment du peuple de Rome.

En réponse, Charlemagne rappelle qu'il est le défenseur de l'Église, et joint à son message une partie du trésor pris aux Avars.

Si Adrien Ier avait tout fait pour préserver l'indépendance de l'état pontifical, Léon III, lui, place Rome sous l'autorité directe de Charlemagne.



Embuscade contre le Pape Léon III

Un groupe de partisans de l'indépendance de l'état pontifical et contre la domination des Francs est mené par des parents du défunt Pape Adrien Ier. Léon III est protégé par le duc de Spolète, Winigis, aux ordres de Charlemagne.

Le 25 avril 799, durant une procession, Léon III est jeté à bas de son cheval, roué de coups. Il échappe de justesse aux émeutiers qui voulaient lui crever les yeux. Il est emprisonné. Mais le Pape s'échappe et trouve refuge auprès de Charlemagne.

Les opposants du pape l'accusent de scélératesse, de parjure, d'immoralité, et de simonie (trafic de choses saintes). Le doute concernant le pape s'installe dans tous les esprits. Charlemagne décide de renvoyer Léon III à Rome, escorté de plusieurs hommes de confiance qu'il a chargé d'enquêter sur le compte du pontife. La commission d'enquête découvre la manœuvre des parents d'Adrien 1er et les fait arrêter. Léon III se disculpe en prononçant un "serment purgatoire" acceptant la punition divine s'il ment. Léon III reste sur son trône tant que Charlemagne n'a pas décidé de son sort.


Couronnement de Charlemagne

Charlemagne Empereur des Romains

Charlemagne profite de la quasi-vacance de l'empire d'Occident pour se faire couronner à Rome dans la basilique Saint-Pierre par le pape Léon III à la Noël le 25 décembre 800.

En remerciement des services rendus à la papauté et notamment de l'élimination des Lombards, Charlemagne reçoit du souverain pontife le titre inédit d''Empereur des Romains.

La cérémonie se déroule en présence d'une nombreuse délégation de Francs. Par son sacre dans la Ville éternelle, Charlemagne se démarque de son père, sacré à Saint-Denis. Il se présente de façon symbolique en continuateur lointain de l'empire romain d'Occident... C'est ainsi qu'il arbore comme emblème l'aigle monocéphale (une seule tête tournée vers la gauche).

Il rompt de la sorte avec la lignée de Clovis, qui a unifié trois siècles plus tôt les territoires francs des deux côtés du Rhin.

Irène l'Athénienne cherche la paix avec les francs mais le couronnement de Charlemagne est regardé à Constantinople comme un acte de rébellion.

Avec le sacre de Charles le Grand, le monde romain de l'Antiquité se trouve désormais partagé entre trois empires rivaux :



Projet d'union matrimoniale de Charlemagne avec Irène l'Athénienne

Léon III tente de réunir les deux Empires par l'union de Charlemagne et de l'impératrice Irène l'Athénienne. À l'automne 801, Irène l'Athénienne propose à Charlemagne un projet d'union matrimoniale destiné à réunifier l'Empire romain.



Narbonne Archevêché

En 810, à la demande de Charlemagne, le pape Léon III élève le siège épiscopal de Narbonne au titre d'archevêché.



Campagne des Byzantins contre les Arabes

D'origine arménienne, Léon V l'Arménien se distingue par une grande carrière militaire sous les règnes de Nicéphore Ier et Michel Ier.

En 812, Léon V l'Arménien remporte des succès importants contre les Arabes.



Bataille de Versinikia

Michel Ier Rangabé engage alors la bataille de Versinikia en 813 demandant à Léon V l'Arménien son intervention.

Mais ce dernier tire prétexte de désaffections dans le contingent arménien placé sous ses ordres pour laisser les Bulgares massacrer les byzantins.



Abdication de Michel Ier Rangabé

Léon V l'Arménien Empereur byzantin

Michel Ier Rangabé rentre à Constantinople, où il abdique avant de se retirer, en compagnie de l'Impératrice et de leurs enfants, dans un monastère de l'île de Plati.

Léon V l'Arménien se proclame en 813 Empereur byzantin sous le nom de Léon V.

Michel II Psellos l'Amorien soutient son compagnon et cousin Léon V l'Arménien


Miniature représentant Louis dit le Pieux se détachant sur un texte sacré - école de Fulda

Mort de Charlemagne

Louis Ier le Pieux Roi des Francs

Louis Ier le Pieux Roi des Lombards

Bernard de Vermandois Roi d'Italie

Charlemagne meurt à Aix-la-Chapelle le 28 janvier 814, à 71 ans d'une pleurésie.

Il est inhumé à Aix-la-Chapelle dans la chapelle de son palais.

Rampon de Barcelone est chargé d'annoncer à Louis Ier le Pieux la mort de Charlemagne, son père, à Doué-la-Fontaine (Anjou).

En 814, Louis Ier le Pieux récupère l'intégralité de l'héritage de Charlemagne.

Il reste entouré de conseillers aquitains, comme le chancelier Helisachar ou le moine Benoît d'Aniane.

Les envoyés du basileus, Léon V, venant confirmer le titre impérial de Charlemagne le remettent à Louis Ier le Pieux

Dès lors, Louis Ier le Pieux se fait titrer Empereur auguste.

Louis Ier pousse la piété à l'extrême, devenant un véritable dévot.

Il donne des terres à des humbles, diminuant ainsi son propre patrimoine.

Louis Ier le Pieux confirme Bernard de Vermandois Roi d'Italie.



Campagne de Léon V l'Arménien contre les Bulgares

Les qualités militaires indéniables de Léon V l'Arménien lui permettent de mettre fin à la menace bulgare entre 814 et 817.



Déposition du patriarche Nicolas

Théodote Cassiteras Patriarche

Édit de restauration de l'iconoclasme

En 814, Léon V l'Arménien impose à nouveau l'iconoclasme à l'Empire.

Une commission présidée par Jean le Grammairien et Antoine de Syallaeum est chargée d'examiner les Écritures sacrées afin d'y trouver des textes favorables à l'iconoclasme.

Le jour de Pâques 814, Léon V l'Arménien réunit un synode à Sainte-Sophie.

Absent, le patriarche Nicolas est déposé in abstentia et remplacé par un parent de Constantin V, Théodote Cassiteras.Un édit est promulgué, entraînant une grande vague de destructions d'images sacrées dans tout l'Empire.



Révolte contre Léon III

Les ennemis du pape Léon III se révoltent.

Léon III mate la révolte mais tombe malade.

Louis Ier le Pieux est obligé d'envoyer Bernard de Vermandois et une armée.



Mort de Léon III Pape

Étienne IV ou V Pape

Léon III Pape meurt le 11 juin 816 à Rome.

Il est inhumé le 12 juin à Saint-Pierre, aux côtés de Léon Ier et Léon II.

Il sera canonisé en 1673 par Clément X.

Léon III fonde l'école palatine, le premier noyau de l'université de Paris.

Léon III combattit l'adoptianisme en Espagne.


Querelle du Filioque

La "querelle du Filioque" est la querelle théologique entre l'Église catholique romaine et l'Église orientale, à propos du dogme de la Trinité.

Le mot Filioque est ajouté unilatéralement dans le credo occidental: "ex Patre Filióque procedit" "Il procède du Père et du Fils".

Ce mot était déjà employé notamment en Espagne, afin de réfuter l'arianisme.

Léon III accepte le Filioque comme une vérité de foi mais, malgré la pression des évêques de France et d'Espagne, refuse de l'insérer dans la liturgie.

C'est Charlemagne qui l'ajoute au symbole de Nicée.

Le pape proteste en faisant apposer, sur les portes de sa cathédrale, gravés sur des plaques métalliques, les textes latin et grec du credo original.

Étienne IV, né à Rome, est élu pape le 12 juin 816 sans attendre que Louis Ier le Pieux approuve cette élection.

Pour ne pas offenser l'empereur, Étienne IV ordonne aux Romains de prêter fidélité au roi des Francs puis envoie à Louis des ambassadeurs afin d'expliquer cet hommage.



Bataille de Mesembria

Léon V l'Arménien remporte une écrasante victoire sur les Bulgares à Mesembria en 817.



Naissance de Méthode

Méthode naît à Thessalonique entre 815 et 820, fils de Léon, un drongaire du thème de Thessalonique, et de Marie.

Il appartient à une fratrie de 7 frères.



Complot contre Léon V l'Arménien

Michel II Psellos prisonnier

Mort de Léon V l'Arménien Empereur byzantin

Les relations entre Léon V l'Arménien et Michel II Psellos s'enveniment.

Un complot se met en place vers 820 pour donner le trône à Michel II Psellos.

Ce dernier est emprisonné et condamné à mort en décembre 820.

Les partisans de Michel II Psellos réussissent à assassiner Léon V dans l'église Sainte-Sophie la nuit de Noël 820.



Naissance de Cyrille

Cyrille ou Constantin le Philosophe naît vers 827 ou 828 à Thessalonique, fils de Léon, un drongaire du thème de Thessalonique, et de Marie.

Il appartient à une fratrie de 7 frères.



Mort de Léon

Léon meurt en 841 ou 842.

Le premier ministre Théoctiste prend Méthode et Cyrille, les fils de Léon, sous sa protection.

Cyrille, particulièrement, reçoit une brillante éducation à Constantinople, sous l'égide, notamment, de Léon le Mathématicien et de Photius

Il est bientôt connu, sous le nom de Constantin le Philosophe, comme l'un des hommes les plus savants de la capitale.

Les deux frères entament d'abord des carrières de fonctionnaires :



Mort du Serge II Pape

Léon IV Pape

Serge ou Sergius II meurt en 847.

Léon IV devient 103e Pape en 847.

Sous le pontificat de Léon IV, Nicolas Ier est ordonné sous-diacre.



Mort de Ramire Ier des Asturies Roi d'Oviedo

Ordono Ier de León Roi d'Oviedo

Rodrigo Comte de Castille

Ramire Ier des Asturies meurt le 1er février 850 à Oviedo. En 850, Ordono Ier de León, fils des premières noces de Ramire Ier des Asturies, devient roi d'Oviedo. Ordoño repeuple Léon, Astorga, Tuy et Amaya.

En 850, Rodrigo, fils de Ramire Ier des Asturies et de Paterne de Castille, devient Comte de Castille.



Alfred Ier le Grand à Rome

À 5 ans, en 853, Alfred Ier le Grand est été envoyé à Rome pour y être confirmé par le pape Léon IV.



Mort du Léon IV Pape

Benoît III Pape

Anastase Antipape

Léon IV meurt le 17 juillet 855. Il est fait Saint.


Construction de la cité léonine

Pour protéger l'ensemble des constructions religieuses de la menace d'invasion des Sarrasins, Léon IV fait élever un rempart, de 3 kilomètres de tour, de tuf et de brique, haut de 12 m, qui s'appuyait au mausolée d'Hadrien (château Saint-Ange), courant au Sud-ouest jusqu'à une tour adossée à la colline et qui subsiste encore, pour de là se rabattre sur le Tibre. Cet ensemble deviendra la Cité Léonine, un quartier de Rome qui s'étend sur la rive droite du Tibre, au pied de la colline du Vatican. Le rempart était percé de 3 portes : Porta Castelli, Sancti Peregrini et Saexonum.

Benoît III est élu 104e Pape et est couronné le 29 septembre 855 malgré l'opposition de Lothaire II de Lotharingie et de Louis II le Jeune.

Adrien II refuse le pontificat. Anastase III est antipape en 855 contre Benoît III.


La Papesse Jeanne La Papesse Jeanne

Légende de la Papesse Jeanne

La légende de la papesse Jeanne conte l'histoire d'une femme qui aurait usurpé la papauté catholique en cachant sa véritable identité sexuelle. Cette légende fut accréditée jusqu'au XVIe siècle par l'Église elle-même. La légende s'est développée au cours du Moyen Âge. La première mention connue de la papesse se trouve dans la chronique de Jean de Mailly, dominicain du couvent de Metz, rédigée vers 1255. La légende se propage ensuite rapidement et sur une large étendue géographique, ce qui laisse supposer qu'elle existait déjà auparavant et que le dominicain se soit contenté de la consigner par écrit. Vers 1260, l'anecdote se retrouve chez Étienne de Bourbon, également dominicain et de la même province ecclésiastique que Jean de Mailly, dans son Traité des divers matériaux de la prédication. C'est surtout le récit qu'en fait le dominicain Martin le Polonais, chapelain de plusieurs papes, dans sa Chronique des pontifes romains et des empereurs, vers 1280, qui lui assure le succès. L'érudit Onofrio Panvinio, moine augustin, rédige en 1562 la première réfutation sérieuse de la légende dans sa Vitæ Pontificum (Vie des papes).


Naissance de Jeanne au tarot

Jeanne au tarot naît en 822 à Ingelheim, à proximité de Mayence, fille d'un moine, peut être Gerbert, un des évangélistes du pays des Angles venus prêcher la bonne parole aux frères saxons. La petite Jeanne baignant dans cet univers de savoir eut donc la chance de pouvoir étudier, ce qui était refusé à aux femmes de l'époque. Seule la carrière ecclésiastique permettant de pouvoir continuer de solides études, elle entre donc en religion comme copiste sous le nom masculin de Johannes Anglicus (Jean l'Anglais). Selon Martin le Polonais, elle aurait simplement suivi son amant étudiant. Elle voyage énormément de monastères en monastères. Elle se rend tout d'abord à Constantinople où elle aurait vu Théodora, l'impératrice douairière. Elle passe par Athènes afin d'étudier la médecine auprès du Rabbi Isaac Istraeli. De retour en Germanie, elle se rend au Regnum Francorum chez le roi Charles II le Chauve.


Jeanne au tarot Secrétaire aux affaires internationales du pape Léon IV

Jeanne au tarot se rend à Rome en 848 où elle obtient une chaire d'enseignement. Dissimulant toujours son identité, elle est accueillie dans les milieux ecclésiastiques et en particulier, à la Curie. En raison de sa réputation de connaissance universelle, elle rencontre le pape Léon IV et devient rapidement son secrétaire aux affaires internationales.


Jeanne au tarot Pape

En juillet 855, succédant à celui-ci, elle se fait élire pape sous le nom de "Benoît III".

En 857, la papesse se trouve enceinte, obligée de dissimuler sa grossesse, elle est prise de contractions au cours d'une procession et accouche quasiment en publique. Selon Jean de Mailly, elle est lapidée à mort par la foule. Selon Martin le Polonais, elle meurt en couches.



Naissance de Léon VI le Sage

Léon VI Philosophos ou Léon VI, dit le Sage de, naît le 1er ou le 19 septembre 866, fils de Basile Ier, empereur byzantin et d'Eudocie Ingerina.

L'identité de son père n'est pas été formellement tranchée. Officiellement, Léon VI est le fils de Basile Ier le Macédonien et d'Eudoxie Ingerina, sa seconde épouse. Mais la majorité des chroniqueurs contemporains indique que Léon VI le Sage et son frère Étienne seraient nés de Michel III et d'Eudoxie Ingerina.

Toujours est-il que la jeunesse de Léon VI le Sage est troublée par les sentiments d'antipathie et de dégoût que Basile Ier le Macédonien, son père, éprouve à son égard.

Léon VI le Sage est instruit par Photios futur patriarche de Constantinople. Il est surnommé le sage car il est moins ignorant que ses contemporains.



Naissance d'Anne de Byzance

Anna ou Anne de Byzance naît en 885 ou 887, fille de Léon VI le Sage et de Zoé Zautsina.



Mariage de Léon VI le Sage avec Théophano

Nouvelle déposition et exil de Photios Ier

Léon VI le Sage, tombé amoureux de Zoé Zoutsina, doit renoncer à elle.

Léon VI le Sage épouse, par force, en 886 Théophano, fille de Martinacus, noble byzantin.

Leur enfant est :

Particulièrement laide et pieuse, Théophano se confine dans la religion.

Son aversion pour son épouse entraîna une colère de son père, qui le fait emprisonner pendant 3 mois.

Dans le conflit qui oppose Basile Ier le Macédonien à son fils Léon VI, Photius prend le parti du père.


Basile Ier et son fils Léon

Mort de Basile Ier le Macédonien Empereur byzantin

Léon VI le Sage Empereur byzantin

Alexandre III Co Empereur byzantin

Stylianos Zaoutsès Maître des offices et logothète du drome

Basile Ier le Macédonien meurt en 886, à l'âge de 73 ans après un règne de 19 ans.

Basile Ier le Macédonien laisse un traité de "l'Art de régner" adressé à son fils Léon.

Léon VI le Sage, fils de Basile Ier, devient empereur byzantin en 886 et doit théoriquement partager le pouvoir avec son frère Alexandre III.

La frivolité de ce dernier conduisit Léon à exercer seul le pouvoir impérial.

Dès son avènement, Léon VI le Sage nomme Stylianos Zaoutsès Maître des offices et logothète du drome.



Exil de Photius

Étienne patriarche

Léon VI le Sage exile le patriarche Photius qu'il contraint d'abdiquer.

Le jour de Noël 886, Léon VI le Sage fait couronner patriarche son propre frère puîné, Étienne : maladif, ce dernier est aussi coopératif qu'on le lui demande.


Publication des Basiliques

Léon VI le Sage termine la recodification du droit romain, commencée sous Basile Ier le Macédonien, Connu sous le titre de Basiliques ou Basilica, c'est la traduction grecque et la mise à jour du code de lois créé par Justinien Ier.

Le grec est alors la seule langue comprise par le peuple et les fonctionnaires.



Défaite de Léon VI le Sage devant les Bulgares

Léon VI le Sage est vaincu par les Bulgares en 894.



Victoire de Léon VI le Sage devant les Bulgares

Léon VI le Sage, avec l'aide des Magyars, bat les Bulgares en 895.



Défaite des Byzantins devant les Bulgares

Ayant rompu son alliance avec les Magyars, Léon VI le Sage est à nouveau battu par les Bulgares en 896. Le tsar Syméon profite de ces victoires pour obtenir l'indépendance de son église et l'établissent d'un patriarcat.



Grand Synode

En 899, Léon VI le Sage fait convoquer un grand synode destiné à restaurer les relations entre les Églises d'Occident et d'Orient.



Mariage de Léon VI le Sage avec Eudoxie Baïana

Léon VI le Sage épouse en 900 Eudoxie Baïana. Un litige avec l'église commence. Le nouveau patriarche, Antoine Cauléas, lui accorde la dispense nécessaire.

A l'époque, l'Église orthodoxe considère que le premier mariage a un caractère sacré. À la mort de l'épouse, un second mariage est autorisé afin de permettre la perpétuation de la famille. Les mariages subséquents sont considérés comme des fornications et sont condamnés. Les enfants issus de ces unions sont regardés comme illégitimes.



Mort d'Eudoxie Baïana

Le litige de Léon VI le Sage avec l'église s'achève rapidement par la mort de son épouse après la naissance d'un fils mort-né en avril 901.



Mariage Louis III l'Aveugle avec Anne de Byzance

Louis III l'Aveugle épouse en 901 Anna ou Anne de Byzance ou de Constantinople ou de Macédoine (vers 885-911), fille de Léon VI le Sage et de Zoé Zautsina. Leurs enfants sont :



Conquête de la Sicile par les Musulmans

Léon VI le Sage perd la Sicile en 902, conquise par les Musulmans.



Mort de Benoît IV Pape

Léon V Pape

Christophore Antipape

Léon V Pape Prisonnier

Mort de Léon V Pape

Benoît IV meurt en juillet 903. Son pontificat aura duré 3 ans et 5 mois. Il gouverne avec beaucoup de sagesse, mais ne peut, malgré ses efforts, corriger la dépravation des mœurs.

Léon V, né dans la communauté d'Ardea près de Rome, est élu Pape en juillet 903

Christophe ou Christophore, romain d'origine, cardinal-prêtre de Saint-Damase, est antipape en août 903. Il dépose de force Léon V et le fait jeter en prison.

Léon V est étranglé par des partisans politiques de l'antipape Christophore en septembre 903.



La pornocratie pontificale

La pornocratie pontificale désigne une période sombre de la papauté romaine de 904 à 963. Le terme vient de l'allemand "Römisches Hurenregiment", utilisé par les historiens du XVIIIe siècle, et qui signifie littéralement "gouvernement romain des courtisanes".

Durant cette période, la papauté subit la forte influence de femmes débauchées appartenant aux familles des comtes de Tusculum, les familles des Théophylactes et des Crescentii. Ces grandes familles romaines font et défont les papes, plaçant souvent sur le siège épiscopal des laïcs incompétents.

De tels papes n'étaient évidemment que des fantoches avec une durée de vie très brève. Les chroniqueurs du Moyen Âge (dont Liutprand de Crémone) rapportent que la période est marquée par la débauche, les actes de cruauté et les sacrilèges. Cependant, l'historiographie actuelle a largement relativisé cette vision qui était surtout le fait d'écrivains partisans de l'empereur Othon Ier le Grand qui met fin à cette période.



Mariage de Léon VI le Sage avec Zoé Zautsina

Léon VI le Sage n'ayant pas d'autre fils, pour légitimer leur fils Constantin VII, Léon VI le Sage épouse secrètement en 905 Zoé Zautsina dans une chapelle du Palais Sacré de Constantinople.

Puis Léon VI le Sage la proclame épouse et impératrice.

Leurs enfants sont :

Par ce mariage Léon VI le Sage viole les règles de l'Église et le Code des lois qu'il a lui-même promulgué et qui prohibe toute union au-delà de la deuxième.

Issu d'une quatrième union, Constantin VII Porphyrogénète est regardé comme illégitime.

La fureur de l'Église ne connaît alors plus de bornes et refuse la dispense nécessaire.



Naissance de Constantin VII Porphyrogénète

Constantin VII Porphyrogénète naît en septembre 905 à Constantinople, fils de l'empereur Léon VI le Sage et de Zoé Zautsina. Porphyrogénète signifie "né dans la famille impériale" ou plus précisément "né dans la pourpre", la pourpre symbolisant l'empereur.



Abdication du Patriarche Nicolas

Euthyme Patriarche

L'Église est divisée en deux factions, les photiens et les ignaciens. Léon VI le Sage sait jouer de ces divisions. Léon lutte pendant plus d'un an pour imposer cette légitimation, forçant le patriarche Nicolas à abdiquer et le faisant remplacer comme patriarche par Euthyme, sous la condition que celui-ci lui accorde la dispense de remariage.



Siège de Constantinople

En 907, Constantinople est assiégée par les Rus' de Kiev qui réclament des avantages commerciaux. Léon VI le Sage les leur accorde.



Campagne de Léon VI le Sage contre les Rus' de Kiev

Léon VI le Sage attaque les Rus' de Kiev en 911, mais doit en fin de compte signer avec eux un traité commercial.



Campagne de Byzance en Crète

En 912, Léon VI le Sage tente vainement de reprendre la Crète aux Arabes, mais sans succès.



Mort de Léon VI le Sage Empereur byzantin

Alexandre III Empereur byzantin

Nicolas a nouveau patriarche

Léon VI le Sage tombe malade au retour et mourut le 11 mai 912.

Le fils de Léon VI le Sage étant encore enfant, Alexandre III succède à Léon VI, son frère aîné, et devient seul Empereur byzantin en 912.

Cruel et ivrogne, Alexandre III s'emploie à prendre le contre-pied de son frère Léon VI, refusant d'honorer les traités et les tribus conclus par ce dernier.

Alexandre III rappelle en 912 le patriarche Nicolas, déposé par Léon VI, qui s'efforce de purger la hiérarchie de l'Église, afin d'en éliminer les évêques et les prêtres ayant des sympathies pour le patriarche Ignace. La plupart des prêtres démis refusent cependant de quitter leurs fonctions, obligeant ainsi Nicolas à revenir sur sa décision.


Ordono II de León - Statue à Madrid - L.S. Carmona, 1750-53

Mort de García Ier Roi d'Oviedo et de León

Ordono II de León Roi de León

Transporte du gouvernement d'Oviedo à Léon

Garcia Ier de León meurt le 19 janvier 914.

Ordono II de León devient Roi de León

Ordono II de León transporte en 914 le siège du gouvernement d'Oviedo à Léon. Depuis cette époque les souverains espagnols sont appelés Rois de Léon.

Ordono II de León continue la politique d'expansion territoriale sur 2 fronts.

Ordono II de León arrive ainsi sur le front occidental jusqu'à Evora et Mérida, saccageant les 2 villes. Le gouverneur musulman est obligé d'acheter le retrait des troupes léonaises de ces terres.

Sur le front oriental, Ordono II de León s'unit à Sancho Ier Garcés de Navarre contre l'émir de Cordoue Abderramán III.



Lutte des Byzantins contre les Bulgares

En 918, après des succès initiaux, les armées byzantines sont vaincus par les Bulgares. Constantin VII Porphyrogénète, encouragé par son précepteur, fait appel à l'amiral Romain Lécapène, pour éviter une probable prise du pouvoir par le général Léon Phocas, appelé par Zoé Zoutsina.



Mort de Jean X Pape

Léon VI Pape

Jean XI Cardinal

Mort de Léon VI Pape

Étienne VII Pape

Jean X est emprisonné puis meurt assassiné à Rome à l'instigation de Marozie Iere ou de Guy de Toscane en 928.

Léon VI, né à Rome de la famille des Sanguigna, devient Pape en mai 928.

Jean XI est nommé cardinal par Léon VI en 928.

Léon VI meurt en décembre 928.

Étienne VII (VIII), né à Rome, devient Pape en 928.


Léon VII Pape

Mort de Jean XI

Léon VII Pape

Jean XI meurt en janvier 936.

Léon VII, né à Rome, devient Pape le 3 janvier 936.



Maison de Bretagne

Alain Barbetorte Duc de Bretagne

Bataille de Kerlouan

Alain Barbetorte, mettant fin à près d'un siècle de conflits et de pillages, prend le titre de duc de Bretagne (au sens latin de dux, " chef ") en 937.

Alain Barbetorte décide de faire de Nantes sa résidence principale, de reconstruire l'église et d'édifier une enceinte de terre et un donjon. Cette décision ancre durablement la cité en Bretagne.

Alain et ses successeurs s'appuient sur le pays nantais et leurs possessions en Cornouaille pour asseoir leur pouvoir.

La libération entreprise par Alain Barbe Torte est complétée par le comte Even, vainqueur de la bataille de Kerlouan, qui débarrasse le Léon des Normands.

Les limites du duché sont désormais établies à celles de la Bretagne historique actuelle, alors qu'auparavant elles s'étendaient jusqu'à Angers et englobaient le Cotentin, l'Avranchin. Le siècle "viking" aura été une rupture dans l'histoire de Bretagne.



Mort du Pape Léon VII

Étienne VIII Pape

Léon VII meurt le 13 juillet 939. Il est inhumé dans l'ancienne basilique Saint-Pierre.

Léon VII favorise la réforme clunisienne.

Étienne VIII (IX) , né à Rome, devient Pape le 14 juillet 939.


Christ couronnant Constantin VII Porphyrogénète

Prise réelle du pouvoir par Constantin VII Porphyrogénète

À Constantinople le peuple, légitimiste et resté fidèle à la dynastie macédonienne, rejette Étienne et Constantin Lécapène et impose Constantin VII, dont le règne commence vraiment. Le 27 janvier 945, les deux Lécapène sont arrêtés, tonsurés et envoyés dans des lieux d'exil distincts.

Ennemie de la famille Lécapène, la famille Phocas, une famille de Cappadoce, jouit des préférences de l'Empereur : Bardas Phocas est ainsi nommé général des armées d'Orient tandis que ses fils Nicéphore Phocas et Léon Phocas deviennent stratèges d'Anatolie et de Cappadoce.



Liaison d'Ordono III de León avec Elvira Paes de Deza

Ordono III de León a une liaison en 952 avec Elvira Paes de Deza, fille de Paio Gonçalves de Deza, et d'Ermesinda Guterres de Coimbra. Leur enfant est :



Jean Ier Tzimiskès Stratège des Anatoliques

Léon Phocas Domestique des Scholes d'Orient

Jean Ier Tzimiskès est nommé stratège des Anatoliques en 959 en replacement de Léon Phocas (frère de Nicéphore II Phocas), promu domestique des Scholes d'Orient.



Victoire des Byzantins sur l'émir de Mossoul

Léon Phocas, commandant de l'armée de l'Est, doit faire face à l'émir de Mossoul, Seïf-ad-Daouleh. En novembre 960, Léon Phocas parvient à décimer l'armée arabe en l'attirant dans un défilé rocheux et en la faisant écraser sous les rochers.



Siège et prise de Candie

Après un siège de 10 mois, les prennent et ravagent Candie le 7 mars 961. Ils éliminent toute présence sarrasine sur la Crète qui redevient byzantine.

Nicéphore Phocas reçoit les honneurs rares du triomphe et est fait domestique des scholes d'Orient à la place de son frère Léon Phocas.



Prise d'Alep

Nicéphore II Phocas et Léon Phocas retournent dans l'Est avec une armée forte et bien équipée durant l'hiver 961-962.

Ils reprennent de nombreuses villes de Cilicie dont d'Anarzabe et Sis. Ils passent ensuite en Syrie du nord et reprennent à l'émir Hamdanide Saïf-el-Dwala la ville d'Alep le 23 décembre 962 qui est impitoyablement saccagée. Brillant général, Jean Ier Tzimiskès, aimé de ses troupes, se distingue aux côtés de Nicéphore II Phocas pendant cette campagne. Ne pouvant s'emparer de la citadelle, Nicéphore II Phocas et Léon Phocas quittent la ville et rentre en Cilicie. Le thème de Séleucie est alors reformé.



Abbaye de Montmajour placée sous son autorité directe de Léon III

En 963, le pape Léon VIII place l'Abbaye de Montmajour sous son autorité directe.



Retour d'Othon Ier à Rome

Synode romain

Déposition de Jean XII

Léon VIII Antipape

La mainmise d'Othon Ier le Grand gêne cependant Jean XII. À peine Othon Ier le Grand a-t-il le dos tourné que Jean XII noue des contacts avec Adalbert II d'Ivrée, fils de Bérenger II d'Ivrée, ainsi qu'avec Byzance.

Jean XII se présente comme un jouisseur invétéré. Descendant d'un aventurier romain, il doit à un ordre de son père d'avoir été porté par le peuple de Rome sur le trône de Saint Pierre, sept ans plus tôt,... à 18 ans !

Quand Mayeul de Cluny commence, entre 960 et 965, à diffuser la réforme clunisienne, celui-ci peut compter sur le précieux concours de l'impératrice, Adélaïde, la seconde épouse d'Othon, la sœur du roi de Bourgogne, Conrad III le Pacifique.

L'emprise germanique sur le royaume de Bourgogne se fait sentir :

Jean XII reprend la tradition, abandonnée dès Adrien Ier (772–795), de dater ses actes à partir des années de règne des empereurs byzantins.

Furieux, Othon Ier revient sur ses pas à Rome et Jean XII doit s'enfuir. L'Empereur convoque un synode qui juge Jean XII coupable d'apostasie, d'homicide, de parjure et d'inceste. Il le dépose le 4 ou le 6 décembre 963, ce qui constitue une nouveauté pour une assemblée d'évêques.

Othon Ier, même s'il n'a pas autorité pour intervenir, nomme Pape Léon VIII, le protoscriniaire, un laïc romain. L'absence de documents probants prêche pour l'illégitimité de ce pape.

Othon Ier le Grand modifie son privilège : désormais, l'élection pontificale doit être sanctionnée par l'approbation impériale.

Liutprand de Crémone participe à ce concile.



Reprise de Rome par Jean XII

Concile à Rome

Excommunication de Léon VIII

Mort de Jean XII

Fin de la pornocratie pontificale

Benoît V Pape

Nouvelle prise de Rome par Othon Ier le Grand

Déposition et déportation de Benoît V

Après le départ d'Othon Ier le Grand, Jean XII parvient à reprendre Rome en février 964. Il organise un concile qui casse les décisions du synode romain, déclare illégitime et excommunie Léon VIII.

Dans un ultime revirement, Jean XII tente de se rapprocher d'Othon Ier.

Jean XII meurt le 14 mai 964. Selon des traditions divergentes :

Liutprand de Crémone attribue pour sa part cette mort subite à un coup infligé par le Diable en personne.

Liutprand de Crémone écrit que Jean XII ignore la grammaire latine. Débauché, le plus scandaleux des "papes Jean", il consacre une grande partie de son existence à la chasse, aux festins et aux aventures amoureuses. les chroniqueurs dénoncent en termes très vigoureux son règne, certains le qualifiant de "Antéchrist siégeant dans le temps de Dieu".

Jean XII mène néanmoins à bien une réforme religieuse et une vigoureuse politique d'expansion territoriale.

La pornocratie pontificale s'achève.

À la mort de Jean XII, Benoît V, dit le Grammairien (Benedictus Grammaticus) est élu 132e pape par les Romains le 14 mai 964, contre Léon VIII qui reste un rival. Certains historiens le considèrent comme un Antipape.

Benoît V est consacré fin mai 964.

Léon VIII est alors soutenu par l'empereur Othon Ier le Grand qui s'empare de Rome, et dépose Benoît V le 23 juin 964 et le déporte en Allemagne, à Hambourg.



Mort de Léon VIII Pape

Mort de Benoît V Pape

Jean XIII Pape

Émeute contre Jean XIII

Jean XIII Prisonnier

Léon VIII meurt le 1er mars 965. Les Romains demandèrent à Othon Ier le Grand de leur renvoyer Benoît V mais il refuse.

Benoît V meurt à Hambourg en Allemagne le 4 juillet 965. Il est enterré dans la cathédrale de Hambourg.

Sans doute en 988, Othon III du Saint-Empire fait transférer ses restes à Rome où l'on ignore d'ailleurs le lieu exact de sa sépulture.

Jean XIII est alors élu Pape avec l'accord de l'empereur Othon Ier le Grand le 1er octobre 965.

Dix semaines après son intronisation, en décembre 965, Jean XIII est renversé par une émeute menée par le préfet urbain Pierre Cesi et l'armée du comte Rotfred de Campanie, en réaction contre la faction impériale. Insulté (surnom : "la poule blanche"), traîné dans les rues, Jean XIII est d'abord emprisonné au château Saint-Ange puis dans une citadelle dans la montagne.



Mort de Nicéphore II Phocas Empereur byzantin

Les suivantes de Théophano font entrer un détachement commandé par Jean Ier Tzimiskès dans le palais impérial de Boucoléon le 11 décembre 969. Ce groupe était composé de 8 à 10 hommes dont Michel Bourtzès, stratège disgracié, Léon Pédiasomos, un autre patrice, Leo Abalantés, taxiarque, Téodore le Noir. Ils poignardent Nicéphore pendant son sommeil. Sa tête est tranchée et exposée en public, son corps est jeté dans la neige. Peu après, ses restes sont ensevelis discrètement aux Saints Apôtres dans un sarcophage sur l'heroon de Constantin. Leo Abalantés est désigné comme coupable et bouc émissaire ; il est exécuté peu après.

Une incertitude plane sur les motivations de Théophano :



Luttes de Basile Lécapène contre Bardas Sklèros

Mort de Pierre Phocas et le patrice Jean

Rappel d'exil de Bardas Phokas

Le grand chambellan Basile Lécapène envoie contre lui tour à tour Pierre Phokas (le frère de Bardas), le patrice Jean et Léon le protovestiaros, mais tous sont battus. Pierre Phocas et le patrice Jean sont tués. Léon le protovestiaros est fait prisonnier. Bardas Sklèros arrive assez vite en vue de Constantinople. Basile Lécapène rappelle alors Bardas Phokas de son exil sur l'île de Chio et l'envoie combattre Bardas Sklèros.



Mariage de Garcia III de Navarre avec Ximena Fernández de León

Garcia III de Navarre épouse en 981 Ximena Fernández de León. Leurs enfants sont :



Mariage de Bermude II le Goutteux avec Velasquita de León

Bermude II le Goutteux épouse en 983 Velasquita de Léon, fille de Ramiro III Flavio, roi de Léon et Urraca de Pampelune. Leur enfant est :



Invasion arabe du Léon et des Asturies

Bermude II le Goutteux ne peut résister aux Arabes envahissent ses États sous la conduite d'Almanzor.



Mariage d'Hugues IV d'Eguisheim avec Helwige de Dachsbourg

Hugues IV d'Eguisheim épouse en 1000 Helwige de Dachsbourg, fille de Louis de Dachsbourg et de Judith d'Oehningen.

Leurs enfants sont :

Hugues IV d'Eguisheim devient comte de Dabo (Dachsbourg à l'époque, ou encore Dagsburg en allemand).



Naissance de Léon IX

Bruno ou Brunon d'Eguisheim, futur Pape Léon IX naît à Eguisheim en Alsace le 21 juin 1002, fils d'Hugues IV d'Eguisheim et d'Helwige de Dachsbourg.

Certaines personnes soutiennent cependant qu'il est né à Dabo, d'autres à Walscheid, toutes deux en Moselle; il appartenait à une très grande famille, se rattachant par sa mère aux Carolingiens de Francie occidentale et par son père aux Rois de Germanie.



Léon IX confié à Berthold Évêque de Toul

En 1007, à 5 ans Léon IX est confié à l'Évêque Berthold de Toul pour être éduqué à l'école de la cathédrale où il se montre très doué.

Par la suite il entre jeune dans le chapitre de la cathédrale.



Naissance de Josselin Ier de Dinan

Gauzlin ou Josselin Ier de Dinan naît en 1012, fils de Hamon Ier de Dinan et de Roianteline de Dol.



Mort de Berthold Évêque de Toul

Hermann Évêque de Toul

Léon IX à la cour de Conrad II le Salique

Après le décès de Berthold de Toul son tuteur, Léon IX est appelé à la cour du roi Conrad II le Salique en 1019.

Hermann devient Évêque de Toul.



Pacification de l'Italie

Campagne de Léon IX en Lombardie

Conrad II le Salique, Roi d'Italie, sous le nom Conrad Ier, pacifie l'Italie en 1026.

En 1026, Léon IX conduit les troupes levées à Toul pour une campagne en Lombardie.



Mort d'Hermann Évêque de Toul

Léon IX Évêque de Toul

Hermann Évêque de Toul meurt en 1027.

Léon IX, âgé d'à peine 24 ans, proposé par le clergé, est consacré Évêque de Toul le 9 septembre 1027 par l'archevêque Poppo de Trèves.



Naissance d'Olivier Ier de Dinan

Olivier Ier de Dinan naît en 1040, fils de Josselin Ier de Dinan et de Salomé de Léon.



Mariage de Josselin Ier de Dinan avec Salomé de Léon

Josselin Ier de Dinan épouse en 1047 Orguen ou Salomé de Léon (1020-1070), fille de Morvan II de Léon (né en 995), Vicomte de Léon et de Coezou.

Leurs enfants sont :



Canonisation solennelle de Richarde

Léon IX revenant du Concile de Mayence en octobre 1049, s'arrête à Andlau et fait exposer le corps de Richarde à la vénération publique ce qui aquivaut à une canonisation solennelle.


Léon IX Pape Plaque biographique de Léon IX sur la place du château à Eguisheim

Expédition de Boniface de Canossa à Rome

Fuite de Benoît IX

Léon IX Pape

Excommunication de Benoît IX

Henri III le Noir envoie à Rome le marquis Boniface de Canossa.

Benoît IX prend la fuite.

Boniface de Canossa fait élire Léon IX, évêque de Toul, qui devient pape le 12 février 1049.

Avec l'aide de l'Empereur, le nouveau pape combat les Tusculani et ravage leurs fiefs.

Refusant de répondre aux accusations de simonie pesant contre lui, Benoît IX est excommunié, de même que ses proches.

Après cet ultime échec, il se retire dans le monastère de Grottaferrata, qui appartient à la sphère d'influence des Tusculani.



Concile de Reims

En 1049, Yves III de Bellême assiste au concile de Reims.

Le pape Léon IX s'en prend violemment à lui pour avoir incendié la cathédrale.

En pénitence, Yves III de Bellême est contraint de la restaurer.

Pour trouver les importantes ressources nécessaires au chantier, Yves III de Bellême quitte la Normandie.

Il entreprend un voyage pour quêter en Italie du Sud, et même à Constantinople, où sont installés de nombreux Normands enrichis.

À son retour, Yves III de Bellême peut mettre en route le chantier de construction mais ne verra pas sa fin.



Interdiction du mariage de Guillaume le Conquérant avec Mathilde de Flandre

En 1049, Léon IX interdit le mariage de Guillaume le Conquérant et de Mathilde de Flandre pour consanguinité.

Malgré cela, le mariage aura bien lieu.



Concile de Reims

Abdication de Budic de Nantes

En 1049 Budic de Nantes, Évêque de Nantes, est déposé au Concile de Reims par le Pape Léon IX pour népotisme et simonie.

Budic de Nantes abdique le 3 octobre 1049.



Gérard Ier d'Alsace Prisonnier

Godefroy II d'Ardennes continue la lutte, aidé par des seigneurs lorrains qui s'inquiètent de la puissance territoriale du nouveau duc Gérard Ier d'Alsace, et le fait rapidement prisonnier.

Mais il est soutenu par le Pape Léon IX (Brunon, un ancien évêque de Toul), qui en voyage en Lorraine, obtient la libération de Gérard Ier d'Alsace en 1049.

Henri III le Noir fournit à Gérard Ier d'Alsace des troupes qui lui permet de vaincre ses adversaires et de forcer Godefroy II d'Ardennes à renoncer à ses prétentions.

Mais la noblesse lorraine continue à plusieurs reprises à créer des troubles contre le duc, soutenu par le clergé.



Canonisation d'Odile d'Alsace

Le pape Léon IX canonise Odile d'Alsace.



Consécration de l'abbaye de Hesse

C'est probablement Louis de Dachsbourg qui aux alentours de l'an mille entreprit la construction de l'abbaye bénédictine de Hesse sur ses terres, près de Sarrebourg.

Hugues IV d'Eguisheim et Helwige de Dachsbourg achèvent ce projet.

Léon IX, leur fils, consacre l'autel en 1050.

La première abbesse de l'abbaye est sa nièce Serberge ou Gerberge.



Airard de Nantes Évêque de Nantes

Airard de Nantes est abbé et cardinal de Saint-Paul-Hors des Murs,

Léon IX nomme Airard de Nantes lors du concile de Rome d'avril 1050 comme évêque de Nantes.

Il a mission de réformer le diocèse.

Il est peut-être comme Léon IX d'origine germanique. Airard de Nantes se présente comme moine indigne cardinal de l'église de Saint-Paul et abbé de monastère.

Dès le 1er novembre 1050, Airard de Nantes expose son programme dans un acte en faveur de Marmoutier.

Il entreprend de faire restituer les dîmes qui ont été enlevées à l'église par des laïcs, Airard de Nantes se heurte à Simon de Sainte-Opportune, qu'il doit menacer d'excommunication.

Ses méthodes brutales et sa soumission à la métropole de Tours lui aliènent rapidement ses ouailles nantaises.

Toutefois ses méthodes semblent efficaces puisqu'il serait parvenu à supprimer toute domination sur les choses ecclésiastiques.



Conciles de Tours et de Reims

Institution la trêve de Dieu

En 1050, Léon IX institue la trêve de Dieu.



Reconnaissance de Saint Denis

Léon IX reconnaît Saint Denis en 1052.



Mariage de Guillaume Ier Tête-Hardie avec Étiennette de Longwy-Metz

Guillaume Ier Tête-Hardie épouse en 1053 Étiennette de Longwy-Metz, fille d'Albert II d'Alsace avec Clémence de Foix. Leurs enfants sont :



Excommunication des Normands de Sicile

Bataille de Civitate

Léon IX prisonnier

Les Normands détestés et qualifiés de "nouveaux sarrasins", se montrent de plus en plus pressants, entreprenants, agressifs, et incontrôlables et progressent de façon alarmante en Italie du Sud. Léon IX les excommunie.

En 1053, aux côtés de ses frères et de Richard d'Aversa, un Comte normand, Robert Guiscard de Hauteville participe vaillamment à la bataille de Civitate sur le Fortore (près de San Severo), opposant les Normands d'Italie à l'armée papale commandée en personne par Léon IX.

Le pape est sévèrement battu et emprisonné pendant 9 mois.



Hoël II de Cornouaille Comte de Nantes

Airard de Nantes Chassé de son évêché

En 1054 Alain III Canhiart réussit à imposer l'investiture au comté de Nantes d'Hoël II de Cornouaille, son fils

En 1054, les nantais chassent Airard de Nantes, peut-être avec la complicité de la maison de Cornouaille, et envoient une lettre au pape Léon IX afin de se justifier.

Airard de Nantes se réfugie dans un premier temps à Tours.



Retour de Léon IX à Rome

Envoi de Légats à Constantinople

Prisonnier, León IX tombe malade en février 1054 et ne rentre à Rome que pour y mourir.

Le schisme a pour origine le souci de la Papauté d'uniformiser les rites dans la partie sud de l'Italie, récemment conquise par les Normands sur les Byzantins. Il se heurte à l'opposition du patriarche de Constantinople, Michel Cérulaire (Keroularios), tout aussi soucieux de les uniformiser dans le domaine du patriarcat de Constantinople. La pierre d'achoppement est l'usage du pain non levé en Occident, mais notons aussi comme autres points de litige :

Michel Cérulaire (Keroularios), patriarche de Constantinople, abhorrant la suprématie pontificale, inspire un document à diffuser à "tous les évêques des Francs et au vénérable pape lui-même", qui condamne violemment certaines pratiques de l'Église romaine, entachées de péché et de judaïsme.

Suit un échange de lettres maladroites où est soulevée l'œcuménicité du patriarcat de Constantinople, alors que l'empereur Constantin IX le Monomaque est partisan d'une alliance avec Rome et se veut conciliant.

Cela aboutit à l'envoi par Léon IX d'une délégation à Constantinople composée de :

Ces derniers, ayant combattu à Civitate contre les Normand, gardent une amère rancune contre les Byzantins qui ne sont pas venus se battre, ce qu'ils assimilent à une trahison.



Mort de Léon IX

Tentative de Benoît IX de reprendre le pouvoir pontifical

Léon IX meurt à Rome le 19 avril 1054. Il est inhumé en la basilique Saint-Pierre. Il fut fait saint.

Léon IX est surtout un pape voyageur, œuvrant pour la paix en Europe et il est considéré comme le plus grand pape allemand du moyen âge. Réformateur, il s'inscrit dans la réforme dite "grégorienne". Il convoque pendant son pontificat douze conciles. Ses principales luttes étaient :

Benoît IX tente une nouvelle fois de monter sur le trône pontifical, en vain.



Grand Schisme d'Orient

Les représentants de Léon IX arrivent à Constantinople en avril 1054. La nouvelle de la mort du Pape arrive peu après. Humbert et ses collègues, représentants personnels de Léon IX, se trouvent privé du fait de sa mort de tout statut officiel mais ils restent à Constantinople.

Humbert de Moyenmoûtier et Michel Cérulaire sont tout aussi susceptibles l'un que l'autre. Michel Cérulaire émet des doutes sur la validité du mandat des légats. Le débat tourne à l'échange de propos franchement injurieux. Humbert soulève le problème du Filioque.

À 3 heures de l'après-midi, le 16 juillet 1054, en présence de tout le clergé assemblé pour l'eucharistie, les légats entrent dans Sainte-Sophie et montent vers l'autel sur lequel ils déposent solennellement une bulle papale d'excommunication de Michel Cérulaire , puis sortent et secouent symboliquement la poussière de leurs chaussures. Deux jours plus tard, ils partent pour Rome.

Le 24 juillet, le synode permanent byzantin réplique en jetant l'anathème sur les légats. Le pape n'y est pas mis en cause.

Les excommunications, tant latines que grecques, étaient dirigées personnellement contre les dignitaires en faute plutôt que contre les Églises qu'ils représentaient. Aucune à l'époque ne fut considérée comme facteur d'un schisme permanent.

Après la rupture, l'empire d'Occident se fait appeler "Saint Empire romain" (sacrum imperium) pour se distinguer de l'empire orthodoxe d'Orient.

La basilique Sainte Sophie devient l'un des cœurs de l'orthodoxie.



Mariage d'Hugues Ier de Rethel avec Mélissende de Montlhéry

Hugues Ier de Rethel épouse en 1055 Mélissende de Montlhéry, fille de Guy Ier de Montlhéry, Seigneur de Montlhéry et de Bray, et d'Hodierne de Gometz. Leurs enfants sont :



Naissance d'Emma de Léon

Emma de Léon naît vers 1065, fille de Guyomarch II de Léon.


Alphonse VI de Castille

Mort de Sanche II le Fort Roi de Castille et de Léon

Alphonse VI de Castille Roi de León, de Castille de Galice et de Portugal

Sanche II le Fort entreprend alors de conquérir Zamora, ville de sa sœur Urraca.

Sanche II le Fort meurt le 7 octobre 1072 à Zamora en Espagne, sans doute assassiné par un traître sur ordre de son frère.

En 1072, Alphonse VI devient roi de Castille et du León.

À compter de cette époque, la Galice est une partie du royaume de Castille et du León et le restera, bien que bénéficiant de divers degrés d'autonomie de gouvernement.

En Castille, Alphonse devrait s'appeler Alphonse IV mais comme Roi de León il prend le nom d'Alphonse VI.



Mariage de Vladimir II de Kiev avec Gytha d'Angleterre

Vladimir II de Kiev épouse à Londres en 1070 ou 1074 Gytha d'Angleterre, fille illégitime d'Harold II Godwinson et d'Édith-la-Juste. Leurs enfants sont :



Mariage de Constantin Ier d'Arménie

D'après la Chronique d'Alep, Constantin Ier d'Arménie épouse une descendante de Bardas Phocas.

Constantin Ier d'Arménie a pour enfants :



Naissance d'Alain Ier de Rohan

Alain Ier de Rohan, dit le Noir, naît en 1084, fils d'Eudon Ier de Porhoët (1066-1092), Vicomte de Porhoët, et d'Emma de Léon.

Le comté du Porhoët est situé au centre de la Bretagne dans la région de Pontivy-Josselin-Ploërmel et de la Trinité-Porhoet.



Mort de Victor III

Retour de Clément III à Rome

Victor III meurt au Mont-Cassin le 16 septembre 1087. Léon XIII lui accordera le titre de saint sans qu'il subisse un procès de canonisation.

Clément III revient pour un an à Rome

Il poursuit l'œuvre de réforme de Grégoire VII.

Durant le règne de Victor III, Clément III a de nouveau la fonction de pape afin de négocier avec les autres dirigeants européens.



Mariage de Raymond Ier de Bourgogne avec Urraque Ire de Castille

Raymond Ier de Bourgogne Comte de Galice

Alphonse VI de Castille marie ses filles Urraque la légitime en 1090 et Thérèse de León l'illégitime en 1093, avec des princes français et, par tous moyens, favorise l'influence française – la plus grande force civilisée en Europe.

Raymond de Bourgogne épouse à Tolède en 1090 Urraque Ire de Castille, fille d'Alphonse VI de Castille et de Constance, Duchesse de Bourgogne. Leurs enfants sont :

Raymond Ier de Bourgogne devient Comte de Galice.

Alphonse VI de Castille rapproche aussi l'Espagne de la papauté et décide de remplacer le vieux rite de saint Isidore, le rite mozarabique par le rite romain. D'un autre côté, Alphonse VI de Castille est très ouvert à l'influence arabe. Alphonse VI de Castille protège ses sujets maures et bat monnaie avec des inscriptions en lettres arabes.



Mort d'Emma de Léon

Emma de Léon meurt en 1092.



Mariage de Raymond VI de Toulouse avec Elvire de Castille

Raymond VI de Toulouse épouse en 1094 Elvire de Castille, fille d'Alphonse VI, Roi de Castille et de Léon, et de sa maîtresse Jimena Munoz ou Ximena Moniz de Bierzo de Ulver. Leur enfant est :

Elle lui apporte en dot une fortune importante.



Mariage de Léon Ier d'Arménie

Léon Ier d'Arménie épouse vers 1102 :

Leurs enfants sont :



Mariage de Raymond-Bérenger III de Barcelone avec Douce Aldonza Ire de Provence

Raymond-Bérenger III de Barcelone Comte de Provence et de Gévaudan, Vicomte de Millau

Raymond-Bérenger III de Barcelone épouse à Saint-Victor de Marseille le 3 février 1112 Douce Aldonza Ire de Provence, Comtesse de Provence. Leurs enfants sont :

Raymond-Bérenger III de Barcelone devient :

Le mariage semble avoir lieu à Saint-Victor de Marseille et non à la cathédrale Saint-Trophime d'Arles alors capitale du comté de Provence. Baratier écrit : Cette union a peut-être été favorisée par Richard de Millau, archevêque de Narbonne.

Plusieurs donations successives légitiment l'autorité du comte barcelonais sur la Provence.

L'abbaye de Saint-Victor a alors de nombreux domaines en Catalogne, ce qui explique probablement les contacts de l'Église avec les princes Catalans par l'intermède d'anciens abbés de ce monastère.



Bataille de São Mamède

Alphonse Ier le Conquérant, Comte de Portugal, s'oppose politiquement, en 1128, sous la direction de l'archevêque de Braga, à Thérèse de León, sa mère. Elle appuie le parti des Travas, famille dont un des membres Fernando Comte Perès (ou Perez) de Trava de Galice est son l'amant. L'archevêque, forcé d'émigrer emmène Alphonse Henriques avec lui.

Mais le 24 juin 1128, les troupes royales menées par Thérèse de León et Fernando Perès rencontrent à São Mamède, près du Château de Guimarães, celles de son fils Alphonse Henriques qui est vainqueur et obtient l'indépendance du comté de Portugal face au Royaume de Léon.



Mariage d'Alphonse VII le Bon avec Bérengère de Barcelone

Alphonse VII le Bon épouse à Saldana en Espagne le 17 novembre 1128 Bérengère de Barcelone, fille de Raymond-Bérenger III de Barcelone et de Douce Aldonza Ire de Provence. Leurs enfants sont :



Mort de Thoros Ier d'Arménie

Constantin II d'Arménie Prince de Cilicie arménienne

Mort de Constantin II d'Arménie

Léon Ier d'Arménie Prince de Cilicie arménienne

Thoros Ier d'Arménie meurt le 17 février 1129.

Il est inhumé à Drazark.

Kostandin ou Constantin II d'Arménie succède à Thoros Ier d'Arménie, son père, et devient Prince de Cilicie arménienne.

Léon Ier d'Arménie, frère de Thoros Ier d'Arménie, écarte Constantin II d'Arménie du pouvoir , le fait emprisonner et le fait probablement empoisonner.

Léon Ier d'Arménie fils de Constantin Ier d'Arménie, devient Prince de Cilicie arménienne ou Prince Montagnes roupénide.



Mort d'Honorius II Pape

Innocent II Pape

Anaclet II Antipape

Au début 1130, alors que le pape Honorius II est à l'article de la mort, le cardinal Aymeric, partisan des Frangipani, persuade ce dernier d'instituer une commission de 8 cardinaux pour élire son successeur. Il resterait ensuite au Sacré Collège d'approuver ce choix. En pratique, la commission se trouve composée d'une minorité de pro-Pierleoni, pourtant majoritaire dans le Sacré Collège.

Honorius II meurt dans la nuit du 13 au 14 février 1130. Il est inhumé dans la basilique Saint-Jean du Latran.

Sous le pontificat d'Honorius II sont approuvés l'ordre des Prémontrés, et l'Ordre des Templiers.

Aymeric réunit les 6 autres membres de la commission présents sur place, dont un seul partisan des Pierleoni. Gregorio Papareschi, né à Rome, proche des Frangipani, est donc élu Pape, par six voix contre une, le 14 février 1130 sous le nom d'Innocent II. Le vote est confirmé par 10 autres cardinaux de la même faction, pour la plupart français. La voix de Bernard de Clairvaux fait accepter Innocent II.

Quelques heures plus tard, Pietro Pierleoni ou Pierre de Léon est élu pape par les cardinaux de sa la faction qui est majoritaires, sous le nom d'Anaclet II ou Anicet II. Il est soutenu par les Normands de Sicile et par une majorité des Romains.

Ainsi, Innocent II ne peut être couronné qu'à Sainte-Marie-Nouvelle, et non à la Basilique Saint-Pierre.

Mal inspiré, Guillaume X de Poitiers soutient avec le légat Girard d'Angoulême l'antipape Anaclet II, pendant 5 ans.



Prise de Mamistra, de Tarse et d'Adana

Léon Ier d'Arménie continue l'expansion de ses prédécesseurs.

Léon Ier d'Arménie prend en 1132 les villes de Mamistra, de Tarse et d'Adana, lui assurant le contrôle de toute la Cilicie.



Campagne de Jean II Comnène pour reprendre la Cilicie

Les succès de Léon Ier d'Arménie attirent la colère de Jean II Comnène pour qui la Cilicie est indispensable pour garder le contact avec les États latins d'Orient.

En 1137, Jean II Comnène vient à la tête d'une armée pour reprendre la Cilicie ou Petite-Arménie.

Fort d'une supériorité numérique, Jean II Comnène reprend sans difficulté les villes de la plaine cilicienne.

Jean II Comnène assiège Anazarbe, qu'il prend en juillet 1137 après un siège difficile.

Léon Ier d'Arménie se réfugie dans les montagnes.

Jean II Comnène reprend aux Turcs une partie de l'Anatolie.



Prise de Vahka

Léon Ier d'Arménie prisonnier

Jean II Comnène prend Vahka, fait prisonnier Léon Ier d'Arménie.

Jean II Comnène envoie Léon Ier d'Arménie et Thoros II d'Arménie, son fils aîné, en captivité à Byzance en 1138.

Stéphane d'Arménie et Mleh d'Arménie se réfugient à Édesse chez leur cousin Josselin II de Courtenay.



Mort d'Avice de Chateaubriand

Mariage de Robert III de Vitré avec Emma de Dinan

Avice de Chateaubriand meurt en 1139.

Robert III de Vitré épouse en 1139 ou en 1149 Emma de Dinan (vers 1130-1186), fille d'Alain Ier de Dinan. Leurs enfants sont :



Mort de Léon Ier d'Arménie

Thoros II d'Arménie Prince des Montagnes roupénide

Léon Ier d'Arménie meurt à Byzance le 14 février 1140 en captivité.

Thoros II d'Arménie devient Prince des Montagnes roupénide en 1140.


Mathilde de Savoie

Mariage d'Alphonse Ier le Conquérant avec Mathilde de Savoie

Alphonse Ier le Conquérant, Roi de Portugal, épouse en 1146 Mathilde de Savoie. Leurs enfants sont:



Naissance de Léon II d'Arménie

Levon ou Léon II d'Arménie dit le Grand naît vers 1150, fils de Stéphane d'Arménie et de Rita de Barberon .



Reprise d'Almeria par les Almohades

Mort d'Alphonse VII le Bon Empereur d'Espagne, Roi de León, de Galice et de Castille

Sanche III le Désiré Roi de Castille et de Tolède

Ferdinand II de Léon Roi de León et de Galice

En 1157, les Almohades réduisent l'enclave Castillane d'Almeria.

En portant secours à cette ville, Alphonse VII le Bon meurt à Fresneda (Huelva) le 21 août 1157 ou le 8 septembre 1157, dans la passe de Muradel lors du passage de la Sierra Morena.

La succession est difficile et le León se sépare de la Castille.

Sanche III le Désiré devient Roi de Castille et de Tolède en 1157.

Sanche III le Désiré renonce au León, qu'il laisse à son frère cadet Ferdinand II de Léon qui devient Roi de León et de Galice en 1157.



Mort de Sanche III le Désiré Roi de Castille et de Tolède

Alphonse VIII le Noble Roi de Castille, de León et de Tolède

Ferdinand II de Léon Régent du royaume de Castille

Sanche III meurt le 31 août 1158 à Tolède.

Alphonse VIII le Noble devient Roi de Castille, de León et de Tolède en 1158, à l'âge de 3 ans.

L'enfant-roi est alors un enjeu entre les deux partis nobiliaires qui se disputent le pouvoir, les Lara et les Castro.

Ferdinand II de Léon, son oncle et tuteur, réclame la régence, ce qui conduit à une quasi-guerre civile.

Ferdinand II de Léon apaise les troubles causés en Castille par la rivalité des Castro et des Lara.

Alphonse VIII le Noble est sauvé par un écuyer de la maison royale qui l'emmène dans les villes loyales du nord de la Castille, San Esteban de Gormaz et Ávila.

Alphonse VIII le Noble doit reconquérir son royaume par la force dès son adolescence.

Il reconquiert par surprise la capitale Tolède des mains des Lara.



Fiançailles d'Alphonse-Raymond II le Chaste avec Mathilde de Portugal

Mort de Mathilde de Portugal

Le 10 janvier 1160 ou 1159, Raymond-Bérenger IV de Barcelone rencontre Alphonse Ier le Conquérant dans le village de Santa María del Palo, près de Tuy.

Le 30 janvier 1160, Raymond-Bérenger IV de Barcelone négocie le mariage d'Alphonse-Raymond II le Chaste avec Mathilde de Portugal.

Selon certaines sources, Mathilde de Portugal meurt en 1160, ce qui rend le mariage impossible.

Selon d'autres sources, Ferdinand II de Léon, aurait convaincu Pétronille d'Aragon, après la mort de Raimond Bérenger IV, d'annuler le mariage.



Mariage d'Eudes II de Porhoët avec Aliénor de Léon

Eudes II de Porhoët est veuf de Berthe de Bretagne.

Eudes II de Porhoët épouse en 1163 Aliénor de Léon fille d'Hervé II de Léon dit le Grand, Comte de Léon, de Wiltshire et de l'Ile de Wightet d'Alice de Blois.



Naissance de Guillaume Le Breton

Guillaume Le Breton naît dans le Léon vers 1165.



Mort de Stéphane d'Arménie

Mleh Roi d'Arménie

Stéphane d'Arménie meurt en 1165 assassiné.

Mleh, oncle de Roupen III d'Arménie et de Léon II d'Arménie, prend le pouvoir avec l'aide de l'émir Nur ad-Din.

Roupen III d'Arménie et Léon II d'Arménie font rapidement figures de chefs de file de l'opposition à Mleh.

Par sécurité, ils se réfugient chez Paguran de Barbaron, leur oncle, seigneur de Barbaron.



Mariage de Ferdinand II de Léon avec Urraque de Portugal

Ferdinand II de Léon épouse en 1165 Urraque de Portugal, fille d'Alphonse Ier le Conquérant et de Mathilde de Savoie. Leur enfant est :



Naissance d'Alphonse IX de León

Alphonse IX de León naît en 1166 (selon le Grand Larousse encyclopédique) ou le 15 août 1171 (selon l'Encyclopedia Britannica de 1911), fils de Ferdinand II de Léon et d'Urraque de Portugal.



Siège de Badajoz

En 1169, Ferdinand II de Léon prête main forte à la ville musulmane de Badajoz assiégée par les Portugais de Gérard Sans Peur.

Les templiers refusent de soutenir la politique belliqueuse du Roi du León vis à vis du jeune Royaume du Portugal, et donc vis à vis de Chrétiens aux prises avec des musulmans. En conséquence, l'Ordre du Temple intervient pas en León-Castille alors que sa sa vitalité est grande en Aragon-Catalogne et au Portugal.



Fondation de l'Ordre de Santiago

En 1170, sous le roi Ferdinand II de Léon, un chevalier, Pedro Fernandez, avec une douzaine de compagnons, décide de fonder une milice analogue à celle de Calatrava. Cette confrérie de chevaliers, toujours à la pointe du combat, s'établie d'abord à Cacerès, en Estrémadure. Le besoin de posséder une règle se faisant sentir, ils s'adressent aux chanoines réguliers du monastère de Santa Maria de Loyo. La communauté de chanoines est absorbée par la milice et son prieur devient le chef spirituel des chevaliers. Un couvent est fondé dans à Cacerès. L'archevêque de Compostelle donne à Pedro Fernandez la bannière de Saint Jacques conservée dans la cathédrale, faite d'étoffe rouge sur laquelle est brodée l'image de l'apôtre Saint Jacques tueur de Maures (Matamoros) à cheval et brandissant une épée. C'est pouquoi l'Ordre est aussi appelé Ordre de Saint-Jacques de l'Épée.


Aliénor d'Angleterre et Alphonse VIII le Noble concédant le château et la ville d'Uclés à l'Ordre militaire de Santiago. Miniatura del Tumbo Menor de Castilla. Archivo Historico National.Madrid

Implantation de l'Ordre de Santiago à Uclés

La perte de Cacerès, oblige les chevaliers de l'Ordre de Santiago à chercher un refuge. Ils veulent s'établir, contre la volonté du roi de León, dans la place forte de Castrotorafe dont la situation leur permet de prendre pied au Portugal, où le roi Alphonse Ier le Conquérant désire leur confier des commanderies. Ferdinand II de Léon, furieux, annule toutes ses donations.

Le 6 janvier 1174, maître, prieur, chevaliers et chanoines, escortés de l'archevêque de Compostelle, derrière la bannière déployée de Santiago, viennent demander asile, à León, au roi Alphonse VIII le Noble de Castille qui leur donnent la place d'Uclés cédée par les hospitaliers de Saint-Jean. L'Ordre de Santiago s'y organise définitivement.

(Aliénor d'Angleterre et Alphonse VIII le Noble concédant le château et la ville d'Uclés à l'Ordre militaire de Santiago. Miniatura del Tumbo Menor de Castilla. Archivo Historico National.Madrid)

L'Ordre rassemble des clercs qui suivaient la règle de saint Augustin et des séculiers qui assument les missions militaires. Il est dirigé par un maître assisté de deux commandeurs, l'un pour la Castille, l'autre pour le León, et par trois prieurs, des clercs chargés de la direction spirituelle. Les chevaliers pouvent être mariés, et remplacent alors le voeu de chasteté par celui de fidélité conjugale. Cette particularité unique attire la noblesse que rebute l'austérité de la règle de Calatrava conçue pour des moines. L'Ordre de Santiago a comme finalité la défense de la Foi Chrétienne dans la lutte contre l'Islam.



Mariage de Sanche Ier le Colonisateur avec Douce d'Aragon

Un accord est scellé entre Portugal et l'Aragon, par le mariage du prince héritier de Portugal avec l'infante d'Aragon.

Le royaume d'Aragon reconnaît ainsi le Portugal.

Sanche Ier le Colonisateur épouse en 1174 Douce d'Aragon (1152-1er septembre 1198), fille de Raymond-Bérenger IV de Barcelone et de Pétronille d'Aragon. Leurs enfants sont :



Divorce de Ferdinand II de Léon et d'Urraque de Portugal

Ferdinand II de Léon et Urraque de Portugal divorcent en 1175.



Mariage de Ferdinand II de Léon avec Thérèse Nunez Perez de Lara et Trastamare

Ferdinand II épouse en 1176 Thérèse Nunez Perez, Dame de Lara et Trastamare, fille de Nuno, Seigneur de Lara, et de Thérèse de Trava. Leur enfant est :



Siège et prise de Cuenca

Rencontre de Alphonse VIII le Noble, Ferdinand II de Léon et Alphonse-Raymond II le Chaste

La trêve conclue en 1173 étant rompue par le Raid sur Uclès et Alharilla, Rodrigo Jiménez de Rada assiége la place arabe de Cuenca.

Les habitants de Cuenca appelent le calife à leur secours… mais en vain. D'autre part, une épidémie originaire du Maroc perturbe le système défensif Almohade, et aucun renfort ne parvint donc à la ville assiégée.

Les armées Almohades de Cordoue et de Séville tentent une diversion en agressant les forteresses de Tolède et de Talavera. Malgré cette diversion la détermination des Chrétiens resta intacte devant Cuenca.

La défense des musulmans est farouche. Maître Giraldo qui avait la fonction de conseiller auprès d'Alphonse VIII le Noble, narre le siège de Cuenca :

Afin que les Maures ne puissent sortir de la ville, les Castillans forment quatre postes d'attaque, :

Cette description, fausse quant aux noms des chefs d'armée, permet de connaître la disposition des troupes et d'estimer le nombre des protagonistes. La fourchette de deux mille à trois mille soldats pour le camp Chrétien semble plausible. La population musulmane, dans Cuenca est de 700 à 800 habitants. Une fois complètement encerclée, de nombreuses balistes sont construites et lancent des projectiles, incessamment, jour et nuit. Les maures manquent bientôt de vivres, mais ils restent fermes et refusent de se rendre. Les Chrétiens utilisent des feux grégeois, et la ville subit des incendies répétés.

S'il faut en croire une légende, les Chrétiens pénétrèrent dans Cuenca à partir d'un endroit proche de la jonction des fleuves Jucar et Huecar (à l'actuelle Puerta de San Juan). Cette légende pieuse et persistante raconte que c'est prêtre dénommé Martín Alhaja ou Alhaxa qui ouvrit la voie aux Chrétiens, après que la Vierge lui soit apparue.

Mais il semble que Cuenca, harcelée en continu, accablée de projectiles, proie des flammes de façon répétée, épuisée, exsangue, privée de l'espoir de tout secours, se rend le 21 septembre 1177, le jour de la fête de l'Apôtre Saint Mathieu après un siège de 9 mois.

L'association de la prise de Cuenca à la fête Saint Mathieu permit aussi d'amalgamer le symbole de la ville (le bol ou "cuenco") au calice de l'Apôtre tel qu'on le retrouve encore dans les armes actuelles de la ville.

L'Ordre de Santiago prend une part non négligeable au siège de Cuenca. Après la prise de la ville, il se consacre à la défense et au repeuplement du territoire conquis, mais aussi, à sa fonction hospitalière et au rachat de prisonniers chrétiens détenus par les musulmans.

Durant le long siège de Cuenca, Alphonse VIII le Noble réunit à Tarazona, Ferdinand II de Léon, Roi de León et Alphonse-Raymond II le Chaste, Roi d'Aragon. Si la coordination des troupes est un des objets de cette entrevue, il s'agit aussi, pour le roi de Castille, de maintenir un bloc diplomatique face au roi de Navarre et de maîtriser le roi de León, Ferdinand II qui aurait menacé les Castillans. Le bloc Castille-Aragon reste soudé. En récompense de ses bons offices et de son aide militaire, Alphonse II le Chaste reçoit d'Alphonse VIII le Noble la levée de son état de vassalité pour la ville de Sarragosse.



Reconnaissance du royaume de Portugal par le Pape

Le 23 mai 1179, le Pape Alexandre III, par sa bulle Manifestus probatum, reconnait le droit d'Alphonse Ier du Portugal à la couronne et le Portugal comme pays indépendant et vassal de l'Église à condition de lui payer un tribut.

Cette reconnaissance est favorisée par le fait de la division des deux royaumes de Castille et de León. Le roi Alphonse VIII le Noble délie le Portugal de tout lien avec la Castille et le roi Ferdinand II de Léon renonce au titre de "Roi des Espagnes".

Dans le nouveau royaume, la royauté est élective et héréditaire. Le roi a pour successeur son fils et son petit-fils. S'il meurt sans postérité, son frère est proclamé roi mais le fils de ce frère n'est pas roi de droit de naissance, il n'est roi qu'en vertu d'un vote des Cortes dont les membres, nommés par le roi, représentent les trois ordres. À défaut d'héritiers mâles, les filles du souverain sont admises à la succession royale afin d'en exclure tout prince étranger.



Roupen III d'Arménie prisonnier

Prises de de Mamistra et d'Adana

En 1182, Bohémond III de Poitiers invite Roupen III d'Arménie à Antioche, mais en profite pour le faire prisonnier.

Léon II d'Arménie, son frère, attaque Antioche pour le faire libérer, mais n'y parvient qu'en échange des villes de Mamistra et d'Adana.

À peine libre, Roupen III d'Arménie reprend les 2 villes.



Mariage de Ferdinand II de Léon avec Urraca Lopez de Haro

Ferdinand II épouse en 1184 Urraca Lopez de Haro, fille de Lope II Diaz de Haro, Comte de Biscaye, et d'Aldonza de Castro.



Mort de Roupen III d'Arménie

Léon II d'Arménie Prince des Montagnes roupénide

Roupen III d'Arménie se fait moine, cédant le pouvoir à Léon II d'Arménie, son frère.

Roupen III d'Arménie meurt le 3 février 1187.

Léon II d'Arménie devient Prince des Montagnes roupénide en 1187.

Léon II d'Arménie demande l'intronisation royale au pape Célestin III.



Mort de Ferdinand II de Léon Roi de León et de Galice

Alphonse IX Roi de León et de Galice

Ferdinand II de Léon meurt à Bénévent en Campanie le 22 janvier 1188.

En 1188, Alphonse IX de León, fils de Ferdinand II de Léon, devient Roi de León et de Galice.



Mariage d'André II de Vitré avec Ennoguen de Léon

André II de Vitré épouse vers 1189 Ennoguen de Léon (née vers 1168), fille de Guyomarch IV de Léon, dit l'Insensé, Comte de Léon, et de Nobilis de Penthièvre. Leurs enfants sont :



Bohémond III de Poitiers Prisonnier

En 1194, Bohémond III de Poitiers est capturé par Léon II d'Arménie, Roi d'Arménie.

Pendant la captivité de Bohémond III de Poitiers, Raymond IV d'Antioche, son fils, est régent de la principauté d'Antioche.

Léon II d'Arménie propose de le libérer en échange d'Antioche.

Le patriarche Aymeri de Limoges, soutenu par les populations latine et grecque, refuse de livrer la ville et repousse une attaque arménienne.



Mariage de Raymond IV d'Antioche avec Alix d'Arménie

Libération de Bohémond III de Poitiers

Le conflit se termine ;

Raymond IV d'Antioche épouse vers 1195 Alix d'Arménie, fille de Roupen III d'Arménie et d'Isabelle de Toron. Leur enfant est :



Naissance d'Étiennette d'Arménie

Rita ou Étiennette d'Arménie naît après 1195, fille de Léon II d'Arménie, Roi d'Arménie, et d'Isabelle.



Mort d'Alain Ier de Vitré

Gervaise de Vitré Dame de Dinan-Bécherel

Alain Ier de Vitré est Seigneur de Bécherel, de Dinan et de Léon et Sénéchal de Bretagne

Alain Ier de Vitré meurt en 1197 ou en 1199.

Gervaise de Vitré, sa fille, devient Dame de Dinan-Bécherel.



Isabelle Ire d'Anjou couronnée Reine de Jérusalem

Mariage d'Amaury Ier de Lusignan avec Isabelle Ire d'Anjou

Isabelle Ire d'Anjou est couronnée Reine de Jérusalem en 1198.

Amaury Ier de Lusignan est veuf d'Échive d'Ibelin.

Isabelle Ire d'Anjou est veuve d'Henri II de Champagne.

Amaury Ier de Lusignan épouse à Acre en janvier ou vers octobre 1198 Isabelle Ire d'Anjou, fille d'Amaury Ier d'Anjou et de Marie Comnène. Leurs enfants sont :

Quatre chevaliers allemands de l'armée de croisés allemands, conduite par Henri Ier de Brabant, agressent et blessent grièvement Amaury Ier de Lusignan avant d'être maîtrisés, jugés et décapités.

Amaury Ier de Lusignan accuse Raoul de Tibériade d'être l'instigateur du meurtre, mais les barons le soutiennent et Raoul de Tibériade finit par être exilé.

Les croisés allemands qui ont manqué de rallumer le jihad de la part des Musulmans, rembarquent en mars 1198

Mais Amaury Ier de Lusignan parvient à conclure une trêve avec Al'Adil le 1er juillet 1198.

Al'Adil en profite pour réunifier l'empire de Saladin en écartant ses neveux.

Amaury Ier de Lusignan tente d'imposer une autorité forte dans son royaume en tentant de combler les lacunes des Assises de Jérusalem, mais l'opposition des barons, remontés par l'exil de Raoul de Tibériade fait échouer ce projet.


Léon II d'Arménie

Léon II d'Arménie Roi d'Arménie

L'intronisation royale, demandée dès1187, est accordée par le pape Innocent III au bout de 12 ans de règne.

Léon II d'Arménie est sacré roi le 6 janvier 1199 à Tarse.



Mariage de Geoffroy Ier de Fougères avec Mathilde de Porhoët

Geoffroy Ier de Fougères épouse en 1201 Mathilde de Porhoët, Vicomtesse de Porhoët, fille d'Eudes III de Porhoët, Comte de Porhoët, et de Léonore de Léon. Leur enfant est :



Conquête des territoires attribués

Sous l'influence de Baudouin VI de Hainaut et des francs, la civilisation latine est introduite dans tous les territoires formant l'Empire latin, par l'application des coutumes féodales et des cours d'Occident.

L'histoire de l'Empire latin n'est qu'expéditions, sièges ou défenses des places fortes en pays insoumis.

Henri Ier de Constantinople s'empare en novembre 1204 des villes d'Abyde et de Nicomédie.

Renier de Trit s'empare de de Philippopoli en novembre 1204.

Début novembre 1204, Henri de Blois envoie des troupes à Pèges ou Piga dans l'intention de s'emparer de Nicée.

Ayant défait à Pémanène, le 6 décembre 1204, Théodore Ier Lascaris, Henri de Blois se rend maître de toute la Bithynie, sauf de Pruse.

En Achaïe, Léon Sgonros, gendre d'Alexis II, se maintient quelque temps contre Guillaume de Champlitte.



Mariage de Constantin de Barbaron avec Alix de Lampron

Constantin de Barbaron épouse en 1205 Alix de Lampron, fille d'Héthoum III de Lampron et de Rita, une roupénide. Leurs enfants sont :



Couronnement de Théodore Ier Lascaris Empereur byzantin à Nicée

Alexis III Ange Prisonnier de Théodore Ier Lascaris

Théodore Ier Lascaris se fait couronner Empereur de Nicée en avril 1208. Théodore Ier Lascaris fait de l'empire de Nicée l'exacte réplique de l'empire Byzantin. Inquiet de sa puissance, le sultan d'Iconium Keyhûsrev Ier s'entend contre lui avec l'Empire latin. Théodore Ier Lascaris s'allie alors à Léon II d'Arménie, Roi de Petite Arménie.

Alexis III Ange pose des problèmes à son gendre Théodore Ier Lascaris, qui l'emprisonne alors, et il restera en prison jusqu'à sa mort.

En novembre 1208, Henri Ier de Constantinople conclut une trêve avec les Bulgares et marie une de ses filles à Slav, prince de Bulgarie. Il met à profit ces temps de paix pour se concilier ses anciens ennemis, tâchant de s'allier les Byzantins, qu'il rappelle à Constantinople et admet à sa cour. Il parvient également à intéresser l'Occident à l'Empire latin.



Divorce d'Alphonse IX de Léon et de Bérengère Iere de Castille

Après la naissance de plusieurs enfants, Alphonse IX de León répudie Bérengère de Castille en 1209 pour cause de non-respect des canons sur la consanguinité.



Mariage de Léon II d'Arménie avec Sibylle

Léon II d'Arménie épouse le 28 janvier 1210 Sybille de Lusignan, fille d'Amaury Ier de Lusignan et d'Isabelle Ire d'Anjou. Leur enfant est :



Trêve entre Jean Ier de Brienne avec Al-Adel

Jean Ier de Brienne réussit à réfréner l'ardeur belliqueuse des Templiers et négocie une nouvelle trêve avec Al-Adel en juillet 1211 pour une durée de 6 ans.

Pendant ce temps les Templiers vont combattre pour le prince d'Antioche pour reprendre leur citadelle de Baghrâs que Saladin avait prises.

De leur côté, les Hospitaliers vont prêter main forte au roi Léon II d'Arménie contre le sultanat seldjoukide de Roum.



Mariage de Jean Ier de Brienne avec Étiennette d'Arménie

Jean Ier de Brienne est veuf de Marie de Montferrat.

Jean Ier de Brienne épouse avant 1214 Étiennette d'Arménie, fille de Léon II d'Arménie et d'Isabelle. Leur enfant est :



Constantin de Barbaron Connétable du royaume d'Arménie

Siège de la forteresse de Kapan

Léon II d'Arménie fait Constantin de Barbaron connétable du royaume d'Arménie.

En 1216, Constantin de Barbaron défend la forteresse de Kapan, assiégée par le sultan Kakauz, qui le fait prisonnier, avec son fils Constantin.

Pour obtenir sa libération, Léon II d'Arménie cède les forteresses de Loulon et de Lauzada.



Naissance d'Isabelle d'Arménie

Isabelle d'Arménie naît en 1216, fille de Léon II d'Arménie et de Sibylle de Lusignan.



Mort de Léon II d'Arménie

Isabelle d'Arménie Reine d'Arménie

Léon II d'Arménie meurt en 1219.

Isabelle d'Arménie, sa fille, lui succède et devient Reine d'Arménie

La régence est assurée par Adam de Baghras.



Mariage de Philippe d'Antioche avec Isabelle d'Arménie

Philippe d'Antioche Roi d'Arménie

Constantin de Barbaron négocie en 1221 le mariage d'Isabelle d'Arménie avec Philippe d'Antioche

Philippe d'Antioche épouse en 1222 Isabelle d'Arménie, fille de Léon II d'Arménie et de Sibylle de Lusignan.

Philippe d'Antioche devient Roi d'Arménie en 1222.

Philippe prend l'engagement qu'il vivra à la mode arménienne, adoptera la foi et la communion des Arméniens et respectera les privilèges de tous leurs nationaux.



Mariage de Jean Ier de Brienne avec Bérengère de León

Jean Ier de Brienne est veuf d'Étiennette d'Arménie.

Jean Ier de Brienne épouse à Tolède en 1222 ou en 1224 Bérengère de León, fille d'Alphonse IX de Léon et de Bérengère de Castille. Leurs enfants sont :



Mariage d'Alain V de Rohan avec Éléonore de Porhoët

Alain V de Rohan épouse Aliénor ou Éléonore de Porhoët, fille d'Eudon III de Porhoët, Vicomte de Porhoët, et d'Éléonore de Léon. Leurs enfants sont :



Mort de Philippe d'Antioche

Mariage d'Héthoum Ier de Barbaron avec Isabelle d'Arménie

Héthoum Ier de Barbaron Roi arménien

Mais Philippe d'Antioche ne respecte pas ses engagements et tente de remplacer les nobles influents de la cour par ses compatriotes.

Philippe d'Antioche veut aussi imposer le rite et les habitudes latines au clergé et au peuple arménien.

Le pays se soulève, mené par Constantin de Barbaron.

Philippe d'Antioche est arraché des bras d'Isabelle d'Arménie, son épouse, qui l'aime tendrement.

Philippe d'Antioche est jeté en prison.

Philippe d'Antioche meurt le 24 janvier 1226 assassiné.

Isabelle d'Arménie est veuve de Philippe d'Antioche.

Héthoum Ier de Barbaron, fils de Constantin de Barbaron, épouse le 14 mai 1226 Isabelle d'Arménie. Leurs enfants sont :

Il réussit à amener la royauté dans sa famille, tout en lui laissant la légitimité nécessaire pour éviter une guerre civile entre les différents barons arméniens.

Constantin de Barbaron laisse Isabelle sur le trône d'arménie.

Héthoum Ier de Barbaron devient Roi arménien de Cilicie en 1226.

Bien que porté au pouvoir par une réaction anti-franque, Héthoum Ier de Barbaron pratique une politique francophile, sans chercher à modifier les traditions arméniennes.



Mariage de Geoffroy III de Dinan avec Marie de Coëtmen

Geoffroy III de Dinan épouse en 1230 Marie de Coëtmen, Dame de Runefau, fille de Roland Ier de Coëtmen (vers 1230-1300) et d'Alix de Landegonnec (morte en 1311), Dame de Lannevez. Leur enfant est :



Naissance de Léon III d'Arménie

Lévon ou Léon III d'Arménie ou de Barbaron naît en 1236, fils d'Héthoum Ier de Barbaron et d'Isabelle d'Arménie.

Il appartient à la famille des Héthoumides.



Mariage de Guy VII de Montmorency-Laval avec Philippa de Vitré

Guy VII de Montmorency-Laval épouse en 1239 Philippa de Vitré, Dame de Vitré, de Châtillon et d'Aubigné, fille d'André III, Baron de Vitré, et de Catherine de Thouars d'Aubigné. Leurs enfants sont :



Mariage de Jean Ier d'Harcourt avec Alix de Beaumont-en-Gâtinais

Jean Ier d'Harcourt épouse en 1239 Alix de Beaumont-en-Gâtinais, fille de Jean Ier de Beaumont-en-Gâtinais et d'Alix de Mauvoisin. Leurs enfants sont :



Mariage de Juhaël d'Avaugour avec Catherine de Léon

Juhaël d'Avaugour épouse en 1240 Catherine de Léon. Leurs enfants sont :



Don de la métairie de Fontaine-Léon à l'abbaye Notre-Dame de Beauvoir

En 1243, après la Saint Martin, Mahaut de Mehun-sur-Yèvre fait don à l'abbaye Notre-Dame de Beauvoir de la métairie de Fontaine-Léon.



Naissance d'Éléonore de Castille

Aliénor ou Éléonore de Castille naît en Castille en 1244, fille de Ferdinand III de Castille, Roi de Castille et de Léon, et de Jeanne de Dammartin, Comtesse de Ponthieu et d'Aumale.



Naissance d'Anne de Léon

Anne de Léon naît vers 1245, fille d'Hervé III de Léon (mort vers 1264) dit le Simple, Vicomte de Léon, et de Marguerite de Dinan.



Naissance de Geoffroy IV de Dinan

Geoffroy IV de Dinan naît en 1260, fils de Roland II Dinan et d'Anne de Léon.



Mariage de Jean II de Bretagne avec Béatrice d'Angleterre

Jean II de Bretagne épouse à Saint-Denis le 13 octobre 1260 Béatrix ou Béatrice d'Angleterre, fille d'Henri III Plantagenêt et d'Éléonore de Provence.

Elle apporte en dot le comté de Richemont.

Leurs enfants sont :

Pierre de Bretagne est un prince passionné par les chevaux, et qui s'endetta si bien pour satisfaire sa passion qu'il fut obligé de vendre la vicomté de Léon à son frère Arthur II de Bretagne.

Il participa aux guerres de Flandre avec son père.

Il mourut en 1312, des suites d'un coup de pied d'un cheval.


Léon III d'Arménie et Keran de Lampron et 5 de leurs enfants - miniature arménienne - 1272

Mariage de Léon III d'Arménie avec Keran de Lampron

Léon III d'Arménie épouse le 15 janvier 1262 Kyr-Anna ou Keran de Lampron (mort en 1285), fille de Héthoum IV, Seigneur de Lampron. Leurs enfants sont :



Bataille de Mari

Léon III d'Arménie Prisonnier

Mort de Thoros de Barbaron

Héthoum Ier de Barbaron et Léon III d'Arménie, son fils, combattent les Mamelouks.

Léon III d'Arménie est fait prisonnier à la bataille de Mari en 1266.

Thoros de Barbaron, son frère, meurt lors de cette bataille



Mariage d'Alain VI de Rohan avec Isabeau de Léon

Alain VI de Rohan épouse Isabeau de Léon ou de Correc, fille d'Hervé III le Simple (en 1241), Vicomte de Léon et Seigneur du chef de sa femme de Châteauneuf en Timeraie, et de Marguerite de Dinan.



Mort d'Isabeau de Léon

Mariage d'Alain VI de Rohan avec Thomasse de La Roche-Bernard

Isabeau de Léon meurt en 1266.

Alain VI de Rohan épouse en 1266 Thomasse de La Roche-Bernard. Leurs enfants sont :



Naissance d'Héthoum II d'Arménie

Héthoum II d'Arménie naît en 1266 ou en 1267, fils de Léon III d'Arménie et de Keran de Lampron.



Libération de Léon III d'Arménie

Abdication d'Héthoum Ier de Barbaron

Héthoum Ier de Barbaron doit céder des forteresses pour la libération de Léon III d'Arménie, en 1268.

Peu après, Héthoum Ier de Barbaron abdique et se retire dans un monastère.

Léon III d'Arménie se rend à la cour d'Abaqa, khan de Perse, pour se mettre sous sa protection et lui demander de le défendre contre les Mamelouks.


Léon III d'Arménie - par Toros Roslin - 1250 - Matenadaran (Ms. 8321)

Léon III d'Arménie Roi d'Arménie

Léon III d'Arménie devient Roi d'Arménie en 1269.



Naissance de Thoros III d'Arménie

Thoros III d'Arménie naît en 1270, fils de Léon III d'Arménie et de Keran de Lampron.



Mariage de Roland II de Dinan avec Anne de Léon

Roland II de Dinan épouse en 1270 Anne de Léon, fille d'Hervé III de Léon (mort vers 1264) dit le Simple, Vicomte de Léon, et de Marguerite de Dinan.

Leurs enfants sont :



Naissance de Smbat d'Arménie

Smbat d'Arménie naît en 1276, fils de Léon III d'Arménie et de Keran de Lampron.



Naissance d'Isabelle d'Arménie

Zabel Hétoumide ou Isabelle d'Arménie naît en 1276 ou 1277, fille de Léon III d'Arménie et de Keran de Lampron.


Adrien V Pape

Mort d'Innocent V Pape

Adrien V Pape

Innocent V meurt le 22 juin 1276 à Rome. Il sera béatifié par le pape Léon XIII en 1898.

Innocent V laisse plusieurs traités de théologie et de droit canonique, parmi lesquels un Commentaire sur les Sentences de Pierre Lombard, et quatre traités philosophiques : De unitate formæ, De materia cæli, De æternitate mundi, De intellectu et voluntate

Ottobono de'Fieschi est élu Pape le 11 juillet 1276 sous le nom d'Adrien V.



Naissance de Constantin Ier d'Arménie

Kostandinou ou Constantin Ier d'Arménie naît en 1277, fils de Léon III d'Arménie et de Keran de Lampron.



Naissance de Rita d'Arménie

Rita d'Arménie naît en 1278, fille de Léon III d'Arménie et de Keran de Lampron.


Lech II le Noir Cunégonde Arpad

Mort de Boleslas V le Pudique

Lech II le Noir Duc de Cracovie et de Sandomierz

Boleslas V le Pudique meurt le 7 décembre 1279 sans enfants.

Il est inhumé dans l'église des Franciscains de Cracovie.

Faute de meilleurs candidats, Lech II le Noir, fils aîné de Casimir Ier de Cujavie, son cousin, hérite de son trône et devient Duc de Cracovie et de Sandomierz.

Il bénéficie sans doute de l'accord tacite de la majorité des nobles de Petite Pologne.

Germanisé, il a le soutien de la population de souche allemande.

Cunégonde Arpad, veuve de Boleslas V le Pudique, vend tout ce qu'elle possède pour donner ses biens aux pauvres.

Cunégonde Arpad refuse de prendre la couronne à la suite de son époux, comme on l'y invite, et préfère rejoindre le monastère des Clarisses de de Sandbeck ou Stary Sacz qu'elle a fondé.

Peu après, de manière inattendue, Léon de Galicie, fils de Daniel de Galicie, revendique le trône de Lech II le Noir.



Siège de Sandomierz

Léon de Galicie et ses alliés : Lituaniens, Tatars et quelques ducs russes, font irruption en Petite Pologne en février 1280.

Ils traversent la Vistule et assiège Sandomierz qui résiste, laissant le temps à Lech II le Noir de réunir une armée pour repousser les envahisseurs.

Le 23 février 1280, Léon de Galicie est vaincu et est obligé de se replier.

En représailles, Lech II le Noir dévaste les régions frontalières jusqu'aux portes de Lwów.



Bataille d'Homs

En 1280, Abaqa, khan de Perse, envoie une armée en Syrie, auquel se joint Léon III d'Arménie, mais cette armée est battue à Homs.

Par l'intermédiaire de Guillaume de Beaujeu, grand-maître de l'Ordre du Temple, Léon III d'Arménie négocie sa soumission au gouvernement du Caire, et doit lui verser un tribut pendant 10 ans.



Naissance d'Oshin d'Arménie

Oshin d'Arménie naît en 1283, fils de Léon III d'Arménie et de Keran de Lampron.



Mort de Alphonse X le Sage Roi de León, de Galice, de Cordoue, de Séville, de Castille et de Tolède

Sanche IV le Brave Roi de León, de Galice, de Cordoue, de Murcie, de Séville, de Castille et de Tolède

Alphonse X le Sage meurt le 4 avril 1284 à Séville.

Sous Alphonse X, la vie culturelle du royaume se développe, mais une longue période de conflits internes suivit.

Alphonse X est une personnalité hautement érudite qui fait travailler à Tolède des savants et traducteurs juifs, chrétiens et musulmans sur les sujets suivants :

Alphonse le Déshérité, petit-fils d'Alphonse X le Sage, est écarté de la succession car il est trop jeune.

En 1284, Sanche IV le Brave, second fils d'Alphonse X le Sage, usurpe le trône Léon et devient Roi de León, de Galice, de Cordoue, de Murcie, de Séville, de Castille et de Tolède.



Mariage de Thoros III d'Arménie avec Marguerite de Lusignan

Thoros III d'Arménie épouse en 1286 Marguerite de Lusignan, fille d'Hugues III de Chypre et d'Isabelle d'Ibelin. Leurs enfants sont :



Naissance de Léon IV d'Arménie

Lévon ou Léon IV d'Arménie naît en 1289, fils de Thoros III d'Arménie et de Marguerite de Lusignan.



Mort de Léon III d'Arménie

Léon III d'Arménie meurt à Sis le 6 février 1289.

Il est inhumé à Drazark.



Mariage d'Amaury II de Lusignan avec Isabelle d'Arménie

Amaury II de Lusignan épouse vers 1292 ou 1293 Isabelle d'Arménie, fille de Léon III d'Arménie et de Keran de Lampron. Leurs enfants sont :



Mariage d'Henri IV d'Avaugour avec Jeanne d'Harcourt

Henri IV d'Avaugour épouse en 1298 ou en 1300 ou 1305 Jeanne d'Harcourt. Leurs enfants sont :



Mariage de Frédéric II de Sicile avec Éléonore d'Anjou

Frédéric II de Sicile épouse en 1302 Éléonore d'Anjou, fille de Charles II d'Anjou et de Marie Arpad de Hongrie. Leurs enfants sont :


L'ilkhan Ghazan demande à Héthoum II d'Arménie de se joindre à l'armée mongole pour combattre les Mamelouks à Marj as-Suffer

Bataille de Marj as-Suffer

Léon IV d'Arménie Roi d'Arménie

En 1303, Héthoum II d'Arménie, démoralisé par une nouvelle défaite des Mongols à Marj as-Suffer, abdique en faveur de Léon IV d'Arménie, son neveu, et se retire dans un monastère franciscain, mais continue à assister son neveu de ses conseils.

Léon IV d'Arménie devient Roi d'Arménie.

Pendant son règne, les khans mongol de Perse se convertissent à l'islam et deviennent de fait moins fiables comme protecteurs de l'Arménie cilicienne.



Bataille de Bagras

En 1305, Léon IV d'Arménie doit repousser à Bagras une attaque mamelouke.



Mariage de Léon IV d'Arménie avec Agnès de Lusignan

Léon IV d'Arménie épouse en 1305 Agnès de Lusignan, fille d'Amaury II de Lusignan et d'Isabelle d'Arménie



Mariage d'Olivier II de Rohan avec Jeanne de Léon

Olivier II de Rohan épouse Jeanne de Léon, fille d'Hervé V de Léon, Vicomte de Léon, et de Mahaut de Poissy, Dame de Noyon-sur-Andelle. Leurs enfants sont :



Mort de Léon IV d'Arménie

Mort d'Héthoum II d'Arménie

Mort de Bilarghu

Léon IV d'Arménie, accompagné de son oncle Héthoum II d'Arménie, se rend auprès de Bilarghu, émir mongol d'Anazarbe.

Héthoum II d'Arménie et Léon IV d'Arménie meurent le 7 ou le 17 novembre 1307 assassiné par Bilarghu, officier mongol fanatique.

En conséquence, Bilarghu meurt exécuté par l'ilkhan Oldjaïtou.



Mariage d'Oshin d'Arménie avec Isabelle de Korikos

Oshin d'Arménie épouse Isabelle de Korikos, fille d'Héthoum l'Historien, Seigneur de Korikos, et d'Isabelle d'Ibelin. Leurs enfants sont :



Naissance d'Hervé VII de Léon

Hervé VII de Léon naît en 1310, fils d'Hervé VI de Léon et de Jeanne de Montmorency, Dame de Frémonville et de Croissy.



Mariage d'Alain VII de Rohan avec Jeanne de Rostrenen

Alain VII de Rohan épouse à Plohinec dans le Morbihan en 1322 Jeanne de Rostrenen. Leurs enfants sont :



Insurrection contre Martino Zaccharia dans l'île de Chio

En 1329, éclate à Chio une insurrection contre Martino Zaccharia dirigée par Léon Kalothétos. Celui-ci parvient à prendre le gouvernement de l'île et Andronic III Paléologue lui envoie une flotte de secours. Zaccharia est arrêté, amené en captivité à Constantinople tandis que Kalothétos se voit confier le gouvernement de l'île, devenue domaine impérial.



Naissance de Jeanne de Léon

Jeanne de Léon, dite la Martyre, naît en 1330, fille d'Hervé VII de Léon et de Marguerite d'Avaugour.



Liaison d'Alphonse XI le Justicier avec Éléonore de Guzman

Les relations d'Alphonse XI le Justicier avec Marie-Constance de Portugal ne sont pas excellentes. Alphonse XI le Justicier a une liaison dès 1330 avec Leonor de Guzmán ou Éléonore de Guzman, fille de Pierre Nunes Guzman et Johana Ponce de Leon, héritière d'une de la plus puissante famille nobiliaire d'Andalousie. Leurs enfants sont :

Alphonse XI le Justicier délaisse son épouse et son fils légitimes pour se consacrer entièrement à sa famille illégitime, qu'il dote richement en terres, et qui est élevée à un statut proche de celui de la reine et de l'infant.



Renoncement d'Alphonse le Déshérité à ces droits

En 1331, Alphonse le Déshérité renonce à ces droits sur la couronne de Castille et de Léon et fait allégeance à Alphonse XI le Justicier.



Mariage d'Hervé VII de Léon avec Marguerite d'Avaugour

Hervé VII de Léon épouse en 1334 Marguerite d'Avaugour, fille de Henri IV d'Avaugour, Comte d'Avaugour, de Goëlo et de Penthièvre, et de Jeanne d'Harcourt, Dame de l'Aigle et de Morgon. Leurs enfants sont :



Plaintes graves contre Jean II de Beaumont-Brienne

Jean II de Beaumont-Brienne injurie Guillaume Ouvrouin, son suzerain, et s'empare de son manoir de Ranée où il fait apporter ses grains.

Jean II de Beaumont-Brienne maltraite plusieurs clercs et prêtres, en prend et détient d'autres.

Un messager est porteur des lettres de Guillaume Ouvrouin contre Jean II de Beaumont-Brienne. Jean II de Beaumont-Brienne le saisit dans le cloître de Saint-Melaine et, l'épée à la main, le forcé de manger ces lettres.

L'interdit est jeté sur ses terres aux diocèses de Rennes et du Mans.

Le 28 août 1341, Guillaume Ouvrouin prie les évêques de Dol, de Léon et de Tréguier, d'excommunier Jean II de Beaumont-Brienne et ses complices, notamment Bonabbe de Rougé.

Jean II de Beaumont-Brienne paie une amende de 3000 florins, rend le manoir de Ranée et répare les injustices commises. Ilest absous le 24 novembre 1341.



Naissance de Léon VI d'Arménie

Lévon ou Léon VI d'Arménie naît en Cilicie en 1342, fils de Jean de Lusignan et de Soldanne.

Soldanne est peut-être fille d'un roi de Géorgie.

Léon VI d'Arménie est considéré comme bâtard par certains auteurs.



Luttes entre français et anglais en Bretagne

Mort de Robert III d'Artois

Olivier IV de Clisson Prisonnier

En janvier 1342, le château de Blain appartenant à Olivier IV de Clisson est choisi comme quartier-général par Robert Bertrand, lieutenant du roi envoyé par Philippe VI de Valois pour aider à ramener les partisans Jean de Montfort à l'obéissance envers Jeanne de Penthièvre, la duchesse légitime.

Début mai 1342, Charles de Blois-Châtillon, Louis Ier de Blois-Châtillon, Louis de La Cerda prennent Rennes après quelques jours de siège.

En 1342, le château de Jugon est repris par Charles de Blois-Châtillon.

En mai 1342, l'armée Charles de Blois-Châtillon s'empare d'Auray de Vannes, de Guérande et du Croisic.

En mai 1342, Walter Mauny arrive à Brest et s'attaque à Tregarantec, où il s'empare d'Hervé de Léon.

Jeanne la Flammes, épouse de Jean de Montfort, est assiégée à Hennebont par Charles de Blois-Châtillon dès fin mai 1342.

Fin juin 1342, Jeanne la Flammes reçoit un secours anglais de 6 000 hommes amenés Walter Mauny.

Début juillet 1342, les français mène un raid sur Portsmouth, port que vient de quitter l'escadre de Guillaume de Bohun, Comte de Northampton, composée de 260 nefs, 1350 hommes, destinée à la sauvegarde de Brest.

De juillet à août 1342, l'armée de Charles de Blois-Châtillon, qui a reçu des renforts, prend Auray, Vannes, Guérande, Guémené mais échoue devant Quimperlé.

À la mi août 1342, ils mettent le siège devant Brest où s'est réfugiée Jeanne la Flammes, par terre. Les Génois pour Charles de Blois-Châtillon tiennent la mer.

Le 18 août 1342, Guillaume de Bohun arrive en vue de Brest, attaque et détruit les génois.

Sur terre, les assiégeants quittent leurs positions, pensant que les 260 nefs contiennent une trop forte armée.

Guillaume de Bohun bat les troupes de Charles de Blois-Châtillon près de Lanmeur le 29 septembre 1342, où Geoffroy de Charny est fait prisonnier;

Début octobre 1342, Marigny prend Sainte-Bazeille.

En octobre 1342, Édouard III d'Angleterre est en Bretagne avec Pembroke, Salisbury, Suffolk et Robert III d'Artois.

Henry de Grosmont combat en Bretagne.

Robert III d'Artois commande une flotte anglaise.

Ils prennent Vannes et doivent ensuite l'abandonner car ils sont aussitôt assiégés par les partisans de Charles de Blois-Châtillon.

Robert III d'Artois est battu à Beauvoir par une escadre hispano-génoise, puis est blessé mortellement sous les remparts de Vannes.

Robert III d'Artois meurt en octobre 1342 de ses blessures. Il est inhumé en la cathédrale Saint-Paul à Londres.

Pris dans un combat, Olivier IV de Clisson demeure quelque temps prisonnier des Anglais, auxiliaires Jean de Montfort.

En novembre 1342, les anglais prennent Roche-Periou, Redon, Malestroit, Ploërmel, Pontivy. Casseneuil se donne aux anglais.

En décembre 1342, les anglais saccagent les faubourgs de Dinan, et la région de Dol-de-Bretagne.

Édouard III d'Angleterre est repoussé à Vannes et à Rennes. Il bloque Charles de Blois-Châtillon à Nantes. C'est alors le statu quo.



Mariage de Jean Ier de Rohan avec Jeanne de Léon

Jean Ier de Rohan épouse en 1349 Jeanne de Léon dite la Martyre, Vicomtesse de Léon, Dame de Noyon-sur-Andelle (morte en 1372), fille d'Hervé VII de Léon et de Marguerite d'Avaugour.

Leurs enfants sont :



Mariage d'Hervé VII de Léon avec Marguerite de Rais

Hervé VII de Léon épouse en 1350.

Marguerite de Rais



Mort d'Hervé VII de Léon Seigneur de Léon et de Noyon-sur-Andèle

Hervé VII de Léon meurt en 1351.



Naissance d'Alain VIII de Rohan

Alain VIII de Rohan naît en 1355, fils de Jean Ier de Rohan, Vicomte de Léon, et de Jeanne de Léon.



Mort de Jeanne de Léon

Jeanne de Léon meurt en 1372.



Mariage de Jean Ier de Rohan avec Jeanne de Navarre

Jean Ier de Rohan est veuf de Jeanne de Léon.

Jean Ier de Rohan épouse en 1377 Jeanne de Navarre, fille de Philippe III d'Évreux et de Jeanne II de France. Leur enfant est :

Cette branche doit son nom à la ville de Guémené-sur-Scorff dans le Morbihan.



Mariage de Raoul IX de Montfort avec Jeanne de Kergolay

Raoul IX de Montfort épouse en 1379 Jeanne de Kergolay, Dame de Frinaudour et de Quemper-Guézennec, fille de Jean de Kergorlay et de Marie de Léon. Leurs enfants sont :



Mariage d'Alain VIII de Rohan avec Béatrice de Clisson

Alain VIII de Rohan épouse en 1382 Béatrice de Clisson, fille d'Olivier V de Clisson et de Catherine de Laval. Leur enfant est :


Marguerite de Clisson

Libération de Jean Ier de Blois-Châtillon

Mariage de Jean Ier de Blois-Châtillon avec Marguerite de Clisson

Olivier V de Clisson use de son influence pour faire mettre en liberté les enfants de Jeanne de Penthièvre qui sont toujours otages en Angleterre.

Olivier V de Clisson paye la rançon de Jean Ier de Blois-Châtillon.

Olivier V de Clisson donne sa fille à Jean Ier de Blois-Châtillon.

Jean Ier de Blois-Châtillon épouse à Moncontour en Penthièvre le 20 janvier 1388 ou 1387 Marguerite de Clisson. Leurs enfants sont :

Le mariage a lieu en présence des sires de Laval, de Léon, de Derval, de Rochefort, de Beaumanoir et de Rostrenen.

Jean IV le Conquérant ne pardonne pas à Olivier V de Clisson cette alliance.



Mariage de Guillaume de Montauban avec Bonne Visconti

Guillaume de Montauban épouse le 22 août 1411 Bonne Visconti, fille de Carlo Galéas II Visconti et de Béatrice d' Armagnac. Leurs enfants sont :

Guillaume de Montauban est Prince de Léon en Bretagne et Chancelier de la Reine de France



Mariage de Jean Ier d'Albret avec Catherine de Rohan

Jean Ier d'Albret épouse en 1446 ou 1447 Catherine de Rohan, fille d'Alain IX de Rohan, Vicomte de Rohan et de Léon, et de Marguerite de Bretagne ou de Dreux, Dame de Guillac. Leurs enfants sont :



Mariage de Georges de Podebrady

Georges de Podebrady épouse en 1450 Jeanne (morte en 1475), fille de Jean Léon, Seigneur de Rožmital zu Blatna. Leurs enfants sont :



Henri IV l'Impuissant Roi de León, de Galice, de Cordoue, de Murcie, de Séville, de Castille et de Tolède

En 1454, Henri IV l'Impuissant, fils de Jean II, devient Roi roi de Castille et de Léon en 1454 à l'âge de 29 ans.

À l'instigation de son favori, Juan Pacheco, marquis de Villena, le prince Henri avait, dès les dernières années du règne de son père, pris une part active dans la vie politique de la Castille.

Henri IV choisit ses conseillers les plus proches parmi la petite noblesse et les conversos (juifs et musulmans convertis au christianisme), et, bien que se dessine assez rapidement l'opposition d'un certain nombre de grands, groupés autour de l'archevêque de Tolède, Henri IV paraît tout d'abord pouvoir diriger le royaume d'une main ferme.

Après quelques années de règne, Henri invite sa demi-soeur Isabelle et son demi-frère Alphonse à la cour royale pour leur donner une éducation.



Mariage de Laurent de Médicis avec Clarisse Orsini

Laurent de Médicis épouse à Florence le 4 juin 1469 Clarice ou Clarisse Orsini, fille de Jacopo Orsini. Leurs enfants sont :


Basilique Saint André de Mantoue

Construction de la basilique Sant'Andrea de Mantoue

Mort de Leon Battista Alberti

Les travaux de la basilique Saint-André de Mantoue (Sant'Andrea en italien) commencent en 1472 sous la direction de Léon Battista Alberti à l'emplacement d'un bâtiment religieux dont il garde le campanile gothique (1413), encore visible aujourd'hui

Leon Battista Alberti meurt en 1472. Luca Fancelli, son élève et successeur, termine les travaux 22 ans plus tard. Plusieurs remaniements seront apportés : l'un en 1597, l'autre en 1697, et surtout l'intervention de Filippo Juvarra qui y ajouta une coupole de 80 mètres de hauteur en 1732, ce qui donne à l'intérieur de l'église un éclairage unique.



Naissance de Léon X

Jean de Médicis, futur Léon X, naît à Florence le 11 décembre 1475, fils de Laurent le Magnifique et de Clarisse Orsini. Très jeune, ses parents le destinent à l'état ecclésiastique.



Naissance de Clément VII

Jules de Médicis, futur Clément VII, naît en 1478, fils bâtard de Julien de Médicis, neveu de Laurent le Magnifique, et donc cousin du pape Léon X.



Léon X tonsuré

Léon X reçoit la tonsure en 1482, puis connaît une série de promotions dues au pouvoir et à la richesse de ses parents.



Léon X Protonotaire apostolique

En 1483, Léon X est nommé protonotaire apostolique par Sixte IV.



Léon X Abbé du Mont-Cassin

Léon X reçoit en 1486 la célèbre abbaye du Mont-Cassin, fondée par Benoît de Nursie lui-même, en commende.



Giovanni de Médicis Cardinal

En 1488, Innocent VIII élève à la dignité de cardinal le fils de Laurent, Giovanni ou Jean de Médicis, le futur Léon X, âgé seulement de 13 ans.



Léon X Cardinal

En 1489, Léon X, âgé de 13 ans, reçoit le chapeau de cardinal des mains d'Innocent VIII mais doit s'abstenir de porter les insignes de sa dignité.


Alexandre VI

Mort du Pape Innocent VIII

Alexandre VI Pape

Innocent VIII meurt à Rome le 25 juillet 1492. Son corps repose dans la basilique Saint-Pierre.

Contre les Turcs, Innocent VIII tente comme ses prédécesseurs de lancer une croisade, en vain. Innocent VIII finit, même par nouer des contacts avec le sultan Bajazet II, qui lui remet la Sainte Lance, censée avoir transpercé Jésus-Christ au moment de sa passion.

Innocent VIII approuve la très dure répression menée par l'Inquisition espagnole contre les marranes, Juifs convertis et soupçonnés de continuer à pratiquer leur religion originelle.

Innocent VIII condamne également en bloc les thèses de Pic de la Mirandole.

Innocent VIII restaure plusieurs églises romaines. Innocent VIII fait bâtir un palais pour la Curie romaine, qui n'existe plus aujourd'hui, ainsi que le palais du Belvédère. Innocent VIII fait travailler Antonio Pollaiolo, le Pinturrichio, Andrea Mantegna ou encore le Pérugin.

Roderic de Borja est élu pape par une large majorité des deux tiers des prélats réunis en conclave le 11 août 1492 sous le nom d'Alexandre VI (en latin Alexander VI, en italien Alessandro VI).

Alexandre VI est élu contre le candidat poussé par Ferdinand Ier de Naples

Il n'est pas improbable qu'il ait acheté certains votes, bien qu'aucune preuve n'ait été apportée à ce jour. Léon X fait parti des opposants farouche a l'élection d'Alexandre VI.

Après l'élection, Léon X retourne à Florence, où son père venait de mourir.



Paul III Cardinal-diacre

À Florence, au palais de Laurent le Magnifique, naît l'amitié du futur Paul III avec le futur Léon X, de 6 ans son cadet.

Ses contemporains louent l'érudition du futur Paul III dans toutes les disciplines de la Renaissance, particulièrement sa maîtrise des lettres classiques latines et italiennes. Avec de tels avantages de naissance et de talent, son avancement dans la carrière ecclésiastique est rapide.

Le 20 septembre 1493, Paul III est élevé au rang de Cardinal-diacre de SS. Côme et Damien par Alexandre VI.



Prise de Florence

Déposition de Pierre II de Médicis à Florence

Révolution populaire à la Florence

Fondation de la République

Exil des Médicis

Charles VIII de France se dirigeant vers Naples doit traverser la Toscane après avoir laissé des troupes en Lombardie pour sécuriser ses lignes de communication.

Pierre II de Médicis tente de rester neutre, mais ceci apparaît comme inacceptable au roi de France qui envahit la Toscane.

Pierre II de Médicis essaie alors de résister, mais ne reçoit pas beaucoup de soutien de Florence.

Les Italiens sont terrorisés.

Pierre II de Médicis est comme sont père la cible des prêches de Jérôme Savonarole qui prédit qu'un nouveau Cyrus traverserait l'Italie en punition du luxe et la débauche. L'entrée fracassante de l'armée française de Charles VIII de France en Toscane en 1494 parut confirmer sa prophétie.

Les propres cousins de Pierre II de Médicis l'abandonnent pour rejoindre les rangs des Français.

Pierre II de Médicis cesse donc toute opposition tandis que l'armée de Charles VIII de France s'approche de Florence et il accorde, au Roi de France tout ce qu'il réclame, sans tenter de négocier de meilleures conditions.

La furie qu'engendrèrent à Florence ces concessions jugées humiliantes conduit les Médicis à s'enfuir, suite à quoi leur palais est pillé.

Sans aucune résistance, les Français entrent à Florence le 17 novembre 1494.

Jérôme Savonarole rencontre Charles VIII de France, fixe les conditions de la paix, qu'il adoucit, et évite le sac de la ville.

Les Florentins sont autorisés par le roi de France à choisir leur propre mode de gouvernement. Jérôme Savonarole devient alors dirigeant de la cité. Il institue une République chrétienne et religieuse qui survivra jusqu'en 1512.

Une de ses premières décisions est de rendre la sodomie, auparavant punie d'amende, passible de la peine de mort. Jérôme Savonarole modifie également le système d'imposition pour le rendre plus juste, abolit la torture, prend des lois contre l'usure, établit une cour d'appel, établit un système de secours aux pauvres.

Ces lois et ce gouvernement, auront une influence sur les intellectuels européens pour les siècles à venir.

Savonarole s'imposa comme le chef politique de la cité où il exerce une dictature théocratique proclamant Jésus-Christ "roi du peuple florentin". Savonarole prend en main la jeunesse : les jeunes adolescents, revêtus de robes blanches, parcourent les rues pour inciter les Florentins à l'aumône (de plus en plus forcée).

Les Médicis sont officiellement exilés, condamnés à errer entre les divers États italiens et européens. Pierre II de Médicis s'enfuit tout d'abord à Venise où il est accueilli grâce à l'intervention de Philippe de Commynes.

Léon X doit lui-même fuir, accoutré en franciscain et mène alors une vie de dilettante, conservant cependant des mœurs personnelles plus réservées que celles de ses collègues cardinaux.

Les Français quittent Florence le 28 novembre 1494.

Jean de Ganay, Pierre de Rohan-Guémené et Étienne de Vesc, sénéchal de Beaucaire retournent voir le pape Alexandre VI, le 26 décembre 1494.

Charles VIII de France arrive à Rome le 31 décembre 1494.

Il se fait remettre un prisonnier, le prince Djem, frère du sultan turc Bajazet.



Jacques II de Chabannes Grand maître de France

Concile de Pise

Prise de Bologne

Concile de Ravenne

Christopher Bainbridge Cardinal

Maladie de Jules II

En 1511, pendant le conflit contre les espagnols et le pape Jules II, Jacques II de Chabannes succède à Charles II d'Amboise à la tête des troupes françaises en Italie.

Jacques II de Chabannes obtient également la prestigieuse charge de Grand maître de France.

Gaston de Foix reçoit alors le commandement de l'armée royale en Italie.

Il méritera par ses hauts faits d'être surnommé le Foudre d'Italie.

Quand le jeune Gaston de Foix arrive en Italie pour prendre le commandement de l'armée française, Jacques II de Chabannes le seconde.

Un groupe de cardinaux pro-français convoque à Pise un concile destiné à destituer Jules II.

Sous les ordres de Gaston de Foix, Jacques II de Chabannes se porte aux secours des bolognais assiégés par les troupes espagnoles. Il réussit à faire lever le siège,

En mai 1511, Louis XII prend Bologne où Jules II est installé. Il a quitté la ville quelques jours auparavant.

En réponse, Jules II convoque un autre concile à Ravenne.

Jules II riposte par sa bulle Sacrosanctæ en excommuniant les membres du concile de Pise.

Durant ce concile, il crée plusieurs nouveaux cardinaux, dont Christopher Bainbridge au titre de cardinal de Saint-Praxed.

La maladie de Jules II, en 1511, donne l'idée à Léon X de se porter candidat à sa succession.



Léon X Légat à Bologne et en Romagne

En 1511, Léon X est nomme légat à Bologne et en Romagne.


Bataille de Ravenne - Mort de Gaston de Foix-Nemours - par Ary Scheffer - vers 1824 Monument funéraire de Gaston de Foix - Castello Sforzesco à Milan

Bataille de Ravenne

Mort de Gaston de Foix Comte d'Étampes, de Foix, Duc de Nemours

Fernando de Avalos Prisonnier

Léon X Prisonnier

Évasion de Léon X

Maximilien Sforza Duc de Milan

Alphonse Ier d'Este s'allie alors avec la France.

Les français, sous les ordres de Gaston de Foix, Duc de Nemours, battent l'armée hispano-italienne le 11 avril 1512 à Ravenne au cours d'une bataille qui fait 10 000 morts.

Jacques II de Chabannes et Anne de Montmorency participent à cette bataille.

Charles IV de Bourbon-Vendôme fait ses premières armes en Italie au service de Louis XII.

Alphonse Ier d'Este coopère avec sa fameuse artillerie à la victoire.

Gaston de Foix, artisan de cette victoire, meurt au court du combat.

Le duché de Nemours revient à la Couronne.

Jacques II de Chabannes lui succède comme commandant en chef des armées d'Italie mais n'a pas ses talents de général

Fernando de Avalos est fait prisonnier lors de cette bataille.

Il compose dans sa prison un Dialogue de l'amour, qu'il dédie à son épouse.

Alors qu'il séjourne avec l'armée pontificale, Léon X est fait prisonnier à la suite de la bataille de Ravenne.

Au lieu de marcher sur Rome, les troupes françaises perdent du temps à piller Ravenne.

Après la Bataille de Ravenne, Robert III de la Marck participe à la prise d'Alessandria.

Les troupes espagnoles et pontificales ont le temps de se ressaisir et les 18 000 soldats suisses arrivent en Lombardie.

Les troupes de ses adversaires chassent les français de Lombardie.

Bayard s'illustre à nouveau, à Ravenne, lors du délicat retrait des troupes françaises.

En juin 1512, l'armée française, en déroute, recule. Les Français perdent le Milanais.

Léon X réussit à s'évader.

Les Médicis rentrent à Florence et les Sforza à Milan. Ils restituent Parme et Plaisance au Saint-Siège.

Les Suisses mettent Maximilien Sforza sur le trône de Milan. Il devient Duc de Milan en 1512.

Jules II est l'objet, en France, de représentations de plusieurs soties et moralités, dont les plus célèbres, Chasse du cerf des cerfs et le Jeu du Prince des Sots de Pierre Gringoire ou Gringore, datent de 1512.

Jean Lemaire de Belges publie un Traité des conciles et des schismes, qui prend la défense de Louis XII.

Louis XII envoie en Lombardie une nouvelle armée française avec Louis II de La Trémoïlle.


Léon X par Raphaël - Galerie Pitti de Florence

Mort de Jules II

Léon X Pape

Jules II se rapprocher de l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg, ce qui détermine Venise à s'allier avec Louis XII.

Jules II meurt à Rome dans la nuit du 20 au 21 février 1513.

Il laisse à son successeur Léon X une papauté très forte.

Son monument funéraire a été sculpté par Michel-Ange et comprend son célèbre Moïse. Il est situé dans la basilique Saint-Pierre-aux-Liens à Rome.

Jules II pose la première pierre de l'actuelle basilique Saint-Pierre de Rome, que commence Bramante. Jules II fait de Raphaël son peintre favori. Jules II favorise également Michel-Ange, qui peint les grandes fresques de la Sixtine.

Jean de Médicis est élu pape en 1513 sous le nom de Léon X (en latin Leo X, en italien Leone X, ou Leon X).

Léon X s'avéra un grand protecteur des arts.

Il fait travailler pour lui Raphaël, qui peignit son portrait et acheva les chambres (stanze) du palais pontifical commandées par Jules II.

Il commande une édition critique de Dante et constitua une grande collection de manuscrits.

En 1513, Léon X demande à Michel-Ange de terminer la façade extérieure de l'église San Lorenzo de Florence et de l'orner de sculptures. Il accepte à contrecœur en fait les plans mais est incapable d'accéder à cette demande : la façade d'église restera nue (et est telle encore aujourd'hui).

Léon X débuta son règne par une série de grandes fêtes et réjouissances qui dilapident rapidement la fortune laissée par Jules II. Léon X a alors recours à la méthode traditionnelle de la papauté, la création d'offices et la dispensation d'indulgences.



Clément VII Cardinal

Clément VII est fait cardinal en 1513, quelques mois après l'élection de son cousin le pape Léon X dont il devient un de principaux conseillers.



Ligue de Malines

Les vénitiens ont peur d'une trop grande influence de la papauté et des espagnols. Aussi souhaite-t-elle partager le nord de l'Italie avec la France. Léon X est contre cette répartition.

Le pape Léon X constitue la Ligue de Malines le 5 avril 1513. Il resserre les liens entre :

Ses objectifs sont :

Elle prévoit l'invasion de la France dans les 2 mois.



Thomas Wolsey Archevêque d'York

Thomas Wolsey Cardinal

Thomas Wolsey devient Archevêque d'York en 1515.

Le pape Léon X crée Thomas Wolsey cardinal le 10 septembre 1515.



Alliance avec Venise

Traité avec Charles Quint

Louise de Savoie Régente du royaume de France

Campagne en Italie

Prosper Colonna Prisonnier

François Ier de France veut poursuivre le rêve de ses prédécesseurs : conquérir de nouveaux territoires en Italie et reconquérir le Milanais aux mains duc de Milan, Maximilien Sforza qui allié au pape Léon X et à Maximilien d'Habsbourg.

Le 4 mars 1515, en qualité d'arrière petit-fils de Valentine Visconti, François Ier de France revendique le duché de Milan.

Préparant une intervention, il s'allie avec Venise et le 24 mars 1515, il signe un traité avec Charles de Habsbourg, le futur Charles Quint.

François Ier de France reprend les armes.

Louise de Savoie est Régente du royaume de France.

François Ier de France s'adjoint les services de Claude de Lorraine-Guise, d'Antoine II de Lorraine et de Charles-Jean de Lorraine.

En juillet 1515, François Ier de France arrive à Lyon avec une armée de 40 000 hommes.

Les atouts de son armée sont la cavalerie, l'infanterie et son artillerie très moderne.

En Août 1515, François Ier franchit les Alpes par le sud pour éviter les ennemis.

Prenant des chemins non couramment utilisés, François Ier et ses soldats doivent ouvrir leur route.

Antoine Duprat suit François Ier de France.

Arrivés en Italie, ils font prisonnier Prosper Colonna, proche du duc de Milan.

François Ier prend Turin ainsi que Novare.

Chacun campe sur ses positions.


Léonard de Vinci

Rencontre de François Ier de France avec Léon X et Léonard de Vinci

François Ier de France rencontre le pape Léon X en octobre 1515 à Bologne.

Dans l'entourage du pontife, il remarque l'artiste Léonard de Vinci.



Affaire Reuchlin

Jean Reuchlin, auteur d'une grammaire de l'hébreu, et soutenu par les humanistes de l'époque, affronte l'Inquisition au sujet du Talmud.

En 1515, Léon X prend parti en faveur du savant.

Il s'entoure d'amis d'Érasme et paraît accessible aux idées nouvelles.



entrevue de François Ier de France avec le pape Léon X

Lors de son entrevue à Bologne avec François Ier, le 11 décembre 1515, le pape Léon X offre à Marie Gaudin un diamant de grand prix, appelé depuis diamant Gaudin conservé dans la maison de Sourdis.



Concordat de Bologne

Antoine Duprat négocie avec le pape Léon X.

Souhaitant la paix religieuse, le 18 août 1516, lors du Ve Concile du Latran, le Concordat de Bologne est signé entre François Ier de France et le pape Léon X.

Il sacrifie les libertés gallicanes et place l'épiscopat français sous la coupe du Roi.

Antoine Duprat fait enregistrer le Concordat au parlement de Paris, malgré la plus vive opposition des cours souveraines, des universités et du clergé de France.

À partir de cette date, le titre d'abbé de l'abbaye de Montmajour est décerné par le roi.

François Ier de France envoie Guillaume Briçonnet en ambassade extraordinaire à Rome, dans les années 1516-1517.

Guillaume Briçonnet représente le roi dans des discussions avec le pape Léon X sur les modalités d'application du Concordat de Bologne.


Martin Luther

Construction de la basilique Saint-Pierre

Début de la Réforme

Publication des Thèses de Wittenberg

En 1517, le pape Léon X décrète l'indulgence pour la construction de la basilique Saint-Pierre, chef d'œuvre architectural et artistique.

L'indulgence est soutenue en Allemagne par l'archevêque Albrecht de Mayence.

Le 31 octobre 1517, Martin Luther écrit à l'archevêque pour lui demander de ne pas cautionner cette indulgence et joint à sa lettre les 95 thèses destinées à clarifier la doctrine des indulgences, également appelées Thèses de Wittenberg.

Elles auraient été placardées sur la porte de l'église du château de Wittenberg, mais on n'en a aucune preuve.

En revanche, elles sont imprimées à la fin de l'année, provoquant agitation et scandale et marquant, au moins symboliquement, le début de la Réforme.

Martin Luther est dénoncé à Rome par l'archevêque Albrecht de Mayence.



Publication des Resolutiones par Martin Luther

Procès contre Martin Luther

Léon X paraissant accessible aux idées nouvelles, Martin Luther, en août 1518, lui dédie ses Resolutiones.

Jusqu'alors, Léon X ne s'était guère préoccupé de cet obscur théologien.

Commence contre Martin Luther un long procès où il est accusé d'hérésie.

Face à lui, Rome choisit l'affrontement, méconnaissant l'adversaire et sa pugnacité, et sans doute aussi la situation politique allemande.

Le procès menant à son excommunication, loin d'affermir le catholicisme, ne fait qu'accélérer le processus de la Réforme, qui de toute façon aurait sans doute eu lieu, avec ou sans Luther.

En octobre 1518, Martin Luther est convoqué à Augsbourg où Léon X lui envoie le cardinal Thomas Cajetan, légat apostolique et général des dominicains.

Martin Luther refuse de se rétracter.

Léon X continue dans la voie de la diplomatie en chargeant un chevalier allemand, Carl von Militz, de négocier une réconciliation.

Ces tentatives de conciliation tenaient davantage de la politique que de la théologie, pour laquelle Léon X n'avait pas grande affinité.

Le pape veut alors ménager Frédéric le Sage et empêcher, si possible, le futur Charles Quint d'être élu empereur.


Charles Quint Charles Quint,,Charles Quint Détail d'un tableau du Titien - 1548

Charles Quint Empereur Germanique

Marguerite d'Autriche gouverneur des Pays-Bas

Pour le titre d'empereur qui assure une supériorité sur les autres souverains; sont en lutte :

Pour cela faut-il convaincre les électeurs : 4 princes laïcs et 3 ecclésiastiques.

Henri VIII Tudor quitte prématurément la compétition.

Charles Quint dépense 800 000 florins, François Ier de France la moitié.

Robert III de la Marck est envoyé en Allemagne afin d'inciter les Électeurs à donner leurs voix à François Ier.

Il échoue dans cette mission diplomatique difficile.

Marguerite d'Autriche refait son apparition sur la scène publique.

Elle trouve de l'argent pour Charles Quint, achète les électeurs, fait des promesses.

Frédéric III de Saxe est le candidat soutenu par le pape Léon X, ce dernier ne voulant ni de François Ier, ni de Charles Quint, tous deux considérés comme trop dangereux pour les États pontificaux.

Après que le camp français se soit rangé à son côté, Frédéric III de Saxe a les meilleures chances d'être élu, mais refuse cette élection.

Frédéric III de Saxe prépare des capitulations électorales qui accroissent le pouvoir de décision des princes au sein de l'Empire.

Charles Quint doit les signer pour recevoir le soutien de Frédéric III de Saxe.

Louis V du Palatinat vote pour Charles Quint après avoir reçu de grandes quantités d'argent des Habsbourg.

Le crédit des Fugger, des banquiers italiens et espagnols, garanti par les trésors du Nouveau Monde, contribue à hisser Charles Quint sur le trône du Saint Empire romain germanique.

Charles Quint est alors élu à l'unanimité le 28 juin 1519 sous le nom de Charles V d'Allemagne.

Charles Quint confie de nouveau le gouvernement des Pays-Bas à Marguerite d'Autriche, sa tante.

À la nouvelle de la proclamation de Charles Quint, Guillaume Gouffier sort du château qui lui sert d'asile aux environs de Francfort, et s'enfuit à Coblence.

Nicolas Perrenot de Granvelle devient homme de confiance de Charles Quint qui le surnomme son Lit de repos.

Nicolas Perrenot de Granvelle est fait chancelier ce qui va contribuer à lui faire acquérir une immense fortune familiale et lui donner tous les pouvoirs, au nom de Charles Quint, dans le comté de Bourgogne.


Charlotte d'Albret - par Jean Clouet en 1515

Mariage d'Odet de Foix avec Charlotte d'Albret

Odet de Foix, gouverneur de Guyenne, épouse en 1520 Charlotte d'Albret, fille de Jean d'Albret et de Charlotte de Bourgogne. Leurs enfants sont :

Le contrat de mariage est signé le 30 avril 1520 au château de Gien, avec dispense de parenté du pape Léon X.



Publication de la bulle Exsurge domine

Martin Luther est devenu le champion de la nation allemande.

Le 15 juin 1520, Léon X fulmine la bulle Exsurge Domine, sommant Luther de se rétracter, le menaçant d'excommunication, tandis que ses livres sont brûlés.

Martin Luther réagit avec la même violence, brûlant le 10 décembre 1520 à la fois la bulle papale et le droit canonique.



Théodore Mitte de Saint-Chamond Prélats domestique

Théodore Mitte de Saint-Chamond Commissaire apostolique en Lorraine

Théodore Mitte de Saint-Chamond se rend à Rome en 1521 pour y rencontrer le pape Léon X qui l'élève au rang de ses prélats domestiques.

Léon X nomme Théodore Mitte de Saint-Chamond commissaire apostolique en 1521 en Lorraine.



Henri VIII Tudor et la Réforme

Henri VIII Tudor ne cache pas ses sentiments hostiles à la Réforme.

Il n'hésite pas à l'invectiver.

Il envoie même au pape en juillet 1521, son Assertio septem sacramentorum.

Cela lui vaut le titre de "Défenseur de la foi" décerné par Léon X en même temps que des injures de la part de Luther.

Erasme et Thomas More se rangent aux côtés du roi, dans le camp de l'orthodoxie romaine.

Mais si Henri VIII Tudor est peu enclin aux idées réformatrices allemandes, il n'en est pas moins inquiet de l'influence de Rome.

Il aimerait se substituer au pape dans la direction des affaires de l'Église d'Angleterre.

Ces idées de libération de la tutelle romaine sont celles aussi de Thomas Wolsey.

Sans heurt, l'Angleterre s'habitue à la suprématie du gouvernement royal tant sut le plan spirituel que temporel.

Henri VIII Tudor et Wolsey restent fidèles à l'orthodoxie romaine.


Frédéric II Gonzague conquiert Parme – peint par le Tintoret pour Guillaume Gonzague en 1578 - 79 - Ancienne Pinacothèque de Munich

Prise de Parme et de Plaisance

Le pape Léon X soutenu par l'Empereur Charles Quint, souhaite reprendre Parme et Plaisance, les considérant possessions de l'Église.

En août 1521, Prospero Colonna, généralissime des armées coalisées, assisté de Frédéric II Gonzague et du Marquis de Pescara pénètre sur le territoire de Parme avec une armée de 1 200 hommes d'armes et 18 000 fantassins et assiège la ville.

Fin août 1521, les portes s'ouvrent mais Colonna renonce, croyant que les troupes du Duc de Ferrare et qu'une armée française approchent.



Ligue contre la France

Le 24 novembre 1521, Charles Quint, le pape Léon X et Henri VIII Tudor se liguent contre la France.


Adrien VI

Mort du Pape Léon X

Adrien VI Pape

Léon X meurt à Rome le 1er décembre 1521.

Adriaan Floriszoon est élu pape le 9 janvier 1522 au sous le nom d'Adrien VI (en latin Hadrianus VI, en italien Adriano VI), unique pape originaire des Pays-Bas et dernier pape non-Italien pour 4 siècles 1/2.

Il hésite plus de 6 mois avant de savoir s'il va ou non accepter la tiare.

Le fait qu'il ne soit pas Italien est très mal accepté du peuple de Rome.

Clément VII garde toute son influence comme conseillé sous le pontificat d'Adrien VI.



Bataille de La Bicoque

Mort de François de Laval

Une tentative des français de reprendre le Milanais se solde par une défaite face aux Espagnols commandé par Prospero Colonna le 29 avril 1522 à La Bicoque.

Blaise de Lasseran participe à ce combat.

Jacques II de Chabannes commande, sous les ordres du Maréchal Odet de Foix, la ligne principale de l'armée française.

François de Laval meurt lors de cette la bataille.

François Ier de France est informé que la défaite est liée à la démobilisation d'une partie de ses troupes qui n'avaient pas reçu leur solde.

Il demande à Jacques de Beaune de lui expliquer où sont passés les 400 000 écus qui étaient destinés à l'armée d'Italie.

Celui-ci avoue les avoir remis à Louise de Savoie qui exigeait cette somme en remboursement d'une créance qu'elle avait envers la couronne.

La reine-mère ne lui pardonnera jamais cette dénonciation.

Le pape Léon X et Frédéric II Gonzague abandonnent François Ier de France.

Fin 1522, François Ier de France perd ses possessions italiennes.

Le duché de Milan devient espagnol.

Feignant d'arbitrer les affrontements franco-impériaux, Thomas Wolsey permet à Charles Quint d'attaquer la France par le nord-est.

Une alliance est signée à Bruges entre Thomas Wolsey et Charles Quint, lançant un ultimatum à François Ier de France.

Odet de Foix, disgracié, retourne sur ses terres.



Mariage de Claude Gouffier avec Marie de Gaignon de Saint-Bohaire

Claude Gouffier épouse le 25 juin 1559 Marie de Gaignon de Saint-Bohaire (vers 1530-1565). Leurs enfants sont :



Léon XI ambassadeur de Toscane auprès de Pie V

Après avoir été ordonné prêtre, Léon XI est nommé par Cosme Ier de Toscane ambassadeur auprès de Pie V.



Léon XI Évêque

En 1573, Léon XI est consacré Évêque.



Naissance d'Henri II de Rohan

Henri II de Rohan naît à Blain près de Nantes le 25 août 1579, fils de René II de Rohan, Prince de Léon et Vicomte de Porhoët, et de Catherine de Parthenay, héritière d'une puissante famille protestante du Poitou.

Henri de Rohan est le petit fils de René Ier de Rohan et d'Isabelle d'Albret, elle-même fille du roi de Navarre.

Henri appartient donc à la haute noblesse protestante et bretonne.

Il est élevé dans la religion réformée par sa grand-mère, Isabelle d'Albret et par son père René II de Rohan.



Naissance de Léon d'Albert de Luynes

Léon d'Albert de Luynes naît à Mornas dans le Vaucluse en 1582, fils d'Honoré d'Albert (mort en 1592), Seigneur de Luynes, et d'Anne Rodulf (morte en 1587).



Léon XI Cardinal

Léon XI est nommé cardinal en 1583.


Château de Coadelan au Prat - dessin vers 1910

Mariage de Guy Éder de Beaumanoir de la Haye avec Marie Le Chevoir

Le sieur de Percevaux, Seigneur de Mézarnou en Plounéventer, habite au manoir de Coadelan ou Coadezlan dans la paroisse de Prat un des plus beaux manoirs de l'évêché de Léon.

Lors d'une visite, à peine Guy Éder de Beaumanoir de la Haye a-t-il fait connaître son nom que monsieur de Mézarnou vient le recevoir avec beaucoup d'empressement.

Le sieur de Mézarnou :

Marie Le Chevoir est fille d'Hervé de Parcevaux et de Renée de Coëtlogon, sa seconde épouse.

Elle est la riche héritière, en particulier du manoir de Coadelan dans la paroisse de Prat.

Guy Éder de Beaumanoir de la Haye, trompant la confiance de son hôte, enlève Marie Le Chevoir et l'emmène peut-être dans un couvent d'Ursulines à Saint-Malo (le fait est contesté).

Guy Éder de Beaumanoir de la Haye épouse dans l'île Tristan Marie Le Chevoir lorsqu'elle atteint ses 11 ans.

De manière surprenante, Guy Éder de Beaumanoir de la Haye réussit à se faire aimer de Marie Le Chevoir.



Léon XI Légat apostolique à Paris

En 1596, Clément VIII nomme Léon XI légat apostolique à Paris où Léon XI aide à la réconciliation d'Henri IV de France avec l'Église catholique.

On sait aussi que Léon XI va en Chablais, rencontrant François de Sales.



Mariage d'Henri de Luxembourg avec Madeleine de Montmorency

Henri de Luxembourg épouse le 19 juin 1597 Madeleine de Montmorency (1582-1615). Leurs enfant sont :



Mariage de Charles d'Angennes avec Catherine de Vivonne

Charles d'Angennes épouse le 12 janvier 1600 Catherine de Vivonne (1588-1665). Leurs enfants sont :

Charles d'Angennes est vidame du Mans, Sénéchal du Maine, Capitaine de 100 gentilhommes de la maison du Roi.

Par le contrat de mariage du 27 janvier 1600, il est stipulé que le futur époux et tous les enfants qui naitront dudit mariage ajouteront aux nom et armes de leur maison celui de Vivonne et les armes de feu Jean de Vivonne, marquis de Pisani, père de Catherine de Vivonne.

Nicolas d'Angennes et Julienne d'Arquenay, père et mère de Charles d'Angennes, font donation à leur fils d'une rente de 3 000 écus et d'une maison.

Julia Savelli, veuve de Jean de Vivonne, mère de Catherine de Vivonne fait donation à sa fille d'une rente de 2 000 écus et autorise le futur époux à prendre une somme de 6 000 écus sur les assignations que Jean de Vivonne avait sur les recettes du Roi.


Henri II de Rohan

Rohan Duché-pairie

Mariage d'Henri II de Rohan avec Marguerite de Béthune

Henri II de Rohan Premier Duc de Rohan

Henri II de Rohan Prince de Léon

À retour en France d'Henri II de Rohan, Henri IV de France érige la vicomté de Rohan en duché-pairie et lui fait épouser la fille de Maximilien de Béthune.

Henri II de Rohan épouse en 1604 ou 1605 Marguerite de Béthune, fille de Maximilien de Béthune et de Rachel Cochefilet. De leurs 9 enfants ne survivra que :

Henri II de Rohan devient alors Henri Ier en tant que premier Duc de Rohan.

Sa mère dira alors "Roi ne puis, duc ne daigne, Rohan suis", qui passe, à tort, pour la devise de la famille.

Mais avec plaisir Henri II de Rohan accepte cependant de l'autorité royale le titre de prince de Léon, puis celui de Duc et pair de France. Il le nomme ensuite colonel des Suisses et Grisons.

Pour capitale de son duché, Henri II de Rohan prend Pontivy et le château des XVe et XVIe appelé depuis, château des Rohan. Il y fait venir des tisserands de Navarre.

L'amitié du Roi le promet à une brillante carrière.

Catherine de Rohan aurait eu cette fière réponse à Henri IV de France, épris de sa beauté :

Sire, je suis trop pauvre pour être votre femme, mais de trop bonne lignée pour être votre maîtresse.


Léon XI Tombe de Léon XI au Vatican - par Alessandro Algardi Paul V

Jacques Davy du Perron Chargé des affaires de France à Rome

Mort de Clément VIII

Léon XI Pape

Mort de Léon XI

Paul V Pape

Jacques Davy du Perron est envoyé à Rome comme chargé des affaires de France.

À peine était-il arrivé, que Clément VIII meurt à Rome le 3 mars 1605.

Il est le dernier pape de la Contre-réforme,

Alexandre Ottaviano de Médicis apparait d'emblée comme un candidat.

Philippe III d'Espagne fait connaître son mécontentement, mais Henri IV de France apporte un soutien financier de 300 000 écus à la cause de son parent par alliance.

Le parti italien, mené par le cardinal Aldobrandini, se joint au parti français.

Au conclave, l'esprit remuant de Jacques Davy du Perron, contribuent à l'élection d'A Alexandre Ottaviano de Médicis, parent de la reine de France.

Alexandre Ottaviano de Médicis est élu pape le 1er avril 1605 sous le nom de Léon XI (en latin Leo XI, en italien Leone XI).

Peu de temps après son couronnement, Léon XI tombe malade.

Léon XI meurt à Rome le 27 avril 1605 après un pontificat de 27 jours.

Un nouveau conclave est convoqué, et la faction française, représentée par Jacques Davy du Perron, y prévaut encore.

Camille Borghèse est élu pape le 16 mai 1605 sous le nom de Paul V (en latin Paulus V, en italien Paolo V).

Paul V s'efforce de maintenir le régime des exemptions ecclésiastiques, ce qui lui vaut des conflits avec de nombreux États italiens, en particulier la république de Venise.

Son règne est marqué par une application stricte du droit.

Ainsi, Paul V renvoie les évêques dans leurs diocèses, en application des décrets du concile de Trente.

Paul V fait appel aux nations européennes pour faire cesser les persécutions des chrétiens en extrême orient.

Édouard Farnèse est électeur lors de ces conclaves.



Naissance de Charles de Sainte-Maure

Charles de Sainte-Maure naît à Montausier près Saintes le 6 octobre 1610, fils de Léon de Sainte-Maure, Baron de Montausier, et de Marguerite de Chateaubriand (morte en 1649).



Mariage de François II d'Aubusson avec Isabeau Brachet

François II d'Aubusson est le fils de Georges d'Aubusson (mort en 1628), Comte de La Feuillade, et de Jacqueline Fabre des Lignières (morte en 1610), Dame de La Grange-Bléneau.

François II d'Aubusson épouse le 29 octobre 1611 Isabeau Brachet (mort en 1638), Dame de Pérusse. Leurs enfants sont :



Léon d'Albert de Luynes capitaine d une Compagnie au Régiment des Gardes

Léon d'Albert de Luynes est Lieutenant-Capitaine des Chevau-Légers du roi.

Léon d'Albert de Luynes est nommé capitaine d'une Compagnie au Régiment des Gardes en 1617.



Léon d'Albert de Luynes Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit et d e l'Ordre de Saint-Michel

Léon d'Albert de Luynes est nommé lieutenant de la Compagnie des Chevaux Légers de la Garde ordinaire du Roi en 1619.

Léon d'Albert de Luynes devient Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit et de l'Ordre de Saint-Michel le 31 décembre 1619.



Léon d'Albert de Luynes Gouvernement de Blaye

Léon d'Albert de Luynes est nommé Gouvernement de Blaye en 1620.



Bataille de Clerac

Léon d'Albert de Luynes se distingue à l'attaque de Clerac en 1620.



Mariage de Léon d'Albert de Luynes avec Marguerite Charlotte de Luxembourg

Léon d'Albert de Luynes épouse le 6 juillet 1620 Marguerite Charlotte de Luxembourg. Leurs enfants sont :



Léon d'Albert Duc de Piney-Luxembourg

Henri de Luxembourg étant sans héritier mâle, Louis XIII continue le titre en faveur de Léon d'Albert Luynes et de Marguerite Charlotte de Luxembourg, troisième duchesse de Piney-Luxembourg.

Léon d'Albert, gendre d'Henri de Luxembourg, devient duc jure uxoris et 4e Duc de Piney-Luxembourg le 10 juillet 1620.


Forçage du Pas-de-Suze

Forçage du Pas de Suse

Le pas de Suse, situé à 500 mètres d'altitude, est un défilé des Alpes situé sur la frontière entre la France et le duché de Savoie.

Louis XIII veut conduire en personne le secours de Casal.

Louis XIII décide de passer les Alpes en plein hiver.

Le récit de cet événement est notamment raconté par Louis de Rouvroy, Duc de Saint-Simon, dans ses Mémoires.

Richelieu prépare la campagne en renforçant les corps permanents et en levant 6 nouveaux régiments dans le Dauphiné, la Provence et le Lyonnais.

Trois armées doivent envahir à la fois le Piémont et combiner leurs opérations dans la vallée du Pô :

23 000 hommes d'infanterie et 3 000 chevaux sont rassemblés autour de Briançon.

L'infanterie comprend :

À la cavalerie d'élite de la Maison du Roi s'ajoutent 12 compagnies de chevau-légers et les carabins d'Arnauld de Corbeville.

Mais ni artillerie, ni munitions, ni mulets de transport.

L'armée n'a pas 15 jours de vivres, bien qu'avant de partir de Paris, on eût donné 200 000 livres d'avance aux intendants des vivres pour entretenir en permanence, outre la ration journalière, un mois de vivres en magasin.

Rien n'est prêt non plus pour le ravitaillement de Casal.

Le 18 février 1629, Louis XIII arrive à Grenoble avec Richelieu et les grands seigneurs de son entourage :

Louis XIII désigne comme lieutenants-généraux :

comme maréchaux de camp :

Léon d'Albert de Luynes est présent à cette journée.

Richelieu précède Louis XIII à Embrun, pour arrêter le plan d'opérations et l'ordre de marche.

L'avant-garde, conduite par Charles Ier de Blanchefort de Créquy et François de Bassompierre, a mission de s'emparer des passages du Piémont.

Elle comprend :

L'armée suit sous le commandement de Charles de Schomberg.

Abraham de Fabert d'Esternay participe à ces combats.

Le 28 février 1629, l'avant-garde passe les Alpes à Montgenèvre et Cezanne ou Césane (en italien Cesana Torinese) et cantonne à Oulx, sur la Doria Riparia.

Le 29 février 1629, l'avant-garde trouve au fort d'Exilles, 13 vieux canons éventés, pour battre les retranchements de M. de Savoie.

Le 1er mars 1629, l'avant-garde couche à Chaumont ou Chiomionte, un bourg ouvert, à un quart de lieue de la frontière de Piémont.

On ne peut franchir cette frontière, de ce côté, que par le Pas de Suse, défilé de 600 toises qui n'a pas plus de 18 pas de largeur en certains endroits et qui est obstrué par des roches qu'aucune machine ne pourrait déplacer ; 2 hommes ont grand-peine à y passer de front.

À l'entrée, le bourg et le gros rocher de Gelasse surmonté d'un fort, qui n'est accessible que par une rampe étroite et bordée de précipices.

Des 2 côtés du défilé, se dressent des montagnes imposantes :

Le passage est fermé, du côté de Chaumont, par un grand retranchement en forme de demi-lune et, en arrière, par des barricades, flanquées, à mi-pente, par des redoutes, distantes l'une de l'autre de 200 pas.

Le défilé débouche au faubourg de Suse, dominé par un couvent de Cordeliers.

3 000 Piémontais ou Milanais gardent les ouvrages.

Charles-Emmanuel Ier de Savoie, Victor-Amédée Ier de Savoie, son fils, le lieutenant général comte de Verrua et le marquis de Ville, commandant la cavalerie, se préparent à soutenir l'attaque, bien étonnés que le Louis XIII la dirigeât en pareille saison.

Le 5 mars 1629, à 11 heures du soir, Louis XIII quitte Oulx avec la Noblesse et 2 compagnies de ses Gardes, pour faire 4 lieues, à pied, dans la neige.

En arrivant à Chaumont, 3 heures avant le jour, Louis XIII trouve Richelieu dressant l'ordre de combat avec les maréchaux.

Les Gardes françaises et suisses, ainsi que Navarre attaqueraient de front les barricades et les redoutes.

Le régiment de Sault, dont les officiers étaient du pays pour la plupart, devait partir à 3 heures du matin et suivre à droite, au-dessous du crêt de Montmoron, avec de bons guides, un sentier extravagant qui conduisait derrière les retranchements.

L'avance ainsi gagnée permettrait d'assaillir l'ennemi de tous côtés en même temps.

500 hommes d'Estissac, moitié piques, moitié mousquets, longeraient les hauteurs de gauche, sous le crêt de Montabon.

Dans le défilé, les enfants perdus se jetteraient sur les barricades par le milieu et par les flancs :

Ces 3 pelotons seraient suivis par 3 troupes de 100 hommes, fournies par les mêmes régiments.

Comme soutien, 300 gentilshommes volontaires, de qualité pour la plupart, et 500 soldats de Navarre.

Henri II de Valois-Longueville les commande.

L'artillerie vient ensuite : une coulevrine et 2 moyennes, tirées au crochet et poussées par 50 pionniers.

En arrière, un gros de 800 Gardes françaises et de 500 Suisses, sous le commandeur de Valençay.

4 000 hommes restent rangés en bataille devant Chaumont.

Ils sont destinés :

Avant de donner le signal de l'attaque, Louis XIII veut adresser à Charles-Emmanuel Ier de Savoie une dernière sommation.

Il envoie Guitaut-Comminges, capitaine aux Gardes-françaises, avec les maréchaux des logis, le lieutenant de Pontis et un trompette, demander passage, pour préparer à Suse le quartier du Roi.

A 100 pas de la barricade, le groupe s'arrête et le trompette sonne.

Un officier piémontais et 12 soldats sortent du retranchement, puis le comte de Verrua, escorté de 200 mousquetaires.

Après qu'il nous a salués fort civilement, raconte Pontis, Guitaut-Comminges lui dit :

Monsieur, le Roi mon maître m'a commandé d'aller aujourd'hui à Suse pour lui préparer son logis, parce qu'il veut, demain, y aller loger.

Le comte de Verrua lui répond avec beaucoup de civilité :

Monsieur, Son Altesse tiendrait à grand honneur de loger Sa Majesté.

Mais, puisqu'elle vient si bien accompagnée, vous, trouverez bon, s'il vous plait, que j'en avertisse auparavant Son Altesse.

Guitaut-Comminges répondit :

Nous primes alors congé et allâmes retrouver Sa Majesté.

Louis XIII attend son émissaire, à 100 pas des enfants perdus, devant le gros des Gardes-françaises.

Il trouve que le comte de Verrua a répondu en homme d'esprit et en capitaine.

Louis XIII s'approche du maréchal et lui dit, en colère :

Savez-vous bien que nous n'avons que 600 livres de plomb dans le parc de l'artillerie ?

Il est bien temps de penser à cela ! Faut-il, pour un masque qui n'est pas prêt, ne pas danser le ballet ? Laissez-nous faire, Sire, et tout ira bien !

Le signal est donné à 8 heures.

Laissons François de Bassompierre raconter le combat qu'il prétend avoir dirigé.

Nous mîmes pied à terre, Créqui et moi, pour mener les enfants perdus.

Schomberg, que la goutte empêchait de marcher, nous suivait à cheval, afin de voir la fête.

Une balle dans les reins le mit bientôt hors de combat.

En dépassant le bourg de Gelasse, évacué par l'ennemi, nous fûmes canonnés par le fort et salués de quantité de mousquetades, venant des montagnes et de la première barricade.

Nos ailes ayant gagné les éminences latérales, tirèrent au derrière de ce retranchement, pendant que nous y donnions, tête baissée, et le faisions abandonner.

Nous poursuivîmes si vivement les Savoyards, qu'ils ne purent garder les deux autres barricades, où nous entrâmes pêle-mêle avec eux.

Valençay escalada la montagne de gauche à la tête des Suisses et en chassa les gens du Valais.

Dans le défilé, le marquis de Ville eut l'épaule fracassée et se fit transporter à Suse.

Nous poussâmes si vivement notre pointe avec les Gardes-françaises que, sans la résistance que firent près d'une chapelle, le capitaine Cerbelloni et quelques soldats espagnols, le Duc et son fils auraient été pris, tant Treville, lieutenant des Mousquetaires du Roi, les serrait de près.

Un estafier fut tué à son étrier.

Mais le Duc échappa à Treville, qui dut se contenter de blesser Cerbelloni et de le faire prisonnier.

Nous marchâmes, sans nous arrêter, jusqu'au faîte du passage, d'où nous vîmes Suse.

La citadelle nous tira force canonnades.

Mais nous étions si animés au combat et si joyeux de la victoire, que nous ne nous en occupions pas.

Quelques enfants perdus entrèrent dans la ville avec les fuyards et y furent faits prisonniers.

Créqui et La Valette logèrent les Gardes dans les maisons qui bordent la descente à main gauche, tandis qu'avec l'aide de Toiras et de Tavannes, j'établissais Navarre dans les maisons de droite.

Valençay, quoique blessé au genou, descendit, avec les Suisses du colonel Salis, de l'autre côté de Suse, pour empêcher que rien n'en sortit.

Les montagnards du comte de Sault avaient trouvé le sentier extravagant mal gardé par le régiment piémontais de Marc-Antoine Belon.

Ce qu'il y eut de plus remarquable, raconte Pontis, fut que les ennemis, nous attendant de pied ferme à ce détroit qu'il nous eut été impossible de forcer, furent bien surpris de voir le comte de Sault, qui avait fait nettoyer la neige avec des pelles et grimpé sur ces hautes montagnes, fondre tout d'un coup sur eux et les investir par derrière.

Ils lâchèrent pied aussitôt et quittèrent toutes leurs fortifications ; de sorte qu'ils ne donnèrent pas le loisir à nos troupes de leur faire sentir la pesanteur du bras du roi de France, à qui ils avaient osé refuser le passage.

Il y eut néanmoins beaucoup des nôtres tués ensuite par le canon de Suse, qui fouettait et nettoyait d'une étrange sorte tout le chemin.

Créqui et François de Bassompierre établissent leur logis dans le faubourg de Suse, au couvent des Cordeliers, où le Roi leur envoie ses félicitations.

Il convient d'ajouter à ces éloges, les critiques de Richelieu, qui marche bravement sous les canonnades, à côté de Louis XIII, en avant du soutien.

L'attaque dure fort peu à cause de la furie française et parce que les ennemis, se voyant pris de tous côtés, lâchent pied après leur première décharge.

Tous firent bien en cette occasion.

Cependant tout l'ordre désirable ne peut être gardé :

Les maréchaux Créqui, Bassompierre, Schomberg et les maréchaux de camp, sont tous ensemble, mêlés aux volontaires, contre la raison qui veut qu'ils soient séparés pour donner les ordres en divers endroits.

Nous perdons fort peu de gens ; 5 ou 6 officiers sont blessés ; il n'y a pas plus de 30 morts.

Suse, mauvaise place, ne peut se défendre :

Sa Majesté l'a fort recommandé, pour ne décrier ses armes en Italie, où l'on estime les Français aussi braves que peu réglés.

Le château de Suse se rend le lendemain mais il n'en est pas de même de sa citadelle ni du fort de Gelasse.



Mort de Léon d'Albert de Luynes

Henri Léon d'Albert-Luxembourg Duc de Piney-Luxembourg

Léon d'Albert de Luynes meurt à Paris le 25 novembre 1630.

Son corps est porté et inhumé aux Célestins d'Avignon.

Ses entrailles sont portées aux Célestins de Paris dans la Chapelle de Luxembourg.

Son cœur est placé à Ligny-en-Barrois.

Henri Léon d'Albert-Luxembourg, son fils, devient quatrième Duc de Piney-Luxembourg.


Jean t'Serclaes Comte de Tilly par Van Dyck Albrecht von Wallenstein

Wallenstein Amiral de la Baltique

Diète de Ratisbonne

Renvoi de Wallenstein

Tilly Commandant des armées impériales

L'empereur récompense richement Wallenstein en ajoutant à ses possessions en Bohême de nouveaux territoires en Silésie et dans le Mecklembourg et en le nommant amiral de la Baltique : véritable maître de l'Allemagne du nord. Il devient un "presque souverain".

Ferdinand II de Habsbourg, tout en essayant d'extirper le protestantisme de l'Allemagne, tente également d'imposer son pouvoir absolu, avec l'aide militaire de Wallenstein.

La France agit en sous-main pour convaincre les princes de la ligue catholique qu'ils ont intérêt à limiter les pouvoirs de l'empereur. À la diète de Ratisbonne, deux ambassadeurs de Richelieu, Brulart de Léon et le Père Joseph, retournent Maximilien Ier de Bavière et des princes catholiques contre la Maison d'Autriche. En août 1630, Maximilien Ier de Bavière et les princes de la ligue catholique imposent à Ferdinand II de Habsbourg de relever de son commandement Wallenstein, devenu trop puissant et de licencier son armée.

En licenciant Wallenstein, Ferdinand II de Habsbourg espère que les Électeurs nommeront son fils roi des Romains, lui assurant ainsi la couronne impériale. Les agents français font encore échouer cette stratégie.

À partir de ce moment, Wallenstein devient l'ennemi de Maximilien Ier de Bavière.

Tilly le remplace à la tête des troupes impériales. Les effectifs des armées catholiques sont diminués.

Wallenstein, à la fin de sa vie, se retire en Bohême, rongé par l'incertitude et les superstitions, accompagné de docteurs et d'astrologues. Il mène un jeu ambigu, négociant avec tous les belligérants, Suédois, Saxons, Français.

Ses buts demeurent obscurs : se faire élire roi de Bohême ? Rétablir la paix ? Toujours est-il qu'il s'isole de plus en plus

Matthias Gallas retourne alors en Allemagne pour les opérations militaires contre l'armée de Gustave II Adolphe de Suède.

Matthias Gallas est embauché par Wallenstein qui va bientôt lui accorder toute confiance et dont il devient très proche.

Matthias Gallas est à la tête d'un corps d'armée chargé de défendre la Bohême contre les suédois en 1631 et 1632.



Mariage de Charles-Henri II de Clermont-Tonnerre avec Marguerite Charlotte de Luxembourg

Marguerite Charlotte de Luxembourg est veuve de Léon d'Albert de Luynes.

Charles-Henri II de Clermont-Tonnerre épouse en juin 1631 Marguerite Charlotte de Luxembourg. Leur enfant est :


Marguerite de Rohan

Mariage d'Henri de Chabot avec Marguerite de Rohan

Henri de Chabot Duc de Rohan et Pair de France

Les prétendants de Marguerite de Rohan sont nombreux, convoitant l'héritière et son riche domaine.

Elle fait un mariage d'inclination.

Bien que huguenote, elle arrête son choix sur un seigneur catholique.

Le contrat de mariage est signé à Paris le 6 juin 1645.

Henri de Chabot, Seigneur de Jarnac et d'Apremont, épouse à Sully dans le Loiret le 13 juin 1645 Marguerite de Rohan (1617-1684).

Leurs enfants sont :

Louis XIV permet cette union à la condition que les enfants soient élevés dans la religion catholique.

Malgré l'opposition de ses cousins Rohan de la branche cadette, la plus illustre, Marguerite obtient du roi que les enfants du couple prennent le nom de Rohan-Chabot.

Ils fondent la branche des Rohan-Chabot.

Les deux époux habitent Paris, dans leur hôtel de la rue du Temple.

Les titres et possessions d'Henri II de Rohan passent dans la Maison de Chabot.

Le titre de Duc de Rohan est recréé pour Henri de Chabot qui devient Pair de France.

Il devient également Prince de Léon, Comte de Porhoët et de Lorges, Marquis de Blain et de la Garnache, Baron de Mouchamps, Seigneur de Héric et de Fresnay (terre en Plessé), Premier baron de la noblesse et président-né des États de Bretagne.



Mariage de Philippe de Clérembault avec Louise Françoise Bouthillier

Philippe de Clérembault épouse à Paris le 26 avril 1654 Louise Françoise Bouthillier (1634-1722), fille de Léon Bouthillier, Comte de Chavigny, Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères. Leurs enfants sont :



Mort d'Henri de Chabot

Henri de Chabot est 2e Duc de Rohan, Prince de Léon, Comte de Porhoët, Marquis de Blain.

Henri de Chabot estGouverneur et lieutenant général de l'Anjou

Henri de Chabot meurt au château de Chanteloup près de Chartres le 27 février 1655.

Il est inhumé aux Célestins à Paris le 1er mars 1655.


Bataille des dunes - Au premier plan Turenne sur son cheval - par Charles-Philippe Larivière Plan de la bataille des Dunes avec blocus de la flotte anglaise Jacques de Castelnau-Bochetel - gravure par Robert Nanteuil

Bataille des Dunes

Prise de Dunkerque

Cession de Dunkerque aux Anglais

Jacques de Castelnau-Bochetel Maréchal de France.

Mort de Jacques de Castelnau-Bochetel Marquis de Castelnau

Prise de Bergues

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon marche sur Dunkerque défendue par le marquis de Leyde avec 800 cavaliers et 2 200 fantassins.

Après des détours, il y met le siège devant Dunkerque le 25 mai 1658.

L'archiduc Juan José d'Autriche, soutenu par un corps de gardes suisses aux ordres de Louis II de Bourbon-Condé, fait marcher au secours de la place, arrivant en vue des positions françaises le 13 juin 1658, fatigués, divisés et sans leur artillerie et bagages.

Ayant reçu de bons renseignements de ses éclaireurs, Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon laisse quelques bataillons face à la ville et marche sur l'armée espagnole avec 15 000 hommes.

Très jeune, François-Louis Rousselet participe à cette bataille.

Jacques de Castelnau-Bochetel commande l'aile gauche de l'armée française, assistée d'un contingent anglais, lors de cette bataille.

Nicolas II François de Vaudémont s'illustre avec son fils Charles V de Lorraine durant cette bataille.

L'affrontement à lieu dans les dunes de Leffrinckoucke le 14 juin 1658.

Le centre et la droite de l'archiduc sont enfoncés en un clin d'œil, mais la gauche avec Louis II de Bourbon-Condé, d'abord ébranlée, reprend une brillante offensive.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon peut concentrer sa cavalerie et aidé par les navires anglais repousse les gardes suisses.

Les Franco-Anglais ont perdu 500 hommes, par contre les Espagnols et le corps de Louis II de Bourbon-Condé laissent sur le terrain plus de 6 000 hommes dont 3 à 4 000 prisonniers.

C'est une des premières grandes victoires du jeune Louis XIV.

De retour à Dunkerque, avec ses troupes, Jacques de Castelnau-Bochetel enlève aux Espagnols le fort de Léon et y entame des travaux de consolidation pour s'y maintenir.

Henri Goyon de Matignon participe à la prise de Dunkerque.

Lors d'une inspection de ces travaux le 16 juin 1658, Jacques de Castelnau-Bochetel reçoit une balle de mousquet qui ne ressort pas.

Jacques de Castelnau-Bochetel est fait Maréchal de France le 20 juin 1658 par Louis XIV.

Le 23 juin 1658 Dunkerque, espagnole le matin, française à midi est finalement anglaise le soir, puisque Louis XIV la remet le jour même aux Anglais.

Jacques de Castelnau-Bochetel meurt le 15 juillet 1658 des suites de sa blessure.

Son corps est transporté à Bourges où il est inhumé en l'église des Jacobins.



Madeleine Charlotte de Clermont-Tonnerre Duchesse de Piney-Luxembourg

En 1661, Henri Léon d'Albert-Luxembourg, handicapé mental sous tutelle de sa famille, renonce à ses titres pour se faire diacre.

Marguerite Charlotte de Luxembourg, sa mère, transmet le titre à Madeleine Charlotte de Clermont-Tonnerre, sa fille, qui devient cinquième Duchesse de Piney-Luxembourg

Louis XIV autorise le transfert à la condition que le duché soit considéré pour les questions de préséance, comme créé en 1661.



Mariage de Charles-Marie de Saulx de Tavannes avec Marie-Catherine d'Aguesseau

Charles-Marie de Saulx de Tavannes épouse le 4 février 1683 Marie-Catherine d'Aguesseau, fille d'Henri d'Aguesseau et de Claire le Picard de Périgny. Leurs enfants sont :



Mariage d'Antoine Gaston de Roquelaure avec Marie-Louise de Laval-Lezay

Marie-Louise de Laval-Lezay est demoiselle d'honneur de Marie-Anne-Christine de Bavière, la dauphine. Elle aurait eu des bontés pour Louis XIV. Il faut la marier en toute hâte.

Antoine Gaston de Roquelaure épouse le 19 mai 1683 Marie-Louise de Laval-Lezay, fille de Guy-Urbain de Laval-Montmorency (1657-1735). Leurs enfants sont :


Tour de Camaret Camaret

Construction des défenses du port de Brest

Construction de la tour dorée de Camaret

Sur le Plan des défenses construites pour protéger Brest, figurent :

Brest est situé à l'embouchure de la Penfeld, petite rivière qui se jette dans la rade, tout près du Goulet, le seul chenal qui ouvre la baie à la haute mer. La Penfeld est très encaissée, bordée de hautes falaises et constitue un abri très sûr, en eau profonde. Sa largeur à l'embouchure permet d'y mouiller ou d'y faire accoster de nombreux vaisseaux de guerre.

Richelieu et Colbert fortifient la place, aménagent des quais et les dotent d'un arsenal : chantier naval, corderie, voilerie, cales de radoub,…

Brest est situé à faible distance de l'Angleterre, à l'ouest des principaux ports anglais. Cela impose aux navires anglais un transit par vents contraires afin de s'approcher de l'objectif.

Les côtes finistériennes sont dangereuses et exposées à des vents souvent violents et à des courants se renversant au rythme des marées.

Une fois parvenu à l'extrême pointe de la Bretagne, il faut attendre la marée montante et des vents de secteur nord-ouest pour faire route au sud et embouquer le chenal du Four entre Ouessant et la Côte du Léon. Ce chenal est plein de récifs à fleur d'eau et n'est alors pas balisé. On ne peut donc faire route de nuit.

Si on atteint, malgré tout, la pointe St Mathieu, on peut virer aisément de 90 pour faire route à l'Est dans des eaux bien saines jusqu'au goulet.

Le goulet est détroit long de 4 km et large de 2 km en son point le plus étroit.

Un navire ne peut passer que durant la marée montante et avec des vents soufflant du secteur ouest qui certes, ce sont les vents dominants.

Une série de roches à fleur d'eau et de hauts fonds, au centre du détroit, divise le goulet en 2 routes parallèles, d'à peu près 800 mètres de large chacun. Par précaution, un marin avisé laisse toujours une marge de sécurité pour ses manœuvres éventuelles, il ne reste donc qu'environ 400 mètres de largeur utile.

Tout amiral de flotte ennemie, voulant faire franchir cet obstacle, risque d'avoir à attendre de longues heures l'instant propice. Comme mouillage sûr en eaux profondes, entre la pointe St Mathieu et le goulet, il dispose :

Sébastien Le Prestre effectue des premières missions d'observation sur le site en 1683 et 1685.

Il s'imprègne de toutes ces données géographiques avant de décider des travaux nécessaires à réaliser pour rendre très difficile le passage du goulet. Il décide donc de fermer le détroit par de puissantes batteries :

La flotte ennemie, obligée à cause des bancs rocheux de serrer la côte soit au nord, soit au sud, se trouvera à portée idéale des canons des défenseurs.

L'ennemi, avant toute tentative de franchissement du goulet, sera obligé de débarquer des troupes soit au nord, soit au sud, pour venir neutraliser les batteries, avant d'engager ses navires.

Sébastien Le Prestre estime que toute tentative au nord ne serait possible que sur la plage du Conquet dans le chenal du Four et qu'alors les fantassins ennemis auraient 15 km à parcourir en territoire hostile avant d'aller réduire la batterie du Mingant (4 Nord).

L'autre possibilité serait d'attaquer l'anse de Bertheaume (2 Nord), mais Sébastien Le Prestre équipe le château de Bertheaume de 3 canons de 12 et de 4 mortiers.

En 1684, Sébastien Le Prestre comprend que la plage de Trez Rouz de Camaret offrent à l'envahisseur la meilleure possibilité de débarquement. De là, il ne serait qu'à 5 km des batteries de Beaufort et de Cornouailles et pourrait envoyer ses troupes les neutraliser.

Les canons du fort Mingant seraient alors trop éloignés pour atteindre une escadre serrant au plus près la côte sud.

Sébastien Le Prestre décide donc de faire construire sur le sillon de Camaret la tour dorée (4 Sud), ainsi nommée à cause de son enduit à base de brique pilée. Il en réalise les croquis en 1685.

Cette tour polygonale doit comporter une batterie, composée de 11 canons de 48 livres d'une portée de 500 à 1 000 mètres, située dans le rez-de-chaussée voûté à l'épreuve des bombes, surmontée d'une tour de défense composée de 2 étages à meurtrières. L'ensemble est complété par un four à boulets rouges.

Elle doit rendre peu sûrs aux ennemis l'approche et le mouillage près de la plage de de Trez Rouz.

L'ouvrage est aménagé pour croiser ses feux avec la batterie de la pointe du Gouin (1 Sud) composée de 7 canons de 18 et l de 12.

La construction de la Tour de Camaret débute en 1689.

Sébastien Le Prestre, pour mettre les tirailleurs français à l'abri des tirs des assaillants, fait également fortifier les falaises, par des retranchements invisibles de la mer.

Informés de la construction de la tour, les anglo-hollandais tentent vainement de la détruire par une canonnade en 1691.



Mort d'Henri Léon d'Albert-Luxembourg

Henri Léon d'Albert-Luxembourg meurt en 1697.



Mariage de César III Auguste de Choiseul avec Marie Bouthillier de Chavigny

César III Auguste de Choiseul est veuf de Louise Gabrielle de La Baume le Blanc.

Marie Bouthillier de Chavigny est veuve de Nicolas Brûlart, Seigneur et marquis de la Borde, Sombernon, de Memont, du Malain, de Mussey, premier président au Parlement de Bourgogne.

César III Auguste de Choiseul épouse le 4 mai 1699 Marie Bouthillier de Chavigny, fille de Léon Bouthillier, et d'Anne Phelyppeaux de Ville-Savim.

Léon Bouthillier est Comte de Chavigny et du Busançois, ministre et secrétaire d'État, commandeur et grand trésorier des ordres du roi, gouverneur des villes et citadelle d'Antibes et du château de Vincennes,



Naissance de Jean-Gilles du Coëtlosquet

Jean-Gilles du Coëtlosquet naît au manoir de Kerigou à Trégondern à de Saint-Pol-de-Léon le 15 septembre 1700, fils d'Alain François du Coëtlosquet (1664-vers 1731), Seigneur des Isles, et de Gillette de Kerguz (1676-1762).

Il est baptisé en la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon le 21 septembre 1700.



Mort d'Henri de Boulainvilliers

Gabriel Bernard de Rieux Seigneur de Saint-Saire

Henri de Boulainvilliers meurt à Paris le 23 janvier 1722 à Paris.

Il est inhumé à Saint-Eustache à Paris.

Son cœur est transféré dans l'église de Saint-Saire où sur un coeur de cuivre est gravé:

Ici repose le coeur de Haut & puissant seigneur Henri comte de Boulainvilliers & de Saint-Saire, sire de Léon, seigneur & patron dudit Saint-Saire, de Nesles en Bray, Beaubec-la-Ville, le Mesnil-Mauger & autres lieux, décédé à Paris le 23 janvier 1722, âgé de 64 ans".

En 1722, Gabriel Bernard de Rieux hérite des possessions normandes de son beau-père, à Saint-Saire dans le pays de Bray.


Louis Antoine Crozat Portrait - baron de Thiers - par Jean Marc Nattier en 1733

Mariage de Louis Antoine Crozat de Thiers avec Marie Louise Augustine de Montmorency-Laval

Louis Antoine Crozat de Thiers épouse le 19 décembre 1726 Marie Louise Augustine de Montmorency-Laval (1712-1770 ou 1776). Leurs enfants sont :



Naissance d'Anne Léon II de Montmorency-Fosseux

Anne Léon II de Montmorency-Fosseux naît à Paris le 11 août 1731, fils d'Anne Léon Ier de Montmorency-Fosseux (1705-1785) et d'Anne Marie Barbe de Ville (1713-1731).



Siège de Namur

Bataille de Rocourt

Louis Emmanuel de Conflans Lieutenant général

Pendant la guerre de succession d'Autriche, les Français assiègent Namur du 6 au 30 septembre 1746.

Noël Jourda de Vaux et Anne Léon II de Montmorency-Fosseux servent lors de ce siège.

La bataille de Rocourt ou Rocoux ou Raucoux ou Roucoux a lieu le 11 octobre 1746, à Rocourt entre les armées française et autrichienne.

Philippe Henri de Ségur est blessé lors de cette bataille.

Noël Jourda de Vaux et Anne Léon II de Montmorency-Fosseux participent à cette bataille.

Louis Emmanuel de Conflans combat lors de cette bataille.

La victoire des Français met fin au contrôle de l'Autriche sur les Pays-Bas.

Louis Emmanuel de Conflans apporte au roi Louis XV la nouvelle de la victoire, ce qui lui vaut d'être fait lieutenant général le 14 octobre 1746.


Hermann Maurice de Saxe à la bataille de Lauffeld - œuvre contemporaine de Pierre Lenfant

Bataille de Lauffeld

Ligonier Prisonnier

Prise de Bergen-op-Zoom

Pendant l'invasion française des Pays-Bas autrichiens, Hermann Maurice de Saxe mène l'armée française contre les forces combinées des gardes Écossais sous la bannière du duc de Cumberland, et des Provinces-Unies, combattant sous les ordres du prince d'Orange.

Cumberland essaie d'anéantir un détachement de l'armée française commandée par Gaspard de Clermont-Tonnerre, mais une marche forcée d'Hermann Maurice de Saxe déjoue sa manœuvre.

Cumberland est maintenant face à l'armée française toute entière le 2 juillet 1747.

Le général Ligonier lui conseil d'occuper et de fortifier les villages sur une ligne de défense, pour faire face à l'avancée alliée, mais Cumberland ignore ce conseil compromettant ainsi ses chances de succès.

La bataille de Lauffeld ou bataille de Maastricht ou bataille de Val a lieu à Lauffeld ou Lafelt ou Lawfeld qui fait maintenant partie de Riemst, juste à l'ouest de Maastricht.

De nouveau, comme à la bataille de Rocourt les Autrichiens de l'aile droite refusent de se placer contre le flanc français ouvert.

Les villages changent de mains plusieurs fois jusqu'à ce qu'Hermann Maurice de Saxe prenne le dessus.

Les Néerlandais battent en retraite devant l'avance des Français qui menacent maintenant d'anéantir l'infanterie britannique.

Ligonier mène une charge de cavalerie qui sauve l'armée alliée, mais il est capturé.

Anne Léon II de Montmorency-Fosseux est Guidon de la compagnie des gendarmes de la reine, avec grade de lieutenant-colonel de cavalerie.

Anne Emmanuel François Georges de Crussol d'Uzès participe à cette bataille.

Noël Jourda de Vaux, Anne Léon II de Montmorency-Fosseux et Gaston Pierre de Lévis-Mirepoix combattent lors de cette bataille.

Philippe Henri de Ségur perd un bras à la bataille de Lauffeld.

Célébrée par les Français, la victoire n'est cependant pas décisive. L'armée alliée n'est pas totalement défaite et retraite en bon ordre, laissant le champ de bataille aux Français, mais les empêchant dans l'immédiat de capturer Maastricht.

Hermann Maurice de Saxe envoie 30 000 hommes prendre la ville de Bergen-op-Zoom pour conclure cette année de campagne. Noël Jourda de Vaux reçoit une cinquième blessure pendant ce siège.



Prise de Maastricht

Louis XV n'était pas loin de réaliser le vieux rêve français d'établir la frontière septentrionale du pays le long du Rhin.

Le processus de paix commence en avril 1748.

À l'ouverture de la campagne de 1748, les Français investissent Maastricht.

Après un bref siège, Maastricht tombe le 7 mai 1748.

Anne Léon II de Montmorency-Fosseux et Anne Emmanuel François Georges de Crussol d'Uzès participent à ce siège.

Maastricht passe une nouvelle fois brièvement sous domination française après la bataille de Lauffeld.

Les protestants habitant Maastricht perdent les droits qui les rendent égaux aux autres chrétiens



Mariage de Joachim Casimir Léon de Béthune avec Antoinette Louise Marie Crozat de Thiers

Joachim Casimir Léon de Béthune (1724-1769), Comte de Béthune-Pologne, Gouverneur d'Arras, épouse le 19 mars 1749 Antoinette Louise Marie Crozat de Thiers. Leurs enfants sont :



Mariage d'Anne François de Montmorency-Luxembourg avec Louise François Pauline de Tingri

Anne François de Montmorency-Luxembourg épouse le 17 février 1752 Louise François Pauline de Tingri, fille de Charles François Christian, Prince de Tingri. Leurs enfants sont :



Naissance de Pauline Louise de Brancas de Villars

Pauline Louise de Brancas de Villars naît le dimanche 23 novembre 1755, fille de Louis Léon Félicité de Brancas (1733-1824), Duc de Lauraguais, et d'Élisabeth Pauline de Gand-Vilain (1737-1794), Princesse de Masmines.



Batailles de Clotersevern et de Zell

Capitaine-lieutenant avec rang de maître de camp, Anne Léon II de Montmorency-Fosseux combat lors des batailles de Clotersevern et de Zell.


Combat de Sondershausen

Combat de Sondershausen

En 1758, Charles de Rohan-Soubise reçoit le commandement d'une armée avec laquelle il espère effacer l'affront de la bataille de Rossbach.

Suite a la bataille de Crefeld, Charles de Rohan-Soubise reçoit pour instruction de reconquérir la Hesse-Cassel.

Charles de Rohan-Soubise détache de ses 20 000 hommes un corps d'armée sous les ordres de Victor-François de Broglie avec pour mission de pourchasser les Hessois et de les contraindre à livrer bataille.

Les troupes françaises comportent 5 600 fantassins et 1 200 cavaliers appuyés par 28 canons.

Anne Léon II de Montmorency-Fosseux et Anne Emmanuel François Georges de Crussol d'Uzès participent au combat de Sundershausen.

Les troupes hessoises commandées par Johann Casimir von Isenburg-Birstein sont majoritairement composées de conscrits.

Les troupes hessoises comportent 4 000 hommes et 1 250 cavaliers appuyés par 10 canons.

Johann Casimir von Isenburg-Birstein décide de se retrancher derrière l'Eder prés de Fritzlar.

Le 22 juillet 1758 Johann Casimir von Isenburg-Birstein se retranche au-delà de la Fulda vers Cassel.

Le 23 juillet 1758 Victor-François de Broglie se porte à l'attaque du village de Sandershausen, près de Cassel, où les Hessois ont installé leur campement.

Vers 11 heures l'infanterie de Victor-François de Broglie franchit la Fulda suivie par la cavalerie.

Les avant-postes Hessois sont bousculés rapidement mais les français sont stoppés par le tir de 2 bouches à feu ennemies couvrant leur infanterie.

Victor-François de Broglie déploie à son tour de l'artillerie pour procéder à un tir de contre-batterie mais l'adversaire bat en retraite vers ses positions de Sondershausen.

Au son du canon les Hessois sortent de leur camp et se déploient le long de la route menant vers Hannoversch Münden :

L'artillerie est répartie sur la ligne de bataille.

Victor-François de Broglie forme son armée en 3 colonnes d'assaut, celle de droite appuyée à elle seule par 10 canons, la cavalerie couvrant les arrières.

Toute l'armée se met en marche vers 16 heures.

La colonne de droite bute sur la ferme d'Ellenbach obligeant de Victor-François de Broglie à procéder à un puissant tir d'artillerie sur celle-ci avant de faire donner ses grenadiers.

Johann Casimir von Isenburg-Birstein contre-attaque avec sa cavalerie, obligeant les Français à faire de même.

Une mêlée de cavaliers s'ensuit au cours de laquelle les Hessois sont d'abord rejetés puis les Français lorsqu'ils tentent d'exploiter leur succès.

La bataille devient confuse et seule une charge à la baïonnette de l'infanterie royale finit par submerger les Hessois sur leur gauche, emportant la décision vers 18 heures 30.

Couverts par leur cavalerie et notamment les Chasseurs qui verrouillent la vallée d'Ellenbach, les Hessois battent en retraite.

Victor-François de Broglie, constatant l'épuisement de ses troupes, s'abstient de les poursuivre.

Les pertes françaises sont de 600 morts et 1400 blessés.

Les pertes hessoises sont de 1 500 tués, blessés et prisonniers ainsi que 7 pièces d'artillerie perdues.

Les Français occupent Marbourg et Cassel et restent provisoirement maîtres de la Hesse.



Bataille de Lutzelberg

La bataille de Lutzelberg ou de Lutterberg (actuellement Staufenberg en Allemagne) est un épisode de la guerre de Sept Ans qui a lieu le 10 octobre 1758.

Les Hessois et les Hanovriens tentent de couper les approvisionnements des Français

Les forces françaises comportent 42 000 hommes.

Anne Léon II de Montmorency-Fosseux et Anne Emmanuel François Georges de Crussol d'Uzès participent à cette bataille.

Les forces hessoises et hanovriennes comportent 14 000 hommes.

Charles de Rohan-Soubise attaque d'abord au centre mais il est refoulé.

Charles de Rohan-Soubise lance une offensive sur le flanc et, après un furieux corps-à-corps, parvient à refouler ses ennemis.

Le mérite de la victoire revient plus particulièrement à François de Chevert.

Charles de Rohan-Soubise ne peut exploiter davantage la victoire.

La saison est déjà bien avancée et Charles de Rohan-Soubise prend ses quartiers d'hiver à Francfort-sur-le-Main.

François de Chevert est récompensé par le roi de Pologne qui lui décerne l'ordre de l'Aigle blanc.

Les forces françaises perdent 600 morts ou blessés.

Les forces hessoises et hanovriennes perdent 3 000 à 4 000 morts ou blessés et comptent 800 prisonniers.



Bataille de Bergen

Noël Jourda de Vaux quitte la Corse en janvier 1760.

Noël Jourda de Vaux rejoint en Allemagne, l'armée de Victor-François de Broglie le 1er avril 1760.

Noël Jourda de Vaux assiste à la bataille de Bergen le 13 avril 1760.

Melchior-Cérice François de Vogüé prend part à cette bataille.

Noël Jourda de Vaux assiste l'attaque du camp du général Wargenheim, le 19 septembre 1760.

Noël Jourda de Vaux défend la plaine de Gottingen de 1760 jusqu'en 1761

Anne Léon II de Montmorency-Fosseux participe aux combats de Corbach et de Warbourg.



Mariage d'Anne Léon II de Montmorency-Fosseux avec Marie-Judith de Champagne

Anne Léon II de Montmorency-Fosseux épouse à Paris le 25 janvier ou le 27 janvier 1760 ou 1761 Marie-Judith de Champagne, fille de Louis Hubert de La Roussière et de Françoise Judith de Lopriac de Coëtmadeuc. Leur enfant est :



Anne Léon II de Montmorency-Fosseux Maréchal de camp des armées du roi

Anne Léon II de Montmorency-Fosseux devient Maréchal de camp des armées du roi en 1762.



Mariage d'Anne Léon II de Montmorency-Fosseux avec Charlotte Anne Françoise de Montmorency-Luxembourg

Anne Léon II de Montmorency-Fosseux Duc jure uxoris de Montmorency

Anne Léon II de Montmorency-Fosseux est veuf de Marie-Judith de Champagne.

Anne Léon II de Montmorency-Fosseux épouse à Paris le 21 septembre ou le 6 octobre 1767 Charlotte Anne Françoise de Montmorency-Luxembourg. Leurs enfants sont :

Anne Léon II de Montmorency-Fosseux devient Duc jure uxoris de Montmorency



Expulsion de Parme de l'ordre des Jésuites

Le 8 février 1768, Léon Guillaume Du Tillot décrète l'expulsion de Parme de l'ordre des Jésuites, la confiscation des propriétés de l'Église catholique et supprime les tribunaux ecclésiastiques.



Mariage d'Aimar-Charles-Marie de Nicolaï avec Philippine Léontine Potier de Novion

Aimar-Charles-Marie de Nicolaï épouse le 27 avril 1768 Philippine Léontine Potier de Novion. Leurs enfants sont :



Naissance d'Anne Charles François de Montmorency

Anne Charles François de Montmorency naît à Paris le 13 ou le 28 juillet 1768, fils d'Anne Léon II de Montmorency-Fosseux et de Charlotte Anne Françoise de Montmorency-Luxembourg.



Naissance d'Aymard Marie Pierre Léon de Nicolaï

Aymard Marie Pierre Léon de Nicolaï ou Nicolay naît en 1770, fils d'Aimar-Charles-Marie de Nicolaï et de Philippine Léontine Potier de Novion.



Naissance d'Anne Louise Élisabeth de Montmorency

Anne Louise Élisabeth de Montmorency naît à Paris le 8 juillet 1771, fille d'Anne Léon II de Montmorency-Fosseux et de Charlotte Anne Françoise de Montmorency-Luxembourg.



Jean-Victor Marie Moreau étudiant à l'Université de Rennes

Jean-Victor Marie Moreau passé 4 ans au Collège du Léon, à Saint-Pol-de-Léon.

Gabriel Moreau ne veut pas que Jean-Victor Marie Moreau, son fils, entre dans l'armée et lui impose d'étudier le droit à l'Université de Rennes. Jean-Victor Marie Moreau y reste 7 ans et devient le prévôt du droit, c'est-à-dire celui qui est chargé de faire régner l'ordre et la discipline.

L'école de droit de Rennes est réputée et parmi ses professeurs on trouve Jean-Denis Lanjuinais, Isaac Le Chapelier et Gohier.



Mort d'Aymard Marie Pierre Léon de Nicolaï

Mort d'Aimar-Charles-Marie de Nicolaï Marquis de Goussainville, seigneur d'Osny, de Villebourg, de Courances

Aymard Marie Pierre Léon de Nicolaï meurt le 6 juillet 1794 sur l'échafaud, pour refus de serment à la République.

Aimar-Charles-Marie de Nicolaï, son père, est enfermé dès les premiers jours de la Terreur dans la prison du Luxembourg et est condamné à mort comme ennemi du peuple le 19 messidor AN II soit le 7 juillet 1794. Il meurt guillotiné le même jour.



Mort d'Anne Léon II de Montmorency-Fosseux

Anne Léon II de Montmorency-Fosseux meurt à Münster le 1 ou le 7 septembre 1799.



Mariage d'Aymard-François de Nicolaï avec Alexandrine Charlotte de Malon

Aymard-François de Nicolaï épouse le 14 février 1801 Alexandrine Charlotte de Malon (19 février 1781-20 novembre 1808) , fille du marquis de Bercy et de Charlotte Aglaé de Simiane. Leurs enfants sont :



Naissance d'Aymard Charles Léon de Nicolaï

Aymard Charles Léon de Nicolaï naît le 28 décembre 1801, fils d'Aymard-François de Nicolaï et d'Alexandrine Charlotte de Malon.



Naissance d'Édouard-Léon Roger du Nord

Édouard-Léon Roger du Nord naît à Paris le 20 ou 28 novembre 1803, fils de Daniel Roger du Nord et d'Albine Hélène Vassal (morte à Montpellier le 26 mars 1848).



Mariage d'André Burthe d'Annelet avec Marguerite-Suzanne Delord-Sarpy

André Burthe d'Annelet épouse le 28 janvier 1804 Marguerite-Suzanne Delord-Sarpy (1787-1863).

Leurs enfants sont :



Mort de Louis-Antoine-Auguste de Rohan-Chabot

Alexandre-Louis-Auguste de Rohan-Chabot Duc de Rohan

Louis-François-Auguste de Rohan-Chabot Prince de Léon

Louis-Antoine-Auguste de Rohan-Chabot meurt à Paris le 29 novembre 1807.

Alexandre-Louis-Auguste de Rohan-Chabot, son fils, devient 7e duc de Rohan.

Louis-François-Auguste de Rohan-Chabot, son petit-fils, devient Prince de Léon.



Mariage de Jean-Baptiste Éblé avec Édeline Louise Fréteau de Pény

Jean-Baptiste Éblé épouse à Kassel le 5 avril 1809 Édeline Louise Fréteau de Pény, fille d'Emmanuel Fréteau de Pény et de Marie Josèphe Perrine Moreau de Plancy.

Leur enfant est :


Joséphine de Beauharnais

Divorce de Napoléon Ier et de Joséphine de Beauharnais

Joséphine de Beauharnais Duchesse de Navarre

Joséphine de Beauharnais ayant déjà 2 enfants, Napoléon Ier croit être stérile, jusqu'au jour où une suivante de sa femme lui donne un fils, le Comte Léon.

Napoléon Ier se décide alors à répudier son épouse pour asseoir son pouvoir en fondant une dynastie.

Le divorce est prononcé en 1809.

Joséphine de Beauharnais se retire au château de Malmaison.

Napoléon conserve néanmoins à Joséphine le titre d'impératrice et la fait duchesse de Navarre.

Ce majorat, constitué autour du domaine de Navarre à Évreux, sera transmis à son fils Eugène de Beauharnais.

Dépensière, toujours endettée, extrêmement coquette, Joséphine de Beauharnais continue après son divorce à bénéficier des largesses de Napoléon Ier.

Eugène de Beauharnais vient à Paris, mandé par l'Empereur, et prie Napoléon Ier de lui accorder une explication en présence de l'Impératrice.

Le divorce de sa mère le navre.

Eugène de Beauharnais veut renoncer aux affaires, mais vaincu par les instances de Joséphine de Beauharnais et de Napoléon Ier lui-même, il sacrifie ses ressentiments personnels, mais dès lors refuse toute faveur nouvelle qui n'aurait été pour lui que le prix du divorce de sa mère.



Édouard-Léon Roger du Nord secrétaire d'ambassade à Constantinople

Édouard-Léon Roger du Nord entre dans la diplomatie, sous la Restauration, comme secrétaire d'ambassade à Constantinople.



Mariage d'Alexandre Gaulthier de Rigny avec Filipa Antonia Zéa

Alexandre Gaulthier de Rigny épouse à Paris le 17 janvier 1824 Filipa Antonia Zéa (17 avril 1807 à Madrid-4 septembre 1887), fille de Francisco Antonio Zéa (1766-1822) et de Felipa Meilhon (morte en 1833). Leurs enfants sont :



Mariage d'Édouard-Léon Roger du Nord avec Henriette Aimée de Guilleminot

Édouard-Léon Roger du Nord épouse à l'église catholique de Gagny le 1er juin 1828 Henriette Aimée de Guilleminot, fille du Général Comte de Guilleminot et de Marie Adrienne Fernig. Leurs enfants sont :



Naissance de Julien Léon Loizillon

Julien Léon Loizillon naît à Paris le 15 janvier 1829.



Naissance de Charles Ferdinand Édouard Roger

Charles Ferdinand Édouard Roger naît à Paris le 6 avril 1829, fils d'Édouard-Léon Roger du Nord et d'Henriette Aimée de Guilleminot.



Mort de Daniel Roger du Nord

Daniel Roger du Nord meurt à son domicile, 4 rue Bergère à Paris, le 24 mars 1829. Il est inhumé sur les terres de son domaine au lieu-dit La Grande Remise sur la rive droite du canal du Chesnay.

Par son testament, il lègue une rente de 1 500 Frs au Bureau de Bienfaisance de Gagny pour une durée de 10 ans. Cette rente sera répartie chaque semestre aux 10 habitants les plus pauvres et les plus méritants de la commune.

Édouard-Léon Roger du Nord, son fils, devient le nouveau propriétaire du Domaine de Chesnay.



Édouard-Léon Roger du Nord Chargé d'affaires à Dresde

Après la révolution de juillet, Édouard-Léon Roger du Nord devient, chargé d'affaires à Dresde.

Édouard-Léon Roger du Nord reçoit la décoration de la Légion d'honneur, en 1831.



Mariage d'Aymard Charles Léon de Nicolaï avec Marie Louise Laurence Éblé

Aymard Charles Léon de Nicolaï épouse à Paris le 20 octobre 1831 Marie Louise Laurence Éblé, fille de Jean-Baptiste Éblé.



Édouard-Léon Roger du Nord Député du Nord

Édouard-Léon Roger du Nord est Député du Nord de 1834 à 1851.

Édouard-Léon Roger du Nord est élu député du 6e collège du Nord (Dunkerque) le 21 juin 1834, par 210 voix contre 40 à M. Hovelt. Il y a 255 votants et 340 inscrits.



Naissance de Marie Thècle Roger

Marie Thècle Roger naît en 1835, fille d'Édouard-Léon Roger du Nord et d'Henriette Aimée de Guilleminot.



Lois de septembre 1835

Édouard-Léon Roger du Nord soutient de ses votes la politique conservatrice et doctrinaire, et appuie les lois de septembre 1835.



Édouard-Léon Roger du Nord Maire de Gagny

Édouard-Léon Roger du Nord est Maire de Gagny de 1837 à 1840,



Édouard-Léon Roger du Nord réélu Député du Nord

Édouard-Léon Roger du Nord est réélu Député du Nord le 4 novembre 1837, par 203 voix (282 votants, 358 inscrits).

Il entre avec Thiers, dont il est l'ami, dans la coalition contre le ministère Molé et opine désormais avec le tiers-parti.



Édouard-Léon Roger du Nord réélu Député du Nord

Édouard-Léon Roger du Nord est réélu Député du Nord le 2 mars 1839, par 186 voix (327 votants).



Édouard-Léon Roger du Nord réélu Député du Nord

Édouard-Léon Roger du Nord est réélu Député du Nord le 9 juillet 1842, par 175 voix (200 votants, 334 inscrits).



Édouard-Léon Roger du Nord réélu Député du Nord

Édouard-Léon Roger du Nord est réélu Député du Nord le 1er août 1846, par 261 voix contre 39 au général Daullé (301 votants, 337 inscrits).



Julien Léon Loizillon à Saint-Cyr

Julien Léon Loizillon entre à Saint-Cyr en 1847.



Mariage d'Abraham-Behor de Camondo avec Régina Baruch

Abraham-Behor de Camondo épouse à Constantinople le 3 septembre 1847 Régina Baruch (1822 ou 1833-1905). Leurs enfants sont :


Napoléon III en 1848

Suppression de la Chambre des pairs

Léonce-Louis-Melchior de Vogüé Représentant du Cher à l'assemblée constituante

Napoléon III Député

Journées insurrectionnelles de Juin

La Chambre des pairs est supprimée en 1848 lors de la mise en place de l'Assemblée nationale constituante de la Seconde République,

Léonce-Louis-Melchior de Vogüé accueille favorablement la République et est élu à l'assemblée constituante de 1848 comme représentant du Cher.

Napoléon III se présente aux élections de l'Assemblée constituante.

Le 4 juin 1848, Napoléon III est élu député dans 4 départements.

Cette élection est validée le 13 juin 1848 suivant par l'Assemblée.

Craignant le vote d'une nouvelle loi d'exil, le prince renonce à siéger vers le 15 juin 1848.

Des ouvriers parisiens se révoltent lors des journées insurrectionnelles du 22 au 26 juin 1848.

Napoléon III n'est pas être compromis dans leur répression sanglante.

Édouard-Léon Roger du Nord ne se rallie pas à la république : ardent à soutenir les intérêts du parti conservateur contre le gouvernement provisoire et contre les insurgés de juin, qu'il combat sur les barricades.

Napoléon III se représente de nouveau, et est de nouveau élu, aux élections partielles des 17 et 18 septembre 1848.

Le 9 octobre 1848 un amendement est proposé, tendant à interdire la candidature des membres des anciennes familles régnantes à la présidence.

L'amendement est repoussé et, le 14 octobre 1848, les lois d'exil concernant la famille Bonaparte sont abrogées.



Édouard-Léon Roger du Nord Représentant du Nord

Avec l'appui de l'Union électorale, Édouard-Léon Roger du Nord se présente, comme candidat monarchiste à l'Assemblée législative du 13 mai 1849.

il opte pour le Nord, et prend place dans les rangs de la droite.



Julien Léon Loizillon sous-lieutenant au 9e cuirassiers

Julien Léon Loizillon sort de Saint-Cyr comme sous-lieutenant au 9e cuirassiers en octobre 1849.



Guerre de Crimée

La guerre de Crimée de 1853 à 1856 oppose la Russie impériale à une coalition comprenant :

Pendant la guerre de Crimée, on donne à Patrice de Mac Mahon le commandement de la 1re division d'infanterie du 2e corps de l'armée d'Orient.

Julien Léon Loizillon participe à la guerre de Crimée, en tant que lieutenant au 9e cuirassiers.



Suite du Siège de Sébastopol

Les Russes comprennent que le siège de Sébastopol ne sera pas levé grâce à une bataille traditionnelle.

Ils transfèrent donc leurs troupes petit à petit dans la ville pour aider les défenseurs.

Vers la fin novembre 1854, le temps se dégrade et l'hiver dévaste les campements alliés et leurs réserves de nourriture.

Les hommes et les chevaux tombent malades et souffrent de la faim dans ces conditions difficiles.

Édouard Totleben fait étendre les fortifications autour de Redan.

L'ingénieur en chef britannique John Burgoyne cherche une solution pour prendre Malakoff, qu'il pense indispensable pour prendre ensuite Sébastopol.

Des travaux sont entrepris pour rapprocher les Alliés de Malakoff.

En réponse, Édouard Totleben fait creuser des fossés d'où les Russes peuvent tirer sur leurs assiégeants.

Ces fossés deviennent l'objectif premier des Alliés.

Dans ses Récits de Sébastopol, Léon Tolstoï détaille le siège avec un style mêlant le reportage et la fiction.


Bataille de la Tchernaïa - par Gerolamo Induno - 1857 - à la Gallerie di Piazza Scala à Milan

Bataille de la Tchernaïa

Mort de Montevecchio

Pendant la Guerre de Crimée, le 16 août 1855, bataille de la Traktir sur la rivière Tchernaïa ou Bataille de la Tchernaïa oppose :

Jean Louis Metman se signale lors de cette bataille.

Les Russes veulent mettre fin au siège de Sébastopol.

Mikhaïl Gortchakov envoie une note à ses généraux avec ces mots Commençons, signifiant qu'ils doivent commencer à déployer leurs forces.

Les généraux l'interprètent comme un ordre de passer à l'attaque et agissent en conséquence.

Les témoins de la bataille sont étonnés par l'incroyable courage des soldats russes et l'impétuosité de leur attaque, mais l'assaut de l'armée russe apparait très mal organisé.

Ils se heurtent à une résistance de la part des Français et des Piémontais du Général Alfonso La Marmora.

Les soldats piémontais et français des 50e, 82e, 95e, 97e régiments de ligne; du 19e Chasseurs à pied; et des 2e et 3e régiments de zouaves montrent une grande bravoure.

Les Français perdent 1224 hommes

Les Piémontais perdent 36 hommes dont le général Montevecchio

Les Russes perdent 3350 hommes dont 3 généraux

La mauvaise gestion de la bataille inspire à Léon Tolstoï une chanson satirique, la seule pièce en vers qu'on lui connaisse.



Julien Léon Loizillon Capitaine

Julien Léon Loizillon devient capitaine en 1856.



Mort de Marie Thècle Roger

Marie Thècle Roger meurt à Paris le 1er octobre 1857.

À 2 années d'intervalle, Édouard-Léon Roger du Nord et Henriette Aimée de Guilleminot ont ainsi perdu leurs 2 enfants et par voie de conséquence leur descendance.



Cornélia Jacquemart étudiante à l'école des beaux-arts

Cornélia Jacquemart est une des premières femmes de son temps à étudier la peinture à l'école des beaux-arts où elle fréquente l'atelier de Léon Cogniet à partir de 1858, puis celui d'Ernest Hébert grâce à qui elle va découvrir l'Italie.


Arrivée des Français à Vera-Cruz - sous le commandement de Jurien de la Gravière - L'Illustration 1862

Arrivée des Britanniques et des Français au Mexique

Convention de Soledad

Départ des Britanniques et des Espagnols du Mexique

Les Britanniques envoient 700 marines à bord d'une escadre formée de 2 vaisseaux et de 4 frégates commandées par l'amiral Dunlop qui débarquent à Vera-Cruz le 4 janvier 1862.

Le 8 janvier 1862, les Français arrivent avec l'escadre de l'amiral Jurien de La Gravière avec :

amenant les prémices du corps expéditionnaire :

Sous le commandement du général Charles Ferdinand Latrille de Lorencez, il comprend :

Une légion belge de 4 000 hommes accompagne les Français sous le commandement du lieutenant-colonel Van der Smissen.

Le général Prim, représentant les 3 puissances alliées, rencontre le 19 février 1862 l'envoyé du gouvernement mexicain.

La convention de Soledad est signée par :

L'accord prend acte de la présence alliée et renvoie le problème épineux des dettes à une rencontre prévue le 15 avril à Orizaba.

Connue à Paris mi-mars 1862, le gouvernement de Napoléon III désapprouve la convention.

Les anglais et les espagnols, moins engagés vis-à-vis des discussions avec Ferdinand Joseph Maximilien d'Autriche, retirent leurs troupes.

Anglais et Espagnols retournent au port de Veracruz et quittent le pays dès le 24 avril 1862 laissant les français poursuivre seuls l'expédition.

En 1862, Élie-Frédéric Forey est choisi pour remplacer Charles Ferdinand Latrille de Lorencez à la tête du corps expéditionnaire au Mexique.

Il y fait preuve de ses limites.

Le bataillon de Louis Charles Auguste Morand échoue devant le premier assaut de Puébla.

Grâce à François Achille Bazaine, Élie-Frédéric Forey prend Puébla.

Julien Léon Loizillon n'est pas tendre avec Élie-Frédéric Forey au Mexique :



Julien Léon Loizillon Major au 7e dragons en 1866

Julien Léon Loizillon est promu Major au 7e dragons en 1866.



Mariage de Léon Alfassa avec Clarisse de Camondo

Léon Alfassa (1849-1920) est le fils de Nissim Alfassa (né vers 1815) et de Rachel Halfon (née vers 1825).

Léon Alfassa, Banquier, épouse à Constantinople le lundi 9 septembre 1867 Clarisse de Camondo. Leurs enfants sont :


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