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Événements contenant la ou les locutions cherchées



14 événements affichés, le premier en 1734 - le dernier en 1793



Naissance de Jean-Marie Roland

Jean-Marie Roland naît à Thizy le 18 février 1734.



Rencontre de Jean-Marie Roland et de Manon Roland

Jean-Marie Roland souhaite s'embarquer pour les Indes. Sa santé ne lui permet pas.

Il entreprend alors de faire carrière dans le commerce et les manufactures et entre bientôt dans le corps des inspecteurs des manufactures.

Jean-Marie Roland est un économiste fort distingué, et réputé, auteur de plusieurs études concernant notamment les manufactures, collaborateur de l'Encyclopédie. Il est honnête, rigoureux, sévère même, et grand travailleur.

En 1776, Jean-Marie Roland rencontre la jeune Marie Jeanne Philipon dite Manon ou Madame Roland ou Manon Roland qui a vingt ans de moins que lui.

Jean-Marie Roland demande sa main. Le mariage toutefois ne se fait pas tout de suite d'autant que Monsieur Philipon refuse son autorisation.



Jean-Marie Roland Inspecteur des manufactures à Amiens

Mariage de Jean-Marie Roland avec Manon Roland

Jean-Marie Roland est nommé inspecteur des manufactures à Amiens.

Jean-Marie Roland épouse en 1780 Manon Roland. Leur enfant est :



Jean-Marie Roland Inspecteur des manufactures à Lyon

Jean-Marie Roland est nommé Inspecteur des manufactures à Lyon en 1784, grâce à Manon Roland, son épouse.



Jean-Marie Roland Conseiller général de la Commune de Lyon

Partisan des idées nouvelles, Jean-Marie Roland est élu en 1790 au conseil général de la Commune de Lyon.



Jean-Marie Roland à Paris

Le conseil Général de la Commune de Lyon envoie Jean-Marie Roland à Paris en 1791, afin de démontrer à l'Assemblée l'état déplorable du commerce et des manufactures dans la région lyonnaise.

Dans la capitale où Jean-Marie Roland séjourne plusieurs mois, il se lie avec les Girondins et notamment Brissot, Buzot, Pétion et Maximilien de Robespierre, fréquente le club des amis de constitution.

À la fin de l'année, le couple Jean-Marie Roland t Manon Roland s'installe définitivement à Paris.

Manon Roland, passionnée elle aussi par la politique reçoit bientôt dans son salon tous les hommes influents.


Jean-Marie Roland

Jean-Marie Roland Ministre de l'intérieur

Le parti girondin se constitue chez les Roland.

Grâce aux relations de sa femme Jean-Marie Roland entre en mars 1792 dans le ministère Girondin où il devient ministre de l'intérieur.

Son aspect bourgeois ne manque pas de choquer les courtisans et les huissiers du palais.

Le 10 juin 1792, Jean-Marie Roland adresse une lettre à Louis XVI rédigée par Manon Roland, son épouse, dans laquelle il adjure le roi de renoncer à son véto et de sanctionner les décrets.

Sa lettre rendue publique, Jean-Marie Roland est renvoyé le 13 juin 1792, ainsi que Clavière.

Jean-Marie Roland, plutôt favorable jusqu'alors à une monarchie constitutionnelle, rejoint le camp des Républicains.



Jean-Marie Roland à nouveau Ministre de l'intérieur

Après le 10 août 1792, l'assemblée législative rend son portefeuille ministériel à Jean-Marie Roland.


Massacre de Marie-Louise de Savoie-Carignan

Mort de Marie-Louise de Savoie-Carignan

Le 20 août 1792, on vient chercher à la Prison du Temple tous ceux qui n'appartiennent pas à la famille royale stricto sensu.

Marie-Antoinette d'Autriche et Marie-Louise de Savoie-Carignan doivent se dire adieu. Marie-Louise de Savoie-Carignan est conduite à la prison de la Force.

Les 2 et 3 septembre 1792, une foule armée de barres de fer, de piques et de bûches encercle les prisons de Paris.

En place au moment des massacres de septembre 1792 Jean-Marie Roland se distingue par son inertie, ne prenant que des mesures bien trop tardives.

Élu à la Convention, Jean-Marie Roland refuse son siège de député, préférant conserver son portefeuille au Ministère.

Marie-Louise de Savoie-Carignan, tirée de sa cellule au matin du 3 septembre 1792.

D'après la reconstitution des procès-verbaux de la section des Quinze-Vingts, Marie-Louise de Savoie-Carignan est introduite devant une commission improvisée en hâte par les membres du comité de surveillance de la Commune du 10 août, et sommée de nommer ceux qu'elle a reçu à sa table.

On lui demande de témoigner sur la réalité des connivences de Louis XVI et de Marie-Antoinette avec les puissances de la Coalition.

Dans les minutes qui suivent ce semblant d'interrogatoire, elle est élargie.

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, qui était encore à Paris et qui devait embarquer pour Londres le surlendemain, indiquera à lord Grenville, secrétaire du Foreign Office, que Madame de Lamballe a été tuée à la suite d'une atroce méprise.

En sortant dans la cour de la prison, elle aurait eu, selon lui, un malaise, et les tueurs aux aguets, armés de bûches et de piques, croyant qu'elle avait reçu un premier coup, la lynche.

Sa tête est promenée au bout d'une pique jusqu'à la tour du Temple. Adam Pitt raconte que son corps est transporté sur des kilomètres, profané, jusqu'au comité civil de la section des Quinze-Vingts.

Enfin, la tête est portée à son tour au comité, à 7 heures du soir, après avoir été repoudrée, afin d'être inhumée auprès du corps dans une tombe du cimetière des Enfants-Trouvés.

Quelques heures plus tard, Louis Jean Marie de Bourbon dépêche en vain son fidèle valet Fortaire pour retrouver sa dépouille.

Il est possible qu'on ait voulu éviter un procès équitable au cours duquel elle aurait pu mettre en cause un certain nombre de pêcheurs en eaux troubles soudoyés par la cour, comme par exemple Dossonville, Stanislas Marie Maillard ou le général Antoine Joseph Santerre, partie prenante dans les massacres de septembre avec son beau-frère Étienne-Jean Panis.


Révélation de l'existence de armoire de fer de Louis XVI - Gravure satirique de l'époque

Révélation de l'existence de l'armoire de fer de Louis XVI

François Gamain agit soit par scrupule, soit par crainte, soit dans l'espérance d'une récompense

Le 18 novembre 1792, il dévoile l'existence de l'armoire de fer de Louis XVI au citoyen Heurtier, inspecteur général des Bâtiments nationaux.

Le 19 novembre 1792, Jean-Marie Roland, Ministre de l'intérieur, prévenu par Heurtier, se rend aux Tuileries sans même prendre le temps de prévenir la commission des papiers des Tuileries récemment instituée.

Les Montagnards accuseront Jean-Marie Roland d'avoir fait disparaître des papiers compromettants pour la Gironde.

L'Inventaire et description sommaire des documents qu'il sort de l'armoire est enregistré dans un fort volume. Il formera le tome neuvième des pièces du procès de Louis XVI.

Dans une gravure satirique de l'époque apparaissent :

Il semble que les portraits de Jean-Marie Roland et de François Gamain soient conformes à la réalité comme la représentation de la célèbre armoire

Le 20 novembre 1792, Jean-Marie Roland dépose sur le bureau de la Convention les papiers découverts.

Le 1er décembre 1792, François Gamain confirme sa révélation par une déclaration écrite qui restera longtemps inédite.

Elle s'est peut-être trouvée mêlée aux papiers de Roland, qui seront déposés à la Bibliothèque Nationale.

Heurtier atteste par écrit qu'il n'a pas perdu les papiers de vue depuis leur découverte jusqu'à leur dépôt à la Convention et que leur ordre n'a pas été dérangé.


Louis XVI conduit à l'assemblée de la Convention

Procès de Louis XVI

Jean-Baptiste Robert Lindet rédige le Rapport sur les crimes imputés à Louis Capet, qu'il présente le 10 décembre 1792 devant la Convention nationale.

La Convention nationale s'auto-institue tribunal et accuse Louis XVI de conspiration contre la liberté publique et la sûreté générale de l'État.

Le 11 décembre 1792, Louis XVI est conduit dans la salle de la Convention nationale. Sur un simple habit bleu, il porte une redingote noisette.

Un fauteuil est placé pour lui devant la barre, mais Bertrand Barère de Vieuzac le tient un instant debout :

Louis, la nation vous accuse, l'Assemblée nationale a décrété le 3 décembre que vous serez jugé par elle.

Le 6 décembre, elle a décidé que vous seriez conduit à la barre.

On va vous lire l'acte énonciatif des délits qui vous sont imputés... Vous pouvez vous asseoir.

Après lecture des chefs d'accusation, Louis XVI y répond, demande communication des pièces justificatives, la facilité de choisir un conseil pour se défendre, et déclare ignorer l'existence de l'armoire de fer aux Tuileries.

Le 24 décembre 1792, François Gamain est appelé à Paris, par une commission de la Convention, pour vérifier si l'une des clefs remises par Louis XVI à Thierry de Ville-d'Avray et trouvée dans le secrétaire de ce dernier, s'adapte à la serrure de l'armoire de fer.

La première séance du procès de Louis XVI a lieu le 26 décembre 1792.

Jean-Marie Roland essaie d'obtenir l'appel au peuple. Cette attitude augmente encore la haine que lui portent les Montagnards.

Jean-Jacques Régis de Cambacérès proteste que la convention n'a pas le pouvoir de siéger comme tribunal et exige que le roi dispose des moyens nécessaires pour sa défense.



Liaison de Buzot avec Manon Roland

Démission de Jean-Marie Roland

Manon Roland avoue à Jean-Marie Roland son amour pour Buzot.

Le 23 janvier 1793, las des attaques, Jean-Marie Roland en est fort atteint et démissionne.

Retiré dans sa petite maison de la rue de la Harpe, Jean-Marie Roland voudrait quitter Paris, mais l'assemblée lui en refuse l'autorisation, et Manon Roland ne veut pas s'éloigner de Buzot.



Fuites de Jean-Marie Roland

Les violentes attaques de Jean-Marie Roland contre les Montagnards et la Commune de Paris le font décréter d'arrestation avec les Girondins, le 2 juin 1793.

Jean-Marie Roland refuse de les suivre alléguant que leurs ordres sont illégaux. Mis hors la loi, Jean-Marie Roland parvient à s'échapper.

Il quitte Paris et se réfugie à Rouen en Normandie, chez deux vieilles demoiselles qui l'hébergent au péril de leur vie.



Mort de Manon Roland

Mort de Jean-Marie Roland Vicomte de la Platière

Le 10 novembre 1793, Jean-Marie Roland apprend à Rouen l'exécution de Manon Roland, son épouse.

Après avoir brûlé ses papiers, Jean-Marie Roland prend sa canne-épée, et quitte son refuge, marchant en direction de Paris.

Au soir, à Bourg-Beaudouin dans l'Eure, il s'engage dans une allée et se tue de deux coups de sa canne épée contre un arbre avant de s'y empaler. On trouve sur lui ce billet :

Qui que tu sois qui me trouves gisant ici, respecte mes restes ; ce sont ceux d'un homme qui est mort comme il a vécu, vertueux et honnête.

Eudora Roland, leur fille sera recueillie par Jacques Antoine Creuzé-Latouche puis par Louis-Augustin Bosc d'Antic.


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