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Événements contenant la ou les locutions cherchées



10 événements affichés, le premier en 1625 - le dernier en 1672



Naissance de Johan de Witt

Johan de Witt naît à Dordrecht le 24 septembre 1625 dans une famille patricienne.



Johan de Witt étudiant à l'université de Leyde

Johan de Witt étudie le droit à l'université de Leyde.

Géomètre à ses heures, Johan de Witt publie des Elementa curvarum linearum en 1649 traitant de la génération des sections coniques par des pantographes.



Querelle entre la province de Hollande et de puissants négociants

Mort de Guillaume II d'Orange-Nassau

Naissance de Guillaume III d'Orange-Nassau

En 1650, Guillaume II d'Orange-Nassau est impliqué dans une querelle opposant la province de Hollande à de puissants négociants. Guillaume II d'Orange-Nassau s'oppose à la réduction des troupes de son armée se qui diminuerait son pouvoir. Il s'ensuit un grand nombre d'incarcération de membres de l'assemblée provinciale qui sont emprisonnés au château de Loevestein.

Guillaume II d'Orange-Nassau envoie son cousin Guillaume Frédéric de Nassau-Dietz à la tête d'une armée de 10 000 hommes afin de s'emparer d'Amsterdam par la force. Le mauvais temps empêche le déroulement de cette campagne.

Guillaume II d'Orange-Nassau se fait donner par les États généraux, à 4 voix contre 3, une autorité dictatoriale, mais il est bientôt obligé de la déposer suite au triomphe momentané du parti républicain.

Guillaume II d'Orange-Nassau meurt à La Haye le 6 novembre 1650 des suites de la variole, après 3 ans de règne.

La charge de stadhouder reste vacante, et les pouvoirs sont confiés à Johan de Witt, grand pensionnaire.

Guillaume III d'Orange-Nassau naît à La Haye le 14 novembre 1650, fils de Guillaume II d'Orange-Nassau et de Marie Henriette Stuart. Il naît 8 jours après le décès de son père.



Johan de Witt Grand-pensionnaire des Provinces-Unies

Johan de Witt devient Grand-pensionnaire des Provinces-Unies en 1653. Ce poste est toujours occupé par des représentants de la province de Hollande.

Johan de Witt est le plus important représentant de la bourgeoisie hollandaise dans le gouvernement de la république des Provinces-Unies, qu'il dirige de fait pendant 20 ans.


Bataille de Lowestoft - Le HMS Royal Charles et le Eendracht - par Hendrik van Minderhout

Deuxième Guerre anglo-néerlandaise

Bataille de Lowestoft

Mort de Jacob van Wassenaer Obdam

Charles II Stuart autorise les corsaires anglais à attaquer les navires de commerce néerlandais.

En janvier 1665, ces derniers ripostent en donnant à leurs navires l'autorisation d'attaquer la flotte de guerre britannique dans les colonies.

Le 4 mars 1665, Charles II Stuart déclare la guerre aux Provinces-Unies.

Pour éviter le blocus de leurs ports, comme cela s'était produit lors de la Première Guerre anglo-néerlandaise, les Néerlandais veulent détruire la flotte britannique.

Johan de Witt charge le lieutenant-amiral, Jacob Van Wassenaer (de l'amirauté d'Amsterdam) de cette opération.

Pour bénéficier de conditions météorologiques optimales, l'attaque doit avoir lieu pendant une période stable de vents d'est.

Jacob van Wassenaer Obdam, cependant, a le sentiment que sa flotte n'est pas encore préparée à affronter l'incontestable puissance de feu britannique dans une bataille rangée. Sans ouvertement désobéir aux ordres, il préfère attaquer par vent contraire et bénéficier du vent favorable afin de se désengager rapidement.

La flotte britannique est composée de 109 navires armés de 4 542 canons manœuvrés par 22 055 hommes :

La flotte anglaise a armé 24 navires marchands.

La flotte néerlandaise est composée de 103 navires armés de 4 869 canons manœuvrés par 21 613 hommes. La flotte ne compte pas moins de 7 escadres :

La flotte hollandaise a armé 12 navires marchands. Certains d'entre eux sont d'énormes navires de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, spécialement amenés pour la circonstance.

Les Néerlandais ont également remis en services 18 navires de guerre, désarmés à la fin de la guerre précédente.

Le 11 juin 1665, il n'y a pas assez de vent pour livrer bataille.

Le 12 juin 1665, le vent d'est commence à souffler.

Mais en dépit des ordres reçus, Jacob van Wassenaer Obdam préfère attendre.

Le 13 juin 1665 (le 3 juin selon le calendrier julien alors en usage en Angleterre), le vent a tourné à l'ouest.

La flotte hollandaise s'approche au sud de la flotte anglaise à 40 milles à l'est du port de Lowestoft, dans le Suffolk.

Jacob van Wassenaer Obdam tente d'engager les Anglais sous le vent à partir d'une position défensive, sa tactique favorite.

En effet, les deux flottes virent de bord et les positions s'inversent.

Pendant le virage le HMS Great Charity se trouve isolé et est aussitôt arraisonné et capturé par le capitaine Jan den Haen, (futur amiral) qui ramène immédiatement sa prise aux Pays-Bas.

Lors du second passage, même si les Anglais ont des difficultés à contrôler la manœuvre, les Néerlandais négligent complètement de maintenir une ligne de bataille.

En théorie, le fait d'être dans une position sous le vent, devrait donner à leurs canons une meilleure portée, en conservant une distance de sécurité.

En réalité, plusieurs escadres se trouvent dans la ligne de mire.

Les capitaines des navires marchands, peu formés aux techniques de combat, se comportent comme s'ils étaient seuls.

D'autres navires sont pris pour cible par les navires anglais, qui concentrent leurs tirs.

Le lieutenant-amiral Auke Stellingwerf, jeune commandant de la flotte frisonne est fauché par un boulet de canon.

Le lieutenant-amiral Egbert Bartholomeuszoon Kortenaer, le vétéran et sans doute le commandant le plus compétent de la flotte néerlandaise, est mortellement blessé à la hanche. Le quartier-maître, Ate Stinstra, prend le commandement du navire.

Pour apporter un peu de cohérence à la force néerlandaise, Jacob van Wassenaer Obdam suspend la structure de commandement, dans l'espoir que tous les navires le suivront directement. Cela ne fait qu'ajouter à la confusion.

Lorsque les deux flottes virent de bord une nouvelle fois, toute la bataille semble dégénérer en une gigantesque mêlée.

Le comte de Marlborough et le comte de Portland périssent au cours de ces combats.

Quelques heures plus tard, vers midi Édouard Montagu hisse le drapeau de l'escadre bleue sur son mât de misaine, donnant ainsi le signal de le suivre, alors qu'il s'en va tout droit vers la flotte néerlandaise. La plupart des capitaines de l'arrière-garde obtempèrent.

Les navires traversent la flotte ennemie, la divise, et en encerclent toute une partie.

Alors qu'un seul coup au but suffit à détruire les plus petits bateaux néerlandais, ceux-ci pâtissent d'un désavantage structurel : en moyenne, leurs canons sont d'un calibre inférieur à ceux des navires anglais, dont les 8 plus gros sont presque insubmersibles. Les grands vaisseaux hollandais doivent donc protéger les petits.

C'est ainsi que vers 15 heures, le navire amiral Eendracht affronte le Royal Charles.

À bord de ce dernier, Jacques II Stuart manque d'être fauché par un boulet chaîné qui décapite plusieurs de ses courtisans.

Le duel se termine par l'explosion du Eendracht qui tue l'amiral Jacob van Wassenaer Obdam et la quasi-totalité de son équipage.

Sur le Groot Hollandia, bien que mortellement blessé, Egbert Bartholomeuszoon Kortenaer est toujours en vie. C'est le second de Jacob van Wassenaer Obdam et les autres amiraux qui ignorent tout de son état, s'attendent à ce qu'il prenne le commandement. Pour l'heure, la flotte néerlandaise est donc sans véritable chef.

Tandis que les Anglais sont galvanisés par l'explosion du Eendracht, le nombre de capitaines néerlandais encore valides diminue. Certains équipages livrés à eux-mêmes préfèrent prendre le large. Ils sont bientôt suivis par le Groot Hollandia, maintenant commandée par le quartier-maitre Stinstra. Cette désertion a aussitôt un effet négatif sur le moral des Hollandais.

Dans la soirée la plus grande partie de leur flotte a quitté la bataille.

Le vice-amiral Martinus Cornelis Tromp et le lieutenant-amiral Johan Evertsen, ont tous les deux pris le commandement.

La confusion règne sur la quarantaine de navires encore présents et qui tentent de s'échapper.

Les Anglais, qui n'ont perdu qu'un seul navire : le HMS Great Charity, capturent 9 navires néerlandais :

Tandis que le vice-amiral Lawson a été mortellement blessé, ils déplorent également la mort du contre-amiral Sampson.

Huit navires néerlandais ont coulé, dont six dans seulement deux incidents distincts :

Après avoir esquivé les attaques du HMS Charles du Mary, du Royal Oak, de l'Essex et du Royal Katherine, le navire marchand Orange, finalement incendié par un brûlot, explose.

Huit autres vieux navires néerlandais sont hors d'état de reprendre la mer, le coût des réparations dépassant leur valeur.

La bataille se termine par ce qui est considéré comme la pire défaite navale de l'histoire des Pays-Bas.

Les Anglais doivent, en grande partie, leur victoire à leur puissance de feu, mais ne parviennent pas à tirer parti de leur victoire.

Le blocus des ports néerlandais échoue.



Publication de l'Édit perpétuel

Johan de Witt renforce les libertés des cités des Provinces-Unies.

En 1667, par l'Édit perpétuel, Johan de Witt fait interdire à la Maison d'Orange-Nassau la fonction de stathouder général.



Triple alliance de La Haye

Les Provinces-Unies (Hollandais) s'inquiètent de la progression de la France dans leur direction.

Les Provinces-Unies de Johan de Witt profitent d'une défiance envers Louis XIV de l'Angleterre et de la Suède. La Triple alliance est conclue à La Haye le 23 janvier 1668 entre Les Provinces-Unies, l'Angleterre (son ancien ennemi) et la Suède pour freiner l'expansion de la France dans les Pays-Bas espagnols.

Les alliés s'engagent à conseiller, voire à imposer, aux Français et aux Espagnols un partage des Pays-Bas qui éviterait aux Provinces-Unies une proximité immédiate avec la France.

L'Angleterre et les Provinces-Unies s'engagent à déclarer la guerre à la France si celle-ci ne s'accommode pas des places fortes des Pays-Bas espagnols et ne renonce pas à la Franche-Comté.

Depuis plus de 10 ans, la Suède connaît une importante crise financière. Dans l'espoir de subsides, Charles XI de Suède rejoint cette Triple alliance

Simon Arnauld d'Andilly quitte la Suède en 1668.

Lui est alors confiée une seconde mission. L'envoi de Simon Arnauld d'Andilly, considéré comme un homme de paix, est considérée à La Haye comme un heureux présage.

Mais en réalité, sa mission consiste essentiellement à perdre du temps, pour permettre au roi de préparer la guerre.

Il parviendra à faire illusion pendant près de 2 ans de 1669 à 1671 pour permettre à la Diplomatie et à la Guerre de se préparer.



Charles-Paris d'Orléans Candidat au trône de Pologne

Prise d'Orsoy, Wesel, Rhinberg, Burick

Franchissement du Rhin au gué Tolhuis

Mort de Charles-Paris d'Orléans

Occupation de Zwolle

Siège de Groenlo

Prise d'Arnheim

Mort d'Alexandre de Choiseul du Plessis-Praslin

Prise de Nimègue

Tentative de négociation des Hollandais avec Louis XIV

Charles-Paris d'Orléans est Duc de Longueville, d'Estouteville, Prince de Neufchâtel et de Valangin, Comte de Dunois et de Saint-Pol.

François de Callières travaille à faire élire Charles-Paris d'Orléans sur le trône vacant de Pologne. Il est près de l'emporter sur son compétiteur, Michel Wiecnowiecki.

En 1672, évitant les Pays-Bas espagnols, les Français entrent dans les Provinces-Unies.

Johan de Witt ne peut empêcher cette invasion.

Le 1er juin 1672, les troupes commandées par Bernhard von Galen, prince-évêque de Münster, contournent les défenses néerlandaises par le sud et envahissent l'est des Pays-Bas, assiégeant les villes d'Enschede, Almelo, Borculo et Groenlo ou Groningue, où les rejoignent les forces de France et de Cologne.

Les forces alliées comportent quelque 100 000 hommes.

Entourée de remparts et de fossés, Groenlo est bien fournie en provisions, et défendue par dix compagnies d'infanterie et une compagnie de cavalerie, soit 600 soldats commandés par le lieutenant-colonel d'infanterie Gustaff Tungel, disposant de 22 canons montés sur des nouveaux affûts.

La ville se rend le 10 juin 1672.

Les troupes de Bernhard von Galen détruisent les plus importantes fortifications de Groenlo. Elles occuperont la ville jusqu'en 1674.

Les alliés se tournent alors sur Deventer et d'autres villes.

Commencent alors ce que les néerlandais appelleront la Rampjaar, la pire année pour la République néerlandaise.

Louis XIV et Louis II de Bourbon-Condé prennent Orsoy, Wesel, la place forte de Rheinberg ou Rhinberg, Burick.

Le dimanche 12 juin 1672, ils passent le Rhin au gué de Tolhuis.

Melchior II de Vogüé participe à la bataille de Wesel et au passage du Rhin.

Charles-Paris d'Orléans passe le Rhin à la nage avec la cavalerie française.

Au sortir de ce fleuve, il attaque un corps retranché au fort de Tolhuis ou Toluys.

Charles-Paris d'Orléans meurt durant ce combat.

Louis Victor de Rochechouart se trouve au passage du Rhin. Son cheval, appelé Jean Le Blanc, fait au milieu du fleuve un faux pas qui faillit renverser son maître dans les flots. Tout beau, Jean Le Blanc, dit tranquillement Vivonne, voudrais-tu faire mourir en eau douce un général des galères ? Au même moment, Louis Victor de Rochechouart reçoit à l'épaule gauche un coup de feu dont il ne guérira jamais, et qui le forcera toujours à porter son bras en écharpe, mais il supportra gaiement cette disgrâce.

Pendant ce temps, François-Henri de Montmorency-Bouteville occupe Zwolle.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon prend Arnheim.

César III Auguste de Choiseul et Alexandre de Choiseul du Plessis-Praslin, son frère aîné, participent à la bataille d'Arnheim.

Alexandre de Choiseul du Plessis-Praslin meurt le 14 juin 1672 tué d'un coup de canon.

César III Auguste de Choiseul prend alors le titre de comte du Plessis-Praslin.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon prend Nimègue.

Mais sur les conseils de Louvois, Louis XIV ne marche pas sur Amsterdam pourtant à portée.

Dès le 16 juin 1672, débordés, les Hollandais envoient des négociateurs qui proposent de céder les villes du Rhin, Maastricht, le Brabant et la Flandre hollandaise avec en sus une indemnité de 10 000 000 de livres.

Mais Louis XIV exige plus de terrain et le rétablissement de la liberté du culte catholique, c'est la rupture.

Le 20 juin 1672, les Hollandais rompent les écluses de Muyden et provoquent l'inondation du pays.

Les Français ne peuvent plus avancer.



Complot contre Cornelis de Witt et Johan de Witt

Les beaux-parents de Martinus Cornelis Tromp sont de fanatiques partisans de la Maison d'Orange-Nassau.

Bien que n'y participant pas avec grand enthousiasme, Martinus Cornelis Tromp prend part à la majorité de leurs complots, avec une préférence pour ceux de son beau-frère Johan Kievit, un intrigant astucieux et sans scrupules.

Martinus Cornelis Tromp est très impliqué dans le complot contre Cornelis de Witt et Johan de Witt en 1672.


Guillaume III d'Orange-Nassau

Guillaume III d'Orange-Nassau Stathouder de Hollande et de Zélande

Mort de Johan de Witt et Cornélius de Witt

Le 28 juin 1672, Guillaume III d'Orange-Nassau est nommé au poste de stathouder des Pays-Bas et capitaine général des forces s'opposant à l'invasion par la France dans le cadre de la Guerre de Hollande et de la Troisième Guerre anglo-néerlandaise.

Guillaume III d'Orange-Nassau est nommé :

Johan de Witt, Grand-pensionnaire chef de la diplomatie hollandaise, et Cornélius de Witt, son frère, meurent à La Haye le 20 août 1672 assassinés par les Orangistes.

Guillaume III d'Orange-Nassau devient le seul chef des Hollandais. Il sera l'adversaire le plus acharné de Louis XIV pendant près de 30 ans.


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