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Événements contenant la ou les locutions cherchées



28 événements affichés, le premier en 1763 - le dernier en 1800



Mariage de Gabriel-Louis Moreau avec Catherine Chapperon de L'Isle

Gabriel-Louis Moreau épouse Catherine Chapperon de L'Isle. Parmi leurs 15 enfants dont 8 survécurent, citons :

La famille est apparentée à Maupertuis (1698-1759), le célèbre savant, mathématicien, physicien et philosophe.



Naissance de Jean-Victor Marie Moreau

Jean Victor Marie ou Jean-Victor Marie Moreau naît à Morlaix le 14 février 1763, fils de Gabriel-Louis Moreau et de Catherine Chapperon de L'Isle.

Son père, Sieur de Lizoreux et Conseiller du Roi, est un juge.

Sa mère est la fille d'un négociant et la petite-fille de Pierre Bernard de Basseville, un corsaire morlaisien fameux.



Jean-Victor Marie Moreau étudiant à l'Université de Rennes

Jean-Victor Marie Moreau passé 4 ans au Collège du Léon, à Saint-Pol-de-Léon.

Gabriel Moreau ne veut pas que Jean-Victor Marie Moreau, son fils, entre dans l'armée et lui impose d'étudier le droit à l'Université de Rennes. Jean-Victor Marie Moreau y reste 7 ans et devient le prévôt du droit, c'est-à-dire celui qui est chargé de faire régner l'ordre et la discipline.

L'école de droit de Rennes est réputée et parmi ses professeurs on trouve Jean-Denis Lanjuinais, Isaac Le Chapelier et Gohier.



Étienne-Charles de Loménie Archevêque de Sens

Opposition aux Édits de Étienne-Charles de Loménie en Bretagne

Retraite d'Étienne-Charles de Loméni

Étienne-Charles de Loménie Cardinal

Étienne-Charles de Loménie est nommé archevêque de Sens en 1788.

En 1788, le Parlement de Rennes refuse d'enregistrer les édits de Étienne-Charles de Loménie de Brienne qui bouleversent l'organisation judiciaire de la Bretagne et instituent les mêmes droits et impôts qu'ailleurs, dont les droits sur le sel (la gabelle) au mépris des clauses de l'édit d'Union.

Des troubles éclatent pour défendre les magistrats et des soldats sont envoyés pour les obliger à obéir.

Jean-Victor Marie Moreau organise les étudiants en une milice qui prend part aux échauffourées entre les jeunes nobles et le peuple.

Jean-Victor Marie Moreau devient célèbre en Bretagne, sous le nom de général du Parlement.

Étienne-Charles de Loménie se trouve confronté à une opposition quasi-générale et est contraint de suspendre la Cour plénière qu'il destinait à remplacer le parlement et de promettre la tenue d'États Généraux.

Mais ces concessions ne suffisent pas à le maintenir au pouvoir et, le 25 août 1788, il doit se retirer, laissant un trésor vide.

Le 15 décembre 1788, Étienne-Charles de Loménie est fait cardinal et se rend en Italie, où il passe 2 ans.



Jean-Victor Marie Moreau Lieutenant-colonel du 1er bataillon des volontaires d'Ille-et-Vilaine

En septembre 1791, Jean-Victor Marie Moreau est élu lieutenant-colonel du 1er bataillon des volontaires d'Ille-et-Vilaine qui part immédiatement pour la frontière Est.



Jean-Victor Marie Moreau dans l'armée du Nord

Avec les volontaires d'Ille-et-Vilaine, Jean-Victor Marie Moreau sert en 1792 à l'armée du Nord de Charles François du Perrier du Mouriez.



Prise du fort de Stephenswerth

Le 9 février 1793, Jean-Victor Marie Moreau s'empare du fort de Stephenswerth.


Combat de Neerwinden - aquarelle de Johann Nepomuk Geiger - XIXe siècle

Bataille de Neerwinden

Charles François du Perrier du Mouriez tente de déborder les Pays-Bas.

Les Autrichiens, sous les ordres de Frédéric Josias de Saxe-Cobourg, marchent depuis Maastricht vers Bruxelles.

Ils rencontrent le 15 mars 1793 l'avant garde de l'armée française qui se réunit à la hâte à Tirlemont, et prend position entre Neerwinden et Neerlanden dans l'actuelle Belgique.

Le 18 mars 1793, après une petite escarmouche, Frédéric Josias de Saxe-Cobourg se replie afin de réarranger son armée entre Racour et Dormael.

Il réussit à parer la tentative d'encerclement menée par les Français.

Charles François du Perrier du Mouriez est donc contraint de combattre sur plusieurs fronts en même temps.

L'enthousiasme et l'entrain des Français compensent leur manque de formation ainsi que leur indiscipline mais ils ne peuvent malgré cela rien faire contre des troupes autrichiennes aguerries et connaissant mieux les techniques de combat à découvert.

Le ratio de 11 attaquants pour 10 défenseurs au lieu de 2 contre 1 à Jemappes mène vers la défaite.

Jean-Baptiste Jourdan participe à cette bataille et se distingue notamment aux environs de Namur, lors de la retraite de l'armée.

Maurice Étienne Gérard participe à cette bataille.

André Burthe d'Annelet se signale à cette bataille.

Jean-Victor Marie Moreau se signale lors de cette bataille.

Louis Lazare Hoche donne des preuves éclatantes de sa capacité et de sa bravoure lors de cette bataille.

Joseph de Miaczynski commande une division à la gauche de l'armée, subordonnée au général Francisco de Miranda. Joseph de Miaczynski dirige la colonne la plus à gauche du dispositif français et prend Dormaal avant d'en être chassé par plusieurs contre-attaques de Benjowski.

François-Sébastien de Croix décide du succès autrichien.

François-Sébastien de Croix s'empare du Quesnoy.

Cet échec de l'armée révolutionnaire française donne le signal de sa dissolution presque complète.

Frédéric Josias de Saxe-Cobourg oblige Charles François du Perrier du Mouriez à évacuer la Belgique.

Frédéric Josias de Saxe-Cobourg commence l'invasion de la France.


Louis Lazare Hoche - peinture anonyme - école de David - vers 1793 Jean Nicolas Houchard

Siège de Dunkerque

Bataille d'Hondschoote

Florent Duquesnoy Général

Jean-Victor Marie Moreau Adjudant général

En août 1793, Frédéric-Josias de Saxe-Cobourg occupe Condé, Valenciennes, Le Cateau.

Le 24 août 1793, les britanniques commandés par Frederick Augustus d'York se joignent aux coalisés et marchent vers la France par le nord.

C'est avec une armée britanno-hanovrienne d'environ 40 000 hommes qu'ils assiègent la ville de Dunkerque.

Cette armée est protégée à l'est par deux corps commandés :

Avec le titre d'adjudant-général, Louis Lazare Hoche reçoit le commandement de Dunkerque.

Le lieutenant-colonel Joseph Souham, secondé par Louis Lazare Hoche, défend Dunkerque et résiste vaillamment au siège mené par les troupes britanniques de Frederick Augustus d'York.

Louis Lazare Hoche organise la défense de la place : après avoir résolu les problèmes d'intendance et sélectionné les meilleurs éléments autour de lui, il fait inonder la campagne autour de la ville.

Louis Lazare Hoche opère plusieurs sorties qui rendent le siège difficile à conduire pour les Britanniques.

Lazare Carnot charge Jean Nicolas Houchard de délivrer Dunkerque. Pour cela, il reçoit 15 000 hommes supplémentaires de l'armée du Rhin.

Dominique-Joseph Vandamme conduit sa compagnie franche à l'armée du Nord. Elle est amalgamée au bataillon des chasseurs du Mont-Cassel. Dominique-Joseph Vandamme devient lieutenant-colonel commandant ce corps le 5 septembre 1793.

Ainsi, à la tête de 40 000 hommes, le 6 septembre 1793, Jean Nicolas Houchard marche sur Rexpoëde, Bambecque, Oost-Cappel et s'avance vers Dunkerque et Hondschoote.

La journée du 7 septembre 1793 Jean Nicolas Houchard reconnaît la position des alliés, solidement retranchés dans Hondschoote, occupée par les troupes de Hanovre commandées par le maréchal Freytag.

Jean Nicolas Houchard pense qu'il est imprudent de livrer la bataille de Hondschoote sans faire observer le camp de 20 000 Britanniques campés à une lieue derrière lui.

Il détache pour cela la division Landrin. Sa précaution peut paraitre inutile à cause de la diversion qu'on peut attendre de l'artillerie de Dunkerque et d'une sortie de la garnison.

Le 8 septembre 1793 au matin, l'armée française s'ébranle pour attaquer de front le village de Hondschoote :

Jean-Baptiste Jourdan commande, aidé de Collot, de Dominique-Joseph Vandamme et du représentant du peuple Levasseur,

Charles Antoine Louis Alexis Morand se distingue à Hondschoote, sous Dominique-Joseph Vandamme,

Jean-Baptiste Éblé commande une division lors de cette la bataille.

Le corps de gendarmerie du colonel Leclerc est détaché pour se glisser le long du Lang-Moor, sur le Flanc droit de l'ennemi.

Le corps de gendarmerie à pied de Paris est composé des anciennes Gardes-françaises.

Les troupes de la coalition sont concentrées sur une ligne aux ordres du général allemand Walmoden, car Freytag blessé, est hors d'état de commander. Ces troupes défendues par des batteries rasantes, attendent les Français.

Au début de la bataille une colonne britannique arrive sur les Français, mais elle est mise en déroute par la cavalerie que Jean Nicolas Houchard guide en personne.

Jean-Baptiste Jourdan rencontre dans un taillis les tirailleurs hanovriens couvrant Hondschoote. Les deux partis envoient successivement le gros de leurs forces pour soutenir les corps avancés.

Les fossés, les haies, dont le pays est couvert, sont attaqués et défendus au corps à corps.

Le régiment de Brentano et une brigade hessoise sont hachés par les Français. Le général Conhenhausen est mortellement blessé, la position est aux mains des Français.

Mais les redoutes qui entourent le village de Hondschoote sont encore occupées par 15 000 Britanniques ou Hanovriens qui ne cessent de foudroyer l'armée française.

Jean Nicolas Houchard, désespérant de la victoire, refuse à Jean-Baptiste Jourdan l'autorisation d'assaillir ces redoutes avec un corps de 10 000 hommes.

Mais celui-ci, voyant ses tirailleurs se retirer en désordre, sollicite et obtient du conventionnel Pierre Delbrel la permission que le général en chef lui a refusé.

Formant une colonne de 3 bataillons, Jean-Baptiste Jourdan et Pierre Delbrel s'avance vers les redoutes.

Blessé à 50 pas des redoutes, Jean-Baptiste Jourdan continue d'avancer au pas de charge.

Des soldats chantent avec gaieté le refrain vulgaire de La Carmagnole, qu'un vieux grenadier français, Georges, dont le bras venait d'être mutilé, faisait retentir d'une voix de tonnerre alors même que d'autres entonnaient La Marseillaise.

C'est alors que le colonel Leclerc, après avoir fait deux lieues au pas de course en longeant les marais de la Moere prend les retranchements à revers.

Jean-Baptiste Jourdan et Dominique-Joseph Vandamme parachèvent la victoire en prenant à la baïonnette les redoutes du centre et le village d'Hondschoote défendu par les Hanovriens.

Frederick Augustus d'York s'empresse de rejoindre Dunkerque et d'en lever le siège.

L'armée britannique s'enfuit en désordre sur Furnes, abandonnant aux vainqueurs 6 drapeaux britanniques et hanovriens, ses canons et ses bagages.

L'armée britannique n'est ralliée qu'à 10 km du champ de bataille par le général allemand Walmoden.

Walmoden introduit un peu d'ordre dans la retraite, qui s'exécute :

Walmoden fait ensuite prendre position en potence :

pour couvrir, autant qu'il était possible, la retraite du corps de siège.

Les pertes sont à peu près égale de chaque côté, les coalisés ont 4 000 hommes tués, blessés ou prisonniers.

Jean Nicolas Houchard est accueilli en triomphe à Dunkerque mais il commet l'erreur de ne pas poursuivre l'armée britannique.

Il attaque les Hollandais dans le village de Menin, il les repousse mais ses soldats sont épuisés et il décide de les laisser se reposer.

Florent Duquesnoy se signale lors de cette bataille et est nommé général.

Sous les ordres de Joseph Souham, Jean-Victor Marie Moreau se distingue dans la défense de Dunkerque et reçoit le grade de lieutenant-colonel, puis celui d'adjudant général.



Jean-Victor Marie Moreau Général de brigade

À la fin de l'année 1793, Jean-Victor Marie Moreau est promu général de brigade.



Les français dans Spire et Worms

Quelques jours plus tard, le 1er janvier 1794, Jean-Victor Marie Moreau, un lieutenant de Louis Lazare Hoche, réussit à repousser les Prussiens hors de Kaiserslautern après un combat de 3 jours.

Peu de temps après, Landau est débloqué et les français pénètrent en vainqueurs dans Spire et Worms.



Jean-Victor Marie Moreau Général de division

Lazare Carnot, qui est réputé pour avoir un œil quant aux qualités d'un chef, promeut Jean-Victor Marie Moreau général de division le 12 avril 1794 et lui donne le commandement de l'aile droite de l'armée sous Jean-Charles Pichegru dans les Flandres.



Reconquête du Roussillon

Bataille du Tech

Bataille des Albères

Prise du camp du Boulou

Prise de Port-Vendres

Reprise de Collioure

Reprise du Fort de Bellegarde

En avril 1794 Dugommier juge que tout est prêt pour une vaste offensive.

Son plan est à la fois simple et audacieux : cerner de toutes parts les Espagnols afin de les refouler derrière la frontière.

Le 28 avril 1794, Dugommier passe le Tech à Brouilla etremporte la bataille du Tech.

Ce succès est confirmé par la victoire des Albères, le 30 avril 1794, remportée conjointement avec Jean-Victor Marie Moreau, sur les Espagnols et les Hollandais.

Dugommier ordonne à ses généraux deux actions simultanées :

Au Boulou, se voyant cernés de toutes parts, les Espagnols fuient comme ils le peuvent, en désordre, non sans vouloir exploser leurs dépôts de munitions.

Héroïques, les Boulounencs vont tout faire pour éviter que la chapelle Saint-Antoine ne saute et notamment un certain Llagone sauvé in extremis au moment où il va couper la mèche malgré la menace d'un sapeur espagnol.

Fuyant comme ils peuvent sur la route de Maureillas et du col du Portell où ils livrent des combats d'arrière-garde aussi farouches que terribles, les Espagnols refluent vers chez eux en laissant à son sort une de leur garnison au fort de Bellegarde.

La victoire décisive du Boulou ou de Montesquieu, remportée sur les Espagnols de Luis Firmin de Carvajal le 1er mai 1794, assure à Dugommier la reconquête du Roussillon.

Le siège est mis devant Fort de Bellegarde le 7 mai 1794

Le général La Union a sous ses ordres les 400 nobles français de la Légion Panetier.

Port-Vendres, défendu par le général La Union, tombe courant mai 1794.

Collioure est reprise le 26 mai 1794.

Le 24 juin 1794 c'est au tour de Commissari.

Quelques combats assurent une avancée progressive :

Dugommier reprend le Fort de Bellegarde le 17 septembre 1794.

Le 22 septembre 1794, une offensive audacieuse permet à Dugommier d'enlever la redoute et le camp de Coustouges, mettant en fuite l'ennemi qui abandonne la majeure partie de son matériel.

Le 10 novembre 1794, par un dernier courrier adressé au Comité de Salut Public, Dugommier rend un vibrant hommage à Pierre Bayle (1783-1794), un garçon de 11 ans natif de Tourreilles, engagé volontaire, tambour à l'État-major de Pierre Augereau, mort au champ d'honneur en battant la diane afin que les Espagnols n'entendent pas le déplacement de l'artillerie légère française.


Bataille de Tourcoing

Bataille de Tourcoing

Siège d'Ypres

La bataille de Tourcoing eut lieu le 29 Floréal An II soit le 18 mai 1794, dans le nord de la France, et se solde par une victoire des Français commandés par Joseph Souham et Jean-Victor Marie Moreau, sur les Britanniques commandés par Frederick Augustus d'York et les Autrichiens par Frédéric Josias de Saxe-Cobourg.

Cette victoire sur les coalisés permit de dégager la frontière de l'Escaut à la mer, effaçant la prise de Landrecies par Frédéric Josias de Saxe-Cobourg.

Les coalisés doivent reculer, permettant aux forces françaises de se réorganiser.

L'armée des Ardennes et l'armée de Moselle sont regroupées pour former l'armée de Sambre et Meuse. Elle est dirigée vers Charleroi.

L'armée française met le siège devant Ypres les 28 et 29 floréal an II soit les 17 et 18 mai 1794. Jean-Baptiste Éblé dirige l'artillerie lors de ce siège.

Joseph Souham et Jacques Philippe Bonnaud profitent de la désorganisation de l'armée ennemie et lancent une grande offensive le 19 mai 1794.



Siège de Nieuport

Siège de L'Écluse

Nieuport est tenu par une garnison composée de 2.000 Hanovriens et d'environ 500 émigrés français.

Frederick Augustus d'York se retirant de Belgique, Nieuport va fatalement être exposé à un siège français.

Le 2 juillet 1794 Frederick Augustus d'York écrit à Henry Dundas , qui a alors autorité sur la conduite de la guerre, pour lui demander ce qu'il doit faire à Nieuport , et pour attirer son attention sur le sort des émigrés qui risquent de se faire capturer.

Cette lettre croisé celle d'Henry Dundas au général Diepenbrock, commandant de Nieuport, du 3 juillet 1794, où il promet d'aider à l'évacuation mais où il précise qu'il veut autant que possible conserver le port.

Les Français rendent le débat inutile.

Jean-Victor Marie Moreau envoie une brigade aux ordres de Dominique Vandamme pour attaquer le port. Ils arrivent devant Nieuport le 4 juillet 1794.

Jean-Baptiste Éblé dirige l'artillerie au siège de Nieuport.

Il conseille de placer une batterie de 42 bouches à feu à 200 toises des glacis.

Les ravages de ces canons, dont tous les coups portent sur les quartiers les plus riches, forcent la garnison à capituler le 18 juillet 1794, après un court siège de 2 semaines.

Les Hanovriens sont faits prisonniers. Les émigrés sont emmenés dans le fossé extérieur du fort et exécutés.

Frederick Augustus d'York sera plus tard blâmé pour le sort des émigrés, bien que la décision de tenir le port soit en réalité venue Henry Dundas.

Les Français font ensuite mouvement vers l'est pour assiéger Sluys (L'Écluse).

Jean-Baptiste Éblé conduit le siège de L'Écluse.



Jean-Victor Marie Moreau Commandant en chef de l'armée du Nord

Le 3 mars 1795, Jean-Victor Marie Moreau est nommé commandant en chef de l'armée du Nord, en remplacement de Jean-Charles Pichegru.

Son principal rôle est de maintenir le bon fonctionnement de la convention passée entre la République française et la République batave (ex-République des Provinces-Unies) sans interférer dans les affaires de celle-ci.



Décision de la campagne d'Italie

En 1795, le Directoire décide que :

L'armée d'Italie ne doit mener une offensive factice, servant de diversion pour que l'Autriche se mobilise en Italie.

Elle ne devra attendre aucun renfort.

Cette armée est un rassemblement de miséreux en haillons dont la solde n'est plus payée depuis plusieurs mois. Elle est mal équipée et mal nourrie. Les soldats désertent quotidiennement.



Campagne d'Allemagne de 1796

La campagne d'Allemagne de 1796 oppose :

Plusieurs fois défait par Jean-Victor Marie Moreau au début de l'été, Charles-Louis de Teschen laisse face à l'armée du Rhin-et-Moselle le corps de Baillet-Latour, fort de 30 000 hommes et se retourne contre l'armée de Sambre-et-Meuse.



Prise du fort de Koenisgstein

En 1796, Maurice Étienne Gérard participa à tous les combats par lesquels l'armée de Sambre-et-Meuse se rend maîtresse de la rive gauche du Rhin et tente, mais sans succès durable, d'effectuer une percée en territoire allemand.

Charles Antoine Louis Alexis Morand participe aux opérations de Jean-Baptiste Jourdan et Jean-Victor Marie Moreau contre Charles-Louis de Teschen, forçant le fort de Koenisgstein à capituler le 26 juillet 1796.


Bataille de Biberach - Collection Gert Nagel - 55 x 77 cm

Bataille de Biberach

Jean-Victor Marie Moreau continue sa marche sur Munich et Vienne en repoussant Baillet-Latour lorsque le 16 septembre 1796 la nouvelle de la défaite de Jean-Baptiste Jourdan lors de la bataille d'Amberg puis de la bataille de Würzbourg lui parvient.

Comprenant que Charles-Louis de Teschen, va remonter la vallée du Rhin pour tomber sur ses arrières, Jean-Victor Marie Moreau décide le 19 septembre 1796 de retraiter à travers la Forêt-Noire.

La mission de Baillet-Latour est alors de retarder le plus possible la retraite française par d'incessantes escarmouches pour permettre au corps principal des Impériaux de gagner le Rhin avant les français.

Pour mettre fin à ce harcèlement, Jean-Victor Marie Moreau décide de faire volte-face et attaque les autrichiens avec toutes ses forces le 2 octobre 1796 près de la ville de Biberach.

Les Impériaux sont sévèrement battus et laissent sur le terrain 300 morts et blessés, 4 000 prisonniers, 18 canons et 2 drapeaux.

Baillet-Latour se contentera dorénavant de suivre de loin la retraite française sans rien tenter pour l'entraver.

Laurent de Gouvion-Saint-Cyr organise la retraite de l'armée sur le Rhin.



Bataille d'Emmendingen

Charles-Louis de Teschen rattrape l'armée du Rhin et Moselle de Jean-Victor Marie Moreau en pleine retraite à Emmendingen le 19 octobre 1796.

L'avant-garde des troupes de Charles-Louis de Teschen attaque les français qui cherchent à s'ouvrir un passage vers le Rhin.

Environ 10 000 autrichiens seulement sont engagés ce jour là.

À la suite de ce combat indécis, Jean-Victor Marie Moreau laisse plusieurs centaines de prisonniers aux mains des autrichiens qui se proclament victorieux.

À Paris, le gouvernement croit pendant un moment que l'armée du Rhin et Moselle a été entièrement détruite.



Bataille de Schliengen

Après un ultime engagement contre les autrichiens à Schliengen dans l'actuel Bade-Wurtemberg le 24 octobre 1796, l'armée du Rhin et Moselle de Jean-Victor Marie Moreau franchit le Rhin et évite la destruction totale.

Français et Autrichiens revendiquent la victoire à l'époque mais les historiens militaires conviennent généralement que les Autrichiens ont gagné un avantage stratégique.


Kehl

Siège de Kehl

Mort de Jean Charles Abbatucci

Après une longue campagne et l'arrivée d'un hiver rigoureux, Jean-Victor Marie Moreau propose un armistice à Charles-Louis de Teschen. Le Rhin est pris comme frontière.

Kehl et Huningue, les deux têtes de ponts, restent aux mains françaises.

La nuit du 21 au 22 novembre 1796, les Autrichiens ouvrent une tranchée sur la rive droite de la Kintzig.

Les Français passant par l'île Erhlen-Rhine attaquent en 2 colonnes :

Elles doivent revenir après une contre-attaque, l'affaire est chaude. Louis Charles Antoine Desaix et Latour ont un cheval tué sous eux.

Le 6 décembre 1796, les Autrichiens prennent par un coup de force l'île aux bois, défendue par 300 hommes, et la redoute bonnet de prêtre.

Le village de Kehl tombe dans la nuit du 9 au 10 décembre 1796.

À partir du 20 décembre 1796, il y a plusieurs tentatives pour détruire le pont par des brûlots et autres machines incendiaires.

Le pont de Kehl est enlevé par une attaque sous les ordres du général Staader le 1er janvier 1797.

L'île d'Erhlen-Rhine est évacuée le 5 janvier 1797.

Le 8 janvier 1797 des tirs sur le pont de bateaux finissent par en couler plusieurs.

Louis Charles Antoine Desaix conclut une reddition pour le 10 janvier 1797 à 16 heures.

Laurent de Gouvion-Saint-Cyr participe à ce siège.

Les Autrichiens et les émigrés de Condés ont alors la possibilité de regrouper plus de forces vers Huningue.

Jusque là, le général Jean Charles Abbatucci menait une défense heureuse de Huningue devant les 20 000 hommes de troupe autrichienne.

Lors d'une sortie, Jean Charles Abbatucci est blessé le 30 novembre 1796.

Jean Charles Abbatucci meurt le 2 décembre 1796.

La place d'Huningue est alors sous le commandement de Dufour, elle doit se rendre le 5 février 1797.



Bataille de Magnano

Barthélémy Schérer et ses troupes sont battus le 6 avril 1799 à Magnano.

Il doit évacuer l'Italie, remplacé par Jean-Victor Marie Moreau.

Il est traduit devant une commission d'enquête, et acquitté.


Bataille de Novi - par Alexander Kotzebue (1815-1889)

Barthélémy-Catherine Joubert Général en chef de l'armée d'Italie

Mariage de Barthélémy-Catherine Joubert avec Félicité Françoise de Montholon-Sémonville

Bataille de Novi

Mort de Barthélémy-Catherine Joubert

Catherine-Dominique de Pérignon Prisonnier des Russes

Le 30 prairial an VII soit le 18 juin 1799, Barras et Sièyes " cherchent un sabre " pour réaliser un coup d'État en France et jettent les yeux sur Barthélémy-Catherine Joubert pour commander dans Paris et agir au besoin contre les démocrates ;

Mais comme Barthélémy-Catherine Joubert ne jouit pas d'une grande popularité, on veut lui fournir l'occasion de remporter quelque victoire importante et on le nomme à cet effet général en chef de l'armée d'Italie.

Jean-Victor Marie Moreau consent à rester pour le conseiller.

Nommé le 17 messidor an VII le 5 juillet 1799, au lieu de se rendre à son poste immédiatement, il tarde pour se marier.

Barthélémy-Catherine Joubert épouse à Granpré le 18 juillet 1799 Félicité Françoise de Montholon-Sémonville, fille adoptive de l'ambassadeur Charles-Louis Huguet de Montaran Sémonville.

Barthélémy-Catherine Joubert franchit les montagnes du Montferrat, opère sa jonction avec l'armée de Naples et se dispose à livrer bataille dans les plaines de Novi.

Le retard de Barthélémy-Catherine Joubert donne à Alexandre Vassiliévitch Souvorov le temps d'avancer en réunissant toutes ses forces.

La bataille de Novi a lieu le 28 thermidor an VII soit le 15 août 1799.

Barthélémy-Catherine Joubert fait preuve d'une fatale indécision.

Il donne aux Russes le temps d'attaquer son armée très inférieure en nombre.

Elle ne compte que 20 000 hommes contre 40 000 Austro-Russes.

Après quelques minutes de combat, Barthélémy-Catherine Joubert tombe mortellement blessé, en répétant le nom de Félicité Françoise de Montholon-Sémonville, sa jeune épouse, et en excitant ses soldats qui sont vaincus, en dépit de l'habileté de Jean-Victor Marie Moreau qui reprend la tête des troupes.

Napoléon Ier fait déposer les restes de Barthélémy-Catherine Joubert près de Toulon, dans le fort La Malgue, appelé depuis fort Joubert.

Barthélémy-Catherine Joubert est inhumé dans l'église de Pont-de-Vaux, son village natal.

Catherine-Dominique de Pérignon commande l'aile gauche lors de cette bataille. Ses deux divisions, aux ordres des généraux Emmanuel de Grouchy et Louis Lemoine, gardent les vallées de la Bormida et du Tanaro.

Catherine-Dominique de Pérignon défend le village de Pasturana mais accablé par le nombre, il tombe couvert de blessures aux mains de l'ennemi.



Armistice de Parsdorf

L'armée de Jean-Victor Marie Moreau progresse au printemps 1800 en remontant la vallée du Danube et en livrant des combats victorieux. Elle a pour objectif d'atteindre Vienne.

Après que Jean-Victor Marie Moreau se soit emparé d'Ulm, le maréchal Autrichien Paul Kray sollicite un armistice le 15 juillet 1800, à Parsdorf.

Jean-Victor Marie Moreau, en manque de munitions, accepte.

Mais rapidement, des désaccords éclatent entre les deux camps, rendant inévitable la reprise du conflit.


Bataille de Hohenlinden - Henri-Frédéric Schopin - vers 1835

Bataille d'Ampfing

Bataille de Hohenlinden

Le cabinet de Vienne, jugeant que Kray manqe de pugnacité, le relève de son commandement et le remplace par l'archiduc Jean-Baptiste d'Autriche.

La guerre reprend dès la fin novembre 1800.

Jean-Baptiste d'Autriche concentre son armée austro-bavaroise devant Munich.

Jean-Baptiste d'Autriche bat les français à Ampfing, le 1er décembre 1800.

La bataille de Hohenlinden a lieu le 12 frimaire an IX soit le 3 décembre 1800 entre les troupes françaises et les forces autrichiennes et bavaroises.

L'armée française, commandée par Jean-Victor Marie Moreau, est composée :

Les Autrichiens, commandés par Jean-Baptiste d'Autriche, avancent dans les bois séparés en 4 colonnes distinctes qui n'ont aucunes liaisons entre elles :

L'affrontement a lieu sur un sol gelé. Il commence le 3 décembre 1800 à 8 heures quand Kolowrath s'attaque au centre français, fermement défendu par Michel Ney et Emmanuel de Grouchy.

Au même moment, Richepanse marche sur Saint-Christophe et surprend les troupes de Riesch. Richepanse engage le combat et lance l'une de ses brigades à travers bois pour prendre l'ennemi à revers.

Parvenu à Mattenboet, Richepanse, soutenu par les unités de Decaen, laisse une de ses demi-brigades face à l'arrière-garde autrichienne et engage le reste de ses moyens sur les arrières de l'ennemi dans le défilé de Mattenboet. Étant pris à revers, les Autrichiens accusent un certain flottement.

Au même moment, Jean-Victor Marie Moreau ordonne à Emmanuel de Grouchy et Michel Ney d'aller de l'avant dans le but d'aborder l'ennemi de front et de flanc.

Les troupes de Kolowrath se retrouvent débordées et doivent se disperser dans les bois.

Pendant ce temps, les divisions Grenier, Bastoul et Legrand, attaquées par Kienmayer et Bailloud-Latour, lâchent pied quelque temps. Mais la situation se rétablit et, appuyées par Ney, les 3 divisions repartent à l'attaque et repoussent l'adversaire qui s'enfuit vers l'Isen dans le plus grand désordre.



Campagne des Grisons

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald est nommé commandant en chef de l'armée des Grisons du 5 octobre 1800.

Cette armée sert de charnière entre l'armée d'Italie sous le commandement du maréchal Brune et l'Armée du Rhin sous le commandement de Jean-Victor Marie Moreau.

L'armée des Grisons passe difficilement le col du Splügen le 4 décembre 1800.


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